Accompagnez-nous dans nos folles aventures entre Brésil, Paraguay, Argentine, Chili, et Bolivie
Septembre 2019
25 semaines
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Après plus de 3 mois et demi de préparation, d’aller-retours chez Leroy Merlin (prononcé Liroy Merline), de réussites, de planches pas droites, de couches de vernis, d'échecs de soudure, d’engueulades, de soirées romantiques à bricoler, quelques réveils matinaux (en gueule de bois) nous avons quand même été à la bourre pour faire nos états des lieux de sortie de l'appartement... nous devenons définitivement cariocas !

Passées les quelques sueurs lors des derniers ajustements sur la voiture, nous partons déposer l’aspirateur à l'école d'Hortense et nos immenses valises chez Hadrien (encore merci), et nous voilà partis de Rio en direction de Tiradentes, dans Le Minas Gerais.

Sur la route, un épais brouillard nous a accompagné pendant de longues minutes mais "Graça à Deus", nous sommes arrivés au Camping de Tiradentes sains et saufs, vers minuit pour notre première nuit officielle avec/dans Dobbyzão. Nous ne sommes pas encore des puristes pour se lancer direct dans le camping sauvage...


Matelas déplié, duvets et oreillers installés, rideaux en place (cousus main ou presque par Hortense - qui insisté pour qu’on le mentionne) nous sommes épuisés et nous nous endormons.

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Mardi matin - réveil au camping sous un grand ciel bleu. Premier petit dej pour tester notre table et nos ustensiles, et il faut le dire : on est comme des rois !

Après une session rangement de la voiture, on part pour visiter Tiradentes.


À peine arrivés, on se gare et là bim! La vitre avant gauche ne se remonte plus ! Ça commence bien ! David s’excite tout en balançant des palavrões (gros mots) pendant que je me marre comme une dinde, ce qui bien sûr l’énerve encore plus!

Après ce charmant épisode nous allons chez un garagiste qui nous envoie chez Bruno l’électricien. La légende veut que son frère a aussi un doblo et du coup il est ‘spécialiste du “Fitch doblo” comme on dit chez nous - il est ailleurs super sympa. Ni une ni deux il démonte la portière, un petit coup de manche à tournevis sur le moteur de la vitre et ça repart ! Le tout gratuitement !

Visite de Tiradentes, joli petit village typique du Minas, avec ses maisons coloniales bordées de couleurs et des rues pavées, un petit sorbet maracuja et on décampe en direction de Diamantina.

Nous dormirons sur la fameuse aire d’autoroute des "três poderes” avec son resto 24/24 et son défilé de routiers en slip de bain - un endroit super glam comme on peut bien se l’imaginer mais surtout super safe et ça nous va bien pour le deuxième soir.

Mention spéciale pour notre dîner préparé sur le bord de la route qui a laissé pantois plus d’un routier brésilien 😉

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Réveil sous le signe de la victoire - on est encore en vie ! Et petit plus : un camion de fruits passe - la tête dans le c* et encore en pyjama je cours à travers le parking et nous dégote les meilleurs ananas que nous ayons mangé au Brésil 👍🏻👌🏻Il paraît que le bonheur c’est de trouver l’extra dans l’ordinaire...on en était pas bien loin !

Deuxième victoire: c’est moi qui prend le volant! Je suis aussi tendu qu’un string sur un popozão (fessier rebondi) brésilien ! Heureusement nous arrivons à destination !

Ce jour-là, peu de visite et beaucoup de route (on doit être à Lençois le 7 septembre pour faire notre rando dans la Chapada Diamantina).

On se dégote un petit bled pour y dormir au calme (Leliveldia, dans le Minas). On demande au bar du coin où nous installer et j’avoue que j’ai du mal à comprendre le patron qui est saoul et n’a plus beaucoup de dents! #tantquevousavezdesdenrs,croquezdespommes

A peine garés on sort notre table et on fait notre popote. Le voisin intrigué vient nous parler et de fil en aiguille nous propose d’utiliser sa douche et ses toilettes ! #deusnosabendiçoe #valeujorge

On passera une nuit bien tranquille et propres #lebonheurdeschosessimples #herta

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Réveil en douceur avec l'abacaxi (ananas pour les non-initiés 😉) posé fièrement sur notre table amovible qui fait tourner les têtes et éveille les curiosités des villageois. Une petite pensée pour Jorge que nous n'avons pas pu saluer et nous (re)prenons la route.

Direction la ville de Salinas (les amateurs de Cachaça connaissent forcément) emmenés par Hortense qui dompte progressivement notre cher Dobbyzão.


Une fois sur place, petit pique-nique sur une charmante place et visite de l'immense - et totalement disproportionné - musée de la cachaça. On doit se l'avouer, cela ne casse pas trois pattes à un canard mais David a pu goûter plusieurs cachaça et remplir nos gourdes ... d'eau !

David reprend le volant. Après quelques minutes nous traversons la frontière entre Le Minas et l'état de Bahia et là... contrôle de police ... "documentos por favor"...

Tout est en ordre mais il fait souffler David dans le ballon - je commence à transpirer en me souvenant de la dégustation de cachaça... David prend bien soin de ne pas souffler trop fort (l'expérience me dira-t-il !). Tout s'est bien passé (ouf) #graçasadeus alors Hortense y va de tout son charme et sollicite un selfie avec le policier, histoire de marquer le coup.

Nous roulons, et roulons, et roulons sur des routes en très mauvais état et ne trouvons pas d'endroit pour passer la nuit mise à part une station service quasi désaffectée, pas très rassurant...


On se dirige alors vers la place centrale d’un petit village en bord de route. Sur le chemin nous rencontrons des petites mamies confortablement installées dans des chaises à bascule devant leur maison. Elles s'attèlent à leurs activités favorites: papoter en buvant de la bière. On se renseigne pour savoir où nous installer, et passé l'étonnement de nous voir voyager dans une voiture, elles nous répondent fièrement que ce village est tranquille et que l'on peut s'installer tranquillement sur la place du village. On gare Dobbyzão, on s'enfile une petite pizza (sans fromage...) et au lit !

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Départ pour Lençóis - ville étape avant d'entrer dans la Chapada Diamantina. Nous avons hâte !

On prend les petites routes de campagnes et optons pour une route de terre afin de se trouver un petit coin bien sympa pour le petit dej et la douche - #culnuldanslarue

La suite de la route ressemble plus un parcours de motocross qu’à une route à proprement parler - un champs de cratères géants ! Et évidement c’est Hortense qui est au volant ! #emoçaooooo

On cite “Je sus comme un lardon une poêle!” Et David sert un peu plus les fesses à chaque coup d’accélérateur - Hortense finit par lui abandonner les rennes de Dobbyzão - pile quand la route s’améliore!


Les sueurs froides passées nous rapprochons plus tranquillement de la chapada et profitons des longues routes très vallonnées qui s’étalent et s'étirent devant nous, et des paysages magnifiques que nous traversons. La chapada Diamantina apparaît, et cela a l’air grandiose !

Petite pause au village de Mucugê - routes pavées, maisons colorées et mamies sans dents sur bancs publiques : nous sommes sous le charme! On pique-nique au soleil sur la place de village, on se dégote un café tout mignon pour petite pause geeking (on a très peu de 3G depuis le début du voyage). On repart ensuite pour Lençóis.

Une fois arrivés, on passe l’auberge qui organise notre trek et on organise la visite chez le garagiste pour changer le cardan #mussinete #cestpasdeladeutchqualitat #davidpleuresaBM

Pour se remonter le moral, on va boire une bière avec un groupe de backpackers rencontré sur place et on se couche tôt car le lendemain c’est départ 6h30 pour le trek de 3jours!

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Samedi : coup du sort! On se réveil et il fait gris ! Le destin s’acharne ! On un pneu crevé !!! Il est 6h du mat - l’humeur est au beau fixe dans la voiture!


On "file" chez le garagiste, à 50km/h et avec un pneu crevé - le mec sort du lit mais son assistant qui en est à son 5ème joint nous reçoit #chapada #rassurés

On laisse dobbyzao à cette "fine équipe" en priant pour le retrouver sain et sauf le lundi ! Le Toyota de l'auberge passe nous chercher avec à son bord notre guide Diodai, un rasta aux dents de cheval et Nicolas, un français de 23 ans, étudiant en médecine, et très sympa de prime abord, qui fera le tour avec nous.


On file à toute berzingue sur une route de terre pleine de bosses - ça secoue sec #pasloinduvovo et on arrive enfin au pied de la Chapada. Nous gravirons la première montée sous la pluie et dans le brouillard #rememberlatravessia #onalapoisse On repense alors à Éric de l’agence qui nous disait la veille qu’il ne pleuvait que 10 jours par an dans la region ! #mercideus


Du coup, nous nous accrochons comme des moules à leur rocher à la fameuse légende de midi : il paraît que les nuages se lèvent toujours à midi dans la chapada.


On marche dans un décor qui est très probablement merveilleux quand il n’est pas caché sous des epaisses couches de brouillard et la capuche de ton pancho parc asterix... #ironiebonjour #merciLeapourleponcho

Mais il faut croire qu'il faut croire en la légende : à midi on se retrouve au premier point de vue et là #gracasadeus le ciel commence à se dégager ! #deuséfiel

On est face à un canyon immense et rempli de forêt tropicale - les photos ne rendent pas le sentiment d’émerveillement que l’on a face à se spectacle grandiose #prepalitteraire #envoléelyrique

Petit pique-nique accompagné d’un verre de Ricard et de quelques tranches de saucisson #allezlesbleus Et on repart de plus belle.


Les paysages sont incroyables ! Et notre guide aussi : il est en tongue et part se cacher dans la forêt pour fumer des joints toutes les 2h mais qu’est-ce qu’il galope ! Un vrai cabri !

Petite douche froide au refuge, un bon repas, une bière, des parties de tarot endiablées et au lit à 21h30 #trentenaires

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Le dimanche nous nous levons et le ciel est tout couvert - nous repoussons donc notre départ pour le Castelo et c’est l’occasion pour nous de discuter avec Diodai qui nous raconte son histoire.


Sa famille (famille Senna) est l’une des familles fondatrices de Lençóis. Fils aîné d’une famille de 6 enfants il arrête l’école à 13 ans et va bosser à la mine pour aider sa mère. Quand l’état a arrêté l’exploitation de diamant dans la région, vers ses 20ans, il est devenu guide et n’a pas arrêté depuis - cela fait 25ans


Après ce petit dej bavard et très copieux nous partons pour le castelo. Les paysages sont magnifiques même sous le ciel gris - nous passons par des grottes qui brillent de partout, par des craquelures dans la falaises, nous escaladons des énormes pierres, (ça monte sec) et nous arrivons au Castelo - la vue est à couper le souffle.

Pique-nique au sommet et nous redescendons dans un autre refuge. Après une douche (froide) nous prenons l’apéro et rencontrons un groupe de trois français et de deux allemands avec qui nous passerons la soirée - ce soir là nous veillerons jusqu’à 22h30 #thuglife #mercilacaipi

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Réveil et petit dej copieux au calme et là, bam: accident de brosse à dent #fautpasfaire1000chosesàlafoisquandonestunmetais. Hortense arrive à glisser dans l'espace entre une barrière et le sol (oui oui) et hérite de grosses griffures bien sexy sur la cuisse... #blessuresdeguerre #gènesMetais

On enchaine ensuite sur une grosse montée d'environ 3h, sous un soleil bien présent mais heureusement pour Hortense (qui commence à se fatiguer) et pour David (qui commence à se faire engueuler), nous en venons à bout, et surtout ça en valait la peine. Au sommet, ce sera émerveillement sur émerveillement: point de vue du crocodile, cascade d'eau de près de 300m de haut appelée “cachoeirão” (la 2e plus haute du Brésil, Foz de Iguacu fait moins de 100m...), et paysages sublimes.

Nous pique-niquons au bord d'un ruisseau et nous traversons ensuite d'immenses plaines bordées de montagnes - on dirait presque Harry et Hermione, Gollum (Hortense) et Frodon, Arya et Jon de Games of Thrones - on vous laisse imaginer 😉 mais c'est digne d'un décor de film.

Nous nous rendons finalement compte que la dernière portion de chemin est la même que le 1er jour, le brouillard, la pluie et les ponchos en moins et quelle énorme surprise #lacerisesurelgato! On assistera pour finir à un somptueux coucher de soleil avec vue sur toute la plaine, le temps s’arrête...

Retour à Lençóis en récupérant Dobbyzão - frais comme un gardon - une bière bien méritée, un petit resto et au lit, la chapada Diamantina nous a éreinté mais a tenu toutes ses promesses !

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Petit dej express, et nous reprenons la route direction Fortaleza, point de départ pour Manaus et l’Amazonie.

Nous roulons la matinée et nous nous perdons sur une route de terre où nous dégotterons un petit spot tip top pour le déjeuner et une pause bien méritée au doux son de João Gilberto #c'esttropbienlesvacances

Nous roulerons une bonne partie de l’apres-midi jusqu’à Maçaroca où nous passerons la nuit dans une station service #glam #viemaviederoutier

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En se levant au milieu des camions on décide de se mettre au vert avant une autre grosse journée de route: direction Sobradinho où nous avions repéré un lac qui avait l’air bien sympa


Dobby fera ses premiers pas sur des routes cabossées. Et son premier vol plané aussi - Hortense n’ayant pas vu ni le panneau ni le dos d’âne, pris à un peu plus de 50km/h ! #miro #ibelieveicanfly Rien de cassé heureusement!

Le lac est immense et d'un bleu crystallin! Et c’est la source de la plus grande centrale hydroélectrique du Brésil (informatiokn clé que David tenait à vous donner...)

En fin de matinée nous prenons la route. S'en suivront quelques heures et centaines de kilomètres rythmés par Céline, et Elton bien entendu.


Hortense nous a trouvé un super spot au bord d'un lac désert pour y passer la nuit - et siroter un petit Riri au calme. La lune est quasiment pleine et les étoiles brillent, c’est plutôt sympa! #l'amourbrillesouslesétoiles

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Journée de la folie !

On se réveille et en ouvrant la porte , on tombe sur nos voisins : Wilbur et Marguerite, un cochon sauvage et une vache qui sont venus dormir à côté de nous. On prend le petit dej en assistant au lever du soleil sur le lac, on est pas trop mal...

Nous reprenons la route pour la dernière grosse étape avant Fortaleza. J’ai cru nous avoir dégoûté un spot similaire à la nuit dernière pour dormir près d’une ville appelé Tabuleiro do Norte mais en fait le lac est privé et entouré de cultures et de rizières. #échec

C’est décidé on a 2km pour demander à quelqu’un de se garer dans la propriété #challenge On tombe sur un mec et je me lance ! Il est un peu abasourdi et n’en revient pas qu’on dorme dans la voiture ! Il s’avère qu’il habite en ville mais que la petite ferme et l’énorme espace de culture de crevette sur le bord de la route est à lui!

Il nous invite à y rester et nous propose même une douche (on en a clairement besoin lol). On est un peu gênés car cette ferme c’est là où habite l’ouvrier qui travaille pour lui et la famille de ce dernier et on ne veut pas déranger. Mais il insite à coup de "nada, que isso!"

Alexandre, sa femme Marilène e leur petite fille Ana Vitoria sont hyper accueillant et nous offrent le café ! Ericson et Marilène installent quelques chaises et restent un peu pour discuter, là dans la petite cour au milieu des canards, des poules, du dindon, des chats, des paons et des vaches. C’est un peu irréel !

De fil en aiguille Ericson s’enjaille. Il va même chercher sa mère en moto pour qu’elle nous rencontre ! Et hop la voici qui débarque et s’assoit pour papoter. On y passe bien 1h ou 1h30. Ils insistent pour nous inviter à dîner dans la pizzeria de São João do Campos, le village où ils habitent et reviennent nous chercher dans son pick up flambant neuf, intérieur cuir, vitre tintées, musique et clim à fond.

On traverse São João toutes vitres ouvertes (la clim est toujours allumée, bien évidemement) et Ericson s’arrête toutes les 5 minutes autant pour nous montrer le village que pour héler ses potes et leur raconter son aventure et sa trouvaille (nous ! 😉 ).

Deux pizzas et 17 bières plus tard Ericson, qui a les yeux qui brillent, insiste pour payer ! Et ça ne s’arrête pas, sa mère à défaut de réussir à nous convaincre de dormir chez elle, nous fait promettre d’aller y petit déjeuner le lendemain avant de partir !

Nous prenons connaissance de tous les ragots du village et comprenons qu’Ericson y est un peu le roi de la crevette ! On rentre à la ferme se coucher, un poil pompettes, ébahis par tant de gentillesse et de générosité, et amusés d’être l’attraction du village !

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Nous sommes réveillés par les cris dû dindon qui campe devant notre porte. Petite douche et premier petit dej à la ferme avec les œufs récupérés le matin même.


C’est vite l’heure de partir pour le deuxième petit déjeuner chez la mère d’Ericson. Nous ne savons pas trop comment remercier nos hôtes du coup en bon français que nous sommes nous leur offrons du pâté de canard et du chocolat.

Nous prenons la route du village et nous arrêtons chez la maman d’Ericson. Elle a préparé "trois fois rien": Pain, fromage, jambon, œufs au plat, gâteaux, tapiocas, fruits 😉


Le père d’Éricson est rentré de la chasse bredouille mais fier comme un bar-tabac. On papote, et après m'avoir engueulé car je "ne mange rien" (oui, oui, MOI! lol) il veut nous inviter pour le déjeuner (qui aura lieu dans 1H30! On décline poliment sous peine de ne plus jamais partir ! Du coup on repart avec un Tupperware de gâteaux et des fruits au cas où on meure de faim sur la route! #clindoeilpourlamèredeDavid

Direction Fortaleza pour laisser la voiture chez la sœur de Lucas - un collègue de David et prendre l’avion pour Manaus.


Là encore, elle nous fait goûter pleins de produits locaux, nous offre une douche (David n’en prend pas en bon Français qui se respecte). Elle nous amène même à l’aéroport, avec une conduite bien sportive et sans aucune visibilité #paslapeinedelaverlesvitresellesvontseresalir

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On fait Fortaleza-Manaus, et après une courte nuit dans un dortoir (#onestencorejeunes + #davidestunepince) on est réveillés à 4:30 par une *** de touriste qui met 1h30 à se préparer au milieu du dortoir.

Raimundo, avec qui David a organisé notre séjour en Amazonie, nous amène en voiture au point de rdv au beau milieu de la jungle. Nous y rencontrons Toinho, notre guide et prenons une barque en direction de notre Lodge.

Nous sommes émerveillés par la faune et la flore et déjà perdus au milieu de tous ces cours d'eau et de cette mangrove - impossible de s’orienter !

Notre Lodge est une grand site au bord du fleuve Rio preto (un des nombreux affluents de l’Amazone), bien sûr sans électricité, que Toinho (le papa), Rosaria (la maman) et Ewerton (le fils aîné) entretiennent à merveille. C’est une ferme géante avec toutes sortes d’arbres que les visiteurs plantent durant leur séjour et pleins d’animaux pour vivre en autonomie.

Nous buvons un jus de goyave, montons nos lits (des hamacs), prenons connaissances des lieux et dégustons un délicieux repas préparé par Rosaria (avec du Pacu, du Tucunaré, pêchés le matin même par Ewerton).

Grosse sieste régénératrice et direction la jungle (la « selva ») pour découvrir les joies de la nature et quelques d’orientation plus que bienvenus. Il fait chaud et humide et après quelques minutes il nous est déjà impossible de retrouver notre chemin... on ne lâche pas Toinho d’une semelle.

Anti moustiques, anti inflammatoire, cicatrisant, anesthésiant, vics vapo rub... bref, tout se trouve dans la jungle sous forme de sève, écorce, feuilles, .... Sur notre chemin du retour, alors qu’il fait quasi nuit, le guide s’arrête, lève le poing pour nous faire taire et là, un boa (la pica do Jaca) de plus de 3m se promène tranquillement entre les feuille à moins d'un mètre sur notre gauche...gros stress général... Toinho nous apprend de sa douce et calme voix que c’est un des serpents les plus dangereux et venimeux de l’Amazonie et nous raconte que certains de ses amis ont été mordus avec divers conséquences dramatiques (perte d’une jambe, perte de la vue et l'un d'eux est mort). #l'allemandequiestavecnoussuedelabière #putainjaioubliélaspiveninaulodge "Malheureusement" le serpent est trop loin pour qu'il l'attrape et nous le montre de plus près...

On rentre au campement autant émerveillés qu'effrayés...Je rappelle qu'on dort dans des hammacs, et sans moustiquaire... #enfersurterre


On déguste un délicieux dîner préparé à base de produits du fleuve et de leur jardin. Rosaria est une cuisinière hors pair ! Il est 21h30, nous finissons de discuter avec le groupe (belges, allemands, brésiliens et Français) et hop, tous dans les hamacs pour une nuit de sommeil au milieu du vacarme des crapauds, insectes, oiseaux et autres animaux de la ferme y compris les ronflements de Davis... Rio de Janeiro nous paraît bien silencieuse à côté...

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Cette première nuit dans un hamac s’est passée à merveille et la couverture n’était pas de trop... Nous avons droit à un délicieux petit déjeuner (jus de cajou, tapioca de noix du Brésil, tapioca de banane, œufs brouillés, fruits etc... ), nous sommes calés et l’appel du hamac se fait bien sentir mais Ewerton et Toinho sont déjà prêts pour nous emmener faire une "petite" rando de 3h dans la jungle jusqu'à la cachoeira (cascade).

Nous partons avec Ewerton, qui une fois entré dans jungle, retire ses tongues pour être plus à l'aise... #mugli On découvre de nouvelles plantes et Ewerton se fait le luxe d’attraper dans sa cachette une énorme tarentule avec ses mains #easybaby.

Arrivés à la cascade, nous nous attelons à faire le feu avec la sève du Bréau (arbre coupé quelques minutes plus tôt avec une machete) en guise d’allume-feu. Nous construirons aussi une table, des couverts, un grill avec des branches et des assiettes en feuille de palmier... #macgyverdelajungle Ewerton et Toinho sont fascinants... Au menu: riz mariné avec oignons, ails et tomates, saucisses et poulet braisé,... succulent ! #hakunamatata

Le retour sera calme - on ne rencontrera qu'une petite horde de bébés tarentules sur le chemin, qui selon Ewerton viennent de tuer leur mère et partent faire leur vie...Normal !

On se pose rapidemet au lodge avant de partir à la pêche au piranha et au jacaré (crocodile). #balibalodansunbateau


Nous rentrerons bredouille de la pêche mais Ewerton nous dégote un bébé crocodile de sous les roseaux, l'attrape à pleine main et lui fait des gilis... Nous avions croisé sa maman, quelques minutes plus tôt mais elle ne s'est pas laissée caresser, elle... D'après le guide, elle ne viendra pas nous attaquer si le bébé ne l'appelle pas... On ne s'éternise pas trop quand même, on ne sait jamais...

De retour sains et sauf sur la terre ferme pour encore un fabuleux repas et une bonne nuit de sommeil. Il faut être en forme car le lendemain ce sera notre nuit dans la jungle...

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Jour 3 - Nous sommes réveillés à 4h30 par le coq (qui chante en fait toute la journée) et allons observer le lever du soleil, depuis la barque et dans un silence absolu. C'est à la limite du mystique.

Puis, petite séance de pêche à l'arc et à l'harpon pour préparer le déjeuner. Impossible de voir quoique ce soit, l'eau noir foncée est très opaque. Seul Everton et ses "yeux infra rouges" arrive à distinguer les formes sous l'eau et à attraper les poissons avec son harpon "made in Amazone".

Hortense enchaîne sur une session cuisine avec Rosaria pour préparer les tapiocas du petit dej et de la mousse de maracujá, mmmm un délice ! Cela nous met de bonne humeur pour partir dans la jungle et préparer notre nuit de survie!

Et là, grosse tempête tropicale pendant environ 1 heure - des trombes d'eau se déverse et nous refroidissent sec.... pas le choix, c'est parti mon kiki!

On prend d'abord un barque qui est plutot une pirogue et on se déplace avec des petites rames en bois. On arrive sur place - le campement est pré-préparé (soupir de soulagement) et on part à la recherche d'un arbre bien sec pour faire le feu.

La nuit tombe très vite. Nous en profitons pour faire une petite virée nocturne afin de pêcher notre diner (on ne voit pas plus de poisson que dans la journée mais Everton est au taquet !). Si on ne réussit pas à pécher , il faudra aller chasser... Je peux vous dire qu'Hortense est moyennement chaude!


Heureusement on attrapera 4 poissons (Ewerton surtout mais on est là pour le soutien moral...ou du moins c'est ce qu'on se dit lol). Le repas est excellent et on discute au coin du feu curieux d'écouter les anecdotes de l'ancienne vie de militaire de Everton et avec un peu l'appréhension d'aller se coucher.

22h, les dents dans le verre, nous nous mettons dans nos hamacs respectifs et fermons les yeux. Notre imagination prend le relais au gré des très voire trop nombreux bruits environnants (goutte d'eau, animaux, crapauds, bruits de pas, ... ). Malgré tout ces bruits et le froid glacial, nous réussirons à fermer l'oeil et nous endormir !

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La nuit aura été glaciale. Nous n'aurons dormi que sur une oreille - on a d'ailleurs dû se lever pour aller faire pipi et je peux vous dire qu'on ne faisait pas les fiers et que cela aura été plus qu'express !


Le matin, Hortense est la première à se réveiller, et croyez-le ou non ce ne sont pas les perroquets et les toucans perchés sur les arbres qu'elle entend, mais les gros ronflemments de David, qui dors la tête hors de son hammac !

On aura donc survécu à cette nuit. On se réveille doucement, Ewerton ravive le feu et nous petit-déjeunons avant de nous mettre en route pour la douche - qui se fera dans une cascade.

Retour au lodge - nous préparons nos affaires et déjeunons. Il est déjà presque l'heure de repartir. Mais avant, la tradition de la Toca do Jaguar (le lodge), est de planter un arbre afin de laisser un souvenir de nous ici, en Amazonie et de participer à la régénérescence de la selva. Nous préparons notre plaquette avec l'espèce, notre nom et la date et nous attelons à la tache. Nous planterons chacun un angiroba, un arbre dont les fruits à coque ont la propriété d'être cicatrisants, anti-inflammatoires et anti-moustique. On est super fiers et assez émus.

Toinho, Ewerton et Rosaria demandent ensuite à Hortense de planter un deuxième plant. C'est un privilège, elle est la seule à avoir la chance de planter deux arbres, et qui plus est, une pousse différente des espèces généralement plantées: un citronnier impérial. Ce sera le citronnier planté pour Bianca, la nièce d'Hortense, qui naîtra en novembre #elleaversésapetitelarme

Nous reprenons nos esprits et remontons dans la barque - nous repartons comme nous sommes arrivés, perdus et emerveillés. C'était une aventure incroyable.

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Bonne nouvelle : notre vol Manaus - Santarem a été annulé ! Du coup au lieu d’un vol direct de 1h nous ferons : Manaus - Brasília; Brasília -Belém; et enfin Belém - Santarém. Et, en comptant le bus pour Alter do Chão, le compteur enregistre environ 17h de voyage ! C’est aussi ça le Brésil ;) #fazparte #oui,onarrivequandmemeaseplaindredesvacances


Nous arrivons à Alter do Chão aussi frais que les crevettes vendues sous le soleil de plomb des plages d’Ipanema...


Petit stop à la pousada, pour une sieste plus que nécessaire. A notre réveil nous filons sur l’Ilha do amor, juste en face d’Alter do Chão, et là on se rend compte que ça valait le coup de se donner du mal...Des plages de sable blanc, des petits arbres nickel pour ne pas se transformer en malabars bi-goûts et le Tapajos, immense affluent de l’amazone, qui est superbe et dont l’eau doit s’approcher des 30 degrés... “Petit” plus : nous sommes seuls au monde #corneillemaisversionsympa. Ceux qui connaissent le Brésil savent à quel point c’est rare!

Ce sera donc pique-nique, farniente et caipi devant le coucher de soleil... on est pas mal #cestplutôtbof

Pour se récompenser de tous ces efforts, petit resto au top du top! Et au lit à 22h - on est épuisés mais heureux 😛

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Petit déjeuner un poil sommaire pour notre goût mais nous découvrons le jus d’acerola et c’est une tuerie !

Nous partons ensuite « à la brésilienne » (en tongues ;)) pour une petite rando qui nous mène en haut du morro de l’Ilha do amor. Au sommet, on profite du point de vue, avec vue sur Alter do Chão et ses plages paradisiaques, au beau milieu de l'Amazonie.

Point géographie : il ne faut pas s'y méprendre, l'eau du Rio Tapajos est bien de l'eau douce. Et les plages sont en fait les bancs de sables qui se découvrent lors de la période sèche.

Nous marcherons ensuite environ 2 heures, seuls, sur le sable (#lesyeuxdansl’eau #mercirochvoisinne). Le sable blanc est tellement chaud que l’on doit marcher les pieds dans l’eau #vdm et pour Hortense c'est serviette/casquette obligé #sexy #durecettevie

Petit pique-nique avec vue sur la pointe du Cururu, qui apparaît au fur et à mesure que le niveau d'eau baisse, et forme des lagunes d’eau chaude...Nous sommes quasiment seuls, hormis un petit bateau de seniors qui jouent de la guitare en buvant de la bière #vieillessedorée

Retour à Alter pour une petite douche, taxi jusqu'à l'aéroport de Santarém et là, plus que 7h à attendre jusqu’à notre vol pour Fortaleza à 4h du mat'. #plusc'estlongmoinsc'estbon ...

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Après une escale à Belem #quandy’enaplusy'enaencore, nous arrivons finalement à Fortaleza...pour attendre notre vol pour la France.


Oui, la Guyane est bien en France (Louise Metais, c’est pour toi et ton amour de la géo que nous le précisons 😉). Et d’ailleurs, c’est l’occasion d’un petit point culture: c'est avec le Brésil que la France partage la plus grande frontière, la frontière avec la Guyane, qui s'étend sur 730 km.


On se serait bien passé de cet énième vol mais nous devons sortir du pays et y retourner pour transformer notre visa travail en visa de touriste #labureaucratiebresiliennevautlafrançaise


Malgré la vue somptueuse sur le littoral, nous sommes assez stressés car nous avons seulement 30 minutes pour sortir de l'avion, passer la police des frontières, passer les contrôles de sécurité et embarquer, dans le même avion ...

David discute avec le personnel de bord et hop, ils nous installent au premier rang de l'avion #jeitinhocarioca


En arrivant, Nadège, accueille avec bonne humeur tous les passagers et nous prend sous son aile pour qu'on puisse doubler tout le monde et regagner notre avion à temps pour le retour, à la grande surprise du personnel de bord que nous venons de quitter...


On commençait à peine à se relaxer quand Hortense se décide à nous faire une Metais. Pas besoin de beaucoup d'explications, tout le monde connaît son habileté légendaire. Elle réussit à se cogner la lèvre et les dents avec sa batterie portable... ça gonfle et ça fait un bleu...elle qui avait toujours rêvé de faire du rugby...! #Deuxièmeblessuredeguerre #gènesMétais

À peine arrivés à Fortaleza, Andreia (la nounou de Dobbizão) nous propose de passer la nuit chez elle. Elle nous laisse le code de la maison et nous invite à nous y installer alors qu'elle et son mari ne sont même pas rentrés. La chaleur et la générosité brésilienne n’est pas qu’un cliché.


Hortense tombe comme une masse et ne se réveillera que le lendemain (probablement les émotions de son combat perdu contre la batterie). David papotera jusqu'à 1h du matin avec Andreia et Felipe (le marido d’Andreia), maintenu éveillé à l’aide de quelques bières #fautgarderlerythme

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Réveil dans l’immense maison d’Andreia. Elle est partie en pèlerinage religieux et son mari va passer toute la journée au lit - c’est son habitude du dimanche d’après Andreia #resaca #tacchy #onneluijetterapaslapierre


Nous faisons donc « comme à la maison ». Petit déj sur la terrasse, et on s’attelle enfin à ce fameux blog ! Il nous en aura fallu du temps ! Heureusement qu’on a écrit les articles au fur et à mesure !

Ça nous prendra une bonne partie de la journée - jusqu’au retour d’Andreia vers 16h. Elle réveille Felipe qui a l’air d’être au fond du gouffre #oncompatit 😉 et insiste pour nous donner des vivres au cas où on meure de faim durant l’heure de voiture qui nous sépare de notre prochaine étape : Morro Branco.


Elle nous propose de tout : fruits, eau, œufs, du jus, des sodas, du chocolat. On part donc avec ce que l’on n'a pas réussi à refuser: du jus d’Acerola maison, des œufs (une "petite" douzaine), des fruits et du Schweps - un mélange un peu fou et généreux à l’image de notre hôte 😀

Grosse pensée pour nos mamans qui tentent toujours de nous fourguer de la nourriture pour le retour « au cas où » et parce qu’il y a toujours un peu de place dans le sac 😉🤣#nevertoomuch #tupperware


On prend la route à la nuit et arrivés à Morro Branco, on se dégotte un petit spot de camping sauvage sur les falaises sous les étoiles. (Les photos ci-dessous ont été prises à notre réveil ^^)

Petit dîner et on se couche tôt, encore éreintés de nos multiples aller-retours en avion, histoire de se reposer...

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Nuit peu reposante à cause du vent qui a fait gigoter Dobbyzão et ses locataires dans tous les sens.

Réveillés à la fraîche, nous partons nous balader sur les falaises de Morro Branco. Le contraste de l’ocre des falaises avec le blanc du sable et le bleu de la mer (et du ciel) est saisissant. #poètesànosheuresperdues😉 David insiste pour qu’on le cite : “c’est un peu le Bryce Canyon du Brésil” et on en profite pour faire un coucou à Benoit, Mael et Julien #quelsentimentalceDavid

Nous repartons pile quand il faut, vu les hordes de touristes brésiliens qui arrivent, selfie stick, enceintes et bières à la main !


Direction la Praia do Canto Verde, où l'océan est aussi beau que la bière du bar do Raimundo est fraîche. #chacunsespriorités


Premier ensablement pour Dobbyzão mais c'était sans compter sur l'aide de pêcheurs (et d’Hortense) qui ont poussé la voiture, et libéré Dobbyzão. #dobbyfreeelf #LouiseMetais.


Pour nous remettre de nos émotions, nous nous installons chez Raimundo, à côté d’un couple de locaux qui déguste un plat de crevettes pêchées et cuisinées le matin même.


Maître corbeau par l’odeur alléché - ou David dont le flair s’agite (#goinfre) en commande immédiatement. Mais, cela n'est pas au menu et nous sommes tous les deux très déçus. #enfersurterre. Le couple a suivi toute la scène et nous offre une "petite" portion que nous mangeons avec des étoiles dans les yeux en leur racontant notre folle aventure.

Nous payons avec nos derniers réais (toute la petite monnaie y passe) et allons nous installer un peu plus loin pour pique-niquer. Au bout de quelques minutes surgit un buggy avec à son bord... le couple des crevettes!

Le délire (re)commence: ils s’inquiètent pour nous, et ne veulent pas que l’on dorme “dans la rue”. Ils nous proposent donc de venir chez eux pour que nous puissions déjeuner là-bas et y passer la nuit.


Plus gênés que jamais, nous essayons de refuser poliment mais ils insistent, et nous finissons par céder. Exit le sandwich, nous les suivons jusqu'à leur maison, située à lagoa de dentro, un petit village à quelques kilomètres.

Waldez nous fait découvrir son jardin, son potager, ses innombrables cultures, et ses poules pendant que Silvana cuisine un thon rouge pêché le matin même.

On pensait déjeuner tous les quatre mais en fait elle a préparé le déjeuner juste pour nous. Elle refuse par ailleurs que l’on aide à faire quoique ce soit. Nous sommes servis comme des rois et c’est un délice #ilestfraismonpoisson #lesgenssontfous #summumdelagêne

On rencontre aussi Mel leur chat (Hortense tient à ce qu’on le mentionne) qui est bien plus docile que Cachaça...! (en même temps, c'est pas très compliqué 😉)

Nous passons une partie de l’après-midi à discuter avec eux et nous apprenons qu'ils sont partis de Fortaleza pour ouvrir un magasin d'Açaí dans ce village (miaaaam). Après le roi de la crevette, nous sommes donc chez le roi de l'Açai.

Silvania passera une partir du temps à faire des aller-retours en cuisine - sous l'œil attentif de Hortense - car, tous les lundis, leurs voisins sont invités pour manger sa fameuse soupe (et l’aipim et les gâteaux et boire de la bière bien évidement). Ils sont fantastiques! Et leurs amis (une “petite” dizaine sont adorables).

Silvana ne nous laisse pas le choix, nous dormirons dans la chambre de leurs enfants #mamanadoptive.Nous nous couchons repus, et émerveillés par leur gentillesse. (On se dit quand même qu’un de ces quatre on tombera peut être sur un fou furieux mais pas ce soir...)

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Réveil au calme avec le chant du coq, ils se sont donnés le mot... Silvana nous a encore préparé un délicieux petit déjeuner (gâteau d’aipim, œufs brouillés, yaourt frais maison, ...), mais nous profitons qu’elle ait le dos tourné pour faire notre vaisselle #thuglife

Malgré toutes les bières bues la veille, Valdez, lui, s'est levé à 5h pour s'occuper de ses animaux et de ses plantes.

Au moment du départ, nous croulons sous les Tupperwares: œufs, papaye, bananes, basilic. Même un des voisins s'est empressé de venir nous voir pour nous dire au revoir et nous offrir des bananes de son jardin, bio évidemment !

Le cœur aussi lourd que notre ventre est plein, nous nous dirigerons vers Canoa Quebrada.

Sur la route, à un pote de contrôle, un policier fédéral nous fait signe de nous arrêter. Il prend les papiers de la voiture et regarde à l’intérieur d’un air plus que désapprobateur. Les goutes de sueurs commencent à perler sur le front d’Hortense qui a la veine de plus en plus prononcée.... Il nous dit que nous ne pouvons pas transporter autant de poids. #emoçãooooo #wtf! Il regarde attentivement les papiers, puis fixe David et, sans prévenir, il lui tape un grand coup sur l’épaule ! Petit moment de flottement....et la pression retombe: c’est juste une abeille qui était sur son épaule.

Il se replonge dans les papiers et se rend compte que nous avons un statut “misto” (à prononcer michto 😉) et que du coup c’est bon - on peut repartir.

Ce ne sera pas avant un petit selfie des familles - avec veine toujours apparente sur le front d’Hortense 😂😉

Arrivés à Canoa, nous trouvons un camping pour laver notre linge de 3 semaines #çasentaitlephoquemort et allons déguster de délicieuses langoustes au bord de la mer, tout simplement. Ici, c'est un produit plus courant #onenprofite!

Après une balade digestive, l'appel de la sieste se fait sentir et David s’endort bercé par le bruit des vagues. Pour Hortense c’est un peu plus compliqué....David ronfle plus fort que le bruit des vagues...du coup son réveil aura été un peu brutal...😉

Nous rentrons au camping, où la propriétaire nous montre ses petits chatons de 3 semaines. Ils sont cinq, pas plus gros qu’un maracujá et tellement adorables !!!! On a presque peur de les prendre dans la main tellement ils sont petits! Elle tentera sans succès de nous en fourguer un...#eternaltearsofsadness

Si ça ne tenait qu’à Hortense, Cachaça aurait une petite sœur, Jambu ou Gabriella 😉

Nous dînerons en amoureux et nous endormirons après avoir regardé le « triomphe de Babar » #retourenenfance

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Pas totalement convaincus par Canoa Quebrada, que nous avons trouvé un peu touristique, nous décidons d’aller faire un tour à Praia da redonda, un petit bled de pêcheur un peu plus au sud, qui semble être plus tranquille.


A peine arrivés nous sommes déjà sous le charme ! Il n’y a pas un chat! La mer turquoise est parsemée de bateaux à voile, le sable gris scintille au soleil, et le vent balaie la baie: c’est idyllique.

On y rencontre un pêcheur qui nous tape la discute et on ne savait pas que c’était possible, mais il est plus bavard qu’Hortense ! D’après ce que nous avons compris, il aurait tourné dans la série qui a rendu célèbre Canoa Quebrada et nous dit avoir fait des films avec une française ! Improbable mais on décide d’y croire 😊 Il nous parle aussi d’une dispute entre le comité de pêcheur de cette commune et celle d’Aracati, des bienfaits de la présidence de Lula qui a donné des fonds pour le développement de la pêche dans ce village et nous propose même d’aller boire de la Cachaça dans son bateau... petit coup d’œil à notre montre, il est 9h30...on hésite et décline poliment 😉 #etoui,toutarrive!

Notre petite baignade dans l’eau tiède nous met en appétit et on s’arrête à une petite baraque désertée au bord de la plage : «a barraca do Chico ». Les langoustes (et oui, encore) sont excellentes !

On reprend la route, un peu plus en paix avec nous-mêmes 😉 en direction de Galinhos, au son d’Earth Wind and Fire. Nous traversons des plaines désertiques, des petits villages, où l'on nous annonce que « Jesus esta voltando » (il est entrain de revenir)...S’il est brésilien, on a encore un peu de temps devant nous 😂

La route toute abîmée traverse une énorme exploitation de pétrole qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres et nous arrivons à Galinhos à la nuit tombée.

Galinhos est un petit village sur une presqu’île. Il faut donc laisser Dobbyzao, et prendre un bateau.

Un peu étonnant, il est 19h et tout ou presque est fermé ! Graças a Deus, on trouve quand même un bar pour y prendre une petite cerveja ! #prioritésbresiliennes

On se cherche ensuite un petit spot sur la plage pour y planter la tente et on s’y installe pour la nuit !

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On se réveille dans notre luxueuse suite avec vue sur mer....

Petit dej sur la plage, et nous partons pour un footing. Hortense, elle, court après sa motivation!


Un petite baignade plus tard nous voilà installés à un petit bar...pour des jus de fruits frais! (On aime étonner notre public, et notre foie 😉). On y découvre le jus de mangaba qui est une délicieuse surprise! Et (encore une fois) David s’endort bouche ouverte sur les confortables sièges hamacs....

Quelques heures plus tard, le manque de Dobbyzao se fait ressentir et nous décidons de le rejoindre et de partir pour Tibau do Sul.

Tibau do Sul c’est un petit village à cheval sur la Lagoa de Guarairas et la mer. Nous y arrivons sur les coups de 17h30/18h. Nous cherchons un spot pour passer la nuit et allons jusqu’à la pointe (la jonction entre la lagune et la mer). On y trouve une petite place entourée de baraques de plage qui, encore, sont toutes entrain de fermer ! Décidément, ils vivent le matin dans ce coin du Brésil !


Quand Hortense va se renseigner auprès des baraques et vérifier si c’est un lieu sûr pour passer la nuit, ils lui confirment et lui proposent d’utiliser les douches et toilettes. Un serveur nous installera même une table et des chaises pour que l’on puisse dîner tranquillement après la fermeture ! Royal au bar ! - c’est le cas de le dire.


En parlant de bar : mention spéciale pour le tout mimi Marcilius Bar, où nous avons dégusté des caipifrutas délicieuses - histoire de se mettre en appétit ! Maracuja pour Hortense (on ne ne refait pas) et Cajá pour David - Autre super découverte du jour !

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Réveil aux aurores - et là, c’est le drame !!!! Nos tongues ensablées laissées sous la voiture ainsi que le bidon d’essence de secours ont disparus ! Les pieds de David doivent dégager un fumet bien particulier, c’est déjà la 2ème paire qu’on lui vole au Brésil! #fétichistes #sefairevolerdestonguesaubresil : le comble!


Passé l’énervement des premières minutes, nous nous installons au bord de la lagune pour y petit déjeuner et nous remettre de nos émotions. On doit avouer qu’on est pas trop mal, quand même.

Nous nous dirigeons ensuite vers Pipa. Par chance - et parce qu’on est au Brésil - on tombe sur un magasin havaianas #étonnant^^. Chacun sa paire au pied, le monde fait à nouveau sens 😉😂


On se met tranquillement en route vers notre première étape du jour: le sanctuaire écologique entre Tibau et Pipa. C’est une zone de nature préservée, sur le dessus de la falaise, avec plein de petits sentiers de sables qui zigzaguent le long de la côte et sont parsemés de points de vue, notamment sur la Bahia dos Golfinhos - la baie des dauphins.

Hortense est surexcitée à l'idée de voir des dauphins. On se pose. On scrute la mer (bleu turquoise) et hop on voit trois dauphins nager à 150/200 mètres des baigneurs ! C’est décidé : demain, nous irons à l’aube nous baigner et tenter de nager avec les dauphins! Nous finissons notre promenade en beauté, en observant les surfeurs et les tortues de mer sur la pointe de la praia de Madeira #30millionsdamis

Nous nous dirigeons ensuite vers Pipa pour une après-midi plage entre la praia da Pipa et la praia do Amor. Petit pique-nique et sieste traditionnelle à l’ombre d’un palmier, sur fond de ciel bleu et mer turquoise - je continue ?! 😉

Le soleil se couche néanmoins plus vers l’intérieur - pour en profiter au max, on opte pour un retour à Tibau do Sul, où nous nous attablons à un barzinho. (Merci Soline et Pierre pour la dica 😉). Ce sera une douce fin d’après-midi arrosée de caipirinha et bières, sur fond de coucher de soleil sur la lagune. #vidaboa #avecmoderation

Nous dînerons avec le serveur de la baraque de plage qui nous racontera un peu son histoire, et on doit avouer que ça donne de la perspective...et qu’on se sent vraiment chanceux.

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Réveil et départ aux aurores pour la Bahia dos Golfinhos. On se dit que plus il est tôt, moins il y aura de monde, et puis comme le dit Hortense, ils doivent avoir envie de petits déjeuner eux aussi! 😂


Vingt minutes plus tard, nous arrivons à la plage, qui est quasi déserte (en même temps il est à peine 7h du mat...). Nous posons tout juste nos affaires sur le sable et, ni une ni deux, Hortense aperçoit un aileron et se jette à l’eau.


Il y a un petit groupe de 5, 6 dauphins qui chasse son petit dej. Pas farouches, ils passent à peine à quelques mètres voire centimètres de nous! Nous les voyons nager, sauter, jouer avec leurs proies. C’est vraiment incroyable. Hortense est surexcitée ! Elle passera une bonne heure et demi dans l’eau à les observer et essayer de les filmer.

Elle sort enfin de l’eau, tout sourire, et nous prenons notre petit dej' en continuant à les observer, émerveillés.

Petit à petit, les dauphins se font plus rares et la plage commence à se peupler. Nous remarquons les bateaux de touristes arriver au loin et décidons de bouger.


On est samedi matin, et Pipa grouille déjà de monde. C’est tout vu, nous remontons dans Dobby et, sur les conseils de Soline et Pierre, nous partons pour Bahia Formosa. C’est un petit village à une environ 1h de route de Pipa.


Après un petit tour des lieux, nous optons pour un spot sous un cocotier, face à la mer, au niveau de la plage de Bacopari. Avec en prime, la vue sur quelques dauphins qui nagent au loin - ceux là devaient être en gueule de bois et se sont levés plus tard! 😉

Un petit coup de ménage et de rangement, et nous partons nous balader sur la plage et dans les dunes environnantes. Il n’y a pas un chat et les paysages sont sublimes.

Mais, en bons français que nous sommes, on se doit de pousser une petite gueulante - bin ouais! Mais c’est pour la bonne cause ! Plus on avance, plus la marée monte et plus on trouve des déchets qui jonchent la plage. Ça va de la bouteille de lessive, au morceau de tong en passant par la seringue. C’est vraiment dégueulasse et franchement énervant. Un vrai gâchis. Voilà c’est dit : limitez votre consommation de plastique, de viande et votre consommation tout court, d’ailleurs. Fin de la digression. #okonvoyageenvoituremaisquandmême


La fin de journée approche à grand pas et nous décidons d’aller dans le centre pour boire une petite bière et se doucher à l’eau douce - il paraît qu’il y a des douches publiques gratuites.


On se retrouve au port de pêcheurs et demandons à la serveuse du barzinho où se trouvent les douches. Elle nous indique qu’il n’y en a pas mais nous offre d’aller demander à un habitant du quartier. Il nous ouvre les portes de sa maison, et de sa douche avec grand plaisir nous dit-il ! Une fois propres, nous l’invitons à aller boire une bière pour le remercier!


Bien installés, la bière coule à flot à coup de grandes bouteilles d’1 litre... Nous y passerons une partie de la soirée, accompagnés de guides et de pêcheurs locaux, qui tournent quant à eux, à la Cachaça pure...


Retour dans notre petit coin de paradis. On engloutit des pâtes chinoises “de célibataire” comme dit David - histoire d’éponger un peu, et au lit !

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Après un bon petit dej face à la mer, on se fait notre petit footing des familles - et incroyable mais vrai c’est Hortense qui l’a proposé (et qui l’a vite regretté 😂😉)


Petit pause blog et nous repartons à la recherche d’un spot encore un peu plus au sud. Nous optons au hasard pour Bahia da Traição.


C’est vrai qu’il faut le vouloir pour y arriver 😂 on traverse petit bled sur petit bled, on surmonte dos d’âne sur dos d’âne et on arrive enfin - sauf que c’est marée haute donc il n’y a plus de plage, et que de toute manière la plage est bordée de maisons donc il n’y a quasiment aucun accès...! #cimeralbert! #echec


On pousse un peu plus loin que le village, et on passe en mode tout terrain, empruntant de petites routes de terre et de sable.

1ère victoire: notre brave Dobbyzão tient le coup ! Trop fort ce Dobby!

2ème victoire: On trouve une petite plage tranquille et vide ! Il y a bien un petit bar mais c’est fermé. On s’y installe (quand même) pour un déjeuner tardif - il est quasiment 16h. On pensait se poser pour la nuit, mais une famille qui passait nous dit que ce n’est pas super safe.

Du coup nous voilà repartis en direction de João Pessoa. On optera finalement pour une bonne vieille station service, histoire de faire une pause mécanique le lendemain - nécessaire au vu du gros clac que l’on a entendu lors du passage de l’un de ces bien trop nombreux dos d’âne... suite au prochain épisode !

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Nous voici donc partis pour Joao Pessoa pour faire le check-up de Dobby. On nous indique le « distrito mecânico »... un labyrinthe composé de dizaines de petits mécaniciens, quichés, chacun étant « spécialiste » d’une pièce ou d’un type de réparation. On insiste très fort sur les guillemets... Ça grouille de partout, il fait environ 35/40 degrés, et le calme de la plage à laissé place à une symphonie de coups de klaxonHort et bruits de réparation en tout genre. C’est tout ce qu’on aime #enfersurterre

On pensait y passer 2 petites heures mais nous y serons restés 5-6 bonnes heures. Au programme: changement de la lame de suspension, réparation du moteur du ventilo, et puis réparation du volant que le mec a tordu en réparant la suspension 👌🏻


Point positif : on a changé la protection de notre roue de secours - on vous laisse admirer l’oeuvre en photo plus bas dans l'article 😂😂😂 C'est moche mais cela nous permet de passer incognitos parmi les brésiliens. Anecdote: le monsieur qui nous a vendu cette oeuvre nous a dit qu'il a déjà eu des demande de clients qui souhaitaient imprimer une photo de leur belle-mère sur la protection de roue 😂😂😂


On repart de là épuisés, et de super humeur ! Du coup, On décide de filer à Olinda, où nous nous sommes réservé une petite pousada - histoire de se remettre de toutes nos émotions. Ce soir nous dormirons donc...dans un couvent!


Arrivés, le réceptionniste nous fait une petite visite des lieux - c’est divin ! 😉 La pousada est vraiment charmante avec des petites courts intérieures, une terrasse, et même une chapelle !

Nous allons ensuite nous balader et dîner sur l’esplanade de Sé, avec vue sur toute la ville - au menu tapioca salées et sucrées pour notre plus grand plaisir.

Retour au bercail, on se couche dans notre ancienne chambre de bonne sœur, avec deux lits séparés 😂#pasdeboogiewoogieavantdefairevosprièresdusoir

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Réveil et petit dej au top - la journée commençait un peu trop bien pour David, qui décide d’intervertir les routes arrières pour voir si la réparation de la suspension a réglé le problème d’usure de la roue. (Je vous garantie que j’en apprends bien plus que je ne le voudrais côté mécanique ! 😉)


Mais comme on pouvait s’y attendre, et comme rien n’est simple au Brésil, les choses ne se sont pas passées comme prévu...! En plein changement de roues le cric se casse !

J’imagine bien vos réaction: « Mais noooon??! », mais si!!!! Ce n’est plus de l’énervement mais de la rage que l’on peut lire sur le visage de David... On est dans la mouise: si on ne trouve pas un autre cric, on ne peut plus remettre les roues et on ne peut donc même ps aller chercher un autre cric 🤨🤨🤨 Graças a Deus (on reste sur le thème du religieux vu le cadre 😉) le manager de l’hôtel nous prête son cric, qui tient le coup ! #hallelujah


Passé cet interlude mécanique nous partons à la découverte d’Olinda - qui porte bien son nom (Linda veut dire « belle » pour les non-initiés 😉). Le centre historique est plein de petites rues pavées, en pente, avec plein de jolies maisons colorées, d’églises, de petites places. Au loin on voit la skyline de Recife qui nous fait clairement penser à New York avec de hauts buildings modernes.


Point culture : Olinda compte deux églises parmi les plus vieilles du Brésil !

Petit bémol: on voit pas mal de maisons et d’églises mal restaurées ou pas restaurées du tout malgré le fait que la ville soit inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour terminer la journée, nous nous installons à la terrasse du charmant bar do Veio, où nous dégusterons une délicieuse assiette de charcuterie et fromage, arrosée de bière artisanale. #retourdelapaixintérieure

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Cela fait pile un mois que nous sommes partis. Pour fêter cela, voici les chiffres clés de ces premiers 30 jours:

- 4503 kilomètres parcourus en voiture

- 428 litres d'essence

- 85 m3 de gaz

- 7 avions pris

- 23 litres de bières

- déjà une infinité de souvenirs

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Départ pour la Costa dos corais - la côte des coraux. Première étape à la praia dos carneiros pour un pique-nique sous les cocotiers et une aprem' plage.

Nous partirons ensuite pour Japaratinga - et sur la route nous réalisons enfin le rêve ultime de David : acheter un churrasco!!! Un petit barbecue. Ça y est on a toute la panoplie des parfaits brésiliens 😉 Hortense se moque mais on vous garantit qu’elle était surexcitée à l’idée de se faire griller des saucisses pour le dîner #goinfre #dreamittillyoumakeit


La chance continue de nous sourire: arrivés à Japaratinga, nous trouvons un spot de rêve pour passer la nuit - et tester le barbec ‘ 😉 #laloidesseries

Allez, bisous !

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Tentative de voir le levé de soleil - réveil 4h40 chauds comme la braise! C’était sans compter les nuages... on se recouche un peu dépités...


Réveil numéro 2, et petit dej face à la mer - on est plutôt pas mal.

On se lance sur la route écologique qui va de Japaratinga à Maceió. D’un côté la mer et les plages de sables fin et de l’autre, les plantations de cocotiers et de canne à sucre. C’est sublime !

Nouvelle étape clé dans le développement de Dobby: il prend le bac pour traverser une embouchure de fleuve. Bravo Dobbyzão!

Arrêt à Porto de Pedras pour profiter de la plage. S’en suit une partie de raquette endiablée - Roger VS Serena en live de Rolando Garros, la version brésilienne de RG. Une fois les autographes signés, nous partons à la découverte des piscines naturelles qui se forment juste devant la barrière de corail lors des marées basses.


Histoire de ne pas se faciliter la tâche, nous prenons le chemin le plus compliqué, celui où il faut marcher entre les coraux peuplés d’oursins - et on connaît l’habileté légendaire d’Hortense... On arrive à destination sans nouvelle blessure de guerre, mais les mots doux ont fusé... et le retour se fera par la voie facile car ça va bien 5minutes...!


Le temps commence à se couvrir, et il se met à pleuvioter. #enfinunpeudepluie #lol On se croiserait en Normandie, les palmiers en plus ! Il y a même les vaches - photos à l’appui.

Nous changeons donc notre programme.

On doit d’abord faire une petite aparté pour vous expliquer : la partie table de la structure de la voiture a montré des signes de fatigue il y a quelques temps. La base de l’un des pieds a commencé à se fissurer. Donc depuis une petite semaine on se dit que ce serait bien de réfléchir à un plan b et de passer dans un magasin de bricolage. Fin de l’aparté.

Changement de programme donc et direction: LEROY MERLIN!!!! Et oui! Ça faisait beaucoup trop longtemps, et ça nous manquait - et par bol, il y en a un à Maceió ! Du coup nous y revoilà !

Petit passage éclair pour acheter des pièces de rechange et on file pour la Praia do Francês 😀

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Ce matin doux réveil à la Praia do Francês.

On est bien décidés on va surfer ! Jusqu’à présent il n’y avait pas tellement de vagues mais là, on est pile où il faut.


Body board dehors, David passe de Davidson Crusoé à Kenny Slater (et pour ceux qui se demandent, oui on sait que c’est Kelly Slater, d’où la variante, David étant bien meilleur que le-dit Kelly 😂😉). Il prend toutes les vagues ! (Et se brûle même les abdos au passage 😂)

Hortense, elle, décide de reprendre un petit cours de surf le lendemain - histoire de lui montrer ce qu'elle a dans le ventre 😉 (Mel, tu sais de quoi je parle 😉)


On passera le reste de la journée à la plage, entre bodyboard et sable chaud à l’ombre des palmiers (ouais, encore, je sais 🙄🙄🙄🤪) - et on finira par un petit footing des familles, au soleil couchant #onépongelabière


Le soir venu, nous quittons le camping où nous avons passé la nuit précédente, et nous nous installons dans une petite rue parallèle à la plage. On y avait repéré une petite table en pierre avec des bancs et toute entourée de fleur - parfait pour les baroudeurs sans frontière que nous sommes 😉

A peine s’installés, nos voisins d’en face viennent nous accueillir. Angela et son “namorado” nous nous invitent chez eux pour papoter en m’engageant un brigadeiro fait maison, un délice ! ls nous expliquent qu’ils ont rencontré le mois dernier un couple de brésilien qui voyageait en combi et avec qui ils se sont liés d’amitié.

Nous échangeons nos numéros, prenons quelques selfies (Brésil oblige ! Et puis ça fait des souvenirs) et hop on file se coucher en se promettant de se voir le lendemain.

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Petit dej enfilé rapidement, nous allons voir les fameuses piscines naturelles que nous a recommandées Angela la veille.


A 10h Hortense, motivée comme jamais, rejoint son prof de surf, nommé Edgar (et prononcé Edigar) pour 1h de folie. David a quant à lui été désigné volontaire pour être le photographe officiel qui immortalisera ses performances 😆. Rien ne l’arrête, elle prend vague sur vague - et quelques rares mais bonnes gamelles aussi 😉

Petite pause jus de maracuja les pieds dans l’eau et dernière session de body board.

Nous empruntons ensuite la route qui longe la mer, bordée d’un côté par les cocotiers et de l’autre part la canne à sucre. On se croirait en vacances LOL. Nous nous arrêtons à la ponta do Coruripe pour déjeuner chez la “rainha do mar”, face au petit port de pêche.

Nous reprenons la route vers notre dernière étape de la journée : la ville de Penedo chaudement recommandée par notre cher Routard - qui nous promet de “sortir des sentiers battus”. Et nous ne serons pas déçus!


Notre GPS, a décidé lui aussi de nous faire sortir des sentiers battus 😂. Fini les routes lisses et bitumées, nous nous retrouvons au beau milieu des champs de cannes à sucre, roulant tour à tour sur des pistes de terre, de boue, d’immense flaques d’eau et de crevasses. #onaimeonadore. Les cannes sont plus hautes que la voiture ! Nous perdons tous nos repères et nous sommes seuls, face à notre destin comme dirait Hortense.

Nous passerons bien une bonne heure, les fesses un peu plus serrées à chaque passage d'ornières #emoçãooooo #Dobbycehéros


Nous arrivons tous les trois éreintés à Penedo et nous installons sur une superbe place, au pied de l'hôtel de ville et face d'une église bondée de monde. Ça sort jusque sur le parvis et malgré la bruine!

Graças a Deus nous ne manquerons pas la messe 😉 Rien à voir avec les bonnes vielles messes française, là ça chantait et dansait en mode Jipsy king cathos sur le parvis jusqu'à 22h... Ils sont fous ces brésiliens!


Quant à nous, nous nous coucherons au milieu de ce vacarme, sans même avoir dîner...enfin après une bière et une petite portion d’escondidinho (sorte de hachis-parmentier local) tout de même. #amen

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Au petit matin, nous visitons Penedo et nous prenons la route pour nous rapprocher de Salvador.

Première étape, Sao Cristovao, ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Le Routard recommande d'y passer mais pour tout vous dire, il n'y a pas grand intérêt... Le centre historique est tout petit, et surtout complètement laissé à l'abandon...Nous y restons à peine une demi-heure le temps de faire un petit tour, et nous repartons aussi rapidement que nous y sommes arrivés.


Nous repartons en direction d'Imbassai, petite ville étape avant Salvador de Bahia. Nous y arrivons à la nuit tombée.


On s'installe pour dîner et là, le ciel nous tombe sur la tête... Enfin la pluie quoi mais pour nous c'est presque pareil 😛. C'est notre première chuva du séjour (hors Chapada Diamantina) et, on est clairement pas prêts !


On se hâte de rentrer tout notre barda, et on finira nos fajitas assis sur les sièges avant, en mode date romantique des séries américaines, sauf que là les dialogues sont plutôt de l'ordre de: "attention, tu fais couler le guacamole sur le siège, cochon!" et "fais gaffe, t'as un bout de fajitas dans les cheveux" #sexys #onnousment #ambiance

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Levés sous un ciel menaçant, nous renonçons à notre matinée surf et nous partons pour Salvador de Bahia!


Salvador a été la première capitale historique du Brésil avant de laisser sa place à Rio de Janeiro puis Brasilia.


Et Salvador se mérite... Nous passerons donc deux bonnes heures dans les bouchons, au milieu de cette jungle urbaine, avant d'arriver au Pelourinho, quartier situé dans le centre historique, côté ville haute - là où se trouve notre hôtel.


Le charme opère immédiatement : sons de tambour depuis la fenêtre de notre chambre, rues pavées en zig-zag, maisons colorées, églises toutes plus belles les unes que les autres et capoeiristes à chaque coin de rue... On est au top !

Nous passerons une bonne partie de la journée à visiter le quartier du Pelourinho et le largo de Carmo avant de rentrer faire une petite sieste régénératrice, plus que nécessaire pour aller au "Cravinho" (qui signifie petit clou de girofle), bar 100% local du quartier.


Il fait sombre, le bar est rempli, la cerveja coule à flot. Tout le monde est bien enjoué et nous nous régalerons de bolinhos de crevettes, de bière et d'un shot de cachaça, appelé Infusão 😂 (infusion). Il y a plus d'une vingtaine de sorte "d'infusions" de la "pau de rato" (pénis de rat) à la cura-tudo (remède miracle) 😂😂 David opte pour le cravinho - mais sur le moment on avait pas capté la signification... dommage pour lui, qui devra se taper le shot de cachaça au clou de girofle #bonappétitbiensûr

Nous dînerons ensuite un bon petit plat de chèvre rôtie dans un resto bien vide en ce lundi soir, pour rentrer nous coucher épuisés mais charmés.

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Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le téléphérique local qui nous emmène dans la partie basse de la ville. Cela coûte 4 centimes d'euros et permet aux habitants de gagner du temps et de l'énergie - il faut dire que la ville est sacrément escarpée et qu'il y fait bien chaud, même à 8h du matin.


Nous nous dirigeons vers le port et passons par le marché, où nous goûtons à un délicieux fruit appelé Mangustão - trop trop bon !

Nous prenons ensuite la direction de l'église Nosso Senhor do Bonfim. A peine arrivés, nous sommes pris d’assaut par les vendeurs de bracelets, les "fitas", ces fameuses petites bandes de tissu, colorées et au nom du senhor de bonfim. Il faut faire 3 nœuds, en faisant un vœux à chaque nœud. Pour que les vœux s'exauce, il faut jeter le bracelet dans un court d'eau lorsqu'il tombe... On ne sait pas si on y croit mais on en a quand même mis deux autour du rétro de Dobbyzão... Il faut bien mettre tous les chances de notre côté😉😉


Nous parvenons à nous frayer un chemin et visitons la fameuse église où l'on peut encore une fois voir la ferveur de la foi des brésiliens. Les bracelets sont partout, et il y a même une pièce où l'on accroche au plafond, à l'aide des fitas, des membres en plastique, pour demander la guérison de proches.

De retour dans le centre historique, nous flânerons le reste de la journée dans les quartier de Carmo et Santo Antônio - quartiers plutôt bobos mais trop mignons.