Carnet de voyage

Locasaventuras

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Dernière étape postée il y a 15 jours
Voyage en couple d'un an en Amérique Latine, du Mexique à la Bolivie. Voyageant avec un petit budget, nous partagerons volontiers nos bons plans sur les visites, transports, hôtels...
21 septembre 2017 au 31 octobre 2018
58 semaines
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Ça faisait un moment qu'on attendait de prendre ce train mythique, qui fait la route Lima-Huancayo-Lima à travers des paysages de cartes postales. Pour la petite histoire, c'est le train qu'empruntent Tintin, le capitaine Haddock et Milou dans l'album "Le temple du Soleil". Heureusement pour nous, le trajet s'est mieux passé que dans la BD. 😉

Le temple du Soleil

Le train fait l'aller retour Lima-Huancayo environ une à deux fois par mois. On n'a pas fait le trajet aller retour en train pour une question financière. En effet, le billet représentait un budget important pour nous, même en classe "classique": 311 Soles = 81€. Pour aller à Huancayo, on a pris un bus censé être plus rapide que le train (8h contre 12h pour le train). C'était sans compter sur 2 heures de bouchons en sortant de Lima et une crevaison du bus. Au final, on a mis 11h. Et cerise sur le gâteau, on arrive en pleine nuit à notre hôtel réservé, et on nous dit sereinement qu'il n'y a plus de chambre disponible... On passera une heure à chercher un autre hôtel en essayant d'éviter au max les hôtels de passe qui fleurissent dans toutes les villes du Pérou.

Tarifs du train

Le 1er juillet à 6h30 du matin, on arrive à la gare de Huancayo et on monte dans le train, qui est loin d'être plein. Première bonne surprise, comme il n'y a pas foule, on est placés dans un compartiment classe "touristes" au lieu de la classe "classique", beaucoup plus confortable. Deuxième bonne surprise, on nous autorise à aller dans le wagon bar panoramique normalement réservé à la classe touriste. 😀 On a bien fait de ne pas prendre la classe touriste qui aura comme seul avantage d'avoir un repas légèrement supérieur au notre. On a vraiment été chanceux.

Dans une region très miniaire, la ligne ferroviaire a été construite entre 1870 et 1908 sous la direction de l'ingénieur Polonais Ernest Malinowski. Aujourd'hui encore, de nombreuses mines sont toujours en activité tout au long du parcours. La ligne ferroviaire est beaucoup moins utilisée depuis la création d'une route dans la 2ème partie du XXème siècle. Le train parcourt les 335km du parcours en 12-13h. Il passe sur 58 ponts, traverse 69 tunnels et emprunte 6 zig-zags! Quand les virages sont trop serrés et pour gagner/perdre de l'altitude rapidement, un zig-zag est installé. Le train avance au maximum, un changement d'aiguillage est effectué et on repart en marche arrière sur quelques kilomètres. Ensuite, on réitère l'opération et c'est reparti. La locomotive change aussi parfois de place en étant positionnée en tête ou en queue de train, avec rotation nécessaire. C'est impressionnant d'assister à toutes ces manoeuvres.

Zig zag

Ce train a longtemps été le plus haut du monde avant que les Chinois n'envahissent le Tibet et y construisent une ligne à plus de 5000m. Le Ferrocarril Central Andino monte à 4830m, soit plus haut que le Mont Blanc! On s'est aussi arrêté dans la gare de Galera à 4780m. On n'a pas souffert de l'altitude mais il faut dire qu'on s'est pas mal acclimatés avec les Treks dans la Cordillère Blanche. À bord du train se trouve une équipe médicale qui met à disposition de l'oxygène pour les personnes qui en ont besoin.

L'intérieur du train entièrement en bois ne manque pas de charme. On a l'impression de remonter le temps pendant ce voyage.


Niveau paysage, on en a pris plein les yeux notamment sur la 1ère partie du voyage, avant d'atteindre la 2ème gare la plus haute du monde. Le temps était magnifique et les montagnes et lagunes nous offraient une palette de couleurs incroyable. On a aussi vu des vigognes/lamas/alpagas (On ne sait pas encore bien les différencier). C'était aussi assez marrant de traverser de nombreux villages avec les signes et sourires des locaux, notamment des enfants pour qui ce train touristique représente un moyen de transport assez atypique et malheureusement inaccessible pour la plupart d'entre eux. Je pourrai vous en parler toute la journée tant cette expérience a été géniale mais place aux photos. 😉

Ferrocarril Central Andino

Hasta luego! 😉

25
juin

Après cette randonnée menant à la laguna Churup, nous prenons une journée pour récupérer et faire le plein de nourriture avant d'entamer ce trek de 4 jours combinant la laguna 69 et le trek de Santa Cruz. Nous choisissons de partir de Caraz, bien plus proche des départs de trek que Huaraz.

Après plusieurs recherches, nous choisissons de faire ce trek en totale autonomie. N'ayant jamais fait de trek de plusieurs jours en autonomie, nous achetons une bonne quantité de nourriture de peur de manquer mais tout ça ça pèse... 😅 Matthieu partira avec quasi 15kg sur le dos et moi avec 8kg. Il y a la nourriture à transporter, le réchaud, un peu de vaisselle mais aussi tout l'équipement de camping et des affaires chaudes pour les nuits "fraîches".


Notre stock de nourriture pour 4 jours

Journée 1 : La laguna 69 - départ à 3900 m d'altitude / arrivée à 4600 m (13km)


Il est 6h, le réveil sonne. Petite nuit pour moi, j'ai attrapé un sacré coup de froid pendant la randonnée de l'autre jour. En altitude, le soleil tape fort ce qui donne une impression de chaleur alors qu'en réalité l'air est froid... Je ne me suis pas méfiée. Billets déjà achetés, dur dur de faire machine arrière. On part alors direction la laguna 69 dans l'espoir que mon rhume n'empire pas. Et bien en réalité, c'est le cas inverse qui se produit... Au bout de quelques centaines de mètres de marche, je commence à me sentir vraiment fatiguée, à ressentir pas mal de courbatures ici et là. Ça commence bien ! Mais il s'agit de la laguna 69 et dur dur d'y renoncer ! On finit par planquer mon gros sac à dos dans les hautes herbes afin de soulager un peu mon corps. Je ne vous cache pas que quand on a vu la dernière montée qui nous attendait on a "légèrement" râlé mais on y est arrivé ! Grâce notamment aux encouragements des autres randonneurs et à notre force de volonté ! Et une fois arrivés là-haut, quelle récompense ! La vue est juste magnifique, la couleur de l'eau est comme celle des photos. On comprend alors pourquoi cette lagune est si célèbre 😊. Mais aussi parce que tout au long de cette randonnée, on peut "apercevoir" le Huascaran, sommet qui culmine à plus de 6700m.

On profite de la vue durant une petite heure et il est déjà temps pour nous de faire demi tour, une fois le soleil couché, les températures baissent fortement et avant ça nous devons monter la tente et dîner. Ce soir là c'est Matthieu qui se charge de tout : Laguna 69 : 1 - Carine : 0 (KO) 😁.


** Pour info : pour aller à la laguna 69 prendre un taxi de Caraz à Yungay puis un colectivo. Attention !!! Les chauffeurs de bus et de taxi ont tendance à doubler voir à tripler les prix de base. Pour notre part, on a payé 15 soles/pers alors qu'on aurait du payer à peu près le tiers ^ ^".



Laguna 69

Journée 2 : Première étape du trek de Santa Cruz - départ de Vaqueria à 3300 m / arrivée à Paria à 3900 m d'altitude (10km)


Après une bonne nuit de sommeil, je vais déjà un peu mieux. À l'inverse de Matthieu qui a passé la nuit à chasser une vache, qui rodait autour de notre tente tout en machouillant un bon bout de duvet trouvé on ne sait où, et qui commence à avoir un début de rhume. À chacun sa journée !

Quand on se réveille, on se rend compte que la tente est gelée 😅. À cette altitude, les températures sont négatives la nuit ! Il est alors temps pour nous de préparer le petit déj et de remballer toutes nos affaires. Nous avons rdv à 8h30 avec un chauffeur de colectivo direction le départ du trek de Santa Cruz.

Pour la petite anecdote, étant un peu en retard Matthieu me demandera d'aller au devant du bus pour le faire patienter un peu le temps qu'il arrive. Pas si réveillée que ça finalement, je finirai par me rendre compte au bout de 10/15min de marche que je n'ai pas pris le bon chemin et que je suis partie bien trop loin 😄. Bref... une fois dans le bus, c'est parti pour une heure et demie de montée puis de descente. Les paysages sont magnifiques, on a hâte de commencer cette randonnée !


Durant cette journée, nous croisons pas mal d'Andins souriants (personnes vivant dans les Andes) et d'enfants qui nous demandent de leur donner des galettes/cookies. Nous decouvrons plein de petites habitations perchées ici et là. Nous traversons des forêts d'eucalyptus et marchons dans les plaines. Et sur le chemin, nous avons la chance de voir des vigognes (entre le lama et l'alpaga, il s'agit d'une race un peu plus sauvage). Avec moins de dénivelé positif cette journée, malgré la fatigue, aura été plus facile que la précédente.


** Pour info : Vous pouvez demander au chauffeur de bus qui vous a emmené le matin même à la laguna 69 de vous récupérer le lendemain. Comme il s'agit de la même route ça se fait beaucoup ! Attention !!! Encore une fois, ce même chauffeur nous a fait payer 15 soles/pers également alors qu'on aurait du en payer que 5. En gros de Yungai au départ du trek de Santa cruz, le trajet ne devrait pas coûter plus de 10 soles/pers.



Vaqueria - Paria

Journée 3 : 2ème étape du trek de Santa Cruz - départ de Paria à 3900m / arrivée à Taullipampa à 4200m en passant par la Punta Union à 4750m (12km)


Même rituel matinal pour cette journée qui s'annonce physique. Réveil vers 6h30, on prend notre petit dej, on range nos affaires et c'est parti pour une nouvelle journée de marche.

Les paysages sont différents de la veille, on ne croise plus de maisons, c'est moins vert. On est en pleine montagne. On aperçoit plein de sommets enneigés, plusieurs lagunes. C'est magnifique ! Mais qu'est ce que ça grimpe.

En effet, ce jour là, nous sommes montés jusqu'à 4750m d'altitude, point le plus haut qu'on ait atteint jusqu'à présent et on n'était pas peu fiers d'être arrivés là-haut après plusieurs heures de montée et pas mal de pauses ! Après un repas assez rapide en hauteur, on commencera la descente jusqu'au campement. Le campement paraît proche de là-haut mais en réalité nous mettrons deux bonnes heures à le rejoindre enfin Matthieu un peu moins 😁. Le temps de trouver un coin où s'installer, la nuit commence déjà à tomber et avec le vent qu'il y a il commence vraiment à faire très froid. Vite vite ! On monte la tente et Matthieu se met à la popotte pendant que je tente de m'abritter du froid.

Paria - Taullipampa

Journée 4 : 3ème étape du trek de Santa Cruz - départ de Taullipampa à 4200m / arrivée à Cashapampa à 2900m d'altitude (21km)


Pour cette 3eme étape, une question se pose. La plupart des randonneurs font cette étape en une journée et demie mais en sachant que sur la première moitié il s'agit surtout de plat et sur la seconde de descente on essaye de tout faire d'un coup ? En réalité, on est fatigués et on a envie de dormir dans un bon lit et au chaud ce soir 😊.

La première moitié se fera sur un rythme assez soutenu. Nous ne prendrons pas vraiment le temps de profiter des paysages et finirons par nous rendre compte que ça peut être bien qu'on termine ce trek d'une manière plus agréable. Ainsi, après avoir mangé un bout à la moitié de l'étape, nous reprendrons la marche plus tranquillement, on profitera davantage des paysages, on s'autorisera aussi une bonne pause au bord de la rivière... On a trouvé cette deuxième partie d'étape très jolie ! On vous laisse en juger par vous - même à travers nos photos.



Taullipampa - Cashapampa

Points importants :


- Quand on veut entreprendre ce genre de trek il faut partir en forme !!! 😉

- Tout au long de ce trek, on a suivi les recommandations d'autres voyageurs et les indications de mapsme : campements ici et là, tant de km par jour, mais après réflexion on aurait sûrement du s'écouter un peu plus et faire ce trek à notre rythme pour en profiter davantage !!

- Ce trek se fait souvent en tour avec des mules pour porter les affaires des randonneurs + tentes, bouteilles de gaz, nourriture pour tout le groupe... On ne va pas vous mentir, on a croisé plusieurs dizaines de mules chargées comme pas possible et qui semblaient vraiment épuisées ! De plus, lorsque les touristes sont loin, les guides/muletiers ne se gênent pas pour leur donner des coups, des coups de fouet, leur lancer des pierres pour les faire avancer alors SVP, oui c'est dur de porter ce poids durant plusieurs jours à cette altitude mais si vous ne vous en sentez pas capable sachez qu'il existe une multitude de randonnées à la journée à faire dans cette région !!!! 😉

- Pour notre prochain trek : emporter moins de nourriture !!!! 😅


Depuis la fin de ce trek, nous avons repassé une journée à Caraz afin de nous reposer puis avons passé 2 jours sur Lima. Au moment où j'écris cet article nous partons en direction de Huancayo où nous devons prendre un train (le 2ème train le plus haut du Monde) après demain. On s'est fait un petit plaisir et ça promet d'être génial ! On vous raconte tout ça bientôt.


Hasta luego !

Besitos a todos !!!

20
juin

Pour ceux qui n'ont pas l'appli et qui ont du mal à consulter le carnet de voyage locasaventuras, voici le lien du carnet de voyage sur le Pérou:

https://www.myatlas.com/CarinetMatt/locasaventuras-perou


Après quelques jours de transit dans le Nord du Pérou, nous posons nos affaires à Huaraz, ville de 100 000 habitants au coeur de la Cordillère Blanche et connue pour être le point de départ des Treks qu'on a envie de faire. Enfin, en théorie car après 2-3 recherches, on se rend compte que en effet pour les gens qui passent par un tour organisé, les départs se font d'Huaraz mais il y a entre 3 et 5 heures de transport pour arriver au point de départ des randonnées. Pas grave, on en profite pour faire une randonnée qui n'était pas au programme.

Laguna Churup - 4450m - 7km A/R depuis Pitek (600m de D+)

Cette randonnée est parfaite pour s'acclimater à l'altitude avant d'aller passer plusieurs jours à plus de 4000m. Les paysages sont grandioses et le soleil est au rendez-vous. On fait la rencontre et la montée en compagnie de 3 amis Français (Paul, Florian et Dimitri). Il y a juste une partie un peu plus difficile où des câbles ont été installés pour faciliter le passage. On passera un bon moment là haut à admirer cette lagune et le sommet qui la domine à plus de 5500m.


** Laguna churup - prix d'accès 30S la journée, comme partout dans le parc Huascaran. À noter que les prix ont "légèrement" augmenté début 2018. Le ticket journalier est passé de 10 à 30S et le ticket 21 jours à 65S a disparu pour laisser place au ticket 2-3 jours à 60 soles ou au ticket 30 jours à 150S... **

** Bus Huaraz - Pitek : 1h-1h30 - 10S** (prix touristique, plus cher que le taxi qui a refusé de nous prendre au retour pour ne pas se brouiller avec le chauffeur de bus)

Laguna Churup

Prochaine étape: trek en autonomie de 4 jours dans la Cordillère Blanche.

Hasta luego! 😉

14
juin
14
juin

Après avoir profité de la côte et notre date de passage au Pérou se rapprochant, on file direction Cuenca. D'après pas mal de personnes, il s'agit de la plus jolie ville d'Équateur.

On choisit donc d'aller y passer quelques jours. Étant pas mal fatigués en ce moment, on profitera surtout de notre passage dans cette ville pour nous reposer. Oui même si on peut imaginer le "voyage" comme des "vacances", ce n'est pas toujours de tout repos 😉.

Tout ça pour dire, qu'on n'aura pas fait beaucoup de choses à Cuenca. Mais, on peut quand même confirmer le fait que ce soit la plus jolie ville du pays !

Enfin durant ces 3 jours, on se sera tout de même un peu perdus dans ses rues, on aura longé sa rivière et profité un peu de son ambiance festive en soirée. Et question nourriture on aura surtout mangé de la pizza et du pain ! Vivement le Pérou qu'on retrouve une alimentation un peu plus variée 😄.


Cuenca

Après Cuenca, direction Vilcabamba un charmant village situé au milieu des montagnes. L'auberge où nous logeons se trouve sur les hauteurs de celui-ci. De la terrasse, on peut admirer les montagnes aux alentours et notamment Mandango, une montagne sacrée aux allures de corps humain allongé ! La vue y est magnifique et il s'agit de l'endroit parfait pour continuer à reprendre des forces avant de changer de pays !!

Et pour la petite anecdote : c'est la première fois de notre voyage qu'on aurait pu prendre un bon bain. Oui qu'on aurait pu parce qu'on n'a pas eu d'eau pendant 3 jours 😅. Vivement nos prochaines sources thermales !!


** À savoir : même si nous avons simplement profité du centre du village, il y a des choses sympas à faire dans le coin comme gravir des montagnes ou aller se baigner aux cascades 😉.

** Pour info : Nous avons logé à la Casa Caracola. Il s'agit dune maison tenue par un jeune couple très sympa ! On s'y sent comme chez soi !! Ils sont sur booking, 20$ la nuit.


Vilcabamba - la Casa Caracola

Après ce mois et demi passé en Équateur, il est temps pour nous de partir au Pérou !

Nous avons passé de très bons moments dans ce pays notamment du à toutes les belles rencontres qu'on a pu y faire et les retrouvailles avec Franck mais il est temps à présent, pour nous de filer à la découverte de notre avant dernier pays et on compte bien en profiter un maximum !

(Matthieu a ouvert un carnet de voyage pour le Pérou, comme il l'a fait pour l'Equateur et les autres pays. On vous met le lien dans le prochain article.)

Hasta luego todos !

Besitos 😊

Publié le 11 juin 2018
8
juin

Après avoir quitté l'Amazonie, on est retourné voir Francky et Estefania à Quito le temps d'un weekend avant de prendre un bus de nuit en direction de Puerto Lopez. Ce trajet de 8h30 n'a pas été des plus agréables. Avec la musique à fond toute la nuit, c'est assez fatigués que nous sommes arrivés à Puerto Lopez à 5h30 du matin. On a attendu une heure dans le terminal que le jour se lève et croyez-le si vous voulez, à cette heure là, il y a déjà des guides bien insistants pour vous vendre des tours pour aller voir les baleines... Après un bon petit déjeuner en ville, on est partis rejoindre la famille des Hautes Alpes rencontrée à Quilotoa. Nous les avons rejoints dans un hôtel très agréable situé à 10km de Puerto Lopez, à las Tunas.

** Hôtel Viejamar: 9$ en dortoir avec petit déjeuner, piscine et plage au pied de l'hôtel, parties communes très agréables et cuisine à disposition **

Puerto Lopez et Hotel Viejamar

Entre 2 baignades, on a été voir la playa de los Frailes située à 15km au Nord de Puerto Lopez. Cette plage est vraiment magnifique. Juste à côté, on trouve d'autres plages plus petites et rocailleuses envahies de crabes. Il y a aussi plusieurs miradors tout au long de la boucle que l'on peut faire à pied.

** playa los Frailes: taxi ou bus. attention, la plage ferme à 16h et les plages à proximité encore plus tôt **

Playa de los Frailes

Ensuite, on a décidé de partir à pied le long de la plage de las Tunas pour rejoindre Olon. On souhaitait trouver des coins sauvages pour camper. Ça ne s'est pas passé comme on pensait. Arrivés à Ayampe, on a essayé de prendre un chemin qui s'est vite transformé en galère à cause de la déclivité et des chiens agressifs rencontrés en chemin. On a alors dû marcher un moment le long de la route avant de refaire une tentative sur un autre chemin. Mais celui-ci était encore une vraie montagne russe et avec l'ensemble de nos affaires sur nous + eau et provisions (15kg pour Carine et 19kg pour moi), c'était un peu trop extrême. Finalement, c'est un taureau qui nous a dissuadé d'aller plus loin. On a regagné la route en passant par un champ (avec une belle chute de Carine au passage) et on a pris un bus pour rejoindre la prochaine plage. Et C'est à ce moment là qu'on a compris qu'on ne pourrait pas camper, le front de mer étant assez urbanisé. 😦 On est donc partis dormir à Olon complètement épuisés après avoir marché une quinzaine de kilomètres.

Entre las Tunas et Olon

Pour terminer notre séjour sur la côte Équatorienne en beauté, on est retournés à Puerto Lopez pour faire l'excursion à l'île de la Plata et voir si possible des baleines. Même si c'est le début de la saison, il est possible d'en voir. On sait que 3 jours d'affilée en début de semaine, les gens avaient vu des baleines. On était donc assez confiants. Malheureusement, la chance n'a pas été avec nous ce vendredi et nous n'avons vu aucune baleine. Passés la déception, on a quand même passés une chouette journée qui s'est déroulée de la manière suivante:

- 42km, 1h15 de bateau pour y accéder

- 2 heures de marche sur l'île de la Plata

- repas et session de snorkelling

- retour sur Puerto Lopez avec recherche infructueuse de baleines.

** Tour à 35$ négocié à 30$ avec Aventuras la Plata **

Sur l'île de la Plata, on a vu des fous à pattes bleues et des fragates. Ensuite, on a enfin vu des tortues de mer adultes (On avait vu des bébés au Nicaragua). Et j'ai testé le snorkelling. Je regrette de n'avoir pas testé plus tôt pendant notre voyage. C'est assez magique de voir les fonds marins avec une multitude de poissons, d'étoiles de mer et de coraux. Par la suite, on a aperçu des raies manta. 😀

Isla de la Plata

Puerto Lopez est une ville assez agréable et tranquille avec de nombreux pêcheurs qui viennent décharger et vendre leur pêche directement sur la plage. C'est ici qu'on a acheté des calamars. Une 1ère pour nous qui n'avons jamais cuisiné ce produit de la mer. Un délice!

Le dernier soir, on a retrouvé à l'occasion d'un repas la famille de Québécois rencontrée en Amazonie. Superbe soirée où on s'est promis de leur rendre visite pour essayer de voir des baleines au Québec. 😀


Prochaine étape à Cuenca.

Hasta luego! 😉

31
mai
31
mai

Ce matin, nous quittons la petite famille française et Baños direction la selva "la jungle" pour quelques jours.

À vrai dire, nous ne savons pas très bien à quoi nous attendre. J'ai entendu parler de cette petite communauté par une voyageuse et le tarif à la journée nous a tout de suite séduit **.

Nous retrouvons Carlos et sa femme Maria au terminal de bus de Puyo, quelques courses et hop on embarque direction l'Amazonie.

Après une heure de route, la dernière étape pour accéder au "terrain" est la traversée de la rivière. Cela se fait à l'aide d'une tarabita manuelle. Il faut donc s'aider de ses bras pour accéder à l'autre rive. Ça nous met tout de suite dans l'ambiance 😊. Et quelle bonne surprise en arrivant de l'autre côté : nous allons vivre 3 jours au milieu de cette nature, de cette jungle, une vie simple et riche en découvertes.


Cabanas Ecoiwia

Maria nous concoctera alors un bon petit repas avant que nous partions à la découverte de la selva avec Carlos, chaussés de nos bottes. Sur le chemin, Carlos nous fera découvrir les bienfaits de certaines plantes médicinales. Nous croiserons quelques insectes, une grenouille ; pas bien grande... Et pour clôturer cette jolie balade, Carlos nous emmènera à un point de vue d'où l'on peut admirer l'étendue de cette jungle. La vue y est incroyable ! Nous rentrerons ensuite au terrain nous reposer un peu avant de profiter d'un bon petit repas à base de poisson cuit sur le feu, dans une feuille de bananier, éclairé à la bougie. Ici, on retrouve les petites choses simples de la vie et ça fait un bien fou.


Réveil naturel pour cette nouvelle journée qui nous attend : ce matin il pleut à torrent ! Avant de démarrer notre première activité du jour, nous prenons notre petit déjeuner tranquillement dans l'espoir de laisser à la pluie le temps de se calmer un peu.

Ce matin, c'est avec Bosquo, le fils de Carlos que nous partons en balade. Sur le chemin, il ne manquera pas de partager avec nous son savoir concernant les plantes médicinales. Avez - vous déjà entendu parler du Sangre del dragon "Sang du dragon" ? Il s'agit d'un arbre qui contient un liquide rouge, comme du sang, lorsqu'on l'applique sur notre peau ce liquide se transforme en pommade blanche. Celle-ci est très bonne pour soigner les infections de peau et calmer les demangeaisons liées aux piqûres d'insectes...

Bosquo nous fera également goûter l'eau d'une liane (dont on ne se souvient malheureusement pas du nom), cette eau est très bonne contre le diabète et aurait aussi comme bienfait de nettoyer le sang et l'organisme.

Il nous montrera également des fruits très bons contre la malaria, des plantes utilisées pour tous types de maux du quotidien et d'autres pour chasser les mauvais rêves... Toutes ces découvertes nous feront complètement oublier la pluie qui s'abat sur nous depuis deux bonnes heures 😅. On continue à prendre conscience à quel point la nature peut être riche.

Et puis à un moment, Bosquo nous demande si nous avons déjà goûté du coeur de palmier nous lui répondons que non. Il part alors un peu plus loin, on entend plusieurs coups de machette et là on voit... un palmier tomber "tout va bien ?" je lui cris en espagnol il me répond "oui, oui" d'une voix très calme et on le voit revenir quelques secondes après avec un bon morceau de coeur de palmier qu'il nous offrira avec plaisir.

Pour clôturer cette jolie balade, Bosquo nous proposera de redescendre la rivière en pirogue. Bien sûr, nous acceptons sans attendre ! Sans savoir qu'une pirogue ce n'est pas très stable 😄. Cette matinée aura été très riche en découvertes et en partages.


Il est temps à présent de reprendre des forces. C'est au milieu de notre repas que l'on voit arriver une petite famille de québécois. Il ne se passera pas plus de quelques minutes avant que l'on ne se mette à discuter tous ensemble. Carolyne et Patrick sont partis sur la route il y a quasi un an avec leurs quatre filles âgées de 5 à 11 ans.

Après le repas, le soleil revenu, rien de mieux qu'une bonne partie de foot tous ensemble. Les enfants de Bosquo se mêleront également à la partie. Les glissades et les rires s'enchaîneront tout au long de cette belle partie ! 😄

Après ce moment "détente", c'est au tour de cette famille d'aller découvrir la selva. Nous, nous resterons avec Bosquo au "terrain" découvrir l'art de chasser avec une sarbacane après avoir fabriqué une flèche, en utilisant seulement un brin de tige de palmier.


Nous passerons la fin de la journée à discuter, rire, jouer aux cartes, dessiner pour les enfants... Une chouette ambiance règne ici ! On s'y sent vraiment bien !


Pour cette dernière journée, Carlos et Bosquo nous réservent une matinée pleine de découvertes. Cette fois - ci c'est tous ensemble que nous partons en balade. Tout d'abord, nous marcherons durant presque une heure et demie dans la jungle, ici les bottes sont de rigueur ! Puis nous ferons une première halte dans un village où se trouve une école, Matthieu y donnera son premier cours 😊. Nous irons ensuite retrouver une amie de la famille afin de goûter un alcool local à base de 7 plantes. Puis c'est en jeep que nous partirons en direction d'une cascade.

Cette cascade a une histoire : auparavant, les incas venaient se baigner ici pour se purifier, nettoyer leur corps et leur âme. Aujourd'hui, des shamans utiliseraient encore cette eau pour guérir les personnes malades.

Après cette baignade, Carlos et Bosquo nous proposerons d'aller voir des caïmans. Nous passerons ensuite par un autre petit "village" plein de charme puis nous terminerons cette belle matinée, à trinquer une fois de plus aux rencontres ! Nous rentrerons ensuite au terrain, et surprise : pendant que nous nous balladions, Maria en a profité pour pêcher du poisson dans la rivière et nous le cuisiner 😊. C'est délicieux !


Après ces trois jours passés ici, on ne vous cache pas que c'est dur pour nous de partir. Ce qu'on a vécu ici était vraiment fort et restera l'un des meilleurs souvenirs de notre voyage !


** Pour info : Allez-y les yeux fermés, cette petite communauté a vraiment plaisir de vous faire découvrir leur mode de vie. Si je devais donner 3 mots représentatifs de ces moments vécus ici ce serait : gentillesse, partage & joie de vivre. Et étant donné qu'ils ne passent pas par une agence, le prix à la journée qu'ils proposent est plus qu'intéressant : 35$ tout compris. N'hésitez pas à aller jeter un oeil à leur page fcb et à leur site internet : Cabañas Ecoiwia !!


Bon, comme certains le savent peut-être, nous ne sommes pas à jour dans nos articles 😅. Depuis l'Amazonie, nous avons été repasser 2/3 jours à Quito et cela fait 5 jours maintenant que nous sommes sur la côte.

Promis, le prochain article arrive très vite !

Hasta luego !

Besitos 😊

28
mai
28
mai
Publié le 1er juin 2018

Baños est une ville de 15 000 habitants située au pied du volcan Tungurahua. Ce volcan actif qui culmine à 5000m alimente les nombreuses thermes qui sont présentes dans la ville. On a vraiment apprécié se détendre dans les différents bassins (chaud, tiède, froid) en fin de journée la nuit tombée.

** bassins de la virgen: 2$ en journée, 3$ le soir, ferme à 21h, tout proche du centre de baños ; bassins el Salado: 3$, ferme à 20h, à 1.5km en montée du centre de Baños. Attention, il y a foule le weekend **

À Baños, on a retrouvé nos nouveaux amis rencontrés sur la randonnée de Quilotoa. On a encore passé de supers moments ensemble notamment à faire des soirées crêpes dans la cuisine terrasse de l'hôtel où l'on dormait. Un petit goût de France en Équateur.

** Hôtel Chimenea: 7.5$ en dortoir ou 20$ la chambre double, avec piscine et cuisine, terrasse sur le toit. **

Côté visite, on s'est laissé tenter par la Casa del Arbol. Sur le papier, c'était une magnifique balançoire suspendue à un arbre d'où on pouvait se balancer dans le vide avec une magnifique vue sur le volcan. En vrai, c'est un endroit très très touristique où la fameuse balançoire n'est pas tant dans le vide que ça. Et c'est plus un jeu de qui va faire la queue pour faire LA photo. Un peu déçus surtout que le volcan en face était bien dans les nuages. Néanmoins, on s'est bien marrés dans notre bus chivas son et lumière et les paysages sur la route sont sublimes.

** Casa del Arbol: bus à l'angle des rues Calle Pastaza - Vicente Rocafuerte, 2$ A/R, dernier bus à 16h ; entrée Casa del Arbol: 1$ **


Casa del Arbol

Le lendemain, on s'est attaqués à la route des cascades qui relie Baños à Puyo sur 61km. C'est quasi exclusivement de la descente jusqu'à la cascade la plus impressionnante, el pailón del Diablo (17km). Sur la route, on passe devant une multitude de cascades, de tyroliennes, de tarabitas (sorte de nacelle téléphérique). Mais comme on n'était pas rassurés au niveau sécurité, on est restés sagement sur nos vélos...😉

Route des cascades

Ces cascades sont déjà très impressionnantes mais ce n'est rien à côté de notre dernière découverte de la journée: el pailón del Diablo. Il y avait 2 sentiers de randonnée pour accéder à la cascade. On en a choisi un au hasard sans savoir s'il y avait une différence. En fait, il y en a un qui arrive au dessus de la cascade avec plusieurs ponts suspendus et un qui arrive en dessous. C'est ce dernier qu'on a pris. Imaginez vous approcher à 20cm d'une cascade de 80m de haut avec un débit hallucinant, après avoir presque rampé pendant 50m sur un chemin creusé à même la roche. 😀 Le bruit, la puissance (la douche gratuite), ça nous a fait un peu flipper. Sensations garanties. On n'a pas de photos de l'endroit au plus près de la cascade car l'appareil aurait été complément noyé et c'était tellement angoissant qu'on a dû y rester 5 secondes.

** location de VTT (bon matériel) - 5$ la journée; pailón del Diablo: 2$; camionnette pour ramener les vélos à Baños depuis pailón del Diablo: 2$ **

Pailón del Diablo

Prochaine étape: 3 jours en Amazonie...

Hasta luego! 😉

Publié le 28 mai 2018

On a remarqué qu'avec l'accumulation des articles (plus de 70), le site web a du mal à rester fluide alors que l'application fonctionne elle très bien. C'est pour ça qu'à partir de maintenant, on publiera les articles sur l'équateur sur un nouveau carnet de voyage (en plus des publications sur le carnet locasaventuras.

Voici le lien: Carnet de voyage Equateur


Hasta luego! 😉

26
mai

Pour préparer cette randonnée de plusieurs jours, on pose nos affaires à Latacunga, bourgade de 100 000 habitants située à proximité de la lagune de Quilotoa et du volcan Cotopaxi. Ce dernier culmine à quasi 5900m. Il est possible d'accéder à son sommet mais avec un guide et du matériel d'alpinisme ce qui rend son ascension un peu onéreuse (200$). Entre les nuages, on a quand même eu la chance d'apercevoir son sommet enneigé et sa forme parfaite. Par contre, on est loin des photos trouvées sur Internet où il est entièrement dégagé avec un ciel bleu sans nuage. Ça ne doit pas être la bonne saison.

** Hôtel Nacional - 20$ la chambre double négociée à 18$ - consigne gratuite pour les bagages **

C'est donc délesté de la majeure partie de nos affaires et avec notre petit sac à dos de 20l que nous partons à "l'aventure". Je mets aventure entre guillemets car initialement on pensait camper mais le temps changeant de l'Equateur nous en a dissuadé. Mais c'est surtout l'offre d'hébergements de qualité et bon marchés tout au long de la randonnée qui nous a convaincu. Pour environ 15$ par personne, il est possible de dormir en chambre/dortoir avec la demi-pension incluse (repas du soir et petit déjeuner). 😀 Ne vous encombrez pas de sacs de couchages, les hôtels mettent à disposition de nombreuses couvertures pour dormir au chaud. À Quilotoa, il y a même des poêles à bois dans les chambres.

On a d'abord pris le bus de 9h30 de Latacunga à Sigchos. Après un almuerzo rapide, on s'est mis en route pour notre 1ère journée de randonnée, la plus facile. On a décidé de partir de Sigchos et non de Quilotoa pour ne pas commencer par le "clou du spectacle" même si la difficulté est bien plus importante dans ce sens.

Jour 1: Sigchos - Isinlivi : 11km ; 500m de D+ ; 4h

Le trajet est assez bien indiqué à part sur la dernière partie (Après avoir traversé la rivière). Demandez aux riverains pour ne pas vous tromper et consultez l'indispensable Mapsme. Les paysages montagneux sont déjà très beaux mais de manière générale ça va aller crescendo au fil des jours. Une bonne mise en bouche pour se remettre en forme.


J1 - Sigchos-Isinlivi

Arrivé à l'hôtel, on fait la connaissance d'une famille Française en voyage. Pedro et Maé, les navigateurs partis du Portugal depuis 8 mois en bateaux stop, ce qui les a conduit au Maroc, au Cap Vert, en Martinique, au Panama et enfin en Colombie. Naomie, partie elle depuis 3 mois de Bolivie en passant par le Pérou. Hélène, la maman baroudeuse de Maé et de Naomie, venue partager un bout de leur voyage en Équateur. Le courant est tout de suite bien passé avec tout ce beau monde et on a continué la randonnée vers Quilotoa ensemble.

** Hostel Taita Cristobal: 15$/personne en demi pension - personnel très sympa et repas excellents et copieux **


Jour 2: Isinlivi - Chugchilán : 13km ; 600-700m de D+ ; 6h

Sentier bien indiqué tout le chemin. L'hôtel nous avait donné un plan mais on en a pas eu besoin et il ne semblait pas vraiment à l'échelle. 😀

On a enchaîné les paysages grandioses tout au long de la journée passant d'un versant à un autre.

J2 - Isinlivi - Chugchilan

** Hôtel el Vaquero: 15$/personne en demi pension - personnel au top et repas excellents et copieux, avec une vue incroyable sur la vallée **


Jour 3: Chugchilán - Quilotoa: 15km ; 1400-1500m de D+ ; 8h - le jour J

Deux itinéraires existent pour atteindre la lagune de Quilotoa depuis Chugchilán. On choisira celui qui passe par le petit village de Guayama San Pedro. Le parcours est assez physique avec 800m de D+ sur 8km. Mais l'effort est vite récompensé par la découverte de la lagune de Quilotoa. Cette lagune volcanique est une vraie merveille dont les tons bleus-verts évoluent en permanence en fonction des rayons du soleil.

Pour profiter à fond de ces paysages grandioses, on a continué la randonnée en faisant le grand tour (7km en prenant à gauche contre 3km de l'autre côté). On a souffert, le parcours étant loin d'étre plat. On est passé sur le pic le plus haut de la lagune de Quilotoa à 3930m. Les photos parleront mieux que de longues explications.


J3 - Chuchilán - Quilotoa

** Hôtel Chikirawa: 18$/pers avec demi pension - personnel peu à l'écoute et nourriture insipide - à éviter **

Cette randonnée est une des plus belles réalisées depuis le début de notre voyage. N'hésitez surtout pas à la faire!


Hasta luego! 😉

20
mai

À Quito, nous avons retrouvé Franck et sa copine Estefania. Franck est un copain de fac qui est installé à Quito depuis 3 ans. On a visité un peu Quito mais on a surtout profité de ces retrouvailles entre copains pour faire un peu la fête et partager leur quotidien.

Quito est une grande ville entourée de montagnes/volcans et avec un centre historique colonial très bien conservé. La ville est située à 2850m d'altitude et le climat est très changeant. On avait l'ambition de prendre le téléphérique et de monter jusqu'en haut du volcan Rucu Pichincha mais les mauvaises conditions météo nous en ont dissuadées.

Quito

À deux heures de Quito se situe Mindo, petite bourgade perdue au milieu des montagnes. Mindo est située à 1200m d'altitude et dispose d'un climat tropical. On a aimé se ballader sur les hauteurs de Mindo en pleine nature.

On a notamment visité la Tarabita, un site accessible en "téléphérique" et situé à 7km de Mindo. Pour y accéder, il faut prendre une nacelle à ciel ouvert qui passe au dessus d'une forêt tropicale. Cette nacelle fonctionne grâce à un moteur à la Mad max activé par une pédale... sensations garanties. De l'autre côté de la montagne, on trouve des sentiers de randonnée qui permettent d'accéder à 7 cascades différentes. Même si on a eu pas mal de pluie sur la fin de notre visite, cette randonnée de 22 km aura été bien agréable.

** Pour info : prix de l'entrée à la Tarabita 5$**

La tarabita et ses cascades

Sur la route en direction de Quito, on s'est arrêtés à Mitad del Mundo. Ce lieu très touristique abrite plusieurs musées et monuments situés plus ou moins sur la ligne de l'Equateur. Le plus célèbre est le monument construit à l'emplacement déterminé à la suite des travaux menés par le Français Charles-Marie De la Condamine au XVIII ème siècle. Cependant, les relevés GPS indiquent que la ligne de l'Equateur passe 300m plus au Nord.

Monument Mitad del Mundo

On a donc préféré aller visiter le musée Intiñan situé à quelques centaines de mètres et qui explique certains phénomènes que l'on rencontre sur la ligne de l'Equateur. Voici quelques exemples:

- on pèse moins lourd (environ 1kg du fait de la gravité plus faible car on est plus éloigné du centre de la Terre en étant au niveau de l'Equateur )

- l'eau s'écoulerait sans tourbillon et dans des sens opposés que l'on soit dans l'hémisphère Nord ou Sud.

FAUX - apparemment c'est un tour de passe passe fait par les guides, en fonction du côté par lequel ils remplissent le lavabo. On y a cru jusqu'à chercher la confirmation sur Internet.

- on peut poser un oeuf à priori sans trop de difficulté sur un clou (nous on n'a pas réussi mais d'autres si).

- il est très difficile de garder l'équilibre sur la ligne de l'Equateur. L'expérience consiste à avancer pas à pas les yeux fermés et les bras écartés. Il est impossible de faire plus de quelques pas sans perdre l'équilibre.

À part ces expériences intéressantes, le musée est un mélange de différents éléments dont on ne voit pas bien ce qu'ils viennent faire là. Des maisons de civilisations anciennes, une reconstitution de tombe, une partie sur le cacao, difficile de voir le fil conducteur. Néanmoins, on a passé un bon moment jusqu'à... ce qu'on retrouve nos sacs à dos complètement noyés. Et pour cause. La salle de "stockage" où on nous a fait mettre nos sacs à dos n'était pas vraiment un endroit à l'abri des intempéries. On n'a pas fait attention en posant nos sacs mais il y avait une gouttière au bout de la pièce... 😦

** Pour info : prix de l'entrée au musée Inti Ñan: 4$ **

Musée Inti Ñan

Maintenant direction Latacunga pour faire la boucle de Quilotoa (randonnée de 3 jours)


Hasta luego! 😉

COSTA RICA- 20 jours

Budget initial: 36€/jour/personne

Dépenses réelles: 31€/jour/personne

Cascades: 2 (Rio Celeste et Llanos de Cortes)

Baignades/plages : 5 (Samara, Marino Ballena, Bahia Drake, Manuel Antonio, sources d'eau chaude Arenal)

Transports: 5 bus,1 voiture de location

Volcan(s): 1(Arenal, mais on ne peut pas vraiment l'approcher)

Tops :

- Bahia drake

- Manuel Antonio

- Sources d'eau chaude près de la Fortuna

- Les 10 jours avec Ben et Chloé

Flop :

- Parc du volcan Arenal (très cher pour pas grand chose)


PANAMA: 12 jours

Budget initial: 27€/jour/personne

Dépenses réelles: 23€/jour/personne

Transports: 4 bus, 1 avion

Tops :

- Boquete

- Rencontre avec le Quetzal

- Quartier historique Panama City

Flop :

- Panama City et ses trop nombreux grattes-ciels


COLOMBIE: 70 jours

Budget initial: 19€/jour/personne

Dépenses réelles: 21€/jour/personne

Nuits en tente: 14

Villes/villages de charme : 8 - Cartagena, Filandia, Salento, Villa de Leyva, Barichara, Guane, Guatape, Jardín

Transports: 50 bus, 17 taxis, 5 jeeps, 4 téléphériques, 2 avions, 2 vélos, 2 lignes de métro, 2 tuktuk

Altitude la plus haute : 4000m (Páramo d'Oceta)

Tops :

- La gentillesse et la joie de vivre des colombiens

- La nourriture

- La vallée de Cocora avec ses palmiers géants

- Le parc Tayrona

- Le désert de la Tatacoa

- Le paramo d'Oceta

- Ses villages colorés (Cartagena, Filandia, Salento, Guatape et Jardín)

- Les deux semaines passées avec les parents de Matthieu

- Notre volontariat

- Medellin et ses téléphériques

Flops :

- Les temps de trajets

- Le Mondongo (la soupe à base de trippes)


En bref vous l'aurez sûrement deviné on est tombé sous le charme de ce pays !! 😄

9
mai

Après San Agustin, on se dirige vers la frontière Colombie-Équateur, par le passage d'Ipiales. Pour minimiser l'attente à la frontière, on y va pour 5h30 du matin. Il y a déjà pas mal de monde à cette heure matinale, quasi exclusivement des Vénézuéliens qui fuient la misère dans leur pays.

Assez rapidement, on discute avec Ali, un jeune Vénézuélien d'une vingtaine d'années. Il part à Lima au Pérou pour essayer de trouver un travail et pour envoyer de l'argent à sa femme enceinte restée au pays. Malgré celà, Ali garde le sourire et une énergie incroyable.

Après 1h d'attente pour obtenir le tampon de sortie du territoire Colombien, nous nous dirigeons ensemble vers l'entrée de l'Équateur. Pendant ces 2h d'attente, nous avons rencontré tout un groupe de Vénézuéliens se dirigeant eux aussi vers le Pérou. Ils ont tous une pêche incroyable malgré leur situation difficile. Ils nous en ont appris un peu plus sur la situation de leur pays. Le président, Nicolá Maduro s'accroche au pouvoir et à sa politique qui laisse une grande majorité de la population dans un désarroi le plus total. La monnaie, le Bolivar Vénézuélien, ne vaut quasiment plus rien. Le gouvernement peine à importer les biens de première nécessité (médicaments, nourriture...). Et plutôt que de se remettre en cause, Maduro crie au complot organisé par les USA et la Colombie pour l'écarter du pouvoir.

Les Vénézuéliens que nous avons rencontrés espèrent revenir un jour au pays mais seulement lorsque Maduro aura laissé sa place. Aujourd'hui, environ 5000 Vénézuéliens fuient leur pays chaque jour...

De ce passage de frontière, nous retiendrons une belle leçon de vie donnée par ces Vénézuéliens courageux qui cherchent un avenir meilleur.

Frontière Colombie Équateur

Notre 1ere étape en Équateur se situe à Otavalo. Cette ville est réputée pour son marché artisanal et pour ses lagunes volcaniques situées à quelques kilomètres. L' Équateur est un pays très volcanique avec 84 volcans dont 27 actifs.

Durant notre séjour à Otavalo, nous dormirons dans un hôtel qui ne manque pas de charme.

** Hôtel Valle del Amanecer : 14$ par personne négocié à 10$ (avec petit-déjeuner) **

Hotel Valle del Amanecer - Otavalo

La lagune de Cuicocha est située à 15 kilomètres d'Otavalo. C'est une lagune volcanique perchée à 3100m d'altitude et dont il est possible de faire le tour (4-5h, 14km). Nous n'avons pas fait le tour mais nous en avons quand même pris plein les yeux. Les 2 îles situées au milieu de la lagune ainsi que les différentes teintes de bleu de l'eau rendent l'endroit magnifique.

** Pour accéder à la lagune: prendre un bus pour Quiroga (0.7€) puis un taxi (5$). Si le taxi retour vous pose un lapin (comme pour nous), faites du stop 😉 **

Laguna de Cuicocha

Pour notre dernier jour à Otavalo, nous sommes passés entre les averses pour aller voir le fameux marché. Cependant, le "vrai" jour du marché est le samedi, jour pendant lequel une grande partie de la ville est occupée par le marché. Le reste de la semaine, le marché artisanal est concentré sur une grande place. Nous y sommes brièvement passés pour 2 raisons:

- nous étions les seuls touristes et il était impossible de s'arrêter devant un stand sans se faire alpaguer par un(e) vendeur(se).

- ce marché ne semble pas si artisanal que ça, ou alors l'artisanat est produit à la chaîne ici...

Vous l'aurez compris, il sera difficile de surpasser le marché de Chichicastenango (Guatemala) qui reste un gros coup de coeur pour nous. 😀

Marché artisanal et Otavalo

À l'heure où nous écrivons cet article, cela fait 5 jours que nous sommes à Quito. On a retrouvé Franck, un copain Français installé ici depuis 3 ans. On vous raconte tout ça dans un prochain article!

Hasta luego! 😉

5
mai
5
mai
Publié le 7 mai 2018

On a longuement hésité entre aller à Tierradentro ou à San Agustin. Finalement, on a opté pour San Agustin. De là, on a encore le choix de la frontière par laquelle on va passer en Équateur:

- Ipiales à l'Ouest qui est le passage "classique" vers l'Equateur. Sauf qu'en ce moment avec la crise au Venezuela, de nombreux Vénézuéliens quittent leur pays pour s'installer dans un autre pays. Cette situation dramatique fait qu'il n'est pas rare d'attendre plusieurs heures à la frontière.

- San Miguel plus à l'Est dans l'Amazonie mais pas forcément recommandé d'un point de vue sécurité surtout en ce moment avec les tensions liées à la recrudescence d'enlèvements par les Farcs.

La prudence nous fera choisir de passer par Ipiales, même si on attendra sans doute quelques heures à la frontière.

San Agustin est une petite ville tranquille dans une région montagneuse qui abrite de nombreuses cascades. Mais elle est surtout touristique pour les sites archéologiques présents dans la région. Nous avons logé dans un hôtel situé sur les hauteurs de la ville. Cet hôtel était l'endroit parfait pour se poser et profiter du calme. Nous devions rester deux nuits et nous sommes restés finalement quatre nuits...

** Hôtel casa del Japones: 50000 la chambre double ou 25000 le lit en dortoir (lit double)**

Hotel casa del Japones

Entre deux siestes dans les hamacs, on a quand même été visiter le parc archéologique situé à proximité de la ville. Pour celà, nous étions accompagné d'un fidèle toutou qui nous a lâchement abandonné quelques heures plus tard pour un os de poulet... Le parc archéologique est constitué d'un musée et de multiples statues, temples et tombeaux. Les statues représentent des êtres fantastiques (mélange humains-animaux), des animaux. On ne sait pas grand chose de la civilisation qui a bâti ces vestiges. Aucune écriture n'a été retrouvée. On sait seulement qu'ils venaient rendre ici un culte à leur morts et à leurs dieux. On trouve aussi le fuente de lavapatas, un réseau de rigoles et de bassins creusés à même le lit de la rivière et représentant des serpents, lézards et autres formes plus ou moins humaines. L'ensemble a souffert du temps et aujourd'hui on distingue mal les différents éléments de la fuente.

** Parc archéologique de San Agustin: 25000 pesos, passeport de deux jours qui donnent accès à une multitude d'autres sites archeogiques de la région **

Parc archéologique de San Agustin

Après la visite de ce site plein de mystères, on se dirige vers la frontière avec l'Equateur que l'on passera le 8 mai.

Hasta luego! 😉

1
mai

Après Jardín et son climat tempéré, on se dirige vers le désert de la Tatacoa situé à une quinzaine d'heures de bus. Là, le climat est bien différent et on retrouve une chaleur étouffante. Le désert de la Tatacoa n'est pas un désert à proprement parler. C'est une forêt tropicale assechée sur laquelle il tombe en moyenne plus de 1000mm de pluie chaque année. Avec l'érosion due aux fortes pluies se sont formées des sculptures de formes diverses et variées au fil du temps. Pour notre part, c'est la première fois que l'on voit ce genre de paysages et on a vraiment apprécié le dépaysement. Comme dormir dans la tente nous manquait, on a campé dans un hôtel/camping à deux pas du désert. Avec la chaleur, on a pas super bien dormi mais pour deux nuits, ça passe! On a aussi rencontré une Française qui nous a donné plein de bons plans pour l'Equateur et un routard Belge d'une cinquantaine d'année qui a visité un nombre de pays incroyable (au moins une centaine).


** Pour info : accès au désert de la Tatacoa : une heure de bus depuis Neiva puis 15min de tuktuk depuis Villavieja.


Ce désert est constitué de deux parties distinctes: un partie rouge et une partie grise. On a commencé par la visite de la partie grise. Pour celà, on a loué des vélos à l'hôtel (encore une fois dans un état assez limite mais on s'habitue). 😉

Désert de la Tatacoa- partie grise

Puis on a visité la partie rouge du désert au coucher du soleil. Cette partie très impressionnante et photogénique est celle qu'on a préférée. On a l'impression d'être sur une autre planète!

Désert de la Tatacoa - partie rouge

Une chouette visite qui montre encore une fois la diversité des paysages en Colombie.

Prochaine étape à San Agustin avec la visite d'un site archéologique.

Hasta luego! 😉

28
avr
28
avr
Publié le 3 mai 2018

Après l'impressionnante Medellín, direction Jardín, à 3h de bus de là.

À peine descendus du bus, nous sommes déjà sous le charme de ce village. Comme vous le savez, nous ne sommes pas à notre premier village de Colombie, nous en avons visité de très beaux et bien celui-ci n'a vraiment rien à envier aux autres.

Il s'agit d'un village très coloré perdu au milieu des montagnes. Sa place centrale avec sa fontaine est très jolie et fleurie. Tout autour de celle - ci se dresse des petits cafés majoritairement occupés par les hommes du village qui aiment porter de beaux sombreros. On y trouve également une très jolie église.

À savoir aussi (détail important pour nous !!)que dans ce petit village, on trouve beaucoup de très bons restaurants avec des prix vraiment pas excessifs ! Comme vous vous en doutez, on en aura profité pour reprendre encore un peu de poids 😉. D'ailleurs, en parlant de nourriture, on a goûté une spécialité sucrée du coin dont on a oublié le nom.... Il s'agit d'un mélange de panela (sucre de canne), de crème et de miel. Un peu trop sucré à notre goût mais à tester !!


** Pour info, nous avons séjourné à l'hôtel Diana Campestre. Hôtel un peu reculé du centre avec une jolie vue sur les montagnes des alentours et avec un petit chemin donnant sur la rivière. Les prix des chambres varient de 40 000 à 60 000 pesos


Jardín

Durant ces quelques jours passé à Jardín, on en aura profité pour aller se balader dans les alentours mais pour ne pas trop nous fatiguer 😄 on aura préféré prendre le téléphérique pour monter en haut de la colline... Je ne vous cache pas que je n'étais pas hyper rassurée (vous comprendrez sûrement pourquoi en voyant les photos) mais une fois lancé, quelle jolie vue sur l'ensemble du village qui se confirme en arrivant là-haut !

Après un petit rafraîchissement, nous voilà reparti en sens inverse mais cette fois ci à pied ! On fera le choix de passer par la route des cascades un peu plus longue que l'autre mais bien plus jolie, accompagnés de Juan Emmanuel, un petit garcon de 7 ans, futur champion cycliste qui insistera pour faire quelques mètres avec nous 😊.


** Pour info : le trajet en téléphérique coûte 3500 pesos (A/R : 7000 pesos)


Autre ballade qui nous a beaucoup plu ; celle qui mène jusqu'au Christ. Normalement, il est possible d'y accéder en téléphérique mais celui-ci ne fonctionne plus depuis quelques temps. On montera donc à pied !! 😊 Nous choisirons d'emprunter le chemin de droite à l'aller, chemin plus long mais beaucoup plus beau en matière de paysages. Arrivés là-haut, c'est encore une jolie vue qui s'offre à nous, à l'opposé de là où nous étions là veille. On profitera alors un moment de cette vue sur Jardín et sur les montagnes aux alentours avant de redescendre (par l'autre chemin). Sur le chemin du retour, on se laissera tenter par un restaurant proposant de la truite fraîche, élevée ici même, un délice !


Après avoir bien profité de Jardín il est temps pour nous de filer direction le désert de la Tatacoa mais il va falloir être patients, une bonne journée et demie de bus nous attend avant ça !

Hasta luego !!!

Besitos 😊

24
avr
24
avr
Publié le 29 avril 2018

On appréhendait un peu le retour dans une grande ville (+ de 3 millions d'habitants) après 3 semaines passées en pleine nature et dans un village typique.

Suivant les conseils du lonely planet, on a atterri dans le quartier el poblado situé à quelques stations de métro du centre ville. Medellin est la seule ville de Colombie à avoir un métro. Ce quartier réputé très sûr est un quartier touristique, très touristique avec de nombreux bars et boîtes de nuit. Vous l'aurez compris, ce n'est pas le quartier le plus typique de la ville et les prix sont plus Européens que Colombiens mais il a l'avantage de proposer un choix d'hôtels bon marchés et de qualité.

Notre séjour à Medellin aura été assez court mais on a eu le temps d'en prendre plein les yeux. On a notamment participé à un free walking tour dans un quartier de Medellin. La comuna 13 était un haut lieu du traffic de drogues jusqu'il n'y a pas si longtemps. Il est sur la route stratégique qui va de Medellin au Panama. En 2002, le gouvernement Colombien a décidé de déloger la guerilla (FARC et ELN) de ce quartier. Pour celà, il a déployé plus de 1000 paramilitaires lors d'une opération de grande ampleur. Selon Evelin, notre guide qui a toujours vécu dans le quartier et qui était enfant à cette période, ça a été des semaines d'horreur avec de nombreux morts et disparus (officiellement 11 morts mais plus de 500 disparus). La suite n'a pas été plus glorieuse. Les paramilitaires ont pris le contrôle du quartier et il y a eu de nombreux disparus, notamment beaucoup d'enfants. Mais peu à peu, les choses évoluent et le quartier est aujourd'hui dans une phase de paix qui reste néanmoins fragile, avec de nombreux gangs appelés "combos" encore présents. La mairie de Medellin mène depuis plusieurs années une politique de développement pour réduire la criminalité et la pauvreté à Medellin. La comuna 13 en est l'exemple parfait. Evelin nous a parlé de la médiathèque construite dans les années 2000 qui permettait chaque jour aux jeunes de "sortir" de la rue et des favelas plusieurs heures pour aller profiter d'Internet gratuit, regarder des films, prendre des cours de danse et bouquiner. En 2012, six escalators ont été installés au milieu des favelas pour faciliter la vie des habitants. Des artistes locaux ont commencé à prendre possession des murs du quartier pour réaliser des oeuvres qui témoignent de l'histoire du quartier et des drames qui s'y sont déroulés. Tout ceci a contribué au développement du tourisme et a apporté un nouvel axe de développement à ce quartier. Pendant notre visite, on a croisé énormément de touristes qui participaient eux aussi à des visites du quartier.


** Free Walking tour Comuna 13 : Medellin Travel (réservation sur leur site internet) **

Comuna 13

Un autre axe de développement important pour les habitants est le transport. Comme les favelas sont construites à flanc de montagne avec des pentes impressionnantes et souvent privées de routes, le seul moyen de les rendre accessible était de construire...des téléphériques. Il existe 4 lignes de téléphériques et 2 sont actuellement en construction. On se rend vraiment compte de la taille de la ville et de l'ampleur des favelas en empruntant le téléphérique. Une expérience à ne pas rater lors d'un passage à Medellin.

** lignes de téléphérique de Medellin : transport public, 2400 pesos **

Téléphérique, Medellin

On a que très peu visité le centre ville de Medellin, qui ne nous a pas semblé très attirant, hormis la place Botero qui présente de nombreuses immenses sculptures de l'artiste.

Place Botero

Lors de notre dernier jour à Medellin, On s'est baladé dans le jardin botanique qui offre un bol d'oxygène agréable aux habitants de Medellin.

Jardín botanique de Medellin

Mais le vrai bol d'oxygène se trouve un peu plus loin du centre ville, accessible en empruntant 2 lignes de téléphériques. En effet, le parc d'Arvi est situé à 2500m d'altitude (contre 1450m pour Medellin). En 30min, avec un téléphérique de 5km de long qui survole une forêt immense, on se retrouve en pleine nature. En plus, on a eu une vue incroyable sur Medellin. Cette ville est vraiment surprenante. En compagnie de Jb, rencontré à Zipaquira, On se fera une bonne ballade en forêt.

** téléphérique pour accéder au parc d'arvi: 11100 pesos A/R

Parc d'Arvi et vue sur Medellin

Prochaine étape à Jardín, petite ville colorée perdue au milieu des montagnes.

Hasta luego! 😉

21
avr
21
avr
Publié le 24 avril 2018

Après le volontariat, direction Guatapé située à proximité de Medellin, pour se reposer. Cette petite bourgade colorée a connu un changement assez brutal en 1970 avec la création d'un immense lac artificiel dans le but de produire de l'électricité. Ce lac a contribué au développement du tourisme qui est aujourd'hui très important, notamment le weekend avec les Paisas (habitants de Medellin). Guatapé dispose aussi d'un autre atout: son peñón. C'est un immense "rocher" de granit qui mesure 200m de haut et sur lequel on peut grimper en montant 659 marches! De là haut, la vue est impressionnante! La ville est vraiment très belle et chaque maison est décorée par des bas-reliefs appelés zocalos.


Durant cette semaine, on aura surtout pris le temps de nous reposer, de flâner dans les rues de cette jolie petite ville notamment en compagnie de Caro (rencontrée au Guatemala et qu'on avait pas réussi à rejoindre depuis) et d'un copain à elle Axel. Ça aura été la belle surprise de la semaine 😊. Étant donné que lorsque nous ne vadrouillons pas, nos dépenses sont au plus bas on se sera fait un petit plaisir ; celui de s'acheter une bonne bouteille de vin rouge chilien. Vin rouge qu'on n'a pas bu depuis le début de notre voyage et qu'on partagera avec notre hôte/coloc Wil, un jeune très sympa.


** Pour info : On a logé chez Wil durant cette semaine via airbnb au top, on recommande !


Guatapé

Prochaine étape - la tentaculaire Medellin avec son impressionnant réseau de transport: métros et... téléphériques...


Hasta luego !!

14
avr

Par où commencer....

Comme expliqué dans l'article précédent, nous avons effectué ces deux semaines de volontariat au sein d'une petite famille colombienne vivant dans les montagnes à plus de 2900m d'altitude et possédant une finca incroyable tant par la vue que l'on peut avoir de là-haut que par l'atmosphère calme et spirituelle qui s'en dégage.

Cette famille possède un terrain très important sur lequel ils ont construit leur propre maison et construisent en ce moment même une autre maison sur deux niveaux dans l'idée de pouvoir y proposer des conférences afin de partager leur mode de vie, leur amour de la nature et de pouvoir aussi y héberger des personnes souhaitant se pauser quelques temps dans un endroit calme et nature.

Durant ces deux semaines nous aurons participé à la construction de cette maison en créant notamment une partie de mur à l'aide d'argile, de paille, d'eau et de miel et en y insérant également des morceaux de bois et des bouteilles en verre pour le côté esthétique. Nous aurons également fait beaucoup de peinture murale notamment avec l'aide de Maryaury la maman. Depuis Popoyo, nous n'avions pas vraiment refait d'activités manuelles et le fait de nous y remettre nous a fait beaucoup de bien.

Très axé méditation et spiritualité, ce couple nous aura aussi fait profiter de ce côté en nous proposant plusieurs séances et en nous faisant découvrir des endroits sacrés et hautement spirituels près de chez eux. Ce qui nous aura fait le plus grand bien !!

Durant ces deux semaines, nous avons également fait un peu de reforestation, appris quelques pas de salsa 😄, nous sommes occupés des animaux notamment des biquettes et avons également beaucoup joué avec les enfants et cuisiner. Notamment parce que c'était un plaisir pour nous de leur faire découvrir des plats typiques français comme la tarte aux pommes et le gratin dauphinois mais aussi parce qu'en Colombie, il n'y a pas vraiment de repas du soir... Nous qui y sommes très habitués on ne vous cache pas que sur les derniers jours nos estomacs commençaient à se faire entendre 😄.

C'est d'ailleurs pour cette raison et aussi par manque de confort (dodos en tente, douches au tuyau d'arrosage en extérieur...) qu'on décidera de n'y rester que 2 semaines. Pour information, la saison des pluies a commencé début avril 😅.

Mais hormis cela, on gardera un très bon souvenir de ce volontariat qui aura été pour nous une experience très enrichissante tant d'un point de vue humain que d'un point de vue personnel et qui nous aura donné plein de nouvelles idées pour notre retour en France... à suivre donc !!

En attendant, direction Guatape pour une petite semaine afin de nous reposer et de récupérer tout doucement.

Prochain article sur Guatape.

Besitos todos,

Hasta luego ☺


** Pour info : la Finca s'appelle Ecoshezua, annonce sur Workaway. Famille colombienne adorable !!! Ils recherchent régulièrement des volontaires.


Volontariat à la Finca Ecoshezua - Colombie
1
avr
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Nous continuons notre tour des pueblitos (petits villages) comme ils aiment dire ici, au nord de Bogota.

Pour la petite anecdote, les colombiens ajoutent très souvent le suffixe diminutif - ito(s) - ita(s) à la fin de leurs mots, par exemple : una sopita (même si généralement on se retrouve avec une soupe plus que généreuse 😅), una cevezita, un momentito, una pequeñita hora, una casita... La liste est longue 😄.

Revenons en à nos pueblitos. Afin de terminer ces 10 jours en beauté, nous partons en direction de Barichara. On ne vous cache pas qu'on a eu un petit coup de coeur pour ce village, ces rues en pente, ses maisons coloniales recouvertes de chaux, sa place principale.. Et ses sentiers de randonnée permettant de partir à la découverte d'autres villages tout aussi charmants.


Barichara


On empruntera d'ailleurs deux de ces sentiers. Le premier, le Camino Real permet de rejoindre Guane. Pour information, ce sentier de 5km très agréable, offre une jolie vue sur les monts et les villages des alentours. 

Une fois arrivée à Guane. Nous nous dirigeons vers une boutique de "Sabajon" (il s'agit d'une boisson à base de lait de chèvre qui peut être mélangée à du wisky, de la coco, du café et à un fruit de la région dont on a oublié le nom). Comme nous l'ont assuré deux colombiens rencontrés en chemin, c'est délicieux !! Et après avoir goûté les quatres nous repartirons avec un sabajon au wisky (très proche du Baileys avec quelques degrés d'alcool en moins). Encore une jolie découverte gustative ! 

Puis la pluie et le tonnerre commençant à se faire menaçants, nous déciderons de prendre un bus pour rentrer après avoir fait un tour assez rapide dans le village.

Pour information, la saison sèche est (déjà ?! 😅) terminée c'est la saison des pluies qui revient et on ressent déjà la différence.

Camino Real


Le lendemain matin, nous partirons en direction de Cabrera. Pour cela, nous emprunterons un sentier de randonnée de 7km très sympa également, avec une jolie vue sur les alentours quand il n'y a pas trop de nuages 😄. Petite chose à savoir, le village de Cabrera se trouve en bas de ce sentier, le dernier km en venant de Barichara et le 1er en repartant ne sont pas des plus simples mais à ma grande surprise, l'effort se fait moins sentir que prévu. Faut dire qu'on à fait pas mal de randonnées ces derniers temps ! Arrivés à Cabrera, on prendra surtout le temps de manger un bout et de nous poser un peu sur la place principale avant de repartir. À vrai dire, nous n'avons pas été si conquis que ça par ce village. Toutefois, la balade est chouette et nous ne regrettons pas de l'avoir faite !


Sentier Barichara - Cabrera

** Pour info : À Barichara, nous avons logé à l'hôtel Tinto à quelques pas de la place centrale. Ancienne bâtisse coloniale, avec piscine. Le lit en dortoir de 6 coûte 30 000 peso/nuit.


À présent, que dire de Guadalupe ? Il s'agit d'un joli petit village qui se trouve au milieu des monts. Si nous avons eu l'envie de venir faire un tour par là, c'était surtout dans l'idée d'aller voir Las Gachas. Il s'agit d'une rivière avec des trous d'eau. Ces derniers ont été formés naturellement. Cependant, nous qui pensions arriver dans un endroit tranquille, nature... Nous nous sommes finalement retrouvés au milieu de dizaines de vacanciers venus profiter du site pour la journée 😅.


En effet, cette semaine avait lieu la semaine sainte. Dans la plupart des pays d'Amérique latine, il s'agit d'une semaine très importante et beaucoup de colombiens, notamment, en profitent pour partir en vacances à ce moment-là. Nous pouvons quand même dire que nous avons été assez chanceux sur ce point car nous avons presque toujours réussi à éviter la foule.

Las Gachas

À l'instant où j'écris cet article, nous sommes dans le bus direction Bogota. Si nous rentrons sur Bogota, c'est parce que demain nous commençons un volontariat de quelques semaines à une petite heure de là. Nous allons partager le quotidien d'une famille qui vit au milieu des montagnes à 2900m d'altitude et découvrir un mode de vie axé nature, permaculture... Ainsi, il y a de grandes chances pour qu'on ne poste rien durant ces deux, trois semaines mais promis on fera un chouette article "à notre retour".


En attendant,

*Que les vayan muy bien !* Comme on dit ici, ce qui signifie Portez vous bien !

Hasta luego ! ☺

25
mars
25
mars

Pour visiter Iza et le páramo d'Oceta, nous posons nos affaires à Sogamoso, non pas pour l'attrait touristique de la ville mais pour son emplacement et ses hôtels bon marché.

Le samedi, nous partons en direction d'Iza, un petit village situé à quelques kilomètres. Le week-end, il y a une sorte de "foire aux desserts" dans toute la ville. On s'est fait plaisir! 😀 Après, on est parti se ballader en pleine nature sur les hauteurs du village.

Village d'Iza

Le dimanche, on a attaqué les choses sérieuses avec la randonnée qui mène au páramo d'Oceta. Levés à 5h30, on a pris le premier bus pour Mongui, d'où part la randonnée. Mongui est situé à 2900m et le Páramo à 3900m. C'est donc un bel effort qui nous attend. On a décidé de faire la randonnée sans guide malgré certains avertissements lus sur Internet. En effet, le chemin passerait par des propriétés privées détenus par des indiens Muiscas qui verraient d'un mauvais oeil le passage de touristes. Le début de la randonnée se passe bien avec pas mal de dénivelé dès les premiers mètres. On s'attendait à trouver un climat froid et humide et on se retrouve avec un grand soleil et une chaleur qui nous fait regretter d'avoir pris gants, bonnet, écharpe😀 On aura bien rougi lors de cette randonnée car bien sûr on n'a pas pensé à prendre la crème solaire... Au bout d'un moment, on se retrouve face à une clôture avec un écriteau indiquant propriété privée et passage interdit. Comme par hasard juste à la limite du Páramo d'oceta et de sa végétation incroyable. On décide de passer outre en essayant de rester discrets. Ça marche environ une petite heure avant qu'un berger en haut de sa montagne ne commence à nous engueuler. On fait mine de faire demi tour pour essayer de rejoindre l'autre partie du chemin qui nous permettra de faire une boucle pour retourner à notre point de départ mais à ce moment là on tombe sur un Indien/Cow boy à cheval. Il n'a pas l'air très content de nous voir (nous non plus d'ailleurs) et nous oblige à rebrousser chemin. On trouve ça tellement dommage qu'un tel écosystème quasi unique au monde à 4000m d'altitude soit l'objet d'une quelconque propriété privée. On ne connaît pas toute l'histoire non plus. C'est comme ça. On en aura quand même pris plein les yeux. 😀 Si vous passez par-là, pensez à prendre un guide pour ne pas rencontrer le même genre de mésaventure.

Páramo d'Oceta

Lors du trajet retour, on a observé de curieuses statues sculptées dans des rochers au bord de la route. En revanche, on ne connaît ni leur histoire ni leur signification.


Statues sur le chemin du Páramo d'Oceta

On en profitera pour faire un petit tour dans Mongui avant de rentrer sur Somagoso. Mongui est un petit village typique du coin avec une belle architecture coloniale et un magnifique pont ancien. C'est aussi un des principaux producteurs de ballons du pays (25% de la production du pays).

Mongui

Hasta luego! 😉

22
mars

Après quelques jours passés de plus à Bogota, nous reprenons la route pour retrouver un peu de calme. Retourner à Bogota après avoir visité les villages paisibles de la zona Cafetera, c'était un peu trop pour nous! Il faut dire qu'on avait réservé une chambre dans un hôtel qui donne sur une des places les plus animées de la ville (surtout la nuit).

On pose nos affaires à Zipaquira pour 2 nuits. Cette ville est célèbre pour sa cathédrale de sel, construite dans la mine de sel locale. Aux vues des avis mitigés et du prix d'entrée assez élevé (pour la Colombie), on décide de ne pas la visiter. Le centre ville a un certain charme avec sa place centrale entourée de beaux bâtiments coloniaux et par sa cathédrale. On trouve aussi de nombreux bars et restaurants. Concernant l'hôtel, on a eu un peu peur en arrivant car c'était vraiment rustique (porte de la chambre qui ne ferme pas, toit qui fuit sur le patio juste devant la chambre) mais finalement on était plutôt pas mal dans l'hôtel kshwa. Notamment grâce au gérant super sympa qui prépare des petits déjeuners exceptionnels. Les sortes de petits gâteaux sur la photo ci-dessous sont des sopaipillas. Ils sont faits avec de la farine, des graines de sésame et de la pâte de Guayaba (fruit local). Après avoir formé une pâte, ils sont étalés au rouleau, découpés et frits quelques secondes dans une poêle. C'est délicieux et il existe une infinité de recettes différentes pour les préparer.

Petit déjeuner en 3 services
Zipaquira

Comme on est dans une région minière, on a quand même été visiter une mine de sel. Celle de Nemocón est moins touristique que celle de Zipaquira (sauf si on y va un jour férié comme on a fait) et la visite coûte 2 fois moins cher. La mine n'est plus exploitée depuis de nombreuses années. La visite commence par un passage dans le musée d'histoires naturelles qui nous explique comment s'est formée la mine de sel et qui nous présente des fossiles retrouvés dans la mine et dans la région. Ensuite, on descend dans la mine à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. La mine est très grande. On y trouve même une chapelle. De nombreux spots lumineux mettent en relief l'immensité du lieu, les parois remplies de sel (semblable à de la neige) et les stalagtites de sel qui pendent de la paroi. Il y a aussi plusieurs réservoirs d'eau dans lesquels les parois de la mine se reflètent parfaitement nous donnant une illusion d'optique incroyable (grâce au sel présent dans l'eau). On se retrouve en face d'une réserve d'eau de 50cm et on a l'impression qu'il y a 10m de profondeur.

Petite anecdote: cette mine a servi de lieu de tournage pour le film "les 33" qui raconte le sauvetage de 33 mineurs Chiliens et Boliviens bloqués pendant plus de 2 mois à presque 700 mètres de profondeur. Ils ont été sauvés et remontées un par un grâce à un dispositif semblable à celui que l'on retrouve sur la dernière photo. Il a fallu pour celà faire un forage de 700m...

*** Mine de sel de Nemocón: à 30min de bus de Zipaquira, 26000 pesos pour une visite guidée d'1h30 ***

Mine de sel de Nemocón

À Nemocón, on a goûté une spécialité culinaire de la région: l'almojabana. Ça ressemble à un petit pain et ça a le goût d'un soufflé au fromage.

Almojabana

La suite de l'article parlera beaucoup de nourriture tant on a passé notre temps à tester des spécialités locales, notamment en compagnie de Jean Baptiste, un Français qu'on a rencontré à Zipaquira.😀

Villa de Leyva, c'est le nom de notre prochaine étape. Cette petite ville a conservé intact son architecture coloniale y compris des pavés immenses qui recouvrent une grande partie de ses routes. C'est ici qu'on trouve la plus grande place du pays. On a eu de la chance de la visiter avant l'affluence de la semaine sainte (semaine de vacances pour les Colombiens) où ils attendent 300000 personnes (pour 18000 habitants).


L'énorme place de la Villa de Leyva
Villa de Leyva

Saviez-vous qu'il y avait du bon fromage en Colombie? Et bien nous non plus. C'est le gérant de l'hôtel où logeait Jean Baptiste qui nous a fait goûter deux fromages fermiers du coin. On a vraiment apprécié. 😀

Fromage du Bocaya

Entre deux tranches de fromage, on a été visiter la casa Terracota. Cette maison en céramique est la plus grande au monde (500m2). Elle a été construite par un architecte local (Octavio Mendoza) sur une quinzaine d'année. Même si personne ne l'habite, elle a été conçue pour être 100% fonctionnelle. Il y a le gaz, l'eau et l'électricité à l'intérieur. L'architecte a aussi fait appel à d'autres artistes pour la décorer, avec de nombreuses sculptures en guise de lustres, fenêtres, cheminée... Le résultat est surprenant et on se verrait bien vivre quelques temps dans un endroit aussi atypique.

*** Casa Terracota: 10000 pesos ***

Casa Terracota

C'est toujours la même personne qui nous a emmené dans un restaurant qui est ouvert seulement le jeudi et le weekend (Don Mincho). Le jeudi midi, on y prépare une spécialité locale: le huesos de Cerdo, littéralement os de porcs. C'était délicieux et comme toujours très copieux (une assiette pour 2 suffit amplement).

Huesos de Cerdo

Pour éliminer toute cette nourriture saine et équilibrée, on est parti voir le point de vue sur la ville, situé 300m au dessus de Leyva. Un bel effort récompensée par une vue splendide.

Mirador de Leyva

Pour finir sur une note légère, on a mangé un assortiment de charcuteries locales composé de :

- longaniza (saucisse de plusieurs mètres de long)

- morcilla (boudin noir Colombien, mélangé avec du riz)

- une 3ème préparation plus classique dont on a oublié le nom

Plat typique de la région du Bocaya

Après toutes ces aventures culinaires, on part à Sogamoso où on a prévu de faire un peu de randonnée.

Hasta luego! 😉

14
mars

Après ces quelques jours passés sur la côte caraïbes, nous prenons à présent la direction de la Zona cafetera. Il s'agit d'une région montagneuse où les plantations de café y sont très nombreuses. On y trouve aussi plein de villages colorés et paisibles. 

Le premier que nous visiterons est Filandia. À peine sortis du bus, on est déjà sous son charme. Les rues et les maisons sont plus colorées les unes que les autres. La place centrale est très agréable et animée, on y trouve tout autour des cafés et des restaurants ainsi que des petites cabanes en bois (ça nous rappelle un peu nos marchés de Noël ☺). Au bout de certaines rues on trouve aussi des points de vue sur la vallée et les montagnes aux alentours. On a d'ailleurs passé un très bon moment à regarder le soleil se coucher sur ces montagnes !

De plus, Filandia n'est pas encore très touristique et garde son caractère authentique. On y trouve plusieurs boutiques d'artisanat local et un "passage" dans lequel des artisans locaux vendent tout un tas d'objets, de jouets en bois, de bijoux, de vêtements et de sacs colorés... Je ne vous cache pas qu'on a failli craquer bien plus d'une fois mais qu'on a tout de même réussi à résister 😉. Place aux photos à présent...

Mais avant cela voici une petite anecdote : Quand on arrive à Filandia il est midi passé et on commence à avoir faim. On file à l'auberge déposer nos affaires et la propriétaire nous indique deux restaurants plutôt bons et pas chers. Ni une ni deux, on part en direction de ces deux restaurants. Le deuxième aguise un peu plus notre curiosité. Le dimanche midi, un plat typique d'ici est proposé : le Mondongo. On se lance alors tous les quatre à la découverte de ce plat... Mais quand les premières assiettes arrivent c'est un peu la douche froide ! Il s'agit d'une soupe à base de trippes. La serveuse finira un peu vexée devant nos assiettes encore à moitié pleines et nous, gêné de ne pas avoir compris qu'il s'agissait de trippes 😅😅. Marie et Bernard feront tout de même honneur à ce plat ☺.


** On a dormi ce soir-là à Bidea Hostel, on vous recommande vivement cette auberge ! Environ 25 000pesos le lit en dortoir petit déj inclus.


Filandia

Après avoir passé à peine 24h dans ce village plein de charme il est déjà temps pour nous de partir à la découverte d'un autre village tout aussi coloré : Salento. 

Ce coin est plus touristique de part le fait que la vallée de Cocora se trouve non loin d'ici. Vous savez cette vallée dans laquelle on trouve des palmiers faisant plus de 60 mètres de haut... 

Mais avant d'aller découvrir ce magnifique parc, nous partons nous balader dans ces jolies ruelles colorées avant de rejoindre la Finca Momota où nous avons pris rendez-vous pour découvrir tout ce qu'il y a à savoir sur le café. Si nous avons choisi de visiter cette finca c'est notamment parce que nous y avons trouvé de très bons avis sur internet et nous ne serons pas déçus ! Nous passerons un très bon moment en compagnie de Carla qui nous partagera toutes ses connaissances concernant le café et nous apprendra aussi quelques notions de permaculture et d'agriculture bio. Nous nous baladerons pendant une bonne heure et demie dans cette magnifique finca et finirons cette visite par une dégustation de cafés ☺.

Et afin de terminer cette journée en beauté, direction un petit restaurant très sympa avec à sa carte le plat typique du village : la truite accompagnée de sa patacón (voir photo) : on ne se fera pas avoir cette fois, c'est un régal !!! 😊


** Finca Momota : à 20 min à pied du centre ville. Visite de 3h : 30 000pesos/pers si visite privée compter 50 000pesos/pers. 

** On vous recommande le restaurant Acaime, un peu éloigné du centre avec un très bon rapport qualité prix et un service au top !!

** Nous avons séjourné à l'hôtel Casa Borbon, hôtel très propre avec petit déjeuner (77 000pesos la chambre quadruple).


Salento et Finca Momota

Le lendemain matin, direction la Vallée de Cocora. Pour y accéder, nous devons prendre une jeep sur une quinzaine de kilomètres. Une grande première pour les parents de Matthieu ? Tout au long du trajet on découvre des paysages vraiment magnifiques ☺. Et une fois arrivés sur place on est d'autant plus éblouis par ce qui nous attend. Nous ne choisirons pas de faire la boucle car après avoir passé la casa aux colibris, une montée assez rude attend les randonneurs mais ces 9 kilomètres de sentier nous permettront tout de même d'en prendre plein les yeux 😊.


** Compter 8 000pesos/pers - aller/retour pour la Jeep. Pour accéderau sentier de randonnée il faut payer 2 000pesos/pers. Comme mentionné un peu plus haut au bout de 4/5 kilomètres de marche on trouve la casa aux colibris, payer 5 000pesos pour pouvoir s'yreposer un peu, verre inclus.


Vallée Cocora

Marie et Bernard reprenant l'avion dans 2 jours, il est temps pour nous de quitter cette magnifique région mais sûrs et certains nous reviendrons passer quelques jours/semaines dans ce coin un peu plus tard 😉. 

Bilan de ces deux semaines passées avec les parents de Matthieu :

On a adoré partager un bout de notre voyage avec vous et espérons que cela a été le cas pour vous aussi malgré le manque de confort à certains moments (bus et auberge 😅). Nous avons visité de très jolies perles et avons très très bien mangé. Ahhh la gastronomie colombienne, ses fruits et légumes et ses portions plus que généreuses 😊.  Il est temps pour nous de rentrer quelques jours sur Bogota...

À très vite pour de nouvelles aventures !

Hasta luego, besitos !!! 


Le moment de se dire Au revoir...
9
mars

En Colombie, on retrouve des grandes distances, comme on avait pu avoir au Mexique. C'est pour ça qu'on a pris l'avion pour aller de Bogota à Carthagène. Au passage, on a gagné quelques degrés. Il y fait plus de 30° en ce moment. 😀 Cartagena est située près de la mer des Caraïbes, au Nord-Ouest de la Colombie. C'est une grande ville de plus d'1 million d'habitants et le plus grand port de commerce de Colombie. L'attrait principal de Cartagena est sa vielle ville qui a conservé son architecture coloniale et qui est entièrement entourée de remparts (construits par les Espagnols et qui servaient à défendre les tresors prélevés à la population locale et convoités par les pirates). On a pris nos quartiers dans un appartement en plein coeur du centre historique. On a pas fait de visite payante car les prix sont assez élevés. Comme c'est une des villes les plus touristiques de Colombie, les prix peuvent vite s'envoler notamment dans les bars et restaurants. On s'est plutôt amusés à se perdre dans les rues colorées et fleuries du centre historique. C'est vraiment magnifique; une des plus belles villes vues depuis le début de notre voyage.

Cartagena

Pour rejoindre le parc Tayrona, on a pris un bus direction Santa Marta. La route passe par Baranquilla, une très grande agglomération connue pour son carnaval (qu'on a manqué de quelques semaines 😦). Santa Marta est une station balnéaire assez originale. Le port de plaisance et le port de commerce sont seulement éloignés de quelques centaines de mètres. Nous étions dans l'hôtel Bahia Blanca, Un rapport qualité prix imbattable.

** Hôtel Bahia Blanca: 26€ la chambre quadruple avec clim et petit déjeuner royal, situé juste en face de la plage.


Santa Marta

Le reste de la ville est assez animé, notamment autour du marché, lieu où on a pris le bus pour aller visiter le parc Tayrona. À noter qu'on a eu la bonne surprise de tomber par hasard sur Maxime, un copain Belge avec qui on a passé 10 jours à Popoyo au Nicaragua. 😀

** bus Santa Marta Tayrona : 7000 pesos

Le parc Tayrona est un des plus visités de Colombie. Cependant, sa taille immense fait qu'on ne ressent pas l'effet de foule à l'intérieur. Il est possible de passer plusieurs jours à l'intérieur en campant où en dormant dans des cabanes. Pour notre part, la visite se fera sur une journée. Bien que situé au bord de la mer des Caraïbes et disposant de plages paradisiaques, la baignade est interdite sur la quasi totalité des plages situés dans la partie Sud du parc. En effet, les vagues et les courants sont très violents et il y a déjà eu une centaine de personnes noyées. On trouve un peu partout d'immenses rochers qui étaient jadis vénérés par le peuple Tayrona. Aujourd'hui encore, une communauté indigène (descendant du peuple Tayrona?) habite dans le parc. Pendant notre visite, on a pas mal souffert de la chaleur qui rend la randonnée difficile. Mais ça en valait vraiment la peine.

** Parc Tayrona: 48000 pesos + bus entrée-plage à 3000 pesos


Parc Tayrona

Prochain article dans la zona Cafetera. Hasta luego! 😉

4
mars
4
mars
Publié le 10 mars 2018

On avait tellement hâte d'arriver en Amérique du Sud! Ça y est, après un vol express depuis Panama City, c'est chose faite. Et ça coïncide avec l'arrivée de mes parents qui nous rendent visite et qui vont partager notre voyage pour 15 jours. Que demander de plus. Par contre, les parents arrivent à Bogota fatigués après une journée de voyage bien longue et stressante (neige, vols retardés, correspondance de 30min suite aux retards).


L'arrivée des parents à 23h après une journée Marathon

Bogota et la Colombie en général sont sujets à pas mal de fantasmes et d'idées reçues qui sont pour la plupart fausses, notamment sur la sécurité. Pendant notre séjour à Bogota, on a eu aucun problème. Il faut dire qu'il y a un gros dispositif de sécurité déployé. Après, il y a des quartiers où il vaut mieux ne pas traîner le soir mais c'est comme partout.

Pour notre séjour, nous avions élu domicile à l'hôtel Yepeto situé à proximité immédiate du centre ville historique "la candelaria". Un vrai coup de coeur avec une gérante et un personnel adorable et des tarifs très abordables.

** Hostel Yepeto: 14€ la chambre double avec petit déjeuner


Hostel Yepeto

Bogota est une ville immense et en 4 jours, on aura seulement visité une toute petite partie de cette mégalopole de plus de 8 millions d'habitants. C'est une ville colorée avec d'innombrables oeuvres de street art qu'on retrouve presque à chaque coin de rue. Il y a aussi une population assez jeune avec la présence de nombreuses universités dans le centre ville. Enfin (et ça nous avait manqué), on y mange très bien, local et pas cher. Compter entre 7000 pesos et 10000 pesos (entre 2 et 3 euros) pour un menu le midi avec soupe, plat et boisson. 😀

Une des visites incontournables de Bogota est le musée de l'or: une vraie merveille où l'on peut admirer 35000 objets en or qui ont été fabriqués par des civilisations précolombiennes. Vous allez voir à travers quelques photos la maîtrise impressionnante et la finesse des objets fabriqués à une époque assez lointaine!

** Musée de l'or: 4000 pesos (environ 1,15€)

Musée de l'or, Bogota

Entre 2 musées, on a pris de la hauteur avec un passage en haut de le tour Colpatria, de laquelle on a une vue imparable à 360° sur Bogota.

** tour Colpatria: 7000 pesos (2 euros)

Vue depuis la tour Colpatria, Bogota

L'artiste le plus connu de Colombie est sans conteste le maître Fernando Botero avec son style facilement reconnaissable à travers ses différentes peintures et sculptures. Le musée de la fondation Botero est gratuit et présente des oeuvres que le peintre a offertes à la ville. On y trouve aussi beaucoup d'oeuvres de peintres Français.

Musée Botero, Bogota

Le dimanche matin, on est parti à la decouverte d'un des marchés les plus typiques de Bogota, le marché de Paloquemao. Ce marché situé dans un quartier pauvre de Bogota est un vrai plaisir pour les yeux. Les fleurs, les fruits, les légumes, la viande et le poisson se mélangent pour former un espace de vie et d'échanges des plus plaisants. On retrouve l'ambiance des marchés du Mexique, du Guatemala et du Nicaragua. 😀 On s'est fait une joie de faire découvrir ça aux parents qui ont pu goûter des fruits tous plus exotiques les uns que les autres et dont on a encore une fois oublié les noms...

Marché de Palequemao

Après 3 jours pour s'acclimater aux 2650m d'altitude de la ville de Bogota, on s'est attaqués au Cerro Monserrate, le point de vue le plus connu de Bogota situé à 3150m. Pour y accéder, il faut prendre un téléphérique ou un funiculaire. On a eu la superbe idée d'y aller le dimanche (car c'est moins cher). Sauf qu'on n'avait pas imaginé qu'il y aurait autant de monde et que la pluie serait de la partie. Après une heure d'attente sous une pluie battante, on a enfin pris le funiculaire pour découvrir une vue... complètement bouchée à cause de la pluie. On s'est réfugiés dans un café en attendant. Heureusement, ça s'est découvert juste avant qu'on redescende pendant qu'on faisait nos 1h30 de queue... 😀

Cerro Monserrate: 6000 pesos le trajet le dimanche soit 12000 aller retour, 20000 aller retour en semaine. Possibilité de monter et/ou de descendre à pied grâce aux 1500 marches.

Cerro Monserrate

Pour finir, quelques photos prises dans Bogota, du street art mais aussi la place Bolivar, la plus grande de Bogota où on trouve le palais présidentiel et le palais du gouvernement.

Bogota

Prochaines aventures à Carthagene, Santa Marta et au parc Tayrona.

Hasta luego! 😉

28
fév
28
fév
Publié le 6 mars 2018

Comme il nous reste une petite semaine avant de prendre l'avion pour Bogota et rejoindre mes parents, on décide d'aller les passer à Panama City. Sur le papier, ça a l'air chouette. C'est une ville moderne en plein développement avec la proximité du Canal de Panama et il y a un quartier historique. En plus, il y a des zones préservées où faire de la randonnée à proximité. La réalité est loin de ce qu'on imaginait. Il y a vraiment des grattes-ciels partout (250...et 12 nouveaux par an, pour un peu plus d'1 million d'habitants) ou des centres commerciaux avec d'innombrables fast-food. La ville est ultra bruyante, tous le monde klaxonnant joyeusement à tout va jour et nuit. La vie est tres chère comparée au reste du Panama. Bien sûr, il y a des quartiers où la vie est moins chère mais on a l'impression qu'ils ont été laissés à l'abandon depuis longtemps par la mairie. Ça doit être plus rentable de construire des grattes-ciels et d'accueillir des entreprises qui vont ouvrir leur compagnie offshore. Le quartier historique est assez petit et excessivement cher. Bref une ville qui nous a donné envie de fuir dès le premier instant. Dans les quartiers modernes, on ne retrouve aucun endroit typique pour manger et aucune trace de nature. C'est le paradis de la superficialité. Vous l'aurez compris, on n'a pas aimé et on ne va pas s'attarder sur cet article. Voici quelques photos de ce qu'on a eu l'occasion de voir à Panama City.


Panama city

Prochain article sur Bogota! 😀 Hasta luego!

21
fév
21
fév
Publié le 22 février 2018

Après un passage de frontière Costa Rica - Panama express, nous avons passé une nuit à David. Cette ville est la capitale de la province de Chiriquí mais elle n'a pas d'intérêt particulier d'un point de vue touristique. Nous nous sommes donc dirigés vers Boquete, une petite ville située dans les montagnes à 45 min de David. Après quelques jours passés dans une chaleur extrême, ça fait du bien de retrouver des températures "normales", aux alentours de 20 degrés. Boquete est située à 1000m d'altitude et dispose d'un charme fou avec ses paysages de carte postale et ses nombreux sentiers de randonnée situés à proximité. En plus, on a eu la chance de "tomber" sur un hôtel parfait à un prix très raisonnable alors qu'on s'était préparés à camper pendant notre séjour.


**Hostal Doraz: 20$ la nuit en chambre double avec SDB privée, petit balcon et cuisine à disposition.


On a fait deux randonnées pendant notre séjour à Boquete. On n'a pas eu le courage de faire le volcan Baru qui culmine à plus de 3800m. La première randonnée a été "el pianista". Cette randonnée fait environ 8km aller retour. On a décidé d'y accéder à pied ce qui nous a rajouté 9km. Donc au total 17km. La 1ère partie de la randonnée se fait sur un sentier assez large avec de belles vues sur la montagne. La 2ème partie est plus technique sur des petits chemins à flanc de montagne dans la forêt. Encore une fois, on a été surpris de voir que des gens vivent complètement coupés du monde en haut de la montagne, à plus de 2h de marche de la route la plus proche. En redescendant, on a d'ailleurs fait la rencontre d'Amalia et de Luis, un couple d'environ notre âge qui vivent dans ces montagnes. On a trouvé que ces personnes notamment eux deux avaient beaucoup de mérite de vivre ici. D'autant plus que chaque jour, les nuages tombent dans l'après-midi et apportent une petite pluie. En redescendant, on en a profité pour prendre un café qui provenait de la plantation juste en face de l'entrée du sentier de randonnée. Notre premier vrai café Panaméen! 😀


Sendero el pianista.

Le lendemain, on s'est attaqués à une quête dont on commençait à douter de la réussite: le quetzal, cet oiseau mythique emblème du Guatemala et qui nous fuit depuis le début de notre voyage. Pour le débusquer, on a été faire la randonnée "los quetzales" (16 km aller retour). Cette fois, il ne nous a pas échappé. Nous avons vu deux mâles et une femelle. Ils sont faciles à différencier car le mâle a une queue qui peut mesurer 50cm de long et le ventre rouge. C'était assez incroyable de voir enfin cet oiseau magnifique dans son cadre naturel. Un souvenir qui restera gravé dans nos mémoires. 😉


Sendero los Quetzales

Maintenant, on part direction la capitale passer quelques jours avant de s'envoler pour Bogotá. On va en profiter pour découvrir le "petit" canal du Panama! 😉


Hasta luego!


Boquete depuis la rivière
17
fév
17
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Publié le 19 février 2018

Pour finir ce voyage au Costa Rica en beauté, nous décidons de filer du côté de Bahia Drake : petit coin de paradis au bord de la côte pacifique !

Pour y arriver, il nous faut emprunter des chemins sinueux, traverser des rivières. Même si au depart nous trouvions l'idée un peu folle de louer un 4*4 et bien finalement nous étions bien contents de l'avoir à ce moment-là 😉.



Le lendemain matin, nous partons faire une randonnée très sympa de quelques kilomètres le long de l'océan. Mais il fait tellement chaud ce jour-là que nous attendrons surtout avec impatience de trouver une crique où nous poser un peu et nous baigner ☺.


Randonnée de Bahia Drake à San Josecito

Programme de l'après-midi : nous rendre à la plage de San Josecito et y louer des kayaks pour y faire un peu de snorkelling.

À vrai dire notre programme tombera a leau 😅 : impossible de mettre la main sur des lunettes de plongée sans passer par un tour et pour ce qui est de la plage, il s'agit d'une plage très nature et très calme qui s'étend sur plusieurs kilomètres de long. Ici, il n'y a ni maisons, ni hotels, ni clubs de surf ou de kayak.

C'est d'ailleurs ce qui en fera, la plus belle plage que nous ayons vu depuis le début de notre voyage !!!

Nous passerons donc l'après-midi à nous balader sur la plage, à observer les singes capucins qui s'amusent entre eux, les perroquets volant à plusieurs mètres au dessus de nous. Nous en profiterons aussi pour nous baigner et admirer ensuite le magnifique coucher de soleil sur l'océan.


Plage de San Josecito

Puis après avoir bien profité de cette journée, nous partons au restaurant profiter de ce dernier soir ensemble et fêter ces dix jours qui viennent de s'écouler à une vitesse folle. Merci encore les copains d'être venu nous voir ! Nous avons passé de très très bons moments avec vous et tellement ri 😄. D'autant plus, que sans vous, nous n'aurions pas passé autant de temps dans ce pays et ça aurait vraiment été dommage de louper tout ça !! À très vite !!


Nous continuons à présent nos aventures au Panama, seulement pour 10 jours, les parents de Matthieu nous rejoignant à Bogota en Colombie le 1er mars.

Hasta luego todos !

Besitos ☺

14
fév
14
fév
Publié le 18 février 2018

Sur la route entre Monteverde et Manuel Antonio, on a fait un arrêt sur "le pont des crocodiles". Sous ce pont se trouve une rivière dans laquelle on touve plusieurs dizaines de crocodiles. Ces crocodiles sont parmi les plus gros au monde. Dans ce coin là, on a aussi aperçu de nombreux perroquets (rouge, bleu, jaune...). 😀

Pont des crocodiles

En arrivant dans cette région, on retrouve une chaleur difficilement supportable en l'absence de vent. Le parc Manuel Antonio est un des plus touristiques du Costa Rica. On avait un peu peur de ne pas voir beaucoup d'animaux à cause de la foule. Finalement, c'est l'endroit où on en a vu le plus (serpent, grenouille, paresseux, araignées, coatis, rongeurs...) 😀 Une bonne surprise dans un cadre paradisiaque au bord de l'océan Pacifique. Par contre, quelle chaleur! Il est préférable d'arriver tôt le matin.


** Manuel Antonio: 16$

Parc Manuel Antonio

Le lendemain, nous avons pris la route vers Uvita, un des meilleurs endroits pour observer les baleines au Costa Rica. Pendant que Ben et Chloé sont partis sur un bateau à la recherche de baleines, nous nous sommes balladés sur une des plus belles plages vues depuis le début de notre voyage. Malheureusement pour eux, les baleines n'étaient pas de la partie ce jour là mais ils ont quand même pu observer des dauphins. On a aussi été voir une cascade depuis laquelle on peut sauter/faire du toboggan. Sensations garanties!😀


Uvita

Prochain article sur Bahia Drake.

Hasta Luego!

11
fév
11
fév
Publié le 16 février 2018

Monteverde est situé dans une région montagneuse située à quelques dizaines de kilomètres du volcan Arenal. On y trouve plusieurs réserves naturelles qui abritent de nombreuses espèces animales et végétales.

Pendant notre séjour, nous avons visité la forêt humide de Monteverde (Monteverde Cloud Forest) et la réserve de Curi Cancha.

** Monteverde Cloud Forest: 22$

** Réserve de Curi Cancha: 16$

La forêt de Monteverde abriterait environ 2,5% de la biodiversité mondiale (500 espèces d'oiseaux, serpents, coatis, paresseux..., et de nombreuses espèces végétales). Il tombe en moyenne 2500mm d'eau chaque année. Nous avons eu beaucoup de chance avec un temps ensoleillé tout au long de notre séjour. À peine la randonnée commencée, on a eu la chance d'apercevoir un magnifique serpent rouge et noir (faux coral). Ensuite, on a eu moins de chance avec les animaux et on s'est vite aperçu que l'observation d'animaux n'est pas une chose si facile au Costa Rica si on ne prend pas de guide. Les guides se promènent avec un télescope super puissant et connaissent les endroits où voir les animaux, notamment les oiseaux qui sont souvent posés en haut des grands arbres. Néanmoins, la végétation magnifique dans cette forêt située à près de 1800m d'altitude a rendu la ballade très plaisante. En plus, à la fin, on a vu un paresseux posé dans arbre à proximité de la cafétéria et du parking... Parfois, on se demande pourquoi on fait les randonnées car la plupart les animaux sont près du parking! 😀 Par contre, comme son nom l'indique, le paresseux n'est pas l'animal le plus actif au monde. La plupart du temps, on distingue une boule de poil dans les arbres qui peut rester immobile plusieurs heures! Pour finir notre visite, on a été à la casa del colibri; un endroit où les colibris peuvent s'alimenter. Le colibri est vraiment un oiseau magnifique. On vous laisse en juger par vous même. 😉

Monteverde Cloud Forest

Le soir, on a été voir un arbre bien connu dans la coin. C'est un ficus dans lequel on peut grimper assez haut en passant par l'intérieur du tronc. Vous allez comprendre en regardant les photos. Ensuite, on a été contempler le coucher de soleil avec une vue lointaine sur le lac Arenal.

Ficus Tree et coucher de soleil


Le lendemain, on est parti visiter la réserve Curi Cancha. Une ballade très sympa dans une réserve qui mélange forêt et prairie. On est arrivés tôt pour maximiser nos chances de voir des oiseaux, notamment les fameux Quetzals et Toucans. On a pas vu ces deux oiseaux mais on a vu pas mal d'autres animaux (Motmot, grenouille, Coatis, écureuils et d'autres oiseaux).

Réserve Curi Cancha

Prochaine étape au parc Manuel Antonio!

Hasta luego!

9
fév
9
fév

Le mardi 6 février, nous avons rejoint Ben et Chloé à l'aéroport de San José. Ça leur a fait un sacré choc thermique de passer de New York où ils ont passé quelques jours, au Costa Rica. 😀 Après avoir récupéré le 4*4 de location, nous avons pris la route direction La Fortuna, une ville que nous connaissons maintenant assez bien. Le temps de déposer les affaires et nous étions déjà partis dans les hot Springs pour une baignade nocturne bien sympathique.


Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis à la découverte du volcan Arenal avec une randonnée d'environ 6km. Le beau temps était de la partie mais on n'a pas vu beaucoup d'animaux tout au long du parcours. Ce n'est que partie remise.


**Parc National du volcan Arenal: 15$. Honnêtement, c'est cher pour seulement une randonnée de 6km avec des points de vue sur le volcans similaires à ceux que l'on peut voir gratuitement. La randonnée Arenal 1968 à 12$ était plus sympa.


Parc National volcan Arenal

Le lendemain, on a été visiter le Rio Celeste. Cette rivière est connue pour son eau d'un bleu turquoise magnifique. Malheureusement, la météo n'était pas de la partie mais les couleurs restent tout de même magnifiques.


**Entrée Rio Celeste: 12$

Rio Celeste

L'après-midi, nous sommes allés à Llanos de Cortes, une cascade assez peu touristique à quelques kilomètres de Libéria. Dans cette région très aride, c'est surprenant de trouver une cascade. Et nous n'avons pas été déçu. En plus d'une baignade très rafraîchissante au pied de la cascade, en traversant la rivière et en continuant une centaine de mètres, on tombe sur une "poza", sorte de grande cavité naturelle remplie d'eau qui sort de la roche. Ça nous a un peu rappelé les cenotes du Mexique! 😀

Cascade Llanos de Cortes

Après toutes ces aventures, direction la plage de Samara pour un peu de Farniente à côté des cocotiers! 😉

Plage de Samara

Prochaine étape: la forêt d'altitude de Monteverde.


Hasta luego! 😉

6
fév
6
fév

Après avoir bien profités du Nicaragua et écoulés nos jours de présence dans ce pays, nous filons en direction du Costa Rica.

Pour cette première semaine, le programme ne sera pas très chargé. Deux de nos amise, Chloé & Benjamin doivent arriver dans une petite semaine et au vu du programme qui nous attend, nous préférons rester un peu tranquille cette semaine. Non pas qu'on soit fatigués mais ici la vie coûte un peu plus chère... Et si on veut vraiment profiter des deux semaines à venir il est nécessaire pour nous de limiter un peu nos sorties.

Programme de cette semaine :

Nous passerons beaucoup de temps à l'auberge en début de semaine, le soleil n'étant pas vraiment au rendez - vous. On en profitera alors pour nous remettre un peu à l'espagnol, bouquiner mais surtout se cuisiner de bons petits plats : pizza maison, lasagnes et pain ! 😉.

La deuxième partie de semaine se passera sous le soleil. Nous verrons enfin le sommet dégagé du volcan Arenal !! Nous en profiterons alors pour aller faire une randonnée de quelques heures non loin de celui-ci. Ce qui nous fera le plus grand bien étant donné qu'on n'a pas beaucoup mis les pieds dehors ces derniers jours.

Et comme nous manquons un peu de moments de détente 😉, nous irons passer une après-midi dans des hot-springs. Il s'agit d'une rivière dont l'eau est chauffée par le volcan. À certains endroits, l'eau est à plus de 30/35 degrés. Nous aurons beaucoup de mal à en repartir. C'est la première fois depuis le début de notre voyage qu'on se baigne dans un endroit tel que celui-ci.

Semaine terminée, nous partons retrouver nos amis. La suite de nos aventures dans le prochain article. En attendant, voici quelques photos de cette semaine passée à La Fortuna.


** Pour informations : le sentier de randonnée s'appelle Arenal 1968. Le prix de l'entrée est de 12$/personne.

L'entrée dans les hot-springs est gratuite.

Hôtel La Choza Inn: 8,5€/personne dans un dortoir, avec petit déjeuner très copieux.


La Fortuna - Volcan Arenal - hot-springs

Hasta luego ! Besitos ☺

29
janv

On profite de cette semaine tranquille pour faire un bilan de nos 3 premiers pays visités: le Mexique, le Guatemala et le Nicaragua.


MEXIQUE - 45 jours

Budget initial: 27€/jour/personne

Dépenses réelles: 24€/jour/personne (même en ayant pris l'avion Merida Mexico A/R)

Nuits en tente: 4

Cascades: 4 (Puente de Dios, Misol Há, Agua Azul, El Chiflón)

Cenotes: 3 (Valladolid, Kankirixche, Yaal Utsil)

Sites Mayas: 7 (Tulum, Coba, Uxmal, Kabah, Mayapan, Palenque, Tonina)

Sites Aztèques: 2 (Teotihuacan, Tula)

Transports: 21 bus, 4 vélos, 4 taxis, 2 avions, 2 voitures de location, 2 tuk-tuk, 1 pick-up, 1 kayak

Volcan(s): 1(Nevado de Toluca)

Top 3:

- Volcan Nevado de Toluca (notre premier volcan, en plus à 4500m ; une vue incroyable et partagé avec Louise et Antoine 😉)

- Teotihuacan (l'immensité du site et des pyramides)

- Lacs de Montebello (la cabane dans la brume, la frontière avec le Guatemala, la 1ere randonnée avec nos sacs à dos)

+ Les cenotes (un seul regret, ne pas en avoir fait plus)

Flop 3:

- Celestun (le tour pour voir les flamands roses trop cher pour nous)

- Casa Caracol Hostel - San Cristobal de las casas (le pire hôtel de notre voyage...)

- Agua Azul (trop de boutiques de vendeurs tout le long des cascades)


GUATEMALA - 48 jours

Budget initial: 21€/jour/personne

Dépenses réelles: 22,5€/jour/personne

Nuits en tente: 2

Cascade: 1 (Semuc Champey)

Site Maya: 1 (Tikal)

Transports: 25 bus, 9 bateaux, 4 tuk-tuk, 4 pick-up, 2 vélos, 1 taxi, 1 kayak

Volcan(s): 2 (San Pedro, Acatenango)

Top 3:

- Le volcan Acatenango (les éruptions du Fuego, le lever de soleil sur le volcan Agua)

- Le site maya Tikal (ses animaux et ruines impressionnantes en pleine jungle)

- Le lac Atitlan (pour les levers de soleil, les volcans qui l'entourent et notre séjour à San Pedro)

+ l'artisanat local, riche en couleurs

Flop 3:

- Flores (pas grand chose à voir et hôtels chers et de mauvaise qualité)

- Quetzaltenango (Xela) (à part l'hypercentre, ville pas très jolie et très polluée)

- Shuttle Puerto Barrios (Guatemala) - Leon (Nicaragua) annulé


NICARAGUA - 40 jours

Budget initial: 18€/jour/personne

Dépenses réelles: 16€/jour/personne (grâce notamment aux 10 jours passés sous la tente à Popoyo)

Nuits en tente: 14

Transports: 26 bus, 11 taxis, 3 pick-up, 2 ferrys, 2 vélos, 2 4x4

Volcan(s): 3 (Telica, Mombacho, Maderas)

Top 3:

- L'île d'Ometepe (ses animaux, bananiers, volcans, la gentillesse des gens)

- Le volcan Telica (dormir à côté du cratère fumant, un moment magique)

- La réserve de tortues La Flor (voir des bébés tortues rejoindre instinctivement l'océan)

+ le séjour à Popoyo chez John et Cristiano, avec toute la communauté; un beau moment de convivialité!

Flop 3:

- San Juan del Sur (trop artificiel et cher, un endroit seulement pour faire la fête)

- Rivas (pour les chauffeurs de taxi qui arnaquent tout le monde en faisant croire qu'il n'y a pas de bus et pour les tarifs "touristes" dans les bus)

- Ambiance et convivialité à Léon et las Penitas (on a eu peur que ce soit comme ça partout au Nicaragua mais heureusement non 😀)


Hasta luego! 😉

28
janv
28
janv

Après nos 10 jours tranquilles à Popoyo, on a la bonne idée d'aller se reposer dans le Saint Tropez local, San Juan del Sur. Cette ville au bord de l'océan est complètement americanisée et on n'a plus vraiment l'impression d'être au Nicaragua. Il n'y a quasiment pas de locaux et les prix sont très élevés. Ce sera un soulagement de quitter cette ville pour partir dans un endroit bien plus tranquille, la réserve de tortues la Flor. Petite anecdote: on prend le bus pour s'y rendre depuis San Juan del Sur en demandant à l'ayudamiente dans le bus de nous dire quand on arrive au niveau de la réserve. À un moment, il nous dit de descendre. J'ai un petit doute car sur mon GPS c'est encore 3km plus loin mais bon je me dit qu'il y a sans doute une erreur sur le plan et je pense à Carine qui me dit qu'il faut faire un peu confiance. Résultat: il nous a fait descendre au niveau de "l'hôtel Tortuga" et la réserve est bien 3km plus loin... Mais la marche ne nous fait pas peur donc pas de problème. 😀 On arrive à la réserve où on a la possibilité de camper (gratuitement au lieu de 500 cordobas après la négociation la plus facile de notre voyage). Sur place, on rencontre et on partage l'apéro avec une famille de Français qui voyage en camping-car avec leurs filles de 6 et 3ans. Ils sont partis de Patagonie il y a 1 an et remontent petit à petit vers le Nord. On est admiratif de leur mode de voyage qui nous fait rêver et qui nous donne des idées pour la suite en Amérique du Sud. On va étudier la possibilité d'acheter un VAN en Colombie.

Revenons à la réserve. Nous sommes à la fin de la saison pendant laquelle les tortues viennent pondre sur l'immense plage de la réserve. Avec un peu de chance, on peut espérer voir une tortue pondre le soir/la nuit mais rien de sûr. Certaines nuits, il peut y avoir plusieurs miliers de tortues qui viennent pondre sur la plage. Par contre, notre arrivée coïncide avec la naissance de pas mal de tortues et il nous est donné l'opportunité de relâcher les tortues qui sont nées dans la journée. Les nids sont prélevés et mis à l'abri dans des grands sacs stockés dans un des bâtiments de la réserve. Le but est de protéger les tortues des nombreux prédateurs (oiseaux) qui passent leur journée à creuser dans le sable à la recherche des précieux oeufs. On passera une partie de l'aprem à bronzer sur une plage magnifique et complètement déserte, le seul accès étant l'entrée de la réserve. Le soir, à la tombée de la nuit, on ira libérer une dizaine de tortues dans l'océan. Moment magique même si c'est particulièrement dur pour certaines tortues. On a aussi vu quelques bébés tortues sortir du sable et rejoindre instinctivement l'océan. C'était vraiment chouette à voir ! Vu qu'il faisait nuit, on n'a pas pris de photos. Par contre, la famille de Français qui avait relâché des tortues la veille a fait pas mal de photos. Voici le lien de leur blog si vous souhaitez voir leur article et suivre leur périple:

http://lespazaventures.com/refugio-de-vida-silvestre-la-flor

Petit bémol, on a été un peu déçu par l'attitude des responsables de la réserve qui nous laissent aller tout seul relâcher les tortues sur la plage et qui conservent toujours quelques tortues à disposition des touristes au lieu de les relâcher toutes dans l'océan le soir de leur naissance.

** Entrée réserve la Flor: 200 cordobas

Le lendemain, direction el Ostional, un petit village de pêcheurs situé à quelques kilomètres. On a eu la chance d'être pris en stop par une des rares voitures qui passent par ici. 😀 Sur place, on a trouvé un cadre reposant et naturel au bord de l'océan pacifique. On a passé deux journées là bas à se reposer et il y avait seulement une poignée de touristes.

** Hospedaje Isaura: 500 cordobas la nuit en chambre double

Réserve de tortues la Flor
El Ostional

Depuis, on a passé la frontière du Costa Rica et on est actuellement à La Fortuna, petite ville située à côté du volcan Arenal. On va passer une petite semaine ici avant de rejoindre nos amis Ben et Chloé le 6 février à l'aéroport de San José. On va en profiter pour bosser notre Espagnol et flâner dans les sources d'eau chaude situées à proximité de la ville. 😉

Hotel La Choza Inn à la Fortuna: environ 8€ la nuit en dortoir, petit déjeuner inclus. Et quel petit déjeuner, le plus copieux depuis le début de notre voyage: gallo pinto, oeufs, pains, beurre, confiture, fruits, jus d'orange, café!

Hasta luego!

24
janv
24
janv
Publié le 26 janvier 2018

Après cette sympathique semaine passée sur l'île d'Ometepe, nous partons en direction de Popoyo.

Popoyo est un petit village qui se trouve au bord de l'océan pacifique qui se développe tout doucement. Même si les hôtels et auberges commencent à pointer le bout de leur nez, il y règne une ambiance très paisible. On y trouve également plusieurs spots de surf.

Nous n'avons pas atterri là par hasard. En effet, un ancien collègue de Matthieu nous avait dit avant de partir en voyage que si nous passions dans ce coin il ne fallait surtout pas hésiter à prendre contact avec Jonathan, un ami à lui ayant l'idée de monter un projet touristique de cabanes en bambou. Ayant surtout "profités" depuis notre départ, nous nous sommes dit que cela pourrait nous permettre de découvrir autre chose et de nous sentir un peu utiles.

À peine arrivés, nous nous sentons déjà un peu comme chez nous. L'endroit est vraiment très agréable et les gens sont très accueillants. Nous commencerons la semaine à 6 et la finirons à 12 😊.

Chacun d'entre nous apporte sa petite touche personnelle. Avec Matthieu, étant donné que nous ne pouvons pas vraiment aider à la construction de la première cabane (Jonathan a fait appel à des ouvriers pour cela), nous décidons de nous mettre à la fabrication de jeux. Nous créons pour commencer un molkky (jeu finlandais) avec des bouts de bois que nous trouvons par-ci par-là, sur la plage ou dans la réserve qui se trouve non loin d'ici. Matthieu aura l'idée de fabriquer une boîte pour ranger ce jeu. Pour cela, il utilisera du bambou, des chutes de cuir et des petits clous. Puis après avoir terminé de fabriquer ce jeu nous nous mettrons à la création d'un jeu de cartes "Le 6 qui prend" bien sûr en version Nicaraguayenne. Nous renommerons ce jeu "La tortuga mala". Nous passerons plusieurs heures dessus à dessiner, peindre, découper les cartes... Ici, on a envie de créer, de laisser notre créativité s'exprimer !

Durant ces dix jours, ces moments de créativité seront entrecoupés par des moments de convivialité, d'échanges, de baignades, de farniente, de lecture, de cuisine aussi. Nous avons un chef cuisinier ici, Flo et chaque jour, nous apprenons à cuisiner des légumes locaux différents, à mélanger certaines épices avec d'autres... à faire du pain aussi et surtout nous nous régalons 😉.

Nous aurons passé 10 jours très agréables ici, certes nous n'aurons pas fait de visites mais cela nous a fait beaucoup de bien de nous poser quelques jours ici et de passer du temps en compagnie de gens plus sympas les uns que les autres.

Après 10 jours, il est temps de repartir sur la route, direction San Juan Del Sur. Après avoir passé 9 nuits en tente, nous allons apprécier de nous retrouver dans une vraie chambre avec un vrai lit et nous allons en profiter pour rattraper nos quelques heures de sommeil en retard 😊.

En attendant, voici quelques photos de ce séjour passé à Popoyo.

Hasta luego ! À très vite pour de nouvelles aventures !

Besitos !