Le trio Santiago-Valparaíso-Viña del Mar

Durant notre séjour à Colliguay, nous avons visité la capitale Santiago, l'atypique Valparaiso et la station balnéaire de Viña del Mar. L'occasion de plonger dans l'histoire du pays !
Octobre 2022
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Pour acheter une voiture au Chili, il faut disposer d’un RUT. Kézaco ? Il s’agit d’un numéro fiscal unique, équivalent à un numéro d’identité français. Il est indispensable pour énormément de démarches. Pour votre bon souvenir, c’est un peu comme le CPF brésilien… mais au Chili. Il ne peut s’obtenir qu’avec le patronage d’un citoyen chilien (ou d’un étranger disposant déjà d’un RUT).

Bernadita, la tante de Diego (le collègue de Marion) a très gentiment accepté d’être la « marraine » de Canard et Cochon pour ces démarches. Aujourd’hui, nous quittons donc la Vallée de Colliguay pour nous rendre chez elle, à Viña del Mar. On se lève à 6h pour prendre l’unique bus de la journée qui part de la vallée. Dès notre sortie de la maison, Rey, le chien de Josefina et Seva, nous suit et ne veut plus nous lâcher. Il s’embrouille même avec trois autres chiens près de l’arrêt de bus ! Il est 7h15 du matin, il fait sacrément froid, et un habitant du coin attend également le bus tout en se réchauffant en faisant brûler une planche (!).

Vous allez vous y mettre aussi en Europe, vu le prix du gaz 

Le bus arrive, Rey tente obstinément d’y monter avec nous, mais nous arrivons à l’en empêcher. C’est parti pour la descente de la vallée ! C’est une petite aventure en soi. Il y en a en pour presque une heure de zigzags sur une route en partie non bétonnée, le tout dans la brume matinale. On arrive finalement à Quilpué, la grande ville du coin, pour prendre le métro qui nous relie à Viña del Mar situé sur la côte pacifique.

Nous y retrouvons Bernardita qu’on découvre enfin en chair et en os après les échanges que nous avions eu par Whatsapp. On vous épargne le récit complet des démarches. Toujours est-il que nous allons chez le notaire puis au service des impôts, pour signer, contresigner, tamponner, double-tamponner, gribouiller, double-gribouiller. Tout cela est réglé « relativement » vite car nous avions regardé à l’avance la liste des documents nécessaires. Plus qu’à attendre, d’ici quelques jours, la confirmation de l’Etat chilien et la réception de notre sacro-saint RUT. Sur le chemin de retour, nous achetons des puces de téléphone qui nous permettront d’avoir enfin internet lors de notre retour à Colliguay.

 Bienvenus à Vigne-sur-mer

Nous déjeunons chez Bernardita, où nous rencontrons également son compagnon Ramon. Il a travaillé de nombreuses années en France et nous échangeons à plusieurs reprises en français. Ramon jouera par ailleurs un rôle important dans l’acquisition de votre futur van.

Ouf, nos démarches sont -pour l’instant- terminées. Nous ressortons quelques heures pour visiter Viña del Mar, petite station balnéaire voisine de Valparaiso. Nous nous promenons le long du bord de mer au pied d’immeubles de standing et des stands de churros. On s’en enfilera d’ailleurs une solide assiette, noyée sous du chocolat et du manjar (mélange ultra calorique mais fort goûtu, entre du caramel et de la confiture de lait). Nous voici devant le Pacifique à contempler les vagues et les collines au loin de la ville voisine de Valparaiso.

On termine la visite par le centre-ville, qui ne présente rien d’extraordinaire : des grandes avenues en damier et d’immenses centres commerciaux. On a parfois du mal à se rendre compte que nous sommes au Chili tant ici c’est américanisé.

Viña ou Miami ??

On achète une bouteille de vin et quelques gâteaux pour le repas du soir qui sera en fait un gouter. En effet, les chiliens dinent rarement, ils préfèrent prendre un gros goûter vers 19h-20h : on appelle cela « tomar la once ». Le lendemain, Bernardita et Ramon nous gratifient d’un excellent petit-déjeuner, avec vue sur la ville et le Pacifique depuis leur immeuble.

Vue imprenable sur la baie au petit déjeuner 

On reçoit un mail des impôts chiliens, nous notifiant que notre RUT est déjà prêt ! Plutôt que d’aller visiter Valparaiso comme prévu, on décide donc de se rendre au service des impôts. C’est que les démarches sont prioritaires sur les visites ! Nous voici devant le centre fiscal. Il y a la queue ! L’attente est longue avant de pouvoir entrer et expliquer à un fonctionnaire l’objet de notre visite. Voyons cela sur vos téléphones. Il faut internet. On ne l’a pas encore sur notre téléphone. Alors connectez-vous au wifi des impôts. Comment faire ? Et bien il vous faut un RUT. Maldita, comment faire sans ? Et bien il faut vous créer un compte sur notre site internet avec une clé-réseau temporaire, à changer lors de votre première connexion, en utilisant l’ordinateur en libre-service à côté de vous. Double-maldita. Bon allez, on arrête de tout vous raconter. Sachez juste que nous y passerons presque deux heures, que visiblement nos RUT sont prêts mais qu’il faut retirer le papier officiel dans la mairie d’une autre ville, plus au nord du Chili (l’adresse de nos RUT est celle de l’entreprise de notre marraine, pas de son domicile). Triple-maldita. Attendez, on peut toujours essayer de les appeler. On poireaute. Et puis : miracle. L’agent des impôts revient avec notre papier officiel, que ses collègues du nord ont bien accepté de lui envoyer. Alors, c’est fini ? Mais oui, c’est fini, tout est bon, et bienvenus au Chili. Inutile de vous dire qu’on mitraille de photos ce papier et qu’on s’empresse de le faire plastifier. Nous aurons eu nos RUT en moins de 24h. Un miraculo. Prend ça dans ta face, le CPF brésilien !

En rentrant de nos aventures administratives, de belles demeures sur le chemin. 

Il est trop tard pour aller visiter Valparaiso. Pas grave, la mission est accomplie. On trainera deux-trois heures sur le bord de mer. C’est toujours agréable. On s’enquille (encore oui !) une plâtrée de churros au chocolat. On rentre chez Bernardita, où nous retrouvons Josefina et Seva, descendus pour des démarches et des courses. Nous rentrons donc en voiture avec eux à Colliguay.

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Durant notre séjour à Colliguay, nous avons aussi fait une escapade touristique à la capitale. Santiago du Chili, un nom mythique pour une destination à l’autre bout du monde (littéralement !). Depuis notre arrivée, nous avons eu pas mal d’échos négatifs sur la ville, notamment en termes de sécurité et de cadre de vie. Après deux jours sur place, nous devons dire que nous ne partageons pas vraiment ce constat, et que notre pause à Santiago nous a bien plu !

Cette fois-ci, nous coupons court au bus de l’aurore. Josefina et Seva nous déposent en voiture à Quilpué d’où nous prenons un autocar qui nous emmène dans le centre de Santiago, au terme d’une route agréable sur la première partie (belle vue sur les Andes, les vignes…) et assez pénible sur la seconde (plus d’une heure d’embouteillage sur le périph’). De toutes façons, Marion dormira la plupart du temps…

Arrivés, on prend le temps de déjeuner dans un parc. Au menu, des empanadas au fromage et des flans de maracuja. Si les empanadas sont assez plates et grasses (on se rattrapera plus tard !), l’inaltérable maracuja nous replonge dans le Brésil. Incapable de résister, Cochon finira même la part de Canard, au point de se sentir un peu lourd. L’addiction, ce fléau…

Tout aussi lourde est l’ambiance de notre premier stop. Nous visitons en effet le musée de la Mémoire et des droits de l’Homme. Il s’agit d’un musée récent consacré au coup d’état de 1973 de Pinochet et à la dictature qui s’en suivit. Nous y passerons plusieurs heures, plongés dans cette histoire stupéfiante, et apprenant beaucoup de choses : notamment le récit heure par heure du coup d’état, la vie quotidienne des Chiliens sous la dictature, les assassinats à l’étranger commandités par le régime chilien, et le résultat du référendum qui sonnera le glas de son régime. C’est une introduction violente, mais nécessaire, pour comprendre pleinement l’Histoire de ce pays et les conséquences encore actuelles de cette période.

Après nous être posés à l’hôtel dans le quartier résidentiel de Barrio Italia, nous ressortons manger dans cette zone animée qui compte une floppée de restaurants et de bars. Nous opterons pour d’excellents falafels libanais, agrémentés d’un petit concert de guitare.

Le lendemain est consacré au centre-ville. On commence par déambuler sur la place d’armes, le cœur vibrant du centre historique. L’ambiance nous rappelle beaucoup les villes espagnoles : un parc fréquenté par tout type de population, agrémenté de stands de nourriture de rue et cerclé d’impressionnants édifices, dont la cathédrale.

Nous enchainons sur le musée précolombien, dont le second étage sera malheureusement fermé pour travaux. Nous nous « contenterons » du premier étage consacré au peuples autochtones du Chili, à travers une très belle exposition. L’occasion de prendre conscience de la diversité des peuples vivant sur le territoire chilien et de mieux connaitre leur culture et art.

 Ces sculptures font entre deux et trois mètres

Nous déjeunons au marché central, dans un restaurant thaïlandais. Bien repus, la balade se poursuit le long d’imposantes avenues qui nous font carrément penser parfois à Madrid, parfois à New York, jusqu’au parc forestier qui jouxte le musée des Beaux-arts (pas le temps de visiter celui-là). On s’accorde une petite pause sur un banc, au pied des arbres, en s’enfilant évidement un gigantesque churro fourré au chocolat. L’addiction, ce re-fléau…

 Churro is the new maracuja !

Direction le musée national, qui couvre les périodes allant de la conquista du Chili par les Espagnols au coup d’Etat. Nous apprenons beaucoup sur la période tumultueuse de l’indépendance, notamment les jeux de pouvoir entre les différents libertadores, qui n’ont rien à envier à nos politiciens actuels (l’un des libérateurs, ultérieurement évincé, est d’ailleurs un ancêtre de notre hôte et amie Josefina !). En trois musées, nous aurons ainsi pu couvrir les périodes clés de l’histoire du pays.

L'abdication de O'Higgins en 1823, exemple de l'instabilité politique à la suite de l'Indépendance du pays.

Enfin, on se balade dans les rues vivantes du centre jusqu’à atteindre le palais de la Moneda. C’est impressionnant de voir en vrai ce bâtiment, sachant que nous avons vu pas plus tard que la veille les images d’archives du bombardement de cet édifice par l’armée lors du coup d’Etat de Pinochet contre Salvador Allende.

Des photos de disparus durant la dictature sont plantées devant le Palais 

Après une petite pause goûter, nous grimpons au Cerro Santa Lucia, une colline en plein centre-ville. De là, nous avons une magnifique vue sur la ville, et surtout sur la cordillère des Andes, toujours aussi impressionnante.

Après cette bonne journée de visite, on se repose à notre hôtel en dégustant d’excellentes empanadas végétariennes et pâtisseries.

Le lendemain matin, nous passons dans une agence spécialisée dans la vente de vans aménagés pour jeter un œil aux véhicules disponibles. C’est assez décevant : ou bien les prix sont exorbitants pour des choses à peine correctes, ou bien les modèles accessibles sont en assez mauvais état. Certains affichent même des réparations qui chiffrent à plusieurs milliers d’euros. En outre, les vans ne sont même pas rangés et nettoyés, comme si les occupants étaient partis du jour au lendemain ! On y trouve des paquets de nourriture entamés, des objets personnels laissés à droite à gauche, beaucoup de crasse ou de poussière… L’ensemble est un peu malaisant et nous fait repartir avec la moue. On croise durant cette visite plusieurs couples (tous français !) qui nous confirment que le marché est difficile en ce moment. Peu d’offres valables pour une très forte demande et des prix mirobolants du fait de l’inflation galopante au Chili. Il nous faut continuer à chercher !

C’est déjà l’heure de quitter la capitale. Plutôt que de retourner directement dans la vallée de Colliguay, on va en bus jusqu’à chez Bernardita à Viña del mar. Ce sera l’occasion de partir à la découverte de la ville voisine de Valparaiso. Une bonne douche, et un dodo avec pas mal de questions qui nous tournent dans la tête pour la suite de l’aventure en van.

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Après un nouveau bon petit-déjeuner avec Bernardita et Ramon, nous prenons le métro pour rejoindre le centre-ville de Valparaiso. C’est parti pour la visite de cette ville symbolique du pays, voire mythique.

Fondée le 3 septembre 1544 par Pedro de Valdivia, elle avait pour mission de donner un port à Santiago, qui ne touche pas la mer. La ville jouera un rôle géopolitique et économique majeur dans la seconde moitié du XIXème siècle, en servant d'escale pour les bateaux passant de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique par le détroit de Magellan. Valparaíso connaitra alors un âge d’or, se développant à toute vitesse, devenant un grand pôle d’attraction et étant même connue comme la « Petite San Francisco » et le « Joyau du Pacifique ». L’ouverture du canal de Panama en 1914 sonne le glas de sa prospérité. Valparaiso devient une étape inutile sur la route transcontinentale. Elle tombe lentement en décrépitude, les collines (les fameux cerros) se vident, les grandes demeures sont laissées à l’abandon… Dans les années 2000, pour redynamiser la ville, la mairie entreprend de transformer les rues en espace artistique géant : des centaines de graffeurs réalisent des milliers d’œuvres, recouvrant des rues entières. Valpo (comme on la surnomme) devient le laboratoire des imaginaires chiliens.

Pour une première approche de la ville, on décide de commencer par les collines les plus célèbres : le cerro Concepcion et le cerro Alegre. Les ruelles sont tapissées de street-arts de tous les styles possibles. Les maisons varient énormément d’un mètre à l’autre. C’est un enchainement illogique et permanent de demeures de maître en bois sculpté, de barraques en tôle sur le point de s’effondrer, de vieux bâtiments en pierre…

Autant les rues à Viña del mar et Santiago étaient en damier, autant ici c’est un vrai labyrinthe de ruelles, passages, escaliers et vieux ascenseurs funiculaires. Marion est sous le charme, Quentin un peu plus perplexe devant un tel imbroglio.

La pause repas se fera dans un petit resto, engoncé dans une ruelle tortueuse d’un côté, et avec vue sur la baie de l’autre côté. Deux salles, deux ambiances, à l’image de la ville toute entière. On continue jusqu’à l’ascenseur El Peral, l’un des derniers encore en fonction dans la ville.

 Un endroit renversant ! 

Nouvelle déambulation pour jouir de points de vue sur les collines colorées ou le Pacifique. La ville est assez hypnotisante : à chaque mètre, il y a de quoi passer plusieurs minutes à observer l’entrelacement des maisons biscornues, une œuvre de street art, une magnifique demeure coloniale ou encore un vieil ascenseur funiculaire.

Nous finissons par retourner sur la partie plate de la ville en bord du port et découvrir la Place Sotomayor, bordée des bâtiments les plus importants de la ville.

Nous retournons chez Bernardita pour la soirée. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans une pâtisserie pour acheter deux gâteaux pour le goûter. On s’assoit sur les marches et on les mange. Puis on se regarde : on en prend d’autres ? Retour immédiat à la pâtisserie, où la gérante est un peu surprise. Un problema ? Non, non, c’est juste qu’on a tellement aimé qu’on remet ça. Ha, muy bien !

 C'est encore nous !

Nous passerons la soirée à éplucher les sites de vente de van. Rien de probant. On se couche. Le lendemain, la journée sera avant tout consacrée à une bonne grasse matinée, puis à la recherche de van. Nous aurons plusieurs ascenseurs émotionnels en l’espace de quelques heures, enchainant les bons espoirs ou les désillusions. Des offres de van nous paraissent très pertinentes mais nous ne sommes pas prioritaires ou alors les dates ne coïncident pas.

Le soir, nous sortons pour manger en centre-ville à Viña del mar, où nous découvrons la version végétarienne de la chorillana, un plat typique de la région de Valparaiso. Il s’agit d’une couche de frites, suivie d’une couche d’oignons frits, suivie d’une couche de légumes grillés, suivie d’une couche de fromage fondu. Ne connaissant pas la taille du produit, on a également commandé un burger. Autant dire qu’on aura du mal à finir… Manquant de rouler sur nous-mêmes, nous rentrerons en Uber, où nous finirons la soirée à discuter avec nos hôtes, toujours adorables, sur plein de petits sujets.

Pour notre dernière matinée, Bernardita et Ramon proposent de nous emmener visiter la Sebastiana, la célèbre maison de Pablo Neruda, située dans les hauteurs de Valparaiso. Nous nous y rendons en voiture et apprécions la conduite dans ces cerros qui montent et qui descendent comme dans une ville du Minas Gerais (ho, les bons souvenirs, vroum vroum…). La maison de Neruda, perchée sur une colline, est à l’image de la ville : biscornue, bucolique et alternant des éléments de luxe et des éléments de bric-et-de-broc. En la parcourant, elle nous fait beaucoup penser à un décor de film de Miyazaki.

 Dommage on ne pouvait pas faire de photo à l'intérieur de la maison...

Reprenant le véhicule, nous nous garons au pied du musée maritime pour longer succinctement le Paseo del 21 de Mayo, qui jouit d’une belle vue sur toute la baie. On peut admirer en détail le port industriel, qui s’agite telle une fourmilière, les imposants bâtiments de guerre qui semblent sereinement posés sur la mer, ou encore les rues de la ville basse et sa flopée de passants affairés.

 A loin Quentin en plein discussion avec Ramon

Nous allons ensuite nous promener dans le quartier de Playa Ancha qui aligne de belles et grandes demeures du XIXème siècle, occupées à l'époque par les familles d'immigrés européens. On enchaine sur un bon déjeuner dans un bistrot local, visiblement fréquenté dans le passé par les artistes et les intellectuels, et dont l’ambiance nous rappelle les cafés littéraires de Saint-Germain à Paris.

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Cette semaine de visite touristique touche ainsi à sa fin. Il est déjà temps de rentrer dans la vallée de Colliguay pour notre dernière nuit chez Josefina et Seva avant d’enchainer sur un nouveau chapitre de notre voyage. Nous prenons le métro jusqu’à Quilpué où Josefina et Seva, descendus pour des courses, nous attendent. C’est reparti pour la route de terre jusqu’à la vallée, qui grimpe sec et enchaine les virages au bord du précipice, transformant chaque fois ce trajet en petite expédition. Nous voilà à nouveau dans la vallée rurale de Colliguay où l’ambiance est si calme en comparaison des grandes villes où nous étions !

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Cela fait déjà deux semaines et demie que nous sommes au Chili. C’est un premier chapitre qui se clôt : nous quittons Josefina et Seva pour démarrer un volontariat de quatre semaines chez Gabriel qui a besoin d’aide sur ses terres situées de l’autre côté de la vallée de Colliguay. Ce sera un mois de vie rude, parfois surprenante mais au combien enrichissante. On vous raconte cela au prochain épisode !