À propos

Nous sommes Marion (Canard) et Quentin (Cochon), un couple de trentenaires d’origine auvergnate. Après une incroyable aventure en Amérique du Sud pendant 16 mois, nous voici désormais en Asie pour une durée indéterminée !

Torres del Paine

Steppes, glaciers, forêts, lacs, montagnes, cascades… et animaux sauvages ! Le parc national Torres del Paine, dernière étape de notre séjour au Chili, est un véritable petit concentré de Patagonie.
Février 2023
7 jours
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Nous avons quitté la région de Magellan pour rejoindre l’impressionnant parc de Torres del Paine. Nous ne pourrons pas l’atteindre ce soir : nous décidons de nous poser quelques kilomètres avant l’entrée, à la tombée de la nuit. Nous sommes encore une fois complétement seuls, au milieu d’un panorama grandiose. Il s’agit même probablement du plus beau coin pour dormir depuis le début de notre voyage au Chili. Le lendemain, nous profitons du grand soleil pour faire une douche rapide et revisser un phare, précédemment déboité par un oiseau percuté de plein fouet (ouille, ne prévenez pas la LPO).

Sur la route, on peut d’ores-et-déjà admirer les vues sur les montagnes du Torres del Paine. Ce dernier a été déclaré parc national dès 1959 et réserve mondiale de la biosphère en 1978 : on y trouve 17 écosystèmes différents, 270 espèces de plantes, 180 d’oiseaux et 25 de mammifères ! Plus l’on approche, plus les vues sont majestueuses. On enchaîne les photos à chaque mirador.

Nous voici enfin dans le parc. Nous commencerons notre séjour par le secteur du glacier Grey, au sud-ouest. Après avoir pris quelques informations à l'entrée, nous nous installons sur le parking de la zone. Allez, c’est parti pour la popotte avant d'aller se balader ! Problème : au moment de sortir le matériel, l'un des boutons d’allumage de notre camping-gaz est cassé. Pas étonnant avec toutes ces secousses. On ramasse les morceaux dans le placard (bouton, ressort, vis…) et on passe 20 minutes à le réparer avec les moyens du bord. Au bout d’innombrables krouik-krouik et klong-klong : mission accomplie, le machin refonctionne (oui, normalement ; pas de panique, maman). Au final, on ne se rappelle même pas ce qu’on a mangé…

"S.A.V Darty, bonjour" 
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La presqu’île du lac Grey

Nous randonnons sur la presqu’île du lac Grey. Voilà un lieu sauvage et de toute beauté. On commence par longer une fine langue de sable noir posée entre deux étendues d’eau. D’un côté, le vent est tellement fort qu’il dessine de grandes vagues sur la surface. On aperçoit des icebergs au loin, avec en toile de fond le glacier Grey lui-même, qui coiffe de gigantesques montagnes boisées. De l’autre côté, l’eau est plus calme et les montagnes pelées plus scintillantes.

La presqu’île, continuellement soumise au vent, est recouverte d’une broussaille basse et de quelques arbres tordus. Tout autour, l’eau est vraiment surprenante. Elle oscille entre le vert et le gris, et sa texture fait penser à du lait. Nous avons la chance d’effectuer cette balade sous un grand soleil malgré l’heure assez avancée. Quelle belle introduction pour le Torres del Paine.

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Croisière et glacier : Holiday on ice

Le glacier Grey fait partie du Campo hielo sur, la 3ème plus grande calotte glacière du monde après l’Antarctique et le Groenland. Regardez sur Google maps : pas la peine de beaucoup zoomer sur le Chili, vous verrez vite une énorme tache blanche se dessiner…

Pour un tarif scandaleusement élevé, nous avons réservé un tour en bateau pour nous en approcher. Il fera malheureusement assez moche toute la durée de l’excursion. Le trajet se fait sous de grosses gouttes qui masquent la visibilité au loin. On distingue néanmoins l’immense langue glacière qui vient terminer sa course dans la lagune. On a également la chance de voir de près plusieurs icebergs, c’est impressionnant.

 Bâbord touuuute !

Au bout d’une heure, on atteint la face du glacier. Tout le monde sur le pont. Devant nous se dresse un gigantesque mur de glace. Wow. Il faut bien avouer que c’est quelque chose !

D'aussi près, on peut parfaitement observer les formes biscornues, les crevasses tailladées, et la couleur si particulière de l’ensemble. Cette dernière est due aux sédiments du glacier et au faible taux d’oxygène. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’y a pas de poisson dans ce lac : ils ne peuvent même pas respirer.

Comme d’habitude, le vent est très fort. Dès qu’on met le nez dehors, on est giflé par la pluie ! Marion ayant oublié sa parka, Quentin lui passe son manteau et fera l’excursion en T-shirt, sous le regard médusé des autres touristes.

En vrai, Quentin se gèle 

Dans le prix du billet, nous avons droit à un pisco-sour (la boisson locale que nous avions déjà goûtée à Chiloé). La particularité de celui-ci – que l’on trouve scandaleuse – : la glace du cocktail provient du glacier lui-même. Chaque jour, le bateau en casse une minuscule partie pour la distribuer dans les verres. Les Chiliens et les Américains adorent. Nous, ça nous met un peu de travers, surtout quand on sait à quelle vitesse il disparaît (nous reviendrons dessus plus tard)...

 On the rocks
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Le mirador Ferrier

Le retour au parking se fait sous la pluie et le vent. Toutefois, le temps s’améliore un peu et on décide donc d’enchaîner sur une randonnée qui mène au sommet de la montagne environnante. Au bout d’une heure de montée, Quentin est subitement « claqué de chez claqué » (probablement un coup de froid du matin). Pour la première fois depuis le début du voyage, il rebrousse chemin et retourne au van. Marion continue seule pendant plusieurs heures. La montée, interminable, permet d’atteindre plusieurs miradors desquels on peut admirer à loisir les lacs, montagnes et glaciers du parc.

Petit zoom : la presqu'île où nous avons randonné la veille 

Arrivée au sommet, le vent est tel que Marion est obligée de s’assoir au sol. Elle manque de s’envoler à plusieurs reprises !

Tiens, un oiseau migrateur... 
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Notre seconde grande étape nous mène autour du lac Pehoé, dont les environs ont malheureusement été ravagés par un incendie en 2011 (un touriste avait voulu brûler son PQ… ) Le long de la route, c’est une succession de miradors sur le lac, les montagnes, des chutes d’eau et des guanacos, et on ne sait plus où donner de l’appareil photo ! Nous arrêtant régulièrement pour admirer ces paysages de carte postale, on se rend compte que notre gicleur est à nouveau bouché ! Olinda cale à chaque ralentissement ou stop, aïe aïe aïe

On se pose sur le parking d’un hôtel merveilleusement lové sur une petite île, et accessible uniquement par un pont en bois. Ils ont vraiment bien choisi leur endroit. On préparera le repas du soir avec un panorama envoûtant. On se dit que personne n’a jamais découpé ses carottes avec une vue pareille…

 Mais siii, tout en bas à droite, c'est notre combi !

Le lendemain, pour changer un peu, nous décidons de déjeuner à l’hôtel pour profiter pleinement du cadre vraiment splendide. La nourriture sera quant à elle passable. En revanche, nous profitons allégrement de l'excellent réseau Wifi au grand salon à l’étage avec vue sur le lac : on charge toutes nos photos sur le Drive, on passe des appels, on fait des recherches Internet, on télécharge de nouveaux bouquins dans notre liseuse… Nous resterons sur place jusqu’à 22 h 30. Le dîner de restes sera expédié dans le van.

Le jour suivant, nous effectuons une petite balade au sommet de la montagne qui surplombe l’hôtel. On manque comme d’habitude de valdinguer à plusieurs reprises du fait des rafales de vent, mais les vues dégagées sont tout simplement magnifiques.

 Tout ça pour du PQ cramé 
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Nous reprenons Olinda, dont le moteur continue de partir en vrille, pour gagner, un peu plus loin, le lac de Pudeto. On se gare devant une petite plage vers un embarcadère. Nous entamons deux randonnées qui se suivent, longeant des cascades et débouchant sur un nouveau lac. En chemin, nous mitraillons évidemment tous les guanacos que nous croisons. Les chutes sont quant à elles impressionnantes, et le ciel alterne le gris et le bleu pour le plus grand plaisir des yeux.

Coucou qui c'est ? 

La fin du sentier nous mène au plus près des immenses pics montagneux du parc : c’est grandiose. Mais quel vent ! Devant nous, une touriste fera même une petite chute à cause de ce dernier ! Et il faut dire que nous aussi nous avons vraiment du mal à avancer. En sortant du sentier, on croise d'ailleurs un garde-parc qui a fermé la rando juste après notre passage : le vent souffle à présent à 95 km/h ! Interdiction formelle de s’aventurer dans la zone. On a eu de la chance !

Le lendemain, il y a toujours autant de vent à notre réveil. On décide de ne pas faire la randonnée prévue avec ce temps, et de se recoucher. C’est donc une grasse matinée jusqu’à 11 h, suivie d’une journée posée. Le vent finira par se calmer pendant plusieurs heures, et le ciel sera dégagé. C'est agréable de pouvoir à nouveau cuisiner dehors ! La soirée se fait bien au chaud dans Olinda.

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Aujourd’hui, on se réveille tôt ! Nous avons en effet réservé un bateau (cher, cher, cher !) qui doit nous faire traverser le lac Pehoé, où une grande randonnée part de l’autre extrémité. Le trajet est rapide et offre de belles vues sur la cascade et les montagnes. On nous dépose devant un refuge où s’agglutinent plusieurs centaines de randonneurs. Ces derniers se dispersent ensuite vers les différents sentiers de la zone.

Pour nous, direction le mirador du glacier Grey (oui encore lui). Pendant 3 heures 30 de montée, on enchaîne les paysages magnifiques et on admire de nombreux oiseaux. On tombera même sur une mini chouette trop adorable, qui nous lorgne de ses grands yeux ronds.

Elle est pas chouette ?! 

Ça y est, nous avons vue sur le champ de glace ! Il est toujours aussi impressionnant. Des panneaux nous indiquent sa vitesse de disparition : en 1945, il atteignait les rivages où nous nous trouvons actuellement, à plusieurs centaines de mètres de son emplacement actuel. Et la tendance est bien partie pour s’accentuer, quelle tristesse.

 Le changement climatique est bien palpable

On grignote au mirador face aux icebergs, avant de rebrousser chemin jusqu’à l’embarcadère. À notre retour, le vent est tombé ! Bien claqués par nos 7 heures de marche, on s’endort tôt et satisfaits.

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Aujourd’hui, c’est repos. Après une longue grasse matinée, nous prenons notre petit-déjeuner aux alentours de midi sous un grand soleil. Quentin nettoie le moteur de fond en comble. Après plusieurs heures de lecture, nous partons vers 16 h sous la pluie, pour rejoindre le nord du parc.

Le climat change la physionomie du paysage. On est encore et toujours surpris par la diversité des écosystèmes, les changements se faisant parfois en quelques minutes de route à peine.

On s’arrête à la porte nord pour demander des informations sur les pumas. En effet, le Torres du Paine est connu pour en abriter plusieurs dizaines. Des sociétés privées offrent la possibilité de les pister en compagnie de « traqueurs » professionnels. Quentin ne tombe que sur des garde-parcs ; il faut attendre le retour des traqueurs pour avoir de plus amples informations. Okay, on n’est pas pressés et on attend dans le van.

Quelques minutes plus tard, Miguel Angel, un traqueur mis au courant par les gardes, vient toquer à Olinda. On entame la discussion. Tarif : 500 dollars par jour ! Totalement hors de nos moyens… Mais visiblement, le traqueur nous aime bien : « écoutez, si vous le gardez pour vous, je vous file un tuyau. Un peu à la sortie du parc, au bord d’une lagune, il y a le cadavre d’un guanaco. Tous les soirs depuis plusieurs jours, vers 20 h, une femelle et ses trois petits viennent manger les restes. Vous pouvez vous poser à proximité et attendre discrètement. Il y a de grandes chances que vous les voyiez ». Voilà qui est sympa ! Comme il est à peine 18 h, on décide d’attendre devant la porte nord avant de se mettre en route.

Re toc-toc à peine plus tard : « décidemment, c’est votre jour de chance. Un de mes collègues, qui guide un groupe à la journée, vient de m’appeler par radio. Il y a un puma à proximité. Comme il est déjà tard, vous pouvez vous joindre à eux quelques minutes. – D’accord, merci beaucoup. On vous suit en voiture ? – Non, allez-y à pied : il est à quelques mètres à peine ».

On est sacrément surpris et on s’exécute. Deux garde-parcs nous accompagnent pour rejoindre le traqueur, effectivement juste à côté de nous, derrière une colline qui surplombe une petite rivière ! Avec lui, un couple de hollandais a les yeux fixés sur la rive d’en face. Le collègue nous prend en charge, il nous indique où regarder, à coup de jumelles et de zoom d’appareil photo. On avoue que pendant de longues minutes, on ne distingue absolument rien.

Où est Charlie ? 

Et d’un coup : ho, le puma ! À tour de rôle, on peut apercevoir et admirer sa tête qui dépasse de la broussaille. On le regarde tourner dans les herbes pendant un petit moment. Quelle chance et quel bonheur ! C’est une femelle assez jeune qui chasse. Elle est tout bonnement splendide avec son pelage beige qui se confond avec les herbes hautes dans lesquelles elle guette le moindre animal. On n’en revient pas qu’elle soit si proche de nous. Le traqueur nous explique que les pumas dans le parc sont parfois très près des zones de sentier mais qu’ils sont en général tellement bien camouflés qu’on ne les voit pas. La journée ils sont assez calmes, souvent allongés à somnoler. Les matins et les soirs en revanche, il se mettent en activité pour chasser. Ici, ils se nourrissent essentiellement de guanacos, leur nourriture préférée.

Le traqueur, qui ne sait pas que nous parlons espagnol, appelle Miguel Angel par radio « c’est bon, les Français ont réussi à le voir ; c’était mignon, ils souriaient comme des enfants ». On le remercie chaleureusement avant de regagner Olinda pour laisser les Hollandais continuer leur « chasse » aux pumas. Miguel Angel est malheureusement déjà parti à notre retour, on aurait bien aimé le remercier un peu plus.

Tentant le tout pour le tout, on se met en route pour trouver le cadavre de guanaco à l’extérieur du parc. Malgré les faibles indications et l’immensité du terrain, Quentin finit par tomber dessus ! On se pose donc dans la broussaille à environ 80 mètres et on attend. On scrute la montagne de laquelle la famille puma devrait logiquement arriver. Mais rien. 30 minutes ont passé. On pourrait rester encore mais on se dit qu’il vaudrait mieux rebrousser chemin car il se fait tard. On est un peu déçus car on aurait adoré voir des petits mais bon, on a déjà vu un puma aujourd’hui, c’est pas mal ! En chemin on retombe sur Miguel Angel qui rentre chez lui. C’est l’occasion de le remercier de vive voix.

Petits, petits... 

Nous regagnons le parc. Demain, pour notre dernière journée, nous allons en effet effectuer la randonnée la plus courue du Torres : celle des trois tours. On se pose sur le parking de départ. On s’endort ravis de cette journée. Grâce à la gentillesse d’un traqueur passionné, on aura réussi à voir un puma, le dernier animal mythique de Patagonie que nous n’avions pas encore aperçu… et à économiser 500 dollars !

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Notre ultime randonnée nous mène donc au pied des trois tours mythiques. Le réveil à 6 h 50 pique un peu, surtout avec le froid qui nous mord dès qu’on sort de la couette. Mais à cœur vaillant, rien n’est impossible, alors hop hop hop Canard et Cochon !

 Le soleil a rendez-vous avec la lune

La première montée est longue mais offre déjà de belles vues sur l’horizon. On longe ensuite la montagne sur son flanc, le long d’un minuscule chemin de terre battue. Cette randonnée étant l’une des plus fréquentées du parc, on croise régulièrement d’autres touristes et il faut s’organiser pour se laisser passer : pas question d’improviser et de quitter la piste avec ce dénivelé.

La première pause se fait dans un refuge au bord de la rivière, avant d’enchaîner sur un grand passage en forêt. L’environnement a en effet changé, la pierraille sèche laissant place à des arbres touffus et majestueux. À vrai dire, l’ensemble du parc devait ressembler à ça avant le grand incendie…

Mais voici que déjà, la végétation s’estompe. Nous retrouvons la roche et la poussière. C’est l’heure de la grande montée. Le dénivelé est impressionnant, tranchant et en plein cagnard. Malgré l’entraînement de la semaine, on souffle, on s’arrête, et on boit beaucoup.

 Direction les trois tours, une belle montée en perspective !
 Ho hisse, la saucisse (de canard) !

Mais comme toujours, la récompense est au bout du chemin : nous voici au sommet, devant la lagune. Elle est magnifique, d’un bleu turquoise tirant sur le blanc laiteux. Les roches qui l’entourent sont étincelantes. Et bien sûr, devant nous, se dressent les célèbres trois tours du Torres du Paine, l’emblème du parc qu’on retrouve même sur les billets de banque du Chili. Quelle vision magnifique ! C’est face à ce panorama 3 étoiles qu’on déguste notre petite salade bien méritée, tout emmitouflés à cause du vent glacé.

Au moment de notre descente, les cars de touristes sont arrivés depuis quelques heures et nous tombons sur les groupes qui effectuent l’ascension à cette heure. Le site est devenu sacrément rempli ! De quelques dizaines de personnes au début du repas, nous sommes maintenant entourés de plusieurs centaines de gens ! Il faut sans arrêt laisser passer ceux qui montent, et nous sommes bien contents d’avoir commencé tôt pour être plus au calme.

Au fur et à mesure de la redescente, le ciel se couvre peu à peu. Nous effectuons d'ailleurs les dernières minutes sous la pluie. Bien fourbus et un peu trempés, on se pose à la cafétéria du centre d’information où nous prenons un petit goûter. Pour marquer notre dernière soirée au Chili, Quentin s’enquille même deux bières locales. C’était vraiment la randonnée parfaite pour conclure notre visite du parc et du pays. Dodo au van dans le vent et le froid, mais que voulez-vous, on commence à avoir l’habitude.

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Voilà que notre séjour dans le Torres del Paine s’achève, et avec lui notre passage au Chili… Malgré ses quelques inconvénients (forte fréquentation et tarifs très élevés), il faut bien avouer que ce parc splendide mérite sa réputation. C’est un véritable concentré de Patagonie, avec toutes les merveilles naturelles qu’elle offre.

Et puis, vraiment, quelle chance et quel luxe d’avoir pu observer un puma. Entre ce dernier, les guanacos et les manchots, on a souvent eu envie d’embarquer quelques animaux pour pouvoir les admirer ou les gratouiller un peu…

 "Les enfants, vous êtes bien attachés ?"

Il est temps de rejoindre l’Argentine pour continuer l’aventure. Après plusieurs kilomètres de pampa, nous voici à Cerro Castillo, minuscule patelin chilien qui marque la frontière. Les démarches pour quitter le pays sont relativement simples, les Chiliens étant plus regardant sur ce qui entre que sur ce qui sort. Nous passons en revanche près d’une heure à contracter en ligne une assurance auto multi-pays, la nôtre ne couvrant que le Chili. Finalement, nous optons pour une couverture de six mois pour tous les pays du MERCOSUR, nous épargnant une démarche similaire lors de nos prochains séjours en Bolivie et au Brésil. Le personnel de la douane étant assez à la cool, on fera directement la démarche sur un de leurs ordinateurs de service. Sympa. Passeport tamponné, fiche de sortie du pays signée, barrière levée. Voilà. Nous passons.

 Ha ouais, c'est plat

On roule pendant de longues minutes au milieu d’une pampa tout aussi sèche et venteuse. En chemin, quelques touristes se précipitent pour prendre notre combi en photo. À notre droite, un maigre panneau lutte courageusement contre les soufflements pour nous souhaiter la bienvenue dans la République argentine. Petite pause à leur douane, ultra-pépère (« bonjour, merci, au revoir »). Nous roulons jusqu'au village le plus proche.

L’arrivée se révèlera assez folklorique, mais ceci est une autre histoire. D’ici là, bienvenus en Argentine, Canard et Cochon !

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