À propos

Nous sommes Marion (Canard) et Quentin (Cochon), un couple de trentenaires d’origine auvergnate. Après une incroyable aventure en Amérique du Sud pendant 16 mois, nous voici désormais en Asie pour une durée indéterminée !

En route vers les Andes

Récit de notre première semaine de vie en van au Chili : le magnifique parc d'Altos de Lircay, la paisible région du Biobio, et bien sûr quelques aventures mécaniques !
Novembre 2022
7 jours
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On se réveille sur notre aire d’autoroute : la nuit fut bonne malgré les va-et-vient des voitures. Marion reprend le volant pour un petit tour de périph’ à Santiago puis d’autoroute pour aller plus au sud du pays. Les paysages alternent entre cultures d’arbres fruitiers et de vignes avec toujours sur notre gauche les montagnes enneigées des Andes. Nous sortons des grands axes vers Talca pour nous enfoncer dans des petits chemins vers la Cordillère : direction le parc d’Altos de Lircay pour notre premier arrêt touristique !

Le chemin est magnifique mais notre combi peine terriblement dans les montées. Même avec un moteur 1600, on s’attendait à un peu plus de jus. Tout se fera en deuxième vitesse ! On finit péniblement par se poser sur le parking du parc, complétement désert. Première surprise : le moteur fume comme un pompier ! De la fumée blanche s’échappe de tous les orifices de la ventilation. Quentin ouvre le capot du moteur, ce qui fait redoubler les émanations. Il faudra aérer tout ça 30 minutes avant le retour à la normale.

Smoked beacon 

Pendant ce temps, un homme sort en moto de l’entrée du parc et tombe sur nous. C’est un guide du coin. Il nous explique (dans un français parfait) que les gardes forestiers sont en grève depuis 10 jours et qu’en conséquence le parc est fermé pour une durée indéterminée. On était au courant de cette grève, mais il était précisé sur le site de la CONAF, l’organisme qui gère les parcs nationaux, qu’Altos de Lircay était le seul ouvert ! On a même acheté des billets d’entrée en ligne la veille ! Le site n’était visiblement pas à jour. Deuxième surprise donc... Le guide nous indique toutefois gentiment des sentiers que nous pouvons parcourir librement le lendemain, avec normalement de belles vues similaires à celles que l'on peut admirer depuis le parc. Heureusement que l'on a cette perspective car on est malgré tout un peu dépités entre la fumée et la grève des parcs !

Le parking étant désert, autant s'étaler pour faire notre popote
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Réveil bien matinal pour une journée de randonnée ! À défaut de parc ouvert, nous allons suivre les indications du guide de la veille pour une longue marche sur des chemins privés, qui traverseront forêts et montagnes pour atteindre une lagune au pied de la cordillère des Andes.

En chemin, le rocher "tête de singe" et des llaollaos, fruits de l'arbre coigüe qui ressemblent à des champignons

On sent bien que nous avons arrêté les randonnées depuis plusieurs semaines : on est essoufflés dès la première heure de montée, là où nous pouvions enchaîner plusieurs heures sans problème au Brésil. Malgré la fatigue, et nos problèmes mécaniques qui nous occupent l’esprit, il faut bien l’avouer, nous sommes rapidement récompensés par les vues qui s’enchaînent. Après les sentiers ombragés nous sommes à découvert : nous surplombons toute la vallée. Un immense tapis vert s’étend devant nos yeux, de la forêt à perte de vue.

Nous continuons notre ascension jusqu’à un plateau où la végétation a laissé place aux cailloux. Nous sommes entourés de hautes montagnes avec quelques plaques de neige de ci de là. On profite de ce magnifique paysage pour déjeuner.

 Ravitaillement en eau, merci la neige !

D’après notre application Mapsme, le sentier continue plus loin encore jusqu’à atterrir au pied d’une lagune. On comprend vite qu’en fait il va nous falloir grimper la montagne devant nous. Une sacrée montée nous attend donc !

 Tous en haut !

On arpente, un peu à bout de souffle, toute cette caillasse, jusqu’à arriver devant une plaque de neige gigantesque et fort abrupte qu’il faudrait traverser. Quentin s’essaye mais cela s’avère assez périlleux, on risque de glisser….

On décide donc de continuer l’ascension par un autre chemin afin de pouvoir bénéficier de la vue de l’autre coté des montagnes. On a bien raison de persévérer : une fois au sommet le paysage est splendide. Nous avons les pics de la Cordillère dressés devant nous et une superbe lagune en contrebas. C’est tellement magique qu’on reste près d’une heure à admirer la nature dans toute sa beauté. Quentin s’accordera même une sieste.

Ca valait la peine 

C’est parti pour une longue redescente, pas forcément moins fatigante que la montée car il faut sans cesse faire attention aux appuis pour ne pas déraper, glisser ou se blesser les genoux.

Nous aurons mis la journée : 4 heures de montée, 1 heure 30 de pause et 3 heures 30 de descente. Il est 20 h quand nous arrivons à la voiture. Nous préparons un repas rapide que nous dégustons à l’intérieur du van, le froid étant tombé. C’est une bonne nuit de récupération – et une grasse matinée – qui nous attend, pour cette nouvelle nuitée à l’intérieur d'Olinda.

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Le lendemain, le parking a bien changé ! Alors que nous étions seuls la veille, aujourd’hui tout est plein ! Des voitures sont même garées sur plusieurs dizaines de mètres de bord de route. Les passants affluent, des stands de souvenirs sont dressés ! On est un peu désorientés. Le parc aurait-il réouvert dans la nuit ? Renseignement pris, ce dernier est toujours fermé. En fait, la tenue d'une course à pied dans le parc a été autorisée exceptionnellement et les coureurs arrivent par centaines. Faisant fi de ce « deux salles, deux ambiances », Marion fait chauffer le moteur.

Au démarrage, Quentin va inspecter le moteur et identifie le problème : le tuyau d’arrivée d’air s’est débranché, probablement dans les secousses des montées. Cela expliquerait à la fois la fumée (qui se répandait dans le bloc) et la perte de puissance (les pistons n'étaient plus alimentés). Il refixera tout ça rapidement, nous permettant de repartir. Le moteur ne fume plus, la « puissance » semble revenue. Ouf, on est sorti d’affaire pour le moment.

C'était donc toi, canaille ! 

Nous nous arrêterons tout de même dans le premier garage venu pour un diagnostic. Le mécano donnera un tour de serrage supplémentaire au tuyau, resserrera les freins qui nous semblent faibles, et nous préconisera de changer le carter d’huile qui semble avoir une fuite, déclenchant à l’occasion des odeurs de brûlé. Sur la route, l’indicateur du niveau de carburant tombe également en rade ! Mais il finira par se rétablir tout seul une heure plus tard… On commence à se demander si on ne va pas passer plus de temps à faire vérifier ce tacot qu’à rouler avec…

Nous prenons une heure pour nous arrêter sur une des COPEC, les stations-services nationales. Celles-ci sont très bien conçues. On y trouve de tout, y compris des douches. C’est l’occasion de se laver, de faire le plein d’essence, d’eau potable et quelques emplettes. Nous roulerons le reste de la journée jusqu’au village de Saltos de Laja.

Marion se pose en bord de route, à côté d’un hameau, et va demander à la première dame venue si cette dernière connaît un coin pour passer la nuit. Elle nous invite très gentiment à profiter de son terrain. Nous nous y garons volontiers. Prévenus, des voisins viendront également nous proposer d’utiliser au besoin leurs douches ou leurs toilettes. C’est vraiment très sympa. Il se trouve que nous sommes déjà lavés et ravitaillés.

Le lendemain, nous nous arrêtons au mirador pour admirer les fameux Saltos de Laja, de grandes cascades. C’est sous le soleil, et avec vue sur les chutes, que nous passons quelques appels pour faire profiter la famille.

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Aujourd'hui, nous prenons la route en direction à nouveau de la Cordillère. Plus l'on avance plus c'est beau ! Nous faisons un arrêt pique-nique dans un cadre enchanteur, à l’endroit de la rencontre de deux fleuves : le Biobio et le Queuco. Le bleu et le turquoise semblent comme séparés sur quelques mètres. Cela nous rappelle la rencontre des eaux sur l’Amazone au Brésil.

 C'est le Biobio !
 Que c'est bio !
 C'est bio pour la santé
 Biotiful ! Ok on arrête...

On atteint ensuite le village de Ralco, point de départ pour explorer la zone. Après nous y être posés l’après-midi pour avancer sur le blog et le tri des photos, on poussera encore un peu à l’intérieur des terres. Longeant le fleuve, on a parfois de belles échappées sur celui-ci qui s’élargit ou s’agite selon les endroits. Nous passerons la nuit en bord de route près d’un barrage.

 À droite, notre spot pour la nuit

Le lendemain, nous continuons sur ce chemin qui longe le Biobio et offre toujours de très beaux points de vue.

On espère tomber sur un petit village avec des infos touristiques, notamment sur les balades à faire dans le secteur. Mais plus on avance, plus c’est désert ! Les patelins indiqués sur nos plans sont en réalité des hameaux isolés de quelques maisonnettes, et la route de gravier devient de plus en plus hasardeuse. On croise difficilement âme qui vive. Finalement, Marion ira questionner le seul habitant rencontré, qui nous indiquera « un sentier » un peu plus loin accessible par un chemin fort étroit et peu praticable. Un peu hésitants, on se lance tout de même en espérant qu’Olinda va tenir la route ! On arrive à un endroit encore plus désert que le reste. Mais il s’agit bien d’une espèce de camping, tenu par une famille Mapuche, et surtout d’un point de départ de plusieurs belles randonnées. Formidable !

Bien arrivés ! 

Comme il nous reste tout l’après-midi, c’est parti pour la « rando des cascades ». Il s'agit d'un sentier facile qui débouche sur un petit espace bucolique. Deux cascades jumelles se font face : à quelques mètres près, l’une est verdoyante et semble inonder un mini marais luxuriant ; l’autre coule le long de roches noirâtres. Un petit banc permet de se poser. Et il y a du réseau ! C’est donc reparti pour faire profiter les uns et les autres de ce coin en simultané.

Au retour, nous nous lançons dans la découpe d’un nouveau rideau occultant pour l’arrière du van. Le dispositif des anciens proprios, un rideau en lames de bois, prend beaucoup de place et laisse passer la lumière et le froid. Lors de notre séjour à Santiago, nous avons acheté un tapis de sol isolant, normalement utilisé pour le camping. Souple, solide, et avec un côté réfléchissant, c'est à priori le matériau idéal pour notre affaire. Armés de feutres et de ciseaux, on est partis pour la découpe ! Pour être tout à fait francs, une première tentative avait échoué il y a quelques jours : pour faire court, nous avions pris les mesures de la vitre arrière ouverte, alors qu’il fallait le faire fermée. Bref, ayant appris de nos erreurs, nous faisons à nouveau tchouik-tchouik sur ce tapis. Cette fois-ci semble la bonne. À l’heure où nous écrivons, ce nouveau dispositif tient toujours et remplit bien son office.

 Bob les bricoleurs

C’est l’heure de préparer le repas. Nous ne serons pas seuls. Les chiens du coin, puis des énormes cochons et même des chèvres viennent sporadiquement nous tenir compagnie ! Un homme mapuche rentrant de son potager nous salue et converse avec Marion : il semble ravi d’avoir un peu de compagnie et nous conseille de faire le « sentier du volcan » le lendemain.

Monsieur Seguin ? 
 Cochon a invité de la famille
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Depuis notre arrivée dans la région, nous sommes au pied du volcan Callaqui, point culminant de la zone. S’il ne se grimpe pas directement, la randonnée que l'on entreprend ce matin permet néanmoins de s’en approcher.

C’est une heure de montée, à travers la forêt avec de beaux spécimens d’araucarias (l’arbre typique du Chili), accompagné de deux chiens du camping qui semblent nous avoir pris en affection (ha, on repense à Fida…). Plusieurs arbres sont recouverts d’un lichen vert, que les gens du coin surnomment « la barbe du vieux » et qui est le signe d’un air pur.

Arrivés au sommet, c’est encore une fois une vue magnifique qui nous attend : le volcan Callaqui enneigé d’un côté, et la forêt à perte de vue de l’autre, avec au loin deux autres volcans, que vos serviteurs iront bientôt visiter. On mitraille de photos, le tri sera encore long !

On profite de ce cadre magnifique pour casser la croûte et faire une petite sieste. Nous sommes – comme bien souvent – complètement seuls.

Un peu fatigués ? Que diriez-vous d’un bain chaud pour détendre les muscles ? Nous nous rendons aux thermes de l’Avellano, où nous nous posons plusieurs heures pour cuisiner, se doucher, avancer les dessins ou le blog… Évidemment, avant tout ça, une heure dans un bassin d’eau chaude ! Voilà qui fait un bien fou. On barbotte comme des canards jusqu’aux derniers de rayons de soleil.

L’endroit fait aussi camping, mais c’est assez cher, surtout pour le peu de services proposés (la douche était quand même glacée, les toilettes à l’hygiène douteuse et l'Internet inexistant). On aime bien le coin, mais pas à ce tarif. Métamorphosant Canard et Cochon en GROS RATS, nous quittons les thermes pour nous poser quelques mètres plus loin seulement, avec la même vue mais GRATUITE. Le spot sera parfait et nous dormirons comme des rats… heu des rois.

 Le sourire post-radinerie. Après tout, nous sommes Auvergnats...
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Ce matin, c'est déjà l'heure de quitter cet endroit si paisible. En route !

 Byebye le Biobio
Passe, Michel, j'suis dégagé ! 

Nous rejoignons Ralco pour un ravitaillement (en eau et nourriture) et surtout pour visiter le musée Pewenche. Il s’agit d’un petit musée municipal, consacré au peuple autochtone éponyme. Pewenche signifie « gens du pehuén » qui est l'autre nom de l’arbre Araucaria. Son alimentation était en effet basée, durant la saison hivernale, sur la cueillette des pommes de ce pin aux branches si reconnaissables ! Au fil des siècles, ce groupe a fini par être très influencé par les Mapuches : ils possèdent une cosmogonie et des traits culturels très proches. Le fleuve Biobio, que nous parcourons depuis plusieurs jours, servait d’ailleurs à une époque de frontière entre les peuples Pewenche, Mapuche et l’empire Inca. Ce sera aussi par la suite la frontière entre les autochtones (Mapuches et Pewenche) et les colons espagnols.

 Ralco depuis la tour du musée
 Il paraît que c'est l'hiver en France... 

Après s’être longuement posés dans le parc de la ville et honteusement gavés de glaces, nous roulons jusqu’à Angostura pour se promener un peu dans le parc au bord du barrage. Une fois arrivés, on se rend compte qu’il s’agit d’un parc financé par l’entreprise Colbun qui gère le barrage : ils ont créé cette microzone de nature comme compensation aux impacts sur l’environnement que leur infrastructure a causés. Marion rouspétera devant ce green-washing ; Quentin toujours prosaïque se contentera d’admirer la vue. On en profite pour vous signaler que les grands barrages sont nombreux dans la région et la résistance très active. Partout dans les villages ou sur les routes, on repère des « Biobio libre » ou autre nom de fleuve appelé à être rendu sauvage.

 Côté pile
Côté face 

Le guide du « parc » nous apprendra au détour d’une conversation que nous avons visiblement passé plusieurs jours dans une « zone de terrorisme ». Cet abus de langage nous permet de vous faire partager notre ressenti : nous trouvons les Chiliens assez mal informés. Selon le jeune homme, les actions de désobéissance civile, de manifestations, de sabotage et de récupérations de terres ancestrales des Mapuches du coin s’apparentent à du « terrorisme ». On est tentés de lui parler un peu du 13 novembre 2015 pour comparer, mais on se retient : il ne fait que répéter des éléments de langage de la télé ou de la radio. Et il faut bien reconnaître que ces dernières, toutes privatisées et soumises à des intérêts particuliers, étalent allègrement des fausses nouvelles (fakeniouz pour les francophobes) et des inepties. Cela se répercute sur les discours quotidiens que nous entendons. Au-delà de la propagande racontée sur les Mapuches perçus comme « ennemis intérieurs », d’autres exagérations ou mensonges semblent monnaie courante. Selon les habitants des campagnes, Valparaiso et Santiago sont devenus des coupe-gorges infâmes ; la paisible et touristique Araucanie est une zone de terrorisme ; Quentin ne devra pas quitter Marion d’une semelle à la frontière avec l’Argentine car on y enlève des femmes tous les jours ; des enfants se font régulièrement kidnapper dans les villes du sud… Bref, à entendre toutes ces personnes, nous avons constamment l’impression que chez eux ça va, mais qu’à une heure de route, c’est le Mordor. De notre côté, non seulement nous n’avons eu aucun souci depuis notre arrivée, mais on s’imagine parfois ce que cela donnerait dans l’autre sens, avec des touristes chinois à Clermont-Ferrand : « VOUS ALLEZ VISITER LE LIMOUSIN APRÈS ? PAUVRES FOUS !! ».

 Le Chili selon les Chiliens

Je parle, je parle, mais nous voilà déjà à la bourgade de Santa Barbara, pour une nouvelle nuitée tranquille au bord de la rivière (ouf, nous aurons encore une fois évité les hordes de gobelins et les dragons mangeurs de Français).

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Bon, vous vous en doutez, Olinda fait un peu des siennes. Depuis hier, nous trouvons décidément nos freins un peu faibles, nos cligno ne fonctionnent plus et un rétroviseur est complètement dévissé. Nous trouvons un garage sur Internet où nous nous rendons le matin même. Ça tombe bien, le patron adore les combis, et est en plus passionné d’Histoire de France : il nous sortira même les dates de l’installation du Pape à Avignon. Après un petit briefing technique, nous lui laissons le van et allons nous balader en ville.

 On a arrêté de compter. C'est le cinquième, le sixième ?

On profite du grand soleil au bord de la rivière puis on déguste un pique-nique à l’ombre des grands arbres de la place principale. Le village est animé. Il est vrai que depuis que nous sommes au Chili nous trouvons les villages dynamiques. À la différence de la France où les petits commerces ont bien souvent fermé rendant les rues désertes, ici c’est un enchaînement de boucheries, pâtisseries et épiceries où les locaux viennent faire leurs emplettes mais aussi se raconter les nouvelles. Bref des campagnes plus riantes que par chez nous !

Retour au garage à 16 h pour un essai de conduite avec les freins resserrés : c’est le mécano qui conduit, avec Marion en copilote. Quentin restera sur la banquette arrière, aimablement prévenu des manœuvres à la seconde d’avant (« ATTENTION ON TESTE LE FREINAGE D’URGENCE »). C’est mieux qu’avant, mais toujours pas top.

Chauffeuuuuur, si t'es champiooooon
"Ca va derrière ?" 

Le mécano et son équipe travailleront encore deux heures sur Olinda (nouveau test de freins, changement du liquide de freinage…). Comme c’est un peu long, et que le patron nous aime bien, il nous propose de visiter l’arrière du garage en attendant. C’est ainsi que nous tombons sur toute une plantation de fraisiers et de cerisiers bios. Tout lui appartient et il nous propose de nous servir à volonté ! Voilà donc Canard et Cochon en train de se gaver de fruits frais et sucrés.

Le dernier essai technique étant un peu plus concluant (ils ne pourront pas faire mieux), nous reprenons la route. Après avoir quitté l’autoroute nous essayons de trouver un endroit pour dormir. Pas évident : peu de bas-côtés et beaucoup de propriétés privées. Nous finissons par identifier sur notre application ce qui semble être une petite aire de pique-nique au départ d’un sentier de randonnée. On tente le coup : on s’enfonce dans les chemins de plus en plus étroits en espérant que cela va déboucher. Nous arrivons dans une prairie au bord d’un ruisseau avec un joli pont. Parfait !

 Comme toujours, seuls au monde...

Le lendemain, c'est dans cet endroit bucolique à souhait que nous nettoyons entièrement la voiture, y compris le filtre à air du moteur, et rangeons un peu mieux nos nombreuses affaires de bricolage et de mécanique. Ensuite, on brave l'eau glacée pour s'offrir un petit shampoing à l’eau de la rivière.

Voiture propre, cheveux propres… C’est donc propres comme des sous neufs que nous reprenons le volant pour rejoindre notre prochaine étape : la ville de Curacautin où nous rendrons visite à des amis mapuches de Marion.

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