Je dédis ce 8ème voyage à ma belle-mère préférée, qui de chez elle, voyage à travers mes écrits. Cette fois, pas de pluie pas de chaleur intense.
Septembre 2019
23 jours
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Jour 1 : Jeudi 5 septembre 2019

Départ pour Sète à 14h30, notre chatte fait partie du voyage, pour elle, ce sera 3 semaines de sommeil.

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Jour 1 : Jeudi 5 septembre 2019

Nous arrivons vers 19 heures, grillades sur la terrasse avec mes parents, nous passons notre première nuit dans ma chambre.

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Jour 2 : Vendredi 6 septembre 2019

Lever 8 heures, nous avons une grosse étape à faire jusqu’à Saragosse, près de 7 heures de route, sans compter les arrêts. Nous quittons Sète vers 10 heures, direction La Jonquera, pour prendre du gazole moins cher, et faire quelques courses. La journée est belle, peu de monde sur les routes, idéal pour rouler sereinement. C’est vers 20 heures que nous arrivons à Saragosse, plus précisément sur le parking d’Ikea. Nous décidons de manger à la cafétéria d’Ikea, 2,50 € pour une frite et un hotdog.

Parking Ikea, Saragosse
Parking Ikea, Saragosse

Depuis notre arrivée, le vent souffle fort, il fait parfois bouger le camping-car, mais on tient bon.

Ayant déjà visité Saragosse durant notre 2ème voyage, cette ville n’est qu’une étape pour la nuit.

Nous avons parcouru 1000 km.

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Jour 3 : Samedi 7 septembre 2019

Départ de Saragosse vers 9 heures, nous arrivons au Portugal à 19 heures. Encore une grosse étape, près de 10 heures de route en incluant les arrêts. Désormais, les futures étapes seront beaucoup plus courtes.

Parking, Bragance
Parking, Bragance

Arrivés à Bragance, dans le nord du Portugal, nous stationnons dans un parking gratuit en forme de rizière, sur un sol un peu en pente, au pied de la cité médiévale et de ses remparts. Nous discutons avec 2 couples de camping-caristes, il faut savoir qu’au Portugal il y a beaucoup de français, de quoi prendre des renseignements et gagner un temps précieux en voyage.

Le soir, nous faisons une visite furtive du village, dans lequel nous pénétrons par les remparts du château fort. De nuit, le village est mis en valeur par un éclairage judicieusement choisi. Nous ne nous attardons pas sur la visite, la fatigue des étapes se fait ressentir.

Bragance, soir 
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Jour 4 : Dimanche 8 septembre 2019

Le matin nous retournons dans le village, une promenade entre le centre-ville et les remparts, puis nous visitons le musée militaire, plutôt bien réussi et en plus gratuit.

Bragance, centre 

Après le déjeuner, nous quittons Bragance pour Pinhao, surtout connue pour ses vignobles.

Sur le trajet, nous sommes témoins des vestiges des derniers incendies de la région, paysage parfois lunaire et forêt totalement brûlée.

Nous arrivons enfin à Pinhao, dans la vallée du Douro, des vignobles à perte de vue.

Vallée du Douro 

Nous ne nous attarderons pas sur cette ville, outre la gare, elle n’a pas réellement d’intérêt, elle se situe en bordure du Douro, entourée de montagne, un peu engoncée, la route pour y accéder est longue et sinueuse, il faut être très concentré, cherchons une étape intermédiaire pour alléger la prochaine, et choisissons la ville de Viseu.

Gare de Pinhao 
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Jour 4 : Dimanche 8 septembre 2019

Nous arrivons à 20 heures à Viseu, sur un grand parking, qui est encore très chargé, la raison est une fête à quelques centaines de mètres. Après le repas, nous allons faire un tour à la « Feira de Sao Mateus », qui s’étend d’août à septembre. On y trouve des manèges et des commerces en tout genre, et un très grand défilé. Fifi se laisse tenter par des churros qu’il paye cher !

Fête de Viseu 

Nuit sur le parking.

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Jour 5 : Lundi 9 septembre 2019

Nous flânons un peu dans la ville, croisons le funiculaire qui relie le Largo da Feira de São Mateus au parvis de la cathédrale. Petit café dans un joli bar, et départ pour Coimbra.

Nous arrivons dans une aire de camping-cars gratuite (40.199417 ; -8.428832), déjà bien remplie, il se situe sur les rives du Rio Mondego qui arrose la ville.

Coimbra, rio Mondego

« C’est à Coimbra que fut construite la première université portugaise. Elle compte parmi les plus anciennes d'Europe.

La ville reste peuplée de très nombreux étudiants venus de tout le Portugal. Ils entretiennent des rituels et des traditions étudiantes, comme celle appelée la « praxe ». Le costume traditionnel des étudiants est un complet noir pour les garçons, un tailleur noir pour les filles.

L'Université et ses étudiants 

La vieille ville est située sur la colline de l'Alcaçova ; on y accède par un enchevêtrement de ruelles étroites et pittoresques, parfois entrecoupées d'escaliers au nom significatif (escadas de Quebra-Costas : escaliers brise-dos). »

Alcaçova 

Nous ne manquons pas de visiter le jardin botanique d’une exceptionnelle beauté, des arbres en tout genre jalonnent le parcours, des ponts des fontaines des escaliers, bref, un ensemble magnifique, qui se trouve sur la colline, avec une vue imprenable, mais cela se mérite et la montée jusqu’au plateau du jardin est un peu raide.

Coimbra, Jardin botanique 

Nous continuons par l’université, où la tradition et les costumes sont présents, peut-être avons-nous la chance d’arriver au moment de la rentrée !

De retour au camping-car, nous entamons une discussion avec un couple de camping-cariste, au grand dam de Fifi, car elle dure près d’une heure… On nous suggère de prendre le tram ligne 28 à Lisbonne, il offre un beau parcours de la ville, nous verrons plus tard que cette ligne 28 est très connue.

Nuit tranquille.

Nous avons parcouru 2000 km.

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Jour 6 : Mardi 10 septembre 2019

Départ pour Fatima vers 10 heures.

Fatima est une ville située dans le centre du Portugal, elle abrite le sanctuaire de Fatima qui est un lieu de pèlerinage catholique, où la vierge serait apparue en 1917.

A notre arrivée, nous sommes frappés par plusieurs choses, tout d’abord une très grande place, traversée par une bande de béton large d’un mètre environ, sur la laquelle cheminent des gens à genoux un chapelet à la main, d’un bout à l’autre de la place, et sur le côté un grand four duquel jaillissent des flammes, des gens munis de cierges font la queue pour les jeter dans le four.

Fatima, Sanctuaire 

Nous visitons une exposition qui retrace l’histoire du sanctuaire dont l’origine est une petite chapelle. Nous pénétrons ensuite dans un auditorium géant où une messe se prépare.

Exposition dans la chapelle 
Auditorium 
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Jour 6 : Mardi 10 septembre 2019

Nous rentrons au camping-car pour manger, et partons pour Evora, nous arrivons en fin d’après-midi, sur le parking un allemand nous indique comment se rendre dans le centre-ville. Nous nous y rendons avec enthousiasme, une ville entourée de rempart est toujours singulière. Hélas, outre les remparts, je trouve que la ville n’est pas intéressante, certes, elle est quasiment entièrement piétonne, il y a de petites ruelles étroites et beaucoup de pavés, mais après avoir vu Bragance, il est difficile de trouver mieux.

Evora 

Nuit sur le parking.

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Jour 7 : Mercredi 11 septembre 2019

Aire d'Albufeira

Nous quittons Evora en matinée, arrivée à Albufeira en début d’après-midi. Nous stationnons dans une aire de camping-cars, 7,50 € la nuit et 50 cts la douche. Nous sommes à quelques centaines de mètres de l’océan. La plage est sublime, le sable fin, le bleu de l’océan le rouge et ocre des falaises, offrent un spectacle singulier. Nous nous baignons furtivement pour ma part car l’eau reste assez fraiche, le temps est idéal, ensoleillé avec un léger vent qui maintient à 27°C l’atmosphère.

Praia de Falaisia 


Retour au camping-car en fin d’après-midi diner, douche et nuit.

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Jour 8 : jeudi 12 septembre 2019

Parking, Lagos

Départ 11h00, arrivée à Lagos 14h00. Nous avons parcouru 2520 km.

Le parking se trouve dans un quartier résidentiel, peu accueillant et à 1,8 km de la plage, je décide de tenter de me rapprocher, mais tous les parkings sont bondés et en pente, nous retournons sur nos pas.

Nous allons à la plage, qui est en fait la crique de Praia do Camilo, au loin des rochers émergent de l’océan, l’endroit est joli.

Praia Do Camilo 

Nous visitons ensuite la ville et ses remparts, il y a beaucoup de touristes, nous buvons une bière dans une rue commerçante.

Lagos 

Le soir nous nous promenons vers une autre plage, non loin du parking. Ensuite, nous nous couchons pour une nuit un peu agitée par les aboiements incessants des chiens du quartier. C’est toujours en ces moments-là que l’on se dit que jamais nous n’aurons de chien, puis les pensées dérivent vers l’euthanasie pure et simple des chiens nous entourant, enfin, nous nous endormons en s’imaginant leur arracher les cordes vocales, lorsqu’une musique crie plus fort que les chiens, nous passons une nuit macabre peuplée de chiens morts et exempte de toute forme de musique.

Nous avons parcouru 2500 km.

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Jour 9 : Vendredi 13 septembre 2019

Nous arrivons à Lisbonne en fin d’après-midi, le parking est très galère à trouver, le GPS le voit bien, nous aussi du reste, il y a une dizaine de camping-cars garés, mais impossible de trouver l’entrée, il longe une route à 2 voies, chaque demi-tour prend plusieurs minutes et beaucoup de kilomètres. En désespoir de cause je m’arrête sur le trottoir et interpelle un portugais garé dans ce fameux parking, il m’indique l’entrée, celle-ci contourne des bâtiments avant d’arriver au parking ! je lui demande où l’on peut faire demi-tour, il me propose de le suivre pour me montrer le chemin. Enfin nous arrivons après ¾ heure de va-et-vient. Nous sommes à quelques mètres de l’entrée du port. Voici la situation géographique de notre emplacement : il se trouve à 200 mètres du pont du 25 avril, un ronronnement constant dû au passage de véhicules et de trains s’en échappe, nous levons la tête et apercevons des avions toutes les 6 minutes, il y a aussi la route toute proche et un chemin de fer la longeant, sans oublier le vent.

Pont du 25 Avril de nuit, Lisbonne

Le soir, nous nous promenons sur les bords du Tage, d’un côté vers la tour de Belém, de l’autre vers un petit port et des restaurants sous le pont.

Belém est un quartier de grand charme qui se trouve dans l’ouest de Lisbonne. C’est l’endroit où un grand nombre des attractions touristiques les plus emblématiques de la ville se trouvent.

Lisbonne, Tour de Belém 

À l’origine, Belém était le quartier de Lisbonne où l’on trouvait docks et chantiers navals. C’était le lieu où les grands voyages du XVe siècle à destination de l’Inde, de l’Afrique de l’Est et du Brésil partaient. Cet immense patrimoine maritime est grandement commémoré dans le quartier de Belém, où l’on trouve également des bâtiments extravagants financés par les richesses ramenées au Portugal depuis les nouvelles colonies.

Malgré l’emplacement, nous passons une bonne nuit, en tout cas meilleure que la précédente.

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Jour 10 : Samedi 14 septembre 2019

Visite du quartier de Graça, puis nous avons pris le métro pour rejoindre la place Martin Moniz, au centre de Lisbonne. Nous projetons de prendre la fameuse ligne de tram n°28, il y a une queue de 200 mètres, sachant que le tram n’embarque que 20 personnes à la fois toutes les 20 minutes, nous décidons de revenir plus tard. Nous allons jusqu’au château en empruntant de petites ruelles, nous faisons demi-tour à l’entrée du château, il faut encore payer pour seulement voir le parc…

Vue de Lisbonne depuis la colline du château 

En début d’après-midi nous retentons le tram, cette fois la queue est raisonnable, seulement 40 minutes de patience sous la chaleur. En effet, le parcours vaut le coup, nous traversons la vieille ville, et passons dans de petites ruelles, où même les voitures ont du mal à passer.

Ce tram est en bois, tout comme les sièges qui ont cette particularité d’avoir leur dossier amovible, si bien qu’au terminus il suffit de basculer le dossier de l’autre côté et se rasseoir, de ce fait quel que soit le sens de la marche, les voyageurs se trouvent toujours dans le bon sens. C’est assez ingénieux !

Nous arrivons au terme du voyage, et revenons à pieds, nous atteignons la rue Augusta au bout de laquelle nous pouvons admirer l’arc de triomphe.

Arc de Triomphe 

Situé à l’extrémité nord de la Praça do Comércio sur la Rua Augusta, et près du Tage, l’arc de triomphe de la Rua Augusta (Arco da Rua Augusta) datant du XIXe siècle est un symbole de la reconstruction de la capitale portugaise après le violent tremblement de terre de 1755. L’arche ne fut officiellement achevée qu’en 1875. La construction de l’Arc de Triomphe de la rue Augusta était une façon de symboliser la renaissance de la ville.

Sur le chemin du retour, nous dégustons une pâtisserie, des Pastéis de Nata, spécialité portugaise, qui s’apparentent à de petits flans, vraiment très bons.

Retour au camping-car, repas et encore une petite balade sur les bords du Tage avant le coucher.

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Jour 11 : Dimanche 15 septembre 2019

Avant le départ pour Obidos, nous allons dans un quartier non loin de là : LX Factory.

Tout commence il y a 9 ans, en pleine crise économique, dans le quartier populaire et plutôt excentré d’Alcantara, à Lisbonne. Un gigantesque site industriel de plus de 23 000 m2 est alors complètement à l’abandon depuis de nombreuses années. Véritable plaie à ciel ouvert pour le quartier, le site est pourtant devenu en quelques années un des lieux phares de la capitale portugaise.

Quartier d'Alcantara 

La LX Factory héberge maintenant le plus grand co-working de la ville, certains de ses commerces sont devenus cultes. C’est le cas notamment de la librairie Ler Davagar ou de la pâtisserie Landeau. Ces concepts et fonds de commerce innovants ont créé de la valeur. Le lieu accueille environ 200 projets, la plupart dans le monde de la création, et plus de 1000 personnes y travaillent.

LX Factory 

Nous avons été conquis par l’âme de la LX Factory, par l’ambiance et l’identité si particuilères du lieu. Elle est devenue le temple du street art, de nombreuses fresques en tapissent les murs.

Nous arpentons les étages de cette ancienne fabrique de tissu, chaque pièce est singulière, et revêt un univers différent, jusque dans les toilettes.

De nombreux artistes et artisans jalonnent le site, des galeries d’art, des boutiques, des restaurants, on y trouve beaucoup d’originalité, nous adorons cette atmosphère, pourtant débordante de touristes.

C’est finalement l’endroit que nous avons préféré à Lisbonne.

Nous déjeunons dans un restaurant proche du quartier LX Factory un plat à base de morue.

En fin d’après-midi, nous arrivons à Obidos.

Óbidos est une ville portugaise dans la province de l'Estremadura, l'un des hauts lieux du tourisme en raison de l'excellent état de conservation de ses remparts. La ville n'a en effet pas (ou peu) évolué depuis le début des Temps Modernes.

Obidos 

Lors de notre arrivée dans la ville, nous sommes attirés par de la musique folklorique, et sur une place nous découvrons une scène sur laquelle dansent de nombreuses personnes en habit d’époque, hommes femmes et enfants.

Fête folklorique 

Nous continuons vers la bibliothèque et l’église, puis nous montons sur les remparts, la vue sur la vallée est spectaculaire, je me surprends à m’imaginer être un garde qui surveille la vallée à l’affut de l’ennemi !

Remparts 

A l’entrée du village, devant la grande porte nous croisons un chevalier très convaincant, puis un peu plus loin un homme-arbre magnifique.

Après le repas, nous retournons au village finement éclairé pour quelques photos, puis retour au camping-car pour la nuit, encore une journée très riche et assez fatigante.

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Jour 12 : Lundi 16 septembre 2019

Parking, Nazaré

Nous quittons Obidos pour Nazaré. Au cours de l’étape, j’utilise les essuie-glaces pour nettoyer le pare-brise, et d’un coup deux des trois essuie-glaces s’arrêtent, l’autre peine à continuer, je m’arrête sur le bord de la route, et constate qu’une pièce d’entrainement des essuie-glaces est sectionnée. Il faudra désormais passer entre les gouttes tout au long du voyage, malgré la météo peu clémente annoncée.

Nous arrivons à Nazaré, sur un petit parking en haut de la falaise, nous avons un très beau panorama plongeant sur la plage entre contrebas, le temps est brumeux.

Nazaré 

Nous descendons à pieds dans la ville basse, une petite promenade, peu de vagues pourtant légendaire pour les surfeurs, Fifi achète des biscuits vendus comme étant une spécialité locale, et nous remontons en empruntant le funiculaire, au terme de cette balade, nous reprenons la route.

Nazaré, plage 
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Jour 12 : Lundi 16 septembre 2019

Sur la route, nous croisons les vestiges des incendies de l’été, nature carbonisée, arbres brûlés à terre, un air de désolation.

Nous sommes à Aveiro, en fin d’après-midi, sur un parking proche d’une station-service. Nous nous dirigeons vers le centre-ville, accessible à pied.

Aveiro, centre 

« Aveiro est une ville située sur la côte ouest du Portugal, au bord d'un lagon nommé Ria de Aveiro. Elle se caractérise par ses canaux sur lesquels naviguent des barques colorées (barcos moliceiros), traditionnellement utilisées pour la récolte d'algues.

Non loin du centre (agrémenté de bâtiments de style Art nouveau) se dresse la cathédrale d'Aveiro, ornée d'un imposant clocher. Le Museu de Aveiro, aménagé dans un ancien couvent, abrite un somptueux tombeau en marbre ».

Nous retenons surtout les barques colorées navigant sur les canaux, jolie ville.

Le soir, nous trouvons un Lavomatic et en profitons pour laver et sécher nos vêtements, une aubaine pour continuer proprement le voyage !

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Jour 13 : Mardi 17 septembre 2019

Parking, Porto

Avant de partir pour Porto, je tente de faire une réparation sommaire des essuie-glaces, en effet, les prévisions météorologiques ne sont pas très bonnes. Après 2 heures de bricolage, j’arrive à sauver 2 essuie-glaces sur 3, j’avoue avoir été assez ingénieux. Nous partons pour Porto, le GPS nous indique un parking dont l’accès est impossible, nous tournons dans Porto pour trouver un autre endroit. Enfin, nous stationnons en face d’une école de musique, à ce moment-là le problème de frigo réapparait au bout de 10 jours !

Il est parfois des instants où les petits tracas vous usent, on arrive tant bien que mal à pallier un problème pour qu’un autre apparaisse. Nous nous promenons dans Porto, certes la ville est magnifique, mais les préoccupations prennent un peu le dessus, une envie de rentrer à la maison nous envahit, le moral baisse également avec la fatigue.

Porto 

Un coup de fil à mes parents et nous voilà quelque peu requinqués, je me fais presque gronder, mon père me dit que nous pouvons rouler, s’il pleut on s’arrête, si le frigo de fonctionne plus, on achètera des denrées non périssables, c’est ça l’aventure !

Après réflexion, ils ont raison, objectivement tout ne va pas si mal, et nous ne sommes qu’à la moitié du voyage, l’intervention extérieure de mes parents nous renvoie vers la réalité. Nous continuons notre balade avant de rentrer. Après une nuit de sommeil le moral sera bien meilleur.

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Jour 14 : Mercredi 18 septembre 2019

Le matin nous nous promenons au marché, puis nous repérons un restaurant sur Tripadvisor, le CASA DIAS, il est très bien coté, la cuisine y est familiale, le cadre ne paye pas de mine, nous décidons d’y aller dès l’ouverture à 11h30, heureusement car il est vite bondé. Au menu, une soupe de légumes, une dorade avec des pommes de terre et une crème brûlée maison. Très bon repas pour pas cher.

En début d’après-midi nous partons pour Santiago, nous arrivons vers 21h30 dans un parking non autorisé au camping-car, nous nous y garons discrètement, sachant que nous repartons dès demain matin.

Après le repas, nous nous couchons en mettant le réveil à 7h30, pour visiter la ville de bonne heure, beaucoup de route nous attend demain.

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jour 15 : jeudi 19 septembre 2019

Parking, Santiago

Dès le matin, nous partons pour la ville et la fameuse cathédrale. Je n’imaginais pas la ville aussi grande. Quelques pèlerins se trouvent sur la place de la cathédrale, celui-ci semble en travaux et l’entrée n’est pas possible, nous sommes un peu dépités, nous retournons au camping-car.

Cathédrale, Santiago 

Départ pour Blanes vers 11 heures et arrivée pour 17 heures 30 à l’aire de camping-car. Nous voyons un camping-car immense avec certainement une voiture à l’intérieur, entre 250 et 400 k€ ! trop cher pour nous, et surtout pas très utile !

En début de soirée, nous nous dirigeons à pieds vers le centre, ½ heure de marche. C’est tout droit, nous ont dit les camping-caristes sur l’aire, on ne peut pas se tromper !

Nous marchons donc, tout droit, en papotant. Nous visitons la ville et le port, l’ensemble est sympa, nous buvons une bière, puis nous rentrons.

Port de Blanes 

C’est tout droit, ok, mais à partir d’où ? Nous passons devant de grandes propriétés, de très belles maisons atypiques, que nous n’avons pas vu à l’aller…

Persuadés que nous nous sommes égarés, je fais appel à Google Maps, qui nous ramène à l’aire, finalement c’était bien tout droit…

Repas et nuit au camping-car.

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Jour 16 : Vendredi 20 septembre 2019

Après une promenade matinale dans les rues et sur le port de Blanes, nous partons pour Bilbao en fin de matinée.

Nous arrivons dans l’après-midi, dans un parking presque vide tout proche d’un quartier populaire, entre une usine, une voie ferrée et des immeubles. Le quartier ne paraissait pas sûr, mais finalement nous n’avons eu aucun problème. 43.277948 ; -2.971421)

Nous prenons le bus pour le centre-ville et arpentons dans les rues piétonnes. Puis nous pénétrons dans un marché couvert en bordure du fleuve la Ria de Bilbao (ou Ria du Nervion) dont l’ouverture était pour 17h30, tous les stands ne sont pas ouverts, il y a beaucoup de boucheries et primeurs.

Bilbao, marché couvert 

Cette nuit nous avons eu droit à une grosse averse.

Nous avons parcouru 4000 km.

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Jour 17 : Samedi 21 septembre 2019

Visite du musée de Guggenheim, le très célèbre musée d’art moderne.

« Le musée Guggenheim de Bilbao est un musée d'art moderne et contemporain situé à Bilbao au Pays basque espagnol qui a ouvert au public en 1997. C'est l'un des cinq musées de la fondation Solomon R. Guggenheim. La structure innovante du bâtiment a été dessinée par Frank Gehry dans le style qui l'a rendu célèbre. Sa silhouette est le fruit d'un assemblage singulier de pierre, de verre et de titane. Le musée devint rapidement un des bâtiments contemporains les plus connus et appréciés au monde ».

Nous sommes en présence d’une très belle architecture, des écailles en titane composent la structure extérieure du bâtiment.

Musée Guggenheim, extérieure du bâtiment 
Intérieur du bâtiment 

A l’intérieur, nous sommes attirés par une installation de plaque de fer de 10 cm d’épaisseur et 4 mètres de hauteur. Elles sont façonnées selon une courbe tantôt elliptique tantôt torique, on comprend que l’artiste semble vouloir nous inviter à pénétrer au milieu des spirales que forme la disposition des plaques entre elles. Notre cheminement au travers des différentes installations se traduit par des sensations étranges, d’apesanteur, de désorientation et de déséquilibre.

Bilbao spiral, Richard Serra 
Maquette de l'oeuvre 

Nous sommes également accrochés par une salle dans laquelle est diffusé un film sur chaque mur opposé, il s’agit d’une seule et même histoire vue par chacun des 2 protagonistes, chaque film est le reflet du ressenti de chacun, le tempo est le même pour les 2 projections, en se plaçant judicieusement, nous pouvons voir alternativement les 2 films, tantôt à droite, tantôt à gauche, le mouvement de la tête des spectateurs fait penser à un jeu de tennis. Sensation très atypique, nous avons beaucoup aimé.

Nous errons ensuite vers les autres salles où se trouvent des œuvres de peinture, de sculpture, notamment un artiste allemand qui peint un tableau et y ajoutent des objets ou sculpture en plâtre, représentant un ciel étoilé ou un tournesol, ce sont des peintures qui ont vraiment plu au profane que je suis.

Après un dernier petit tour dans la ville nous partons pour Vitoria-Gasteiz juste avant la pluie.

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Jour 18 : Dimanche 22 septembre 2019

Parking, Vitoria Gasteiz

Ce matin visite de la ville, le centre historique et musées gratuits. Pour commencer le musée des Lanternes : « Le corps des ciriers (fabricants de bougies), dont la tradition a été reprise de nos jours par le pâtissiers et les confiseurs, promu en 1613 la création de la Confrérie de Notre Dame de la Vierge Blanche afin d´en impulser le culte.

Vitoria-Gasteiz 


En 1895, Manuel Díaz de Arcaya, professeur originaire de Vitoria et résidant à l´époque à Saragosse, où il fut témoin de la procession du « Rosario de Cristal » (le Chapelet de cristal), eut l´idée d´établir un Chapelet de lanternes destiné à mettre en valeur la procession, plus modeste, effectuée en l´honneur de la Vierge Blanche pendant la nuit du 4 août.

Tous les 4 août à la tombée de la nuit, les sublimes lanternes qui forment la Procession s´éclairent pour suivre leur traditionnel parcours du centre de la ville ».

Le responsable du musée nous ouvre les portes d’une salle où se trouvent des personnages et des bustes éclairés, une douce symphonie accompagne la visite, joli jeu de couleurs et de lumières, il nous explique la raison d’être de ce musée en anglais, tous les objets présents seront sortis pour la fête du 4 août.

Musée des lanternes 

Nous continuons vers le musée archéologique, de la préhistoire aux romains, des objets des fossiles, des explications visuelles sur les bâtisseurs de l’époque, sur la ville… Bref, moi qui ne court pas après ce genre de musée, je l’ai trouvé intéressant et bien achalandé.

Parking, Tudela

Nous quittons Vitoria pour Tudela en début d’après-midi. Arrivé sur place, je commence à discuter avec un couple de voyageurs, cela s’éternise, je tente de clore la discussion en vain, tout y passe, l’éducation la politique… Fifi s’impatiente, au bout d’une heure nous pouvons enfin aller en ville. Le centre historique est composé d’une grande place principale avec un kiosque, et de petites rues adjacentes, il n’est pas toujours facile de se repérer, nous buvons une bière sur la terrasse d’un café sur une petite place arborée. Nous retournons au camping-car en début de soirée.

Tudela, Kiosque 
Café sur petite place arborée 
Cathédrale de Tudela 

Nous avons parcouru 4500 km.

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Jour 19 : Lundi 23 septembre 2019

Parking, Montserrat

Nous faisons un dernier tour dans la ville, suivi d’une pause-café. En fin de matinée nous partons pour Montserrat, nous arrivons vers 17 heures.

Montserrat est un massif qui culmine à 1250 mètres. Ce massif abrite en son sein une abbaye bénédictine de Santa Maria de Montserrat consacrée à la vierge de Montserrat.

Son nom peut se traduire par montagne (mont) en dents de scie (serrat) qui vient des rochers ruiniformes de la montagne. Montserrat est aussi devenu un prénom féminin très courant dans les Pays catalans.

Le parking se trouve en bordure d’une église (Santa Cecilia), très mignonne en pierres apparentes, et à 3 kilomètres du monastère.

Montserrat, église Santa Cecilia 

C’est un très joli spot duquel on peut voir la vallée. Il y a beaucoup de vent, nous visitons les lieux, un petit parc attenant à l’église nous conduit vers une station météo, et un peu plus loin, le vide. Un balcon plongeant nous offre une vue imprenable sur la vallée, de nuit ce spectacle est magnifique, c’est alors que dans un coin de ma tête surgit une voix familière, celle de ma belle-mère nous criant : « Ne vous penchez pas ! ».

Montserrat, vue panoramique 
Panorama depuis la station météo 
Parc proche de l'église 

Nous nous promenons après le repas, sans trop savoir exactement où nous mettons les pieds, mais une petite lampe à Led nous assiste dans notre cheminement.

Même si le parking se trouve au bord de la route, et que le vent souffle fort, nous apprécions la nuit dans le camping-car.

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Jour 20 : Mardi 24 septembre 2019

Nous quittons Montserrat en direction de Roses. Nous arrivons vers 15 heures. Park4night nous indique un endroit sympa, nous décidons de nous y rendre. En fait, il s’agit d’un camp de vacances dans une crique, l’accès est une route de 10 kilomètres, étroite et sinueuse, encore des kilomètres de galère, mais une fois engagé il nous est impossible de rebrousser chemin, donc nous avançons.

Sur place, le spot sympa annoncé est un tout petit parking déjà plein, l’accès est très accidenté depuis les dernières inondations. Nous nous rabattons vers un autre parking en pleine nature. Nous prenons nos serviettes et allons à la plage, l’eau est un peu froide mais supportable.

Roses, plage du centre de vacances

Nous nous promenons ensuite dans l’enceinte du centre de vacances presque désert, il est très bien aménagé et arboré, on y trouve des tables en marbres des statues.

Dans l'enceinte du centre 

Nous passons la nuit sur le parking.

Parking, Roses

Nous avons parcouru 5100 km.

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Jour 21 : Mercredi 25 septembre 2019

Départ le matin pour La Jonquera, nous faisons les magasins, achat de tabacs et alcools, nous faisons le plein de carburant, histoire d’en avoir le maximum pour rentrer en France au pays des vaches à lait où le mot « taxes » prend toute sa dimension !

Nous arrivons en fin d’après-midi sur une aire de camping-car sur les hauteurs de Collioure, il nous faut prendre une navette pour atteindre le centre-ville.

Collioure 

Sur les conseils de Tripadvisor, nous mangeons dans un restaurant atypique, il s’agit en fait d’une boutique artisanale, lui, ancien routier est au fourneau, elle, fabrique des bijoux, le décor est magnifique et très original, au repars, travers de porc et patates douces accompagné d’un rosé, l’ambiance est chaleureuse et conviviale.

A cette période, la navette assure sa dernière course à 19 heures, aussi devons-nous rentrer à pied, près de 3 kilomètres sur des routes peu éclairées et sinueuses où nous ne sommes pas bien visibles, nous sommes vigilants et arrivons à bon port sain et sauf.

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Jour 22 : jeudi 26 septembre 2019

Parking, Grau du roi

Nous quittons Collioure le matin, et arrivons au Grau-du-Roi en fin d’après-midi. Nous sommes attendus par André et Marie-jo, des amis qui sont en vacances dans leur résidence secondaire. Nous nous promenons sur le port, où nous buvons une bière, puis le dîner se passe chez eux, Paëlla et très bonnes pâtisseries, nous sommes très bien reçus.

Nous passons la nuit sur le parking du Seaquarium.

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Jour 23 : Vendredi 27 septembre 2019

Café dans un hôtel en bordure de plage, ce n’est qu’au moment de partir que je m’aperçois que j’ai égaré notre carte Gold. A La Jonquera, lors du paiement du carburant, leur machine a déprogrammé la carte, j’ai tapé 3 fois mon code (au lieu de celui de la Gold) ce qui, je pensais, a bloqué la carte. Or, après plusieurs appels à la banque et au centre de gestion des cartes, la carte n’est pas bloquée mais déprogrammée, il faut que je retire des espèces pour la reprogrammer. Bonne nouvelle. Nous retournons au bar de la veille pour voir si personne n’avait trouvé une carte Gold, hélas, les réponses sont négatives, le parcours des coups de fil recommence, faire opposition répondre aux demandes de mon interlocutrice, qui me demande des documents que je n’ai pas, heureusement qu’internet existe. Bref, l’opposition sur la carte est faite. Lors du voyage en Hongrie, ce printemps, c’était la mienne que j’avais perdue, j’espère qu’au prochain voyage, je vais enrayer la série de perte.

Arrivée à Vizille en milieu d’après-midi.

Conclusion :

Nous avons parcouru 5800 km en 22 jours, et près de 700 € de carburant, notre consommation de carburant est d’environ 8,7 l/100, cela me satisfait, ce n’est plus que mon père avec son camping-car neuf !

Nous avons vu des paysages très beaux, rencontrés des gens charmants, des camping-caristes principalement, mais aussi des portugais. L’accueil est irréprochable, si d’autres pays n’aiment pas les camping-cars et ne facilitent pas leur déplacement est stationnement, le Portugal se distingue par ces parkings gratuits est accueillants, la plupart sont aménagés pour recevoir des camping-cars, on y trouve également des robinets d’eau (gratuite) et des aires de vidanges des eaux grises et noires.

Nous avons beaucoup aimé ce pays.

Parcours Portugal