9ème voyage. Pourrait-on l'appeler le voyage Covid. Cela dit, il nous a permis de découvrir des coins de France, notamment le nord-ouest : Bretagne et la Normandie en longeant la côte.
Septembre 2020
22 jours
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Jour 1 : Jeudi 10 septembre 2020

Tout est prêt, le plein de gazole de nourriture, premier voyage sans notre chatte Méli, décédée le 8 juin.

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Jour 1 : jeudi 10 septembre 2020

Parking, Tarare
Parking, Tarare

Notre objectif est Veules-les-Roses en Normandie. Nous avons prévu d’y aller en 2 étapes. Nous quittons Grenoble vers 16h00 et roulons vers Tarare, après Lyon. Nous voulons passer Lyon et son périphérique dès le début. La traversée de Vienne (38) en plein heure de pointe est un peu longue, mais la traversée de Lyon un peu plus loin, est pire !

Nous arrivons à Tarare dans un parking gratuit avec services gratuits, vidange et eau, proche d’un supermarché, vers 19h30. Nous passons la soirée et notre première nuit depuis un an, ici.

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Jour 2 : vendredi 11 septembre 2020

Lever 7h40, départ en direction d’Orléans à 9h30. Au bout de 3 heures de route, nous nous arrêtons à une aire de repos, on prend un café et une douche à la station. Nous continuons vers Chartres, réputée pour sa cathédrale que nous apercevons depuis la route. Vers 18h00, nous arrivons à Dreux après 700 km et 8 heures de conduite à tous les deux. Nous avons trouvé un bon spot, sur le parking d’une belle chapelle qui domine la ville, elle est mise en valeur par un éclairage astucieux, bien qu’un peu en pente, la nuit est calme.

Dreu, Chapelle 
Parking, Dreu
Parking, Dreu

Bon nombre de camping-caristes cherchent le confort, des emplacements bien horizontaux, une vue imprenable. Nous, on s’en fout, un parking même moche nous va très bien tant qu’il est gratuit, un sol en pente, dans la limite du raisonnable, nous nous en satisfaisons, nous nous adaptons facilement. Si en plus, comme ici, le spot est très bien, devant la chapelle et en bordure du parc, c’est parfait.

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Jour 3 : samedi 12 septembre 2020

Le matin, petit café dans un bar. Je demande à un client dans quel département nous sommes, je comprends dans son regard qu’il s’interroge, je lui précise que nous sommes en camping-car et que Dreux n’est qu’une étape : - Nous sommes en Eure-et-Loir à environ 50 km au sud-ouest de Paris…Nous partons vers 10h30 pour Veules-les-Roses, arrêt pour faire le plein (nous avons parcouru 820 km depuis Grenoble).

Dreu, Eure-et-Loir 

Arrivée en Normandie à 14 heures. Nous prenons place sur un parking pour camping-cars dans les hauteurs de Veules-les-Roses, il s’agit d’un grand champ d’herbe, une haie de buisson face à la mer nous protège du vent, derrière les buissons se cache la falaise abrupte de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Nous avons là un spot magnifique, herbe – végétation – falaise – mer. Il y a au moins 50 camping-cars sur ce parking, un peu en contrebas se trouve un parcours santé bordé par un sentier menant sur la plage aménagée de la ville, à 10 minutes à pieds.

Parking, Veules-les-Roses 

Le village est très joli et compte parmi les plus beaux villages de France, il s’articule autour du plus petit fleuve de France : la Veules.

Veules-les-Roses 

L’office du tourisme nous donne un plan avec un parcours conseillé à travers les endroits les plus remarquables. Nous sommes conquis par l’architecture normande, le cheminement du fleuve à travers les habitations, les fleurs que l’on trouve partout.

Nous finissons notre visite sur la plage, des escaliers mènent sur une falaise qui domine le village et offre une vue panoramique sur la mer en dépit du monde présent.

Sur le retour, Fifi s’adonne à quelques exercices du parcours santé. Le soir, magnifique point de vue sur la mer.

Nuit calme car nous sommes protégés du vent.

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Jour 4 : dimanche 13 septembre 2020

Fécamp

Après un café au bord de l’eau, nous quittons Veules-les-Roses pour Fécamp, étape avant Etretat. Nous arrivons dans un grand parking, il y a beaucoup de camping-cars. Après déjeuner, nous nous promenons dans la ville et le port. En fin d’après-midi, retour au camping-car, nous discutons avec des camping-caristes, ils nous déconseillent de nous rendre à Etretat, non que la ville ne soit pas jolie, mais il est très difficile de trouver des places. Nous tentons quand même notre chance.

Fécamp 
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Jour 4 : dimanche 13 septembre 2020

A 17h30, nous arrivons à Etretat, il nous est impossible rejoindre le parking trouvé sur Park4night, la rue est très étroite et la circulation, en ce dimanche, est trop dense. Après m’être engagé dans cette rue, je dois renoncer et faire marche dans un carrefour bondé. Je ne suis pas d’un caractère très calme, je dis à Fifi que je quitte la ville rapidement, puis nous voyons une aire de camping-car payante, il ne reste qu’une seule place, nous décidons d’y rester pour la soirée et la nuit.Nous visitons la ville et les falaises, l’arche formée par les rochers est magnifique à la tombée du jour.

Etretat 
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Jour 5 : Lundi 14 septembre 2020

Le matin, nous allons vers les jardins de la ville, nous sommes prenons une rue à forte pente, nous sommes seuls et ôtons nos masques pour respirer, nous sommes interpelés par un gendarme en voiture un peu zélé qui nous rappelle que le masque est obligatoire, je lui fais remarquer qu’il n’y a personne dans la rue, mais je n’insiste pas, en ce moment les gendarmes s’ennuient et multiplient les actions de zèle.

Dans les hauteurs d'Etretat 

Les jardins qui sont sur les hauteurs de la ville, sont très réputés, mais la visite reste chère 9,50 €, nous ne les verrons pas et nous nous rabattons vers la vue que nous offrent les falaises et la mer.

Nous redescendons sur la plage, dommage que le sable fin soit remplacé par des galets.

Parking Honfleur

L’après-midi, nous arrivons à Honfleur, un peu galère pour nous rendre à l’emplacement prévu, le GPS, pourtant spécial camping-car, nous fait passer par le centre-ville vers une rue impraticable vue sa largeur, demi-tour relativement facile avec notre camping-car. Je choisis un itinéraire alternatif sur le GPS, enfin nous arrivons sur le parking. Il s’agit du parking d’une école primaire, il est bordé par un champ en pente où broutent des vaches. Bel emplacement pour la nuit et il est à 10 minutes à pieds du centre-ville.

La ville est très jolie, enfin je trouve le paysage que je m’imaginais. Nous errons dans Honfleur, visitons des galeries d’arts, une galerie nous attire particulièrement. Il est rare d’avoir autant de tableaux et sculptures aussi beaux dans une même galerie.

Honfleur, port 
Honfleur, galerie d'art 

Vers 17h30, nous embarquons pour une promenade en bateau jusqu’au pont de Normandie. On y apprend comment et pourquoi il fut construit. Honfleur est situé sur estuaire de la Seine débouchant sur la manche. On remarque au loin une partie de terre inhabitée par l’homme, mais colonisée par des chevaux camarguais placés là pour l’entretien du lieu, on aperçoit également un phoque au loin sur un récif, car nous sommes à marée basse. Nous sommes émerveillés par la bête noire des pêcheurs, car il y en a beaucoup dans la baie, chaque phoque dévore une tonne de poissons par an, un bon manque à gagner pour les pêcheurs. En face on peut distinguer le port du Havre. La sortie et l’entrée du port se font par une écluse, qui permet la navigation possible dans le port, quelle que soit la marée.

Pont de Normandie 
Vue du port du Havre (image droite)

Nous faisons une dernière balade nocturne après le dîner, beaucoup de restaurants pleins jonchent le port.

Nuit calme mais fraîche.

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Jour 6 : mardi 15 septembre 2020

Le matin, dernière visite dans la ville et le jardin. En effet, lors de la promenade en mer, le pilote nous a incité à se promener dans ce parc, on y trouve une multitude de bustes sculptés d’hommes et femmes célèbres cachés dans des fourrés, la végétation très entretenue renforce le climat particulier du parc.

Honfleur, rue pietonne 
Honfleur, parc 
Parking, Deauville

L’après-midi, nous partons pour Deauville, pour arriver à 15 heures sur le parking de l’église. Un camping-cariste, coutumier des lieux, nous indique une place et nous aide à la manœuvre.Encore une chance pour nous de ne pas passer trop de temps à trouver une place. Il nous affirme que la police ne nous verbalisera pas, car l’aire de camping-car de Deauville est fermée.

Deauville, église sur la place 

Nous commençons par visiter Trouville, qui jouxte Deauville. Nous marchons le long du port, les bateaux sont sur la quille, le canal est quasiment vide, effet de la marée basse. Nous poursuivons par la plage de Trouville avant de nous rendre à Deauville.

Trouville 
Plage de Trouville 

A Deauville, nous visitons un peu la ville, et nous dirigeons vers la plage rendue immense par la marée basse. Nous décidons de tenter une baignade, retour au camping-car pour prendre maillots et serviette, et enfin baignade. On ne peut pas dire que l’eau soit chaude, mais avec un peu de courage et d’abnégation nous parvenons à nous baigner. Passés les premières secondes saisissantes, on arrive même à trouver l’eau bonne.Nous prenons une douche sur la plage, qui semble être plus froide encore que la mer… nous sommes attirés par ces rangées de cabanons qui longent la plage, il doit y en avoir plus d’une centaine côte à côte, toutes portent le nom d’un artiste de cinéma ou de star.

Deauville, plage 

Après le diner nous revenons sur la plage, elle est quasi déserte, le casino de Deauville est fermé pour cause du Covid, la ville semble inactive, sans vie, loin des clichés que l’on imagine.

Nuit correcte.

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Jour 7 : mercredi 16 septembre 2020

Dernière petite balade sur la plage avant de partir pour Saint-Laurent-sur-Mer. Nous nous garons le long d’une plage, je demande à des dames du village qui promènent sur l’aménagement piétons qui borde la plage, si nous ne risquons rien, elles nous rassurent : la police, en cette saison tolère les camping-cars.

Cette plage est particulière, elle a été le théâtre d’une boucherie lors de la 2ème guerre mondiale : Omaha Beach. C’est sur cette plage que les pertes furent les plus importantes, près 3000 hommes ont perdu la vie sous les balles ennemies ou par noyade entre Saint-Laurent-sur-Mer et Colleville-sur-Mer, les ennemis nichés sur la pointe d’Hoc avaient juste à tirer dans le tas pour massacrer les alliés, cette plage fut surnommée « Bloody Omaha ».

Omaha beach, proche Saint-Laurent-sur-Mer 

Vers 15 heures, nous décidons de marcher vers le cimetière américain qui se trouve à Colleville. Nous empruntons un sentier « propriété des Etats-Unis » (il s’agit en fait d’une concession à vie), et marchons plus d’une heure en Amérique, pour atteindre enfin le cimetière. Une ambiance à la fois belle et morbide, jardins bien entretenus, 1557 croix bien alignées très géométriques blanches sur un fond vert, on pourrait trouver cela joli, puis lorsqu’on s’approche un peu plus près des noms, le grade, l’unité et l’Etat d’origine se dessinent sur les croix. Elles symbolisent 9388 morts. Dix blocs, séparés par l'allée centrale en deux groupes de cinq, forment l'espace dédié aux tombes où reposent les corps de 9 388 personnes, dont 307 inconnus et quatre femmes. Ces personnes sont principalement décédées le jour du débarquement ou dans les semaines suivantes en Normandie, principalement au combat. 14 000 dépouilles, d'abord inhumées en Normandie, ont été rapatriées aux États-Unis, à la demande de leurs proches.

Cimetière américain 
Tombes des soldats américains

Un long mur en arc de cercle où sont gravés les noms des combattants Américains, borde le jardin. Au-dessus des noms on peut lire :

« Sur ce monument sont gravés les noms des combattants Américains qui, ayant fait à leur patrie le don de leur vie, reposent en des lieux inconnus.

Ici leur monument, la Terre entière est leur sépulcre.

Compagnons d'armes dont la dernière demeure est connue de Dieu seul ».

Nous ressentons le même malaise que lors de la visite de Dachau. Le personnel du cimetière est extrêmement accueillant. Nous redescendons par la plage, que nous longeons jusqu’au camping-car.

Parking, Saint-Laurent-sur-Mer

Nous sommes garés le long de plage, le vent se lève peu à peu. Dans la nuit il se renforce, la prise au vent du camping-car est telle qu’il ne cesse de bouger. Vers une heure du matin, nous nous levons pour déplacer le camping-car et le mettre nez au vent. Le reste de la nuit a été plus calme.

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Jour 8 : jeudi 17 septembre 2020

Parking, Cherbourg

Au petit matin nous quittons Saint-Laurent-sur-Mer pour échapper au fort vent qui nous a bousculés toute la nuit. Nous prenons notre petit-déjeuner dans un village voisin. Vers midi, nous arrivons à Cherbourg, vers la Cité de la Mer. Les parkings sont bondés de camping-cars, il y a au moins une centaine, il nous est impossible de nous garer, mais comme dans ce voyage la chance est avec nous, un camping-car s’en va, et nous en profitons pour prendre la place avant les autres. L’après-midi nous rendons la Cité de la Mer. Cette visite comprend des aquariums dont un géant, la visite du sous-marin le Redoutable ainsi qu’une exposition sur le Titanic. Nous pénétrons dans le sous-marin, des kilomètres de câbles et de tuyaux sont notre fil d’Ariane, un audioguide explique la vie à bord et le fonctionnement de chaque partie du sous-marin, en passant par les chambres (12 hommes par chambre), les sanitaires le réfectoire, les soutes à torpilles, et plein d’autres choses. Nous continuons vers les aquariums où toutes sortes de bestioles rampent ou volent dans l’eau, puis le grand aquarium, il est sur 2 étages semblable à celui de Monaco. Un homme grenouille nettoie la vitre, je lui indique où se trouvent certaines traces, cela l’amuse il me fait signe de le rejoindre pour nettoyer, petit moment de détente. Même si le Titanic a fait escale à Cherbourg avant de sombrer, l’exposition ne nous a pas emballés, trop documentée pas interactif, rien que l’on ne savait déjà, nous avons du mal à nous projeter, cela ne vaut pas le film « Titanic » ! Pour le prix (19 € l’entrée à la cité), nous nous attendions à mieux. Le soir, nous nous promenons un peu sur le port, il y a beaucoup de vent. Nuit calme.

Sous-marin, Le Redoutable 
Torpilles (à gauche), salon et réfectoire (à droite) 
Méduse, grand aquarium du musée 
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Jour 9 : vendredi 18 septembre 2020

Le matin, nous visitons la ville et promenade sur le port. Nous nous rendons à la capitainerie, nous faisons une lessive et prenons une douche. Toutes les capitaineries proposent des douches, généralement réservées aux plaisanciers, elles sont à disposition des camping-caristes moyennant 2 €. A l’accueil j’entends parler un habitant s’adressant aux filles d’accueil, il évoque Sète, je m’engage rapidement dans la conversation et acquiesce lorsqu’il en parle positivement. Il me dit qu’il a habité 20 ans à Sète, et va passer les 20 ans prochaines années à Cherbourg. Les coïncidences sont parfois curieusement, très peu de gens dans les environs, mais un ex-sétois.

Cherbourg 


Parking, Mont Saint-Michel

Après le repas, nous partons pour le Mont-Saint-Michel, nous arrivons à 16 h 30, dans l’aire, très chère (19 €) pour aucun service. Nous empruntons les navettes, heureusement gratuites, pour nous rendre sur la Mont. Nous pénétrons dans la vieille ville, arpentons les remparts. J’apprends que la marée haute sera, au plus fort, vers 20 h 30, nous décidons de revenir à ce moment-là. Impressionnant, tout à l’heure, sur le pont qui mène au mont, on pouvait voir des marécages, du sable, de la verdure, la mer quasiment invisible, maintenant l’eau recouvre tout, de l’eau à perte de vue, et rendant inaccessible l’entrée au village sur quelques centaines de mètres. Dès que la mer se retire un peu, nous traversons les pieds dans l’eau la distance qui nous sépare du Mont. On y fait un tour de nuit, puis nous rentrons.

Mont Saint-Michel 
Marée basse 
Marée haute

La nuit est pluvieuse.

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Jour 10 : samedi 19 septembre 2020

Ce week-end, une fois de plus la chance nous sourit, c’est les journées du patrimoine. Nous en profitons pour visiter l’abbaye avec ses jolies voutes, le jardin du monastère et la vue magnifique.

Vue depuis les hauteurs de l'abbaye 
Jardin du monastère 
Voutes intérieures 

L’histoire du Mont-Saint-Michel commence en 708, lorsque l’évêque Aubert fait élever sur le « Mont-Tombe » un premier sanctuaire en l’honneur de l’Archange. En 966, des bénédictins s’y installent. L’abbaye devient un lieu de pèlerinage Ce monument millénaire offre au regard une diversité de formes architecturales puisque sa construction a commencé au Xe siècle et s’est poursuivie jusqu’aux restaurations du XIXe siècle. À partir du XIVe siècle, les conflits successifs de la guerre de Cent-Ans, opposant la France et l'Angleterre, imposent l’édification de nouvelles puissantes fortifications. Le Mont, défendu par quelques chevaliers fidèles au roi de France, parvient à résister aux assauts de l’armée anglaise pendant près de 30 ans. En 1811, un décret impérial transforme l’abbaye en maison de force pour abriter essentiellement des prisonniers de droit commun et quelques détenus politiques, Fermée en 1863, la prison aura eu pour mérite de sauver l’abbaye de la destruction. En 1969, une petite communauté de moines bénédictins vient s’installer à l’abbaye, puis en 2001, elle est remplacée par les Fraternités monastiques de Jérusalem. Les actions de l’Etat en faveur de la conservation du lieu entraînent son classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 au titre du « Mont-Saint-Michel et sa baie ». En 1998, le site est une nouvelle fois classé au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».

Arc'ange Gabriel 

Retour au camping-car et départ pour Saint-Malo. Nous arrivons sur la place d’une église, quelques marginaux cuvent sur un banc. Nous visitons la ville intra-muros, arpentons les remparts, observons au loin une piscine naturelle, dont l’eau est renouvelée au fil des marées, ceci me parait astucieux.

Achat de notre premier Kouign Amann, très caloriques mais très bon, enfin pour ce que j’en ai gouté, un goéland est venu me l’arracher des mains avec une rapidité impressionnante. Selon une autochtone ce genre de larcins est fréquent et dangereux, une fillette s’est fait arracher les lèvres alors qu’elle portait un gâteau à sa bouche… Elle déplore du manque de mise en garde des commerçants. Cela dit, la ville est magnifique.

Nous atteignons les 1500 km.

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Jour 11 : dimanche 20 septembre 2020

Dernier tour dans la ville et départ pour Dinan.

A Dinan, nous trouvons de la place au pied du château des ducs de Bretagne au XIII siècle, nous profitons de la journée du patrimoine pour le visiter. Salle des gardes, de jeux, et salle de banquets. A l’époque, le personnel de la cour avait une fonction spécifique au service du duc pendant les repas. Une personne est chargée du vin, une autre de la découpe de la viande, le service de la table, etc… on y trouve des ateliers interactifs, différents instruments de musique (harpes, cornemuses, vielles, …), jeux de société. Tout est fait pour se projeter dans le quotidien des ducs, il y a également une exposition sur les armes de guerre et autres armures. Visites des terrasses, des remparts… Nous finissons vers l’église Saint-Malo.

Dinan, château des ducs de Bretagne (image de gauche) 
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Jour 11 : dimanche 20 septembre 2020

Nous partons pour Erquy où nous allons passer la nuit. Il s’agit d’un village tranquille en bord de mer. Sur le chemin, pour accéder au port, on trouve une exposition de photos d’insectes de microbes ou d’animaux marins, avec en filigrane le respect de la nature, joliment fait et instructif. Il y a peu de magasins ouverts et peu de mondes dans les rues.

Erquy 

La nuit est très calme.

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Jour 12 : lundi 21 septembre 2020

Le matin, nous prenons un café dans une crêperie, puis nous partons pour le Cap Fréhel. Nous arrivons dans un parking éloigné du Cap qui se trouve à 4 km, cela nous invite à une belle balade à travers les sentiers et en bord de mer, il fait très nuageux et beaucoup de vent souffle sur le Cap Fréhel, mais la promenade de 8 km nous fait du bien, et la vue du Cap reste impressionnante malgré la visibilité réduire au large.

Sentier jusqu'au cap 
Phare 
Cap Fréhel 
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Jour 12 : lundi 21 septembre 2020

Parking, Perros-Guirec

L’après-midi, nous prenons la direction de Perros-Guirec, un parking proche du centre-ville nous accueille dans un secteur résidentiel. Un saut à l’office du tourisme, l’hôtesse nous présente une carte avec certains points stratégiques, et le sentier des douaniers jusqu’à Ploumanac’h, demain nous nous y rendrons certainement malgré des 12 km de sentier.

Nous nous promenons sur le port, et repérons un restaurant où nous réservons une table pour profiter des moules – frites et d’une crêpe pour le dessert. Restaurant bien noté sur TripAdvisor.

Le soir, nous nous installons sur la terrasse fermée face au port, le cadre, le repas, tout s’harmonise dans nos yeux et dans nos assiettes. Après le repas et les 25 minutes de marche pour atteindre le camping-car, nous nous couchons assez fatigués.

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Jour 13 : mardi 22 septembre 2020

Nous partons ce matin pour Ploumanac’h, nous nous rendons sur la plage de Trestraou pour rejoindre le GR 34 et atteindre Ploumanac’h, une petite randonnée de 12 km par le sentier des douaniers. Ce sentier était autrefois utilisé par les douaniers pour lutter contre la contrebande. Les roches de granit rose aux formes insolites surplombent la mer, nous croisons quelques bâtisses, dont le phare de Ploumanac’h. Nous déjeunons sur le chemin du retour.

Ploumanac'h 

Fin d’après-midi, nous partons pour Landevennec, étape pour aller à la pointe du Pen-Hir demain. Arrivée vers 18h30 après avoir rencontré beaucoup de pluie sur la route. C’est un petit village très tranquille, pour ne pas dire désert, seule une épicerie communale et une petite mairie vivent encore. Nuit calme malgré quelques gouttes de pluie.

Parking, Landevennec

Nous avons parcouru 1980 km depuis le départ.

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Jour 14 : mercredi 23 septembre 2020

Ce matin nous allons à la pointe du Pen-Hir, le temps est assez maussade, beaucoup de vent froid et de pluie.

Nous continuons vers Camaret-sur-Mer. Nous nous promenons sur le port, nous pénétrons dans une église style marin, qui se situe sur le port, on y trouve des bateaux suspendus, des ancres, et des bouées de sauvetage, la décoration est simple, épurée et efficace.

Un peu plus loin la tour Vauban rayonne sur le port, elle construite sous Louis XIV, fin du XVIIe siècle pour protéger la cote contre la menace anglo-hollandaise. Une partie du port est jonchée d’épaves de gros bateaux, joliment vieillis.

Camaret sur-mer, Tour Vauban 
Epaves de bâteau 

Le temps est plus clément, nous retournons à la pointe du Pen-Hir, où nous pouvons enfin profiter du décor.

Pointe du Pen-Hir 

Nous nous dirigeons vers Douarnenez, nous arrivons dans un petit parking indiqué par Park4night, au fond du parking un camping-car entouré de marginaux alcoolisés. En nous promenant, nous repérons un grand parking à la vue imprenable sur le port de Tréboul. Il y a des camping-cars garés, je demande à une dame venue jeter des bouteilles dans le bac à verre, si la police verbalisait ou si nous pouvions nous garer sans risque, elle me répond qu’il n’y a aucun problème, et nous indique l’itinéraire venir ici en camping-car. C’est non sans mal que nous y parvenons, la météo annonce 2 jours de pluie, nous nous installons, je pense pour 2 ou 3 nuits !

Port de Tréboul 

Promenade nocturne très agréable, la nuit est très ventée et la pluie abondante, avec une impression qu’une personne est sur toit et déverse des seaux d’eau sur le camping-car, puis s’arrête un moment, puis reprend… Le sommeil est difficile à trouver.

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Jour 15 : jeudi 24 septembre 2020

La journée ne va pas être facile, la météo annonce de la pluie et encore de la pluie. Jusqu’à présent, nous y avons échappé depuis 15 jours, excepté quelques gouttes pour ne pas déroger à l’idée que l’on se fait de la météo bretonne.

Ce matin, nous traversons la rue pour boire un café, la patronne n’est pas accueillante, limite vulgaire dans son comportement, les toilettes sont à son image, peu respectueuse de ses clients. Nous nous dirigeons vers la capitainerie, elle est ouverte et nous demandons s’il était possible de prendre une douche. Celle-ci nous fait le plus grand bien, physiquement et moralement l’eau nous réchauffe.

Cet après-midi nous restons au camping-car, nous jouons un peu, la pluie ne cesse de tomber, la nuit reste ventée et pluvieuse.

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Jour 16 : vendredi 25 septembre 2020

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, Fifi et les SMS me le rappellent, quel âge déjà ? Je ne sais plus !

Encore beaucoup de vent ce matin, nous ne quitterons pas la Bretagne sans avoir fait du char à voile. J’appelle pour prendre rendez-vous, le monsieur me dit de me rendre à l’école de voile, plage de Kervel à 15 heures. Il est possible vu le vent, que l’on ne puisse pas faire de char à voile, nous le saurons à ce moment-là. Avant, nous projetons d’aller manger dans une crêperie que m’a conseillé un chercheur breton dans mon laboratoire.

Nous allons boire un café, ce matin, mais dans un autre bar beaucoup plus accueillant, la serveuse est souriante et charmante, elle nous tutoie. Le bar se trouve à moins de 200 mètres du camping-car, nous pénétrons dans le bar avec le soleil tant attendu, nous ressortons 30 minutes après, la pluie nous trempe en quelques mètres. Je pensais bien que le temps change vite en Bretagne, mais à ce point-là, je ne l’imaginais pas.

Nous allons à cette crêperie, hélas, elle est fermée pour des congés, j’en conclue que malgré le confinement Covid, la saison a dû être très bonne, le chercheur me le confirmera plus tard, en effet, la saison a été exceptionnelle. Déçus, nous mangerons au camping-car en attendant que l’on aille à l’école de voile.

15 heures, nous voilà sur le parking, le vent souffle très fort, je doute que nous puissions sortir les chars. Lorsque nous arrivons, le moniteur agrémente les chars, nous sommes ravis.

Parking, proche plage de Kervel 

Après quelques explications, il nous lâche dans la nature, plutôt sur la plage, le parcours délimité par des cônes, passe par une portion encore envahie d’eau. Le vent nous propulse très fort ou nous arrête net, si nous ne nous plaçons pas correctement. Nous avions un voilier dans ma jeunesse, avec mon père nous naviguions et j’ai quelques notions, tout juste suffisantes pour comprendre le vent. Fifi, de son côté a un peu plus de mal. L’expérience est singulière, nous avons adoré. Seul bémol que nous n’avons pas prévu, nous sommes trempés, comme dirait ma mère : ce qu’on a de plus est la langue ! Trempés, sablonneux et salés, des chaussures à la tête.

Par la suite, nous ne pourrons plus mettre nos chaussures qui ne sècheront pas avant notre arrivée à la maison.

Après cet après-midi mouvementé où nous en avons pris plein la figure durant 1 heures 30, nous allons à Concarneau.

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Jour 16 : vendredi 25 septembre 2020

Très jolie ville intramuros, fortification remparts, rues piétonnes.

Concarneau 

Nous dînons dans une crêperie conseillée par Tripadvisor, en effet, crêpe avec andouille et champignons et crêpe chocolat chantilly et citron confit fait maison, repas excellent.

Crêperie, Concarneau 

En sortant de la ville, nous croisons un couple de quinquagénaire, qui nous demande nos masques pour pourvoir rentrer dans la ville, nous avons exceptionnellement des masques chirurgicaux, Fifi leur dit qu’ils sont souillés car nous les portons depuis le début de soirée, la dame s’en fout, même souillés elle les récupère…

Nous rentrons dormir après une belle et longue journée.

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Jour 17 : samedi 26 septembre 2020

Nous retournons dans la ville intramuros, nous nous arrêtons dans une pâtisserie aux somptueux décors, Fifi la prend en photo. Nous choisissons un Kouign Amann excellent, avant de le déguster, j’observe les alentours, à l’affut d’éventuels goélands.

Pâtisserie 

Nous partons pour Pont-Aven, nous trouvons un parking un peu éloigné, j’y vais avec un a priori, la ville ne semble pas particulièrement belle, mais Fifi insiste, nous sommes dans le village, il y a une multitude d’ateliers d’art (appelée aussi la cité des peintres, dont Gauguin fut le maître de l’école de peintures). La ville est construite autour de l’Aven. Je reviens sur mon a priori, la ville est vraiment jolie, elle est fleurie et possède un petit port.

Nous nous arrêtons dans une galerie, des tableaux à la lumière exceptionnelle sont présentés, le peintre est présent, un vieux monsieur. Nous avons envie de parler un peu, mais il prend des airs supérieurs, comme si nous ne comprenions rien à l’art, cette attitude nous désole, elle enlèverait presque l’éclat et la perfection de son art, dommage.

Fin d’après-midi nous arrivons sur le parking de l’Intermarché de Carnac, nous sommes dans un recoin à l’abri du vent.

Parking, Carnac

Nuit correcte.

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Jour 18 : dimanche 27 septembre 2020

Nous nous rendons à Carnac pour la visite des alignements. Ces alignements érigés vers 4500 ans avant notre ère, sont les ensembles mégalithiques les plus célèbres et les plus impressionnants de cette période avec près de 4 000 pierres levées.

Dolmens 

Belle balade sur un sentier, nous croisons une jolie fontaine antique avec un bassin en pierre qui a attiré l’attention de Fifi.

Vers 15 heures, nous arrivons à Vannes. Visite de la ville, nous suivons un moment un groupe avec une guide qui explique que les maisons à colombage visible se raréfiaient, les façades sont recouvertes d’enduit cachant les traverses de bois, ceci pour prévenir des incendies trop fréquents. Nous traversons une galerie animée d’un jeu lumineux de couleurs à l’aide de néons judicieusement situés, très belle galerie.

Vannes 
Porte d'église et Galerie de néons

Le soir, promenade sur le port, nuit sur le parking.

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Jour 19 : lundi 28 septembre 2020

Ce matin, un dernier tour dans le port de Vannes, puis nous cherchons une biscuiterie, pour la famille, les gendarmes (qui surveille la maison, à chacun de nos voyages), nous nous arrêtons à la Biscuiterie Kerann, faisons quelques achats et partons pour Guérande.

Après déjeuner, nous errons dans la cité médiévale.

Guérande, cité médiévale 

Il nous est impossible d’y passer la nuit, nous nous dirigeons alors vers un petit village à quelques kilomètres, Saillé. Ce village borde des marais salants, nous sommes dans un petit parking avec toilettes propres à 10 mètres.

Parking, Saillé

Nuit calme, malgré l’arrivée d’un très gros camping-car, qui a beaucoup manœuvré pour pouvoir se garer.

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Jour 20 : mardi 29 septembre 2020

Au réveil, nous allons à Nantes, nous stationnons sur le parking du château des ducs de Bretagne, encore une chance pour nous de trouver une place. Nous visitons le château, les remparts et la cour intérieure. Il a été fondé par les ducs de Bretagne au XIIIème siècle pour constituer une base de défense à Nantes.

Château des ducs de Bretagne (à gauche) 

Après, nous nous rapprochons du centre de Nantes, dans un parking à quelques arrêts de bus des machines de l’île. Nous faisons un petit détour par l’ancienne biscuiterie LU, transformée en un pub atypique à la décoration industrielle. Très joli cadre, vu le monde, nous continuons notre chemin (Covid oblige) vers l’île.

Tour de l'ancienne biscuiterie LU 

Sur le chemin, nous croisons un éléphant immense, se déplaçant lentement, des gens, perchés sur la plateforme sur le dos de l’éléphant, dominent la place. Nous décidons de pénétrer dans la galerie. Par petits groupes, nous cheminons de machines en machines, toutes fonctionnent au fil de la visite. On nous invite à monter dans une araignée pour actionner quelques manettes qui dégagent du venin, nous sommes désormais à 3 mètres du sol portés par l’araignée. Différents prototypes sont exposés, et rejoindrons un jour le projet ambitieux d’un très grand parc.

Le carrousel des machines de l'île 

Nantes, est faite pour les visites. En effet, des parcours sont proposés dans la ville. Ils sont caractérisés par des lignes au sol, de couleur différente pour chaque parcours. Il suffit de se laisser guider, simplement et d’admirer la ville tout en gardant un œil sur la ligne que l’on suit.

Après cette visite, nous retournons au camping-car et allons à Bressuire, une ville étape pour notre retour.

Nous avons parcouru 2540 km.

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Jour 21 : mercredi 30 septembre 2020

Avant de repartir, nous visitons le château de Bressuire, ou du moins les ruines qui laisse imaginer un château magnifique. Perché sur une colline, il domine la ville, aux abords nous trouvons des boucs au chevrotement proche du miaulement. Nous traversons un jardin botanique, très bien entretenu et cachant des trésors d’aromates peu courants : menthe-chocolat, menthe-réglisse, menthe-banane …, des arbres fruitiers, des framboisiers jaunes, … beaucoup d’espèces inconnues du grand public, et au moins de nous !


Nous poursuivons notre route jusqu’à Montluçon. Nous pénétrons dans la cité médiévale et nous rendons au château des ducs de Bourbon. L’intérieur est inaccessible pour cause de Covid, nous nous promenons dans le jardin qui surplombe la ville.

Montluçon 
Parking, Montluçon

Pour notre dernier soir, nous mangerons au restaurant. Hélas, tous les restos sont fermés, seuls Buffalo Grill et Flunch sont ouverts. Un œil sur TripAdvisor nous indique que le Buffalo n’est pas très bien coté, voire très mal coté. Nous optons pour le Flunch. Nous nous installons non loin d’une table peuplée de personnes âgées, leur discussion un peu macabre nous arrive durant le repas, je souris à une dame du groupe, elle exhorte le groupe de changer de sujet, à la fin de leur repas, tous se lèvent plateau à la main. La dame se met à chanter et danser avec son plateau : « bien, bien, bien, faites-lui du bien, à ce pauvre aveugle … », un air qui s’accroche à notre mémoire jusqu’au coucher. Je décide de faire des recherches sur internet, je trouve Marcel Duval, spécialiste des chansons paillardes limite grivoises, et on se met à écouter la chanson en boucle, on chante, on rit en pensant à cette dame. Notre dernière soirée devait être très classique surtout pour finir à Flunch, finalement elle est très agréable, elle nous fait sourire, et efface momentanément la morosité ambiante du retour.

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Jour 22 : jeudi 01 octobre 2020

Le matin est pluvieux, nous avons annulé l’étape de Vienne, le parking de Vienne où nous nous sommes arrêtés lors d’un précédent voyage était plutôt bien, les derniers avis sur Park4Night faisaient état de cambriolages, de casses de vitres et autres incivilités. Nous traçons la route jusqu’à la maison en devançant un peu la pluie. Nous sommes Jeudi, le week-end qui a suivi, à Grenoble il ne s’est pas arrêté de pleuvoir durant 3 jours.

Nous avons parcouru 3250 km pour ce voyage.

Bilan :

Nous avons parcouru 3250 km pour ce voyage. Consommation 8,6 l/100km. Budget tout compris (carburant, nourriture, activités, …), 1000 € pour 22 jours, soit 500 € par personne.

Le Covid nous a permis de visiter une partie de la France que nous ne connaissions pas, et qui n’était pas à l’ordre du jour de 2020. Voyage très agréable.

Parcours côtes Normandes et Bretonnes