Carnet de voyage

Elfy, entre Cévennes et océan.

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Elfy part pour de nouvelles aventures : JM et Sylvie reprennent la route, avec leur nouvel équipage...
Juillet 2020
7 semaines
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Ce matin, le départ a été difficile. JM et Sylvie étaient prêts, mais moi je n'avais plus envie de quitter Chusclan !

Après avoir fait un arrêt à Nîmes pour récupérer le courrier chez Stéphanie, la fille à Sylvie, nous traversons Montpellier. Beaucoup de voitures, de camions, de fourgons, de camping-cars ! Ca circule et JM est très attentif à la route : c'est leur première sortie avec Grospépère et P'titemémère sur la remorque !

Je viens m'installer sur mon coussin, sur les genoux de Sylvie, et comme ça, je peux regarder la route, moi aussi !

Je suis heureuse, autant qu'eux, d'une part de reprendre la route, d'autre part de ce petit confort de vie qu'ils se sont créé !

Dès qu'on est sur la A75, le paysage change !

 On laisse Montpellier et les embouteillages derrière nous !

On passe de la métropole montpelliéraine aux grands espaces. Le ciel est nuageux. Va-t-il tomber quelques gouttes ? Après avoir pris un petit repas sur un parking à Gignac, nous voilà repartis...

Après les terres rouges du Salagou, c'est la montagne...

 Le Pas de l'Escalette

L'autoroute s'élève progressivement, avant d'aborder la redoutable muraille du Causse du Larzac en ce lieu mythique nommé Pas de l' Escalette (le passage de la petite échelle), dernier rempart avant les plates étendues du Causse du Larzac.

Avant le tunnel de l'Escalette 

Par le passé, avant l'existence de cette autoroute, l'accès au Causse, vers Millau se faisait au moyen d'un sentier muletier qui gravissait des marches taillées dans le roc, d'où son nom.Il paraît qu'on en voit encore...La dernière ville avant le passage, Lodève était très isolée. D'autres voies de communication empruntant des passages moins redoutables existaient dans les environs, rallongeant le trajet.Une ébauche de voie romaine, des chemins médiévaux, fort éloignés du site, étaient les voies du passé.. Les sentiers muletiers furent ceux qui étaient au plus près du site.Cependant au 18ème siècle, la route fit son apparition.Deux routes d'accès au Causse.La première par Gignac et le Pont du Diable, bien éloignée aussi et la seconde, de proximité, fut vraiment celle qui désenclava le lieu ; elle porta le nom de Route Royale et reliait Lodève au Caylar par Soubès.Au 19ème siècle, la redoutable muraille du Causse, au Pas de l' Escalette, fut enfin affrontée.C'est un ingénieur nommé André MIALANE (1822 1890) qui entreprit le travail.

A la sortie du tunnel, le paysage est complètement différent. On passe des montagnes cévenoles aux grands causses.

 Les grands Causses

Nous laissons le village du Cailar sur la droite...

Le Cailar 

De gros cumulus se forment à l'horizon...

 Cumulus

Nous arrivons sur l'aire de Sainte Eulalie de Cernon. Ca me plaît bien !

 Aire privée de Ste Eulalie de Cernon

Il y a de la verdure, un peu d'ombre : je pars visiter les alentours, faisant l'émerveillement des voisins et surtout la joie de leurs enfants !

Je sais, je sais, je suis très belle ! 

JM et Sylvie partent à pied au village chercher un peu de documentation afin de programmer leur séjour ...

Lorsque le gardien de l'aire, Mimile, vient discuter avec eux, je me fais courser par son chien .... Je n'ai que le temps de me réfugier dans le moteur ! J'ai l'habitude : je ne me fais pas avoir comme ça ! La soirée passe tranquille...

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Cette nuit, comme je suis bien sur cette aire, et que je suis contente qu'ils m'aient amener ici, je leur ai apporté.... deux souris ! JM n'était pas très content, bon d'accord je les avais un peu croquer avant ...

Ce matin, le temps est nuageux, mais JM et Sylvie partent tout de même en voiture faire un petit circuit des sites templiers.

Ils commencent par la Tour hospitalière du Vial du Pas de Jaux.

Le Viala du Pas de Jaux 

Ils font d'abord un petit tour dans le village, s'extasiant devant les maisons caussenardes : apparemment, ils sont les seuls touristes !

L'ancienne mairie-école 
Vieux tilleul devant l'église 
Vieille maison 

Puis, ils montent visiter la Tour Hospitalière ; cette Tour a été érigée en 1430 à côté du logis des Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (existant depuis le XIVème siècle) à la demande des habitants du village afin de pouvoir se réfugier en temps de guerre et stocker les récoltes de céréales.

, qui est partagée en deux parties : le logis des Hospitaliers et la Tour.

La Tour, haute de 27 mètres, comporte cinq étages. Elle est couronnée par une voûte couverte de lauzes, bordée d'un chemin de ronde avec mâchicoulis, d'où la vue s'étend sur 360 degrés.

 Vue de la Tour sur le village.

Encore quelques photos de la Tour...

Salle à manger 
 Cabinet de toilette

Puis, ils prennent la direction de St Jean d'Alcas car ils ont repéré un restaurant qui leur paraît bien sympa. Dommage, c'est complet, il fallait réserver...

Ils vont donc à Roquefort, où est fabriqué le célèbre fromage de l'Aveyron. Les laiteries se trouvent en périphérie du village et les fromages sont affinés dans les caves du village.

 Champs autour de Roquefort

Ventilées par les fissures naturelles (ou fleurines) formées après l’effondrement de la montagne du Combalou il y a un million d’années, les caves de Roquefort abritent des milliers de fromages. D’abord fabriqués en laiterie, ils sont ensuite affinés dans ces grottes naturelles pendant au minimum 2 semaines, sous l’œil bienveillant et protecteur des maîtres affineurs. Aménagées par des Compagnons, les caves ne recèlent aucune technologie industrielle.

Ils veulent visiter une cave : ils ont le choix, il y en a sept ! Ils choisissent celle de Gabriel COULET.

Cave du roquefort Gabriel Coulet 

Après un petit passage à la boutique,ils cherchent un endroit pour manger, mais rien ne leur convient. Ils vont à La Cavalerie et trouvent un petit restaurant "On dirait le Sud" : cadre original, personnel très sympa, assiettes bien remplies...

Restaurant "On dirait le Sud" à la Cavalerie 

Puis une petite promenade digestive dans la ville...

Ancien relais de la poste
 Grange restaurée en abribus
Maisons anciennes 
La commanderie des Templiers 

Ils s'arrêtent ensuite au supermarché faire quelques courses. JM en profite pour laver la voiture.

Lorsqu'ils reviennent au camping-car, je les attends tranquillement . Pendant qu'ils mangent une glace, je vais farfouiller dans les herbes et je leur ramène... un mulot !

Ayant bien mangé à midi, ce soir ils se contentent d'une pizza et d'un fruit...

Puis ils descendent au café de Sainte Eulalie boire une petite bière et un diabolo menthe...

Jolie petite soirée en perspective...

La nuit est claire et je profite du calme pour aller me balader dans les prés.. Soudain un chat... ou un chien... enfin, un animal à quatre pattes surgit et me course ! Je me précipite dans le camping-car et viens me réfugier entre JM et Sylvie, allant de temps en temps jeter un coup d'oeil à la fenêtre, surveiller cette "créature" à quatre pattes...

Ce matin, lever un peu plus tôt pour tout le monde. Pour moi, ça ne change rien ! Je profite du soleil et de la fraîcheur matinale pour aller fureter dans les herbes sauvages...

Mais JM et Sylvie vont faire du vélorail ! Ou, comment voyager sans effort ? Huit kilomètres de descente en vélorail : très sympa ! Des ponts, des viaducs, d'anciennes gares, des panoramas majestueux sur le village de la Bastide Pradines...

Avant le départ... 
... et sur les rails ! 

Et retour en petit train touristique le long de la magnifique vallée du Cernon...

En redescendant à Sainte Eulalie, JM et Sylvie doivent laisser passer un troupeau de brebis...

 Priorité aux brebis !

Après un petit repas vite fait au camping-car, ils repartent en voiture vers le viaduc de Millau : ils ne passent pas sur le pont, mais sous le pont !

 Sous le viaduc...

Ils vont visiter Peyre, classé un des plus beaux villages d'Europe... Ce village est bâti sur le flanc d'un roc colossal qui domine la rive droite du Tarn.

Le village de Peyre, vu de la route 
 Le Tarn
 Vieilles ruelles
Il faut boire à la source... 
L'intérieur de l'église troglodyte 
 La nouvelle église avec vue sur le viaduc
L'ancien four à pain 
 Tiens, des dinosaures ! ! ! 

La soirée est calme. quelques vautours fauves venant des Gorges de la Jonte tournoient dans le ciel. De gros nuages s'accumulent, un peu menaçants ...Un orage se prépare : quelques coups de tonnerre, quelques gouttes de pluie... et il est passé....

Ce matin, il me semble que ça sent le départ. JM et Sylvie préparent le camping-car au départ, mais ils partent se promener à pied... Tiens, bizarre...

Ils veulent visiter le village de Saint Eulalie de Cernon avant de partir...

 Le village vu du chemin de l'aire
 Maisons dans les remparts
 Maisons du village
La Tour carrée
La fontaine, sur la place 

Lorsqu'ils reviennent au camping-car, ils préparent Grospépère et P'titemémère pour le départ...

 Bon, je suis prête, on va où maintenant ?
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Publié le 24 juillet 2020

On reprend la route ! Il nous faut presque traverser tout le département de l'Aveyron...

 Les Causses
 Traversée de Saint Rome de Tarn
 Au loin, dans la brume, le viaduc de Millau
 Montjaux Bourg
Lac de Pareloup 
Cathédrale de Rodez 
 Je ne suis pas vraiment pressée d'arriver...

JM s'arrête à Flavin, près de Rodez, pour le repas de midi, sur un parking. comme il y a un pont-bascule pour les poids lourds, JM en profite pour peser notre équipage : on dépasse de 140 kg le poids autorisé ! "Sylvie et Minette, descendez, on est trop lourd ! "

Puis on arrive sur l'aire prévue pour la nuit, à Boisse Penchot, entre Decazeville et Figeac.

 Aire de Boisse Penchot
 Au bord du Lot
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Hier soir, JM et Sylvie ont commandé une pizza au snack près de l'aire et ont passé une nuit tranquille. Moi aussi...

Ce matin, j'ai bien compris qu'on allait partir, car je les ai vus préparer le camping-car... On ne va pas loin : une soixantaine de kilomètres plus loin, nous sommes arrivés à notre destination, et ce, pour quelques jours !

A peine arrivés, ils prennent rendez-vous pour visiter les grottes de Presque !

Suivez le guide ! 

Découvertes en 1825 et aménagées en 1922, les grottes sont situées à 5 km de Saint Céré (Lot).

C'est une suite ininterrompues de concrétions de toutes formes et de teintes variées dues à la proximité de bauxite, manganèse, argile...

Stalagmites et stalagtites 

De nombreuses stalagmites et stalagtites, dont certaines ont plus de 8 mètres de haut, jalonnent le parcours de la visite.

Draperies 

La galerie est bloquée par une énorme concrétion, qui a été contournée par des spéléologues : au-delà, elle continue donc, inaccessible...

Il faisait bon dans la grotte : 13 degrés. En sortant, la chaleur les surprend !

En repartant à l'aire de camping-car, ils vont faire un tour au château de Presque, en contrebas de la route, dans la petite vallée du ruisseau du Merdadou...

 Chateau de Presque et la grange-étable
 Petite vidéo, qui ne m'appartient pas, mais elle donne une idée du site...

La grille est ouverte, JM et Sylvie se permettent d'entrer : aucun panneau ne l'interdit !

Château de Presque 

Le château est une demeure du Xe siècle, riche en histoire. Lorsqu’il est cédé à la famille Bonafos, le château de Presque connaît alors de grandes améliorations pendant cinq siècles. C’est en 1712 que la famille Costa de Beaulieu rachète le château, qu’ils vont malheureusement laisser plus tard, à l’abandon.

 Le château de Presque

C’est en 1936 que Robert de Solignac, descendant lointain des Bonafos, prend en main la destinée des lieux qu’il entreprend de restaurer, et s’emploie à ressusciter l’édifice en lui redonnant son aspect original.

Posé sur son éperon rocheux, le château domine la vallée et le village de Saint-Médard-de-Presque. Acquis en 2017 par un couple franco-irlandais expatrié aux Etats-Unis, le château de Presque est devenue une résidence estivale qu’il est possible de louer le temps d’un séjour ou d’un événement.

La grange-étable et les armoiries de la famille au-dessus de la porte 

Après ce magnifique château, isolé au fond de la vallée, JM et Sylvie reprennent la route et voit, indiqué une centaine de mètres plus loin, un autre château : celui de Montal !

 Le château de Montal

Niché au coeur de la vallée de la Bave à Saint-Jean-Lespinasse, aux confins du Nord-est du Lot, le château, appelé également “repaire de Saint-Pierre”est un trésor d’une grande finesse architecturale. Il fut érigé par Robert de Balzac alors chambellan de Louis XI sous l’impulsion de sa fille Jeanne de Balzac. En 1519, elle transforma la bâtisse médiévale initiale en un château Renaissance.

L'élégance de la première Renaissance. Montal présente des façades ordonnancées et délicatement ornées de sculptures évoquant le destin et la pensée de Jeanne de Balsac.

 La façade intérieure du château

Le sauvetage d'un monument en péril. Maurice Fenaille, riche industriel mécène des arts, achète au début du XXe siècle un château dépecé. Il restaure la façade sculptée grâce à l'aide des praticiens de Rodin et orne les salles intérieures d'une riche collection de meubles et de tentures.

Les façades du  château

Jeanne, fille de Robert de Balsac et d’Antoinette de Castelnau de Bretenoux épouse d’ Amaury II de Montal, seigneur de Laroquebrou mort en 1510, décide en 1519, de transformer le château préexistant en demeure renaissance. Les travaux qui commencent la même année que l’édification de Chambord, durent jusqu’en 1534 mais le château reste inachevé et deux ailes sur quatre prévues initialement seront terminées.

Déjà atteinte par la mort de son mari, Jeanne perdit brutalement son fils tant aimé en 1523, durant les guerres d’Italie. Elle fit face au désespoir en mettant toute son énergie dans la réalisation de ce château qui aujourd’hui est un des joyau du Quercy.

En 1771, le château est acquis par le comte Jean-Jacques de Plas de Tanes, puis passe aux mains de son fils, Antoine de Plas de Tanes, député de la noblesse aux États généraux. Ils ne sont guère appréciés dans le voisinage et au moment de la révolution, il abandonne son château qui est mis en vente et part en exil. Aucun acquéreur ne se présente et Montal sert d’auberge à partir de 1793.

 Le château de Montal vu des jardins

Après la tourmente révolutionnaire, le château est restitué à la famille mais étant inhabitable, le comte le cède à un cousin qui lui même le revendra à un banquier de Saint-Céré dont la veuve s’en débarrassera en 1858. Il est alors vendu à un marchand de biens du nom de Macaire du Verdier.

Cet homme sans scrupules fait démonter l’ensemble des décors, sculptures, portes ornées, cheminées et huisseries du château pour les revendre aux enchères à Paris et il ne reste de Montal que l’escalier, en attente d’une vente ultérieure. 120000 tonnes transitent jusqu’à la gare de Saint-Denis-les Martel. Mais la vente n’est pas un succès et la majorité des pierres restent en possession du vendeur indélicat. Malgré l’organisation d’une seconde vente,en 1903, le succès de l’opération n’est pas au rendez-vous et finalement, ce qui reste du château est vendu en 1908 à Maurice Fenaille, industriel et amateur d’art: c’est ce qui sauva Montal.

La salle à manger 
La cuisine

Passionné, grand mécène, Maurice Fenaille entreprend une quête impossible: rendre au château son lustre d’antan en rachetant une à une tous les pièces dispersées dans le monde entier. Grâce à ses relations et son immense fortune il y parvient tant bien que mal et 80% des oeuvres reviennent à Montal. Pour ce qu’il ne parvient pas à acquérir – principalement les deux ensembles sculptés au dessus des fenêtres de la façade – il fait faire des copies -dont on peut admirer les moulages pendant la visite – par des artistes de l’atelier d’Auguste Rodin et aménage les intérieurs de mobilier d’époque.

 La salle à manger

Les deux ailes du château sont reliées par un hall agrémenté d’un splendide escalier droit ouvert avec un palier intermédiaire ingénieusement posé en dehors des marches qui permet au regard de continuer de suivre la courbe du pilier porteur sans discontinuité. La magie de l’escalier est aussi de découvrir le revers des marches, tout en sculpture fine qui peuvent se lire en montant ou en descendant. Tout le décor de Montal porte la marque de la maîtresse des lieux: le J de Jeanne, I en ancien français.

L'escalier 
 Les jardins à la française avec un puits central

JM et Sylvie sont ébahis par tant de beauté et ils reviennent au camping-car surpris par tant de beautés ! Moi je les attends tranquillement...

Hum, de l'eau bien fraîche... 

Une petite glace pour eux, puis un petit apéritif muscat et roquefort.... Belle soirée en perspective....

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Hier, c'était dimanche. Le ciel était un peu nuageux et il est tombé trois gouttes d'eau. Aucun problème, JM et Sylvie avaient prévu de rester tranquilles aujourd'hui.

Moi, je suis un peu sortie pour chasser...

Ce matin, beau soleil, et la météo annonce une journée très chaude ! Je reste donc au frais du camping-car pendant que JM et Sylvie partent tôt ce matin visiter, en voiture, le village d'Autoire.

Après s'être garés sur un parking à la sortie du village, ils partent à pied dans le cirque pour voir la cascade.

 Le cirque d'Autoire

Le cirque d'Autoire est formé par de hautes falaises calcaires de 150 à 200 m de haut.

 Petit chemin forestier pour accéder à la cascade

Au creux du cirque coule une impressionnante cascade de 30 m de haut. Pour l'atteindre, il faut emprunter un sentier de randonnée d'envion 1,2 km depuis le parking situé à la sortie du village.


Cascade au fond du cirque 

Le spectacle à l'arrivée est remarquable. C'est comme un mur végétal géant et un brumisateur naturel.Il ne faut pas s'attendre à se retrouver en face des "chutes du Niagara", surtout par été sec, la cascade offre simplement un filet d'eau.

Au pied de la cascade 

Pour repartir, JM et Sylvie rejoignent le village par un autre chemin. Ils auraient voulu monter jusqu'au château des Anglais, mais le chemin est rude et il commence à faire chaud !

Château des Anglais, dans la falaise 

A la fin du XIIème siècle, Autoire est à la frontière entre les comtés d'Auvergne et de Toulouse. C'est probablement à cette date que le château commence à être construit par le baron de Castelnau-Gramat sous la forme d'un abri sous roche fortifié accolé à la falaise.

Le château est occupé en 1378 par le capitaine de routiers Bernard de La Salle à la solde du roi d'Angleterre. Le château et le village fortifié a servi de repaire aux Compagnies anglaises pendant la guerre de Cent Ans.

 Arrivée dans le village

Dans ce joli petit village, classé parmi les plus beaux villages de France, rien ne dénote : ni les habitations, ni la nature.

Vieille grange 

Havre de verdure en bordure du Causse de Gramat, le village occupe un site exceptionnel et respire la sérénité.

Toits pentus aux tuiles sombres, façades blondes à colombages ou à encorbellements, tourelles et pigeonniers, château et gentilhommières, font d’Autoire un ensemble au caractère architectural remarquable.

Autrefois lieu de villégiature apprécié des notables de Saint-Céré, le village fut surnommé le « Petit Versailles« .

 La fontaine aux dauphins
 Le château

Enfin, au bout du village, le château de Limargues, une splendide demeure du XVe siècle vous accueille avec ses deux tours accolées au bâtiment principal dont l’une abrite un escalier.

 L'église Saint Pierre

L’église Saint-Pierre, datant du XVIIIe s, fut reconstruite après les ruines laissées par les guerres de religion, charmante avec encore son chevet roman, qui date du XIe siècle.

 Anciennes demeures des XVème et XVIème siècles

Les rues étroites sont fleuries, les tourelles et les poivrières prolongent les façades magnifiquement ouvragées, agrémentées de fenêtres à meneaux et de chapiteaux richement travaillés. C'est vraiment un village magnifique ! Mais les touristes commencent à arriver, JM et Sylvie rentrent au camping-car pour le repas de midi où je les attends, sagement endormie...

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Aujourd'hui, il fait vraiment très chaud : plus de 34 degrés à l'ombre sous le auvent du camping-car. Je ne sais plus où me mettre : je m'étale sur le tapis, sur les graviers... JM me sors même une grande serviette de bain qu'il a pris soin de mouiller... Rien n'y fait ! J'ai chaud....

Eux, ça ne les empêche pas de partir visiter Loubressac, classé parmi les plus beaux villages de France.

Le village vu de la route 

Perché sur un piton rocheux, Loubressac est l’un des plus harmonieux villages de la Vallée de la Dordogne ! Surplombant trois vallées, la Dordogne, la Cère et la Bave, le panorama exceptionnel permet d’admirer les châteaux de Castelnau, de Montal et les Tours de Saint-Laurent.

 Magnifique panorama sur la vallée

Le village charme le visiteur avec ses belles maisons médiévales aux pierres ocre et tuiles brunes, ses ruelles aux balcons, escaliers et courettes agréablement fleuris, son église et son château.

Belles maisons médiévales 

Les bâtisses du village ne sont pas antérieures au XVème car Loubressac fut occupé par les Anglais durant la guerre de Cent Ans. C’est le vicomte de Turenne Guillaume Roger de Beaufort qui le délivra en 1352.

Tourelles 

Avant son emplacement actuel, le castrum fortifié et l’église Saint-Pierre étaient situés 50 mètres en contrebas, au lieu-dit « l’Eglise Basse ».

Suite aux destructions pendant la guerre de Cent Ans, un nouveau château est construit au XIVe siècle, au sommet du promontoire. L’église Saint-Jean-Baptiste et les habitations sont bâties à l’abri des fortifications.

 La porte du château

La dynastie des Castelnau régna jusqu’au XIIIe siècle. Loubressac dépend ensuite de la Vicomté de Turenne jusqu’en 1738, puis de nouveau du Baron de Castelnau avant de devenir commune sous la Révolution.

Le village, repeuplé au XVe siècle par des Auvergnats et des Limousins, connait alors une époque prospère jusqu’au XVIe siècle, lorsque les guerres de Religion mettent fin à cet essor.

 L'église St Pierre

Loubressac est le lieu de l’un des plus importants parachutages de la seconde guerre mondiale. Il se déroula sur le plateau de Loubressac le 14 juillet 1944. Environ 500 conteneurs permirent la distribution de 110 tonnes d’armes aux Maquis du Lot.

Le photographe Robert Doisneau, lors d’une descente en canoë sur la Dordogne, est ébloui par « la lumière la plus belle du monde », ce sera l’objet du 1er reportage photo de sa carrière professionnelle en 1939.

 Explosion de fleurs dans les jardins

Puis en 1946 Robert Doisneau revient dans la région et rencontre Jean Lurçat. A partir des années 50 il passe toutes ses vacances dans le Lot, et plus particulièrement à Loubressac, jusqu’à son décès en 1994.

Petite placette fleurie 

Le film de Georges Lautner « Quelques Messieurs Trop Tranquilles », avec Jean Lefebvre, Michel Galabru, Paul Préboist… entre autres, a été tourné en grande partie à Loubressac en 1972 : les rues et les ruelles, la place, la falaise...

En sortant de Loubressac 
 Le château de Loubressac

JM et Sylvie sont rentrés ravis de cette visite ! Et comme il fait toujours très chaud, JM a décidé de me tremper dans une cuvette pour me rafraîchir...

Je râle pour le principe, mais il est vrai que ça rafraîchit ! 

Et voilà, après deux belles visites aujourd'hui, Autoire et Loubressac, petite soirée tranquille en perspective...

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Publié le 28 juillet 2020

Je me suis amusée toute la nuit dehors, sur l'aire : c'est calme, plein de petits mulots, et il fait bon... Aussi, ce matin, je dors, et je ne vois pas JM et Sylvie partir...

Ils vont au marché de Bretenoux "acheter local" : un peu de charcuterie, un petit fromage de chèvre, des olives, des fruits et légumes cultivés à Bretenoux... Ils en profitent pour faire les grosses courses dans un supermarché, à la sortie de la ville.

Comme le lieu leur plaît bien, ils décident de venir le visiter cet après-midi après la visite du château de Bretenoux.

A midi, ils rentrent manger au camping-car où je les attends sagement !

Ils repartent...

 Vieux pont sur la rivière Bave

La Bave est un petit affluent de la Dordogne de 38 km de long qui prend sa source dans le Quercy et passe plus loin à Saint Céré.

 La Bave

Quelques centaines de mètres plus loin, c'est le village de Prudhomat.

Maisons anciennes 

Prudhomat est une commune regroupant quatre hameaux autour de la forteresse médiévale de Castelnau-Bretenoux, au confluent de quatre rivières (la Dordogne, la Cère, la Bave et le Mamoul).

Son nom provient du lieu de résidence, juste après la Révolution, d’un conseil magistral composé de deux nobles et de quatre prud’hommes chargés des paroisses de Castelnau, Bonneviole, Pauliac et Saint-Martin.

Vieilles fermes 

L'église Saint-Gilles : En 1100/1108, en présence d'Hugues de Castelnau, un certain Imbert de La Gardelle a cédé aux moines de Beaulieu le bois de la Taillade et le mas d'Al Montar, situé dans le lieu de Bonneviole. L'église du prieuré devait être en cours de construction à cette époque.

 L'église Saint Gilles à Prudhomat

La construction du château de Castelnau-Bretenoux a dû commencer à cette époque. Hugues de Castelnau, avec le consentement de son épouse Alpasie et de ses fils Gerbert, Robert et Bernard, a renouvelé la donation faite vers 926 par une certaine Aytrude, veuve de Matfred et mère d'Étienne, de l'église de Macerias, nouvellement Bonneviole, avec l'ensemble des mas qui en dépendent ainsi que le mas de Bosco et le bois de la Taillade. Hugues de Castelnau a complété cette donation d'un certain nombre de terres situées aux alentours du castrum des Périères. Ce castrum de Périères est nommé pour la première fois et la dernières fois dans ces chartes.

 Intérieur de l'église St Gilles

Un prieuré est alors établi. Une église est édifiée sous le vocable de saint Gilles. Le baron Hugues II de Castelnau a contesté souvent les droits et les bénéfices du prieuré à l'abbaye de Beaulieu.

De l'église du XIIe siècle seules en subsistent aujourd'hui les parties orientales.

La nef a été entièrement reconstruite en 1885 en la réduisant à un seul vaisseau.

De Prudhomat, JM et Sylvie montent jusqu'au château de Castelnau-Bretenoux.

 Le château de Castelnau-Bretenoux

Mais là, déception : le château est fermé le mardi ! Rien ne le signale nulle part : ni sur le site, ni sur la porte... Ils font alors le tour du château, rapportant de belles photos...

La montée vers le château 
Au pied du château 
 Les remparts du château

Derrière le château, il y a une collégiale...

La collégiale du château 

La Collégiale rattachée au Château, de style gothique, a été édifiée à partir de 1507.Elle possède un riche mobilier (retable et tabernacle du XVIIe siècle, stalles Renaissance en bois sculpté) et de beaux vitraux d’époque.

 Les stalles Renaissance en bois sculpté
Figurines en bois sculptées entre chaque stalle 

La chapelle Sud-Est possède un trésor dont la pièce maîtresse est "Le Bras de Saint-Louis", reliquaire de la fin du XIVe siècle en argent et cuivre doré, donné par Louise de Bretagne, dame d'honneur de Catherine de Médicis et épouse de Guy de Castelnau.

 Trésor de la Collégiale et bras de Saint Louis

Cette église remplace une église plus ancienne, probablement du XIIIe siècle. Placée tout d'abord sous le vocable de St Jean-Baptiste, puis à la fin du XVIème siècle sous celui de St Louis, elle a été édifiée à partir de 1507 par Jacques de Castelnau, à la mémoire de son père Jean II de Castelnau-Caylus, chambellan de Louis XI, mort en 1505 et qui avait prévu de fonder une collégiale. Une bulle du Pape Jules II l'érigea en Collégiale dès 1506.

La nef de la collégiale 

Au XVIème siècle, la collégiale a été fondée par le baron Jean de Castelnau en 1506, avec un chapitre de huit chanoines et un doyen avec une importante dotation pour son fonctionnement.

Ces religieux, sous l'autorité d'un doyen, avaient pour charges les offices et la grand-messe quotidienne, ainsi que des intentions de prières régulières pour le baron fondateur.

Le doyen et les chanoines étaient présentés à l'investiture de l'évêque de Cahors par le seigneur de Castelnau. Ils résidaient dans les maisons qui se trouvaient à côté de l'église.

Ils avaient le droit de sépulture dans la collégiale.

Maisons des moines 

Sylvie est très fière ! Car les barons de Castelnau, qui ont fondé cette collégiale et le château de Castelnau, et dont les armoiries jalonnent les plafonds et les murs, sont ses ancêtres directs, par sa grand-mère paternelle... Mais là, c'est une autre histoire...

JM et Sylvie reviendront un autre jour visiter ce château... En attendant, ils repartent vers Bretenoux, qu'ils ont aperçu ce matin en faisant le marché.

C'est une bastide située au nord du Lot, près de la limite avec le département de la Corrèze, dans la vallée de la Dordogne, traversée par la Cère.

Pont sur la Cère

Fondée en 1277 par le puissant seigneur de Castelnau, elle a conservé son plan en damier, sa place et ses couverts, des restes de remparts, et deux belles maisons à tourelles devenues l'une l'hôtel de ville, l'autre la gendarmerie.

Arcades sur la place 
Maisons anciennes 
 Vieilles batisses et puits sur la place
 Maison où Pierre Loti passait ses vacances
 L'église avec son magnifique plafond peint

JM et Sylvie rentrent au camping-car, satisfaits de toutes ces belles choses qu'ils ont vues encore aujourd'hui. Moi, je les attends tranquillement, endormie sur le siège conducteur... Une petite glace pour eux et une gamelle d'eau fraîche pour moi... Tout va bien !

 Bonne soirée tout le monde ! A demain pour de nouvelles aventures !

Après avoir passé une bonne nuit pleine de découvertes, je reviens au camping-car où JM et Sylvie viennent de terminer leur petit-déjeuner. Mais je ne suis pas seule ! Dans ma gueule, un petit mulot s'agite... JM l'aperçoit et veut me le faire mettre dehors ! Mais le temps que je comprenne, le mulot s'échappe. JM et moi le cherchons... En vain... Impossible de retrouver le mulot ! JM peste et moi, je ressors...

Je m'installe sur le fauteuil pendant que JM et Sylvie se préparent, font un peu de rangement...

 Question du jour

Ce matin, JM et Sylvie ont pu visiter le château de Castelnau-Bretenoux qui fut élevé dès le XIIIème siècle par les barons de Castelnau, ancêtres lointains de Sylvie.

 Gravure du XVIème siècle

Ce château connut la gloire et la splendeur des grandes demeures seigneuriales, puis l'abandon au XVIIIème siècle. Durant la Révolution, la bibliothèque fut entièrement brûlée, puis, en 1851, un incendie détruisit les logis.

La porte d'accès au château et les remparts 
 Les remparts

En 1896, Jean Mouliérat, un artiste lyrique, l'achète, le sauve de la ruine et lui donne une nouvelle âme et un autre destin. Il fit don du château à l'Etat peu avant sa mort.

La chambre de Jean Mouliérat 
 Vitraux aux fenêtres de ses appartements
 La cour
 Les logis médiévaux
 La tour d'artillerie dite "tour militaire"

La tour d'artillerie est la plus imposante des trois tours. Elle a été élevée au XVème siècle.

Le donjon 

Cette tour maîtresse a été élevée au XIIIème siècle par les premiers barons. Elle domine de 30 mètres l'ensemble du site.

 Partie la plus ancienne du château, vue de l'extérieur
Encore quelques vues du château... 

Et voilà, JM et Sylvie quittent ce lieu qu'une fois de plus ils ont beaucoup apprécié !

Je les attends au camping-car, et pendant que JM et Sylvie sont sur leurs ordinateurs, moi je chasse le mulot qui m'a échappé ce matin... Et je l'attrape !

Et maintenant, à table pour tout le monde !

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Publié le 30 juillet 2020

Et voilà, il a fait encore très chaud aujourd'hui. JM et Sylvie fainéantent sur leurs fauteuils et moi je me repose, alanguie dans le camping-car...

En fin d'après-midi, ils partent visiter le gouffre de Padirac. En raison du COVID, ils ont dû prendre leurs billets sur internet.

Le site est impressionnant de parkings, pleins de voitures... Puis ils arrivent au gouffre, où après une petite demie-heure d'attente, ils peuvent débuter l'exploration...

Descente au fond du gouffre 

La descente se fait à pied, et on remonte en ascenseur... Ouf !

Il faut descendre à 103 mètres sous terre avant de déambuler dans les galeries souterraines, jusqu'à l'embarcadère, tel que l'ont fait Martel et son équipe de spéléologues en 1889...

Marmites, stalagmites, stalactites, et concrétions jalonnent le parcours

Il faut ensuite monter dans une barque, sur laquelle il est interdit de prendre des photos, pour suivre la rivière souterraine qui s'ouvre sur le Lac de la Pluie, au-dessus duquel apparaît, majestueuse, la Grande Pendeloque, stalactite haute de 60 mètres

Après avoir accosté, on peut continuer à pied jusqu'au lac des Gourds.

Le Lac des Gourds 

Puis l'incroyable salle du Grand Dôme dont la voûte s'élève à 94 mètres, merveille façonnée par la nature depuis des millions d'années...


 Draperies

Si le taux d'humidité est élevé (98 %), la température de la grotte est très agréable : 13 degrés !

Lorsque JM et Sylvie rentrent au camping-car, il est l'heure de manger. Puis, tous les trois nous profitons de la fraîcheur du soir pour traîner sous le auvent...

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Publié le 30 juillet 2020

Cette nuit, j'ai vadrouillé toute la nuit ! Juste vers le matin, je suis venue me faufiler entre JM et Sylvie qui dormaient encore...

A peine levés, ils se préparent et me laissent le camping-car en garde : "Tu en prends soin Mimine ! tu le surveilles bien !" Très fière de cette responsabilité, je me couche au-dessus du tableau de bord, et je m'endors... Lorsqu'ils reviennent à midi, je suis très surprise de les voir déjà là ! Mais eux se racontent la superbe visite qu'ils viennent de faire !

 Carennac, encore un village classé parmi les plus beaux de France

Sur une terrasse rocheuse dominant la Dordogne, le village plonge ses visiteurs dans l'histoire.

Le prieuré, fondé en 1047, crée la prospérité du bourg qui se développe autour à la fin du XIIIème siècle.

Mais c'est sans compter sur la Guerre de Cent Ans qui ravage le village : le cloître et le bourg ne seront reconstruits qu'à la fin du XVème siècle...

 Le château et l'église, vus de la route

Si les Guerres de Religion épargne le village, à la Révolution les bâtiments sont vendus et partagés, abandonnés à des usages agricoles.

 La façade du château

Le monastère et le bourg ne seront restaurés que durant le XXème siècle.

L'église a été bâtie à la fin du XIème siècle.

 Porche de l'église Saint Pierre orné d'un grand tympan sculpté
Intérieur de l'église

Une partie du village très intéressante, est le cloître roman, détruit vraisemblablement pendant la Guerre de Cent Ans.

 Le cloître

La salle capitulaire abrite une Mise au Tombeau, en pierre de Carennac.

 Mise au Tombeau
 Toitures vues du premier étage du cloître
 Poutres peintes du plafond du château, dans la salle d'apparats

Le château, construit au XVIème siècle, était le logement prestigieux des doyens. Il abrite à présent des expositions relatant l'architecture et l'histoire de la région.

 Pont sur la Dordogne
 Côté aval du pont
 Côté amont du pont
 Entrée du village par le pont
 Maisons anciennes
 L'église

Encore un village magnifique qu'ils ont visité ce matin. Mais, ils rentrent au camping-car, car il commence à faire très chaud ! Cet après-midi, 36 degrés à l'ombre ! Je ne sais plus où me mettre...

 Il fait vraiment très chaud !
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Publié le 2 août 2020

Ce matin, après avoir encore passé une bonne nuit, je regarde partir JM et Sylvie : ils vont prendre le petit train à vapeur qui longe la vallée entre Martel et St Denis les Martel.

Le Truffadou 

C'est une association locale qui a remis en marche ce petit train et qui a créé un musée dans la gare. Après la Première Guerre Mondiale, le train servait à l'expédition des truffes du marché de Martel, l'un des plus importants de France. D'où le nom de "Truffadou"...

En attendant le train, la gare est un vrai régal des yeux...

 La gare du Truffadou à Martel

La promenade en train est exceptionnelle... Taillée dans la falaise de Mirandol, surplombant la Dordogne de 80 m, l'ancienne ligne Bordeaux-Aurillac fut construite entre 1880 et 1884.

Martel, vu des rails 
Des tunnels... 
 Des ponts...
 Des paysages magnifiques...

Lorsque le train les ramène à la gare, il est midi passé. JM et Sylvie s'installent au snack de la gare et mangent un hot-dog/frites, à l'ombre d'un parasol...

 Au snack de la gare

Puis, ils vont visiter la ville de Martel, petite cité médiévale aux sept tours, fondée au XIème siècle par les vicomtes de Turenne.

 Martel, la cité aux sept tours

Situé à la convergence de routes antiques sur lesquelles transitaient le précieux sel de l'Atlantique et le vin d'Aquitaine, Martel est une riche cité marchande dès le début du XIIème siècle. A cette époque, elle devient aussi une étape importante sur la route du pélerinage vers Rocamadour.

 La halle aux grains
 Ruelles et maisons anciennes

Au XIXème siècle, le commerce de la truffe lui donne une seconde période de gloire...

 Très jolies façades !

Lorsque JM et Sylvie sont revenus au camping-car, je les attendais tranquillement, malgré la chaleur...

JM est descendu se mouiller les pieds à la rivière. Moi, je n'ai pas bougé !

Il fait trop chaud pour bouger ! 
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Une autre journée commence et nous sommes déjà à la fin du mois de juillet.

Ce matin, JM et Sylvie partent visiter Collonges-la-Rouge, ville entièrement bâtie en grès rouge (la couleur de la pierre étant due à la présence d'oxyde de fer dans le sol).

 Entrée du village, Collonges la Rouge

Ce village, encore un classé parmi les plus beaux villages de France, s'est développé au XIème siècle autour du prieuré.

 Le prieuré

Le clocher de l'église et le tympan de la porte d'entrée sont des vestiges romans.

 L'intérieur du prieuré
 La halle couverte
 En flânant dans les ruelles

A midi, JM et Sylvie ont mangé à la Maison de la Sorcière.

 Une crêperie pleine de surprises :
Pas un recoin, pas une poutre qui ne cache une sorcière, grande ou petite, chevauchant ou pas un balai... 

Il y a deux explications à cette présence "ensorcelante"...

 La Chaise du Diable

La première explication : Un gros rocher en forme de fauteuil domine Collonges : la Chaise du Diable ! L'imagination populaire y voyait là le trône de Satan, le Roi des Enfers. Il présidait les saturnales du Sabbat, assemblées nocturnes de sorciers et sorcières qui se tiennent le samedi à minuit sous la présidence du diable... Et la journée, les sorcières se transformaient en femmes qui vivaient dans des maisons, avaient maris et enfants..

La légende de la sorcière 

La deuxième explication est une légende, enfin... peut-être pas....

Le saura-t-on Jamais... ???.... !!! 

Mais Collonges, c'est aussi la chapelle des Pénitents Noirs, architecture romane mais avec des vitraux contemporains...

 La chapelle et ses vitraux
 L'intérieur de la chapelle

Encore un petit tour dans la cité médiévale...

Maison du comédien Maurice Biraud
 Le château, propriété privée...
 Castels et belles demeures

JM et Sylvie sont repus de leur repas chez les sorcières, épuisés de leurs déambulations dans la ville, mais ils sont tellement émerveillés par tant de beautés, qu'ils partent visiter une autre cité médiévale, Beaulieu sur Dordogne... Mais, le temps change...

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Après Collonges la Rouge, JM et Sylvie partent visiter Beaulieu-sur-Dordogne. Mais le temps est en train de changer : plus de soleil, mais des nuages gris menaçants, et au loin, un ciel bien noir !

 Place ombragée

En l'an 855, l'archevêque Rodolphe de Turenne visite ses terres et découvre Vellinus, petit village de pêcheurs au bord de la Dordogne. Emerveillé par la beauté du lieu, il décide d'y fonder un monastère bénédictin renomme le village Bellus Locus.


 Maisons anciennes

L'abbaye devient clunisienne de 1095 à 1213, résiste vaillamment aux Anglais pendant la Guerre de Cent Ans, puis souffre terriblement pendant les Guerres de Religion.

Abbatiale 
 L'intérieur de l'abbatiale
La maison Renaissance 

Cette imposante bâtisse située sur la place de la Bridolle est classée monument historique depuis 1928 en raison de son exceptionnelle cheminée monumentale représentant la scène "le jardin d'Eden". Sa façade est ornée de médaillons représentant les nobles de la région, Gilbert de Hautefort, et son épouse, Brunette de Cornil. Les sculptures représentent des angelots, une sirène, un homme sauvage, un arquebusier.. ce qui rappellerait les fêtes données pendant le voyage de Catherine de Médicis à travers la France pour présenter son fils Charles IX au royaume de 1564 à 1566.

JM et Sylvie sont passionnés par toute cette histoire, mais ils hâtent le pas car il fait noir et le tonnerre gronde au loin...

 Autre maison sur la place de la Bridolle
 La Tour Renaissance

Cette maison, remaniée au XVIème siècle, possède de belles fenêtres Renaissance.

La porte, ornée d'un listel Tudor, donne accès à la tour d'escalier classée.

 La Tour Sainte Catherine

Cette tour romane du XIIème siècle ponctuait l'enclos abbatial. Le premier étage aurait été directement relié au choeur de l'abbaye...

Et soudain, c'est le déluge ! JM et Sylvie se réfugient dans un bar pour se mettre à l'abri et boire un café chaud... Mais après l'averse, une pluie persistante continue de tomber, les obligeant à abréger leur visite...

En repartant, en voiture, ils passent devant la chapelle des Pénitents...

 La chapelle des Pénitents Bleus

ancienne église Notre-Dame du Port-Haut, fut construite au XIIe siècle pour accueillir les paroissiens de Beaulieu.

En partie détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle fut rachetée en 1820 par la Confrérie des Pénitents Bleus.

Aujourd’hui la Chapelle et son magnifique clocher-mur appartient à la ville et elle abrite des expositions temporaires durant l’été.

 Gabarre sur les quais

S'il ne pleuvait pas, JM et Sylvie pourraient admirer sur les quais de belles maisons aux balcons de bois, telles que l’Auberge de Jeunesse ou la maison des Gabariers. Ils auraient aimer faire un tour en gabarre, mais la pluie persiste...

La gabarre "Adèle et Clarisse" restera à quai avec les canoés... Les touristes ont déserté les plages... Il est temps de rentrer au camping-car où une surprise les attend !

Il faisait si beau et chaud ce matin lorsqu'ils sont partis, qu'ils avaient laissé toutes les fenêtres ouvertes... Une voisine est venue repousser les panneaux latéraux, mais ceux du toit sons restés ouverts sous la pluie ! Le lit est trempé et il y a de l'eau partout !!!

 Côté positif : il fait moins chaud !

Ca ne les décourage pas pour autant. Comme ils ont prévu de partir demain, ils en profitent pour faire un peu de ménage et pour ranger...

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Cette nuit, il a fait plus frais à cause de l'orage, j'en ai profité pour aller faire un tour...

 J'ai ramené ... deux mulots !

Ce matin, branle-bas de combat, on change de coin : JM et Sylvie prennent bien soin de m'enfermer dans le camping-car (tiens, tiens... ya du vécu derrière ce geste, on dirait !!!) le temps qu'ils rangent... Mettre P'titemémère sur la remorque... Et en route, la troupe... Le temps est toujours gris, mais il fait moins chaud et c'est bien appréciable !

Soixante kilomètres plus loin, on est arrivés à Saint Nathalène, en Dordogne...

 Pont-cage Eiffel sur la Dordogne
 On quitte le Lot pour la Dordogne

Pendant le trajet, je m'installe sur mon coussin, sur les genoux de Sylvie ; c'est tout de même mieux quand on voit la route !

On arrive un peu avant midi sur l'aire privée "Les Ch'tis" où l'on va rester plusieurs jours. Le beau temps n'est pas encore revenu, mais il fait moins chaud ! Et le soleil pointe son nez, peu à peu...

 Aire privée "Les Ch'timis" à Sainte Nathalène

Je pense que ça va me plaire !

Cet après-midi passe tranquille : JM sur son téléphone, Sylvie sur son ordi, et moi je dors près de Sylvie....


En fin d'après-midi, JM et Sylvie partent à pied visiter le village.

Maison typique périgourdine 

Histoire du village :

 Histoire de Sainte Nathalène
 L'église de Sainte Nathalène

L'église date du XIIe ou du XIIIe siècle. Elle possède un clocher-mur très particulier.

 Gravure de l'église

Contrairement à la plupart des constructions de ce type, le clocher-mur de Sainte-Nathalène s’élève en retrait par rapport à ses assises, formant ainsi deux registres. Il est encadré par deux collatéraux construits aux XVe et XVIe siècles. L’un de ces collatéraux est surmonté d’une tour carrée abritant l’escalier qui mène aux cloches.

JM et Sylvie rentrent au camping-car où, patiente, je les attends...

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Publié le 3 août 2020

La nuit a été très calme sur cette petite aire privée... Ce matin, au lever de JM et Sylvie, je me suis mise en chasse...

Oh ! Un joli petit rouge-queue... Miam-miam...

Le ciel est nuageux, mais ça n'empêche pas JM et Sylvie de partir à la découverte de deux villages, classé parmi les plus beaux de France... Ils partent tôt pour éviter la foule et c'est très bien, car ils sont presque seuls à visiter leur premier objectif, Domme...

D'ailleurs, le petit train pour les amener au village n'est pas encore en place... Ils montent à pied !

 La porte des Tours

Le roi de France, Philippe le Hardi décidé en 1281, fonder une bastide à Domme, point stratégique aux limites de la Guyenne pour contrôler les Anglais.

Les nouveaux habitants devaient financer la construction des remparts en échange de nombreux privilèges...

 Les remparts

Durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais occupent la ville à cinq reprises... Pendant les Guerres de Religion, les Protestants s'en emparent en 1588.

Maisons anciennes 
L'ancienne halle aux grains 

Centre de vie de la bastide au XVIIème siècle, la halle (ancien marché couvert) n'a jamais permis d'accueillir une activité commerciale importante. Son originalité tient du fait qu'elle est composée de deux étages et d'une très belle galerie en bois.

 La maison du Gouverneur

Mentionnée en 1454 comme maison noble, cette bâtisse a été la représentation du pouvoir seigneurial.. Au-dessus du bâtiment se dresse une tour carrée datant du XVème siècle, flanquée d'une tourelle. C'est aujourd'hui le siège de la mairie.

 Hôtel de ville ou Maison Commune

Ce bâtiment est aujourd'hui dédié à la salle des mariages. C'est un rare vestige de la fin du XIIIème siècle. Sa haute façade est surmontée de créneaux qui encadrent le clocher communal. Les armes de la ville de Domme gravées au-dessus de la porte seraient du XVIIème siècle.

Autrefois ce bâtiment était le lieu de la réunion des notables de la ville, puis il servit de lieu de justice du Sénéchal qui y tenait ses assises dans la grande salle de l'étage.

 L'église Notre Dame de l'Assomption
 Collection de soutanes

C’est le fameux capitaine huguenot Geoffroy de Vivans qui détruit l’église lorsqu’il prend la ville de Domme en 1589.

Quand le culte catholique est rétabli dans la région, en 1622, les habitants utilisent les pierres de l’ancien édifice pour en reconstruire un nouveau, au même emplacement.

Jacquou le Croquant, héros du livre d'Eugène Le Roy, écrit de mars 1896 à mai 1897, symbolise la pauvreté des paysans exploités par les seigneurs de l'ancien régime. Il n'aura qu'une idée en tête : se venger d'eux. Né à Hautefort le 29 novembre 1836 et mort à Montignac le 4 mai 1907, Eugène le Roy est un écrivain français républicain, anticlérical et libre-penseur. Il a habité à Domme où il était percepteur.

 Le belvédère de la Barre

Ce belvédère est situé à 150 mètres au-dessus de la Dordogne. L'absence de fortifications est due à la falaise qui servit de rempart naturel.

 Le moulin du roy

A partir du XIIème, la maîtrise du vent permet aux villages perchés de moudre les céréales. Ainsi Domme bénéficie, dès sa création, d'une meule.

La pierre meulière était extraite dans des carrières près de Domme, puis transportées sur la Dordogne pour être expédiées aux nombreux moulins du Périgord, en France, et même à l'étranger.

Encore quelques photos de Domme avant de partir....

 Domme

En rejoignant la voiture, JM et Sylvie s'arrêtent dans une boutique acheter un peu de foie gras, une bouteille de vin local et de quoi faire des toasts... Hum...

Le temps qu'ils rejoignent la voiture garée sur le parking, le temps change et les nuages s'amoncellent... Va-t-il pleuvoir ou pas ? Vont-ils rentrer ou pas ? Prennent-ils le risque ou pas ?

Rien ne les arrête ! Ils continuent leur route vers Beynac, comme ils l'avaient prévu dans leur programme...

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Publié le 3 août 2020

La pluie ne les arrête pas ! JM et Sylvie sont à l'abri dans la voiture ; et puis, ils ne vont pas rentrer maintenant, il n'est que 11H30 !

Ils vont donc à Beynac, trouvent de la place sur le parking et vont faire un tour en repérage à l'office du tourisme. Ils s'achètent un sandwich et s'installent sur un muret près du parking, en surplomb de la Dordogne pour manger. Les allers et venues des gabarres leur donnent envie. Il ne pleut plus. Le temps à l'air de se maintenir. allez, c'est parti !

Maman les p'tits bateaux.... 

Cette promenade en bateau sur la Dordogne se fait à bord d'une embarcation traditionnelle appelée gabare ou gabarre. rivière, ils ont une superbe vue sur le village, lui aussi classé parmi les plus beaux de France, et le château.


Le château de Beynac 
La maison de l'octroi, construite sur des bases Renaissance 
 Les maisons jumelles
 Pont du chemin de fer sur la Dordogne
Chateau de Vezac 
 Au loin, le château de Castelnau

Durant la Guerre de Cent Ans, les châteaux de Castelnau et de Vezac étaient tenus par les Anglais. Sur l'autre rive de la rivière, le château de Beynac était tenu par les Français...

Très intéressante cette balade en bateau, très instructive : JM et Sylvie sont toute ouïe ! Ils adoooorent ! Mais les bonnes choses ont une fin et ils débarquent ! Allez, une petite grimpette pour visiter Beynac et accéder au château !

En montant au château 
 Les seigneurs de Beynac
Le château de Beynac 

Cette forteresse médiévale, dressée depuis 1115 sur son piton rocheux domine le village de Beynac-et-Cazenac, la Dordogne et sa vallée.

L'épaisseur de ses murs garde le souvenir de ceux dont il a croisé l'histoire : Richard Cœur de Lion, Simon de Montfort, les Seigneurs de Beynac et des 4 baronnies du Périgord qui tenaient conseil dans la salle des Etats.On raconte parfois que résonne encore, au cœur de la forteresse, l'écho des batailles de la Guerre de Cent Ans.En ces temps-là, les couronnes de France et d'Angleterre avaient pris la Dordogne pour frontière.

Le château et l'église castrale 

Ils redescendent par les ruelles du village...

JM et Sylvie sont contents : la pluie n'est pas revenue ; ils ont pu terminer leur promenade dans le temps, au sec...

De retour au camping-car, ils se rafraîchissent : je suis avec eux pendant qu'ils préparent leur planning de la semaine...

 Ici, je me sens en sécurité !

Petite soirée tranquille pour nous trois...

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Ce matin, j'ai profité qu'il y avait un peu de rosée pour traîner un peu plus dehors... De ce fait, lorsque JM et Sylvie sont partis faire leur balade, je n'étais pas encore rentrée !

L'herbe mouillée par la rosée est un vrai garde-manger ! 

JM et Sylvie sont d'abord allés à Eyrignac : ils voulaient voir les jardins à la française du château. Mais lorsqu'ils ont vu le prix de l'entrée, ils ont préféré faire une autre visite pour ce prix : 12 euros par personne ! Certes, ça semble magnifique, mais le tarif est un peu élevé...

Magnifique panorama sur la vallée de la Dordogne 

Ce manoir et ces jardins sont habités depuis 500 ans par la même famille, qui compte dans sa généalogie l'écrivain Gauthier de Costes de la Calprenède à qui l'on doit la célèbre expression "Fier comme Artaban"...

 Jardins et pelouses autour du manoir

JM et Sylvie reprennent une jolie petite route forestière pour rejoindre Salignac...

 Le château de Salignac

Le château de Salignac n'est pas visitable : c'est une propriété privée, et qui plus est, est en travaux...

Ce château fut le berceau de la famille du même nom qui a donné trois archevêques, dont celui de Cambrai, François de Salignac de la Mothe Fénelon, très connu dans la région, ainsi que neuf évêques de Sarlat, un de Commingues et nombre de capitaines et lieutenant-généraux.

 Le château vu du bas du village

Pendant la Guerre de Cent Ans, le château passe tour à tour aux mains des Français et des Anglais... Il sort ruiné de ces guerres, puis fut reconstruit au XVème siècle. Pendant les Guerres de Religion, ses seigneurs durent combattre entre eux...

Au XVIème siècle, le duc de Mayenne s'empare du château et y met une garnison...

 Porte cochère et lavoir du village

En contrebas du château, JM et Sylvie vont voir le musée des vieux métiers, qui peu à peu se transforme en villa préhistorique, entrée libre...

 A l'entrée, une petite source
 La grange
 Charrettes en bois
 Les oies  et les moutons les accompagnent dans la visite
Le ferronnier 
 Le menuisier

JM et Sylvie prennent le temps de discuter avec un bénévole de l'association qui gère ce musée en plein air et reprennent la route vers le nord du département.

Ils vont visiter un village classé parmi les plus beaux villages de France : encore un !

Saint Amand de Coly : ce village porte le nom d'Amand, un ermite d'origine limousine qui vivait au VIème siècle et qui est venu évangéliser la population de la vallée de Coly...

 Saint Amand de Coly

La construction de l'abbatiale a commencé au début du XIIème siècle et a duré plus d'un siècle...

Elle s'impose par la puissance de son clocher-porche. Les remparts et les multiples points de défense donnent une idée de l'importance de cette abbaye.

L'abbatiale 
Le vieil hôpital 

Construit à partir de 1381, il avait la charge d'accueillir les pèlerins, les pauvres et les malades...

 Le lavoir-fontaine de l'hôpital

On raconte que le lavoir servait à laver le linge des indigents hébergés à l'hôpital.

Dans l'imaginaire collectif local, c'est souvent au lavoir qu'on pouvait rencontrer le "lébeérou", sorte de loup-garou périgourdin qui rôdait au crépuscule et séduisait les jeunes filles...


 La maison romane

Véritable mémoire de la pierre, la maison romane témoigne des différents aménagements qui ont été apportés au cours de l'histoire. Elle a été une grange dîmière ou une maison de chanoine...

 La maison du patrimoine

Après avoir visiter le village qui leur a bien plu car peu de monde, JM et Sylvie remontent jusqu'au séchoir à noix qui fait aussi petite restauration...

 Séchoir à noix transformé en salon de thé Où l'art s'en mêle...

Ils choisissent une salade périgourdine (salade verte, gésiers, rillettes d'oies, magrets, figue fraîche farcie au foie gras...). Un pure bonheur ! Et le dessert ? Un café Périgord (café accompagné d'une tarte à la noix)...

 Le séchoir à tabac

Introduit en France par Jean Nicot vers 1560, le tabac est d'abord considéré comme une plante médicinale. Et si au Moyen-Age le tabac était inconnu, on fumait déjà certaines plantes, qu'il fallait sécher, pour se soigner.

La culture du tabac se développe en Dordogne après la Première Guerre Mondiale.

Il fait beau, ils ont bien mangé, ils ont vu de belles choses... Ils sont heureux... Ils décident d'aller faire un tour à Montignac, un peu plus au nord, pour repérer une endroit où ils se poseront après Sainte-Nathalène...

De là, ils redescendent à Sarlat pour visiter la ville en dehors du marché...

Hibiscus devant le monument aux morts de Sarlat 
 Déambulation dans les ruelles
 Place de la Liberté

Enormément de monde dans tous les coins et recoins de la ville...

 Manoir de Glisson

Bâtisse du XIIIème siècle, reconstruite au XVème siècle, et embellie après la Guerre de Cent Ans ; la tour date de cette époque.

 L'église Sainte Marie devenue le marché couvert

L'église Sainte Marie date du XIIème siècle. Désaffectée depuis la Révolution Française, divisée en propriétés privées au XIXème siècle, réhabilité en 1907 en Hôtel des Postes, dispensaire, puis abandonné... En 2002, le marché couvert et un espace d'exposition donnent à l'édifice une nouvelle destination...

 La Place aux oies

Sur cette place, entourée de belles demeures bourgeoises, dont le manoir de Gisson, les paysans venaient vendre les oies et toutes sortes d’animaux de basse-cour.

 Statue du badaud

Cette statue de bronze en haut d'un escalier de pierres représente un badaud tourné vers la place centrale de la cité médiévale. Il regarde déambuler la foule.

 Hôtel de Goudin

Cet hôtel particulier du XVIème siècle appartenant à une ancienne famille de chevaliers, les seigneurs de la Roussie (Proissans).

 La lanterne des morts

Cette chapelle sépulcrale, d'architecture romane, a été construite au XIIème siècle, au milieu du cimetière bénédictin. Son architecture est unique en France.

 Quelques maisons
 La cathédrale Saint-Sacerdos

Le clocher roman date du XIIème siècle : c'est la partie la plus ancienne de la cathédrale.

 Intérieur de la cathédrale
La partie instrumentale de l'orgue est classée au titre d'objet depuis 1952. Le buffet d'orgue est classé au titre d'objet depuis ...

L'orgue, installé sur une tribune en nid d'hirondelle sur le mur au dessus du portail principal, est l'œuvre de Jean-François L'Épine (1752). Pour l'aider dans sa construction, Jean-François L'Épine embauche un apprenti salardais, Guillaume Monturus, qui est devenu un facteur d'orgue reconnu.

Le Palais épiscopal du XVIIème siècle

Construit sur les vestiges d'un premier palais érigé au XVème siècle, le palais du XVIIème siècle fut entièrement remanié en 1900 pour devenir un théâtre.

 Maison du XVIème siècle où naquit Etienne de La Boétie, un des fondateurs de la démocratie moderne, et ami de Montaigne

Avant de rejoindre la voiture, JM et Sylvie s'accorde une petite boisson fraîche à la terrasse d'un café, à l'ombre des arbres, et en retrait de la foule...

 Hum, une bonne bière !

Lorsqu'ils rentrent au camping-car, je les attends sagement... Une fois posés et rafraîchis, je viens les rejoindre et m'installer avec eux...

 Bonne soirée !
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Cette nuit, il a fait froid : je me suis emmitouflée entre JM et Sylvie et ne suis sortie qu'au petit matin ! A leur lever, il ne faisait que 8 degrés dehors et 13 degrés dans le camping-car ! Alors que la journée il fait plus de 35 degrés !

Je profite des premiers rayons du soleil pour me chauffer...

 Vous allez où aujourd'hui ?

Ca y est , JM et Sylvie sont partis pour .... le château de Castelnaud, qu'ils ont aperçu à plusieurs reprises depuis leur arrivée. C'est un énorme vaisseau de pierre qui domine la vallée de la Dordogne...

Château de Castelnaud 

Occupé par les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans, il fut rendu à la France lors du siège de 1442 contre 400 écus d'or. Depuis, il l'un des fleurons de l'art militaire médiéval.

 Dans la tour d'artillerie, un orgue à douze canons du XVIème siècle
 Vue sur la Dordogne du haut de la Tour d'artillerie
 Différentes vues du château

Lorsque JM et Sylvie terminent la visite de ce château, il est déjà midi... Ils partent vers La Roque-Gageac...

En route, ils trouvent une petite boulangerie : ils achètent des sandwichs pour midi et une boisson et viennent s'installer au bord de la Dordogne, envahie de canoës !

Sur les bords de la Dordogne 
 Invasion de canoës

Puis ils partent pour la Roque Gageac, classé parmi les plus beaux villages de France.

 Allée dans le jardin exotique

Pour accéder au fort, il faut traverser le jardin exotique, fleuri et plein de fraîcheur ! Un havre de paix ...

 Le jardin exotique
 Une épicerie troglodyte et une petite église en montant
Le manoir de Tarde 
 L'entrée du fort
 Vue sur la Dordogne et le manoir de Tarde
 Quelques vues...
Château de la Malartrie, vu du fort 
 Le haut  et le bas du village

Après le château de Castelnaud ce matin, et les 142 marches pour accéder au fort, JM et Sylvie sont épuisés ! Ils reviennent au camping-car où je les attends... Je les laisse se changer tranquillement, se rafraîchir... Et je m'installe près d'eux...

 Relax pour tout le monde !
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La nuit a été un peu moins froide et ce matin je ne suis pas là pour voir JM et Sylvie partir...

Ils ont prévu des visites le long de la Vézère. L'ancienneté de son occupation par les hommes en fait un des lieux où l'on trouve le plus de vestiges liés à la préhistoire (grottes de Lascaux), mais JM et Sylvie ont choisi un habitat plus récent de la vallée.

 4ème étage du fort, en contrebas la route et le pont sur la Vézère

La forteresse fait un kilomètre de long et est située à une hauteur de plus de 80 mètres.

 Gravure représentant la forteresse au Moyen-Age

La forteresse représente un site défensif très organisé pour lutter contre les Vikings, au IXème siècle, puis contre les Anglais à la Guerre de Cent Ans.

 Etage où vivaient 40 familles

Cette grande terrasse est remaniée par l'homme pour l'agrandir, l'approfondir et y aménager habitations, église, étable, carrières de pierres... Le village , placé sous la protection du fort, pouvait abriter environ un millier de personnes.

 Habitation et carrières de pierres
 La grue ancestrale pour monter les pierres d'étage en étage
 Tombes mérovingiennes dans l'église
 Coffre-fort mural
 Le guetteur

C'est sous la surveillance affûtée du guetteur que JM et Sylvie quittent ce site qui les a transportés plus d'un siècle plus tôt dans la vie d'un village...

Il fait déjà très chaud et ils décident d'aller à Saint Léon sur Vézère, village classé parmi les plus beaux de France : peut-être y trouveront-ils un petit restaurant typique ?

 Saint Léon sur Vézère

Si ce village a des origines préhistoriques, il s'est principalement développé au cours du XIXème siècle avec l'essor de la batellerie.

Le manoir de la Salle  a été construit par l’un des co-seigneurs de la forteresse de la Roque St Christophe, au XIVème siècle. 

Ce repaire noble comprend un logis et un gros donjon carré couronné de machicoulis et couvert d’un toit de lauzes. La tour devait surveiller et défendre la porte du bourg aujourd’hui disparue.

Guinguette au bord de la Vézère 

Pour manger à midi, JM et Sylvie trouvent une petite guinguette au bord de la rivière : comme il fait très chaud, il y a beaucoup de monde sur les terrasses, mais aussi sur les berges, et dans l’eau… Une salade périgourdine (foie gras, rillettes d’oie, petit chèvre et salade verte) ira très bien pour ce repas « champêtre » et estival.

Petite promenade digestive après le repas...

 Le château de Cléans

Protégé par son mur d’enceinte, le château domine la rivière mais est peu visible. Il a été construit au XVIème siècle pour remplacer une maison noble datée du XIIème siècle occupée par les seigneurs de la Peyronie.

L'église 

L’église est construite sur les vestiges d’une villa gallo-romaine. Un premier lieu de culte plus ancien est bâti au début du Moyen-Age. L’édifice actuel date du XIème/XIIème siècle et est à l’origine un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Sarlat.

Il y a beaucoup de monde et il fait très chaud : plus de 40 degrés ! JM et Sylvie remontent dans la voiture (au moins il y a la clim) et vont visiter le village troglodytique de La Madeleine.

 Panorama sur la Vézère

Au bord de la Vézère, au pied d’un abri sous roche, se trouve le gisement paléolithique ; à mi-hauteur de la falaise, se situe l’étage aménagé, probablement habité depuis le Moyen-Age jusqu’à l’orée du XXème siècle : château, tour de guet, chapelle…

Habitations troglodytiques 
 Le forgeron
Le boulanger 
 Les ruines du château fort
 Abri sous roche
La tour de guet 
Encore quelques photos 

JM et Sylvie finissent leur visite, épuisés, ne pensant qu’à une chose : rentrer au camping-car pour se rafraîchir !

Je les attends tranquillement. Ils se servent une boisson fraîche et moi j’ai droit aussi à une gamelle d’eau bien fraîche. J’ai de la chance, ils me gâtent !

Les propriétaires du lieu passent pour promener leurs chiens ; je surveille de loin… JM les invite à venir boire l’apéritif ce soir….

Demain, on reprend la route...

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Ce matin, nous reprenons la route... Mais d'abord, il nous faut sortir de l'aire sur laquelle on était posés ! Et là, c'est un autre problème... En montant P'titemémère sur la remorque, comme le terrain n'est pas bien plat, il accroche un peu (aïe, aïe, aïe... il n'aime pas çà !). Puis en sortant de l'aire, il cabosse un peu l'aile de la remorque (encore aïe, aïe, aïe !)... Enfin, pour rejoindre la route, ça monte un peu, et là c'est l'embrayage qui chauffe (ouille, ouille, ouille !). Sylvie le tranquillise et moi je viens m'installer près d'eux pour leur apporter mon soutien !

 Hou là là, JM est un peu énervé !

Ensuite, il faut suivre une mamie dans sa voiture : elle roule à 60 km/h sur une départementale limitée à 80.... Bon quelques bonbons Haribo apaisent tout le monde et je retourne me poser dans mon coin, entre la banquette et la table !

On ne va pas très loin et on arrive sur l'aire de Brantôme vers 11H30 : par contre là, il y a du monde.

Mais JM arrive à trouver un emplacement près d'une haie où je vais être très bien...

 Il est où le petit mulot ?

A peine installés, et je pars déjà en chasse, faisant aboyer les petits chiens des voisins... J'en profite car ils sont attachés et ne peuvent pas me courser !

Comme il fait encore très chaud aujourd'hui, plus de 40 degrés, pendant que JM et Sylvie se reposent à l'ombre du auvent, je me couche sous le camping-car en cherchant un semblant de fraîcheur...

Après le repas du soir, JM et Sylvie partent visiter la ville en nocturne...

L'abbaye, vue de la Dronne 
La Dronne 
Le pont "coudé" enjambe à la fois le canal des Moines et la Dronne

Ce pont a été construit de 1538 à 1556, pour accéder de l'abbaye au Jardin des Moines qui venait d'être créé.

 Maisons anciennes
 Ancien hospice

Bâti au milieu du XVIIIème siècle, ce bâtiment était couvert d'un toit à la Mansart, ponctué de belles lucarnes. L'ancien portail était agrémenté d'une architecture régionale classique. Il était encore, il y a quelques années, une maison de retraite, qui est aujourd'hui fermée pour raison administrative (inondations ou problèmes sanitaires...)

 L'ancien tunnel ouvert
 Venelle rue Victor Hugo, ancienne rue du minage

Cette venelle mène à l'ancien gué de la porte St Germain. Le tracé en angles droits de la venelle et la porte au bord de la rivière constituaient un système défensif au Moyen-Age.

 Vieilles maisons sur le quai Bertin, en contrebas de la falaise
Les vestiges du cloître de l'abbaye 
 La fontaine Médicis

Cette fontaine agrémente le jardin privé des abbés sous la façade de leur château abbatial.

La nuit commence à tomber. Les lumières s'allument et mettent en valeur les monuments....

Lorsque JM et Sylvie rentrent au camping-car, je les attends mais ça ne dure pas ... Tout de suite, je repars... Peut-être vais-je moi aussi regarder si je vois des étoiles filantes dans le ciel, car ce soir, c'est la nuit des étoiles !

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà tous debout !

Pendant qu'ils se préparent, moi je me mets déjà en chasse !

 Petit oiseau, ou mulot, ou lézard ? Peu importe, ça gigote dans la haie...

Ce matin, JM et Sylvie partent à la découverte de l'abbaye...

 Reposoirs du Jardin des Moines

Ils traversent le Jardins des Moines, créé au XVIème, dont il reste les trois reposoirs.

 Belle vue sur l'abbaye
 La fontaine Médicis, de jour
 Evolution du site
 Ruines troglodytiques
La grotte du Jugement dernier, sculpté dans la paroi de la grotte
La fontaine miraculeuse

Cette fontaine est dédiée à Saint Sicaire, l'un des saints innocents massacrés par Hérode, peu après la naissance du Christ.

Les vertus prêtées à son eau, réputée pour favoriser la fécondité et guérir les enfants, en ont fait un lieu de pélerinage très fréquenté. Cette fontaine existait sans doute avant l'abbaye...

 Petite source dans la cour
 L'abbaye  troglodyte et l'abbaye moderne
Le pigeonnier 

Le pigeonnier assurait une fonction domestique. Les pigeons étaient fort appréciés des moines pour leur chaire. De plus, les excréments des volatiles constituaient un engrais dont le commerce était florissant. Le droit féodal régissait l'élevage de pigeons. L'autorisation était accordée aux seuls propriétaires terriens, et le nombre d'oiseaux était fixé proportionnellement aux surfaces possédées. La présence de deux pigeonniers sur le site de l'abbaye atteste des pouvoirs de l'abbaye et de sa richesse.

 Le dortoir des Moines

Pour accéder au Dortoir des Moines, au deuxième étage, il faut emprunter l'escalier Vauban.

La visite terminée, JM et Sylvie font quelques courses en ville et terminent la matinée au marché de producteurs locaux ...

 Floc et Armagnac, comment résister ?

Huile de noix, moutarde à l'ail et aux noix, Floc, Armagnac... les dégustations et les achats les amènent très vite à prendre leur repas de midi sur place, à l'ombre des grands arbres du jardin des moines... Ambiance très familiale et peu de monde, c'est parfait pour eux...

Ils reviennent passer l'après-midi au camping-car, ravis de cette superbe visite ! Après-midi tranquille à mettre à jour le blog pour Sylvie et les publications Facebook pour JM...

Repos pour moi aussi, mais toujours un oeil aux aguets, on ne sait jamais.... 
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Ce matin, JM et Sylvie sont motivés pour reprendre la route... Ils préparent le camping-car pour le départ et me laissent aller faire encore un petit tour, le temps pour eux de poser P'titemémère sur la remorque... Mais depuis le temps, ils ne me connaissent pas encore !

J'adore les balades matinales ! 

Je commence par la haie, puis je suis un petit mulot jusque dans le pré, de l'autre côté du grillage... Un peu fatiguée, je me repose... Je ne vois pas l'heure passée... Lorsque je reviens au camping-car, il n'est plus à sa place : JM a déjà accroché la remorque avec P'titemémère, il a eu le temps de boire un second café... Mais Sylvie, très calme, me prend dans ses bras, m'emmène dans le camping-car, ferme les portes et on démarre ! Tiens, on dirait que j'étais attendue ...

Allez, en route ! 

Aujourd'hui, le ciel est très nuageux, mais il fait lourd... On sort de Brantôme, on passe Angoulême...

Château de Mareuil 
 On quitte la Dordogne pour la Charente...

La pluie s'invite au voyage : une petite pluie fine, qui mouille à peine...

 Champs cultivés

Les champs de céréales, de maïs et de tournesol font place aux vallons boisés du Périgord...

 Qu'on ne me dérange pas !

JM m'a mis mon harnais pour m'attacher pendant le repas de midi pris sur un parking de restaurant : ils avaient peur que je reparte !

On traverse un joli village,  dont on ne connaît pas le nom...

On arrive à Fontenay-le-Comte, pas très loin du Marais Poitevin que nous avons déjà fait il y a deux ans... On se pose sur l'aire...

 Sur l'aire de Fontenay le Comte

JM n'a pas fini de brancher l'électricité que déjà je pars découvrir le parc près de l'aire...

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Publié le 10 août 2020

Il a fait très chaud cette nuit ! Aux infos, ils parlent de canicule... Alors, je préfère sortir la nuit, aller chasser quelques mulots et me reposer la journée...

Trouvé, le petit mulot ! 

Je dépose les restes de la bestiole sur le tapis, dans les toilettes : JM et Sylvie seront contents à leur réveil !

Ce matin, le temps est gris, voire même menaçant ! Et de ce fait, il fait moins chaud !

JM va faire quelques courses au supermarché, pendant que Sylvie range un peu le camping-car...

Repos dans la soute du camping-car 

Pendant qu'ils mangent, je m'installe dans la soute et je dors ! Ici, il n'y a personne pour me déranger...

Après le repas, JM et Sylvie profitent qu'il ne fait pas trop chaud pour aller visiter la ville...

 La Vendée traverse la ville
Fontenay le Comte, vue de la terrasse Biron 

Construite en pierres blanches, la ville conjugue la période médiévale et le style Renaissance.

Au XVIème siècle, les humanistes et intellectuels éclairés s'entichent de la cité et lui offrent sa devise : "Fontenay, source jaillissant des beaux esprits."

Le quartier médiéval possède encore de magnifiques maisons à meneaux et pans de bois.

 Maison datant du Moyen-Age au bord de la Vendée
L'ancien presbytère, devenu aujourd'hui un musée 
L'église Notre-Dame 

Si l'existence d'un édifice antérieur de la période romane est attestée par la présence d'une crypte, l'église fut entièrement reconstruite au XVe siècle dans le style gothique flamboyant.

La crypte romane  

En déambulant dans les rues, ils voient de jolies façades...

 Hôtel Gobin, anciennement dit "la Sénéchaussée"

Cet ancien Hôtel du Gouverneur a été construit, en 1595, par Jacques Gobin, receveur des Tailles (percepteur) sur les vestiges des fortifications de la ville médiévale.

La Fontaine des Quatre Tias 

La "Grande Fontaine" se situe au pied du château fort. Elle est édifiée en 1542, sur une source captée depuis le Moyen-Age, tel un petit temple "à l'antique" avec son fronton et ses colonnes.

 Les vestiges du château féodal

Le parc Biron est appelé le poumon vert de la ville. Il contient les ruines du château ainsi que les défenses qui l'entouraient. Enjeu important dans les conflits franco-anglais, le château a été maintes fois repris et reconstruit. Après la Révolution Française, Jean Baron achète le site et le transforme en romantique parc d'agrément. Il fait construire une maison dite la "maison Baron".

 La maison Baron est construite sur l'emplacement de l'ancien logis seigneurial du XVème siècle
 Au pied des remparts du château
 Quelques maisons...

Il commence à faire très chaud ! JM et Sylvie reviennent au camping-car, et mangent une glace. JM est sur sa tablette et Sylvie sur son blog....

 Il fait trop chaud pour réfléchir !

J'étais sur les genoux de JM, mais il ne me faisait pas assez de caresses. Alors je suis allée sur ceux de Sylvie, mais ce n'était pas pratique pour travailler sur l'ordi... Alors elle m'a posé sur une chaise, à côté d'eux, j'étais bien, je suis restée !