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Noé
Pays encore plutôt méconnu des touristes français, nous avons choisi de partir à la conquête de l'Albanie cette année. Sur le chemin, nous passons par le Piémont et les montagnes suisses!
Août 2017
2 semaines
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Publié le 5 août 2017

Afin d'éviter le joyeux (mais pas réjouissant) ballet des juilletistes et des aoutiens, nous sommes partis à 23h de Paris et arrivés épuisés mais heureux à Cavaglietto (près du lac Majeur) un peu avant 10h du matin.

J'étais très heureuse de retrouver Donatella et Emilio si bien que je ne suis pas partie me coucher mais on a discuté et puis, les bons petits plats d'Emilio nous attendaient!

Trofie ai brocoletti, seitan alla pizzaiola, verdure sott'olio, bruschette, crema di avocado, che bontà! 
Orecchiette al ragu vegano 

Le lendemain, après avoir récupéré de précieuses heures de sommeil, nous sommes allés nous balader au bord du lac d'Orta. J'adore ce lieu, il n'est pas (trop) envahi par les touristes l'été et conserve quelque chose de très authentique. La balade au bord du lac est magique et la petite place d'Orta vous transporte dans un autre temps!

Le must: déguster une glace de chez Pan&Vino en admirant l'île San Giulio, un petit bout de terre énigmatique et qui me fait penser aux romans d'Agatha Christie (ne me demandez pas pourquoi). Je n'y ai jamais mis les pieds (je cherche peut-être à conserver le mystère entier...) mais on y accède facilement par l'embarcadère qui est sur la Piazza Motta juste en face du glacier.

Bords du lac, Isola San Giulio - vista della Piazza Motta 
Au retour avec la lumière du soleil qui se fait de plus en plus bas... 

1er août: départ pour Tirana depuis l'aéroport de Milan Malpensa où nous avons du repayer 100 euros parce que nous n'avions pas mis nos deuxièmes prénoms lors de la réservation en ligne, à bon entendeur!

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Publié le 5 août 2017

Finalement arrivés à bon port après la mésaventure de l'aéroport et une bonne heure de retard, nous constatons très vite que ce que nous avions lu sur les Albanais se révèle tout à fait juste: ils sont accueillants, serviables, honnêtes et d'une gentillesse sans borne. C'est déjà le gage d'un voyage réussi!

Conseil pour un logement pas cher à Tirana: Albanian trip rooms & apartments, un appartement entier pour 50 euros les deux nuits en plein mois d'août. Pas luxueux mais fonctionnel et très propre et avec la décoration albanaise un peu kitsch en bonus!

Nous sommes partis à la découverte de la ville le lendemain en fin de matinée (en bons vacanciers qui ne se sont pas encore mis au rythme du Sud et de sa chaleur écrasante) direction la place Skanderberg et la mosquée Et'hem Bey qui a survécu au régime d'Enver Hoxha parce qu'elle fut (fort heureusement) considérée comme "patrimoine culturel". De nombreux autres lieux de cultes ont été purement et simplement détruits puisque le dictateur avait déclaré l'Albanie « Premier état athée au monde ». La place témoigne encore de l'époque communiste avec ses gigantesques bâtiments de ceux qu'on trouve également au Kazakhstan par exemple ou dans d'autres pays qui furent longtemps sous le joug communiste.

 La place Skanderberg 
Le plafond à couper le souffle de la mosquée Et'hem Bey 

Non loin de là se trouve la Cathédrale orthodoxe de la résurrection du Christ (rien que ça!). Là aussi, comme au Kazakhstan, on peut être surpris de la cohabitation étroite de lieux de culte relevant de religions différentes mais les Albanais ont d'abord une autre religion qui, elle, est assurément commune à tous: l'Albanie!

La cathédrale orthodoxe 

Après la culture, place à la gastronomie! La cuisine albanaise est vraiment à la croisée des chemins. On y retrouve des influences italiennes, grecques, turques et d'Europe de l'Est. Je vous parlerai plus en détail des options végétariennes/végétaliennes parce que nous ne consommons que très peu de produits animaux (voire aucun pour moi). D'après ce que j'ai pu observer, les Albanais consomment toutefois pas mal de viande, notamment de l'agneau - et pas les parties les plus appétissantes.

Pour notre premier déjeuner, nous sommes allés dans un restaurant traditionnel où nous nous sommes installés à de petites tables basses en face de la cuisine et nous sommes régalées de spécialités végétariennes: boulettes de riz frites à la menthe fraîche, aubergines farcies aux légumes, tourte à la farine de maïs et aux poireaux et un fromage local qu'il y a partout en Albanie (et il n'y a quasiment que celui-là) et qui ressemble à de la feta.

La jolie entrée du restaurant 
Le tissu des canapés est en imitation Louis Vuitton, trop kitsch haha! 

Après une sieste bien méritée (ça fatigue de manger quand il fait chaud, je vous assure!), nous nous sommes dirigés vers la Sky Tower depuis laquelle on peut voir Tirana d'en haut. Nous sommes arrivés alors qu'il n'y avait encore personne et avons ensuite appris par le serveur qu'ils étaient en fait fermés mais ils nous ont servis quand même (la bizarrerie ou la gentillesse albanaise, au choix...). Même si la ville n'est pas très belle en soi, la lumière du soir arrangeait bien les choses et nous avons siroté nos cocktails avec délectation.

Le rooftop pour nous tous seuls... 
Moscow mule & Gin Tonic

C'est, je crois, le moment de parler des prix en Albanie. Allez-y maintenant! Vous pouvez encore boire un cocktail pour à peine 4 euros (500 lek) et là, je parle d'un des endroits les plus en vogue de la capitale. En règle générale, on ne dépense pas plus de 1700 ou 1800 lek par repas pour deux (boissons incluses) soit moins de 14 euros. Et ceci, même dans des endroits de très bon standing où vous vous verrez apporter de petites pitas aux herbes ou des bruschette en amuse-bouche sans avoir rien demandé. Il y a certains restaurants où ils offrent même une assiette de pastèque et melon en dessert!

Puis, direction le restaurant italien comme vous pouvez en trouver des dizaines en Albanie, proposant une cuisine moderne avec quelques éléments plus traditionnels de la cuisine albanaise. Nous avons jeté notre dévolu sur Artigiano qui s'est révélé un très bon choix! Ce restaurant se situe dans le quartier du Bollku qui est le quartier jeune et branché de Tirana où se trouvent tous les bars, restaurants et glaciers à la mode.

Burger végétarien avec un steak de pois chiches, pesto de tomates et basilic et une tarte aux noix à tomber par terre... 

Pour terminer la soirée, nous sommes allés au Taiwan Center qui abrite entre autres un casino et un bowling et avons perdu 7 euros au casino, la ruine... Si vous aimez l'ambiance du casino, je déconseille cet endroit, il n'y a que des machines (même la roulette est automatisée)!

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Publié le 5 août 2017

L'objectif de la journée (enfin les deux objectifs): louer une voiture et rejoindre Durrës, le port le plus proche de Tirana et également le plus grand d'Albanie.

N'ayant pas loué de voiture en avance (cf les mésaventures à Glasgow et à Bari avec les histoires de carte de crédit/carte de débit), nous avons été heureux de trouver une vieille Tata Motors pour pas trop cher, comptez 320 les dix jours avec la full insurance. Pour le même prix, vous pourrez avoir une voiture bien mieux en louant à l'avance pour la même période.

C'est parti! 

Avant de partir pour Durrës, nous avons fait un crochet par la Iluminatum Residence sur les conseils de Trip Advisor (pas toujours de bon conseil mais cette fois, ça valait le détour!). Nous avons trinqué à l'eau gazeuse pour l'anniversaire de Noé dans un cadre vraiment idyllique, pas étonnant que beaucoup de mariages soient organisés ici! On peut déjeuner sur la grande terrasse suspendue au dessus d'un terrain traversé plus loin par une rivière et comme souvent en Albanie, depuis la route, impossible de soupçonner qu'un tel lieu se cache en descendant la petite pente qui y mène!

Nous sommes ensuite arrivés sans heurts à Durrës. Ce point est à préciser parce que c'est le GROS défaut de l'Albanie: les routes et les gens, animaux et toutes sortes d'obstacles mouvants qui s'y déplacent. Ne soyez pas surpris de voir débouler sur la route un homme avec son cheval ou un vélo tellement chargé de bouées de plage que son conducteur ne peut voir ni à droite ni à gauche - et d'ailleurs il ne regarde pas donc c'est réglé. On est en vacances, alors on va doucement, on laisse passer et tout va bien.

Le propriétaire de l'hôtel nous accueille à Durrës avec l'amabilité coutumière et il parle italien donc tout va bien. C'est en train de changer mais pour le moment, c'est difficile de s'en sortir seulement avec l'anglais en Albanie. Les jeunes le parlent plutôt bien et à peu près tous mais les plus âgés ont appris l'italien avec la télévision après la chute du régime d'Enver Hoxha. Beaucoup ont également vécu en Italie où ils sont partis après l'insurrection de 1997 (en réaction à l’effondrement des sociétés financières dites « pyramidales » mises en place par les mafias de la région auxquelles était liée la quasi totalité de la classe politique).

A peine arrivés, nous sommes sortis le coeur allègre dans l'idée de nous baigner, notre balcon donnant sur la mer. Que nenni! L'eau et la plage étaient trop sales et nous avons décidé de renoncer. A la place, nous avons admiré le soleil qui prenait congé jusqu'au lendemain.

Les pieds en éventail... 

Le soir, nous avons écumé le front de mer et avons été confrontés à la pauvreté que l'on devine à travers les immeubles délabrés, les systèmes D et l'économie de la débrouille qui règnent en maître sitôt sortis des hôtels et autres restaurants plus modernes.

Pizza marinara avec supplément de champignons, délicieuse, l'Italie n'est pas loin! 

Notre pizza nous est un peu restée sur l'estomac en voyant les enfants dormir par terre dans l'indifférence la plus totale, en croisant les chiens errants (dont il est d'ailleurs déconseillé de s'approcher) qui peuplent les rues ou encore le vieux monsieur qui pour quelques Lek vous pèse sur une vieille balance des années 60... tout ça dans une ambiance festive de pseudo-fête foraine de mauvais goût et de terrasses bien remplies.

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Publié le 5 août 2017

Durrës n'est pas une ville exceptionnelle. Loin d'être belle, elle est plutôt bondée dans la saison haute et circuler tient du cauchemar. Nous avions décidé d'aller dans un autre hôtel un peu plus beau et avec piscine (vu l'état de la mer), et nous avons mis plus d'une heure à y arriver pour un trajet qui aurait dû durer au maximum 25 minutes. En Albanie, on ne compte d'ailleurs pas les distances en kms mais en temps de route! Il n'est pas rare de parcourir seulement 10kms en 25 minutes...

Une fois arrivés, nous avons opté pour le parfait farniente à l'hôtel Flower&Spa qui ouvre ses portes à ceux qui ne sont pas clients pour 800 lek la journée. Ils ont également un très bon restaurant avec, selon leurs dires, un des chefs les plus renommés de Grèce et d'Albanie. C'est vrai que ce que nous avons mangé était délicieux!

Pita à l'aneth en amuse bouche, pâtes aux truffes et champignons pour moi et salade Caesar, la cuisine est très fusion en Albanie!

Le lendemain, journée très calme aussi. Ce n'est pas toujours facile d'être à l'étranger et de s'accorder des journées vraiment off. Personnellement, j'ai toujours envie de courir partout pour découvrir de nouvelles choses, au risque de rentrer plus fatiguée qu'au départ... Cette année, j'apprends à me maîtriser et à passer quelques jours à lire, somnoler, discuter, boire un smoothie et c'est tout!

Les smoothies et jus minute à 1 euro! 
La pêche avec un filet de fortune... 

Si vous ne restez pas plus de deux semaines en Albanie, je conseillerais de faire l'impasse sur Durrës! Nous n'avions pas préparé notre voyage et juste réservé sur Booking des hôtels dans les plus grandes villes mais ce n'est pas l'idéal si vous voulez en voir le plus possible. Nous avons rencontré des français à Tirana qui nous ont parlé d'une agence, Albanie 360°, qui propose un voyage sur mesure à des tarifs vraiment concurrentiels (un peu plus de 600 euros par personne pour deux semaines, location de voiture incluse hors vol), c'est une option à considérer vu le manque d'infrastructures dans le pays.

Le must à Durrës: le restaurant Gusto di Mare/Sushi Time sur le front de mer, le propriétaire est, lui aussi, parti en 1997 et a fait sa vie en Belgique (il parle flamand, anglais, un peu de français et anglais!). Il est revenu en Albanie et ouvert ce restaurant qui est le seul à proposer de la nourriture asiatique (sushis, nouilles, curry) dans la ville. Les options végétariennes y sont plutôt nombreuses et délicieuses. On y va donc pour la qualité des mets et pour l'accueil très personnel du propriétaire qui réussit à être à toutes les tables à la fois et à vous faire sentir comme un habitué des lieux.

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Publié le 7 août 2017

Réveil aux aurores et petit-déjeuner rapide avant de prendre la route direction Berat!

Le petit déjeuner vegan typique que vous trouverez sur les buffets en Albanie (j'ai acheté la petite brioche au supermarché)

Conseil pour les supermarchés: chercher les Conad qui est une chaîne de supermarchés italienne, ils sont tous bien fournis!

Un proverbe chinois dit: "Ce n'est pas le but de la promenade qui est important mais les petits pas qui y mènent." En Albanie, on en découvre plus sur le pays en conduisant que sur les lieux de visite. Et c'est sûr, on ne fait pas de bonds mais de petits pas vu l'état des routes (et l'absence de routes en fait). Marchands de pastèque, femmes (qui offrent leurs services ?) plus ou moins abandonnées, grand-père sur une motocyclette des années 20, orchestres de village, cortège de voitures matrimonial, voilà la liste (non exhaustive) de ce que l'on est susceptible de croiser lors d'un trajet d'une heure et demie environ...

A Berat, la chaleur était déjà écrasante alors qu'il n'était que 10h du matin. Nous sommes partis à l'assaut des ruelles qui zigzaguent entre les maisons blanches, ça monte, ça monte... Les lieux rappellent un peu certains endroits du sud de l'Italie (un savant mélange de Matera et d'Alberobello) et étaient plutôt déserts. Nous n'avons croisé qu'une dame qui voulait nous vendre des confitures (la confiture de figue est délicieuse en Albanie!).

En marchant depuis la partie plus récente, on aperçoit la vieille ville perchée sur la montagne.
Les ruelles peuvent être étroites (!) et sont bordées de jolies fleurs roses. 

Dégoulinants, nous n'avons pas fait long feu et nous sommes réfugiés dans un bar climatisé. Vous serez confrontés à cette situation assez agaçante en Albanie où les terrasses des cafés sont toujours pleines... d'hommes. L'économie repose encore beaucoup sur les femmes, surtout dans les zones plus rurales ou dans les petites villes encore traditionnelles comme c'est le cas à Berat qui se situe dans les terres.

Revigorés par une eau au citron et des frites, nous voilà partis pour le château qui se trouve en haut d'une colline. Nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant qui faisaient des grillades (les Albanais mangent beaucoup de brochettes de viande grillée avec du pain et du yaourt, inspiration grecque!) pour prendre des frites à emporter. En Albanie, il ne faut généralement pas être pressés. Quand on commande quelque chose, on ne sait jamais très bien quand cela va arriver et si ce sera ce qu'on a commandé. J'exagère peut-être un peu mais dans l'ensemble, les serveurs ne sont pas attentifs, pas réactifs et ne parlent pas toujours une autre langue que l'Albanais. MAIS ils sont très gentils et serviables donc on prend tout avec le sourire! Bref, 20 minutes plus tard, voilà les frites!

Le château est une forteresse construite en grande partie au XIIIe siècle, bien qu'elle trouve ses origines au IVe siècle avant JC et avec ça, elle est toujours habitée aujourd'hui! Il faut toutefois payer 100 lek (donc moins de 1 euro) pour rentrer, les influences touristiques commencent à se faire sentir!

A l'intérieur, de nombreux murs sont couverts de draps, nappes et crochets, oeuvres des femmes qui les proposent à la vente. 

Il y a aussi un musée à l'intérieur, dans lequel nous nous sommes réfugiés pour échapper à la chaleur. Grand bien nous en a pris! Nous avons pu admirer les oeuvres d'Onufri et d'autres peintres d'icônes orthodoxes du XVIe siècle. On entre en fait dans l'église dont le premier étage et la partie arrière ont été transformés en musée. Pour le reste, il s'agit - je présume - de la structure en bois originale puisqu'on retrouve la chaire d'où l'évêque lisait l'évangile et le presbytère qui est l'endroit le plus sacré de l'église, se situe derrière l'iconoclaste et était toujours tourné vers le soleil et l'Israël.

La partie de l'église restée intacte et le premier étage 
La machine à sous pour gagner sa place au paradis, hmmm... 
Détail d'une des icônes, quelle finesse! 

Nous avons ensuite déjeuné dans un restaurant traditionnel, alpagués par le patron qui attendait le chaland pendant que trois femmes se démenaient pour servir une vingtaine de japonais dans une minuscule cuisine derrière le bar...

Restaurant Onufri - les aubergines farcies aux oignons et à la tomate étaient vraiment parfaites!

Après avoir acheté un bout de tissu - dont je ne sais pas ce que je vais faire mais il est très beau et les tissus fait à la main sont un vrai luxe dans nos contrées donc je me le suis offert! -, direction Vlorë, notre prochaine étape. Nous sommes arrivés vers 16h, bien fatigués (cette chaleur épuise, nous aurions pu visiter la forteresse et s'y balader pendant au moins deux heures théoriquement mais à 14h, c'est mission impossible pour de pauvres petits français).

C'est un magnifique coucher de soleil qui nous attendait à Vlorë qui est une ville plus moderne, plus dynamique et plus jeune que Durrës. S'y arrêter une ou deux nuits vaut la peine! Nous nous y arrêtons plus longtemps car nous ne voulons pas passer la majeure partie de notre temps sur la route - on se repose!

En descendant les escaliers de l'hôtel à la plage... 
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Publié le 9 août 2017

6 août: journée OFF

Conseil pour refaire le plein de vitamines: chercher les Juice bars en Albanie, jus frais et smoothies ne coûtent rien et ils sont centrifugés devant vous (pas comme à la Boqueria de Barcelone où ils sont délicieux mais obtiennent un zéro pointé en termes de nutrition)!


Le front de mer à Vlorë après le coucher du soleil 

Au petit déjeuner, nous avons pu goûter une spécialité: une sorte de pain frit vraiment délicieux avec la confiture de figues, le goût rappelle celui du beignet, complètement addictif!

7 août: journée piscine au Summer Depo qui est une piscine le jour et une discothèque la nuit. L'ambiance discothèque se fait toutefois sentir même de jour à cause (ou grâce à ?) la musique beaucoup trop forte! Mais l'ambiance y est plutôt festive et donc sympathique, n'y allez juste pas pour lire un livre! C'est très agréable parce qu'il y a la mer juste derrière donc on peut sauter de la mer dans la piscine ou inversement en l'espace de quelques secondes!

Les parasols que l'on peut voir derrière moi sur le seconde photo! La piscine voisine de la mer, le top! 


A midi, nous avons mangé en bord de mer malgré la chaleur. J'étais heureuse de trouver un risotto aux légumes qui m'a un peu changé des légumes grillés, salades ou pizza. L'Albanie est très ensoleillée et regorge donc de fruits et légumes d'un goût et d'un parfum incroyables. Pourtant, ils restent très classiques sur leur façon de les préparer: assiette de légumes grillés, salades ou soupe. Quant aux fruits, ils ne les utilisent quasiment pas dans leur cuisine qui n'est pas très riche de desserts. Petite frustration pour moi de ce côté là, je ne peux m'empêcher de m'imaginer tous les plats que j'aimerais préparer si j'avais accès à une telle qualité au quotidien!

Sur le chemin de la piscine à la mer... Risotto aux légumes, très parfumé! 

Les deux soirs, nous avons mangé au restaurant de l'hôtel Le Palazzine où nous séjournons. L'hôtel est perché sur la colline et on descend à la plage par une volée de marches (140!). Le restaurant est donc lui aussi perché sur une terrasse construite autour d'arbres sûrement centenaires. Le soir, c'est un véritable délice et une bien belle atmosphère.

Je suis amoureuse de cette cuisine extérieure! 

Ce fut aussi l'occasion pour nous de bien rire (et de nous agacer un peu, je le reconnais) des boulettes continuelles du service. Nous avons commencé à ouvrir les paris quand nous allons au restaurant: vont-ils oublier quelque chose ? Allons-nous être servis en même temps ? Suspense...



Bonne nuit! Nous dormons pas mal si on compte les siestes et les bonnes nuits, la fatigue de l'année et la chaleur nous ont transformés en petits loirs!

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Après avoir lu des recommandations sur internet, nous avons pris la direction du monastère de Zvernëc ce matin (à 18kms d'ici, 40 minutes de route, oui, oui!). Celui-ci se trouve sur une petite île qui est reliée au continent par un pont. Pont dont les travaux se terminent dans quatre jours. Nous n'avons pu donc pas accéder à l'île! Quelle frustration! J'avais pourtant lu que le trajet était proposé en barque pour quelques leks pendant le temps des travaux mais personne à l'horizon...

Le monastère rendu inaccessible par les travaux de réfection du pont...
La star du voyage, la Tata! 

Nous avons tout de même admiré la lagune et avons découvert sur le chemin du retour un autre coin de plage où s'est installé un camping et où la forêt plonge pour ainsi dire dans la mer.

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Publié le 10 août 2017

Hier soir, Noé et moi nous sommes regardés, nous sommes compris sans prononcer un mot et avons rigolé: "on rentre plus tôt ? Oui!"


Les énergies, les affinités sont difficiles à cerner mais ce qui est sûr, c'est que nous n'avons pas eu le coup de coeur pour l'Albanie. Je crois que finalement, les mauvais côtés l'ont emporté sur notre enthousiasme de départ et sur les trésors dont recèle le pays.

C'est dommage et je ne peux m'empêcher de me demander ce qui nous a conduit à prendre un billet d'avion pour rentrer plus tôt: la chaleur écrasante qui enlève toute énergie et toute envie d'entreprendre, les trajets rendus interminables par l'état et l'absence des routes, le stress de prendre le volant à cause du comportement des Albanais sur la route, le délabrement ambiant, les choses faites à moitié, les déchets qui jonchent la plage, les routes ou qui flottent à la surface de l'océan ?


Quoi qu'il en soit, nous nous sommes souvent agacés. D'un autre côté, avons-nous su adopter les façons de faire, le rythme et les coutumes du pays ? Je crois que nous avons en partie calqué nos schémas et nos représentations de comment "doivent être les choses" partout où nous allions.

Nos choix quant aux lieux où nous sommes allés n'étaient certainement pas les bons non plus. Je retournerais volontiers en Albanie mais pour aller dans le Nord à la frontière avec le Monténégro et je déconseille à tous ceux qui souhaiteraient entreprendre le voyage de s'attarder dans le Sud ou sur la côte. Fuyez les grosses villes que vous voyez décrites comme "à voir" sur internet (Durrës, Vlore). Seule Tirana vaut le coup pour deux jours car elle permet d'avoir un aperçu de la "nouvelle Albanie" qui se construit.


Fun fact: ce matin, en partant, nous avons remarqué que les bus qui circulent à Vlorë sont des Renault de la Région Ile de France, c'est écrit dessus et c'est trop drôle!

Ah et nous n'avions pas vécu de coupure d'électricité mais maintenant, nous pouvons témoigner! Hier soir, au dîner, l'obscurité s'est faite d'un seul coup au restaurant et nous voilà en train de manger aux chandelles! Ça n'a pas duré longtemps et c'était finalement sympathique!

Je ne pourrais pas clore ce carnet de voyage sans finir sur une note positive: c'est à Vlorë que j'ai vu les plus beaux couchers de soleil de ma vie.

Nous rentrons dans le Piémont, l'aventure continue en Italie!

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Nous nous sommes reposés toute la journée, avons dégusté les petits plats d'Emilio et sommes allés tester une nouvelle pizzeria qui propose des pizzas napolitaines pour le dîner. Une journée dramatique pour mes cuisses et pour le petit ventre de Noé! :D

Les meilleures pommes de terre sautées du monde et le délicieux risotto aux haricots

Emilio a été cuisinier pendant 18 ans et est devenu vegan il y a quelques années. Il cuisine principalement avec ce qui pousse dans le potager au fond du jardin. Ses plats sont simples, très parfumés et savoureux. Le secret ? Beaucoup de soleil, pas de pesticides et de l'huile d'olive (beaucoup d'huile d'olive...).


 Bbuo' na' pizzà ?

Après le restaurant, nous nous sommes baladés dans Ghemme, une petite ville célèbre pour son vin et pour son miel. La première trace de Ghemme a été trouvée sur la pierre tombale de Vibia Earina, un sénateur romain du temps de Tibère (source: Wikipédia italien). Le rouge Ghemme DOCG est l'un des 40 vins DOCG (= AOP en français) existants en Italie et est particulièrement célèbre. Nous y sommes allés de nuit et l'ambiance était particulière, un peu mystérieuse et d'un autre temps. Je m'attendais presque à voir sortir un homme en habit du début du XXème siècle d'une des caves, les mains pleines de jus de raisin ou une vieille femme qui m'aurait vendu une grosse miche de pain. Les maisons en briques rouges et les portes en bois sont rassurantes, le savoir-faire dans la construction admirable. J'avais envie de pousser une des portes et de poser mes valises.

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Publié le 17 août 2017

12 août: nous sommes partis de bon matin pour aller rendre visite à la mère de Donatella qui habite à Lecco. La matinée a été calme, Noé et moi avons fait un petit tour au centre commercial du coin et avons ainsi pu constater sur le chemin que la ville est située dans une cuvette entre les montagnes. Quand on n'est pas habitué, ça peut paraître un peu étouffant comme sensation. Mais l'après-midi, nous sommes partis en voiture avec l'idée d'aller visiter le centre historique et les bords du lac.

Nous avons loupé une sortie et nous sommes trompés de chemin... pour notre plus grand bien! Nous avons atterri à Abbadia Lariana où le bord du lac est simplement sublime. En passant par un parc public, on se retrouve sur une petite plage de cailloux avec vue sur les montagnes en face. Le paradis! Bon évidemment, nous n'avions pas pris nos maillots de bain...

Les stars... 

Après de nombreuses photos et les pieds dans l'eau (quand même!), nous nous sommes baladés dans le centre de Lecco. Le centre en lui-même n'a rien d'époustouflant mais le "Lungolago" (bord du lac), lui, vaut vraiment le coup d'oeil. Il est l'heure d'une crêpe au Nutella pour Noé (Nutella est une spécialité italienne donc je lui pardonne) et d'un cappuccino au lait de soja pour moi sur une jolie terrasse! Nous sommes ensuite rentrés rejoindre Donatella et Emilio chez la mère de la première.

C'est Noé qui a conduit au retour parce qu'Emilio était fatigué à cause de ses douleurs qui ne lui laissent jamais de répit. Nous sommes passés à la source pour prendre de l'eau avant de rentrer et d'entamer le petit rituel que j'adore: dîner, discussions et tisane digestive (graines de fenouil, armoise et camomille du jardin séchée).

A peine rentrés, le drone déjà en action! 

13 août: Croissants vegan au petit déjeuner, trop la classe (merci Autogrill)!

Vers 15h, nous voilà partis pour le lac Majeur! Nous nous sommes arrêtés sur la route entre Arona et Stresa pour se baigner. Donatella a pataugé sur le bord et Noé a seulement trempé les pieds, les délicats!

Nous avons ensuite pris un petit bateau navette pour nous emmener sur l'Isola Bella. Confiants, nous sommes descendus sur la première île sur laquelle a accosté le bateau avant de nous rendre compte presqu'au terme de notre balade que nous n'étions pas sur l'Isola Bella mais sur l'Isola dei Pescatori! Là encore, nous avons bien fait de nous tromper parce que l'Isola dei Pescatori est plus authentique que les deux autres (Isola Bella & Isola Madre).

Tip: ne pas prendre la compagnie avec les gros bateaux qui passent moins souvent et pour lesquels il y a plus de monde, préférez Stresa tours dont les petits bateaux navette passent toutes les demi-heures sur toutes les îles.


Nous avons repris le bateau vers 18h pour l'Isola Bella mais sans rentrer dans le jardin, elle ne vaut pas tellement le coup. Il était trop tard pour entreprendre la visite et je dois admettre que le prix de l'entrée nous a aussi tous indignés: 16 euros! Une demi-heure plus tard, nous étions donc de nouveau sur la terre ferme à Stresa. Nous avons fait un petit tour dans le centre qui est assez joli et devient très sympathique avec l'animation des soirs d'été.

Au dîner: la farinata! J'ai essayé d'en faire pour la deuxième fois de ma vie - la première ayant été un échec cuisant. Ma pâte était si fine qu'on aurait dit de la crêpe dentelle et pas une galette un peu crémeuse. Cette fois, c'était beaucoup mieux et un peu trop crémeux pour le coup parce que ma pâte était trop aqueuse et le four pas assez chaud. On peut aussi la faire dans une poêle, je vais me perfectionner! Mais Emilio a beaucoup aimé quand même, c'est le plus important!

La farinata de géant! 

To do: utiliser la farinata comme base de pizza et la garnir! On a improvisé avec de la crème d'avocat et du faux jambon cru au dîner, c'était top!

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Après avoir rempli la voiture de vêtements, nappes et tissus que nous a donnés Donatella, nous voilà partis pour la Suisse! Petite frayeur en entrant sur l'autoroute: le voyant de l'essence qui s'allume en rouge aaaaah! Mais nous avons trouvé une station essence deux kilomètres plus loin donc ce ne fut qu'un petit coup d'adrénaline!

Nous sommes passés par le Col du Grand Saint Bernard pour éviter de payer le tunnel (quand même moins cher que celui du Mont Blanc qui coûte 43,5€! Là, 28 euros). La route a été refaite, surtout du côté italien (donc la montée pour nous) et elle est vraiment très belle. On "perd" une demi-heure environ par rapport à l'itinéraire qui passe par le tunnel mais ça vaut le coup! Si vous devez y passer, arrangez-vous pour ne pas conduire sur cette portion et laissez le volant à votre compagnon de voyage moins informé que vous!

En haut du col, la doudoune est de mise, même au mois d'août, merci du cadeau Dona! 
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Publié le 17 août 2017

Nous sommes partis à 8h30 à Fionnay et de là, nos pieds ont bravement pris le relais jusqu’à Mauvoisin, un peu en dessous du barrage.

La randonnée était très belle et le chemin pas difficile, même si parfois assez pentu. Nous avons vu plusieurs fois des marmottes!

Noé s’en est donné à coeur joie avec le drone pendant que Valentin galopait du haut de la montagne jusqu’à nous, puis redescendait et ainsi de suite. Il est allé chercher la voiture une fois que nous étions arrivés en haut. C’est ça le vrai luxe: profiter de la montée sans avoir à faire la descente!

Les petits étangs de montagne qu'on appelle les "gouilles"! 

A Fionnay se déroulait la fête du 15 août et nous avions ainsi prévu de déjeuner là. Les stands se succédaient dans les rues du village: de la confiture artisanale aux cailloux peints à l’encre de chine en passant par la polente bagnarde (comprenez « polenta », un plat à base de maïs et de fromage). C’est cette dernière que j’ai mangée avec un Ramseier (jus de pomme gazéifié 100% suisse!) tandis que Noé a opté pour la raclette.

Nous sommes redescendus vers 14h avec Valentin en priant pour qu’il maîtrise son amour pour la vitesse(!).

Mozart s'accroche dans la voiture à chaque virage (ici, on dit un contour), détente une fois à la maison! 
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Publié le 28 août 2017

Bisse, un mot que vous n'avez sûrement jamais entendu si vous ne vous êtes pas encore aventurés dans les montagnes suisses. Il s'agit en fait d'un ruisseau de montagne guidé par la main de l'homme et enfermé dans une rigole en bois à certains endroits. C'est très beau et très agréable (parce que c'est plat la plupart du temps!) de faire une balade en suivant le bisse. C'est donc ce que nous avons fait avec Noé et Rose-Marie (et Mozart!) mercredi.

Nous sommes remontés jusqu'au torrent de Versegères dans lequel le bisse prend sa source.

Petite pause sur la plateforme au milieu du bisse avec une magnifique vue sur la vallée! 

Le temps est magnifique depuis que nous sommes arrivés et aucun jour ne déroge à la règle malgré les prévisions météo, C'est vraiment top!

Arrivés au bout! 

L'après-midi a été calme (confection de brownies et de cookies!) et nous sommes allés aux bains de Saillon le soir.

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Publié le 3 septembre 2017

Matinée marmotte pour nous deux jusqu'à ce que nous nous décidions à sortir de notre terrier pour monter jusqu'au barrage de Mauvoisin. Avant, Rose-Marie nous a invités à manger une superbe fondue à la Raclette House à Bruson.

J'y suis déjà allée plusieurs fois mais c'est toujours un enchantement car le lac formé par le barrage est vraiment à couper le souffle. On monte par deux galeries successives (et ça monte raide!) qui font également office de musée. On peut y voir les photos de la construction avec ses différentes étapes et y lire quelques anecdotes d'un autre temps.

Une fois dehors, on se réchauffe avec délice au soleil parce qu'il fait froid et humide dans la galerie! Noé a fait de nombreux plans au drone et était heureux comme un pape!

Plutôt fière de cette photo! 
Magique... 

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