Carnet de voyage

Costa Rica Pura Vida

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9 étapes
2 commentaires
1
Par CBL
10 jours seulement sur place, de longues heures d’avion, ont contraint les choix du circuit et de ses étapes...Non, on ne verra pas tout...
Du 3 au 14 mars 2019
12 jours
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3
mars

Départ de Lyon le 3 Mars 2019, escales à Paris et à Atlanta...arrivée à Liberia le même jour ! Près de 22 h de voyage ...

Retour par le même trajet les 13 et 14 mars.

Attention les correspondances à Atlanta sont...stressantes car les contrôles aux frontières, même pour un transit, sont très longues. Plus d’une heure d’attente au retour, alors que l’escale était de 2h...Voyager léger! La valise cabine diminue les formalités.

Vols Delta : 1196 euros pour 2.

À penser avant de partir : télécharger les cartes par régions sur Google map pour pouvoir les utiliser hors connexion: les panneaux indicatifs sont rares au Costa Rica.

Si vous passez par les États Unis demander l’ESTA...

3
mars

Le réveil a été réglé sur 3 h ce matin. Aéroport de Lyon: départ à 6 h pour Roissy. Petites valises pour garder en cabine (vu la météo annoncée : que des shorts, des tongs et des T shirts...) Aux pieds les chaussures de marche nécessaires pour se balader dans les parcs.

Roissy/ Atlanta vol de 9 h. Bon service sur le 777 de Delta. À Atlanta longue escale : on a réservé dans un lounge (The Club au terminal F) pour une pause confort (35€ par personne pour 3h)

Nous arriverons à 21h35 à Liberia pour une vraie nuit à l’hôtel à côté de l’aéroport, afin d’etre d’attaque demain pour commencer notre programme.

4
mars

Un peu de sommeil rattrapé! Un bon petit déj et on récupère des devises au distributeur (ne pas s’inquiéter si la carte ne fonctionne pas dans un ATM, elle marchera dans le suivant. 100 000 colónes maxi à chaque retrait, soit environ 150€) et notre voiture de loc : un Toyota Rav 4*4. Il s’avérera nécessaire dès cette 1ère étape, vu le réseau routier (souvent des chemins de terre...attention aux calculs de temps d’itineraire). Nous avons suivi sur quelques kms, la panamericaine avant de bifurquer pour rejoindre la Laguna Arenal. De 34 degrés et ciel bleu à Liberia, nous sommes passés à 23 degrés et à un ciel embrumé : dommage pour les photos du lac.

Pause déjeuner à Nuevo Arenal dans une german bakery (ça ne s’invente pas, pas plus que les chalets suisses rencontrés plus loin, mais il suffira de s’intéresser à l’histoire du Costa Rica pour comprendre!), avant une marche dans la forêt primaire pluviale de la réserve de Mistico Arenal Hanging Bridges : 6 ponts suspendus. Très belle forêt : malheureusement de grosses averses ont quelque peu perturbé la ballade ( parapluie ou cape indispensables) Il faut réserver à l’avance, le guide n’est pas indispensable si l’objectif n’est que de se balader, mais il le devient si on veut découvrir faune et flore...L’oreille est souvent alertée par des cris d’oiseaux: les débusquer dans les feuillages est plus difficile. Les guides ont des longues vues qui leur permettent de partager leurs repérages.

Poursuite de la route jusqu’à La Fortuna, au pied du volcan Arenal. Avant de dîner et de dormir dans cette bourgade sans grand charme, nous irons aux thermes Ecotermales, profiter des bassins d’eau thermale et très chaude(37/41 degrés) du volcan. Détente et bien être dans un cadre naturel et verdoyant. Là aussi il faut réserver...

5
mars

Réveillés par les oiseaux omniprésents mais le plus souvent invisibles. Belle ballade circulaire sur un sentier au pied du volcan Arenal jusqu’au Mirador el silencio. Sentiers fléchés et bien dessinés. Ciel bleu mais toujours des nuages sur le sommet. La végétation change tout au long du parcours et toutes les nuances de vert sont présentes.

Après le déjeuner dans un petit restaurant à La Virgen, nous rejoindrons la réserve de Tirimbina pour une découverte du cacaoyer et de la fabrication du chocolat. Intéressante dégustation. Colombie, Espagnols, Lindt et Van Houten ont chacun joué leur rôle dans l’histoire du chocolat.

Nuit à proximité de Puerto Viejo dans un petit motel en bordure de route que nous mettrons du temps à trouver. Le wifi étant défaillant dans la chambre, on s’installe dehors, mais les moustiques se montrent agressifs...

Pour dîner, à signaler un chef sympathique et doué qui sert de belles assiettes à bases de produits de la mer, à Saraquipi : La Cueva del Marisco.

Depuis 2 jours les notions d’espagnol reviennent, mais en pratique on mixe avec l’anglais...Curieux charabia...

D’une façon générale les hôtels et restaurants sont très bien tenus et propres et les abords des routes ou des habitations entretenus et soignés.

6
mars

Nuit un peu bruyante : hôtel en bord de route...

1ère étape dans un magnifique parc botanique et zoologique accédant à de puissantes cascades. Incontournable La Paz Waterfall Gardens Nature Park. Les oiseaux du Costa Rica en volière certes, mais difficilement visibles en pleine nature, des félins hors de portée de nuire mais si expressifs : jaguars et pumas...le tout dans un cadre ordonné mais qui garde ses origines naturelles. Et les cascades se succédant le long d’un agréable cheminement. Une ballade sympa de 2 heures à recommander aussi pour les séjours avec enfants...nous on pense petits enfants...

2 éme étape : le belvédère permettant la vue sur le volcan Poas : raté! sans réservation préalable l’accès est totalement incertain. Le nombre d’heureux élus est limité (le volcan est toujours actif). Il faut s’inscrire sur la liste d’attente, sans aucune certitude d'accéder à une entrée de la journée...On a renoncé ! De même que l’on avait renoncé à réserver à l’avance vu la complexité de la procédure...Tant pis et tant mieux on n’aura pas à ressortir les doudounes : la température est là haut de 13 degrés et le vent souffle...

3ème étape : la plantation de café de Doka Estates. Le GPS a eu du mal à trouver...la visite envisagée de 14h30 a failli tomber à l’eau...mais comme nous étions les seuls, même en retard, nous y avons quand même eu droit. Tout le processus, de la cueillette au produit fini, est bien expliqué: très pédagogique et instructif ! Du cacao hier, et du café aujourd’hui, on sait tout !

4ème étape : atteindre San José : prendre son mal en patience...en fin d’après-midi la circulation est dense, désordonnée, voire dangereuse sur l’autoroute donc lente!

Notre hôtel (Posada el Quijote) est situé à Escazu, sur les hauteurs de San José, plutôt au calme. On note les grilles, grillages et ...barbelés qui protègent les propriétés.

7
mars

On abandonne l’idée du tour à San José, pas envie de grande ville et puis les commentaires des guides ne nous y incitent pas. On préfère retourner à la nature. Ce ne sera pas sans peine, la circulation aux abords de San José étant infernale (plus de 2 h pour rentrer en fin d’après-midi !).

Après avoir traversé Cartago et vu de l’extérieur ses églises (une en ruine et une neuve, béton et stuc bicolore!) nous avons suivi un court circuit autour du Lago de Cachi nous permettant quelques découvertes sympathiques :

une simple église coloniale, pleine de charme, en bois, pisé et terre cuite au sol, accolée à un petit bâtiment conventuel ayant résisté aux séismes à Orosi,

des artisans sculpteurs de bois de caféiers (6000 colónes la statuette) installés dans une bicoque en bois sculpté, la Casa del Sonador,

et une église abandonnée dans un parc fleuri à Ujarras.

Partout des arbres et arbustes en fleurs : orange, jaune, rouge et des hortensias mauves et bleus de belle taille.

Nous avons poussé notre escapade jusqu’au confidentiel Parque Nacional de Tapanti, où nous avons marché une petite heure au bord de la rivière et dans une forêt bien humide.

À midi, nous avons bien sûr goûté à la truite locale, saumonée et frite, sur l’ agréable terrasse du Tradiciones Don José, à côté dOrosi.

Peu de touristes dans cette Région. Mais depuis notre arrivée c’est un peu ce que nous ressentons partout.

8
mars

Avons quitté San José par l’autoroute, conduite nécessitant une grande vigilance. Pas moins de 4 péages pour un total d’environ 3€ ! Il est nécessaire de prévoir de la monnaie dans un porte monnaie confortable: les pièces de 500 et 100 colónes ne valent rien, mais sont grosses et pèsent lourd!

Depuis le bord de mer où il faisait plus de 35 degrés nous sommes montés vers Monteverde (25 degrés mais un vent fort et frais). L’itinéraire se termine par 20 km de piste en terre (compter 45 mn pour le parcourir). Très beaux points de vue sur la cordillère verdoyante et cabossée de Tilarán.

Santa Elena fait penser à une station de sports d’hiver. Plus de shorts mais des pantalons de marche. Pas mal d’animation.

Nous dormirons dans un joli chalet caché dans la forêt (Los Pinos Cabanas) et réchaufferons la soirée avec un bon feu dans la cheminée.

9
mars

Pas de tyrolienne, ni de saut à l’élastique pour nous, même si ces exercices sont ici très prisés. Nous avons choisi de faire 2 h de quad...oui je sais c’est pas trop top sur le plan environnemental, et ça n’arrange pas notre bilan carbone, mais c’etait bien sympa surtout que le ciel était bleu et que nous étions les seuls inscrits pour cette activité ! Le parcours est assez accidenté et sportif et nécessite un petit entraînement préalable et obligatoire, il permet l’accès à de beaux points de vue sur le volcan Arenal et sur le Pacifique.

Nous sommes ensuite allés à la Reserva Bosque Nuboso Santa Elena faire 2 heures de marche sur des sentiers assez faciles. Le budget cumulé de toutes les entrées dans les réserves est au final assez élevé (les prix vont de 10 à 25€ par personne selon l’endroit)

10
mars

Longue route jusqu’à la péninsule de Nicoya. Une piste pour descendre de Monteverde, à l’image de celle de l’aller avec toujours de magnifiques points de vue sur la cordillère de Tilarán, puis une route jusqu’à Nicoya. De là, suivant les indications du guide National Géographic, nous sommes allés jusqu’à Santa Cruz et Guaitil «au cœur de la civilisation chorotega »Très peu d’interêt, ni d’animation. Une église coloniale et quelques échoppes de potiers, mais pas vraiment de «charme, ni de vitalité« comme vanté dans le guide. Sans doute parce que c’était dimanche!

De 18 degrés à notre départ de Monteverde, la température près du Pacifique est de 35 degrés.

Pour rejoindre Nosara, le 4*4 est indispensable. La piste de terre qui y mène est chaotique et bien sûre poussiéreuse. La végétation alentour est teintée de beige! Plus de vert! Mais le long cheminement vaut la peine. Notre hôtel (Lagarta Lodge) est situé sur les hauteurs dans la réserve naturelle de Nosara et la vue sur la forêt, la rivière et ses mangroves, et la longue plage de sable gris est grandiose.

Notre programme pour ces derniers jours s’est révélé, au vu des conditions de circulation, bien ambitieux : nous avions prévu de descendre au Sud de la Peninsule par la piste. Mais l’état de celle-ci, la poussière, la chaleur et les distances nous ont fait renoncer. La piscine de l’hotel et surtout son environnement nous ont séduits et rendus paresseux !

Nous avons tout de même tenté une petite ballade dans la réserve...une heure! et avons bougé pour découvrir l’un ou l’autre petit restaurant (notamment La Brasa Guiones et Il Pepperone) sur les plages de Pelada et Guiones (ambiance surfeurs)

Nous quitterons cet endroit avec regrets demain, mais en ayant ancré dans nos têtes de belles images (à faire ressurgir dans les moments de blues dans la vraie vie !)