Retour aux sources lors d'un voyage du Sud au Nord du Việt Nam
Février 2014
10 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Ce voyage au Việt Nam représente pour nous un véritable retour aux sources.

Je suis d'origine vietnamienne, mes parents ont émigré du Việt Nam dans les années 60.

Mon mari quant à lui est français d'origine, et son histoire familiale l'emmène au Việt Nam dans les années 50, quand son grand-père servait l'armée française en Indochine.

Nous partons donc avec nos mères sur les traces du passé de nos familles. Nous avons 10 jours pour faire un tour du pays, un parcours ultra chronométré d'une densité et d'une richesse à renverser les têtes.

2

Bienvenue !

Nous arrivons à Hồ Chí Minh Ville en début de journée. A proximité de notre hôtel, il y a le marché Bến Thành. Sur les conseils d'une amie de la famille qui vit ici, nous décidons d'aller y changer de l'argent car le taux de change y est bien plus avantageux qu'à l'aéroport.

Ce qu'il faut savoir c'est que le Bến Thành Market est un énorme bâtiment bordé de grandes avenues sur lesquelles circulent bus, voitures, et motocyclettes. Il faut rester très vigilant car les véhicules y passent près des piétons et à plus grande vitesse que dans le reste de la ville. Ainsi, cela fait à peine 10 min que nous sommes sortis et une motocyclette m'a déjà arraché mon sac !

Heureusement pour moi celui-ci ne contenait rien de valeur, le voleur s'est vu gratifié d'une photocopie de mon passeport qui n'a pas du lui être très utile... 😀

Un conseil de voyage :

Ne jamais garder les originaux de ses papiers sur soi (les confier à la réception de l'hôtel ou les laisser dans le coffre-fort de la chambre), et utiliser un sac dont les lanières ont l'air suffisamment robustes pour dissuader les voleurs.


La promenade

Le soir venu, nous prenons un taxi pour nous balader en ville.

Hồ Chí Minh Ville, ou Sài Gòn dans le temps, est la capitale économique du Việt Nam. Les buildings illuminés s'y mélangent avec les vieux bâtiments coloniaux.

La circulation y est très dense et principalement composée de scooters que par abus de langage on appelle honda. Sur ces véhicules les vietnamiens s'entassent sans limite.

Le flot de motos suit des règles de circulation bien à lui. Il évolue à une allure très réduite (dans les 20km/h), il n'y a pas de files ou de règle de croisement et de dépassement, et les feux sont rarement respectés. Les véhicules s'adaptent continuellement les uns aux autres, comme un courant d'eau entre les rochers, et très calmement.

Pour traverser la rue il faut entrer dans le flux, avancer lentement à allure régulière et prendre sa place dans cet ensemble faussement chaotique. Cela n'est pas chose facile pour les parisiens que nous sommes, se lancer alors qu'une nuée de motos foncent sur nous défie notre instinct de survie ! Notre première traversée ressemble à une véritable épreuve du feu !

La circulation au Viet Nam

Le début d'un marathon culinaire

Evidemment ma mère et moi ne pouvions envisager un retour au pays sans profiter de la délicieuse cuisine. Nous nous jetons immédiatement sur les grillades, le crabe en mue, et les soupes du marché...

Grillades, Mi kho xa xiu et Che

Chợ Lớn

Nous visitons le lendemain le quartier de Chợ Lớn, autrement dit "le quartier chinois". En effet, Sài Gòn accueille depuis longtemps une grande communauté chinoise. Selon ma mère ils nous ont apporté le mì, ces nouilles jaunes qu'on retrouve dans certaines de nos soupes et les plats sautés.

Nous nous rendons aux lieux caractéristiques du quartier, à savoir sa pagode et son marché.

La pagode chinoise de Cholon


3

Très vite, nous quittons Hồ Chí Minh Ville pour nous envoler vers Hội An, un village de pêcheur de la région du Centre.

Malgré les années qui passent et le fort développement du tourisme, la ville aux lampions a gardé tout son charme. Principalement piétonne, il est facile de s'y promener à pieds ou en vélo.

Centre ville de Hoi An

Nous nous rendons dans le centre historique, passant devant les nombreux magasins de textiles de la ville, et visitons les quelques maisons qui font la spécificité de ce tout petit village. Dans l'ancien temps, Hội An était beaucoup fréquentée pour le commerce grâce à son port. Des marchands de toute l'Asie s'y rendaient pour faire leurs affaires, notamment dans la soie. Ces années d'échanges ont fortement influencé l'architecture de la ville et on y retrouve des édifices aussi bien japonais que chinois.

Le saviez-vous ?

De son histoire, Hội An hérite également d'une forte industrie textile. Il est encore très courant de s'y faire faire ses vêtements sur mesure.

Nous consacrons notre après-midi à une balade en vélo pour sortir de la ville et nous promener dans les environs, sur les routes de campagne. La plupart des hôtels prêtent leurs bicyclettes, ou les louent pour une très petite somme.

Lors de notre balade, nous sentons l'odeur alléchante des plats mitonnés par une cuisinière de rue. Aussi lorsque nous sortons le soir pour le dîner, nous la retrouvons et nous asseyons à sa table. Miam !

4

Une histoire balayée

A près de 40km de Hội An sommeille le sanctuaire de Mỹ Sơn. Nous nous y rendons très tôt le matin afin d'éviter l'afflux de touristes et de mieux profiter de ces fameux vestiges Chăm.

Les Chăm Pa un peuple de culture religieuse hindouistes qui vivait dans le centre du Việt Nam il y a fort longtemps.

Le site de Mỹ Sơn fut découvert à la fin du 19e siècle par une expédition française qui commença à répertorier et photographier les édifices et leurs ornements, n'hésitant pas à conserver quelques souvenirs (certaines statues sont étêtées et on peut retrouver les têtes dans les musées des pays occidentaux).

Pendant la guerre du Việt Nam, les vietnamiens du nord se sont réfugiés sur le site, il était facile de s'y cacher, dans la forêt. Les bombardements américains ont eu raison des lieux, les bâtiments les plus magnifiques ont été ravagés par les événements. Aujourd'hui, il ne reste quasiment plus rien. Je suis frappée que tout ce patrimoine ait disparu le siècle dernier seulement, je m'imaginais naïvement que l'Homme était meilleur que cela.

C'est avec amertume que j'erre au milieu de ces ruines.


My Son aujourd'hui


Maquette et photos du site à sa découverte (Musée Cham de Danang)

La culture Chăm

Notre visite au site archéologique nous intrigue beaucoup sur cette culture qui semble très riche et qui est vraiment différente de la culture vietnamienne que mes parents m'ont transmise.

Pour en savoir plus, et mieux appréhender cette culture, nous nous rendons au musée Chăm de Đà Nẵng qui détient une grosse partie du patrimoine Chăm.

Nous connaissons peu les croyances hindoues, aussi nous lisons assidument les annotations de chaque oeuvre et regrettons un peu de ne pas avoir de guide ou de ne pas s'être mieux documentés.

Agréable surprise en fin de visite, le dernier étage est consacré à une exposition temporaire sur les minorités ethniques du pays, on peut profiter avidement des photographies et témoignages qui y sont délivrés.

5

Pour rejoindre Huế, la capitale impériale, nous décidons de prendre la route du col des nuages. Ma Mère ayant grandi à Đà Nẵng, elle faisait souvent le trajet à travers le col avec son père qui lui racontait les histoires les plus rocambolesques sur ce passage aux airs mystiques.

Nous serpentons à travers ce brouillard intermittent en profitant du magnifique paysage.

Après quelques heures, nous arrivons à Lăng Cô, une ville de pêcheurs. Nous en profitons pour déjeuner et vivre notre première expérience de la cuisine bien épicée de la région de Huế !

Ca pique !


Lang Co
6

Les tombeaux impériaux

Huế fut la capitale de la dernière dynastie impériale, les Nguyễn. Aussi elle regorge de monuments majestueux laissés par les empereurs. Les plus remarquables sont les tombeaux impériaux qui parsèment la rivière des parfums.

Ne bénéficiant pas d'une météo avantageuse, nous nous limitons à la visite des tombeaux de Gia Long, Minh Mạng et Tự Đức. Ils sont très impressionnants car les domaines s'étendent sur des hectares et ils nous permettent de voir le style architectural de l'époque.

Celui qui nous plaît le plus est le tombeau de Tự Đức car plus romantique avec son grand lac, son kiosque au bord de l'eau pour la lecture et ses promenades au milieu des arbres. L'empereur y a d'ailleurs vécu les dernières années de sa vie.

Plus de 60 ans auparavant, ce même tombeau avait déjà ravi ma mère alors qu'elle visitait les lieux avec sa famille.

Film de ma famille réalisé dans les années 60, au Tombeau de Tu Duc

La citadelle impériale

Le lendemain nous prenons des Tuk-Tuk pour aller visiter la cité impériale.

Les lieux me font penser à la cite interdite de Pékin mais en bien moins fastueux. Nous allons et venons entre les petits bâtiments à l'entrée, admirons l'ancienne architecture vietnamienne, nous promenons parmi les stèles d'examen des mandarins. A ma surprise, il y a très peu de bâtiments en place, et la plupart d'entre eux sont des reconstitutions récentes. En effet, durant la guerre du Việt Nam, les américains ont pris la décision de bombarder lourdement la ville de Huế et ont détruit la quasi totalité des édifices. Je me tiens debout sur la base de ce qui fut jadis le plus grand palais de la cité. Elle est nue, la pelouse commençant à reprendre ses droits dessus. Ces 10 hectares me semblent si vides...

Thanh Toan Bridge

Nous partons en balade pour aller voir le Thanh Toan Bridge, pont couvert perdu dans la campagne à une petite distance de Huế. Pour s'y rendre le plus pratique est de prendre le scooter. Aussi nous engageons 4 mototaxis pour nous y emmener à travers champs. La promenade est un vrai dépaysement, nous passons entre les rizières, le long des canaux où naviguent sampans, dans les petits villages.

Après une vingtaine de minutes de route, nous arrivons au petit village de Thanh Toan. Pour y accéder, il faut traverser ce fameux pont et en payer le droit de passage.

Thanh Toan Bridge


Une fois dans le village, nous nous asseyons pour nous désaltérer. Nous sommes alors interpelés par une vieille dame, haute comme 3 pommes, apprêtée jusqu'au bout des ongles. Elle nous parle d'un anglais approximatif, clairement appris par mimétisme oral, et nous propose de nous lire l'avenir.

Ma mère lui demande en vietnamien de nous raconter son parcours et notamment de nous expliquer d'où lui vient son anglais si particulier. Elle nous raconte : pendant la guerre elle travaillait pour les américains dans un aéroport militaire, c'est comme ça qu'elle a appris à parler leur langue. Puis ils sont partis. Elle s'est retrouvée sans situation. Aujourd'hui elle vit du tourisme en lisant la bonne fortune aux visiteurs.

Elle finit par me prédire un mariage en 2015 et mon premier enfant en 2017. Nous sommes en 2016 et pour l'instant elle ne s'est pas trompée...


Visite chez le tailleur

Une fois revenus en ville, nous nous rendons chez le tailleur. Une visite au Việt Nam est une occasion rêvée pour se faire faire une tunique vietnamienne sur mesure ! Sur place la mode est aux froufrous, aux décorations florales et aux strass. Personnellement j'opte pour de la soie brodée unicolore. Il faut compter une journée pour la confection et éventuellement prévoir du temps pour faire des retouches. En tant qu'occidentaux les prix sont plus élevés que pour les locaux, j'ai payé 50€ chaque ensemble en soie.

7

A notre arrivée à Hà Nội nous sommes stupéfaits par le centre historique. Contrairement à Sài Gòn, Hà Nội a su garder le charme vietnamien du siècle dernier. Il est principalement piéton, détaillé en plein de petites rues, chaque rue étant spécifique à un métier. Ainsi on passe d'une rue aux instruments de musique, pour arriver à une rue de tailleurs, puis à une rue remplie de chapeaux, une rue où l'ont retrouve toutes les décorations d'autel...etc

Nous profitons de notre première journée en ville pour faire le tour de ce quartier, puis flâner le long du lac de la tortue (Lac Hoàn Kiếm) ainsi que sur son île.

Les abords du lac est un lieu très prisé des amoureux, tandis que l'île est le rendez-vous des vieux amateurs d'échecs
Lac Hoan Kiem de nuit


Enfin le soir venu, nous assistons à un spectacle de marionnettes sur l'eau. Tradition culturelle au Việt Nam, ce spectacle présente des scènes de vie paysanne accompagnées de musique traditionnelle et de chants. Les chanteurs jouent les personnages des scènettes et les marionnettistes cachés derrière un rideau manipulent les poupées à l'aide d'un bras articulé qui reste immergé dans l'eau. Le spectacle est tellement vivant et visuel qu'il n'est même pas nécessaire de comprendre le vietnamien !

Le théâtre de marionnettes sur l'eau de Hanoi
8

Le lac de l'Ouest

Le jour suivant nous nous aventurons dans le grand Hà Nội, et allons jusqu'au lac de l'Ouest. C'est le plus grand lac de Hà Nội. Nous louons des pédalos pour profiter du beau temps puis nous en visitons l'île, île sur laquelle se tient la plus vieille pagode de la ville.

Au déjeuner nous allons dans un restaurant aux alentours du lac, LE restaurant où nos fameux beignets de crevettes auraient été inventés !

Les crevettes étaient bonnes, la pâte bien croustillante, mais peut-être un peu trop présente en goût pour qu'on profite pleinement des crevettes... 😦




Le musée de l'ethnographie

L'après-midi nous visitons le musée d'ethnographie. Il faut savoir qu'au Việt Nam il y a près de 50 minorités ethniques. Aussi le musée est très dense en information. Entre documents vidéos témoignant de cérémonies, de chants, de scènes de vie, et vitrines d'instruments de musique, tissus, vêtements traditionnels, bijoux, outils, on apprend énormément de choses sur ces différents peuples, sur leur façon de vivre. Certains se spécialisent dans la culture du riz, certains sont très polyvalents, d'autres n'ont pas développé d'art du tissage et troquent les vêtements qu'ils portent. Le mariage se déroule différemment selon les ethnies et les rôles familiaux sont répartis différemment également.

Nous nous promenons ensuite dans l'exposition extérieure du musée. Il s'agit de reconstitutions d'habitations, les représentants de chaque ethnie étant venus au musée pour y construire une maison. Chaque pièce est annotée afin qu'on en connaisse la fonction. C'est à la fois authentique et pédagogique !

Le musée national d'histoire vietnamienne

Le lendemain, nous allons faire un tour au musée national de l'histoire vietnamienne. Je dois admettre que je ne m'attendais pas à apprendre tant de choses. Ce que je retiens le plus, c'est toute la partie sur le XXe siècle et notamment la naissance de l'oncle Hô et la prise d'indépendance du Việt Nam (la libération).

Je ne sais pas pourquoi mais on parle peu du passé en famille. Est-ce parce que ma famille était proche des français et qu'au final nous sommes ceux qui ont quitté le pays suite à la guerre des américains ? Cela rend l'exposition du musée national d'autant plus intéressante. C'est donc comme ça que eux voient le passé...

Musée national d'histoire vietnamienne

Je parcours les allées, lisant les explications et annotations, fascinée par tous les artefacts qu'ils ont conservés et en particulier par une lettre écrite par Hồ Chí Minh et s'adressant au gouvernement français au sortir de la première guerre mondiale : La France prône le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et refuse ce dernier aux vietnamiens ? Je suis profondément touchée par les mots posés par cet homme et à mesure que j'en apprends plus sur lui, je m'aperçois du décalage qu'il y a entre sa personnalité, ses convictions, et l'image de lui que le parti a entretenu par la suite.


La place Ba Đình

Nous allons ensuite nous promener sur la place Ba Đình, la grande place de la ville au coeur de l'ancien quartier français.

On y trouve la Pagode au pilier unique autrefois complètement en bois et détruite par les français puis reconstruite, cette fois-ci partiellement en béton. Elle siège au milieu d'un petit jardin reclus aux abords de la place qui contraste énormément avec l'immensité des bâtiments représentants le pouvoir politique.

La Pagode au pilier unique en contraste avec le musée de Ho Chi Minh
le Mausolée de Ho Chi Minh

Enfin nous passons devant le mausolée de Hồ Chí Minh, où le corps de l'oncle Hô est exposé. Malgré le voeux du révolutionnaire de voir ses cendres dispersées du Nord au Sud du pays, son corps a été "momifié" et reste exposé au public. Arrivant trop tard, nous n'avons pu y entrer, ni n'avons pu nous approcher de l'édifice qui était très fermement gardé.

9

Pour conclure notre expédition, nous prenons la route pour la baie d'Hạ Long.

Un mythe familial

Nous revenons alors sur les traces de l'arrière grand-père de mon mari qui en 1929 navigue jusqu'à ces lieux à bord du Jules Michelet. La lettre qu'il adresse à sa future femme évoquant les paysages qu'il y découvre et l'envie qu'il a d'y retourner avec elle a nourri pendant des décennies l'imaginaire de leurs enfants et petits-enfants.

Aussi c'est avec beaucoup d'émotion que mon mari et sa mère embarquent dans le bateau pour la baie.





La tranquillité des lieux

La baie d'Hạ Long est caractérisée par des rochers émergeant de l'eau au milieu d'une brume envoutante, une beauté qui en fait un paysage emblématique du pays. La légende dit qu'un dragon cherchant à dompter les eaux déchaînées aurait sculpté la montagne de sa queue, d'où son nom "la descente du dragon".

Pour être tout à fait honnête, nous n'allons pas à Hạ Long même, mais dans une baie juste à côté qui présente les mêmes paysages. L'avantage c'est que seules 2 compagnies touristiques ont obtenu les autorisations pour exploiter la zone, et elles s'arrangent pour ne jamais s'y croiser. Aussi on a le privilège d'être seuls, sans aucun bateau de touristes en vue hormis le nôtre.

Nous sommes sur le Treasure Junk, bateau à 15 cabines pour une capacité maximum de 30 personnes. Par son habillage en bois, le navire nous laisse rêver que nous voguons à bord d'une jonque.


Nous avons prévu 2 nuits et 3 jours, le premier coucher de soleil est mémorable...


Le village sur l'eau

Le jour suivant nous visitons un village sur l'eau. Le principe est simple : nous montons à bord d'un sampan et nous faisons le tour des habitations pour voir le mode de vie sur place. On peut voir des cabanes pourvues de télévisions alors que dénuées de réfrigérateur !

Alors que nous avançons, nous sommes impressionnés par l'aisance et la puissance avec laquelle les sampanières se dirigent. Avec les jambes ou les bras, elles font tourner les rames avec énormément de force.

Village sur l'eau et sampans


Promenades en Kayak

Quand vient l'après-midi, c'est à notre tour de ramer ! En effet nous avons à notre disposition des kayaks. Après de très bonnes explications de notre guide sur le maniement de la pagaye, nous partons en balade avec tout le groupe à travers les rochers. Nous finissons par aborder plusieurs îlots et partons les visiter à pieds tour à tour.

Sur notre passage nous croisons des nappes de déchets en plastique provenant des bateaux qui traversent la baie, du sachet de soupe lyophilisée à la bouteille d'eau. Les kayaks sont équipés de petits paniers, notre mission est de ramasser ce qu'on peut. Malheureusement nos paniers sont trop petits pour tout contenir... 😦

Kayak dans la baie

Ateliers cuisine

Enfin, nous retournons au bateau pour notre dernière nuit. Le personnel a préparé une animation cuisine : la confection des rouleaux de printemps 😀

Le Việt Nam est sans nul doute l'un des pays les plus beaux du monde. En seulement 10 jours nous avons vu de pures merveilles, et nous savons que nous pouvons y retourner pour découvrir ce qu'il nous réserve encore.

C'était un voyage très dense et heureusement que nous avions bien préparé notre parcours, nous avons pu profiter pleinement de chaque étape sans nous presser pour autant et sans stress !

Nous reviendrons, pour découvrir les montagnes du nord et explorer davantage le sud, pour continuer à nous repaître de la délicieuse nourriture, pour nous émerveiller devant la richesse culturelle du pays.