Carnet de voyage

6 semaines en van en Nouvelle-Zélande

Dernière étape postée il y a 1046 jours
Récit de 6 semaines passées en Nouvelle-Zélande (2 sur l'île du nord, et 4 au sud), destination de nos rêves, non plus en sac à dos, mais en van, dans ce pays où ce mode de voyage est la norme.
Du 3 mars au 16 avril 2019
44 jours
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Publié le 10 mai 2019

Arrivée à Auckland, début mars,. Nous avons 3 jours sur place avant de récupérer le van et de démarrer le parcours. L'atmosphère change complètement des 6 mois en Asie, même si on s'y attendait ! On retrouve un pays ordonné, propre, mais aussi où tout est beaucoup plus cher et où on va devoir faire un peu plus attention !

D'ailleurs vu les prix des restaurants, on va vite se faire les courses pour se faire à manger, pour la première fois depuis 6 mois ! Et c'est plutôt agréable de remanger des plats "normaux" ! Mais en Asie c'est tellement peu cher de manger dehors, et plus compliqué de trouver un logement où l'on peut cuisiner, qu'on ne l'a jamais fait.

Auckland fait grosse ville mais l'ambiance est quand même agréable avec une circulation acceptable, et assez peu d'immeubles. Enormément de côtes et descentes dans la ville, ça fait un peu penser à San Francisco au départ, mais on se rendra compte par la suite que cest un peu pareil partout en Nouvelle-Zélande, et Auckland est loin d'être la pire.

Betty a trouvé sur place un cheesecake apparemment très connu et très bon, qu'elle va s'enfiler toute seule en 2 jours ! 

On arrive à quasi tout faire à pied, même si notre hostel est loin du centre, et plutôt proche du mont Eden. Mont Eden que l'on ira justement visiter.

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Enfin c'est le moment d'aller chercher notre van ! On arrive au garage et on voit ce qui nous attend probablement parmi les vans garés sur place :

Mais comme on doit avoir l'air trop vieux pour ce genre de van, l'agence s'est sentie obligée de nous surclasser dans un van de catégorie supérieure, plus économe en carburant et beaucoup plus discret ! Surtout, il est ce qu'on appelle ici "self-contained", c'est à dire qu'il est autonome (un peu comme un camping car) avec évier, réservoirs d'eau propre et d'eau usée, et toilettes intégrées. Même si dans notre cas ce sont des toilettes chimiques qu'on n'utilisera jamais, la certification "self-contained" est un énorme avantage en Nouvelle-Zélande, car elle permet d'accéder à énormément de campings gratuits supplémentaires par rapport aux véhicules non certifiés. D'ailleurs si on avait réservé un véhicule self-contained à la commande, cela aurait coûté beaucoup plus cher.

Notre bolide, qui a un peu mois la classe, mais l'avantage d'être aussi simple à conduire et aussi rapide qu'une voiture normale. 

Voilà l'agencement intérieur, dans lequel on va vivre pendant 6 semaines :

Les matelas sont posés sur des caissons en bois qui permettent de ranger des affaires, mais qui sont peu faciles à accéder car il faut tout ranger et enlever les matelas !

Il est également normalement possible en retirant tous les matelas de convertir l'ensemble en banquette et table, mais ça on ne l'a carrément jamais fait. Soit il faisait assez beau pour manger à l'extérieur du van, soit trop mauvais pour s'amuser sortir tous les matelas et faire la conversion.

En tout cas, c'est clair que si on devait acheter un van en France on prendrait quelque chose d'un peu plus grand et confortable, mais pour ce voyage l'ensemble nous a largement suffi ! Et en mode lit on a tout a fait eu l'espace pour dormir correctement, en mettant tout le bazar sur les places avant.

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Publié le 11 mai 2019

Maintenant que l'on a récupéré le van, direction la péninsule de Coromandel, première étape de notre parcours.

Au passage merci à Elodie et Julien, couple de Français rencontrés dans un train en Inde (6 mois plus tôt!) et qui nous avaient transmis un itinéraire détaillé pour 1 mois en NZ, dont nous nous sommes beaucoup inspirés !

La route côtière vers Coromandel. 

La route côtière vers Coromandel est très belle en elle-même, même si on la quitte à un moment pour prendre une route non goudronnée pour traverser la péninsule. Sur le moment, on a cru que c'était exceptionnel de trouver 10km de route de gravier mais c'est en fait très courant ici, sans parler des graviers consciensieusement saupoudrés sur les routes goudronnées de tout le pays ! On a d'ailleurs très rapidement compris qu'il aurait peut-être été plus prudent de prendre l'assurance spécifique pour les éclats de pare-brise !

On remarque également très vite le soleil très intense de Nouvelle Zélande, dû au trou de la couche d'ozone ! Il réchauffe énormément même lorsque la température extérieure est fraîche, et crame facilement les photos (mais pas que, il cause aussi ici beaucoup de cancers de la peau ! D'ailleurs la marque phare de crème solaire ici s'appelle "the cancer society").

Arrivée à Coromandel, où l'on fonce directement vers le point d'intérêt principal : Cathedral Cove, accessible après une petite heure de marche.

On ne s'attendait pas à autant de monde ! Mais il va falloir s'y faire, il y a énormément de touristes en Nouvelle-Zélande ! 
La route qui permet d'accéder à pied à Cathedral Cove 

Comme il y avait vraiment foule pour le coucher de soleil et qu'on n'a pas pu en profiter comme on souhaitait, on décide de dormir pas loin et revenir au lever du soleil !

Notre premier campement, un petit parking en bord de mer ! 

Au lever du soleil, on est déjà beaucoup plus tranquilles ! On en profite même pour faire voler le drone :

Au retour, passage par gemstone bay sur le chemin :

On file ensuite vers Hot water beach, une plage située au-dessus de sources chaudes, et où il est possible de creuser des petits jacuzzi naturels dans lesquels l'eau chaude remonte à marée basse !

Pour finir dans la région, le lendemain nous allons faire un tour dans la ville de Tauranga, et une petite balade sur le mont Maunganui :

Le "camping" du soir, sous la pluie :

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Publié le 11 mai 2019

Passage par Rotorua, dont la région est connue pour son activité géothermique, qu'il est notamment possible d'observer depuis différents parcs de la ville.

Mais tout d'abord détour par la forêt de Whakarewareewa, à proximité de la ville de Rotorua.

Malheureusement tous ces arbres ne sont pas des arbres natifs de Nouvelle-Zélande mais du nord de l'Europe et de Russie, et cette forêt a été plantée début 1900 par les colons Anglais. Malgré tout la forêt est très belle et parcourue par de nombreux chemins de randonnée, à pied vélo ou cheval.

Passage ensuite par la ville de Rotorua et ses parcs :

Dans un autre parc, on tombe sur un parterre de dizaines d'espèces différentes de roses.

Puis nous reprenons la route vers notre prochain camping, en bord de lac :

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Publié le 11 mai 2019

A quelques km de Rotorua, une autre zone à forte activité géothermique, encore plus connue : Wai-O-Tapu. La zone a d'ailleurs été totalement aménagée pour la visite touristique.


On n'a pas le droit d'y faire voler le drone (comme dans la majeure partie des sites de Nouvelle-Zélande 😦), et c'est bien dommage ! Comme ici ils sont un peu plus rigoureux qu'en Asie, on ne tente pas le coup. Mais voilà le genre de cliché qu'on aurait pu avoir si on était moins sages :

Mini-randonnée ensuite à la "Rainbow Mountain" :

Vue du sommet 
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Publié le 12 mai 2019

Un peu plus vers le sud, le lac Taupo, où l'on a pu voir les Huka falls :

Mais une des attractions de la région est un ensemble de gravures réalisées dans les années 1970 par un artiste Maori sur un rocher donnant sur le lac Taupo. Ces gravures ne sont accessibles qu'en bateau ou en kayak, mais comme en Nouvelle-Zélande tout est assez cher, nous avons choisi d'économiser un peu. Pour éviter le tour en bateau, nous nous sommes approchés le plus possible à pied en espérant les voir, ce qui n'a pas fonctionné, mais du coup nous avons lancé le drone ! Le résultat a été plutôt réussi !

Sur la vidéo et les photos on distingue deux personnes qui nagent au pied des gravures : deux Allemands que nous avons rencontré quelques minutes plus tard car ils étaient partis du même endroit que nous, en nageant ! Comme c'était une sacré bonne idée, j'ai plongé également quelques minutes après pour aller voir les gravures de plus près, et en vrai.

Au final nous avons sympathisé avec ce couple, et comme ils avaient l'air de ne pas être non plus contre le fait d'économiser un peu, nous leur avons proposé un 2e plan radin pour le lendemain, où nous avions prévu de faire la très célèbre randonnée du Tongariro Alpine Crossing (voir article suivant).

Pour finir la journée, relaxation dans des sources chaudes sur la Waikato river. L'eau y coule brûlante et se mélange avec l'eau froide de la rivière.

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Le Tongariro Alpine Crossing, au milieu du parc national Tongariro (le plus vieux parc national du pays), est probablement la randonnée la plus connue de Nouvelle-Zélande. Sa réputation est même mondiale. Cette randonnée est remarquable à la fois culturellement car les montagnes et lacs traversés sont sacrés pour le peuple Maori, et pour ses décors grandioses, avec notamment le cratère de plusieurs volcans. Des paysages qui ont d'ailleurs servi de lieu de tournage au Mordor du Seigneur des Anneaux.


L'inconvénient de ce succès est que la randonnée est ultra-parcourue : on y marche en file indienne le long des 19,4km. Et le parc national "force" (ou plutôt incite de façon très insistante en le présentant comme l'unique solution) les visiteurs à utiliser un système de navettes à 40$/personne pour se rendre du parking (point d'arrivée du trek) au point de départ*. A la place, en bon Français radins, nous nous sommes mis d'accord avec le couple d'Allemands rencontré la veille pour laisser une voiture d'un côté et une de l'autre pour éviter de prendre la navette.

On arrive sur les hauteurs 

*Au passage ce n'est d'ailleurs pas le seul endroit de Nouvelle-Zélande où il est presque obligatoire de payer pour randonner, et sur ce point c'est culturellement assez différent par rapport à la France où la randonnée en montagne est l'activité libre et gratuite par excellence. Quasi toutes les "great walks" du pays (10 randonnées exceptionnelles du pays, qui s'étalent chacune sur plusieurs jours) nécessitent de réserver des nuits en "huts", des semaines voire des mois à l'avance, à 135$/nuit/personne, hors nourriture qu'il faut porter soi-même. Ainsi une great walk de 4 jours et 3 nuits pour 2 personnes revient à 810$ seulement pour le coucher, soit un peu moins de 500€! Autant dire qu'on n'en a fait aucune, privilégiant à la place des journées de marches sur ces mêmes great walks, en aller-retour.

Pas d'images de drone, c'est interdit et il y a trop de monde. Mais d'autres personnes en font quand même voler un ! 

La redescente de l'autre côté de la montagne se fait dans une ambiance bien différente, beaucoup moins volcanique :

Sur le chemin du retour, on fait un stop obligatoire en bord de route, pour prendre la photo insolite :

Cela dit, on ne verra pas de kiwis de tout le voyage ! Même si ils étaient annoncés à plusieurs endroits. Il paraît que c'est exceptionnel d'en croiser, ce sont des animaux quasi sans défense, qui se cachent pour éviter leurs prédateurs.

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Publié le 12 mai 2019

Avant d'aller vers Wellington, nous faisons un petit détour par le mont Taranaki (aussi appelé Mont Egmont, son nom Anglais, alors que Taranaki est son nom Maori), à l'ouest de l'île du nord.

Pour cela, une journée de route est nécessaire, sur la "Forgotten highway", toute petite route très sinueuse et vallonnée, parfois non goudronnée, au milieu des collines Néo-Zélandaises. Loin de tout, on y capte une seule station de radio, par intermittence.

On y croise surtout des moutons, même si jusqu'ici, contrairement au stéréotype, nous avons vu plus de vaches que de moutons ! On nous a d'ailleurs expliqué que ces dernières années, la tendance s'inverse car la laine n'a plus autant la côte que le synthétique, et le nombre de vaches est en train de rattraper voire dépasser le nombre de moutons dans le pays.

Arrivée au pied du mont Taranaki qu'on n'a pas encore vu à cause des nuages (il ressemble un peu au mont Fuji) et petite marche dans la forêt pour se dégourdir les jambes :

Ici les forêts sont luxuriantes et féériques, avec les arbres recouverts de mousse et des plantes parfois tropicales

Le lendemain réveil matinal car la randonnée fait 1650m de dénivelé, et risque d'être longue !

On sera dans les nuages jusqu'aux 3/4 de la montée, où l'on réussit enfin à passer au-dessus ! Mais Betty pète la forme et on arrive en haut en moins de 4h, malgré ses chaussures de running toutes lisses et un pierrier compliqué à passer !

Même combat à la redescente, où on s'enfonce très rapidement dans les nuages :

En fin de journée, les nuages finissent par disparaître mais on est déjà plus loin ! On arrive tout de même à prendre un cliché de la montagne :

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Publié le 13 mai 2019

C'est bientôt la fin de l'île du nord, et nous prenons la direction de Wellington, où nous devons retrouver Chris et Katherine, deux amis de la famille, pour passer quelques jours chez eux. Merci beaucoup à eux car ils ont eu la gentillesse de nous accueillir et de nous faire sentir comme chez nous, sans compter leur visite guidée de la ville, ainsi que leurs nombreux conseils pour l'île du sud ! (Et l'initiation au vin Néo-Zélandais !)

Wellington est une ville très agréable et très différente d'Auckland, avec quelques immeubles, mais en dehors de l'hypercentre, la ville est constituée d'un ensemble de maisons éparpillées en différents quartiers sur les collines environnantes. On se verrait tout à fait y vivre car la qualité de vie y a l'air exceptionnelle. Chacun a sa maison et son petit jardin, tout en profitant d'être dans une ville de taille assez importante où tout est accessible rapidement (Il n'y a même pas réellement de bouchons).

Le centre-ville et les quais 

Balade vers Oriental Beach et le Mont Victoria :

Visite d'un jardin botanique :

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Nous avions entendu qu'il était possible de voir des colonies d'otaries autour du village de Ngawi, sur la côte à 1h de Wellington, alors après quelques jours dans la ville, nous nous y sommes rendus !

Tout près de cet endroit, on trouve aussi les Putangirua Pinnacles, formation rocheuse qui a également servi de lieu de tournage au Seigneur des anneaux ! Nous y avons fait un tour sur le chemin.

Nous nous sommes ensuites rendus à Ngawi, où nous avons effectivement vu des colonies entières d'otaries ! Elles sont assez habituées à l'homme et il est possible de s'approcher assez près (sans les déranger trop bien sûr) pour les prendre en photo.

Etant quasiment seuls toute la journée, on en a profité pour faire quelques vidéos avec le drone, pour une fois que ce n'est pas interdit !

On se pose dans un camping tout proche, sur l'emplacement "Jack's Flat", ça ne s'invente pas. Cette partie de la côte est un coin à surfeurs et on peut aller les observer au soleil couchant.

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Publié le 3 juillet 2019

Nous retournons ensuite à Wellington pour y prendre le ferry vers l'île du sud. Sous la grisaille et le vent froid, on profite modérément du ponton à l'arrivée dans les fjords de Picton, et on passe une bonne partie du trajet à l'intérieur, avec tous les autres voyageurs dont beaucoup sont en train de regarder "Le seigneur des anneaux" ou "Le Hobbit" sur leur ordinateur. Quel manque d'originalité, nous on les a déjà regardés les semaines précédentes 😛.

Une fois arrivés, on prend directement la route en direction du parc national d'Abel Tasman, très réputé pour ses paysages côtiers. Au passage on fait quelques arrêts, par Okiwi Bay, Kaiteriteri, Motueka :

Dernier arrêt ensuite à Tokangawha où l'on peut voir le "split apple rock" un rocher sphérique fendu en deux.

Après s'être amusés un peu avec le rocher, avoir fait quelques photos de l'endroit, et après avoir fait voler le drone, on fera une rencontre très originale avec deux locaux, Martin Doutré et Sarah..., qui sont venus pour l'équinoxe de mars (par hasard il se trouve qu'on est présents pile à la date du 20 mars) !

Ils nous expliqueront qu'ils ont une théorie politiquement incorrecte, qui est que les Maoris ne seraient pas les premiers habitants de l'île, mais que des peuples Celtes y auraient vécu préalablement et laissé des traces, menhirs, cercles de pierres, et autres monuments qui révèlent des alignements au moment des équinoxes ou solstices. Selon eux, ces monuments, visibles à plusieurs endroits des deux îles, seraient très semblables à ceux érigés par les peuples Celtes ailleurs dans le monde, et aucun des peuples Maoris du Pacifique n'aurait eu ce genre de pratique, qui ne font d'ailleurs pas du tout partie de la culture Maori. D'où leur théorie, que Martin développe par ailleurs sur le site http://www.celticnz.co.nz, il a même écrit un livre sur le sujet.

La raison pour laquelle cette théorie ne serait pas appréciée en Nouvelle-Zélande est qu'elle remet en question toute l'histoire actuellement enseignée sur les populations autochtones et leur découverte de l'île, ainsi que le droit de propriété des Maoris sur la totalité du territoire Néo-Zélandais. En tant que premiers habitants de l'île, ce droit leur a notamment permis au fil des ans de revendre une bonne partie des terres du pays aux colons britanniques, et de bénéficier aujourd'hui de droits sur les terres dont ils restent propriétaires.

Pour revenir au cas du split apple rock, si la version communément admise est que le rocher s'est naturellement fendu en deux par l'action de l'eau qui aurait gelé dans une fissure du rocher, selon Martin et Sarah, le fait que ce rocher ait cette forme et soit situé à cet endroit ne serait pas un hasard de la nature. Il aurait été volontairement été placé ici par l'action de l'homme, de façon à ce que le soleil se couche exactement entre les deux moitiés de la "pomme" au moment des équinoxes de mars et septembre. Un agencement qui serait typique des peuples Celtes. D'autres sites de Nouvelle-Zélande permettraient d'ailleurs apparemment d'observer des choses similaires, avec des alignements de pierres, ou de sites distants les uns des autres, et eux-mêmes alignés avec le soleil aux équinoxes. Malheureusement on ne pourra pas le constater ce soir-là à cause des nuages, mais la rencontre de ces deux personnages était en tout cas très divertissante et intéressante.

S'il est difficile après une simple discussion de se forger une opinion sur leur théorie qui a dans la description des éléments de théorie du complot ("les médias mentent sur l'histoire de la Nouvelle-Zélande !"), elle a en tout cas le mérite de poser question.

Nous avons malheureusement oublié de prendre une photo avec eux !

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Publié le 4 juillet 2019

Nous arrivons à Abel Tasman, qui est l'un des parc nationaux les plus connus de Nouvelle-Zélande, notamment pour ses paysages côtiers. Il y est possible de faire l'une des "great walks" du pays, l'une des seules d'ailleurs où il est possible de dormir en tente à un coût moins prohibitif que les refuges. Mais n'ayant pas de tente ni de matériel de camping avec nous, nous choisirons de faire uniquement la première étape de la randonnée (ou la dernière, selon le sens), en aller-retour à la journée.

Comme il faut bien se fixer un objectif, nous irons jusqu'à la "Cleopatra's pool", ensemble de bassins au milieu d'une rivière, où on se fera une amie en la personne d'une anguille qui nous tournera autour tout le déjeuner. On sait désormais que les anguilles mangent la couenne du jambon...


Nous changerons de route de retour car l'aller était assez plat le long de la côte, pour passer par les "montagnes" du coin. Le chemin est plus direct mais on prendra finalement une bonne suée. Au total 26km de marche ce jour-là.

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Objectif suivant, direction la pointe nord-ouest de l'île du sud, et son cap Farewell.

Sur le chemin, on s'arrête aux Wainui Falls :

Ainsi qu'aux "Pupu Springs", avec leurs couleurs surréalistes :

Le cape Farewell ressemble un peu aux falaises d'Etretat :

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Publié le 4 juillet 2019

Le lendemain, on décide de poursuivre par une randonnée au Mont Arthur, qui nous a été conseillée par Chris et Katherine. Comme une grosse tempête est annoncée qui doit frapper l'île sud dans la journée, on n'est pas certains d'avoir le temps de faire le sommet avant la pluie et les vents violents qui sont annoncés, mais on essaie de partir à l'aube pour mettre les chances de notre côté.

On va finalement très vite, tout en appréciant les superbes paysages en sous-bois, avec une flore vraiment très différente de l'Europe, et toujours cette mousse un peu partout !

On tombe également sur un Korimako (aussi appelé Bellbird), avec son chant très caractéristique, mélange de bruits métalliques et piaillements. On dirait le robot R2-D2 de Star Wars, d'ailleurs on se dit qu'il a probablement été inspiré de cet oiseau ! Il est très en forme et chante pendant un moment, on aura même le temps de sortir le téléphone pour le filmer.

C'est bien un seul oiseau qui fait tout ce bruit ! 

Arrivés sur la crête, le temps est vraiment très menaçant et les rafales de vent sont assez violentes. On aurait probablement le temps d'aller au sommet qui n'est pas très loin, mais on a un peu peur de prendre une saucée au retour, vu l'importance de l'orage qui est annoncé, et on fait finalement demi-tour.

Grosses rafales de vent sur la crête, il faut s'accrocher, et on voit les nuages approcher (de l'autre côté) 

Finalement l'orage mettra plusieurs heures avant d'arriver, alors que nous avons déjà pris la route le long de la côte ouest de l'île, mais il sera très violent, avec 24 heures de pluies torrentielles et de rafales de vent. Il finira même par emporter un pont pendant la nuit, pont que nous aurions dû prendre le lendemain, car il est le seul accès de la côte ouest pour rejoindre la moitié sud de l'île !

Cela nous obligera à changer nos plans, abandonner le Franz Joseph Glacier, et passer une journée de 800km de voiture pour remonter tout au nord de l'île et redescendre vers Christchurch par la côte est.

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Notre plan de repli est la région du Mont Cook, et les paysages de cette région vont rapidement nous faire oublier la déception de la côte ouest !

Après les 800km de voiture, nous arrivons à la nuit tombée dans un camping sauvage proche du lake Tekapo. Avec la nuit, on n'y voit rien du tout et on est très étonnés d'être absolument seuls dans le campement, alors qu'on semble être pile au bon endroit par rapport à l'emplacement que donne le GPS sur la carte. Pas grave, on en profite pour observer le ciel, qui comme toutes les nuits en Nouvelle-Zélande, est absolument magnifique.

Les premières photos de nuit n'ont pas été les plus réussies, surtout sans trépied; mais ça s'améliorera par la suite ! 

Le lendemain on se rendra compte que tous les autres campeurs étaient 300m plus loin, à un endroit accessible par une route différente ! Peu importe, on a bien dormi en compagnie de lapins 😀

Avant de continuer vers le Mont Cook, on fait un petit détour par le lac Tekapo, au lever du soleil :

La couverture nuageuse cache les montagnes autour du lac, mais c'est quand même superbe ! Et on repassera au retour !

La route vers le Mont Cook est ensuite une des plus belles qu'on ait faite jusque là ! On passe le trajet à s'arrêter sur le bord de la route pour prendre des photos.

On essaiera même de faire voler le drone pour en profiter, mais comme dans beaucoup d'endroits de Nouvelle-Zélande, on se rendra compte que c'est interdit ici, car c'est même pire qu'ailleurs, le drone refuse carrément de décoller. Nous sommes dans une "No-fly zone".

Nous pensions faire une petite randonnée le premier jour vers la Hooker Valley, mais ici aussi la tempête a fait des dégâts sur les chemins, faisant tomber des rochers et même endommageant des ponts paraît-il. Les Néo-Zélandais étant du genre à ne prendre aucun risque, le chemin est bouclé, et on ne peut pas aller plus loin qu'un belvédère (déjà superbe) :

On a constamment vue sur le Mont Sefton, autre 3000m avec un beau glacier 

On change donc de plan et on se dirige vers les "Red tarns", pour une autre petite randonnée, qui s'avèrera très belle également :

Les red tarns sont des étangs auxquels des micro-organismes donnent une couleur tirant sur le rouge 

Arrivés là, c'était un peu court et on décide d'aller plus haut, en espérant avoir une meilleure vue sur la vallée :

On montera finalement au plus haut possible, 400m plus haut, avant que la randonnée devienne de l'escalade.

En fond, la Hooker Valley, fermée, et le Mont Cook 

A la redescente, nous prenons une bonne douche dans le Mont Cook Village (comme tout le monde voyage en van dans le pays, on trouve des installations publiques un peu partout !) et nous dirigeons vers le camping du jour, au bord du lac Pukaki, 30km en arrière.

Les Néo-Zélandais sont doués en vin et en bière, avec du choix et de la qualité, alors dans des conditions comme ça... apéro !
On a vu pire comme campement ! 

Le lendemain, nous faisons une des randonnées les plus connues du parc, qui permet d'accéder à la Mueller Hut, au pied du Mont Sefton. C'est une randonnée un peu plus conséquente avec 1300m de dénivelé, mais Betty commence à avoir la forme malgré ses baskets pas vraiment adaptées, et tout se passe facilement !

Petit détour par le "Kea point" au soleil levant, pour admirer le Mt Cook 
Du sommet le plus proche de la Mueller Hut, on profite de la vue sur Mont Sefton et Mont Cook 
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Publié le 5 juillet 2019


Après le Mont Cook, on continue notre descente vers le sud, par Wanaka. Wanaka est une ville très agréable en bord d'un lac et entourée de montagnes.

Le lac de Wanaka 

Impossible d'aller à Wanaka sans aller prendre une photo du "Wanaka tree", un arbre qui pousse au milieu du lac :

Mais Wanaka, ça aura surtout été une révolution, celle de Betty qui après des jours et des jours à glisser dans tous les sens à chaque randonnée avec ses baskets décathlon, accepte d'acheter de vraies chaussures !

Chaussures que l'on a pu étrenner lors d'une courte marche vers le Rob Roy glacier, et dont elle n'était pas peu fière 😀.

Mais le vrai test, ça a été le lendemain où nous avons volé jusqu'au Roy's peak, qui domine le lac de Wanaka ! 1200m de dénivelé en moins de 2h, tout ça grâce aux nouvelles chaussures...

Le chemin du Rob Roy n'est pas le plus passionnant, mais les vues valent vraiment la peine ! 
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Publié le 5 juillet 2019

Après Wanaka, l'étape logique est la ville de Queenstown. Sur le papier les deux villes sont un peu semblable, deux stations touristiques en bord de lacs. Mais dans les faits Wanaka est beaucoup plus agréable et plus calme.

Queenstown de son côté est la station de vacances par excellence, hors de prix, et transformée en usine à touristes, avec des parcs d'attraction construits sur la colline, une partie déboisée pour faire une piste de bobsleigh, des chemins de VTT, un téléphérique, la possibilité de faire du Jetboat sur le lac Wakatipu...

Nous y resterons une journée, le temps de randonner jusqu'au Ben Lomond, sommet environnant qui domine le lac :

Le lendemain, on se dirige vers une vallée entrevue depuis le Ben Lomond, beaucoup plus calme que Queenstown, où l'on déjeune en bord du Moke lake :

Puis on prolonge jusqu'au bout du lac, vers la ville de Glenorchy :

Petite marche vers les étangs de Glenorchy

Betty avait trouvé sur Internet une photo du delta de la rivière Dart, qui se déverse dans le lac Wakatipu, et nous avons lancé le drone à 500m au-dessus de nous et 2km de distance, pour avoir une meilleure vue. Nous n'avons pas été déçus :

Au retour, nous profitons de la lumière de fin d'après-midi pour faire quelques photos de la route menant à Glenorchy :

Vue du sol... et vue d'en haut !