Carnet de voyage

Bolivia

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Un mois à travers la Bolivie, de Copacabana au Sud Lipez
Janvier 2019
4 semaines
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Publié le 16 janvier 2019

31 décembre ! On veut passer le réveillon à Copacabana ! (A ne pas confondre avec le Copacabana brésilien...). On prend le bus de Puno pour passer la frontière terrestre entre Pérou et Bolivie.

Poste frontière dissuasif  

On arrive en tout début de soirée, on décide d'aller explorer le centre ville. Il y a de l'animation, plein d'accessoires à vendre, dont des sous vêtements de couleur jaune en quantité ! Il paraît qu'en porter pour la nouvelle année promet la santé ou l'argent.

On trouve notre bonheur dans la cour d'un restaurant, ils ont allumé un feu de joie et ça tombe bien parce que ça caille une fois le soleil couché. On en profite pour tester la spécialité locale, le llechon, du cochon de lait avec du choclo (maïs gros grains), des pommes de terre, de la banane frite. On est agréablement surprises, c'est délicieux ! (oui on appréhende toujours un peu la viande par ici).


On rentre au bercail parce que ça caille et à minuit on monte sur le toit de notre auberge pour voir les feux d'artifices. Ça tire dans tous les sens et on est rapidement rejoint par la clique de l'auberge qui nous arrose de pétales sur la tête pour la nouvelle année. Ils nous offrent un ptit coup de rouge, des raisins (on doit en manger 12 comme en Espagne) et le must, un faux billet pour faire fortune en 2019. A leur tour, ils font péter tout ce qu'ils ont en stock en feux d'artifice. Tout le monde s'amuse, la petite fille de la famille la première, mais c'est tellement dangereux, notamment quand la 1ère fusée part à l'horizontale... on espère que les voisins ne sont pas à leur fenêtre !

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Pour démarrer l'année du bon pied, on s'offre un peu de luxe.

Suite de luxe avec jacuzzi 
Les loulous de l'hôtel  et la vue depuis la chambre
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Publié le 16 janvier 2019

Le lendemain on prend le bateau pour la Isla del Sol. Cette île est considérée comme l'origine de la civilisation inca. En effet, elle aurait vu naître le premier Inca, Manco Capac, et sa « compagne » qui seraient ensuite partis fonder la ville de Cusco.

Ca grimpe dur pour atteindre notre auberge mais elle en vaut la peine !

Vue de la chambre 
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Le soir on grimpe encore un peu plus pour observer le coucher de soleil.

On sympathise avec une petite bolivienne qui est là avec sa famille. Elle nous fera jouer avec elle à des jeux changeant toutes les 2 minutes.

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Le lendemain, on prend la direction des ruines inca (une des 180 de l'île). On décide de continuer le long de la côte pour faire une boucle, là il n'y a plus de sentiers et ça grimpe dur !

Au finish on trouve un endroit sympa pour se restaurer !

Au terme des 2 jours à la Isla del Sol, on prend la direction de la Paz. Une portion du lac est à traverser, le bus prend son transport privé et nous de même !

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Publié le 16 janvier 2019

Nous voilà à la capitale bolivienne ! On avait lu beaucoup de témoignages sur des personnes qui supportaient très mal l'altitude (3600m) et la pollution de cette ville. Par chance, on doit être bien acclimatées à l'altitude, on ne souffrira pas du mal des montagnes.

Cette ville est assez surprenante, à part sa taille, elle ne fait pas vraiment capitale. C'est un beau bordel « organisé » de marchés, de petites places, de maison en briques brutes...

Petit aperçu de notre premier journée.

Au loin le téléphérique de la ville.  A droite, l'éternel vin sucré bolivien
Une source parisienne nous a affirmé que le sac banane revenait à la mode, banco ! 

On fera un tour au Mercado de las Brujas, le marché aux sorcières, endroit où on trouve des objets rituels de la culture aymara (communauté indigène de Bolivie). La chose la plus étrange (et rebutante) ce sont les fœtus de lama séchés, il convient d'en enterrer un dans son jardin, en offrande à la Pachamama (la Terre Mère).

Il y en a vraiment partout 


Pour notre 2ème jour, on décide de prendre le téléphérique pour aller au marché de El Alto (ancien quartier de la Paz, c'est aujourd'hui une ville de plus de 800 000 habitants).

Le trajet en téléphérique nous offre une vue imprenable sur la ville qui est littéralement dans une cuvette, et vue d'en haut elle a un certain charme entourée de ses montagnes !

Le marché d'El Alto s'étend sur 30km². On y trouve absolument tout, de l'alimentaire aux pièces automobiles. Bon on a lu quelques trucs pas cool sur les pickpockets alors on est parties léger niveau bolivianos et seulement un téléphone sur les 2, et on rentrera indemne !

Le dimanche à El Alto, il n'y a pas que le marché, il y a les combats de catch des cholitas (femme bolivienne d'origine indigène). Apparemment c'est très kitch et amusant à voir ! La 1ère salle qu'on trouve ne nous convient pas, c'est moche, il n'y a que des touristes et on veut nous faire payer le triple du prix, pas grave on a d'autres tours dans notre sac. On passe devant un gymnase avec des "cris de supporters", on en est sûres, c'est la salle qu'il nous faut !

Nous voilà au cœur du spectacle avec des boliviens en furie dans les gradins qui ne demandent qu'à jeter du pop corn, de l'eau et des bouteilles vides sur le ring et sur les catcheurs/catcheuses. Attention, tout ça se fait dans une ambiance bon enfant. Il y a toutes les générations réunies, et les petits demandent à poser avec leur catcheur favoris, le champion des champions.

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Retour sur la Paz 
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La route de la mort 

Pour notre dernier jour à La Paz, on opte pour la descente de la route de la mort en VTT.

Elle est appelée ainsi en raison du grand nombre d'accidents (et de morts) qui ont eu lieu dans les années 80-90 (pas moins de 300 morts par an dans les années 90). Plusieurs raisons à cela, l'étroitesse de la route qui rend impossible le moindre croisement entre deux véhicules d'où des manœuvres périlleuses... et mortelles et aussi beaucoup d'accidents la nuit. Une inattention ou une micro sieste du chauffeur suffisent à rater un virage.

Au début des années 2000 une nouvelle route plus moderne a été construite, laissant place libre aux fous de descente à vélo. Mais attention à pleine vitesse on peut vite rater un virage et il reste quelques véhicules à emprunter la route.

Début de la virée avec nos 2 acolytes boliviens. 

La route et ses paysages sont magnifiques. On démarre à 4700m d'altitude, dans un climat froid et sec puis on termine à 1100m dans un climat chaud et humide (où on retrouve nos foutues mouches mangeuses de sang).

La 1ère partie est vraiment une partie de plaisir, la descente se fait sur de l'asphalte, on apprécie ! 

La 2ème partie secoue un peu plus, on est sur de la piste, on craint un peu plus les dérapages !

On évoluera dans une belle purée de pois pendant quelques kilomètres ...

Un de nos compagnons de route galère un peu plus que les autres, il est debout sur les freins et dérape à la moindre occasion, il va falloir veiller sur celui là...

A mi chemin, il y a un arrêt tyrolienne pour ceux qui le souhaitent, nous on n'a pas pris l'option mais nos compères si. Nous voilà tous arrêtés quand on se rend compte qu'un de nos boliviens manque à l'appel (oui celui qui est peu sûr de lui...). Les minutes passent, toujours pas de Harold. Le van qui nous accompagne part à sa recherche plus bas (il aurait passé l'étape sans nous voir ?). 30 minutes plus tard le van revient bredouille... ça devient de plus en plus flippant, d'autant plus qu'il y a un péage plus bas qu'en théorie il n'a pas pu passer sans le guide. Pas d'autres solutions que de partir le chercher plus haut et là toutes les théories s’échafaudent... le guide envisage même d'aller le chercher dans le ravin à l'aide d'une corde.

Ce n'est qu'au bout d'1h30 qu'on aura de ses nouvelles via la directrice de l'agence qu'il a réussi à appeler. Il est arrivé au bout de la piste, des kilomètres plus bas, à l'endroit où on se retrouve pour manger... Un mélange de soulagement et d'agacement s'empare de notre guide. Nous reprenons la route à toute berzingue! On apprendra qu'au péage, la dame lui a dit que le groupe était déjà passé, dur.

Mais bon plus de peur que de mal ! Rien de tel que des retrouvailles autour d'une bonne bière fraîche.

Celui qui a le plus grand sourire est celui qui est content d'avoir retrouvé ses copains ! 
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Ah oui, petite anecdote sur la route... au Km 15 on passe devant une maison isolée, c'est l'ancienne maison de Klaus Barbie. Avant d’être expulsé en France en 1983 et d’être condamné à perpétuité pour avoir envoyé des centaines de juifs français à Auschwitz, celui que l’on surnommait « le boucher de Lyon » a longtemps vécu en Bolivie sans jamais être inquiété. Dans les années 60, il a même servi de conseiller à l’armée bolivienne pour retrouver et torturer des opposants, avant de former une organisation paramilitaire baptisée Les fiancés de la mort.

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Publié le 21 janvier 2019

Après l'agitation de la Paz on décide de partir chercher la tranquillité au parc Sajama (4200m d'altitude). La route est un peu longue depuis la Paz (5h) et faut surtout pas louper le seul collectivo de la journée qui dessert le parc.

C'est le 1er parc crée en Bolivie, l'objectif était de protéger la plus haute forêt de quenuas (un arbre au tronc un peu chelou, menacé de disparition). On y trouve 3 volcans dont le Sajama (6500m), des lagunes, des sources thermales, des lamas et vigognes à gogo.



En théorie, on peut grimper les 3 volcans, mais nous on préfère les admirer d'en bas !

Le Sajama
Le Parinacota et le Pomerape  
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C'est la période des vacances scolaires et ça se sent quand on arrive dans le village, c'est complètement désert ! On voulait du calme, on est servi.

On apprendra aussi que la fréquentation du parc a diminué depuis que le prix d'entrée a augmenté de 30 à 100 bolivianos.

On trouve de quoi loger chez une petite dame qui tient une épicerie. C'est rudimentaire mais pour 2-3 jours ça fera l'affaire, et quand on a faim on mange avec appétit du riz - patate - pain rassis à tous les repas hein !

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Le 1er jour on opte pour la laguna Huayna Cota, à 12km du village. On espère juste qu'elle n'est pas asséchée, normalement on peut y observer des flamands roses !

Dès le début, on se perd un peu, pourtant on nous a dit « tout droit ! ». Ceci dit, ça nous permet de passer par un petit hameau où les gens tondent les lamas.

Avant / après. La coupe se fait aux ciseaux et au couteau et ça se voit.  

Clairement ces petites bêtes n'aiment pas se faire tondre, c'est un peu la panique, mais heureusement pour elles, cela n'a lieu que tous les deux ans !

C'est aussi dans ce hameau qu'on fera LA rencontre du séjour : une petite

chienne qui nous ne lâchera pas d'une semelle pendant nos promenades.






Le chemin jusqu'à la lagune est agréable, malgré les 12km, on est sur du plat, et on apprécie !

Avec mon doggy guard. 

A l'arrivée, c'est cool il y a de l'eau et des flamands. Malheureusement ils sont très farouches, on ne peut pas vraiment les approcher.

Une bien jolie flaque. 

Après une pause pique-nique, on décide de faire un détour par la pampa pour rentrer. Et surtout essayer de trouver les eaux thermales du parc ! On se dit qu'en longeant la rivière on va tomber dessus (mapsme est notre ami sur ce coup).



Ce chemin nous permet de nous rapprocher des lamas et autres vigognes (pour infos, les lamas sont domestiqués et les vigognes sont sauvages), dans la limite du possible car notre acolyte à 4 pattes n'a de cesse de les courser !

On y arrive  !
Nos amies les vigognes, plus facile à filmer qu'à photographier 

Cela n'aura pas était une mince affaire mais nous y voilà ! On enfile nos maillots fissa et à nous les eaux à 38°.

Trempette pour les uns ... 
...petite sieste pour les autres. 

Retour au bercail après 28kms de marche, il ne faudra pas nous bercer ce soir !

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Le lendemain on panse nos plaies, entre les mégas coup de soleil et nos pieds en feu, on va rester tranquille aujourd'hui.

On décide de traîner autour de l'église, qui a pour particularité d'avoir un toit de chaume.





On peut même sonner les cloches. 

Le soir on trouve la force de monter au mirador près du village. A première vue, il ne paye pas de mine mais il est juste infernal à grimper, du genre sans fin ! Mais c'était sans compter nos retrouvailles avec notre copine de la veille, qui gambadait dans le village quand nous sommes sorties.

"Un beau roman d'amitié..." 
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Publié le 21 janvier 2019

On décide de partir plus à l'Est du pays pour visiter le parc de Torotoro. Encore une fois c'est un peu laborieux pour s'y rendre, c'est 5h de collectivo depuis la ville de Cochabamba (qui ne mérite pas vraiment le détour en dehors du départ pour le parc).

Arrivées en fin d'après midi, on est contentes, le village est mignon et on trouve facilement une auberge.

Le parc est connu pour ses empreintes fossilisées de dinosaures. Le village joue à fond la carte du Jurassic Park : une place y est consacrée, les vans, les bancs sont customisés "dinosaure".

En cherchant l'office des guides, on passe devant un rassemblement qui écoute attentivement un crieur public. On trouve ça marrant et un peu désuet. On n'a pas du tout flairé l'embrouille à ce moment là …


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Le lendemain, on réussi à former un groupe de 6 et on part pour la journée accompagné de notre guide Don Pablito (aucun parcours ne peut se faire sans guide, c'est une des particularités de ce parc, ça taxe un peu mais ça a le mérite de préserver le parc de façon assez exceptionnelle).

On commence par Las Cavernas. On pensait visiter des grottes avec un peu de spéléo mais finalement ce seront 2h de pure spéléo ! (coucou babe !)

L'entrée de la grotte 
Un ptit tour de toboggan et quelques passages étroits. 

Dès le départ, on remarque qu'un de nos compères est vêtu d'une chemise blanche... on se dit que c'est ballot pour lui ! A la sortie 2h plus tard, on est complètement tâchées de boue et notre ami doit être magicien, sa chemise est immaculée !

La preuve en photo. 
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On prend la route de la Ciudad de Itas, c'est l'occasion d'admirer les paysages du parc.

Succession de vagues rocheuses. 

La Ciudad de Itas, appelée la ville de pierre, est un véritable labyrinthe formé de gros blocs de roche de 20m et de cavernes dissimulées.

En cherchant bien, on devine un iguane, une tortue et un éléphant !
Caverne en forme de goutte /  Don Pablito et la boue aux reflets d'or / Dédé dans sa cathédrale.

Les cavernes ont été sculptées par l'ancienne mer qui bordait les lieux.

La vue à 4 000m. 
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Pour le lendemain, on ne prévoit qu'une rando le matin, l'objectif étant de partir en début d'après midi vers d'autres horizons. Notre hôte nous conseille de réserver notre départ car il y a "une réunion" et il va y avoir du monde. Arrivées au guichet, on est pas toutes seules et on ne comprend pas tout, on entend parler d'une histoire de blocage. On a pas le temps d'approfondir, on est attendues. On avisera au retour...

Le village de Torotoro en prenant un peu de hauteur. 

C'est parti pour la rando du canyon, qui mène à la cascade du Vergel, avec un petit crochet par les empreintes de dinosaures.

Les dinos ont laissé leur empreintes dans la boue à l'époque où Torotoro était une zone côtière, le mouvement des marées a déposé les sédiments nécessaires à leur conservation. Apparemment, beaucoup sont encore ensevelies !

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On poursuit notre chemin...

Et nous arrivons au fameux canyon, profond de 250m (une bagatelle après le Colca !)

On a une heure pour faire trempette près de la cascade. On vous avoue que sans guide on serait bien restées à la journée mais ici on ne choisit pas !

On repart pour Torotoro en début d'aprèm comme prévu. A l'entrée du village on découvre la route barrée avec des pierres, des barbelés et surtout des villageois en mode "sitting". C'est là que tout prend sens : le rassemblement de la veille et l'histoire de blocage du matin! Et oui, l'accès et la sortie du village sont bloqués. Les gens se mobilisent car un changement de politique au niveau de l'entrée du parc fait qu'ils ne perçoivent presque plus rien.

Pas d'autre choix que d'attendre avec tous les autres touristes qui avaient prévu de partir aujourd'hui. Le truc pas cool, c'est que toutes les tiendas sont fermées, dur dur de trouver de quoi se restaurer. Notre collègue danois usera de tous ses talents pour sortir de ce pétrin, allant même jusqu'à pleurer prétextant un retour au Danemark le soir même pour rejoindre sa famille (le pire c'est que ça a convaincu son interlocuteur !)

Bref, on bouquine, on joue aux cartes et à 18h y'a du mouvement. Deux collectivos s'alignent, un départ se prépare. Autant vous dire qu'on est pas les dernières à monter dedans, on se la joue à la bolivienne. On doit prendre un itinéraire bis, plus long mais sans autre blocage dans la montagne. De l'autre côté, d'autres français nous ont raconté être restés bloqués 6h en plein cagnard sans eau.

Avant de démarrer, tel un mirage, une dame sort de sa boutique avec une brouette remplie de bananes, un trésor inespéré qu'on savourera à sa juste valeur.

Top départ ! On fait 200m et nous voilà face au 1er blocage.

Les boliviens sont têtus mais fair-play, tout le monde s'écoute cordialement. A un moment, ils se mettent d'accord sur le fait que les touristes n'y sont pour rien et qu'au final ça peut dégrader l'image du parc ce genre de bordel. Bref, on passe le barrage à pieds, sauf nos amis boliviens qui eux doivent contourner par la pampa. On les récupère un peu plus loin, en mode exfiltration !

Nous voilà tous réunis et plus que prêts à décoller ! Mais comme tout ne peut pas se passer comme prévu, on devra descendre environ 10 fois dans les montées car notre van n'est pas assez puissant, on descendra aussi pour enlever les pierres de la route et pour les passages délicats où le van risque de se renverser s'il est trop chargé. En somme, une nuit blanche ! Mais éclairée d'un beau ciel étoilé, ça apportera un peu de poésie à cette aventure.

Petite rivière où Delphine se gamellera (encore) sans gravité.

Arrivées à 2h à Cochabamba, 1er hôtel complet, on tente les hamacs d'un 2ème hôtel, il se met à pleuvoir. On se replie dans un coin de terrasse en attendant l'ouverture du terminal de bus à 4h30. L'idée c'est de filer à Sucre, notre prochaine destination. Pas de bol, pas de bus de jour, prochain à 21h. Quand ça veut pas... Après une telle loose, on hibernera toute la journée dans l'hôtel de nos premiers jours à Cochabamba.

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Publié le 7 février 2019

4 jours dans la ville de Sucre, jolie ville calme et ensoleillée où il fait bon vivre. 4 jours pas très productifs mais après toutes ces péripéties nous avions besoin de repos !

Très bon choix d'auberge tenu par un sympathique français.

Quelques visites au programme !

La plus instructive : la Casa de la Libertad où la Déclaration d'Indépendance de la Bolivie a été signée.

Le 6 août 1825 la Bolivie devient indépendante grâce au Maréchal Sucre. Il donne son nom à la ville qui devient la capitale du pays (aujourd'hui elle est la capitale constitutionnelle, la Paz étant la capitale administrative, c'est pas très clair...). La Constitution Bolivienne fut écrite par Simon Bolivar, le "Libertador", acteur principal dans l'indépendance de nombreux pays d'Amérique Latine. Le pays fut baptisé "Bolivie" en son honneur.

En bas à gauche Sucre et Bolivar au milieu 

Bon, les autres musées étant fermés les samedi et dimanche, nous n'aurons pas la chance de nous cultiver plus mais on découvrira des lieux quand même très sympas :

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Le Parc Bolivar : petit coin de verdure où on tombera sur une manifestation pro Evo (le Président de Bolivie), les élections présidentielles étant prévues pour 2020.

Ancien berger de lamas, Evo accède au pouvoir en 2006. En Bolivie c'est 2 mandats maximum, mais profitant d'une faille dans la constitution, il réussira à se faire élire une 3ème fois. En 2016, par référendum, les boliviens décident qu'ils ne veulent pas d'un 4ème mandat mais que vaut la voix du peuple? Le Tribunal Constitutionnel l'autorisera finalement à se représenter jugeant que l'intérêt pour la Bolivie était supérieur à la constitution.


Les Boliviens sur leur 31 
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Le Mercado Central avec de quoi se faire plaisir pour égayer nos plats !

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Le Couvent San Felipe qui regroupe église et école où on aura le luxe de monter sur le magnifique toit et d'admirer la ville.

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Le quartier de la Recoleta qui surplombe Sucre.

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Le must de cette ville restera ce petit restaurant sans prétention que nous conseillera notre hôte ! Un médaillon de filet de bœuf succulent que nous testerons 2 fois et qui sera salvateur pour nos papilles, on en oubliera les kilos de riz avalés et le pain rassis !!

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Publié le 7 février 2019

Une fois n'est pas coutume, on prend les services d'une agence pour une excursion de 4 jours (on n'a pas eu le choix, sinon on aurait loué notre « cuatro cuatro »).

Avant d'attaquer, un ptit déj de champion ! C'est pas souvent qu'on en a droit un comme ça alors on le montre.

(le pain est toujours un peu rassis... mais c'est sûrement comme ça qu'ils l'aiment ici !) 

Pour ces 4 jours on fait équipe avec 2 françaises qui font un an d'étude au Chili, Ancelmo notre guide et Julia la cuisinière ! On n'a pas trop bossé le sujet alors on ne sait pas trop à quoi s'attendre à part des paysages de fou. Et c'est parti pour des heures de routes dans le désert !!

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Laguna Hedionda

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Les Geysers

Cette odeur de soufre et toutes ces bulles issues de l'activité sous-terraine...

 Cette ignoble fumée sentant l’œuf pourri, on a bien ri !
Bertille artiste !  C'est vrai que c'est beau
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La Laguna Colorada

Des couleurs magnifiques, des flamands roses et des lamas, le paradis !

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La Laguna Negra

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La copa del mundo

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La Italia Perdida

Des Italiens qui cherchaient le village de nuit, ont confondu les rochers avec les maisons du village et ont dû dormir là

L'occasion pour nous de faire faire un peu d'exercice à notre corps ankylosé par des heures de route.

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La laguna verde

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Le Canyon de l'anaconda

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La Kollpa Laguna

Non ce n'est pas du sel, nous n'y sommes pas encore... c'est de la kollpa, utilisée entre autre pour la fabrication du shampoing.

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Les eaux thermales

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Le Salar d'Uyuni

Plus grand désert de sel au monde ! 12 000 km² quand même. Il ne peut être exploité que de décembre à mai, durant la saison des pluies, sinon le sel est trop dur et ne peut pas être ramassé.

On a passé une journée entière "dans le sel"!

Apéro devant le coucher de soleil sur le désert de sel... 

...on a dormi dans un hôtel de sel...

...on s'est levées à 4h pour admirer le lever du soleil...

...on a petit déjeuné sur une table en sel...

...et on a pris plein de supers photos dans le désert de sel !

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L'île Inti Huasi

Une île de cactus au milieu du désert !

Océan de sel