Carnet de voyage

Trip en camping-car, voyage de l'extrême...lenteur

10 étapes
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Dernière étape postée il y a 6 jours
Parce que 2 ans de confinement pointillés ne nous ont pas rassasiés, nous avons décidé de partir à 4 dans 4m² à travers l'Europe.
Du 10 avril au 28 août 2022
141 jours
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Publié le 19 avril 2022

C'est parti ! Notre vadrouille nous conduit des pavés du Gois vers les pierres restantes et tristes d'Oradour sur Glane. Sur les conseils d'amis limougeauds, nous poursuivons le thème historique : pierre de rosette et belles bâtisses à Figeac, en passant par Celles sur Belle, son abbaye et son pique nique entre les nichoirs. Les premières nuits se passent à côté d'une brebis, d'une rivière ou de copains qui fournissent les pizzas et jouent à 1,2,3 soleil, pas besoin de rien de plus ! Et le soleil brille, ça donne envie de sud, de Larzac et de Cévennes. On s'en prend plein la vue au cirque de Navacelles, tellement beau que 3/4 de nous se baignent en bas des cascades ! Après de belles journées comme ça, une journée loose avec la route et ce lac de Ste Croix qui nous déçoit et les campings tous pourris et rien qui va ! Pour rattraper ça, les gorges du Verdon, avec les vautours, l'eau et le ciel bleu, ça parait presque irréel. Le bivouac au point sublime nous fait expérimenter la douche avec vue : à oilpé sur la montagne, eau froide et petite bise, rigolo mais point trop n'en faut. Sur les conseils d'une sœur, on cherche une rando, mais le gps nous conduit vers une route qui fait hyper peur et descend dans les gorges de la Siagne : trop étroit, trop pentue, trop de virages !!! AU SECOURS, le belouga va rester coincé et nous avec ! Sueur froide... Et la 2è petite mésaventure du jour (la loi des séries, hein...) nous entraine à Roquebrune sur Argens. Magnifique rando de déglingo aux 3 croix du rocher, on dirait le Colorado, pour conclure cette belle semaine de traversée de la France.

Chukky à la Couvertoirade !  
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Publié le 25 avril 2022

Une fois le beluga posé chez Andrea (une mama italienne) et ses fils, nous pouvons sillonner à pied, en bus, en train, en stop pour certains (j’texpliquerai) et à vélo le parc national des cinque terre. Et c’est superbe. Notre base, Levanto, est une petite ville colorée, animée et vivante. On y trouve des places et des rues piétonnes, une plage et des départs vers les chemins. Alors c’est parti !


Nous commençons sous le soleil, en crapahutant vers Monterosso et Vernazza : on se croit dans le film d’animation Luca, sans les monstres mais avec le chasseur sous-marin dans sa cuisine, les ruelles escarpées et les façades colorées. Ça grimpe beaucoup, d’un village à l’autre on passe du niveau de la mer à 620m pour redescendre au point 0. Nous traversons les vignes cultivées en terrasse et les ruisseaux aux grenouilles, les chemins terreux et les escaliers rocheux. Alors quand vient l’heure de la pause, c’est glaces pour tous, baignade pour les moins frileux et capuccino pour les vieux parents en pull. Et le lendemain, nous repartons en train vers Riomaggiore pour rejoindre Manarola et Cornizzia en marchant. Les randonnées sont vraiment magnifiques. Les enfants s’éclatent, les parents se mordent les doigts d’avoir englouti les poissons frits, les spaghetti, les torti, les ravioli et les foccacia.


Pour reposer nos guiboles, une virée à vélo vers le nord nous fait découvrir la piste cyclable faite sur une ancienne voie ferrée : 10 km de tunnel sur 30. Rigolo mais un peu frustrant quand on sait que la mer est juste de l’autre côté du mur…


Et avant la pluie, l’orage, le déluge, nous partons visiter Portovenere, à la pointe sur ses rochers, encore un joli port tout en couleurs et un cimetière avec une vue à tomber.


Adèle en mode coach winneuse 
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Les lacs italiens, c'est calme et serein. C'est se réveiller avec un petit soleil et des sommets enneigés au loin. Ce sont des îles et des canards posés sur l'eau, avec un léger clapotis. Ce sont de superbes villas et des églises partout, accrochées sur les collines, que l'on rejoint par des sentiers ou des escaliers escarpés. A tel point que parfois, Adèle rêve d'être une chips au paprika pour être transportée en sac à dos.

Heureusement, la baignade quotidienne (pour certains ou certains pieds, seul Melvil s'immerge totalement) vient redonner un petit coup de fouet aux petons fourbus. Et au bord des lacs, il y a des belles petites villes, animées : Orta San Giulo, Baveno, riches en histoire, en couleur et en gelateria. Il y a aussi des petits villages de montagne : Ameno, Cavandonne, perchés, faits de pierre et de lauze, avec des vues sur les lacs à couper le souffle.

Pour terminer cette étape, en route vers Véronne et en voyant le panneau Bergamo, on se dit qu'on boirait bien une eau frizzante. Bonne pioche, Bergame se découvre à vélo. La vieille ville, haut perchée, est superbe, avec plein de monuments. Entourée de collines verdoyantes, il fait bon y déambuler, jouer dans les parcs et poursuivre à vélo en suivant la rivière.

Quelques instantanés moins dolce vita mais on en rigole aussi : une aire bien bitumée avec vidage de cassettes en chaine au moment du dîner alors qu'il y a 4 péquins, un jeu de pendu sous un arbre en attendant la fin d'une averse, les campeurs qui s'en vont tous en saluant Adèle sans que l'on sache pourquoi, un jardin botanique de 16ha introuvable, dans une ville de 22ha. Et il y a aussi les moments studieux des bambini, un hommage à Jérôme Garcin, de l'émotion quand ils échangent avec leurs copains...

Meilleur spot picnic ever !
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Publié le 11 mai 2022

A l'assaut, à vélo ! Autour du lac de garde, il y a des pistes cyclables et pas que ! Et qu'est ce que c'est beau ! Nous établissons notre camp de base à Riva del Garda, au nord du lac, très jolie ville les pieds dans l'eau. Et de là, nous partons voir une cascade dans un gouffre, puis nous remontons la vallée de la Sarca, entourée de vignes, de citronniers, de montagnes et de châteaux perchés. Première côte qui pique, avec sa pente à 20%. Ça nous échauffe pour la virée du lendemain, el sentiero del Ponale, corniche au dessus du lac, qui passe dans la roche et qui monte, qui monte. Les enfants ont droit à des applaudissements, des "brava", une haie d'honneur des autres cyclistes, pendant que leurs parents font semblant de se balader.

Nous faisons une seconde étape à Sirmione, au sud du lac. Il n'y a plus de montagne et un paysage plutôt sec, une ville fortifiée construite dans l'eau (ils sont fous ces italiens!) et on dort au milieu des paons qui crient léoooonnnn (ils sont fous ces paons)... La pluie modifie pour la première fois nos plans et provoque quelques heures studieuses. Nous parvenons quand même à faire une virée à vélo, de Peisheira la ville fortifiée à Borghetto, le village tout en moulins.

Vérone se découvre sous la pluie et sous les éclaircies. La ville est somptueuse, nos regards s'accrochent partout. On fait une chasse au trésor, qui nous emmène d'os de baleine aux armoiries cachées de la Ville, du château à la statue de Dante qui fait la gueule, en passant et repassant par la places d'Erbe et celle de Bra avec ses arènes habillées pour Zucchero. Puis on admire les toits roux depuis le château d'en haut, les façades colorées depuis les bords de l'Adige et les traces de guerre depuis "l'église aux trous de balles" (dixit Adèle).

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Les paysages du bord d'autoroute nous mettent dans le bain : nous rentrons sur le territoire d'Heïdi : des montagnes aux vertes prairies, des villages au clocher bulbe rouge, avec au loin les cimes enneigées. Et quand nous arrivons au camping (incroyable camping Wildberg) , tout est indiqué en allemand, il y a des animaux partout, la rivière coule paisiblement au pied de la piscine : nous sommes toujours en Italie mais dans le sud Tyrol - haut Adige. En train, à pied, à vélo, nous arpentons la vallée, la montagne et le tour du lac de Braies. Et c'est vraiment chouette, on en prend plein les mirettes. Les châteaux sont perchés, les volets colorés et les cascades au milieu des rochers. En prenant de l'altitude, nous marchons sur la neige et à côté de petites fleurs blanches et roses (des perce-neige ? des edelweiss ?).

Les enfants sont ravis de :

- commencer et terminer les journée par des ploufs et convaincre les parents de se mettre à l'eau

- s'incruster dans un cours de tennis sur terre-battue, même pas grave de ne rien piger,- emmener les ânes et les poneys au pré, les brosser, caresser les lapins, courser les poules,- faire du stop et rigoler avec des singapouriens ou une dame qui parle français.

Nous poursuivons vers l'est et les Dolomites. Les tre cimes nous appellent. Nous démarrons par le chemin à travers les prairies aux cabanes en bois (des vrais clichés on vous dit !). Et puis ça monte par un sentier caillouteux, bordé par la rivière et entouré d'imposantes montagnes gris clair. Nous apercevons la neige, puis nous marchons dessus et on s'enfonce même un peu. Plus nous avançons, plus il fait frais, plus le ciel se couvre et plus les montagnes paraissent nous observer de très haut. Ca y est, nous voyons le refuge ! Et nous reconnaissons les 3 cimes, dans les nuages mais comme elles sont belles ! Par contre nous ne voyons plus le sentier, recouvert de neige, ni le lac, ni la rivière, qui doivent être tout près... On tente un passage, Damien s'enfonce jusqu'aux fesses et touche l'eau avec le pied. Le froid, la neige et l'orage nous font rebrousser chemin. On picnique avec des choucas, le soleil réapparait, nous sèche et nous guide jusqu'au Bélouga. On quitte les Dolomites avec l'envie d'y revenir !

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Deuxième frontière franchie, nous arrivons en Slovénie. C’est tout vert ce pays et que d’eau, que d’eau !


Eau qui bouge : on longe, on traverse, on remonte & on arpente les magnifiques Gorges de la Soca. Ca tourbillonne, ça bouillonne et ça cascade, le tout dans des dégradés bleu, bleu clair, turquoise on en reste pantois(e). La grande cascade de la Soca nous transporte dans Jurassik Parc et celle de Perîcniku nous mouille quand on passe derrière. Un surpuissant karcher naturel !


Autre gorge, autre cascade mais option sueurs froides. On se fait délinquants en y entrant par la sortie, formellement interdit. Mais ça nous semble tellement improbable qu’on y passe kon même. C’est la fin de journée et de vraies grandes portes métalliques nous barrent le chemin. ½ tour express en imaginant la première porte fermée elle aussi et devoir passer la nuit à la belle étoile tout penauds. 25 minutes de sprint nous sortent de la panique et des gorges. A côté de Bohinj, encore des gorges et 1 cascade que nous découvrons avec une famille Tchèque rencontrée la veille. Nous sillonnons ces montagnes aux vertes prairies et granges de bois.


Eau calme : nos fidèles bicloos nous mènent à la Réserve de Zélenci, lac turquoise, translucide au pied des montagnes, au milieu de la forêt. Silence et paysage somptueux nous font sortir chips et saucisson. C’est calme ah, c’est calme mais un groupe d’étudiants balance le gros son en arrivant à 150. L’ambiance est tout de suite… différente, ça nous fait rire.


Le Lac de Bled, c’est beau, c’est un must Slovène mais c’est blindé, cher et il y a des petits-trains et des calèches. Alors nous préférons son frère le Lac de Bohinj, au milieu des jachères fleuries, des montagnes, des granges encore, des bouquetins, mouflons ou chamoix (on ne sait pas les reconnaître).


Autres trucs chouettes, non aquatiques, dans ces Alpes Juliennes :


- nos vélos sont épuisés d’avoir avalé ces kilomètres de routes de montagnes si préservées ;


- les villages faits de belles maisons et de potagers qui font rêver ;


- des stations de skis qu’on dirait pas des stations de ski (Kranjka Gora la plus grande du pays en tête) ;


- Planica et ses tremplins de saut à ski méga impressionnants ;


- L’émouvant village martyr de Kobarid où on imagine les planques et scènes de guerre dans la vallée encaissée ;


- les enfants qui parviennent à se faire des copains sans parler la même langue. Ils sont même cap de s’incruster à un apéro – descente tracteurs à pédales, trottinettes & drones.

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Publié le 30 mai 2022
Adèle en mode délinquante, taggueuse à la capitale
2 chicots tombés en 2 jours

Pour visiter Ljubjana, la capitale m'sieur dame, nous posons le beluga entre une ferme, un troquet dans son jus et un âne qui sait dire bonjour en se dressant sur les pattes arrières. On est à environ 10 km du centre-ville mais en pleine campagne. Les locaux nous installent une rallonge, nous ouvrent leurs toilettes et nous aident à réparer le porte vélo, qu'un poteau a malencontreusement rencontré. Il ne reste plus qu'à prendre l'apéro sur la terrasse, où nos demis paraissent riquiquis par rapport aux pintes accumulées des voisins.

Nous partons visiter Ljubjana à vélo, 10 km un peu laborieux pour Félicie qui a cassé le câble de son dérailleur. La ville est paisible, nous commençons par le marché de cerises, on en englouti 1 kg, sous la protection des dragons, posés sur les ponts et les toits. Et nous poursuivons en arpentant les pavés, le parc de Tivoli, la colline du château, les rives du fleuve.

Direction le sud du pays, tout en karst et en ours. Nous ne verrons que le karst dessus dessous mais point d'ours. Avec notre sac à dos cassé, nous partons, à vélo, à la découverte du château de Predjama. C'est ici que l'eau décide d'aller en mer adriatique ou en mer noire, ça nous emmène loin... La visite du château nous fait revivre les aventures de son seigneur Erasme : un siège d'une année, tenu grâce au ravitaillement via les grottes secrètes de la falaise, la salle des tortures qui nous fait mal, une cloche à vœux, une bataille de cerises pourries et un héros bombardé aux toilettes. Forcément, les enfants en redemandent !

Terminado le café du matin, la cafetière est broken. Pour se mettre à l'abri de la chaleur, rien de tel que la fraicheur souterraine. Les grottes de Stockjan sont vertigineuses, avec des hauteurs sous plafond puis sous passerelles impressionnantes. La rivière qui a creusé tout ça a même été capable de monter de 90 mètres en 2 jours en 1965 ! Stalagmites, stalactites et colonnes assurent le décor, avec les traces des premiers explorateurs (balaises en via ferrata, dès le XIXè siècle).

L'étape suivante, au milieu des collines, secoue notre beluga : vent, orage, pluie, grêle. On est balloté mais cette fois, pas de casse ! C'était le dernier endroit pour voir un ours, raté. Nous cassons 4 assiettes en 1 joli strike vaisselle avant de nous diriger vers la côte adriatique et Piran. Melvil sera le premier à goûter cette mer, qui reste trop froide pour le reste de la famille. Il nous reste les rues tortueuses, le campanile et son ange, la place en marbre et le vieux phare, qui a donné son nom à la ville (pyros en grec).

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Le passage de la frontière en Croatie nous fait penser à la pub du loto, 20km de bouchon dans le sens inverse au nôtre. Hihaa ! à nous l'Istrie : une côte découpée à la serpe, des villes colorées, pavées (glissants les pavés!), qui trempent leurs terrasses de troquets dans l'Adriatique. On y remarque la patte des romains sur les colonnes, des byzantins aux fenêtres, des austro-hongrois dans les clochers et celle des italiens dans les spritz et les pizzas géantes.

La température monte, nous nous trempons avec bonheur dans la mer, qui ne nous parait plus froide du tout. Et l'eau est tellement claire !

L'Istrie c'est aussi de beaux villages perchés dans les terres : Grozjan, Pavin, et d'autres dont nous avons oublié le nom à coucher dehors. Là aussi de vieilles pierres, des chats qui nous regardent, des jardins fleuris qui sentent fort le jasmin et le lilas.

Dans la rubrique on ne vous dit pas tout alors on ne vous cache rien, l'Istrie a aussi son côte obscur :

- Un cap vendu comme "sauvage, préservé et incontournable" s'avère en fait quadrillé par des pistes, empruntées par des grosses voitures, qui nous couvrent de poussière sur nos biclous secoués. La vue ne casse pas 3 pattes à un canard et la faune reste cachée (tu m'étonnes).

- Une nuit mémorable au chevet des loukoums, qui pendant 12h, dégobillent à tour de rôle. Lessives lancées à 3H du mat, Melvil qui effraie son père en imitant Jimmy Hendrix et Adèle qui aura le dernier mot en réclamant une tartine de nutella dans la seconde qui suivra son vomito. Les enfants sont formidables...

Et après l'Istrie, cap sur l'île de Cres. On embarque le beluga sur le ferry et nous découvrons un territoire fait de montagnes de pierre blanche, recouvertes d'arbres et de murets à mouton en pierre sèche. Nous nous posons à Osor, la vue est magnifique et le village paisible. La baignade est un bonheur : fait chaud !

Plus au sud, c'est à Veli Losing que nous faisons étape. Port coloré et criques bleutées, nous sillonnons à vélo la péninsule, avec pause baignade, pause glace, pause... tennis car nous sommes stationnés dans l'académie de Ljubicic !

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Publié le 15 juin 2022

Nos dernières étapes nous ont plongés dans le bain touristique :

Les lacs de Plivitce. Ça commence par une journée loose : pluie, tarif d'entrée du parc national qui semble incroyable (100€ !) et plus rien dans le frigo. La bascule opère avec l'annonce par nos voisins bretons qu'il y a du cochon grillé au Tommy. "Hop les enfants fermez vos cahiers, on va chercher du cochon." Une fois le cochon dans le sac, on mange sur le parking et la pluie cesse. C'est le moment de filer aux lacs. A peine stationnés, un teuton nous refourgue au marché parallèle ses places non compostées. Si c'est pas un plan anti-loose ça ! C'est parti, nous entrons dans le parc, avec les files de visiteurs à contre courant et le soleil qui se lève. Nous nous retrouvons presque seuls sur les passerelles, au dessus ou au dessous des cascades. Le spectacle est éblouissant, avec une impression d’Éden terrestre.

Ensuite cap sur Zadar. Nous rejoignons la vieille ville à vélo en longeant la mer, se succèdent des plages, des ports, des maisons et des villas abandonnées. Ici les stigmates de la guerre sont présents ! En entrant dans la ville par sa porte monumentale, la beauté de la ville nous saute aux yeux. Zadar est moins connue que Split ou Dubrovnik mais mérite vraiment le détour. Des pavés lisses, beaucoup de monuments et un plouf, accompagné d'une petite musique : un orgue est intégré aux marches de mise à l'eau. Nous terminons par une petite virée culturelle : une expo d'art contemporain et une de Picasso, dans l'ancien tribunal de la ville.

Le lendemain, nous repartons à vélo, mais sur un trajet moins chouette et tous piqués de moustiques. Nin est très jolie, avec ses petits remparts, sa mini cathédrale et son château fort mignonnet , restes d'un lointain passé glorieux. Il fait chaud, l'heure du bain nous ramène à la crique.

Split se découvre à partir de l'appartement de Marijanna. On ne vous le dit que maintenant mais les Croates ne sont pas méga Juanita Banana... Contre-exemple avec Marijanna, l'accueil se fait à kilos de pêches du jardin et de petits gâteaux maisons. Nous reste à comprendre le réseau de bus, sans horaire, sans plan et sans nom sur les arrêts. On baragouine et on y arrive. C'est très joli, tout blanc, des palais Vénitiens, Bizantins, on revoit le Grand Grégoire de Nin et son orteil porte-chance. Dédale de rues dans cette ville construite dans un ancien immense palais impérial romain. On tournicote avec bonheur mais la chaleur nous reconduit à la plage, juste en bas des murs d'enceinte. Split a les pieds dans l'eau !

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Sur la presqu"île de Peljesac, nous gravissons la plus grande muraille de Chine d'Europe. Même pas peur de l'empire du milieu. La vue est somptueuse mais bouillante. Ensuite un bus décide de briser la glace arrière et le conducteur nous gronde de rouler si vite (la blague quand on voit la conduite croate). Pas grave mais il est temps d'un plongeon au pied des montagnes vignoblées. On écarquille les mirettes, les oursins sont partout.

Cette si belle montagne nous fait de l’œil, les serpents, la chaleur, la durée nous font nous rabattre vers un monastère aux lézards. Pour faire redescendre la température, les enfants choisissent la belle étoile en hamac.

Autres murailles les pieds dans l'eau à Dubrovnik. Tout est beau, bondé de monde et payant. En grimpant les escaliers à droite, à gauche, on trouve de superbes vues, de jolies façades et plein d'églises. Et aussi, des trous d'eau et des anses bleues turquoises où faire trempette.

Nous changeons de pays en gardant les murailles, l'eau et le soleil, pour une étape aux bouches de Kotor, au Montenegro. C'est un fjord, avec de belles villes sur ses côtes (Kotor en prem's), des sources froides qui l'alimentent et de petites îles. Pour s'y déplacer, pas de cohabitation possible entre le vélo et la conduite sportive monténégrine. Nous optons donc pour le stop et nous tombons heureusement sur les papy style. Notre voisin de camping nous mène en bateau sur une incroyable journée : grotte bleue, baignades à gogo et les vues depuis l'eau sont vraiment chouettes. Là itou, mef aux oursins !

Nous quittons la côte adriatique pour le nord du pays et ses montagnes, au parc du Durmitor. La route pour y aller plante le décor : des sommets à perte de vue, des lacs et de petites maisons pointues. A partir de Zabljak, où nous posons le beluga, nous ressortons les biclous. La bague du Durmitor, route panoramique de 80km, n'est pas accessible au gabarit de notre carrado. Et franchement on s'en balek', en pédalant, c'est génial. Les loulous nous épatent car si le décor est fabuleux, le dénivelé est rugueux.