Grèce : Fly trip en Mer Égée

Tel Icare, nous avons survolé la mer Égée. Nous avons rencontré bons nombres de Dieux grecs ainsi que leurs habitants actuels. Athènes, Rhodes et Santorin nous ont offert un triple voyage en Grèce.
Du 3 au 18 septembre 2018
16 jours
3
sept

Cette année nous avons choisi d'accomplir un de nos plus grands rêves : LA GRECE !

Depuis toujours, nous rêvions de voir et de marcher autour de l'Acropole d'Athènes. Quant à Santorin, comme de nombreuses personnes, elle figurait sur notre liste de prédilection : un rêve que nous osions à peine imaginer !

Nous voici donc embarqués vers ces nouvelles destinations : Athènes - Rhodes - Santorin 👍

Arrivée à l'aéroport d'Athènes 
4
sept

Arrivés la veille au soir, nous avons pris conscience de la chaleur suffocante de la capitale grecque. Nous ne remercierons jamais assez notre loueur d'avoir installé une clim dans l'appartement ! La chaleur de la journée est très vite étouffante, d'autant plus que les nuits ne sont pas fraîches non plus.

Après une nuit "au frais" (merci la clim !) et un bon petit-déjeuner, nous sortons affronter la légendaire chaleur athénienne : direction l'Acropole bien évidemment ! Pour s'y rendre, rien de plus simple, on prend le métro jusqu'à la station Akropoli et une fois arrivée à destination, il ne reste plus qu'à lever la tête pour apercevoir l'Acropole nichée tout en haut de son rocher.

Une file d'attente est déjà bien installée. Il ne nous reste plus qu'à prendre notre mal en patience ; un seul et unique guichet est ouvert, ce qui nous paraît un peu invraisemblable pour un lieu tel que celui-ci. Chaque recoin d'ombre est plus que le bienvenu !

L'entrée à l'Acropole est de 20€

L'entrée à l'Acropole 

Les grilles d'entrée franchies, nous faisons nos premiers pas dans ce parc archéologique. Nous plongeons directement plusieurs siècles en arrière.

Notre premier arrêt se fait au théâtre de Dionysos, considéré comme le berceau du théâtre grec antique et de la tragédie. Il est dédié à Dionysos-Eleuthéros, dieu des arts dramatiques. Honnêtement, nous ne nous attendions pas à un monument en aussi bon état ; nous sommes surpris dans le bon sens 😀

Le théâtre de Dionysos 

Nous poursuivons progressivement notre ascension sous un soleil de plomb (on ose à peine imaginer la chaleur suffocante en plein mois d'août !). Sur le chemin, nous nous arrêtons sur les hauteurs de l'Odéon d'Hérode Atticus. La vue panoramique sur le théâtre, qui sert encore aujourd'hui pour des manifestations culturelles, ainsi que sur la ville est splendide.

Odéon d'Hérode Atticus 

Enfin ! Nous arrivons tout en haut de l'Acropole ! Nous l'avons tant espéré et tant rêvé depuis des années que nous avons du mal à réaliser que nous y sommes. Nous franchissons l'entrée où de nombreuses personnes se sont amassées principalement pour profiter de l'ombre du lieu.

Perchés en haut de l'Acropole 

Quelques pas dans les Propylées qui marquent l'entrée vers l'Acropole et nous franchissons le haut du parc pour enfin apercevoir le Parthénon. Aujourd'hui encore, il est en rénovation mais la joie qui nous submerge d'être en plein cœur d'un livre d'Histoire reste bien présente.

Le Parthénon 

Le véritable coup de cœur sera pour l'Erechthéion, non seulement face à la tribune des Caryatides (les sculptures qui ornent le portique), mais aussi en découvrant le porche du côté nord.

L'Erechthéion 

La vue panoramique sur la ville est elle aussi époustouflante ! Nous profitons de ce moment pour arpenter ces lieux, nous imprégner de l'Histoire avec un grand H et prendre pleinement conscience de la chance que nous avons de visiter ces vestiges.

Vue sur la ville en haut de l'Acropole 
• • •

Après la pause déjeuner, nous ressortons du parc archéologique et pour avoir une vue d'ensemble sur l'Acropole, rien de tel que les hauteurs de l'Aéropage pour admirer ce monument.

L'Aéropage est un rocher qui se situe juste à côté de l'Acropole.

Petite page Histoire :

Il est dédié à Arès (le dieu de la guerre) et il doit son nom au plus ancien Conseil d'Athènes. C'est ici que serait né le principe des droits de la défense et où l'apôtre Paul prêcha, ce qui lui valu de convertir Dionysos.

Vue de l'Aéropage 

Redescendus de notre rocher, nous sautons sur l'occasion pour nous poser un moment à l'ombre. Progressivement, nous arpentons les rues derrière l'Acropole et nous y découvrons notamment un avant-goût des ruelles que nous retrouverons dans les Cyclades.

La suite de notre balade nous emmène près du Musée de l'Acropole. Nous avons hésité entre ce musée et l'autre (finalement nous ferons les deux) mais nous avons préféré de loin celui-ci. Les photos sont interdites ; seules les vestiges que l'on aperçoit à l'extérieur peuvent être photographiées. Sur trois étages, nous passons d'abord par le rez-de-chaussée où des vestiges sont visibles sur le sol ; le premier étage est une exposition des vestiges du Parthénon ; puis le troisième étage est un présentation de la frise du Parthénon et nous pouvons y admirer l'Acropole à travers les baies vitrées.

L'entrée du Musée de l'Acropole coûte 5€

Vestiges à l'entrée du Musée de l'Acropole 

Notre prochain arrêt sera devant le Parlement avec la relève de la garde. Nous sommes arrivés un peu au hasard par ici, à mesure que nous déambulions dans les rues, et par chance, la relève débutait à peine cinq minutes après notre arrivée. C'était l'idéal pour y assister bien qu'il fasse extrêmement chaud !

Le Parlement 

Les gardes s'appellent les evzones ; ils veillent sur le monument du Soldat inconnu.

La relève de la garde 

Nous terminerons notre journée au coucher du soleil dans le quartier Monastiraki, l'ancien bazar turc. C'est un quartier très animé avec de nombreux marchands de fruits et légumes, ainsi que des vendeurs de marchandises très touristiques. En revanche, en s'excentrant de la place, nous circulons plus facilement dans les ruelles.

 Monastiraki

Après un dernier arrêt près de l'Acropole, il est temps pour nous de rentrer reposer nos pieds.

5
sept

Après une nuit réparatrice et étant logés à deux pas du Musée archéologique national, voici notre première destination de la journée.

Le prix d'entrée du Musée archéologique national est de 10€

Les livres d'Histoire ou les guides de voyage présenteront tous ce musée comme il se doit alors nous serons exhaustifs et nous nous contenterons de quelques photos pour présenter ce magnifique musée (même si nous avions préféré celui de l'Acropole).

Le Musée archéologique national 

On y trouve notamment des statuettes de marbre blanc provenant des Cyclades ; elles ne ressemblent à aucune autre.

Le Musée archéologique national  

Parmi les plus belles pièces, nous retrouvons le masque d'Agamemnon (objet funéraire très surprenant !).

Le Musée archéologique national  - Le masque d'Agamemnon 

De nombreux objets y sont exposés tels que des diadèmes, des poignards, des bagues, des objets en ivoire, des figurines en terre cuite, des poteries...

Le Musée archéologique national  

L'une des plus belles statues est sans conteste le Jockey d'Artémision.

Le Musée archéologique national  - Le Jockey d'Artémision 

On y trouve aussi une impressionnante collection de sculptures...

 Le Musée archéologique national

...mais la plus emblématique reste celle du Poséidon d'Artémision qui a été repêchée au large d'Artémision en 1928. Bien qu'elle soit restée de nombreuses années en mer, elle est intacte et a conservé l'intégralité de sa sculpture, ce qui est très rare pour un bronze grec d'aussi grande taille de cet époque !

Le Musée archéologique national - Le Poséidon d'Artémision 

A l'étage, nous y trouvons les fresques polychromes d'Akrotiri (provenant de Santorin et que nous visiterons une fois sur place) qui ont été retrouvées sur les murs de deux habitations ensevelies sous les épaisses couches de cendres suite à l'éruption du volcan de Santorin au 16ème siècle avant notre ère.

Le Musée archéologique national - "La fresque des boxeurs",  "Les antilopes" et "le printemps" retrouvées à Akrotiri (Santorin)

Pour finir, le musée abrite une collection égyptienne très sympathique.

Le Musée archéologique national 

La visite du musée nous aura pris une bonne matinée. En sortant à l'extérieur du bâtiment, la chaleur nous rattrape immédiatement. Très vite, nous recherchons un coin d'ombre pour pouvoir déjeuner tranquillement.

Le prochain arrêt en ce début d'après-midi sera pour la Colline des Muses qui se situe à deux pas de l'Acropole. C'est un grand parc aménagé, très agréable pour s'y promener. On y trouve la chapelle Agios Dimitrios Lombardiaris et un sentier à sa gauche nous emmène vers le haut de la colline.

La colline des Muses -  La chapelle Agios Dimitrios Lombardiaris 

Sur le chemin, nous nous arrêtons devant des habitations troglodytiques et notamment devant celles qui auraient, selon la légende, été la prison de Socrate. Le chemin se poursuit en découvrant des aloé vera assez impressionnants et progressivement nous apercevons l'Acropole.

La colline des Muses 

Le point de vue que nous offre ce lieu est un incontournable à Athènes. C'est d'ailleurs, selon nous, le plus bel endroit pour avoir une vue à la fois sur l'Acropole (et en ayant l'impression d'être un peu seuls au monde), sur la montagne autour d'Athènes, ainsi que sur la mer de l'autre côté. Notre copine la tortue (que nous avons croisée dans le parc) ne nous contredira pas.

La colline des Muses 

Pour finir notre journée, nous décidons d'aller au Mont Lycabette qui semble offrir un point de vue encore tout autre. Non seulement nous avons eu un mal de chien à trouver ce fameux Mont à la sortie du métro, mais en plus, après avoir gravi toute la montée qui demande quand même un minimum d'effort surtout en fin de journée, nous avons été terriblement déçus de la vue une fois en haut. Il faut dire que nous avions adoré la Colline des Muses avec son côté apaisant juste avant. Ici, il faut se faufiler parmi les personnes agglutinées et la vue n'est pour nous pas la plus jolie d'Athènes.

Vue du Mont Lycabette 

Notre escale dans la capitale touche à sa fin ; nous passons devant les universités d'Athènes avant d'aller faire un dernier au revoir à l'Acropole. Demain, direction RHODES !

6
sept

Après avoir pris le métro jusqu'à l'aéroport, nous décollons dans la matinée direction Rhodes, près de la Turquie. Sur le chemin, nous apercevons les îles des Cyclades où nous nous rendrons quelques jours plus tard. Pour le moment, nous volons en direction de Rhodes qui fait partie des îles du Dodécanèse.

Mention spéciale pour la compagnie Aegean Airlines !

En direction de Rhodes 

Pourquoi Rhodes ?

Nous n'avions jamais envisagé d'aller visiter cette île auparavant ; nous avions l'image d'une île où seules les plages peuvent intéresser les touristes et qui dit abondance de touristes pour le farniente, dit immeubles affreux tout le long de la côte. Pourtant après avoir regardé de nombreux blogs de voyages, notre regard sur cette île a changé :

  • Premièrement, je (Madame) suis malade en bateau. Ce qui est un peu dommage quand on rêve de visiter les îles grecques. Mais Rhodes est accessible en avion depuis Athènes, jackpot !
  • Ensuite, nous voulions découvrir une île différente des Cyclades ; voir les influences de ses voisins, comprendre leur façon de conjuguer leur appartenance à la Grèce tout en ayant leur propre fonctionnement, déambuler dans une ville médiévale... Bref, être en Grèce sans avoir l'impression d'y être.
  • Et enfin, avoir l'opportunité de se baigner dans une eau transparente (et là, nous allons vraiment en prendre plein la vue !)

Bref, nous ne sommes pas férus de journées baignades à rallonge mais Rhodes n'a pas que ses plages à proposer ; et ça, nous avons eu la chance de le découvrir.

La journée s'achève après avoir repéré les lieux et avoir fait quelques courses.

7
sept

Première journée à la découverte de la ville médiévale de Rhodes. Côté chaleur, les nuits sont sensiblement aussi chaudes que les journées ; on oscille entre 25 degrés la nuit et 29-30 degrés le jour. C'est incroyable comme les températures bougent peu entre le jour et la nuit.

Nous voici partis en direction de la ville médiévale de Rhodes. Nous franchissons les remparts et découvrons un véritable labyrinthe de ruelles pavées.

Prendre de bonnes chaussures de marche pour arpenter la ville médiévale de Rhodes. Les ruelles sont pavées et nous avons vu quelques personnes trébucher voir tomber. 😉

La ville médiévale de Rhodes 

Très vite, nous découvrons que malgré les ruelles, il y a un nombre incalculable de magasins de souvenirs. Heureusement, lorsque l'on s'écarte des ruelles passantes, on y retrouve le charme des rues typiquement médiévales.

Très vite, nous arrivons dans l'allée la plus fréquentée, la rue Sokratous, où bons nombres de marchands y sont exposés. C'est l'allée la plus touristique, ce qui explique l'affluence. Il ne faut pas oublier de lever les yeux au-delà des magasins pour touristes pour que la ville vous dévoile ses véritables murs.

La ville médiévale de Rhodes  

Pour monter au Palais des Grands Maîtres, il faut emprunter la rue des Chevaliers (Ipoton).

La ville médiévale de Rhodes  

La plus belle façade de cette rue est celle de l'Auberge de France, qui abrite aujourd'hui une antenne du consulat de France. L'entrée est gratuite et nous pouvons apercevoir les jardins du lieu.

L'Auberge de France 

Tout en haut, sur la droite de la rue, se trouve le Palais des Grands Maîtres ; à gauche, sous le portique, nous apercevons l'une des mosquées de la ville. Nous visiterons le Palais en début d'après-midi. Pour l'heure, nous terminons de visiter le quartier et nous cherchons un endroit pour manger, les ventres crient famines !

La ville médiévale de Rhodes 

Pause déjeuner et à force de voir "Gyros" écrit partout, avec des photos de ce fameux plat à chaque coin de rue, l'envie était trop forte ! Le plus difficile n'était pas de trouver un restaurant qui proposait ce plat à la carte, mais plutôt un endroit où nous ne serions pas racolés dès que nous passons et où la rue ne serait pas trop fréquentée pour y manger tranquillement. Notre bonheur s'est porté sur ce restaurant :

LA VARKA

Sofokleous 5, Rhodes (ville) 85100, Grèce

Le restaurant n'est pas très cher, le personnel est très agréable et attentionné, la rue est très calme et les plats sont excellents ! Notre choix s'est porté sur le "Gyros" à l'assiette, plat grec composé de viande (de porc ici), tzatziki, frites, oignons, tomates et pain pita.

"Gyros plate" 

C'est le ventre bien rempli que nous décidons de reprendre notre balade dans les rues. Nous passons devant la mosquée Mustafa où des fidèles sont en train de prier, puis devant la Panagia tou Kastrou qui nous dévoile ses ruines datant du 11ème siècle. Cette cathédrale a été remaniée en 1309 par les Chevaliers avant d'être convertie en mosquée par les Turcs.

 La mosquée Mustafa / La Panagia tou Kastrou

En face, nous passons par l'une des portes de la muraille afin de nous rapprocher près du bleu azur de l'eau. Nous en profitons pour nous promener le long du port avant de nous rendre au Palais des Grands Maîtres.

Nous voici donc arrivés au Palais des Grands Maîtres.

L'entrée au Palais des Grands Maîtres est de 6€

Le Palais des Grands Maîtres 

Nous entrons dans la grande cour du château et nous visitons dans un premier temps l'exposition qui est présentée au fond de la cour (les photos y sont interdites).

Le Palais des Grands Maîtres 

L'entrée au Palais se trouve près du guichet avec son grand escalier. De nombreuses mosaïques ornent les différentes salles du Palais. Les photos parlent d'elles-même...

Le Palais des Grands Maîtres 

Pour terminer notre journée, une balade le long du port est la bienvenue. L'eau est turquoise, le ciel est bleu et le port de Mandraki est vraiment très agréable à arpenter.

Le port de Mandraki 

Impossible de ne pas terminer la journée sur un instant baignade. A nous les remous de l'océan !

8
sept

Après avoir constaté que la conduite assez folle des habitants sur cette île, et d'ailleurs nous pouvons extrapoler pour toute la Grèce, nous avons préféré prendre le bus. Ce qui fait qu'en allant nous renseigner sur les horaires de bus pour aller à Lindos, nous avons constaté qu'il y en avait très régulièrement. Ni une ni deux, nous voilà avec les billets en poche ; aujourd'hui, direction Lindos !

Lindos 

Arrivés sur place, en allant en direction de l'Acropole, nous remarquons qu'en effet, la ville est blanche à l'image de celles que l'on peut retrouver dans les Cyclades. Pour mieux admirer ce village, il nous faut prendre de la hauteur.

 Lindos

La montée jusqu'à l'Acropole de Lindos est assez ardue ; il faut dire qu'il fait très chaud et la montée est en plein soleil. Il faut de bonnes chaussures de marche et si possible antidérapantes puisque le sol est vraiment très glissant.

L'entrée pour accéder à l'Acropole de Lindos est de 12€

La première vue panoramique est époustouflante !

La vue en haut de l'Acropole à Lindos 
En haut de l'Acropole à Lindos 

A gauche de l'entrée, au cœur de la roche, nous pouvons remarquer qu'un navire y a été sculpté.

Navire sculpté à même la roche 

Il faut ensuite gravir quelques marches pour accéder au château des chevaliers avant d'apercevoir encore plus haut le temple d'Athéna Lindia.

L'Acropole de Lindos 

D'ultimes marches (et oui, en plein soleil une nouvelle fois !) seront encore à gravir pour pouvoir arriver tout en haut de l'Acropole. Le sanctuaire d'Athéna Lindia marque la fin de cette interminable montée et nous ne sommes pas mécontents d'être tout en haut ; la vue est magnifique !

L'Acropole de Lindos 
L'Acropole de Lindos 
La vue en haut de l'Acropole 

Après avoir arpenté cet endroit, il temps de redescendre dans la ville pour nous rafraîchir et surtout y retrouver un peu d'ombre. Pour profiter du village et le découvrir réellement, il faut s'éloigner des artères principales. Une fois dans les ruelles, il est très agréable de se promener au calme dans ce dédale de blancs et de pavés tout en côtoyant les nombreux chats qui logent ici.

La ville basse de Lindos 

Une longue promenade nous emmène de ruelles en ruelles... Pour clôturer cette chaude journée, nous marquerons un dernier arrêt pour admirer l'incroyable vue que nous offre ce village sur la baie. Le bleu de l'océan est d'une beauté comme nous n'en n'avions encore jamais vu !

9
sept

Nous ne le savions pas au réveil mais cette journée sera placée sous le signe de la randonnée. Nous resterons sur Rhodes puisque nous n'avons pas eu le temps de faire tout ce que nous voulions faire le premier jour. Maintenant que nous ne sommes plus dans les premières découvertes de la ville, nous avons envie de découvrir le quartier juif et la Tour de l'Horloge dans un premier temps. Nous passons la muraille et direction le quartier juif.

Le quartier juif de Rhodes 

Revenus dans le centre de la vieille-ville, nous en profitons pour arpenter une nouvelle fois les ruelles pavées et puisqu'il y a moins de monde, nous admirons la mosquée de Soliman.

La mosquée de Soliman 

La prochaine destination de la matinée est la Tour de l'Horloge.

La Tour de l'Horloge 

L'accès à la Tour de l'Horloge est de 5€, une boisson incluse.

Cette visite offre une vue panoramique sur la vieille-ville très sympathique. En revanche, pour y accéder, la montée (et surtout la descente) n'est pas des plus simples pour des personnes ayant le vertige. Cela dit, c'est tout à fait possible en prenant son temps et la boisson offerte à la descente est la bienvenue.

La vue panoramique en haut de la Tour de l'Horloge 

En-dehors de la vieille-ville, Rhodes dispose de vestiges et notamment d'un temple, d'un stade et d'un théâtre. Ce sera notre prochain destination de la journée. Nous aimons marcher alors nous nous y rendons assez rapidement à pied. Honnêtement, nous ne pensions pas retrouver des vestiges en aussi bon état. Les restes de la ville antique que nous apercevons en premier lieu sera le stade.

Les vestiges du stade de la ville antique 

Le théâtre est lui aussi en bon état alors qu'il ne reste que quatre piliers au temple d’Apollon, aujourd'hui en travaux.

Vestiges de la ville antique de Rhodes 

Après un long moment, nous quittons cet endroit et nous choisissons de nous rendre à la pointe nord de l'île. C'est une très grande marche qui nous attend mais la vue sur le chemin est juste sublime !

Notre randonnée jusqu'à la pointe nord nous aura pris tout l'après-midi. Nous avons grandement profité de la vue en hauteur sur l'océan. Nous ne nous lassons pas d'admirer ce camaïeu de bleu. Le vent sur les hauteurs de Rhodes est très agréable et arrivés à la pointe nord, l'envie d'une baignade devient de plus en plus forte... Nos pieds commencent tout de même à souffrir, c'est le moment d'aller nous aussi nous prélasser dans cet océan.

10
sept

A savoir :

A Rhodes, il y a deux types de bus. Les bus Ktel (que nous avons notamment pris pour aller à Lindos) et les bus de la ville de Rhodes. Ces deux compagnies s'arrêtent place Rimini, à quelques mètres seulement l'une de l'autre : la première dessert l'est de l'île et la seconde le nord. Bref, jusqu'ici aucun problème. Les bus Ktel affichent leurs destinations principales et les horaires de départ, c'est très simple et nous n'avons eu aucun problème pour aller à Lindos.

En revanche, les bus de la ville de Rhodes, c'est une autre histoire ! Nous souhaitions aller visiter "la vallée des Papillons" qui semblait être une destination très agréable pour une journée. Seulement il n'y a que deux bus par jour et vu l'organisation des bus, nous avons vite oublié l'idée. Autre possibilité, aller du côté de Ialyssos. Les bus sont nombreux, allez hop ! Soyons téméraires !

Aucun bus n'affiche sa destination, quant aux horaires, oubliez, c'est au feeling. Chaque passager se débrouille et demande si le bus va vers sa destination, un vrai capharnaüm ! Notre bus finit par arriver, on nous indique que pour Ialyssos c'est celui-ci alors c'est parti... ou pas ! Au fur et à mesure des arrêts, on remarque qu'il n'y a aucun nom d'affiché sur les arrêts de bus. On demande donc au jeune homme assis à côté de nous si le bus s'arrête à notre arrêt, il nous confirme que oui. Il y a beaucoup de locaux et d'ailleurs c'est curieux puisque je remarque très vite que lorsque le bus croise une chapelle ou une église, tout le monde fait son signe de croix à plusieurs reprises et très rapidement. Pas de doute, le jeune homme assis à côté de nous est un local et saura nous dire quand descendre. Les arrêts se succèdent, sans aucune information apparente, nous faisons confiance à notre voisin de siège mais le doute s'installe... J'aperçois des destinations qui me semblent éloignées de Ialyssos... Descente du bus en vitesse au milieu de nulle part et regard rapide vers notre méchant voisin de siège qui sourit en nous voyant perdu... Très sympa ! 👎

Première étape : où sommes-nous ? A Kremasti, ok, nous sommes beaucoup trop loin ! Pas d'arrêt de bus en face, encore faut-il le trouver... Bon, et si on visitait un peu les lieux ?! L'église pour commencer, qui est juste à côté de nous.

L'église de Kremasti 

Nous sommes dans une cité balnéaire comme on en trouve tout le long de la côte nord. Rien de bien folichon pour nous qui détestons ce type d'endroit. En général, pendant nos vacances, nous avons une journée de flop ; ce sera celle-ci (même si nous avons fait bien pire ! cf:Carnet de Voyage Suisse/Savoie). On relativise assez rapidement, notre carte nous indique que la plage est à deux pas alors direction la côte. Une première rue, une deuxième rue, une troisième ... Les rues serpentent beaucoup ici, on a l'impression de faire un pas en avant et trois en arrière et évidemment en plein soleil. Après une interminable balade dans des rues où il n'y a pas âmes qui vivent, nous revenons finalement ... près de l'endroit d'où nous sommes arrivés !!! Mince, si on avait pris la rue juste à côté, on aurait aperçu l'océan. Bon, maintenant qu'on aperçoit la mer, il n'y a plus qu'à y aller.

Plage de Kremasi 

Point positif, le temps est très clair aujourd'hui et nous apercevons la côte turque très nettement juste en face de nous. Une pause s'impose... On décide ensuite de revenir à Rhodes, mais avant il faut trouver un snack pour manger. On profite de longer la côte, il faut avouer qu'elle est juste magnifique, et puis nous décidons de revenir vers la grande route pour y trouver un arrêt de bus. Là encore, on se perd dans un dédale de ruelles où il n'y a que des logements de vacances inoccupés à cette saison et le soleil tape très fort. Nous avons marché, marché et encore marché jusqu'au moment où nous sommes tombés sur un snack, rien de très gourmet mais quand on a faim, un plat de pâtes fait toujours l'affaire.

Bizarrement, après ce déjeuner très "goûtu", on s'attend à de nouveau se perdre. Et bien non, par miracle nous retombons sur la grande route avec un arrêt de bus juste en face. Après un début de journée pareil, on croirait rêver. La contrepartie sera la longue attente du bus (plus d'une demie-heure), mais on ne peut pas tout avoir.

Enfin, nous sommes de retour à Rhodes ! Rien de tel que le port de Mandraki pour se ressourcer après de telles épreuves.

Le port de Rhodes 

Nous n'aurons absolument rien découvert aujourd'hui, si ce n'est l'horrible bus de la côte nord. Un instant "calins" avec les chats de la ville et direction la plage pour apaiser notre voûte plantaire... 😀

11
sept

Dernière journée à Rhodes et demain nous décollons très tôt, ce qui fait que nous allons devoir nous coucher assez tôt. Pas de test avec les bus, on a donné la veille ! En revanche, nous avons envie de profiter une dernière fois de la ville, de ramener quelques souvenirs gustatifs et de nous baigner une dernière fois ici en fin de journée.

Ce matin, nous visiterons la vieille-ville et ses remparts. L'horaire de visite de la muraille du château étant très restreint (12h-15h), nous n'avions pas encore admiré la ville de ce point de vue. Les billets s'achètent au guichet du château et la visite des remparts s'ouvre sur la gauche du château.

Pour clôturer notre séjour, nous sommes ravis d'arpenter cette muraille. Le point de vue sur la ville offre un regard très différent. Nous avons un nouvel aperçu sur le Palais des Grands Maîtres et son imposant bâtiment.

Les remparts de Rhodes 

D'ici, nous pouvons très vite constater l'influence turque sur Rhodes. Les nombreuses années d'occupations ont littéralement marqué l'île et l’architecture de Rhodes.

Les remparts de Rhodes 

La visite des remparts n'offre pas un tour complet de la ville, ce qui est un peu dommage. Mais la visite reste très agréable et reflète bien la multiculturalité de la ville.

Pour déjeuner, nous retournons dans notre restaurant fétiche (qui nous offre désormais le dessert systématiquement, ce midi ce sera raisin). Pour le reste, un dernier arrêt dans les endroits que nous préférés tels que le port, les ruelles excentrées de la vieille-ville et une dernière caresse aux chats près de la muraille.

12
sept

Lever aux aurores, et même avant puisqu'il est 3h du matin. Notre taxi nous attend à 4h devant notre appartement et nous embarquons vers 6h pour Athènes, escale oblige. Nous avons la chance d'assister à notre premier lever de soleil en avion.

 Lever de soleil

Notre escale n'est pas très longue. Juste le temps d'un café et nous réembarquons. Le vol est très rapide et nous apercevons plusieurs îles des Cyclades à travers le hublot ; nous sommes incapables de les reconnaître.

Les cyclades 

Santorin nous ouvre ses bras dès notre atterrissage à 11h.

Avant d'arriver, nous avions hésité entre le bus ou le taxi pour nous rendre à l'hôtel. Etant donné que notre horaire d'arrivée était dans la matinée, nous avons opté pour le bus (et avec le recul, nous aurions du prendre le taxi !). Nos péripéties de bus à Rhodes n'étaient finalement qu'un avant-goût de ce qui nous attendait à Santorin.

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Le bus à Santorin

(ou comment découvrir la face cachée de Santorin)

L'arrêt de bus à l'aéroport est directement à la sortie ; jusqu'ici, rien de compliqué. On remarque très rapidement que le bus ne passe que toutes les heures et nous avions lu plusieurs blogs disant que les horaires affichées ne correspondaient jamais aux heures de passage. Nous étions donc avertis, nous n'avions plus qu'à attendre. Heureusement pour nous, nous sommes entourés de trois couples de français. Au bout d'une demie-heure d'attente, un premier couple décide finalement de prendre un taxi. Nous, on décide d'attendre encore un peu. Nous écoutons les gens parler et nous comprenons que l'un des deux autres couples de français à côté est déjà venu à Santorin quelques années auparavant. Aujourd'hui ils voyagent avec leur fils. Et comme nous, leur destination est Périssa. Quelle aubaine ! (Si vous nous lisez un jour, sachez qu'on vous remercie énormément !)

Le bus, ou plutôt le car, finit par arriver : destination Fira. Il y a un chauffeur et un employé (et ce pour chaque bus). Une commerçante très sympathique à Rhodes nous avait prévenus du caractère très trempé des grecs, et en effet, elle avait bien raison ! Bref, l'employé du car nous bouscule, il parle grec évidemment et s'énerve sans cesse puisqu'il n'arrive pas à se faire comprendre. Avec le recul, nous rigolons encore du mic-mac pas possible des bagages à mettre en soute, mais sur le moment et avec la fatigue, les nerfs sont un peu à vifs. Tout le monde se bouscule et même notre couple de français a du mal à se faire entendre. Une fois tout le monde installé, le chauffeur démarre et l'employé s'installe près du chauffeur. Pendant un moment, on se demande même si nous allons devoir payer. C'est sans compter sur ce fameux employé qui arrive avec sa monnaie et ses tickets, nous demande de payer (tiens bizarrement il sait demander le montant en anglais) et comme nous sommes sûrement trop lents à son goût, il pioche directement dans notre porte-feuille ce dont il a besoin. Nous n'avons même pas eu le temps de protester, tout s'est passé tellement vite... Le voilà qui nous donne ses deux tickets qui datent d'un autre temps. Point positif : le prix (rester optimiste, toujours 😀), moins de 3€. Ah et j'oubliais le must du must ! : pour annoncer les arrêts, c'est l'employé du car qui crie le nom des arrêts et les personnes souhaitant descendre doivent se manifester, sinon le chauffeur continue son chemin. Côté vitesse, le car roule entre 30 et attention, grosse pointe à 50km/h, autant dire qu'il ne faut vraiment pas être pressé.

Arrêt à Fira puisque tous les bus s'arrêtent sur une place. Ne vous attendez pas à une grande place... On y met tout au plus 6 - 7 cars, et encore. On récupère la valise et on demande à notre cher couple s'ils savent comment se rendre ensuite à Périssa. Très gentiment, ils nous montrent le prochain bus à prendre. Nous nous dirigeons donc tous les quatre directement vers celui-ci. On demande au chauffeur si c'est la bonne destination, pas de réponse. On demande alors à l'employé qui aura l’amabilité de nous confirmer que ce bus va bien vers Périssa (et il parle anglais, enfin !!). On pose notre valise et c'est ici que notre chemin se sépare avec notre charmant couple. Leur fils a besoin d'aller aux toilettes, ils demandent alors au chauffeur s'il peut attendre 5 minutes avant de partir ; il leur accorde 2 minutes. Leur valise est en soute et par mesure de sécurité, ils attendent à l'extérieur du car ; et heureusement ! Quelques secondes plus tard, juste le temps pour eux de récupérer leurs valises, on ferme les soutes et les portes et on démarre. Bien que leur fils soit de retour, le chauffeur ne daigne pas leur réouvrir et nous partons. "La cordialité des grecs envers les touristes est un de leurs points forts" avais-je lu avant de partir... Je dirais plutôt que c'est tout l'un ou tout l'autre. Même façon de fonctionner pour payer (mais cette fois, l'employé parle anglais et nous renseigne un minimum), on crie toujours les arrêts en guise de signalement (et on ne comprend absolument rien, de toute façon nous descendons au terminus). La cadence du bus est un peu plus rapide que le précédent, heureusement ! Enfin, Périssa !

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  • L'interminable arrivée à l'hôtel

Après toutes ces interminables péripéties, il ne reste plus qu'à trouver notre hôtel (réservé sur Booking). Pour que ce soit plus rapide et surtout pour ne pas tourner en rond avec notre grosse valise, on sort google map (google est ton ami !) et hop, on rentre l'adresse. Bizarre, il a des difficultés à trouver le nom de l'hôtel mais c'est bon, il en trouve un qui porte quasiment le même nom. Cool, il n'est pas très loin, ni une ni deux, on est parti. Sauf qu'arrivés devant la façade, on remarque tout de suite que ce n'est pas du tout le bon hôtel ! Allez hop, marche arrière !

Un tour de village plus tard, on s'arrête dans la première supérette que l'on croise pour demander de l'aide. Comme beaucoup d'habitants, la dame ne parle pas un mot d'anglais, c'est son fils qui nous aidera tant bien que mal. Le nom de l'hôtel ne leur dit absolument rien alors par gentillesse, elle appelle la gérante. Grâce à ça, on nous indique clairement le chemin... On est à 2 minutes à pied de l'hôtel, chouette !

  • La réception de l'hôtel : Késako ?

Nous apercevons (enfin !) notre hôtel ! Le soulagement ! On entre dans la cour, s'attendant à être reçus par quelqu'un étant donné que les gérants viennent d'être prévenus de notre arrivée imminente. Personne ? On va attendre un peu, ils étaient peut-être occupés. On entend des voix derrière une porte, on aperçoit des personnes mais nous, on attend toujours et là, on commence vraiment à être épuisés. On rappelle, on prévient qu'on est arrivé, comme d'habitude on nous répond en grec et vlam ! On nous raccroche au nez ! C'est une blague ?! On est patient mais l'impolitesse nous fait monter la moutarde au nez... D'un seul coup, un jeune adolescent sort torse-nu, il nous présente plusieurs noms dont le nôtre sur un petit bout de pied, il raye notre nom et nous emmène dans notre chambre et vlam ! Il claque la porte d'une telle force qu'on a sursauté aussi sec. Il ne faut pas être cardiaque ici. Ce n'est pas très propre et ça ne sent pas très bon mais nous y sommes... Enfin !

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Un déjeuner et une sieste s'imposent... En fin de journée, ravitaillés et un peu reposés, on prend conscience de la magnifique vue et de la plage à proximité de notre hôtel.

La plage de Périssa est une plage de sable noir. En fin de journée, le sable est encore chaud sous nos pieds. En revanche, en plein été, le sable est brûlant. Les vagues sont assez violentes certains jours et l'eau est très vite profonde.

Périssa 

A retenir

Si comme nous, vos moyens sont limités mais que vous rêvez de voir Santorin, passez outre la propreté de l'hôtel. Vous y gagnerez beaucoup d'argent et la saleté n'a jamais tué personne 😛. Point positif : contrairement aux personnes plus aisées, vous serez ravis de retrouver votre "home sweet home" ! 😀

13
sept

Aujourd'hui, pas de transport en commun ! D'ailleurs, pas de transport tout court. De Périssa, nous avons une grande randonnée avec un sentier qui nous emmène jusqu'à l'ancienne Thira. Soit vous choisissez de monter à dos d'ânes, soit l'ascension se fait par vos propres moyens.

Randonnée - Départ de Périssa 

Au fur et à mesure que nous montons, nous nous retournons régulièrement puisque derrière nous, le sentier offre une vue magnifique sur Périssa et sur l'océan ! En revanche le soleil tape très fort, ce qui rend l’ascension un peu plus difficile. Mais juste en face, nous pouvons admirer le paysage montagneux...

Sentier de Périssa à l'ancienne Thira 

Après plus d'une heure de marche, nous arrivons près de l'entrée de l'ancienne Thira.

L'entrée à l'ancienne Thira est de 4€ (en cash uniquement)

  • Un peu d'Histoire

Ce lieu est chargé d'Histoire bien qu'aujourd'hui il n'en reste que des ruines. Les premiers hommes ayant fondé cette ville étaient les Doriens (9ème siècle avant notre ère). La ville a atteint son apogée sous les Ptolémées (entre l'an 300 et 30 avant notre ère), dynastie de Pharaons. Son pouvoir a décliné sous les Romains avant d'être totalement abandonnée au 13ème siècle.

Nous entrons dans un premier temps dans le quartier byzantin puis nous nous dirigeons vers le sanctuaire d'Artemidoros.

L'ancienne Thira 

Au fur et à mesure de la visite, nous croisons le temple de Dionysos, le théâtre, le sanctuaire des Dieux égyptiens, les thermes, ou encore le temple d'Apollon... Plusieurs siècles d'Histoire s'entrecroisent sur ce même lieu. Quant à la vue, elle est juste magnifique !

L'ancienne Thira 

Après cette visite historique, c'est l'heure de la pause sandwich et honnêtement, on a connu pire comme vue.

Le déjeuner avalé, et après quelques instants de repos à l'ombre d'un bosquet, nous décidons de monter encore plus haut. Soyons francs, la montée est à portée de tous mais il faut être un peu téméraire tout de même. Entre l'ancienne Thira et le Mont Profitis Ilias, le sentier peut parfois être un peu étroit et ardu. Nous avons pris notre temps et non seulement nous nous sommes quasiment retrouvés seuls au monde pendant quelques heures (Chouette !!), mais en plus le vent frais qui souffle là-haut est des plus rafraîchissant !

La montée au Mont Profitis Ilias 

Arrivés au sommet, nous découvrons l'église de la Panagia Episkopi.

L'église de la Panagia Episkopi 

Ce lieu est très paisible et nous pouvons jeter un œil sur la vue du côté de Kamari. Nous revenons ensuite sur nos pas, il est temps de redescendre à Périssa.

Sur le chemin, nous faisons un arrêt devant la petite église que nous apercevons depuis la chambre de notre hôtel. Les marches sont assez raides pour y monter mais la vue sur la baie en vaut bien la peine.

Retour à Périssa en fin d'après-midi. Notre première journée à Santorin nous a donné un premier aperçu plus que positif sur le potentiel de cette île.

14
sept

Ce matin, la question du transport à choisir pour aller visiter la ville de Fira pose question. Notre arrivée l'avant-veille nous a beaucoup refroidi sur la location d'un véhicule et très clairement, on n'a pas envie d'y laisser des plumes et de rentrer fauchés comme les blés pour pas grand-chose. Bon ? On retente le bus ? Allez ! Soyons téméraires et positifs !

Direction la place de Périssa. Nous ne sommes pas les seuls à prendre le bus et puis le terminus sera forcément Fira donc pas de stress. Ne pas se fier aux horaires, le bus passera quand il passera... Et finalement, un quart d'heure plus tard, le voilà. Nous montons dans le car, les arrêts se succèdent avec l'employé qui crie leurs noms (cette fois on en rigole !) et une petite demie-heure plus tard, nous voici à Fira. On a bien fait de prendre le bus finalement.

Fira 

Dans les rues commerçantes, il y a foule ! Nous choisissons donc de descendre jusqu'au port de Mesa Gialos. C'est un dédale de marches, où il y fait très chaud, de presque 600 marches. Il faut être patient et aller à son rythme mais honnêtement, la vue est tellement sublime à chaque virage qu'il serait dommage de rater la vue sur la caldeira !

Le port de Mesa Gialos 

Une fois la descente effectuée et la balade le long du port terminée, il faut remonter. Il y a la possibilité de remonter sur des ânes (ce que nous n'avons pas fait...) ou bien de prendre le téléphérique moyennant payant. Pour nous, ce seront nos pieds et nos jambes qui feront l'affaire, avec plusieurs arrêts pour reprendre notre souffle et profiter de cette vue absolument époustouflante !

Fira, ce sont ces maisons blanches adossées à la falaise et son regard rivé sur la caldeira. Nous prenons conscience de l'incroyable chance qui s'offre à nous de pouvoir admirer cette île et de concrétiser l'un de nos plus grands rêves !

Alors oui, il y a bons nombres de cafés, de restaurants, de boutiques de souvenirs et parfois des flots de touristes fraîchement débarqués de leurs bateaux de croisière. Mais cet aspect de Fira n'est qu'un quartier (assez étendu certes) de la ville. Fira, c'est aussi un dédale de ruelles et une incontournable rue à arpenter qui longe la falaise.

Nous déjeunerons le long de la caldeira, près de la cathédrale orthodoxe. C'est l'une des rares églises ouverte au public.

 La cathédrale orthodoxe

Plus loin, colorée de bleu et de jaune, nous apercevons la cathédrale catholique de Fira. Contrairement à la précédente, nous ne pouvons pas la visiter, elle est fermée au public au moment où nous passons.

La cathédrale catholique et la vue aux alentours 

Nous suivons la rue qui longe la caldeira ; notre regard reste fixé sur ce magnifique point de vue !

De Fira, nous arrivons dans le village de Firostefani puis celui d'Imerovigli. La foule est beaucoup moins dense et les points de vue sont encore plus merveilleux qu'à Fira.

Coup de cœur pour le sentier qui longe Firostefani et Imerovigli !

Le long de la caldeira  

Notre dernier arrêt se fait avec une dernière descente au plus près de la caldeira. A cet instant, nous aimerions tellement arrêter le temps ne serait-ce que quelques minutes...

De retour à Périssa en bus, toujours aussi folklore !, comblés et ravis de cette deuxième journée passée au cœur de la caldeira.

15
sept

Direction la pointe sud de l'île ! Nous avons découvert l'ancienne Thira l'avant-veille alors pour compléter notre curiosité historique de l'île, nous ne pouvions manquer la visite d'Akrotiri. Cette fois encore, nous choisissons le bus (bien plus rentable !) bien qu'il y ait un changement. On commence à bien comprendre le fonctionnement alors c'est parti...

Finalement, les bus se sont relativement bien enchaînés et nous arrivons juste à côté de l'entrée du site archéologique d'Akrotiri en milieu de matinée.

  • Un peu d'Histoire

Pour faire court, le site a été découvert par les archéologues dans les années 60, et grâce à l'érosion du sol, alors que la ville antique était recouverte d'une épaisse couche de cendres volcaniques. La cité est vieille de plus de 3500 ans. Elle a été détruite et a disparu sous les cendres au 16ème siècle avant notre ère lors de la terrible éruption de Santorin qui a par la même occasion donné naissance à la caldeira que nous connaissons aujourd'hui. L'explosion du volcan a formé un formidable raz de marée qui a submergé une grande partie des Cyclades, donnant ainsi naissance au mythe de l'Atlantide. Akrotiri est avec Pompei en Italie l'un des plus grands sites antiques témoignant d'une catastrophe naturelle en Europe et dans le monde. Ici, contrairement à l'ancienne Thira, on y trouve simplement des maisons et des vestiges relatant le quotidien des habitants. Pas de lieux de cultes, de théâtre, de temples ou autres monuments qui régissaient la vie à l'époque ; seulement des maisons sur deux ou trois étages faites de pierre de taille, de bois ou de torchis. On remarque aussi au court de la visite qu'un système de canalisations des eaux usées, en terre cuite, étaient construits le long des rues (très ingénieux déjà à l'époque !).

Vestiges de la cité d'Akrotiri 

Après le déjeuner, notre prochaine découverte est à proximité du site archéologique : Red Beach ! Plage incontournable mais très fréquentée, sa falaise et son eau bleu turquoise ne nous laisse pas indifférent.

Red Beach 

Après un temps d'arrêt pour contempler cette magnifique falaise rougeoyante, nous longeons la plage avant de remonter sur les hauteurs du village d'Akrotiri.

Le sentier entre Red Beach et le village d'Akrotiri 

Le village d'Akrotiri abrite une ancienne forteresse vénitienne. Le gros point noir de cet endroit est sans conteste le béton ! Quel dommage de rénover un bâtiment de la sorte ! Pour autant, la vue panoramique que nous offre ce lieu est sublime !

Vue panoramique en haut de l'ancienne forteresse vénitienne d'Akrotiri 

Nous redescendons pour nous rapprocher de la côte sud afin d'avoir une vue différente sur la caldeira que nous avons tant admiré la veille. Plusieurs points de vue nous permettent de nous rapprocher de la falaise mais globalement, sur la fin, nous devons principalement longer la route ; un peu dommage qu'il n'y ait pas de sentier côtier. La vigne est très présente sur l'île mais contrairement à la vigne française, elle est formée de petits massifs couchés. Disposée de cette manière, elle est protégée des maladies et du vent mais avec un rendement moindre.

La côte sud de l'île de Santorin 

Retour à Périssa en bus après presque trois quart d'heure d'attente. On ne peut pas être chanceux à tous les coups 😉

16
sept

Qualifié de plus beau village de Santorin, découvrir Oía a été l'une de nos plus belles journées sur l'île de Santorin.

Une fois encore, c'est en bus que nous nous y rendons. On s'habitue aux cris de l'employé du car à l'annonce de chaque arrêt finalement ; un arrêt à Fira et nous trouvons le prochain bus à destination d'Oía. Toutes les places assises sont déjà prises, c'est donc debout entre les sièges que nous ferons le trajet. Oubliez les normes européennes, ici on s'adapte à la norme local (si on considère qu'il y en a une). Pour autant, le trajet entre Fira et Oía est très agréable ; nous longeons toute la côte nord et nous apercevons progressivement le village se dessiner. Oía nous accueille en milieu de matinée.

Le village d'Oía 

Ce village est bien plus chic que Fira. Les boutiques touristiques en témoignent et les touristes logeant dans cette partie de l'île sont bien plus aisés.

Toutes les photos que nous admirons et qui nous font saliver sur les nombreux sites et guides de voyage proviennent de ce village. Le gros point négatif : les légendaires marches blanches et grises que nous rêvons tous de voir et de prendre en photos appartiennent à des hôtels très chics. Pour la plupart, nous ne pourrons que les apercevoir et nous ne pourrons pas y entrer. On s'aventure parfois sur des marches, pensant être autorisés à y aller, avant d'être arrêtés par un employé qui nous explique que nous sommes sur une propriété privée. C'est un peu rageant d'être limité juste pour une question d'argent... Hormis cet aspect, tout le reste du village a un charme fou et nous n'avons pas de mot pour qualifier cette impressionnante vue sur la caldeira !

Oía  

Direction le port et ses quelques 200 marches (après les marches du port de Fira, rien ne nous fait peur). C'est d'ailleurs ici que nous déjeunerons, avec une vue pareille il est difficile de ne pas succomber aux charmes du lieu.

Le port d'Oía  

Nous avions adoré la descente au port de Fira mais nous avons eu davantage de coup de cœur pour le port d'Oía. La mer est cristalline, la foule est beaucoup moins présente et nous y retrouvons un côté davantage typique que nous recherchions avant tout. La journée se poursuivra avec la visite de ce magnifique village, les photos témoignent d'elles-même.

Après cette magnifique journée teintée de bleu et de blanc, retour en bus. Le chemin entre Oía et Fira pour le retour est différent. Le car serpente le long de la falaise et la vue vertigineuse clôture agréablement cette journée avant de rentrer à Périssa.

17
sept

Dernière journée avant le départ. Le temps a défilé sous nos yeux et nous avons l'impression d'être arrivés la veille. Nous retournons du côté de Fira pour y faire quelques achats et surtout pour admirer une dernière fois la caldeira. Nous longeons la côte un peu plus loin que la première fois ; nous irons au-delà des villages de Firostefani et d'Imerovegli. Derniers clichés souvenirs...

De retour à Périssa, nous passerons nos derniers instants le long de la plage à admirer le soleil couchant sur le rocher.

18
sept

Notre vol décolle à 11h. Pour éviter le stress du bus, nous avons réservé un taxi pour 8h via une plateforme en ligne. L'horaire nous paraît raisonnable, la réservation est confirmée, nous sommes prêts à partir. Peu avant 8h, nous nous tenons prêts devant notre hôtel dans l'attente du taxi. 8h, personne. Pas de panique, on n'oublie pas qu'ici ils ne sont pas très ponctuels. 8h05, 8h10, 8h15... Bon, on appelle le numéro qui figure sur la réservation. A l'autre bout du fil, une personne peu charmante nous envoie sur les roses et nous dit que notre taxi est en route et qu'il faut l'attendre. Bon, d'accord mais s'il ne vient jamais, on fait comment ?! Bam, elle raccroche ! On attend encore un peu et si à 8h30 il n'est toujours pas là, on prend le bus jusqu'à Fira et on trouve un autre taxi sur place. Ouf, 8h25 le voilà ! C'est un minibus pour nous deux ! Le chauffeur est très gentil, pas du tout ponctuel mais très gentil, c'est déjà ça ! Cette fois c'est bon, nous repartons. Santorin nous aura offert des sensations fortes avec ses transports jusqu'au bout !

L'aéroport est un peu engorgé. Il faut déposer ses bagages à un endroit, ressortir et entrer à nouveau sur le côté pour passer les portiques de sécurité. Quant au hall d'attente, il est bien trop petit pour pouvoir y circuler librement. Mais qu'importe, notre vol est à l'heure. Un dernier regard sur Santorin avant notre escale à Athènes.

Santorin vu du ciel 

L'arrivée à Athènes est quelque peu mouvementée. Les rafales de vent entraînent de grosses turbulences dans l'avion et honnêtement, la plupart des passagers ont levé la tête et ne faisaient pas les malins. Nous sommes bien contents d'atterrir sur la terre ferme. Quelques heures plus tard, nous assisterons au coucher du soleil en plein vol avant de rentrer dans notre "home sweet home".

Coucher de soleil en plein vol 

Athènes

  • Nos coups de cœur :

- L'Acropole

- Le Musée de l'Acropole

- La Colline des Muses

  • Points négatifs

- L'horrible architecture des bâtiments modernes de la ville

- La chaleur étouffante (une clim dans le logement est primordiale !)


Rhodes

  • Nos coups de cœur :

- L'eau turquoise (un régal pour les yeux) et la chaleur de l'eau pour s'y baigner

- La gentillesse des locaux

- La vieille-ville de Rhodes

- Le Palais des Grands Maîtres et la visite de la muraille de Rhodes

- Les vestiges de Rhodes (son stade, son théâtre et son Acropole)

- Lindos

- Le "gyros" (plat local)

  • Points négatifs

- La pollution ! : une fois que vous vous excentrez de la vieille-ville, Rhodes montre un tout autre visage de son île. Pas de tri sélectif, des déchets qui s'accumulent partout dans la ville, des bâtiments peu entretenus...

- L'abondance de chats errants : bien que nous aimons beaucoup nos amis à quatre pattes, en-dehors de la vieille-ville les chats sont livrés à eux. Ils sont maigres et bien souvent malades...

- Les bus du Nord de l'île : pas d'horaires bien définis, pas de noms sur les arrêts...


Santorin

  • Nos coups de cœur :

- La caldeira !

- L'ancienne Thira et les vestiges d'Akropoli (pour les amoureux d'Histoire)

- Les multiples possibilités de randonnées un peu partout sur l'île

- Le village et le port d'Oia

- Le sentier le long de la caldeira, et plus principalement vers les villages de Firostefani et Imerovigli

  • Points négatifs

- Les bus, évidemment !

- Le manque de courtoisie des habitants

- L'abondance de touristes à certains endroits

- Le grand manque de ponctualité