Carnet de voyage

LES BARJOH

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Par BARJOH
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Février 2023
20 semaines
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Publié le 11 février 2023

Après tant de temps à attendre ce départ, nous y voilà !

Départ de Romorantin, dernières vérifications, pesée des sacs, 11,4 kg pour Manue, 10kg pour Aurore, dernière question existentielle pour Manue : quelles chaussures amener ?

Verdict sur les photos suivantes !



Départ de Romo

Direction Paris pour prendre notre avion pour Lisbonne ! On est très en avance, on en profite pour boire un dernier verre en France avec Eric. Manue a opté pour les chaussures blanches après avoir demandé plusieurs avis. Voyage sans problèmes, arrivée à 22h00 bien fatiguées. Reste à trouver notre hôtel, facile ! Une chouette chambre nous attend, nous allons être en forme pour les 10h de vol qui nous attendent.

Aurore jette sa cigarette électronique et devient donc non fumeuse à partir de 11h vendredi !



Après 10h de vol interminable, et un certain nombre de films, ( 3 blockbusters américains pour Emmanuelle !) nous arrivons à Rio, sous la pluie, et un bon rhume pour Aurore qui n'a pas résisté contre la clim.

Et là, on s'amuse..

Attente pour faire tamponner nos passeports, attente pour les bagages, qui heureusement étaient là, attente pour la douane, et quand enfin on arrive à sortir, on se fait persécuter par les taxis.

Le plan était simple, retirer de l'argent et commander un Uber pour arriver jusqu'à l'auberge.

Résultat, nous n'avons pas pu retirer d'argent puisque les distributeurs nous facturaient des frais alors que nous sommes censées avoir des cartes sans, pour payer et en retrait..

L'application Uber n'a jamais voulu fonctionner et nous voilà à nous rendre au comptoir du taxi officiel avec nos énormes sacs et nos têtes de pigeons. On paye, bien trop, et on se fait promener de chauffeur en chauffeur, pas ultra rassurées, mais qui nous amène jusqu'à l'auberge, sans frais supplémentaires. Il fait nuit, on ne voit pas grand chose de la ville, on aperçoit le Christ, illuminé, surplombant la ville.

Et là, arrivées à l'auberge, on découvre notre chambre, de 12 lits dans 30 m2, sommaires, on va donc pouvoir expérimenter la surpopulation carcérale ! Heureusement nos collocs sont sympas, et changent les lits pour qu'on puisse dormir en bas et non pas avec la clim littéralement dans nos oreilles. Il fait chaud, il fait moite, et des orages sont prévus tous les soirs.


Bref, à voir ce que donne sur le long terme, mais je pense qu'on va essayer de prendre des chambres doubles à partir de maintenant, il va falloir se faire à l'idée, on n' a plus 20 ans.

Photos de Rio dans le prochain article 😉

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Publié le 17 février 2023

Après une première nuit compliquée pour Aurore et convenable pour Manue, malgré la température et le bruit, nous voilà lancées à la découverte de Rio.

On se balade dans le quartier où on loge, à savoir Copacabana. On longe la plage, on essaye de retirer de l'argent liquide sans succès, puis on décide de monter sur la Pedra do arpoador afin d'avoir une vue sur la baie d'Ipanema. On se baigne, l'eau n'est pas bien chaude, la même température qu'à Oléron selon Manue. Par contre, on est sollicité en permanence par des vendeurs en tout genre (maillots de bain, glacez, brochettes de crevettes, de viandes, bières...) appréciés des Brésiliens. Toute la baie est bordée d'une 2x3 voies, très exploitée, ce qui participe au bruit permanent de Rio !

On s'arrête boire un verre bien mérité chez Maxim's, où nous rencontrons un couple d'anglais septuagénaire sympathique, ce qui nous oblige à revoir nos bases, pendant 1h, puis nous rentrons sous une pluie battante, digne des plus grands spa.

Le climat est difficile à supporter, la chaleur etl'humidité sont permanentes et les Havainas sont indispensables ! Le bruit est continu et très fort (circulation, pluie, climatiseurs, musique perpétuelle et voix forte des gens).

On est bien dépaysé par les looks des Brésiliens, qui sont en maillot de bain ou assimilé, en toutes circonstances: métro, rue, resto.. culte du corps, du string, et de la chirurgie esthétique !

Les Brésiliens étant peu anglophones, nous communiquons principalement avec les mains, et on arrive globalement à se faire comprendre !

La flore est impressionnante, avec des plantes greffées sur le tronc des arbres et des fleurs magnifiques, et très présente dans la ville.

En ce qui concerne la sécurité, on a fait très attention le premier jour, d'autant plus que les immeubles sont tous engrillagés, et on s'est rendu compte que le quartier était plutôt safe, même si évidemment, nous rentrons à la tombée de la nuit.

Front de mer Copacabana
Front de mer Copacabana
Plage de Copacabana
Plage de Copacabana
Vie à la plage
Vie à la plage
Vue sur Ipanema
Vue sur Ipanema
Vue de la pedra do arpoador
Vue de la pedra do arpoador
Chambre de 12...
Chambre de 12...

Après une deuxième nuit plus reposante, nous avons réussi à nous upgrader en chambre individuelle pour une somme dérisoire ! Nous sommes ravies !

Nous partons donc pour le jardin botanique, sans application Uber, donc en métro et à pieds puisque nous ne maîtrisons pas encore le réseau de bus. Nous voilà parties pour 45 min de marche, puisque les indications n'étaient pas tout à fait optimales ! On longe un lac, c'est très agréable, et nous croisons un capybara, qui nous a bien fait flipper (comme à Beauval, mais sans la cage) !

On arrive le long du jardin botanique, et nous nous retrouvons dans un bloco, c'est à dire une sorte de parade pré carnaval, avec un camion char, des gens qui suivent en marchant en rythme avec des tenues très extravagantes et improbables (paillettes et maquillage), et tout un service de nettoyage très bruyant. C'est sympa pour le côté immersion dans la vie locale, mais nous n'avançons pas, et l'entrée du parc reste introuvable.

Après 30 min dans ce bloco, nous arrivons enfin au jardin botanique, où l'on ne peut pas entrer, puisque la carte n'est pas acceptée et que nous n'avons toujours pas de liquide ! On arrange ça en 20 min grâce à un distributeur (retour dans le bloco, au secours !) et nous voilà enfin au coeur du jardin botanique ! Comme à Chaumont, dirait Manue pour les nymphéas géants.

La taille des arbres est impressionnante, nous avons pu observer un ouistiti, des arbres à pain, des palmiers immenses.. seule la roseraie semble bien ridicule.

Après en avoir bien profité, nous nous dirigeons vers Ipanema, en traversant des quartiers moins animés, afin de profiter de la plage, même sans maillot de bain. On voit bien les favelas le long de la colline au bord d'ipanema.

On rentre à l'auberge après avoir rencontré un deuxième bloco, puis nous mangeons un sandwich typique brésilien à base de saucisses et d'ananas: improbable mais bon !

Première nuit en chambre double, nous allons bien dormir.



Capybara
Oustiti
Favela et plage d'ipanema
Bloco
Bloco
Nymphéa de Chaumont ou presque
Sandwich

Lundi, après une nuit de sommeil à deux mais bruyante, poussant Manue à acheter des bouchons d'oreilles, nous partons récupérer l'argent liquide à western Union pour Aurore, qui a des ampoules aux deux pieds, et à qui le climat ne réussit pas vraiment.

Cela nous prend une bonne heure et demie: un monde dingue, ce qui nous oblige à revoir notre programme de la journée..

On trouve un resto très sympa accueillant des habitués du quartier manifestement. On choisit dans un buffet, constitué de soupes, légumes, poisson, viande... ce que l'on veut manger, et l'on paye au kilo ! On a bien aimé les bananes cuites, et la diversité des plats proposés (dont une salade pomme céleri..).

Une fois restaurées, nous allons dans le centre en métro, afin d'essayer de trouver le tramway typique qui nous amène au quartier de Santa Teresa. Quartier décrit comme artistique et bohème.

On tourne donc pendant 30 min au milieu des buildings du quartier des affaires de Rio avant de trouver le tramway, qui nous semble être un attrape touriste. On voit au passage une énorme pyramide, qui se trouve être une cathédrale méthodiste.

On monte, et on se rend compte que des locaux l'utilisent toujours comme moyen de transport.

On observe donc un quartier dont les jolies villas, ne sont pour certaines, plus habitées, un certain nombre de petites boutiques artisanales, une vie de quartier, mais peu de touristes. On remarque une favela juste au dessus de Santa Teresa.

On décide de rentrer à pied pour découvrir le quartier, mais on remarque que l'ambiance change rapidement d'une rue à l'autre, on fait donc peu de photos et on constate que ce n'est pas la meilleure ville pour partir à l'aventure.

On arrive quand même sans problème au métro et nous rentrons à l'auberge. Une énorme pluie nous tombe dessus et nous trempe jusqu'aux os ! Rarement vu un déluge pareil ! La bétonisation empêche l'écoulement de l'eau... Au secours Adèle pour la gestion de l'eau !



Cathédrale méthodiste
Favela
Tramway

Mardi matin nous allons au Corcovado, pour admirer la vue et rencontrer le Christ de plus près.

Nous marchons 40 min entre le métro et le funéculaire, à travers un quartier résidentiel agréable, où se trouvent le lycée français et nombre de crèches, d'écoles et d'églises.

Comme nous avons pris les billets la veille, riche idée, nous avons pu couper la file d'attente et monter rapidement dans le funiculaire.

Arrivées en haut, on constate qu'il y a déjà beaucoup de touristes, bien qu'il ne soit que 9h du matin. On peut même se demander si l'intérêt principal du site est la vue sur la baie de Rio ou bien sur les instagrammeurs prenant des positions très inventives, notamment couchés sur le parvis, pour obtenir LA photo ! Clairement nous avons encore des cours à prendre sur le sujet !

Malheureusement pour nous, le temps n'est pas au rendez vous, et nous ne pouvons observer correctement la baie de Rio.. On décide d'attendre un peu, le brume se lève, mais ce n'est toujours pas idéal. C'est dommage, car nous avons une vue à 360° sur Rio, ce qui permet aussi de mieux comprendre la géographie et les aménagements de la ville.

Nous mangeons dans un minuscule restaurant dans un mall, avec 4 tables uniquement. Nous goûtons à des empenadas, une quiche et des gâteaux.

Par la suite nous allons au musée des arts modernes, avec une architecture qui emballe de suite Manue (architecture brutaliste). Il est malheureusement fermé, et ouvre dans deux jours. Sur le parvis, des jeunes dansent.

Nous nous baladons le long de la Marina, pas grand intérêt et nous rentrons a Copacabana, afin de nous baigner. Les vagues très fortes, entraînant dangereusement et douloureusement au fond, empêchent malheureusement de profiter pleinement de la baignade.

Les émotions fortes sont compensées par un verre de vin argentin, servi en quantité impressionnante.

Rencontre avec deux françaises et deux argentins à l'auberge, qui nous donnent plein de conseils pour la suite de notre séjour. Aurore a réussi a chopper une tique..



Arbre parasité
A travers la forêt
Vue presque dégagée
Apprenties instagrammeuses
Un peu mieux.. mais c'est pas encore ça

Le mercredi 15, nous nous décidons à acheter des cartes sim locales afin de pouvoir commander des Uber. Nous voilà donc à la recherche d'un Claro pour le faire, et nous n'étions pas les seules à avoir eu cette idée.. Nous avons donc attendu plus d'une heure pour enfin obtenir nos cartes et être moins limitées dans notre accès à internet en ville.

On décide de visiter le quartier du centre, après un petit tour dans le métro, qui possède un wagons pour femmes (moyennement respecté..).

Le centre est rempli de vendeurs ambulants, entre les buildings et les taxis, c'est un bazar permanent.

On arrive aux escalier Selaron, qui ont été recouverts de carreaux de ciments par Selaron, dont certains apportés du monde entier par des touristes suite au succès de cette oeuvre. Clairement, il y a énormément de touristes mais ça permet de ramener de la mixité dans ce quartier très populaire. On voit que le quartier a connu des moments plus fastes, mais que les immeubles tombent en décrépitude.

On a été voir le cabinet de littérature portugaise, qui est magnifique !!

On se perd dans le marché d'Uruguaiana, et allons manger dans une institution carioca, joli bâtiment art déco et de belles pâtisseries.

Nous partons ensuite à l'assaut des musées, et comme l'avant veille, le musée des beaux arts est fermé ! Manue est dégoûtée mais se dit que les musées ne sont peut être pas indispensables à ce voyage, car les tableaux classiques européens ne sont pas le but du voyage.

On visite une petite église, très Rococo, puis nous décidons de rentrer afin de nous baigner pour essayer de supporter la chaleur. N'apprenant pas d'une fois sur l'autre, nous n'avons toujours pas notre maillot sur nous, et devons repasser à l'auberge où l'on nous intercepte pour que nous changions de chambre, pour perdre en M2, mais nous restons toutes les deux, et gagnons deux petits déjeuners en échange.



Escalier Selaron
Escalier Selaron
Les escalier toujours
Le quartier pas très en forme
L'église
La bibliothèque de l'extérieur
La bibliothèque de rêve
Le resto
Les buildings
Le théâtre national

Jeudi 16 nous allons au pain de sucre en testant Uber pour la première fois ! C'était nickel, ponctuel, peu cher et rapide. On arrive au téléphérique et il n'y a personne, nous pouvons embarquer directement. En haut la vue est sublime sur Rio, et nous pouvons observer le Corcovado face à nous. Nous nous promenons aussi dans la forêt tropicale, un peu aménagée, où il y a tout de même des serpents ! Nous pouvons jouer les frileuses warriors !

En redescendant, nous nous rendons compte qu'on a vraiment bien fait d'y être tôt pour être dans de bonnes conditions, quand on voit le monde qui attend..

Ensuite nous nous promenons dans le quartier d'Urca, très résidentiel, avec pleins de maisons individuelles, ressemblant à nos stations balnéaires, bien que l'eau soit sale..

Nous mangeons dans une pizzeria où Manue goutte une pizza banane, fromage et cannelle, fort bonne, plat et dessert combinés !

Ensuite nous allons jusqu'à la plage de Botafogo pour admirer la vue sur le pain de sucre.

On décide de retourner au musée d'art moderne, en Uber, et lorsque nous y arrivons, après avoir fait le tour du musée, on comprend qu'il n'ouvrait pas deux jours plus tard, mais deux mois plus tard, problème de la langue..

Nous longeons donc le parc Flamenco le long de la plage, pas très intéressant, puis nous rentrons en métro, et prévoyons la suite de notre voyage.

Nous partons à Ilha Grande le lendemain, nous avons pris l'option flemmarde avec collectivo qui vient nous récupérer à l'auberge + ferry compris.

Nous sommes censées trouver un peu plus de calme (île sans voiture) et un climat plus clément.

Une semaine sans cigarettes pour Aurore !


Les grimpeurs fous
Plage de Urca
Le christ tout la haut
Vu du pain de sucre
Arbre à voeux
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Publié le 20 février 2023


Nous voilà parties de Rio dans un minibus, qui doit nous amener jusqu'à l'embarcadère pour prendre le bateau qui nous permettra d'arriver à Ilha Grande.

Le bus met 2h à aller récupérer d'autres voyageurs sur Rio. Ça nous permet de voir des parties de la ville, mais on se dit que ça va être long à ce rythme là..

Une fois sorties de la ville, nous pouvons admirer les paysages, notamment les montagnes et la végétation. Un bon orage éclate, comme régulièrement en fin d'après midi, et on commence à se poser des questions sur notre traversée..

Finalement on finit par arriver à Conceição de Jacarei où l'on prend un taxi boat pour 20 min de traversée. Ce furent 20 minutes intenses, rapides, secouantes et mouillées.

On arrive à Abraão, la ville principale d'Ilha Grande, et là on dirait Saint Jean de Monts en plein mois d'août ! Des restos, des magasins et des agences de tourisme, du monde et du bruit. Cependant on est nettement plus sereines qu'à Rio, pas de sentiments d'insécurité car le tourisme ne permet pas à tout le monde de profiter de l'île.

On rejoint notre pousada, qui est un peu à l'écart de l'animation, et elle est vraiment très chouette ! Calme, végétation, hamacs, on y est bien et on rejoint notre dortoir de 6 personnes, où il n'y a pour l'instant que deux anglaises très sympas.

On mange en ville, dans une bonne pizzeria où l'on écoute de la bossa nova et où nous retrouvons une famille française croisée à Rio, avec qui nous discutons bien. Nous rentrons à 21h30 et avons la surprise de voir que tout le monde dort. On en fait de même après avoir organisé notre journée du lendemain.

Samedi 18, après une nuit fraîche à cause de la clim (à 6 on ne choisit pas vraiment...), nous commençons par négocier un chalet pour deux lorsque l'on voit que certains sont inoccupés. On nous donne le prix et on décide de déménager. On y est vraiment très bien !

Ensuite on part en rando dans la jungle à la journée ! Cette rando est super car on passe de jungle en plage à plusieurs reprises, ce qui nous permet de nous baigner et nous reposer régulièrement.

Ça grimpe sec au début, Aurore est un peu à la traîne mais ne râle pas tant que ça, pendant que Manue crapahute devant.

On est vraiment au milieu de la jungle, la végétation est folle, on entend les singes (sans les voir) et on aperçoit même un serpent, à priori un serpent corail..

On croise quand même deux français et une famille de Sao Paulo, avec qui on échange sur nos impressions et nos expériences au Brésil.

Après les plages de Palma et Pouso on arrive à la plage de Lopez Mendes qui est magnifique ! Le sable est blanc et très fin, l'eau est chaude c'est top ! Pas de taxi boat donc on peut se baigner sans pollution olfactive ou auditive.

Après en avoir bien profité, on retourne à la plage de Pouso pour prendre un taxi boat et rentrer vers 17h. Ensuite on prend un verre bien mérité, on mange, et on retourne à la pousada, bien fatiguées, en faisant des courses pour les sandwichs du lendemain.



Après une bonne nuit de sommeil dans notre chalet, nous prenons notre petit déjeuner où nous rencontrons Vito et Rafaele, deux Brésiliens très sympas, Vito ayant fait ses études d'ingénieur à Amiens (le pauvre..) et travaillé à Valéo.

On part à la recherche d'un tour de bateau de l'île. On en trouve un en promo, et c'est parti. À 10h30 nous sommes dans le bateau, l'enfer commence.

On a quand même la chance de n'être que 18 dans un petit bateau, et non une centaine comme sur les énormes bateaux. Par contre, ce qui devait être une découverte de l'île et de la nature, vu de la mer, tout en pouvant profiter de plages plus intimistes, se trouve être un énorme piège à touristes.

Chaque spot est rempli de bateaux plus ou moins grands et bruyants, au détriment des baigneurs. Il faut dire qu'on était un dimanche de week end de carnaval.

On peut quand même faire du snorkeling pour observer des poissons (demoiselle sergent major entre autre), mais le tourisme de masse a vraiment gâché la beauté des sites visités.

Le bateau va vite, on est trempé et secoué, et le soleil tape bien.

À 17h, ça se finit et nous repassons à la pousada avant d'aller manger un plat typiquement brésilien, la moquecas. Une sorte de ragoût de poisson et fruits de mer. On se régale, puis on se dirige vers le bloco pour femmes prévu ce soir pour le carnaval, ainsi qu'un concert sur la plage.

C'est sympa pour notre dernière soirée sur l'île, avant de se diriger vers Paraty, avec dix boutons de moustiques supplémentaires pour Aurore, malgré la tonne de produit anti moustique utilisé..


Tourisme de masse
Énorme fourmi..
Moquecas
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Publié le 25 février 2023

On quitte Ilha Grande dans la matinée en bateau, pour arriver à Angra dos Reis, d'où nous prenons un bus pour Paraty.

Nous avons 45 min de traversée, et pour une fois le trajet est appréciable. Arrivées à Angra, nous cherchons l'arrêt de bus pour Paraty.. et là, on cherche, on demande, en espagnol, en anglais, avec les mains.. peu de succès. Heureusement un voyageur espagnol va lui aussi à Paraty et nous conduit jusqu'à l'arrêt de bus. Pendant l'heure d'attente nous discutons avec lui, qui a déjà fait notre itinéraire. Il nous donne plein de supers conseils.

Le bus arrive, nous nous retrouvons avec nos gros sacs entre les jambes pendant les 2h30 de trajet, mais au moins nous sommes assises...

Quand on arrive, on s'installe à la pousada, qui est très sommaire, voire vétuste, mais la chambre est propre, donc on est bien.

On part à la découverte de Paraty, et nous sommes conquises. Tout le centre historique est constitué de maisons coloniales de toutes les couleurs, transformées en boutiques et restaurants, attirant touristes étrangers comme Brésiliens.

On se demande qui habite dans les très belles maisons près du port, de riches Brésiliens qui naviguent ou des touristes qui louent ?

Suite aux fortes pluies qui ont entraîné des glissements de terrain dans la région de Sao Paulo, la ville est un peu sous l'eau, type Aqua Alta à Venise.

Manue, qui supporte peu le manque de vêtements, en profite pour s'acheter une robe afin d'éviter d'avoir toujours les mêmes tenues sur les photos.

On mange dans un resto thaï, tenu par une Allemande qui réside à Paraty depuis 27 ans et qui parle français ! On se régale et Manue peut enfin boire du thé. On se promène avant de rentrer à l'auberge, on peut observer l'artisanat des Indiens du Brésil, des desserts réfrigérés en vente dans les rues et encore un bloco !

Manue a un succès fou, un jeune fêtard ivre prend un selfie avec elle, et souhaite même l'embrasser !! On arrive à s'exfiltrer et à rentrer à l'auberge saines et sauves.


Desserts de rue
Le thai
Bloco
La France rayonne

Le lendemain, mardi 21, nous partons à Trindade, des plages réputées, dans un site protégé. On prend donc un bus local, dans lequel nous réussissons de justesse à nous asseoir, pour l'heure de trajet.

Des vendeurs ambulants sont sur le bord des routes, enfants, passants.. certains montant dans le bus avec leur marchandise, pour la vendre plus loin.

On se ballade rapidement dans la petite station balnéaire où Aurore fait du shopping, et nous arrivons sur la première plage après avoir conversé avec les guides nature qui nous sensibilisent au respect du site.

Première baignade très appréciable, dans un cadre très agréable. On observe même un crabe et une araignée affreuse !!

Ensuite nous partons dans forêt afin de rejoindre une deuxième plage, bien plus déserte (parce qu'elle se mérite) et vaste que la première !

On mange dans un restaurant de plage, très agréable, à l'ombre, les pieds dans le sable.

Manue souhaite aller jusqu'à une piscine naturelle, qui nécessite un passage en forêt un peu difficile selon les guides.. Aurore est déjà moyennement enthousiaste. Nous voilà à travers la forêt, dans la boue, pieds nus, à glisser, un peu plus et on finissait catcheuses..

Heureusement, malgré nos pieds nus, nous ne rencontrons pas de bestioles (peur principale d'Aurore).

Nous finissons malgré tout par atteindre ladite piscine, qui se trouve être envahie de touristes, car on peut s'y rendre en taxi boat depuis la première plage... Aurore décide donc qu'on a assez galéré et que le chemin de retour se fera en bateau et non dans la boue, en souffrant. On profite du lieu qui est exceptionnel, mais gâché par les touristes (dont nous faisons partie, mais nous au moins on se l'est gagné !)

Nous nous baignons une dernière fois sur la première plage, et décidons de rentrer à Paraty.

Nous attendons pendant une heure l'arrivée du bus, où on nous fait une leçon de vie sur où s'asseoir pour respecter la file d'attenre et donc ll'ordre d'arrivée et gagner sa place dans le bus.

Quand le bus arrive, tout le monde monte par la porte arrière pour obtenir une place assise, et nous arrivons à monter dans le bus de justesse, mais restons évidemment debout. Là, l'enfer commence: un énorme orage éclate, le chauffeur conduit de manière sportive, nous sommes fatiguées de la journée et impressionnées par les éclairs et la quantité de pluie et de branches qui tombent.

Le bus s'arrête, et nous finissons par comprendre qu'on en attend un second, plus grand, pour nous transporter sous l'orage.

Après 20 minutes d'attente, nous avons des places assises dans le second bus, et rentrons à bon port.

Pour nous réconforter, nous ne pouvons résister aux galettes bretonnes de la crêperie tenue par des Français ! (Lire une carte en français pour une fois, ça repose).

On rentre à l'auberge et organisons le départ du lendemain, premier long déplacement en bus.


Notre copain le crabe
Pas la copine d'Aurore..
Nouvelle robe de Manue, ouverte sur maillot de bain
Les jambes d'Aurore après la boue..

Le lendemain on est tranquille, le matin à la pousada, on mange dans un buffet au kilo très local, puis nous prenons notre bus grand confort pour Sao Paulo ! Au bout de deux heures de bus à avoir froid, Manue se rend compte qu'elle peut couper la clim au dessus d'elle.

On croise notre copain espagnol sur l'aire d'autoroute, nous échangeons rapidement avant de repartir.

L'arrivée à Sao Paulo ne fait pas rêver, heureusement notre ami Uber est là pour nous, même si on en n'est pas fier. Nous dormons à l'hôtel et repartons le lendemain pour Curitiba ! A peine sorties de l'hôtel, un portier nous dit de nous coller au mur et de cacher nos téléphones, on se dit qu'on a bien fait de ne pas s'éterniser dans la ville.

Nous arrivons à Curitiba en fin de d'après midi, mais on vous le racontera dans le prochain article !

On vous laisse deviner la tenue de carnaval que chacune a choisie !

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Publié le 1er mars 2023

On arrive donc à Curitiba jeudi 23, vers 16h. Après avoir rejoint notre auberge située dans un quartier historique, nous nous promenons afin de découvrir les environs où nous pouvons admirer de jolis monuments coloniaux.

On découvre aussi d'étonnants abribus, permettant de sécuriser les transferts entre deux bus, et par ailleurs beaucoup de street art.

Nous dînons sur une agréable place, très vivante, où nous côtoyons des travailleurs en After work, en chemise pour une fois !

On souhaitait aller à Curitiba justement pour connaître une autre facette du Brésil, et pas uniquement celui ultra touristique de la côte. D'ailleurs, cela se ressent à l'auberge, nous sommes les seules en arrivant, et avons donc le luxe d'avoir la plus grande chambre et la plus belle jusqu'ici. Elle donne sur l'école de musique, et nous nous endormons aux rythmes de musiques traditionnelles.

On se sent moins en insécurité ici qu'à Rio, même si on constate que les maisons sont toujours barricadées. Un des responsables de l'auberge nous informe qu'on est dans le quartier des fumeurs de crack.. ceux qu'on prenait pour des SDF inoffensifs, sont en fait camés, ça calme !

Abribus
Sécurité

Le lendemain nous décidons d'aller au musée Oscar Niemeyer, à l'architecture extraordinaire, qui a eu raison de la résolution de Manue d'abandonner les musées.Il est mondialement connu et ses expositions très réputées.

On s'y rend à pied sans appréhension, à raison, et nous arrivons devant un oeil, qui est le clou de ce bâtiment.

Sont présentées à l'intérieur des collections très différentes: certaines nous font penser au musée des Arts Premiers du quai Branly, classées par continent, d'autres sont des oeuvres contemporaines brésiliennes d' artistes inconnus de nous, mais passionnantes et très variées.

La visite se termine par l'ascension vers l'oeil, qui est une salle d'expo pour des oeuvres gigantesques, dont certaines rappelant à Manue des sculptures vues à Chaumont.

Enfin, nous avons beaucoup apprécié l'Expo féminine très revendicative, même si la langue nous a un peu limitées.

On rencontre alors Samuel, qui, en nous entendant parler français, vient nous aborder pour discuter avec nous. Il a fait ses études en France et nous renseigne sur l'organisation des sorties à venir en prenant notre numéro et ainsi continue à distance de nous aider grâce à WhatsApp ! Trop gentils ces Brésiliens !

Nous poursuivons la découverte de Curitiba en visitant le jardin botanique, beaucoup moins riche que celui de Rio, mais sympa pour se balader. La serre est quand même remarquable.

Nous passons la fin d'après midi à organiser les deux jours suivants, en réservant billets de bus, de train et location de voiture !

Le soir nous retournons sur la petite place ou Aurore profite de l'happy hour pendant que Manue commande une "choppe wine" (en pensant naïvement avoir un verre de rouge malgré le fait qu'elle soit sur la carte des bières) et obtient une bière au vin dégueu, qu'elle arrive à refourguer à des touristes anglaises !



L'oeil
L'intérieur du musée
Maquette du musée
"viol est un mot fort, tout comme le sexe sans consentement"

Samedi 25, nous partons louer la voiture réservée la veille. On apprend évidemment que le tarif est plus élevé et que nous devons la ramener à l'aéroport, excentré du centre, bien entendu.

Nous partons à l'aventure sur les routes brésiliennes, avec GPS quand même, pour nous rendre au parc de Vila Velha.

Nous n'avons pas tout compris à la circulation brésilienne ! Nous sommes incapables de savoir si nous étions sur une autoroute ou non, il semble que oui, mais gratuite et les limitations de vitesses passent de 110 à 40 km/h sans problème ! De plus, il est possible de faire demi tour, des arrêts de bus sont présents, tout comme des cyclistes ou des passants sur ce qui semble être une bande d'arrêt d'urgence.

Nous arrivons à bon port, bien qu'Éric ne soit pas à l'abri de recevoir une amande pour excès de vitesse... Oups !

Nous découvrons le parc, qui est en trois parties. La première nous permet de voir les formations géologiques impressionnantes de grès, érodées par la glace et l'eau. Ces élévations rocheuses sont vraiment impressionnantes ! On fait le tour des différentes structures, en passant aussi dans la forêt où Aurore chasse les papillons !

Ensuite nous allons voir las furnas, qui sont des gouffres ! Possibilité de faire de la tyrolienne, que nous n'avons pas faite, trop chère pour ce que c'était.

On pouvait aller voir la Laguna dourada, mais elle était fermée à cause des pluies de la semaine d'avant.

Pour se consoler, nous goûtons à une spécialité d'Amérique du sud, la cocada, composée de lamelles de noix de coco et de caramel, très bon, mais extrêmement sucré et donc vite écoeurant.

On rentre donc plus tôt que prévu, ce qui nous permet de rendre la voiture, et de pouvoir nous promener dans le centre ville, où nous arpentons la rue des 24 heures, qui comme son nom l'indique est ouverte même au beau milieu de la nuit. Bon, elle ne fait pas rêver. On se promène sur de très jolies places bien arborées, et dans des jardins publics, avec jeux pour enfants, oiseaux en cage (comme à Beauval mais gratuit), bassins...

De retour sur notre place pour manger, nous assistons à un énième blocos, celui ci sur le thème du cannabis !

Une pilote
Gouffre
Gouffre
Gouffre
Cocada
Bloco
Bloco

Le dimanche, nous allons à Morretes, qui est un village du XVIIIè, avec ses maisons coloniales et ses bords de rivière. Nous décidons d'y aller en bus et de revenir par le train touristique qui passe à travers la montagne et permet voir de beaux paysages.

Quand on arrive, tôt, les magasins commencent seulement à ouvrir et nous nous promenons le long de la rivière. Cela est relativement rapide, et au bout d'une heure nous attaquons les magasins d'artisanat local, orientés touristes quand même ! Manue se renseigne au point s informations qui n'en a que le nom, pour trouver les départs de rando vendues par le Routard. Elle rejoint Aurore qui s'achète des boucles d'oreilles, en profite pour s'acheter un bracelet, et nous partons à la recherche des sentiers, qu'on ne trouvera jamais.

De nombreux Brésiliens viennent le week end flâner dans les rues, se baigner dans la rivière, (ce que Manue expérimente mais seulement au niveau des pieds), écouter de la musique de rue...

Nous allons manger dans un restaurant qui fait un buffet à volonté, permettant de déguster plusieurs spécialités locales dont le barreado, une sorte de boeuf carottes pour Manue, ou de rillettes chaudes pour Aurore (pas de photo, il n'est vraiment pas photogénique). Manue goûte aussi des crevettes avec des coeurs de palmier chauds et une sauce à l'orange, qui lui plaît beaucoup. Elle adore aussi son désert à base de banane écrasée et cuite, avec clou de girofle et cannelle, recouvert de crème fraîche. Aurore a préféré le saumon, très local. Bref, on a bien plus mangé que randonné...

Nous prenons le train pour rentrer, et là, un sketch.

On constate qu'il y a 4 classes, avec de vraies différences de prestation selon les tarifs. Nous sommes évidemment en economico, et le responsable du wagon, qui est resté avec nous pendant les 3h de trajet, nous l'a bien rappelé pendant tout le voyage.

Le trajet fut extrêmement bruyant entre les gens dans le wagon, le train qui crisse très fortement et le responsable qui essaye de se faire entendre et respecter: on a regretté les boules Quies!

Les paysages sont splendides (même si évidemment ça rend moins bien en photo), la canopée des forêts nous semble de la mousse, et nous observons des fougères gigantesques (une demi Aurore, ou Manue, au choix).

On a pu observer la jungle, les montagnes, des villages plus ou moins abandonnés, la banlieue de Curitiba et la ville.

Nous retournons sur notre petite place où nous rencontrons un couple franco brésilien avec qui nous discutons et qui nous dit de nous méfier à Iguaçu et nous déconseille d'aller au Paraguay. La conversation étant, comme souvent dans le pays, parasitée par la musique d'un nouveau bloco, qui enflamme le quartier.

Nous rentrons à l'auberge et passons un moment avec les gérants, qui sont forts sympathiques et avec qui nous discutons de leurs projets et de notre voyage.


Dessert adoré de Manue

Dernière journée à Curitiba avant de prendre notre bus de nuit pour Foz do Iguaçu. On est tranquille à l'auberge en attente de notre lessive, on en profite pour faire des visios avec la famille, Manue en profite pour photographier l'auberge, on fait les comptes (on est mal, finalement c'est Aurore qui va devoir rentrer plus tôt..), on fait nos sacs pour se preparer à la nuit dans le car, bref on n' est pas des plus actives !

On se rend au terminal de bus à 20h, prêtes, plus ou moins, pour les 10h de bus qui nous attendent pour nous rendre aux chutes !

A bientot pour notre dernière étape au Brésil !


Une chambre, mais pas la notre
Espace de "travail" dans l'auberge
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Après dix heures et demie de bus, pendant lesquelles Manue a très peu dormi, nous arrivons à Foz do Igaçu. Nous déposons nos affaires à l'hôtel, petit déjeunons, nous changeons (oui, on est sale) et nous rendons au terminal de bus pour nous rendre sur le site des chutes. Après avoir fait trois fois le tour du terminal, et après plusieurs indications contradictoires, nous finissons par trouver le bon bus et arrivons aux chutes. Il s'agit d'une énorme usine à touristes de toutes nationalités, mais l'avantage est que tout est bien rôdé et diminue l'attente.

Un parcours est bien aménagé tout au long des chutes, nous rapprochant petit à petit de l'endroit du plus grand débit d'eau, et c'est vraiment impressionnant. On ressort de la passerelle trempées mais vu la température extérieure, ça ne pose aucun problème!

La visite ne prenant que deux heures, nous avons pu, sur notre lancée, nous rendre au parc des oiseaux: un parc animalier qui recueille notamment des animaux blessés ou maltraités. Cela ressemble à Beauval, mais sans la clim, et avec des volières bien plus volumineuses. On a pu se promener au milieu des aras, toucans et perroquets en tout genre, Aurore étant très peu rassurée, car les oiseaux volaient au-dessus de nos têtes. On a apprécié la promenade dans la forêt tropicale aux arbres et fleurs dépaysants et enchanteurs, même si les iguanes en liberté, que nous pouvions rencontrer au détour d'un chemin, nous ont fait forte impression la première fois.

Le soir, pour notre dernier repas au Brésil, nous avons opté pour un repas au kilo (qui permet à Manue de manger végétarien!), et au cours du repas, des serveurs nous ont proposé de la viande grillée pour agrémenter le buffet, même si des plats carnés étaient déjà présents, pratique brésilienne à notre connaissance.

Demain, passage de frontière..



Nous partons relativement tôt de l'auberge, après un petit déjeuner quand même, à la recherche du bus qui pourrait nous amener en Argentine. Des français nous rassurent sur le fait que nous sommes au bon arrêt de bus.

On monte dans le bus, et essayons de ne pas rater la frontière brésilienne, où nous devons absolument faire tamponner notre sortie de territoire, au risque d'être clandestinas.

Après 5 minutes d'attente à un arrêt ayant des postes de douane, nous nous décidons à poser la question au chauffeur, au moment où il démarre le bus. Bien nous en a pris puisque c'était effectivement la frontière brésilienne. Deux minutes plus tard nous ressortons, avec un nouveau tampon sur le passeport, et heureusement pour nous, un nouveau bus arrive, et nous amène jusqu'à la frontière argentine pour valider notre entrée dans ce pays. Pas de tampon pour l'entrée en Argentine, on nous dit que ce n'est pas utile.. on espère que c'est le cas, mais déception de ne pas avoir un joli tampon de plus sur notre passeport.

Un autre bus nous permet d'arriver à Puerto Iguazu, où nous devons absolument retirer de la monnaie à western Union pour avoir un meilleur taux de change.

Arrivées au western Union à 11h, on nous dit que les transactions étrangères ne commencent qu'à 15h. Nous patientons en discutant avec deux chiliennes, qui nous informent à midi, qu'avant de fermer entre midi et 14h, les employés ont accepté de traiter nos demandes et nous fournir l'argent.

Ravies d'avoir évité 3h d'attente sur le trottoir, et des liasses de billets en poche, nous allons manger.

Nous nous rendons ensuite à l'auberge, située dans un quartier qui nous inspire peu confiance, avec des chiens errants qui font peur à Aurore évidemment. On remarque aussi un mobilier urbain qui nous est inconnu, on vous laisse essayer de deviner de quoi il s'agit.

L'auberge est correcte, nous déposons nos affaires et nous partons à l'Office du tourisme pour nous renseigner sur les chutes côté argentin. Nous apprenons que le tarif de 800 pesos annoncé par le Routard est en fait de 5500 pesos... Inflation oblige.

Nous allons donc au terminal de bus pour prendre nos billets pour aller au chutes le lendemain, et aussi ceux du surlendemain pour aller aux Missions le matin puis à Buenos aires après un bus de nuit.

On observe en arrivant au terminal que nous sommes bien au pays de la viande, avec des assados (barbecue) en plein air.

Nous prenons à un guichet et le type n'a pas de monnaie pour nous rendre l'appoint. Aurore ne trouve pas ça normal et le signale au guichetier qui répète qu'il n'a pas l'appoint et que c'est comme ça. Ensuite il nous dit que si on n' est pas contente on n'a qu'à aller ailleurs et il nous rend notre argent. On est bien énervé, avant de nous rendre compte que les 10 pesos manquants correspondent à 0,05 euros!

Nous allons faire de la monnaie, on retourne voir le type qui refuse de nous vendre des billets. On lui demande bien ironiquement s'il a réussi à vendre tous les billets en 3 min, il nous dit que oui.. Bien énervées, nous allons prendre nos billets auprès d'une autre compagnie, et nous repartons avec nos billets pour les chutes, et nos billets du surlendemain pour les missions de San Ignacio, puis pour notre car de nuit faisant San Ignacio-Buenos Aires.

Nous allons nous coucher sereines.

Notre quartier
Notre quartier
Objet mystère

Le jeudi matin nous sommes en pleine forme pour marcher toute la journée au niveau des chutes argentines.

Nous prenons notre bus sans problème, nous arrivons sur le site et nous nous rendons compte qu'il y a bien plus de circuits que du côté brésilien.

Comme nous sommes tôt sur le site, nous décidons d'aller directement aux Gorges du Diable, car c'est l'endroit le plus impressionnant et nous craignons la foule si nous y arrivons plus tard, d'autant plus qu'elles ont réouvert la veille, après plusieurs mois de fermeture. Nous y accédons en train touristique, puis nous marchons sur des passerelles qui nous conduisent au dessus des chutes. Nous sommes trempées, mais ravies, le bruit est énorme, mais c'est vraiment spectaculaire.

Aurore aperçoit un toucan dans les arbres mais n'est pas assez vive pour le prendre en photo.

Ensuite nous déambulons sur les différents circuits nous amenant à des points de vue différents sur les chutes. On croise de nombreux animaux comme des singes, des oiseaux en tout genre, des fourmis énormes et des coatis, bien voraces. Le monde s'inverse et ce sont les humains qui sont en cage pour manger tranquillement à l'abri des attaques de coatis.

Nous finissons la journée par une rando de 8 km en pleine forêt, et qui est bien plus sauvage et beaucoup moins aménagée que les autres. Aurore est peu rassurée en voyant le panneau d'information expliquant comment se comporter face à un jaguar. Manue, plus téméraire, demande quand même aux rares randonneurs croisés s'ils en ont vu. Au bout de la rando, nous arrivons à une cascade et un bassin dans lequel on peut se baigner. Nous repartons ensuite sur le sentier où nous observons plein de champignons, et nous revenons saines et sauves de cette balade.

On a adoré cette journée.

Après un dernier buffet au kilo bien mérité, nous allons nous coucher afin d'être éveillées pour prendre notre bus à 7h le lendemain.


Coati
Coati

Nous prenons donc notre bus à 7h et nous voilà parties pour 4h30 de trajet afin d'arriver à Sans Ignacio, où sont présentes les missions jésuites classées patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le bus s'arrête dans tous les patelins et le trajet nous semble long. Une fois arrivées, nous allons à l'Office du tourisme pour avoir quelques infos, et laisser nos gros sacs, le temps de la visite. On a fait confiance, aucun casier, aucun ticket, rien..

Après mangé, nous allons aux Missions où nous commençons par visiter un petit musée où nous voyons notamment un plan des Missions aux XVII et XVIIIème siècle.

Ensuite, on a la chance d'arriver au moment où un guide part sur le site, et nous pouvons donc profiter de ses explications (surtout Manue, Aurore ayant du mal à tout suivre).

Il faut beaucoup d'imagination pour se représenter les édifices à partir des ruines qu'il en reste, mais les couleurs des roches sont remarquable, ainsi que les sculptures encore visibles de l'entrée de l'église.

Le projet des Jésuites était d'évangéliser les autochtones. Pour cela ils leur ont donné les mêmes droits qu'aux Blancs. Journées de travail de 6h, alphabétisation, solidarité envers les veuves, les orphelins, les infirmes... Une société basée sur l'égalité.

Après avoir bien profité du site, nous nous retrouvons à devoir attendre 3h30 avant de prendre notre bus de nuit pour Buenos Aires. Il n'y a malheureusement pas grand chose à faire dans la ville, et nous essayons de modifier nos billets pour un bus plus tôt, en vain.

Nous allons donc manger un goûter, et nous en profitons pour charger nos téléphones, nous changer, bref préparer nos 14h de bus...

A 19h45, nous montons enfin dans le bus en espérant dormir davantage (surtout Manue) que la dernière fois. Nous avons hâte de découvrir Buenos Aires.


Bonne révolution à tous demain 💪



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Publié le 16 mars 2023

Après 15h de bus, nous arrivons presque fraîches à la gare routière de BA, dans laquelle nous nous montrons méfiantes car beaucoup de personnes ont eu des soucis de vol dans cette gare routière. On se l'est joué en mode warriors, et il ne nous est rien arrivé, pas plus que dans la ville elle-même où l'ambiance est très différente de Rio.

C'est aussi plus facile au niveau de la langue, on comprend mieux, mais quand on parle en espagnol, on nous répond en anglais.. quand on parle en anglais, on nous identifie directement comme françaises... bref, collègues de langues, y a encore du taf 😉

Après être allées chercher du liquide sans problème bien que nous soyons samedi, nous découvrons notre auberge. Elle est située dans le quartier de San Telmo, quartier populaire en pleine gentryfication et réputé pour son animation.

L'auberge est super.

Le samedi après-midi nous allons sur la place Dorrego où nous découvrons des stands d'artisans, tout en admirant des couples de danseurs de tango. Le charme agit immédiatement, on est bien en Argentine avec sa musique, ses traditions, et même si c'est un peu cliché, c'est très agréable à vivre, d'autant qu'il fait beau et que la chaleur est supportable.

On remarque sur les trottoirs, un peu partout dans la ville, des plaques commémoratives des militants tués pour leur engagement.

La ville est colorée, que cela soit sur les façades des maisons, le street art, et même le dessous des ponts. On apprécie aussi de voir différentes architectures se côtoyer sans souci.

Nous poursuivons notre découverte du quartier par la visite du musée historique national qui retrace la guerre d'indépendance de l'Argentine, pas toujours évident de tout comprendre.

Nous finissons la journée au parque Lezzara, comme nombre de portenos. On y observe des cours de tango, des répétitions de danses diverses, du yoga, bref c'est très sympa.

Pour le dîner, on ne résiste pas au plaisir de goûter le vin argentin (blanc pour Aurore en détox de bière, et rouge pour Manue), accompagné de tapas : ce n'est certes pas typiquement argentin, mais dans cette capitale composée de vagues successives d'Européens, plusieurs traditions culinaires se côtoient forcément.

Repas du midi
Plaques en mémoire de militants
Dessous de pont

Le deuxième jour, nous poursuivons notre exploration du quartier San Telmo et nous retrouvons au milieu d'un gigantesque marché, couvrant de nombreuses rues : on a envie d'acheter des tasses à maté, des bijoux, de l'artisanat local, mais heureusement pour Manue qui n'a aucun centimètre cube de disponible dans son sac à dos, c'est impossible (et c'est jouissif d'échapper à la fièvre consumériste de temps en temps).

Nous visitons l'église San Pedro Telmo, et, dans son cloître, le musée de l'histoire pénitentiaire, axé notamment sur les femmes politiques emprisonnées.

L'après midi, nous allons au très beau musée des arts modernes où nous découvrons des artistes argentins pour la plupart, une fois n'est pas coutume, inconnus de nous, mais dont le travail, pour certains, a beaucoup touché Manue.

Le soir, nous mangeons végétarien, véritable gageure dans se pays ! (Pas tant que ça en fait..)





Marché artisanal
Prison
Mobilier urbain

Lundi 6 mars nous avons comme objectif premier de trouver une carte Sube pour prendre le métro,, réputée introuvable. Coup de chance, on y arrive sans problème en allant dans un kiosque, par contre, on la paye dix fois plus chère..

Ensuite nous voulons acheter notre billet d'avion pour aller à Ushuaia le samedi suivant, l'avion nous épargnant 50h de bus, et surtout moins cher.. notre bilan Carbonne s'alourdit donc.

Nous en profitons donc pour nous balader dans le quartier du centre où nous admirons des bâtiments beaucoup plus imposants et élevés dans ce quartier d'affaires. Nous passons aussi sur la Place do Mayo, place principale de la ville où l'on peut voir la Casa Rosa.

Sur la Place Mayo on voit une sorte de squat, qui a l'air tenu en permanence, avec de fortes revendications pour les droits des natifs et des femmes. La question des natifs a l'air très compliquée en Argentine.

Notre déambulation nous a entraînées vers les anciens docs, pour la plupart réhabilités. Puerto Madeiro est le quartier le plus cher de Buenos Aires, avec le port de plaisance, la réserve écologique.. De nombreux magasins et restaurants chics se sont installés le long des quais, ainsi que de très hauts immeubles modernes à l'architecture, pour certains, très étonnante, car imitant les immeubles haussmanniens, en version décuplée. On aperçoit aussi le pont des femmes, qui a été construit en bouteilles recyclées, pas une mauvaise choses quand on voit la quantité de plastique dans les rues, cela est notamment dû au fait que l'eau n'est pas potable.

Le parc écologique est malheureusement fermé et nous décidons donc de rentrer à San Telmo et de faire une lessive, tant qu'il y a de l'électricité à la laverie, ce qui n'a pas l'air simple ! Nous découvrons aussi le principe des mini portes dans les grilles de fermeture.

Le soir, pub anglais !


Rosa cosa
Sit in
Le pont de la femme
Porte minuscule, magasin ouvert

Mardi nous décidons d'aller dans le quartier de Recoletta, qui est un quartier très chic. On se laisse porter et perdre dans les ruelles. Au niveau de l'architecture, on se croirait vraiment à Paris, d'ailleurs l'ambassade de France est dans ce quartier.

On voit des arbres magnifiques au tronc démesuré.

Nous allons voir une sculpture géante qui est un cadeau à la ville de Buenos Aires. Le parc autour est très chouette, avec un mobilier urbain de détente et de bronzage.

Nous traversons un joli pont et allons manger au musée national des beaux arts, avant d'en faire la visite.

Au musée des beaux arts nous avons d'abord vu des oeuvres sur la conquête du Mexique, puis de l'art européen du XIXè, beaucoup d'impressionnistes français, un Van Gogh, des Goya, un Velasquez, du Rodin..

A l'étage, une série de photographies sur le quotidien des Argentins dans les années 80.

Après le musée, on essaye de rejoindre une église que l'on aperçoit sur les hauteurs. Nous nous retrouvons dans un centre culturel de quartier, fréquenté par familles, étudiants.. C'est un espace avec différentes salles permettant de se reposer, de travailler, de faire du sport, de l'art, c'est super ! Il y a même des expos, libres d'accès, une d'art contemporain sur la mer, et un concours d'affiches mondial sur la protection de la planète.

Par goût du contraste, après avoir fini notre tour dans Recoletta, nous allons à la Boca, quartier le plus pauvre, mais néanmoins touristique de la ville. On nous déconseille d'y aller à pied, dans le bus une mamie nous met en garde contre les vols. Du bus, nous ne voyons rien de particulièrement inquiétant, surtout après Rio, mais nous restons dans les rues touristiques, et donc, plus safe.

L'originalité du quartier est le couleur des maisons, qui sont enduites de peintures de coques de bateau. On se promène dans les différentes rues mais ne sortons pas du carré touristique ce qui nous interroge sur l'authenticité de ses rues..

Nous rentrons tranquillement à l'auberge.


Ambassade de France
Fleur
Dessous du pont
Rodin
Le centre culturel

Mercredi, nous décidons de nous promener dans le quartier de Palermo, un des quartiers les plus branchés de Buenos Aires.

On commence par les immenses jardins de ce quartier, qui sont malheureusement très secs à cause des températures exceptionnelles cette année. On se promène toute la matinée dans les différentes parties du parc, mais les routes ne sont pas bien loin, ni le bruit des voitures.

On mange dans une petite panaderia très sympa, avant d'aller au musée des arts latino américains. On peut observer des Frida Kahlo, une expo sur les yeux, le corps de manière générale. On en apprend aussi davantage sur les différents héros du pays, El Che, Tupac Amaru, dernier empereur inca, etc.

Pour nous diriger dans le centre du quartier Palermo, nous passons par un parc qui était fermé le matin. On y découvre plein d'animaux, dont un nouveau pour nous, en liberté dans le parc. : Le Mara. Il s'agit d'un ecoparque, bien que les enclos ne nous semblent pas bien grands.. mais on voit un puma !

On se promène dans les rues de Palermo, mais nous ne voyons vraiment pas l'intérêt du quartier. Après avoir tourné dans plusieurs rues, nous décidons de nous rendre à la manifestation du 8 mars pour les droits des femmes.

Là, rien de comparable avec tout ce qu'on a pu connaître ! Un monde fou, c'est vrai qu'on est dans la capitale, énormément de revendications, toutes très investies : maquillage, banderole, chants, syndicats.. beaucoup de jeunes, de moins jeunes aussi, mais très peu d'hommes. On a l'impression que la manifestation est statique, il y a pleins de stands de goodies et de grillades (la CGT ne peut concurrencer). On a l'impression que les enjeux sont vraiment au centre des préoccupations des portenas.

Ensuite, nous retournons à l'auberge, avec quelques difficultés pour se frayer un chemin au milieu de la manifestation. Nous voyons sur un immeuble des portraits du Che, de Tupac Amaru (qu'on connait donc depuis 5h), et Eva Peron (très aimée en Argentine).

C'est l'heure du cours de tango pour Aurore, sans Manue, qui préfère faire reportage photo.

Pas simple, mais le prof est très sympa, on boit l'apéro avec eux après le cours, mais on ne se voit pas encore dans les milongas pour danser toute la nuit. Nous allons donc manger, puis nous coucher.

Les maras
Le puma

Le jeudi nous voulions aller en Uruguay, à Sacramento, mais le prix du bateau étant bien trop élevé pour nos finances, nous décidons d'aller dans le centro, pour admirer les bâtiments, et visiter la Casa Rosa. La Casa Rosa est fermée ce jour là.., nous allons voir les grands monuments, le parlement, le théâtre, le sénat (trop moche)..

Manue attendait avec impatiente d'aller dans une vieille librairie, ayant des livres en français. Il se trouve que les éditions étaient extrêmement vieilles, des livres qui tombaient en miettes, bref plus pour les collectionneurs. Ensuite on s'arrête dans une pharmacie qui semblait aussi dater du siècle dernier, aucun produit, des employés aussi vieux que la boutique, et des pansements inutiles. On passe devant un établissement scolaire en pleine réinscription, et on demande si on peut visiter la bibliothèque qui semble magnifique. On entre, on propose à Manue des cours de soutien pour sa fille, et dès qu'on se fait repérer avec notre maîtrise de la langue, on nous demande de sortir.

On décide de manger une pizza dans un endroit très typique de Buenos Aires et populaire. Ce n'est clairement pas à notre goût, mais ce n'est pas très cher.

L'après midi on retourne au quartier de Puerto Madeiro pour visiter la réserve écologique qui était fermée le lundi. On se promène au calme, loin de la frénésie de la ville, et allons même sur le front de mer. La baignade est peu engageante même si nous voyons 5 personnes dans l'eau.

Nous rentrons à l'auberge et attendons le minibus qui vient nous chercher pour que l'on puisse assister à un spectacle de tango, avec boisson et collation. C'était très chouette, musiciens, chanteurs, danseurs, spectacle qui retrace l'histoire de l'Argentine et du tango.

On rentre fatiguées, mais ravies.

Le parlement
Le congrès
Le théâtre colon
Le théâtre colon

Pour notre dernier jour à Buenos Aires, nous faisons de l'administratif le matin. Direction Western Union, où après 30 min d'attente, Manue ne peut récupérer son argent pour une sombre histoire de nom de jeune fille et de femme mariée. Nous allons donc dans un autre WU, et la ça fonctionne, ouf. On organise les locations suivantes quand l'auberge essaye de nous changer de chambre pour la dernière nuit, mais face à nos contestations, nous ne nous retrouvons pas avec nos énormes sacs sur le dos pendant 4h.

On mange des empenadas au marché couvert où il y a moins de monde que le week end, mais le stand où nous mangeons est plein, et pas uniquement de touristes. On mange à peu cher, et nous allons à nouveau à Palermo, car il semble que nous soyons passées à côté des coins sympa du quartier.

Effectivement, en s'enfonçant un peu plus dans le quartier, nous arrivons dans des rues remplies de bars, de restaurants, de street art, d'auberges, avec une architecture basse, et plus chic qu'à San Telmo.

Manue se rend compte que les billets d'avion qui étaient dans son passeport ont disparu... La compagnie aérienne est fermée donc nous ne pouvons pas les réimprimer. Nous allons au WU au cas où ils seraient tombés lors de l'échange, mais rien d'après le caissier. Heureusement, Aurore a un mail de confirmation.

Nous voyons aussi que les conditions d'enseignement pendant les fortes chaleurs ne sont pas meilleures que chez nous, les élèves et les profs réclamant la clim et de l'eau fraîche.

Le soir nous mangeons dans un resto argentin très chouette, les plats sont bons, mais trop copieux et trop gras pour Aurore.

Nous nous couchons tôt, le lendemain matin direction l'aéroport à 6h du matin, sans billets donc.


La réponse à l'objet mystère était bien une poubelle, bravo Aurélia ! Bien tenté Marianne.

Récolte post western union
Empanadas du marché
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Publié le 22 mars 2023

On se lève à 5h du matin, pour faire nos sacs et prendre un taxi transfert de l'auberge à 6h afin d'être 2h avant à l'aéroport et essayer d'imprimer les billets... que Manue a jetés.

Le taxi a tellement de retard que nous finissons par prendre un Uber qui lui, nous dépose à l'heure à l'aéroport.

On va au comptoir de la compagnie, et l'hôtesse nous dit qu'il suffit juste de présenter nos passeports pour obtenir nos cartes d'embarquement. Bien, Manue n'a pas dormi de la nuit, pour rien !

Nous attendons une heure pour enregistrer nos bagages, et commençons à nous inquiéter du timing.

Nous arrivons 10 min avant l'embarquement, où Manue se rend compte qu'elle à une batterie externe en soute (en ne faisant pas la différence avec un chargeur, ça pause des soucis de compréhension des consignes), de l'eau dans sa gourde, et un canif en cabine.. tout va bien, les contrôles sont plus souples ici !

On approche d'Ushuaia et la vue de l'avion est déjà splendide.

En arrivant, on constate une chute importante des températures et on s'installe dans l'appartement qu'on a loué et où on va pouvoir enfin cuisiner dans de meilleures conditions, avoir plus d'espace, être plus tranquilles et ou le chauffage remplace la clim.

On part se promener en bord de mer, et on est surprises de la taille de la ville (80000 habitants quand même) ainsi que de la pente des rues, San Francisco-Ushuaia même combat.

On fait les courses, on achète les billets de bus pour le départ à El Calafate, on se renseigne sur les sorties. On remarque déjà que les prix sont bien plus élevés qu'à Buenos Aires.

On mange donc à l'appart pour beaucoup moins cher, et on se repose avant la balade du lendemain.


Le dimanche, nous allons prendre le bus pour faire une rando qui mène à la Laguna Esmeralda.

Nous ne sommes pas les seules sur le chemin. Les pancartes nous annoncent entre 4 et 5 heures de randos, nous partons donc avec entrain.

La grande majorité de la rando se fait dans la forêt, sur un sentier moins difficile que ce à quoi on s'attendait. Lorsqu'on sort des forêts, la vue sur les montagnes est spectaculaire. On constate cependant beaucoup d'arbres morts, coupés par les castors, qui, introduits par l'Homme, font des ravages dans le parc.

Une petite montée plus loin, avec encore de la boue sur le chemin, nous arrivons à la Laguna Esmeralda qui comme son nom l'indique, a une couleur incroyable.

On pique-nique au bord du lac mais ça se couvre, et avec l'immobilité, on a très froid. Deux fous se trempent dans le lac, on préfère les regarder.

On redescend tranquillement, la balade étant bouclée en 3h et facilement, nous attendons 45 min notre bus pour rentrer à Ushuaia. On en profite pour prendre notre ticket de bus pour le lendemain.

On est ravies de cette première balade, qui nous change de ce que nous avons connu pour l'instant, paysage, nature, climat, vêtements..

Lundi 13 mars,nous allons au parc naturel Tiera del fuego pour une journée de randonnées, après notre petite prépa de la veille.

L'entrée du parc est évidemment payante, en plus du bus, mais ça en valait le coup.

Cette fois-ci nous ressentons vraiment le côté bout du monde. La poste du bout du monde est présentée en début de rando. Nous sommes ensuite seules toute la matinée, dans un calme incroyable, et une nature sauvage et sauvegardée.

Les paysages sont magnifiques et on décide donc de rentabiliser au maximum notre journée en faisant le plus de rando possible pour voir l'ensemble du parc.

L'après -midi nous rencontrons d'autres randonneurs, ce qui est bien utile lorsque nous nous perdons... On ne sait toujours pas comment on s'est débrouillées, les sentiers étant ultra balisés.

On rencontre aussi des chevaux en liberté qui déambulent à leur guise dans le parc, au point d'empêcher la navette de passer.

Nous finissons la journée à la limite du parc, qui se prolonge en réserve naturelle stricte, protégée de toute présence humaine.

Manue se demande comment les peuples autochtones ont pu vivre dans des conditions difficiles comme celles là.

Dans cette région de l'Argentine, le sujet des Malouines est très sensible. De nombreux panneaux, tee-shirt, noms de rues, etc revendiquent les Malouines comme étant Argentines.

On rentre à l'appartement après en avoir pris plein les yeux et les pieds.

Le lendemain est une journée off pour cause de pluie et de neige !

On en profite donc pour faire de l'administratif, réserver des billets de bus, un billet d'avion, faire des courses, et retirer du liquide. On espère ainsi organiser les deux semaines suivantes de notre voyage.

On rencontre un compatriote dans les bureaux de la compagnie aérienne, puis à l'agence de voyage, puis au Western Union, bref il occupe comme nous sa journée de pluie.

Le soir, on se prépare pour aller au restaurant gastronomique Kaupe d' Ushuaïa, cadeau de Manue pour les 31 ans d'Aurore. Deuxième expérience pour Manue dans ce type de restaurants (Merci Fred, c'est pas Eric qui l'y amènerait!).

D'après le Routard et Hélène Darroze, le meilleur d'Ushuaia, et une de meilleures tables d'Argentine.

Manue met donc sa robe et ses bas de contention d'avion en guise de collants. Comme souvent, elle est overdressed, puisque tout le monde vient en tenue de rando!

La vue sur le canal est magnifique, surtout au coucher de soleil et le repas est exquis, mettant à l'honneur les produits locaux, poissons, fruits de mer, king crabe.. Manue se remet plutôt bien de l'entorse à son régime végétarien.

Le dessert est très surprenant, de la glace au citron avec un sabayon au champagne.

Le menu est un accord mêts et vin, mais avec une bouteille à deux, plus deux autres verres chacune, on n'a pas trop senti le froid en sortant !


Le mercredi 15 nous quittons l'appartement pour une chambre d'hôtel.

En effet, notre bus partant à 3h du matin le jeudi, nous n'avions pas réalisé qu'errer dans les rues avec nos gros sacs, le froid et dans une ville fermée, allait être compliqué.

Nous avons donc pris une chambre pour commencer notre nuit, nous doucher et pouvoir organiser comme il faut le trajet pour El Calafate (16h de bus avec une escale de 4h à Rio Gallegos, on vous racontera tout ça).

Après avoir déposé nos sacs, direction le port pour une sortie en mer, afin de voir les animaux marins.

Ayant quelques difficultés de compréhension en espanol or in english, nous pensions voir des manchots, mais c'était une autre excursion... Heureusement, nous n'avons pas perdu au change

Nous partons sur un petit bateau de type zodiaque, où nous étions 7 Français pour 5 Argentins, personnel naviguant compris.

Nous avons croisé les doigts pour voir des baleines, et à peine en mer depuis deux minutes, nous en avons vu plusieurs, ce qui n'est pas systématique. Cependant, le capitaine poursuivait les baleines, s'en approchait, ne suivant pas tout à fait les règles de protection des animaux sauvages observées à la Réunion.( dixit Aurore)

Nous avons vu des lions de mer, qui portent bien leur nom vu qu'ils rugissent et que ça fait un bruit de dingue. Ils sentent aussi très mauvais. Les mâle sont impressionnants, mais semblent bien heureux sur leur rocher, entouré de femelles.

On a vu aussi des otaries à crinière qu'on a eu du mal à différencier des précédents lions de mer, même si elles sont plus silencieuses et surtout moins odorantes.

On voit aussi de nombreux oiseaux, des cormorans dont les cormorans-empereurs typiques de la région, et même un albatros.

La sortie en mer était très chouette, y compris pour la vue des abords d'Ushuaia.

On mange dans un restaurant populaire argentin, et nous nous préparons à devoir nous lever à 2h pour prendre notre bus, qui arrivera à El Calafate à 0h30 le lendemain...

C'est étonnant qu'en quelques jours, nous nous soyons si vite habituées à un changement de température si abrupt : déjà oubliées la canicule buenos-airienne.



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Publié le 28 mars 2023

Nous avons donc pris le bus à 3h du matin, afin de passer la frontière chilienne dès l'ouverture, prendre un bac avec le car, puis revenir en Argentine pour arriver à Rio Gallegos (qu'on a surnommé Galleros à cause des chiens) à 15h30. N'ayant pas prévu de petit dej, ni de sandwich, nous sommes affamées et cherchons un endroit pour manger. La ville est peu engageante, venteuse, les chiens errants sont flippants, et les restos ne donnent pas envie.

Après 45 min de marche nous trouvons enfin un resto sympathique et ouvert à 16h30, où nous pouvons manger notre déjeuner, goûter et dîner.

On retourne à la gare routière afin de prendre notre bus pour El Calafate (seulement 4h de bus).

On se rend compte en contactant l'auberge qu'on s'est encore trompée dans les dates et qu'ils nous attendent le lendemain. L'auberge est complète, heureusement ils peuvent nous loger dans un autre établissement de la chaîne, soi- disant d'un meilleur standing...

On arrive à 0h30, on décide de co-marcher une partie du chemin jusqu'à l'auberge avec un compatriote.

L'auberge est sur les hauteurs, promettant une jolie vue. Au moment de payer, on comprend que l'établissement n'utilise pas le taux de change officiel, mais un autre, bien moins avantageux pour nous et bien meilleur pour lui évidemment. Nous demandons des explications, nous nous énervons, le type dit qu'il ne peut rien faire, et surtout, la carte est pré-enregistrée, ce qui fait que si on refuse de payer, ils vont directement prélever la somme. A 1h du matin, après une journée entière de bus, et sans autre possibilité, nous finissons par payer, à contrecoeur et allons nous coucher.


Restaurant
La Patagonie vue du car



Le lendemain, après une courte nuit, nous nous rendons compte que la cuisine n'est pas accessible le matin pour se préparer des sandwichs: évidemment ils vendent des paniers repas à l'auberge. Là, on va voir le gérant, qui est insupportable, il finit par nous dire qu'on a payé et qu'il ne peut pas rendre de l'argent, et nous demande ce qu'on veut. Nous essayons de négocier la lessive et les paniers repas, sans succès. On l'énerve tellement qu'il nous propose d'aller à l'auberge que nous avions initialement réservée. Ce que nous acceptons.

On refait les sacs et on déménage. L'auberge est bien mieux située, en plein centre, on a comme par hasard la chambre la plus pourrie, mais on doit bien s'en contenter...

Nous organisons nos deux prochains jours, allons à la laverie, puis découvrir le lago Argentino.

Il y a énormément de vent, mais la couleur du lac est incroyable et donne envie de s'y baigner. Évidemment, vu les glaciers qui l'alimentent, nous ne nous y risquerond pas.

Nous récupérons notre linge et allons manger en ville. La ville d'El Calafate ressemble à une station de ski, ce qui n'est pas pour nous déplaire. La spécialité de la Patagonie est le cordero, de l'agneau grillé, mais avec une végétarienne, et une n'aimant pas l'agneau, vous n'aurez pas de retour d'expérience sur le sujet.

Nous allons nous coucher, une dure randonnée nous attend le lendemain.


2 filles dans le vent
Vue de la première auberge
Les chiens.. partout.. tout le temps



Le lendemain nous nous levons à 7h afin d'être prêtes pour prendre le taxi qui nous amène au début de la randonnée. Le système de bus collectifs ne fonctionnant plus à cette période un peu moins touristique de l'année, on a essayé de covoiturer pour diviser le prix par deux, mais on s'y est prises trop tard.

Notre chauffeur est très sympa, nous donne des explications sur les paysages qui sont magnifiques. Après une heure de route, nous arrivons sur un chemin peu praticable, ce qui ne perturbe pas plus notre chauffeur, bien que sa voiture de ville ne soit pas tout à fait adaptée à la route.

Le chauffeur nous amène d'abord à un camping pour qu'on ait des infos sur le sentier. Il semble que plus de la moitié du sentier est fermé mais qu'on n'a qu'à dire qu'on ne comprend pas la langue, ce qui n'est pas complétement faux.

Au début de la rando, le panneau nous signale que nous sommes sur le territoire des pumas, ayant affronté (ou pas) les jaguars, même pas peur ! De toute façon ils sont de la même couleur que l'herbe, on ne les verra même pas passer!

On s'enregistre au début de la rando, nous sommes d'ailleurs les seules, et nous voilà parties. Nous atteignons le mirador, fin officielle de la rando en 50 min (au lieu une heure trente) d'où la vue est magnifique: on y aperçoit même le Perito Moreno, glacier que nous irons voir le lendemain.

Nous décidons donc de poursuivre jusqu'au Cerro de Los Cristales, en gros d'aller en haut de la montagne. Là, ça se corse un peu, et même beaucoup, le sentier devient très pentu, et la respiration s'accélère. Heureusement la vue est de plus en plus belle, au fur et à mesure que nous grimpons.

Nous avons l'impression de toucher au but, puis une autre montagne surgit derrière la nôtre, et une autre..

La végétation se raréfie, on s'imagine sur la lune, puis, presque au sommet de la montagne, Manue fait demi tour car elle ne trouve plus la suite de la piste, disant qu'elle tourne autour du sommet. Nous décidons donc de manger, après 3 bonnes heures de montée.

Arrivent 3 Argentines, qui nous expliquent que le Cerro cristales est derrière cette montagne et que le sentier continue.

Elles nous encouragent et nous disent de venir avec elles. Malheureusement, le taxi devait nous attendre au bout de 5h, et chaque heure supplémentaire était à payer en plus...

Nous décidons donc de redescendre, déçues de ne pas avoir pu admirer le point de vue final, (Fitz Roy, rendez -vous à El chalten!), même si nous sommes satisfaites de cette première rando de 800 mètres de dénivelé.

La descente est franchement pénible pour Aurore qui s'y use les genoux, Manue a au contraire envie de courir, mais ne souhaite pas être rapatriée de suite, Aurore jouant les rabat-joie. Nous arrivons en temps et en heure auprès du taxi, bien fatiguées, les pieds endoloris, mais ravies.

C'était notre première vraie rando, avec du dénivelé, et on se dit qu'on aurait dû avoir plus confiance à Ushuaia, on ne nous y reprendra plus.

On va donc goûter, récompense bien méritée après cet effort. Glace pour toutes les deux, plus gâteau pas ouf pour Aurore.

Le lendemain, direction le Perito Moreno.


On était là haut !



Après une bonne nuit de sommeil pour Aurore, pas de super qualité pour Manue, pour cause de roman nordique olé olé trouvé à l'auberge, nous attendons le minibus qui vient nous chercher pour aller au glacier.

Plus nous nous rapprochons du glacier, plus nous voyons d'icebergs sur le lac, ce qui nous donne un avant-goût de ce que nous allons voir.

Le site est très touristique, mais nous sommes émerveillées de voir notre premier glacier.

Des passerelles sont aménagées afin de le voir sous tous les angles, toutes les hauteurs et en sécurité. En effet, quand des blocs de détachent, cela projette de la glace à des dizaines de mètres, ce qui est évidemment dangereux.

On se balade plusieurs heures, le temps de faire l'ensemble des sentiers. Nous sommes époustouflées par la taille du glacier, sa couleur bleue et les bruits impressionnants de craquements, s'apparentant au tonnerre, qu'il produit. On est aussi impressionnées par la vent, qui rend les selfies compliqués..

On espère voir une partie du glacier se détacher, malheureusement ça ne sera pas pour nous.

La fonte de la glace donne une couleur unique au lac. Il s'agit d'un des rares glaciers stables, qui ne manifeste pas de fonte inquiétante, malgré le réchauffement climatique. La partie émergée du glacier est de 70 mètres de hauteur, et il avance de 2 mètres par jour. Quand il atteint le rivage, il coupe le lac en deux, faisant monter le niveau de l'eau. Il finit alors par céder, et le cycle recommence.

On rentre à l'auberge, on mange et on prépare notre départ le lendemain pour El Chaltén, afin de poursuivre la partie physique et sportive du voyage !


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Publié le 1er avril 2023

Lundi 20 mars, en attendant notre bus pour El Chaltén, nous réfléchissons à la suite de notre voyage ainsi qu'à notre lieu de départ pour le retour en France. On hésite, Chili ou Bolivie ? On essaye de faire différents circuits, de prévoir le temps pour chaque.. Notre choix se porte sur la Bolivie, qui est moins chère et nous semble plus dépaysante que le Chili.

On prend notre bus à l'heure, mais, alors que le trajet ne dure que deux heures, nous avons le droit à un arrêt dans une auberge à touristes, au milieu de nulle part. On arrive donc avec une heure de retard à El Chaltén...

Les paysages à l'approche d'El Chaltén sont magnifiques: la pampa patagonienne, avec les montagnes, dont le Fitz Roy, droit devant.

Manue est bien allée à l'avant du car pour prendre des photos (à ses risques et périls), malheureusement, le résultat est quelque peu décevant...

Arrivées à El Chaltén, nous nous apercevons que la ville n'a aucun réseau. Pas facile de se diriger pour trouver notre auberge. Heureusement la ville est très petite, et semble uniquement habitée de randonneurs. On voit des auberges, des bars, des restaurants, et des magasins de souvenirs. Il fait un temps magnifique et les gens se prélassent sur les transats en mode chill.

Notre auberge est très chouette mais il n'y a pas de cuisine pour préparer nos sandwichs de randos.

On passe à l'office du tourisme afin de récupérer un plan des différentes randos, et contrairement à El Calafate on peut en faire beaucoup à partir de la ville, sans avoir à se faire transporter, ce qui nous fait gagner du temps et de l'argent.

On décide donc de faire une petite balade d'une heure de montée avant que le soleil ne se couche. On se rend compte que le "facile" d'El Chaltén ne correspond pas au "facile" d'Ushuaia. La rando n'est pas longue, mais ça grimpe bien.

On arrive en haut pour le coucher du soleil, on se pose un peu, on peut observer des condors, puis nous redescendons. ( La rando s'appelle en effet Los Condores)

Nous mangeons donc au restaurant, et on se rend bien compte que les trajets de bus économisés seront malheureusement compensés par le prix de la nourriture.

On planifie un peu notre séjour et décidons de profiter du beau temps prévu le lendemain pour faire "la" rando phare d'El Chaltén, 800 mètres de dénivelé, 4h aller, dont 400 mètres de dénivelé sur 1 km pour la dernière heure de montée, afin d'arriver à la Laguna de Los Tres, au pied du Fitz Roy

On va donc se coucher tôt !


Photo du bus by Manue
Mirador de los condores
La ville d'El Chaltén
Mirador de los condores


Après un solide petit déjeuner pris à l'auberge, nous voilà parties à 8h, en mode warriors, prêtes à affronter ce sentier, qui n'est pas réputé comme étant simple.

Le sentier démarre au bout de la rue principale. On commence par bien monter pour les 3 premiers kilomètres de la randonnée, 400 mètres de dénivelé, mais la vue est superbe sur la vallée. Ensuite, on est sur un sentier plat pendant plusieurs kilomètres, c'est très agréable, nous passons devant un lac et des campings. Nous ne sommes clairement pas les seules sur le chemin.

Nous arrivons face à une montagne, que nous devons gravir. Un panneau nous prévient qu'à partir de maintenant seules des personnes en bonne condition physique et avec du bon matériel peuvent monter. On se lance malgré tout, même si nous n'avons pas de bâtons comme la plupart des marcheurs...

Clairement, ça n'a pas été le moment le plus fun de la rando, personne ne s'arrête de peur de ne plus repartir, on souffre, on souffle, on transpire.

Pire que tout, une fois arrivées en haut, on se rend compte qu'une montagne en cache une autre, et même s'il ne reste qu'une petite montée de 15 min, psychologiquement c'est lourd, mais les personnes qu'on croise nous encouragent, et une fois arrivées en haut, on oublie tout ! (Pas pire qu'un accouchement selon Manue !).

On commence par se poser pour reprendre notre souffle, admirer la vue sur la Laguna de Los Tres et le Fitz Roy, (y compris Manue qui d'habitude n'est pas bien sensible aux montagnes), et pour manger. Nous ne sommes évidemment pas les seules à avoir prévu de pique-niquer devant la Laguna: on compte en effet à la louche, une cinquantaine de randonneurs.

Après une courte pause, on décide d'aller faire nos photos d'instagrammeuses, puis nous partons voir un autre lac juste à coté, ainsi que la vue sur le bas de la vallée.

Arrive le moment de la descente qui s'avère être très très pénible ! Manue ne supporte pas de ne pas pouvoir aller à son rythme à cause des nombreux randonneurs sur le sentier. Aurore est plus tranquille et va plus lentement, mais la pente importante force sur les chevilles et les genoux.

On arrive en bas de cette montagne, et au lieu de reprendre le chemin de l'aller, Aurore propose de prendre un autre sentier pour le retour afin de passer devant des lacs et un mirador.

Ce ne fut pas l'idée du siècle! On était déjà bien fatiguées par la matinée et la descente, et nous voilà parties pour 12km supplémentaires! Bien que le début soit plat et agréable car on longe les lacs de la Madre et de la Hija, nous sommes épuisées et les kilomètres n'avancent pas.

On arrive ensuite sur le chemin de la Laguna Torre. Plus que 5 km, mais nous n'avons plus d'eau et plus de pieds, et le sentier recommence à monter. Là, Aurore prend sur elle pour ne pas décider de dormir à la belle étoile avec les pumas, à même le sol.

On arrive au mirador d'El Torre, on se pose un peu pour profiter de la vue. On continue le sentier, et là, il faut descendre de manière abrupte, sur les rochers, et cela nous paraît interminable.

On finit par enfin arriver à El Chaltén, à 19h30, Aurore ne pouvant plus descendre une seule marche, et nous allons acheter de l'eau, le double du prix normal, sans rechigner.

On mange chez Mathilda, qui sera notre cantine du séjour, soupe pour Manue, salade pour Aurore, accompagnée d'une bière bien méritée.



Rdv là haut, où une montagne après..
La Laguna de Los Tres et le Fitz Roy


Le mercredi 22, de la pluie est annoncée, nous décidons donc de nous reposer, nos pieds ayant bien morflé.

Deux siestes au compteur pour Aurore, une seule pour Manue, lecture, glaces, écriture de l'article d'Ushuaia. On se laisse le temps de récupérer.

Il ne pleut finalement pas beaucoup mais le vent est impressionnant et nous pensons beaucoup au gens qu'on a croisés la veille et qui dormaient sous tente en montagne...

Résumé de la journée


Le jeudi 23 nous repartons nous promener, en faisant des randos plus faciles.

On commence par se rendre à la Chorillo d'El Salto, qui est donc une cascade. Le chemin n' est pas ultra agréable tant que nous sommes sur une piste, mais dès que l'on s'éloigne des voitures, c'est top. On mange face à la cascade, observons les oiseaux qui en veulent à nos sandwichs, puis nous repartons vers El Chaltén.

Il est tôt, et nous décidons d'aller au mirador deLlos Aguillas. Même début que pour le mirador de Los Condores le premier jour, ça grimpe pas mal au début, puis grande traversée à flan de montagne, très agréable, avant d'atteindre les points de vue. On décide de monter encore un peu pour en voir davantage.

On finit par redescendre, il fait beau, et nous décidons de boire un thé et une bière, dans le jardin d'un biergarten, avec pop-corn offert.

On retourne manger chez Mathilda, soupe pour tout le monde !

La cascade
Vue du mirador
Biergarten
Chez Matilda


Dernier jour à El Chaltén. Nous devons quitter l'auberge à 11h, et notre bus de nuit pour Los Antiguos est à 20h30.

On décide de faire une lessive indispensable suite aux randos. Nous traînassons à l'hôtel autant que nous pouvons car il pleut, puis nous laissons nos sacs et allons squatter les bars toute la journée en suivant la révolution en France.

On prend rdv pour se faire masser à 15h, après avoir bu quelques litres de thé et de bière, mais faute de personnel, nous n'avons pas le droit à un massage manuel mais à un lit de massage.

C'était quand même super, on a été agréablement surprises, et la demi-heure est passée bien trop vite. On a même pu se doucher, ce qui, avant une nuit de bus n'est pas superflu!

Nous décidons ensuite d'aller goûter, toujours pour éviter la pluie, direction le Biergarten où Manue en profite pour manger une poire au Malbec, Aurore se contentant des pop-corns.

Nous retournons manger une dernière fois chez Matilda, on en profite pour se changer et se mettre en tenue de nuit, puis nous allons prendre notre bus.

Il arrive en retard, mais nous avons des sièges équivalents à la première classe En France, qui sont plus larges et s'inclinent davantage. Manue dort comme un bébé. Aurore dort mieux chez les pauvres.

Arrivée prévue à Los Antiguos à 6h50.

La poire au malbec
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Avec le retard du bus, nous arrivons à 9h à Los Antiguos, au lieu de 7h. Cela nous dérange pas tant que ça, puisque le check in se fait à 11h. On se rend compte que c'est l'antenne chilienne qui émet à Los Antiguos, donc pas d'internet en dehors du wifi pour nous.

Nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre, puisque nous nous arrêtons dans ces trois villes afin de couper le trajet entre el Chaltén et Bariloche (25h de bus).

Quand on arrive à l'auberge, la chambre est chouette, et on peut même acheter des confitures locales, la ville étant réputée pour ses vergers et ses cerises.

On se renseigne auprès du gérant pour faire une excursion le lendemain au Chili pour voir des cavernes de marbre. Il contacte l'agence, mais pas de réponse.

On part en ville pour essayer de trouver la seule agence locale pour cette sortie touristique. Et là.. ça se complique. La ville est déserte, peu attrayante, et de nombreux chiens y circulent... Quand nous arrivons à l'agence, il n'y a personne et aucun horaire d'ouverture ne figure sur la porte.

On cherche un endroit où manger, il n'y en a pas beaucoup, et ils sont vides. Manue finit par manger salade, toujours la même, Aurore passe son tour pour une fois.

On décide de se promener au bord du lac Buenos Aires, partagé avec le Chili, qui est le deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud.

Manue profite du parcours de santé pour faire des exercices contre le ramollissement des bras de vieilles.

Toutes dépitées, nous rentrons à l'auberge pour faire la sieste en attendant de retourner à l'agence plus tard, en espérant que ce soit ouvert, tout en se demandant avec angoisse ce qu'on pourra faire de notre journée du lendemain dans cette ville...

On en profite pour prendre nos billets de retour, merci les cadeaux d'anniversaire de nos parents respectifs 😘 Nous partons donc le 16 mai de Santa Cruz de Bolivie pour une arrivée le 17 mai à Paris. On a réussi à trouver un vol qui ne dure que 15h, avec une seule escale, et sans faire le tour du monde!

À la sortie de la sieste, Manue discute avec deux Argentines, Roxana et Renata, de notre projet pour les cavernes de marbre, et elles nous apprennent qu'elles y vont le lendemain, et nous mettent en contact avec la responsable de l'agence. Il reste des places, on est ravies. Elles nous aident même à remplir les documents sur le téléphone. Bref on a une sacrée chance.

On trouve un resto où manger le soir, en allant un peu plus dans la rue principale, c'est cher et pas terrible. Nous rentrons à l'auberge, pour être en forme le lendemain pour l'excursion.


Le lac Buenos Aires

Le dimanche 26 nous nous levons donc tôt afin d'être prêtes à 7h30. En effet, il y a 4h de route dont la frontière à passer, d'abord côté argentin, puis côté chilien. La route est difficile mais les paysages sont magnifiques. On est 10 dans le mini-van, de toutes nationalités : allemande, hollandaise, argentine, française..

Étant donné que c'est une excursion, nous avons des stops pour prendre de jolies photos, mais Manue n'aurait pas aimé conduire autant sur une route pareille. On traverse des villages très isolés, puis nous prenons la Carretera Austral, route construite sous Pinochet.

On arrive au niveau des bateaux, mais on doit attendre un autre mini-van. On nous dit qu'on va pouvoir faire l'excursion car il n'y a pas trop de vent, et qu'on mangera après l'excursion. Certains attendent des jours pour pouvoir faire cette sortie sur le lac, alors nous nous estimons chanceuses. Évidemment, l'autre groupe est en retard, et nous partons donc à 13h30.

On navigue sur le lac pour approcher les fameuses cavernes. Les paysages sont sublimes, et on commence à voir ces curiosités géologiques.

On entre dans certaines grottes, on en contourne d'autres, évidemment on n'est moins libres qu'en kayak.

Manue pensait que le marbre serait aussi lisse et brillant que sur des sculptures, mais non !

Le bleu du lac se reflète sur la roche, lui donnant des teintes bleutées, c'est grandiose. Le clapotis des vaguelettes creuse le marbre, lui donnant de jolis reliefs.

En retournant sur le port, on observe un condor sur un rocher, on peut s'en approcher et se rendre compte que c'est plus beau en vol.

Ensuite nous mangeons, différentes quiches faites maison, dont une aux légumes, excellentes. Gâteaux et thés à disposition, Manue en profite.

On repart pour 4h de route, on fait une jolie photo avec nos deux copines argentines, Roxana et Renata, ainsi que Lena, une autre Française.

On arrive exténuées à l'auberge par tant de route. Manue avale une soupe en poudre trouvée dans la cuisine de l'auberge, mais Aurore rien.

Le lendemain nous nous levons tôt puisque le bus pour Esquel est prévu à 7h05, mais comme notre bus est arrivé avec deux heures de retard (il s'agit de la même ligne), on doute un peu.

Le condor

On se lève donc à 6h afin de partir à 6h45 pour être à 7h au terminal de bus. Nous retrouvons la Hollandaise de l'excursion et l'attente commence. Au bout de 30 min, nous demandons à la guichetière ce qu'il en est, et elle nous dit que le bus arrive entre 8h et 9h et que c'est normal. On suggère quand même de changer les horaires sur les billets afin d'éviter que les gens attendent et se lève tôt pour rien.

Le bus finit par arriver avec plus d'une heure de retard. Nous voilà parties pour 8h de bus, mais à l'étage et tout devant, ce qui nous permet d'avoir de l'espace et une super vue sur la pampa et les guanacos !

Le bus fait plusieurs pauses pendant le trajet, qui dure bien plus longtemps que prévu, notamment pour manger (nous on avait prévu nos sandwichs).

Résultat, on arrive à Esquel à 17h, ce qui ne nous permet pas de faire grand chose, alors que de jolies balades semblent accessibles de la ville.

Notre appartement est chouette, avec cuisine et canapé, ainsi que 4 couchages. Freddy, notre hôte est très serviable.

On va à l'Office du tourisme afin d'organiser notre jour du lendemain pour aller au parc national de Los Alerces, nom des arbres millénaires qui s'y trouvent, malgré la météo pas terrible annoncée.

On mange dans une brasserie quelconque, puis on se couche, afin de prendre le bus à 7h30 le lendemain.


Et le ciel leur tomba sur la tête
Les guanacos

Le mardi 28 mars, nous partons donc au terminal de bus et nous nous retrouvons dans un bus de ramassage scolaire, avec des enfants, certains de 4/5 ans, qui finissent leur nuit. Après une heure de bus, nous arrivons dans le parc, et le chauffeur nous montre l'arrêt pour le retour à 15h30. Un seul aller et un seul retour possible car nous sommes hors saison.

On décide d'aller au point information du parc pour avoir un plan. On commence à longer le lac, jusqu'à ce qu'on soit coincées. On fait demi tour, et nous nous rendons compte qu'on ne sait pas où sont situés les Alerces millénaires. On retourne donc au point information. Là, le type nous dit que pour voir les Alerces il faut prendre un bateau à une 30 km de là, et que c'est fermé, comme tous les sentiers du parc.

Nous commençons à nous demander ce que nous allons faire jusqu'à 15h30 si tous les sentiers sont fermés, surtout sous la pluie..

On se dit qu'on va longer le lac sur la route, jusqu'à ce qu'il soit l'heure de faire demi tour. Rien de bien enthousiasmant. On voit les sentiers fermés sur le bord de la route, et on décide d'en faire deux petits qui ne sont pas longs. On enjambe la barrière et on profite un peu du parc, ce qui est bien plus agréable que la route. On monte à un mirador et on observe des peintures rupestres.

A nouveau sur la route au bord du lac, nous voulons rejoindre une cascade. Il commence à pleuvoir comme il faut, les voitures nous dépassent et on trouve le temps long.

A l'approche de la cascade, une voiture s'arrête, et bonne surprise, Renata et Roxana sont à l'intérieur. Elles nous proposent de monter avec elles afin de parcourir le parc. On est contentes d'être au chaud et au sec !

Nous pouvons ainsi aller bien plus loin dans le parc et faire une balade qui permet de voir plusieurs lacs d'une couleur incroyable.

Renata nous donne des conseils pour effrayer les pumas, et nous traduit les panneaux informatifs du parc. On decouvre aussi des arrayanes, des arbres typiques de l'Argentine et du Chili, avec un tronc couleur cannelle. Ils nous plaisent beaucoup.

Après 2h de rando sous la pluie, nous finissons la ballade bien trempées, et somme ravies de retourner dans la voiture. Les filles nous donnent des conseils pour la suite de notre voyage et nous déposent à notre auberge.

On se lave, on se met en pyjama, tout ça à 16h30 et nous en profitons pour appeler nos proches ! Manue expérimente les différentes utilisations de son téléphone.

On hésite à ressortir, mais le Routard parle d'un resto italien qui nous fait de l'oeil. On s'habille, et c'est parti !

On ne regrette pas, les pâtes étaient délicieuses, on va se coucher et on décide de ne pas mettre de réveil le lendemain.


Des peintures rupestres
Les arrayanes

Le mercredi, nous avons notre bus pour El Bolsón à 15h, mais toujours le même bus qui vient d'El Chaltén et passe par Los Antiguos, donc aucun moyen de savoir à quelle heure il va réellement arriver (il faut dire que le trajet est de plus de 24h en tout..).

Le matin nous nous préparons tranquillement, et ne pas mettre de réveil fait du bien. On fait le check-out à 10h, et Freddy nous propose de nous déposer à la gare routière en voiture. On commence par décliner puisqu'elle n'est qu'à 5 blocs de l'hébergement, mais face à son insistance, on comprend qu'il serait vexé qu'on refuse. On laisse nos sacs, et nous partons randonner sur les hauteurs d'Esquel, dans un parc naturel urbain. C'est plaisant, on est seules sur le chemin, et on croise uniquement deux Français dans le parc.

On retire de l'argent à Western Union toujours, nous mangeons nos sandwichs, puis direction la gare routière. Nous testons donc le pick up pour la première fois ! Manue a kiffé.

Le bus arrive avec une heure de retard, mais nous papotons avec une compatriote qui nous donne plein de conseils pour la suite du séjour.

Nous arrivons à El Bolsón vers 19h, les paysages sont beaucoup plus verts, à part un côté de la vallée, on va comprendre pourquoi le lendemain..

On mange, nous rencontrons encore une Française avec qui nous discutons pendant tout le repas.

Le lendemain: direction un mirador et El Cabeza d'El Indio.


Jeudi 30 mars, il pleut le matin, donc on reste tranquilles à l'auberge, et nous organisons encore la suite du voyage pour optimiser le temps qu'il nous reste.

À midi on mange chez Jauja, et on se régale.

On part en balade pour atteindre un mirador qui donne une vue sur toute la vallée. On fait nos photos d'instagrammeuses, puis nous continuons pour atteindre la Cabeza d'El Indio.

On passe une barrière, puis on doit deviner le chemin puisque tout semble avoir brûlé. On continue de serpenter cette forêt calcinée, pour atteindre un petit sentier à flan de falaise.

La commission de sécurité du parc nous informe donc que c'est fermé et que nous devons descendre. On apprend aussi que la forêt a brûlé il y a un mois, mais on constate que ça sent toujours le grillé, et qu'une racine (au moins) fume encore. On redescend plus au moins sereinement à cause des chiens qui viennent nous coller et nous sauter dessus ce qui n'est pas du tout du goût d'Aurore.

Une fois dans la ville, on s'offre une glace, puis on déambule dans un très joli marché artisanal. On en profite pour se promener sur la place principale qui est très agréable.

On retourne manger chez Jauja, et nous allons nous coucher. Le lendemain: départ pour Bariloche.



PS : réservez votre soirée du samedi 27 mai pour la soirée de retour de voyage pour nos followers ainsi que nos lecteurs anonymes. Rdv chez Manue, vous pouvez déjà réviser le blind test, sur le thème du retour, de la maison...




Vue sur la vallée
Chemin à flanc de falaise
Plaque sur la place principale
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Publié le 13 avril 2023

Vendredi 31 mars, on prend le bus à 11h, pour une arrivée à 13h à Bariloche, à ne pas prononcer comme la célèbre ville du 37, évidemment.

À l'arrivée au terminal de bus, nous prenons un bus de la ville pour nous rendre à l'auberge, on est plutôt contentes, puisque ça nous évite 40 min de marche dans des rues bien pentues, avec nos gros sacs. Il nous reste quand même un escalier bien raide à devoir emprunter, et c'est tout essoufflées que nous arrivons à l'auberge.

Nous mangeons en ville puis nous allons à l'Office du tourisme afin d'organiser nos sorties. On se rend compte que la plupart des paysages à découvrir sont en dehors de la ville. On comprend aussi qu'on va rater la fête du chocolat qui est le week end suivant; ce week end, fête des Malouines !

On croise Justine et Pauline, deux jeunes étudiantes tarbaises avec qui Manue avait descendu le Fitz Roy, et qui se sont avérées être les mêmes avec qui Aurore était en communication sur Facebook pour un road trip dans le nord du pays. Nous sommes ravies de pouvoir discuter un peu avec elles.

Nous en profitons pour nous promener dans la rue des chocolatiers, dont les devantures sont magnifiques: Pâques à l'air d'être très important. On constate aussi que certains Argentins chocolatiers ont un réel problème avec le foot et Mbappe.. On entre dans les boutiques de souvenirs locaux et on regarde le prix des excursions. On se balade sur le bord du lac, on entre dans la cathédrale qui n'est pas dingue, on observe les jeunes au skatepark qui est impressionnant... Bref, on découvre la ville qui peut ressembler à l'image qu'on se fait des stations de ski suisses. On observe encore une fois de jolies peintures sur les murs des bâtiments, et des mosaïques sur les trottoirs.

Nous nous rendons compte que nous allons devoir louer une voiture afin d'être plus libres dans notre programme et d'éviter les excursions où l'on ne fait que du car sans pouvoir marcher.

On mange et on se couche en commençant à regarder les prix des locations.



Equipe de foot en vitrine d'un chocolatier
Fresque sur le trottoir
Skatepark

Le lendemain, nous essayons de louer une voiture. Nous commençons par aller à Localiza, déjà testé au Brésil. Après une heure d'attente nous avons une voiture pour deux jours à partir du lendemain. En voulant réserver une excursion, on se rend compte que ça ne correspond pas du tout à ce que nous voulons faire, et donc qu'il nous faudrait un troisième jour de location de voiture. On repart voir les loueurs, attente à nouveau, et ils nous informent qu'ils n'ont plus de disponibilité. On va chez Hertz, attente encore, d'autant plus qu'on n'avait pas vu qu'il fallait prendre un ticket, puis nous avons enfin une voiture pour 3 jours à pas trop cher. Victoire !

Nous nous baladons dans les différents marchés artisanaux de la ville où nous achetons quelques souvenirs. Aurore a une commande de pull à honorer pour son papa, pas évident de retrouver la même boutique qui lui avait plu, 6 ans auparavant.

En nous promenant, nous passons dans une rue avec des portraits d'Argentins célèbres, réalisés en mosaïque, que nous connaissons peu. On remarque aussi d'autres mosaïques et une rue particulièrement pentue qui nous fait penser, toute proportion gardée, à celle de San Francisco.

Sur le bord du lac, nous découvrons le centre de création culturelle de la ville. Nous y entrons mais comme c'est la fin de la journée, nous ne voyons pas grand chose. Cependant le lieu est très sympa et semble adapté à tout âge.

Nous allons ensuite découvrirr les festivités pour ce week-end end des Malouines: un feu comme à la Saint Jean, des danses traditionnelles costumées, la lecture d'un témoignage de la guerre.. On voit des drapeaux, des anciens combattants, des vestes pro Malouines argentines..

Sur le sol de cette place sont aussi inscrits le nom des morts pendant la dictature. Toujours touchant.

Nous rentrons relativement tard à l'auberge, et nous nous couchons directement car il faut se lever le lendemain pour récupérer la voiture.

Trottoir
Rue presque comme à San Francisco
Mosaïque de célébrités
Mosaïque de célébrités
Oiseau
Centre culturel
Drapeau
Nom des victimes de la dictature
Danse folklorique

Dimanche 2 avril, nous allons chez Hertz un peu avant l'ouverture pour récupérer notre voiture. Il y a déjà un monde de dingue: attente, puis la voiture étant à récupérer plus loin, attente à nouveau... bref nous quittons la ville à 10h30.

Direction le parc de Llao Llao, prononcé chao, chao en Argentine.

La route est très jolie, on suit le lac, et les maisons ressemblent à des chalets : du bois, de la pierre .. énormément de logements touristiques et un centre d'énergie nucléaire.

On fait un premier arrêt au Cerro Companero. On cherche le sentier pour monter à pied, on ne le trouve pas, on nous dit qu'il est fermé. Nous prenons donc le télésiège à touristes afin de voir la vue sur la péninsule.

Finalement, le télésiège nous plaît bien et la vue en haut est vraiment spectaculaire. La région est magnifique.

On fait le tour du site puis nous redescendons afin de continuer notre route.

On s'arrête à différentes reprises dans le parc, afin de faire plusieurs randonnées et découvrir tous les aspects du parc. On n'est pas les seules, c'est un week-end end veille de semaine sainte, très fêtée en Amérique du Sud. Nous voyons de nombreux arrayanes, des lacs et des miradors. Grâce à la météo plus clémente, nous pouvons à nouveau avoir le plaisir de randonner en short.

On finit par faire une rando pour atteindre un mirador, mais nous ne sommes pas sûres d'être sur le bon chemin. On grimpe, par des chemins très escarpés et un peu dangereux. On arrive quand même à de jolis points de vue.

A la fin de la journée, nous nous arrêtons à Colonia Suiza, un village soi-disant typique. On ne trouve pas ça exceptionnel, le côté roots est sympa, il y des boutiques artisanales et des restaurants mais fermés pour la plupart, car les excursions ne s'y arrêtent que le midi à cette période de l'année. On voit à nouveau le mode de barbecue peu commun, ainsi que le curanto, un mode de cuisson où la nourriture cuit à l'étouffée, sous terre. Mais nous n'aurons pas l' opportunité d'y goûter...

On croise à nouveau Pauline et Justine, accompagnées de Livio, un Suisse qu'elles ont rencontré en rando. On leur propose de les ramener à Bariloche, pour leur plus grand bonheur, et c'est avec plaisir que nous passons la soirée en leur compagnie et en anglais : bières, empenadas et contraception masculine comme thème de conversation. Féminisme toujours !

On rentre un peu tard, d'autant que le réveil sonne tôt le lendemain pour partir sur la route des sept lacs.


Arrayanes
Arrayanes

Le lundi, nous partons tôt afin d'emprunter la toute des 7 lacs, route reliant La Angostura à San Martin de los Andes, passant par plusieurs parcs naturels.

Pendant le trajet Bariloche - La Angostura, nous prenons deux auto-stoppeurs en voiture mais notre espagnol limite les conversations, puis nous commençons la route des 7 lacs proprement dite. Des panoramas sont aménagés tout au long de la route afin de pouvoir admirer les lacs. Le temps est idéal, la route est un plaisir tant les paysages sont beaux et nous apprécions de pouvoir nous arrêter régulièrement.

Après 3-4h de route, nous arrivons à San Martin de los Andes. La ville est très agréable, située en bord de lac évidemment, et on sent que c'est un ville très appréciée des Argentins. On mange, puis on décide de faire une petite randonnée sur les hauteurs, afin d'avoir de jolis points de vue.

Après deux heures de balade, nous rejoignons la voiture afin de commencer le retour. Nous choisissons d'écouter les conseils du routard et de prendre une autre route pour le retour afin de passer par la villa Traful voir la Vallée enchantée.

Si le début de la route est tout à fait correct, après une heure et demie de route, nous arrivons sur une piste qui ne permet pas de dépasser les 40 km/h.

Si nous pouvons apprécier le coucher de soleil sur le lac de Traful,et les montagnes autour, nous ne verrons rien de la vallée enchantée puisque la nuit est tombée!

La route semble interminable, nous sommes seules, Manue stresse pour l'essence (alors qu'il y avait de la marge), et la fatigue se fait ressentir après toutes ces heures de conduite.

Nous finissons par sortir de la piste et nous rentrons à Bariloche sans encombres et ravies de la journée.


Mardi, pour notre dernier jour de location de voiture, nous allons au volcan Tronador afin de voir le glacier noir, des Alerces millénaires et faire des randos.

Quand nous arrivons à l'entrée du site, nous comprenons que les pistes étant tellement étroites, il y a des heures de montée et de descente, et nous ne pourrons pas faire les deux excursions voulues.

Nous voilà reparties sur des pistes, avec en prime des mini-bus à touristes devant nous, difficiles à doubler. La route est franchement pénible. Nous pouvons cependant observer des orgues basaltiques, ce qui est loin d'être fréquent: Aurore est ravie, Manue savait à peine que ça existait !

Nous arrivons au glacier avant les cars de touristes qui se sont arrêtés pour manger. On est émerveillées par la couleur de l'eau, et par les différents glaciers, blanc au sommet du Tronador, et noir au niveau de la lagune. On profite de la vue pour manger nos sandwichs.

On continue la piste, afin d'accéder à un départ de randonnées pour voir une cascade. C'est court, mais c'est sympa de marcher un peu.

Nous redescendons vers le camp de base des randonneurs avec camping et restaurants, et nous voyons le début d'un sentier pour aller voir une autre cascade. La randonnée est très agréable et la cascade est originale: peu d'eau, mais on peut en faire le tour.

Nous finissons par arriver au camps de base, mais nous ne pouvons pas encore redescendre et décidons de commencer une autre rando pour patienter. Les gardes forestiers à cheval nous alertent sur le fait que l'accès au refuge n'est pas possible. Ça tombe bien, ce n'était pas notre but! Nous n'avons pas choisi la rando la plus populaire puisque le sentier n'est pas entretenu et il s'arrête au milieu de nulle part. On fait demi tour et rejoignons la voiture.

On redescend la montagne en s'arrêtant à différents points de vue, en espérant ne pas abîmer la voiture avec les cailloux sur la piste, car nous devons la rendre. Pas de soucis particulier, bien que la voiture soit bien empoussiérée...

On décide alors d'aller manger la fameuse fondue de Bariloche. On n'est pas transcendées par cette fondue, on en a mangé des meilleures.

Sur le retour à l'auberge, Manue ne se sent pas très bien, au point de s'allonger sur le trottoir, puis de vomir dans les roses ! On rentre tant bien que mal en espérant que la nuit sera réparatrice.

Glacier noir au bord de la lagune
Cascades

Mercredi 5 avril est notre dernier jour à Bariloche puisque nous prenons l'avion pour Mendoza le lendemain.

Manue est complètement à plat, et se repose toute la matinée. Aurore va donc récupérer de l'argent au Western Union pour toutes les deux, se renseigne sur le bus pour l'aéroport, et fait du repérage pour le pull à rapporter. Malheureusement la boutique de pull est peu accessible à cause de livraisons.

Aurore retourne à l'auberge, Manue se lève enfin et nous allons à la pharmacie acheter des comprimés de fer, puis nous mangeons d'excellentes salades au restaurant Rapanui dans la belle salle Art déco.

Nous retournons nous reposer, Manue n'ayant même pas envie de manger une glace.

En fin d'après midi, nous retournons à la boutique de pulls, nous trouvons le pull pour papa Bardiès, un pour Aurore aussi, pendant que Manue s'assoit par terre (pour changer), telle une SDF, tant elle est affaiblie.

Nous nous promenons dans la ville et observons les décorations pour Pâques, bien plus importantes que chez nous, et nous traînons dans une galerie commerçante en attendant l'ouverture du restaurant.

Nous mangeons dans un resto italien peu fameux, puis nous allons nous coucher en espérant que Manue sera plus en forme pour porter son gros sac.


Salades trop trop bonnes
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Publié le 20 avril 2023

La ville de Mendoza

On se lève tranquillement, nous prenons notre petit déjeuner à l'auberge, et Manue se sent un peu mieux. Après avoir pris un bus, nous arrivons à l'aéroport très en avance. Manue tient le coup, et nous rédigeons l'article de Bariloche en attendant de pouvoir embarquer.

La vue du hublot est superbe et nous arrivons sans encombres à Mendoza, ville connue pour ses vignes et ses montagnes.

Pas de récit quotidien pour cet article, mais thématique, vu que nous avons rayonné autour de Mendoza.

La ville de Mendoza nous a beaucoup plu, elle est très agréable et semble dynamique. Après installation dans notre appartement, nous arrivons sur la place principale de la ville qui est la place d€e l'indépendance. Il y a un spectacle de chanteurs d'opéra, en tenue, beaucoup de monde pour les écouter. On remarque que des artistes sont en train de peindre des oeufs, un peu comme vu à Bariloche, afin de préparer le week- end Pascal. Un spectacle hydrotechnique de la fontaine principale est aussi présenté à la population.

Il fait de nouveau chaud, et c'est avec plaisir que nous ressortons shorts, robes et tongs. La ville est très arborée ce qui rend les promenades très agréables. Cependant, qui dit chaleur dit moustiques, et dit piqûres pour Aurore (4 en 30 minutes...).

La place de l'indépendance est entourée de quatre places plus petites: celle de l'Espagne, de l'Italie, du Chili et de San Martin (comme partout dans le pays). On aime beaucoup celles de l'Espagne avec les azulejos, et celle de l'Italie avec sa fontaine inspirée de personnages de Dante.

Nous allons voir le parc San Martin, qui est immense et encore une fois, traversé par des routes. On se promène au bord d'un bassin pas très propre, au milieu de roses et on se balade dans le marché artisanal. On se repose un peu dans l'herbe, un livre à la main, quand un monsieur nous conseille de partir puisque le parc se remplit de supporters de foot, pour un événement dont nous n'avons pas connaissance. Étant disciplinées, on s'en va.

Nous avons pu entrer gratuitement dans le musée des arts modernes, puisqu'il y avait une lecture d'une écrivaine. Le musée n'est pas énorme, mais plusieurs œuvres nous ont plu.

À la fin du séjour, nous voyons les oeufs finis, nous avons nos habitudes gastronomiques, une bonne pizzeria et Le Central, resto bar avec une super ambiance, musique, serveurs, et des plats excellents et originaux.

Manue a profité de la ville pour se faire faire un brushing chez le coiffeur et un massage dans un spa. Elle est donc au top de sa forme, avec du magnésium en plus du fer.

Nous rencontrons Léa et Thomas avec qui nous allons partager plusieurs jours (et une voiture) pour aller visiter les parcs de Talampaya et Ischigualasto. On se retrouve en ville, on va boire une bière pour organiser nos 3 jours en commun. On s'entend très bien, et nous décidons de manger ensemble. Malheureusement les plats n'arrivant jamais malgré plusieurs rappels (sauf pour Aurore, erreur du serveur), nous décidons d'aller payer, bien énervés et même ça ne fut pas possible! Nous partons donc sans payer et en ayant faim (sauf Aurore).

On aime beaucoup l'Expo de ville sur l'amour, ainsi que le panneau "hombres trabajando", on espère qu'il s'agit bien d'un "hombres" générique.


Place de l'indépendance
Oeufs en préparation
Place d'Espagne
Place d'Espagne
Place d'Espagne
Place d'Italie
Place d'Italie

Les parcs de Talampaya et Ischigualasto

Nous partons le mardi 11 avril avec Léa et Thomas pour 6h de route afin d'arriver à Villa Union, ville qui sera notre point de base pour visiter les parcs. La route se passe rapidement car nous sommes tous aussi bavards les uns que les autres, et sans problème bien que la fin du trajet soit sur piste (merci Thomas). On observe des guanacos, un nandou, des lièvres et des maras pendant le trajet. Nous voyons aussi les paysages changer, la roche devient ocre et nous découvrons nos premiers cactus.

Nous arrivons dans une auberge très sympa, avec un jardin aménagé et même une piscine, malheureusement il fera trop froid pour en profiter. Nous avons cependant droit à un repas typique, fait par les gérantes de l'hôtel, et c'était excellent. Manue, Léa et Thomas finissent le repas par des poires au Malbec, qui, pour info, est un vin rouge Argentin (vous allez en réentendre parler).

Nous allons nous coucher dans la chambre que nous partageons tous les quatre pour une somme dérisoire.


Le lendemain nous partons tôt afin de visiter le parc d'Ischigualasto, qui est un site important de paléontologie, où de nombreux squelettes de différentes espèces de dinosaures ont été retrouvés.

Nous avons 1h30 de trajet aller, et nous espérons croiser un kiosco afin de nous acheter de quoi manger le midi. Évidemment, rien n'est ouvert car il est trop tôt. Nous finissons par trouver une minuscule boutique où l'on achète des feuilles de brick frites, farcies à la patate douce et au coing.

Arrivés au parc, il y a bien entendu de quoi se nourrir. Nous complétons notre repas par des sandwichs, et nous faisons bien puisque ses feuilles de brick sont écœurantes.

La parc se visite en voiture, avec plusieurs arrêts au cours desquels le guide nous donne des infos. Ce n'est pas le meilleur moyen de visiter, mais c'est le seul. Les paysages sont vraiment impressionnants et nouveaux pour nous et nous pouvons quand même en profiter pendant les arrêts. On comprend pourquoi le parc est appelé Vallée de la lune avec toutes ses roches blanches.

Après la visite, nous allons dans le musée d'histoire naturelle du parc, bien orienté dinosaures évidemment. On en apprend plus sur la formation géologique du site et sur les espèces qui s'y sont succédé.

Afin d'éviter de recommencer la même galère pour nous nourrir le lendemain midi, nous essayons de faire des courses et là encore, les supermarchés sont fermés. Grâce aux informations d'une Argentine, nous finissons par trouver de quoi nous manger.

De retour à l'auberge, nous préparons le repas du soir tous ensemble et nous nous commandons une bouteille de vin maison. Ce vin est très décevant et ressemble à du vinaigre de framboise.

Nous allons nous coucher et Léa ne se sent pas très bien: spécialité surgrasse et vin mauvais sont trop pour elle!


Le jeudi 13 avril nous nous reposons le matin car notre visite est dans l'après midi afin de profiter d'une belle luminosité. Nous en profitons pour appeler nos proches, faire une lessive et organiser encore et toujours le voyage.

Après avoir englouti nos sandwichs, nous partons pour visiter le parc, qui est moins loin que le précédent.

Cette visite se fait en bus impérial décapotable. Le parc est très différent de celui de la veille, les roches sont rouges et nous déambulons dans des canyons. Nous nous croyons vraiment dans un Western. On est un peu plus libres lors des arrêts pour nous promener à notre rythme.

On peut observer des pétroglyphes représentant souvent des guanacos, animal indispensable à l'époque, ainsi que des condors qui volent au dessus de nos têtes.

Les falaises ne sont pas identiques, tout comme les couleurs, et nous ne nous lassons pas de ces paysages.

Nous avons la surprise de voir qu'il y a deux pauses pendant la visite : l'une avec du vin blanc, de la vodka, du whisky, du thé glacé, de la soupe et des fruits secs. La seconde avec du pétillant et des pâtes de fruits: improbable!

Nous rentrons à l'auberge et nous décidons de ne pas rester sur cette mauvaise image du vin de l'auberge. Hélas, le second vin goûté ne relève pas le niveau, et c'est Thomas qui ne se sent pas bien après.

Après une nuit de sommeil, nous partons tôt afin de rendre la voiture de location à 14h. Nous quittons Thomas et Léa après trois jours très sympas, en prenant rdv pour visiter les vignes ensemble.



Le samedi 15 avril, nous retrouvons nos nouveaux amis-voyageurs Léa et Thomas à un arrêt de car, pour nous rendre ensemble en périphérie de Mendoza pour visiter une huilerie d'olives. La propriétaire nous fait la visite en espagnol avant de nous confier à sa fille pour la dégustation finale. Nous goûtons différentes huiles (Aurore découvre le plaisir de manger du pain huilé !) ainsi que diverses variétés d'olives. On apprécie bien et on s'achète de quoi se régaler le soir dans notre studio pour un apéro à 4.

On poursuit la journée par la visite d'une cave à vin, voisine de l'huilerie, champs d'oliviers alternant avec les vignes.

Et là, le sketch: après nous avoir dit qu'il y avait eu une erreur sur notre réservation, on nous fait monter tous les quatre sur un engin qui se déplace grâce à la force de 10 cyclistes se regardant pédaler, 3 d'entre nous étant au milieu puisque non prévus, buvant force vin rouge et grignotant pain et charcuterie ou fromages... Que faisons-nous au milieu d' une bande d'amis chiliens hurlant à tue-tête des chansons inconnues de nous ? Après avoir bien profité de la dégustation et profitant du déraillement d'une chaîne de vélo, nous questionnons l'animateur-serveur qui nous confirme que ce n'est pas ce pourquoi on a réservé, et nous quittons l'excursion pour rejoindre la bodega et enfin faire la dégustation prévue.

Nous dégustons donc tous les quatre, au calme, des malbecs et cabernet sauvignon de la maison Carinae, avec les explications de l'employée. Ayant choisi les vins haut de gammes, ils n' étaient pas mauvais.

Nous poursuivons avec deux autres Bodegas, ce qui fait donc 9 verres de vin par personne. Mais nous n'en profitons guère car ils ne sont pas à notre goût: Manue et Léa ont à peine goûté aux derniers verres. Vin trop tannique et fort, à la limite du vin cuit ou du vinaigre, heureusement nous n'avons pas payé la dernière dégustation!

Après tant de mauvais vins, nous achetons de la bière afin de déguster les achats de l'huilerie avec Thomas et Léa. On finit au Central, pour un dessert, et on se sépare après plusieurs jours de voyage partagé en se souhaitant bonne route...


Les olives sèchent
Dégustation
Le busvelo infernal
Le busvélo
Dégustation au calme

Pendant notre séjour à Mendoza, nous sommes parties en excursion dans le parc de l'Aconcagua, au milieu des Andes, cette montagne étant le plus haut sommet des Andes (6962m) et le plus haut après l'Himalaya.

Cette excursion nécessite beaucoup d'heures de transport, mais les paysages sont somptueux. Nous sommes pour la première fois au plus haut de la cordillère des Andes, ce qui change les paysages.

Nous nous confrontons à l'altitude pour la première fois, allant jusqu'à 3800 m. Nous sentons que notre respiration est plus compliquée, sans savoir si c'est bien l'altitude ou seulement psychosomatique.

On fait une courte balade dans le parc national de l'Aconcagua, d'où nous pouvons observer ce sommet, ainsi que des fossiles marins, témoignant de la présence d'un océan passé.

Nous nous rendons ensuite en haut d'un col afin de voir une statue du Christ, symbole de la paix entre Chili et Argentine. Autant dire que la vue pendant la montée ainsi que la confrontation à l'altitude, sont bien plus intéressantes.

Pour finir nous nous rendons au pont de l'Inca, un pont formé par l'hydrothermalisme des eaux, et donnant des couleurs variées à ces roches. On peut aussi voir les restes d'un ancien hôtel thermal, emporté par une avalanche.

Nous rentrons à Mendoza fatiguées par la route et l'altitude mais riches de tous ces paysages admirés.

Prochaine étape Salta, où nous retrouverons Pauline et Justine, déjà rencontrées plusieurs fois pendant le voyage.


l'Aconcagua
A 4000m..
Le pont des Incas
Le pont des Incas
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14
Publié le 27 avril 2023

Dimanche 16 avril, nous partons de Mendoza pour rejoindre Salta.

Nous galérons quelque peu pour trouver un moyen de transport pour aller à l'aéroport. Taxi introuvable, bus peu fréquents et Uber tardifs.

Nous finissons par embarquer en temps et en heure, et, une fois n'est pas coutume, la vue de l'avion est très chouette.

Après avoir atterri, nous allons au terminal de bus pour retrouver Justine, Pauline, et son copain Damien, tous étudiants à Tarbes.

On a le temps de déjeuner, de très bonnes quiches et de brancher le téléphone d'Aurore à qui un gentil monsieur prête son chargeur.

On retrouve nos tarbais et on file direction San Salvador de Jujuy (prononcé rou-rouille), et le gentil Monsieur au chargeur essaye de réclamer de l'argent car il n'a soi-disant pas de quoi payer le bus. On se rend compte que les avertissements concernant les petites arnaques dans le nord se vérifient.

La route pour se rendre à Jujuy est très verte, montagneuse, mais les nuages nous empêchent d'avoir une jolie vue dégagée. Damien conduit pendant tout le trajet, ce qui repose et rassure Manue.

Nous faisons quelques arrêts, et lorsque nous descendons de la voiture pour voir un lac (moche), nous sentons une odeur animal très forte. En nous avançant nous trouvons la source du désagrément : un bouc a élu domicile sur un banc!

Nous arrivons à Jujuy et nous promenons dans la ville afin de trouver de quoi manger le soir, et pour la première fois, la pause dominicale semble respectée nous obligeant à tourner un moment.

La ville ne nous fait pas une super impression mais il y a de jolis bâtiments coloniaux et on découvre de la mousse sur les fils électriques, ce qui semble être normal...

On trouve un logement sommaire pour 5, nous préparons la salade du soir et nous nous couchons peu tard, afin de profiter de la journée du lendemain.

Le bouc

Après une bonne nuit de sommeil, nous partons à la cueva d'El Indio, l'arrêt le plus septentrional de notre boucle. On marche 45 min dans le lit d'une rivière que nous ne verrons jamais, en plein soleil, et les paysages sont superbes.

On arrive à la cueva d'El Indio qui est un site archéologique où l'on peut voir des pétroglyphes de différentes époques : pré Incas, Incas, coloniaux. Nous y allons toutes les deux, les trois jeunes ayant un budget plus serré.

Il y a même une équipe de scientifiques sur place, ce qui ne nous a pas empêché de profiter du site.

Ensuite, on poursuit notre ascension de manière assez périlleuse, on se rend compte que les gens qu'on croise ont un guide. Nous passons devant une micro oasis, d'une vallée très étroite, puis nous arrivons devant une fenêtre naturelle.

La vue nous plaît beaucoup. Nous redescendons et retrouvons nos voyageurs afin de retourner à la voiture. L'altitude commence à se faire sentir (3600m).

Après avoir avalé nos sandwichs, nous partons en direction de la quebrada de Humahuaca. La piste est coriace mais bien gérée par Damien, et nous arrivons à 4300m d'altitude. On a le souffle court, mais ce n'est rien comparé au fait de devoir marcher, notamment en montant.

La vue est incroyable et nous décidons de nous rapprocher même s'il faudra remonter le sentier au retour. On reste un moment devant ce paysage, à profiter de cette vue unique. On est surprises et ravies de voir que nous ne sommes pas si nombreux sur un site aussi touristique.

Après une bonne demi-heure de contemplation, c'est parti pour remonter au parking. Ce n'est pas excessivement long, mais chaque pas est un effort, que ce soit au niveau du rythme respiratoire, rythme cardiaque, maux de tête.. Nous n'avions pas prévu les feuilles de coca, remède local contre le mal d'altitude.

Nous allons ensuite visiter la ville de Humahuaca et nous trouver un logement pour la nuit.

La ville nous plaît beaucoup et semble plus authentique que celle que nous avons visitée pour l'instant. Beaucoup de fresque sur les murs, de cactus, et une place centrale bien arborée. Nous flânons dans les magasins en réfléchissant à des souvenirs potentiels.

Lors du repas au restaurant, nous avons pour la première fois de notre séjour, un groupe de musique locale, flûte de Pan et ukulélé local....

En rentrant à l'auberge, nous constatons qu'il y a un meeting politique dans la rue et on espère que la musique ne va pas nous empêcher de dormir.


Sur la route
L'as cuevas d'El Indio
Pétroglyphes
Pétroglyphes
Oasis

Le mardi 18, nous commençons la journée par un thé dans un joli restaurant, avec un plafond en cactus, caractéristique de la région. Les cactus étant protégés, on ne peut exploiter que les cactus morts.

Nous allons à la quebrada de las senoras, dans laquelle nous pouvons nous promener. C'est super, on se croirait dans les grands parcs américains (ou l'image qu'on s'en fait) ! Les paysages sont encore différents de ceux déjà observés. Manue et Justine en profitent pour se faire remarquer !

Nous allons ensuite à Tilcara où nous mangeons de la street food, simple mais bonne. On décide d'aller à un mirador: la montée est sportive mais courte. D'en haut, nous pouvons observer la ville, des ruines Incas, et toutes les montagnes aux alentours. On visite ensuite la ville, qui encore une fois est très agréable avec sa place centrale.

Nous poursuivons à Purmamarca afin de voir la montagne aux 7 couleurs. Nous ne la voyons pas vraiment mais nous nous promenons dans les hauteurs alentour. Nous finissons la balade par un tour dans le village. L'artisanat y est plus fin qu'ailleurs et les logements ont l'air super. Manue aurait bien séjourné dans plusieurs d'entre eux...

Les prix de la ville sont trop élevés pour nos étudiants, et nous retournons à Tilcara, où nous trouvons un logement pour 5, mais alors, très très sommaire. La douche à l'extérieur de la maison aura raison de l'hygiène de Manue !

Nous mangeons dans un très bon resto local, avec chanteur évidemment. Nos étudiants expérimentent le lama: Aurore goûte donc un morceau, qu'elle ne trouve pas mauvais, mais elle n'est pas très à l'aise avec le fait de manger du lama. Quinoa, queso de cabri, locro (cassoulet de maïs local).. accompagnent le lama.

Nous dormons bien, même si la maison n'est pas chauffée et que les matins sont frais.


Manue, Pauline, Damien et Justine
Plafond en cactus
Quebrada de las senoras
Les gymnastes