Carnet de voyage

Au Pays du Soleil Levant

7 étapes
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J'avais envie de Sushis, et il faisait pas la livraison à domicile...
Du 7 au 23 août 2017
17 jours
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Voilà, j'y suis. Le premier jour de mon voyage... Je vais être honnête avec vous, je suis épuisé !! Après plus de trois semaines et quelques nuits blanches avec les copains pour fêter mon départ, et bien se seront encore deux nouvelles nuits blanches en passant par Paris et Moscou qu'il m'aura fallu endurer pour enfin pouvoir fouler le sol du pays du soleil levant. (Appellation qui au passage colle plutôt pas mal avec mes nuits blanches.) Voilà ! Je vous entends tous déjà d'ici (et je m'en délecte) en train de dire, " mais en plus il va se plaindre, l'insolent ! ". Bien évidement, je ne me plains pas, et c'est pleinement que je savoure la chance que j'ai de réaliser l'un de mes rêves les plus fous. La preuve, même au bord de la crise de Narcolepsie, je n'ai pu m'empêcher d'aller trainer mes semelles et mes pensées dans ces incroyables rues abasourdies par les néons publicitaires de la ville de Tokyo. Bon, j'avoue, j'ai tourné trois fois autour de mon auberge de jeunesse, et j'ai cherché deux heures un bureau qui, selon les passants, ne semblait pas être bien loin pour acheter un passe pour le Métro. Mais sinon, J'A-DORE. Les japonais sont d'une gentillesse déconcertante. Si je devais les qualifier au bout d'une demi-journée je dirais : Toujours à fonds, mais souriants.

A suivre...

Ma première demi-journée de vacance, dans une ville que ne semble pas connaître ce mot...
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En bref, le Mont- Fuji par la voie Gotenba c'est :

La voie la plus longue et la plus dure pour accéder au sommet, mais de fait, celle où l'on croise le moins de monde. C'est un sommet à 3776M. C'est 10,5 km d'ascension avec 2300M de dénivelé positif, sur un chemin fait à 90% de Basalte mélangé à de la terre qui se dérobe sous chacun de vos pas. C'est de belles rencontres, dont Nao, un jeune japonais qui vient le gravir chaque année, avec lequel j'ai passé plus de six heures. C'est un froid glacial alors que l'on passe les 2500m et que l'on s'expose sur le versant balayé par le vent. C'est un chemin qui n'en fini jamais, sans abri, ni refuge, ni point d'eau. C'est une foule au sommet, juste venue pour y voir poindre le jour, le soleil et ses premières lances. C'est un bol de nouille revigorant avant de redescendre. C'est une descente amusante, au début... et épuisante à la longue, toute aussi interminable que la montée. C'est un véritable chemin de croix, au sens propre comme au figuré pour certaines personnes qui viennent ici pour se recueillir, au sommet, dans le temple. Ce seront pour moi également de belles émotions tout au long de cette ascension, puis au sommet, face au levé du soleil. De celles qui me noueront la gorge, me troubleront la vue, lorsque je réaliserai la chance d'être ici, à cet instant, en ce lieu, et au prémices de ce voyage dont j'ai tant rêvé...

N'abandonnez jamais vos rêves.

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On change de Paysage et on part vers le Sud, direction Kyoto.

Première mésaventure de mon périple : Arrivé tardivement en ville, mon sac de 20kg sur le dos, dégoulinant de sueur et ne rêvant que de me poser enfin, je découvre qu'une erreur a été faite lors de l'enregistrement de ma chambre. C'est en tant que femme qu'il m'attendait et ce dans un dortoir réservé qu'à celle-ci. Il est onze heure du soir et je me retrouve sans endroit où dormir. Les auberges et hôtels-capsules sont Bookés. Je n'en peux plus et mon interlocuteur n'a pas vraiment l'air de se tracasser de mon problème. Je me pose un instant, sollicite le code wifi, qu'il me donne comme s'il devait s'arracher une dent, et commence à pianoter en quête d'une chambre. Au bout d'une bonne demi-heure, je trouve enfin une chambre de disponible dans un hôtel bien plus onéreux. Au téléphone, le standardiste me dit qu'il men coutera 40000 Yens pour les trois nuits. Devant mes yeux, sur mon Ordinateur, le site intermédiaire de réservation (hotels.com) m'en propose 30000 Yens. Je remercie mon interlocuteur, et valide la réservation par le site. A mon arrivée, une heure plus tard, deux fois plus imbibé de sueur, le standardiste comprendra que trop tard qu'il aurait pu se passer des frais ponctionnés par le site internet, plutôt que de vouloir se faire son beurre sur mon dos.

Kyoto est une ville magnifique, bordée de montagnes et d'une magnifique rivière. Les ruelles marchandes modernes se mêlent aux multiples temples que recèle la ville et ses alentours.

Je vais trainer mes semelles dans ces ruelles, dans ces temples, visiter le château de Nijo, puis grimper la Tokyo Tower pour y admirer la ville. Le soir venu, à l'appel d'une bière bien fraiche, se sera au détour d'une ruelle, dans un bar, que je ferai la connaissance de deux allemands et de trois japonais. S'apprêtant à faire un Karaoké dans une salle se trouvant au dessus du café, ils m'inviteront à me joindre à eux. Quoi de mieux pour mon premier Karaoké !? Ce sera une formidable soirée. Le lendemain, Je ne pourrais m'empêcher de chausser mes baskets et ce sera sur les hauteurs du Mont Daimonji qu'elles iront s'égarer le temps de quelques heures.

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Nara, petit village plein de charme. Situé à seulement une demi-heure d'Osaka en train. Ce village est réputé pour son immense parc où les "cerfs Shikas", (équivalent de nos daims) évoluent en liberté et à porté de mains des touristes, ou plus précisément de la nourriture que ces derniers peuvent leur donner. Pour ma part, ce seront quelques heures de déambulation dans ce parc, un selfie avec l'un de ces agréables Shikas, et une visite du magnifique temple de Todai-ji, où l'on peut y contempler une immense statue du Bouddha, 17m.

Pour plus de photos je vous invite sur mon compte Instagram : https://www.instagram.com/sylvain_aux_vents_du_monde/

Par de Nara et Temple de Taido-ji 
18
août

Après Tokyo, Osaka et puis Kyoto (même si cette dernière a des petits airs de station balnéaire) j'ai eu besoin d'un peu plus de verdure. Moins de béton, moins de panneaux publicitaires, mais surtout, moins de monde. Nous sommes rentrés en pleine période de vacances scolaires et les visites et déplacement deviennent un peu compliqués... Après avoir discuter avec quelques bipèdes de mon acabit (ceux aux semelles de vents et aux dos courbés par le poids de leurs habitation) me voilà dans un train pour les Alpes Japonaises. Direction, Takayama.

Takayama, c'est la ville qui fait office de hall aux Alpes Japonaises. Nichées à quelques pas des premiers massifs montagneux, elle offre une atmosphère apaisante. Monts, sanctuaires, temples, Saké, et Onsen (bains chauds en plein air) permettent de belles promenades et je vais en profiter comme il se doit... Le plus souvent, les baskets aux pieds, on ne se refait pas...

Takayama