Maroc : du pays Tamazight aux dunes de Merzouga

De Casablanca au désert, une diagonale montagneuse puis sableuse sillonnée en une quinzaine de jours au volant d'une Logan.
Dernière étape postée il y a 6 jours
Novembre 2022
15 semaines
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Les valises sont en soute, les passeports en poche, l'aéroport de Saint-Exupéry s'éloigne à travers le hublot.

150 minutes plus tard, la RAM dépose sa cargaison de passagers à Casablanca puis le flegmatique préposé aux formalités d'entrée au pays de la Dacia, des troupeaux de moutons et des grands espaces nous invite à pénétrer en son royaume.

Plus que la douane à franchir et nous découvrons la foule des personnes en attente des voyageurs à l'arrivée.

Le sympathique employé de Medloc est bien au rendez-vous et nous prenons rapidement possession de la Logan grise qui nous accompagnera fidèlement durant les 3000 kilomètres de ce voyage à travers un Maroc plutôt (très) rural et montagnard.

Seules quelques étapes nous rappellerons les nuisances que la surexploitation touristique engendre, particulièrement à Merzouga.

Nous vagabonderons, en effet, bien plus souvent entre ânes et routes poussiéreuses qu'en compagnie de bruyants quads et groupes à la queue leu leu.

Il est maintenant 23 heures, la température reste douce, nous fermons les yeux en pensant à demain !

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Publié le 22 novembre 2022

Nous prenons notre temps en cette première matinée marocaine.

Il faut dire que le programme du jour est plus chargé en kilomètres et en achat qu'en visites !

Premier arrêt : le tout récent Carrefour de Berrechid où nous nous approvisionnons en eau, pain, fromage, tomate, charcuterie et fruits, bref tous les indispensables pour déjeuner sur le pouce avec vue sur les montagnes, la campagne ou le désert.

Comme la ville n'est ni touristique ni habitée par de nombreux expatriés, nous ferons chou blanc sur le saucisson ...

Le rayon alcool est, en revanche, particulièrement bien achalandé ! Le plaisir de l'interdit ou le plaisir du palais pousse, en effet, de nombreux marocains à la consommation de bière, vin ou alcools forts.

Pour le plus grand malheur des bords des routes constellés de canettes de Flag vides et de verre brisé...

Il faut bien dissimuler son forfait quelque part, tant pis pour l'écologie !

Heureusement, le gouvernement planche sur une levée prochaine de la prohibition de la consommation d'alcool pour les musulmans tout comme sur la fin de la pénalisation des relations sexuelles hors mariage. (voir ici)

Petits joueurs par rapport aux locaux, nous n'achèterons que 2 bouteilles de vin - marocain, bien sûr ! - pour agrémenter les dîners de ce voyage. Nous en ramènerons d'ailleurs une, les riads s'avérant plus souvent pourvus d'une petite cave que prévu...

Le coffre rempli, nous entamons maintenant la longue et ennuyeuse route qui traverse la plaine s'éteignant au pied du Haut Atlas.

Le paysage s'élève alors que Demnate se rapproche, les paysages deviennent nettement plus intéressants et nous croisons nos premières biquettes.

Nous dépassons notre logis du soir puis poursuivons notre chemin jusqu'au pont naturel d'Imi n'Ifri.

Nous échangeons alors la Logan pour nos chaussures de randonnée et effectuons la boucle qui passe sous la fameuse formation géologique.

La luminosité n'est pas optimale en cette fin d'après-midi mais la promenade s'avère cependant très sympa !

Nous rebroussons ensuite chemin jusqu'à la Kasbah réservée, un excellent choix tant au niveau des parties communes qu'au niveau de la chambre ou du dîner.

Le soleil va bientôt se coucher.

Notre logeur nous indique le sentier qui mène à un point de vue dominant, nous suivons son conseil.

Un tajine de boeuf, une salade marocaine et un verre de vin concluent magnifiquement cette étape de transition.

Bon appétit !