TDM Asie

"La sagesse : avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit" Oscar Wilde Voyager à la retraite sans se ruiner, c'est possible !
Mars 2020
151 jours
Dernière étape postée il y a 13 jours

Située à Suwon Village près de Phnom Krom, et à 10 km de Siem Reap, cette pagode bouddhiste aux couleurs vives, entourée de stupas colorés, mérite le détour. Le village est soutenu par une ville coréenne.

Nous poursuivons notre visite dans les environs de Phnom Krom et traversons des villages très pauvres. Les habitations sont très modestes. Les maisons sont en bois sur pilotis, à cause des inondations lors de la mousson, d'autres sont en paille ou en tôle. Les villageois ici vivent littéralement dans la poussière, parfois dans les déchets.

Direction Wat Athvea Temple : Un temple hindou construit au 12ème siècle à la même époque qu'Angkor Wat. Le temple fait face à l'ouest, comme Angkor Wat, ce qui suggère qu'il était dédié à Vishnu.

En cours de chemin rencontre avec un troupeau de biquettes, conduites par un chien de garde🐐🐐🐐 .....


Le Lotus existe depuis plus de 5 000 ans. C'est une plante aquatique et dans les religions orientales ( bouddhisme, brahmanisme) les divinités sont représentées sur un trône en fleur de lotus.

Ses feuilles rondes peuvent mesurer jusqu'à 50 cm de diamètre. Leur surface est particulièrement hydrofuge. Les fleurs de couleur blanc rosé, comportent une vingtaine de pétales. Elles ont aussi la propriété d'être thermorégulatrices et peuvent générer de la chaleur afin de maintenir une température oscillant entre  30 °C et 36 °C pendant la période de pollinisation.

Le fruit composé est constitué d'un réceptacle floral et ressemble à une pomme d'arrosoir comptant de 15 à 20 alvéoles renfermant chacune un akėne de la taille d'une petite noisette.

Les fleurs, les graines, les jeunes feuilles, les rhizomes, les pédoncules sont tous comestibles. L'extrait du rhizome possède des propriétés anti-diabétique et anti-obésité. Les graines de lotus sont riches en phenols et possèdent des propriétés antioxydantes.

Nous avons visité la Lotus Farm sur la route du Phnom Krom, à quelques kilomètres de Siem Reap.

Avec les tiges du Lotus on peut extraire des fibres qui sont transformées par filage en fil. Puis on tisse le fil sur un métier à tisser pour créer un tissu rare et luxueux. (En images le processus de fabrication)

Autre utilisation : Le cœur et ses pétales sont transformés en infusions et en thés.

Publié le 20 juin 2020

La ville de Siem Reap est devenue notre port d'attache depuis la fermeture des frontières, nous y sommes depuis le 20 mars, que le temps passe vite....

Nous profitons pleinement : visite des environs, rencontre avec des artistes talentueux, shopping et dégustation des plats cambodgiens....

La mousson pointe son nez, les pluies sont très souvent ponctuelles, prévisibles et rafraichissantes. Ces précipitations ne durent pas plus d’une heure et s’abattent vers la fin de journée.

Voici une rétrospective de ces derniers jours pour vous donner de nos nouvelles :

Visite écourtée sur Phnom Bok

The Kmer house Secret Oasis : brunch entre amis

Accéder à l'univers de la Haute Couture, rencontrer le styliste créateur designer Éric Raisina, un privilège que nous avons eu à Siem Reap.

Une rencontre privée que Fabienne a savamment organisée pour présenter Matthias le fils de JP, notre hébergeur, qui veut entamer une carrière de mannequin. Une expérience émotionnelle, un privilège compte tenu du temps précieux du créateur qui venait tout juste de déménager sa maison de couture.

Qui est Eric Raisina ?

D'origine malgache, autodidacte, c'est à quatorze ans qu'il commence à créer ses propres vêtements. ll se destinait plutôt dans l'art culinaire. Dans les années 1990, il participe à un challenge sur la mode à Madagascar et le remporte. Ce concours aidant puisqu'il obtient une bourse, il emprunte un nouveau parcours qui va donner libre cours à sa créativité. Il intègre l'école Duperré à Paris, participe à plusieurs ateliers de stylisme et décide de s'orienter dans la fabrication de textiles. C'est un touche à tout dans tous les domaines, sa passion pour les étoffes l'amène à explorer l'organza, le satin, le raphia, la soie, le sisal, le coton et le lin, il détourne, il triture et déconstruit par des découpes au laser, des opérations de plissage ou de froissage, des jeux de surpiqûres ou des effets de teintures. Ses créations ne jouent pas sur les imprimés mais sur les matières elles-mêmes. On est subjugué par l’association des textures, des touchers enrichis par la broderie et des applications textiles, des coloris flamboyants. Connu aujourd'hui notamment pour sa fourrure de soie, ses dentelles de raphia ou l'assemblage de petites fleurs origamis en organza reliées ensemble par une résille crochetée, Eric Raisina façonne ces matières pour les rendre uniques. Il a réalisé des tissus pour Christian Dior, Yves Saint Laurent, Christian Lacroix et défile à Paris, New York, Dakar, Johannesburg, Bangkok.... toujours par le désir perpétuel de transmettre des émotions par ses tissus....

Ce fut une rencontre d'une heure pour nous parler de sa passion, de ses créations, de ses rencontres, de ses découvertes le tout avec gentillesse et sensibilité. Un créateur "haute texture" d'une grande simplicité et d'une humilité pure.

Ce fut aussi un belle rencontre pour Matthias, Eric fera appel à lui si l'occasion se présente..... Le lendemain Fabienne recevait un message d' Eric Raisina : "la 3ème édition de la Semaine Française de Siem Reap se déroulera en 2021et s’il y a de nouveau un défilé, Matthias serait bien pour représenter la France du coup".


Faut il voir dans cette rencontre, un signe des cieux, pour Matthias....


Publié le 10 juin 2020

Nous quittons la montagne pour rejoindre la ville de Kampong Cham située sur la rive droite du Mékong à 123 km de Phnom Penh. La ville se divise en quatre quartiers et est également surnommée l'or blanc du Cambodge avec ses récoltes d'hévéa et ses usines de transformation de caoutchouc depuis près d'un siècle. Nous avons visité quelques attractions :

1.Les collines de Phnom Pros et Phnom Srei

2.Le pont en bambou,

3.Le temple de Wat Nokor

4. Le vieux phare français

Les collines de Phnom Pros et Phnom Srei (ou la colline des hommes et des femmes)

Elles se trouvent à 7 km de la ville de Kampong Cham. Deux collines légendaires se font face, la « colline aux femmes » Phnom Srei et la « colline aux hommes » Phnom Pros. Stupas, statues de Bouddha, autels et petit monastère. C'est un sanctuaire important pour les grandes fêtes bouddhistes. Dominant la plaine du Mékong, les deux sommets, surtout celui de Phnom Pros, offrent un magnifique panorama à 360 degrés sur toute la région de Kompong Cham. On y trouve aussi de nombreux macaques crabier...🐒🐒🐒🐒🐵🐵🐵

Le pont « Kizoa » est un pont en bambou, reconstruit chaque année à la main après la mousson. Il permet d’atteindre Koh Paen, une île sur le Mékong en face de Kampong Cham. ce pont de près de 800 mètres est un véritable exploit d'ingénierie durable et est devenu le symbole de la ville. La structure de support est constituée de milliers de poteaux de bambou robustes maintenus ensemble par un câblage métallique. La surface, quant à elle, se compose de quatre couches de nattes de bambou qui sont capables de supporter jusqu'à 4 tonnes de poids.

Le Nokor Bachey Temple est situé à 2 km de la ville. C'est  un temple bouddhique pré-angkorien datant du XIème siècle renfermant en son centre une pagode du XIXème siècle aux toitures emboîtées de tuiles orange, vertes et bleues. Le Wat Nokor, véritable petit bijou enfoui au cœur d’une végétation abondante, est particulièrement renommé pour ses décors bouddhiques, notamment ses frontons et bas-reliefs d’une grande finesse.

Nous avons eu la chance de photographier de jeunes mariés en habit traditionnel Kmer 🇰🇭

Le vieux phare connu aussi sous le nom de «The old French Lighthouse» a été construit par les français pendant leur occupation au Cambodge dans les années 1920 et restauré depuis. Il servait de poste de garde pour protéger les plantations de caoutchouc contre les brigands qui remontaient le Mékong. Depuis le sommet, on peut voir une vue magnifique sur le Mékong.

Nous n'avons pas pu emprunter les escaliers car ce n'est pas accessible pour les personnes qui ont le vertige. 🥵👎

Le nord-est du Cambodge est la région la plus sauvage et la moins peuplée, qui tente de lutter contre la déforestation massive que subit le pays. Ses forêts sont les terres de groupes minoritaires, en grande majorité des Bunong.

Cette ethnie représente environ 30 000 personnes dans la province du Mondolkiri. Elle vit d'agriculture : riz, hévéa, anacardier, légumes divers, de cueillette, d´élevage, de pêche, de chasse et de tissage. Elle est en étroite symbiose avec son environnement, notamment la forêt et cohabite avec les animaux qu´elle élève notamment les buffles, les vaches, les cochons, la volaille, les chats et les chiens. Aux habitations traditionnelles de huttes de paille se substituent progressivement de jolies et coquettes maisons en bois. Ce sont des animistes, avant de manger, il prie pour le lieu où pour la forêt, pour les esprits du lieu en leur demandant sécurité, joie et que tout se passe bien.

Si ce peuple s´habille, mange et travaille comme nous, il ne parle pas le khmer, langue nationale du Cambodge. La vie est très difficile pour ce peuple. Il travaille avec acharnement même les personnes âgées pour se nourrir et survivre. La médecine traditionnelle est encore très présente chez les Bunong, elle recouvre différentes pratiques du rebouteux à l'herbaliste, en passant par l'accoucheuse et le sorcier. Ces professions se transmettent souvent de père en fils et de mère en fille.

Nous partons de Senmonorom en Tuk Tuk, direction le village de Dak Dam situé à 50 kilomètres dans le district d’Or Raing et à seulement 10km de la frontière vietnamienne. La région montagneuse de Mondulkiri est magnifique, un mélange séduisant de collines herbeuses, de pinèdes et de forêts tropicales de couleur vert jade.

Arrivées à quelques kilomètres du village nous nous engageons sur un chemin de terre rouge. Tout au long des 2 côtés de la piste, il y a des plantations comme le caoutchouc, le café et les noix de cajou.

Nous arrivons au village de Dak Dam et sommes très curieuses d'approcher cette ethnie.

Notre guide et chauffeur de Tuk Tuk, marié à une Bunong, nous amène visiter une maison traditionnelle en palme. Il nous explique la vie et la culture tribale et nous décrit les différentes parties de la maison qui ne comporte qu'une pièce dans laquelle tout est organisé : cuisine, couchage, réserve, poulailler.. on y trouve également de grosses jarres et les traditionnels gongs.

Nous avons vécu un moment fort en traversant à pied le village à la rencontre de ce peuple indigène.

Reportage photos :


Après un petit dej bien copieux, nous voilà à l’arrière du pick up du Mondolkiri Project* sur les chemins accidentés, les cheveux au vent. Un début d’aventure épique...

Une demi heure plus tard, le 4×4 s’arrête, on s’installe dans une cabane en toit de palme et nous découvrons une vue à couper le souffle sur la jungle, les forêts et les collines aux alentours.

Mr Tree le fondateur du Centre Project Mondolkiri nous raconte les différents combats qu’il mène pour préserver la forêt primaire, son soutien aux communautés Bunongs et bien sûr la protection des éléphants. Il nous informe qu'il rachète des éléphants victimes de violences et de mauvais traitements, à leur propriétaire pour leur offrir une nouvelle vie : une liberté et une vie sereine en pleine nature.

Son discours de présentation terminé, il annonce le programme de la journée : ce matin nous allons nourrir les éléphants, puis déjeuner vers 13h30, ensuite petite sieste et enfin vers 14h30, nous irons laver les éléphants dans la rivière. Chaque femelle éléphant que vous allez rencontrer, est accompagnée d'un mahout, la personne qui s'occupe d'elle chaque jour.

Après toutes ces informations, il est temps d'aller à leur rencontre. Mr Tree va nous servir de guide et nous remet à chacune un régime de bananes pour les pachydermes.

Nous commençons par descendre la colline pour rejoindre la jungle, curieuses et impatientes de voir ces animaux de plus près. Après 15 mn de marche, Mr Tree nous fait signe de la main et nous montre la première éléphante "Happy" 35 ans, qui pèse 2,5 tonnes. Si la rencontre est plutôt timide les premières minutes, on découvre avec émerveillement et curiosité, la façon dont Happy engloutit le régime de bananes que nous lui donnons soit dans la bouche ou par la trompe .... Moment magique, d'être aussi près.

Puis Mr Tree nous demande de le suivre pour aller nourrir 2 autres éléphantes. Pour les trouver, Il faut traverser, tour à tour, une passerelle en bois pas très solide ! Nous n'étions pas très à l'aise il est vrai, mais on l'a fait 🥵

Nous marchons encore quelques minutes dans la jungle, puis arrivons au niveau d'une plaine. 2 pachydermes femelles, Princess 45 ans, 2,5 tonnes et Comvine, 30 ans, 3,5 tonnes se dirigent sur nous. Il faut avouer que c’est flippant de les voir rapidement avancer, attirées certainement par l'odeur des bananes. Les gourmandes ! ! Le repas frugal est vite avalé.

Notre présence les indiffère dès les bananes englouties. Elles continuent leurs activités : couper l'herbe, l'ingérer, se frotter aux arbres, se jeter de la terre, sans se préoccuper de nous. Nous continuons de les admirer pendant de longs instants.

Le guide en profite alors pour nous expliquer qu'en fait les éléphants passent leur temps à ingurgiter 200 kg de nourriture par jour et dorment seulement 3 à 4 heures. L’éléphant d’Asie est végétarien. Il se nourrit d’une grande variété de végétaux comme de l’herbe, des plantes, des fruits, des racines ainsi que des tubercules. Il est plus petit : 2 à 3.5 mètres au garrot contre 3 à 4 mètres pour son cousin africain. Il est plus léger, 2 à 5 tonnes contre 3 à 8 tonnes pour l’éléphant de savane d’Afrique. 

Une autre particularité pour l’éléphant d’Asie : seuls les mâles ont des défenses proéminentes. Il nous précise également que les éléphants d’Asie ont une dépigmentation de la peau sur certaines zones comme la trompe et les oreilles. Ils doivent donc se recouvrir de boue, de poussières, et de feuilles pour se protéger des agressions du soleil et des insectes. Leur dos est également vulnérable à cause du développement très prononcé des épines dorsales de leurs vertèbres.

Nous repartons dans la jungle, pour rendre visite à Lucky, la plus vieille du sanctuaire, 70 ans. 4 tonnes. Notre guide nous informe qu'il ne faut pas l'approcher car solitaire elle devient agressive. Nous lui jetons alors les bananes à distance qu'elle attrape avec sa trompe. Il est vrai qu'elle est impressionnante. Nous restons quelques minutes pour prendre des photos, puis le guide nous précise qu'il est l'heure d’aller déjeuner.

Nous remontons donc jusqu’au camp de base du sanctuaire où nous attend un déjeuner assez simple à base de riz, de poulet, légumes, puis fruits et café.

Comme annoncé dans le programme du matin, une petite sieste d'1/2 heure s'impose dans les hamacs, avant de repartir dans la jungle pour donner le bain aux éléphantes.

Le moment unique tant attendu de la journée

Qui va se jeter à l'eau et partager un moment magique avec les éléphants? Devinez !

Martine bien sûr, la plus téméraire de nous deux 😍 Mais qui va capturer ces moments inoubliables, c'est bien sûr Fabienne..... 📸📸📸

Martine a assuré. Il n’y a rien de plus beau que de voir ces éléphantes profiter en harmonie de la fraîcheur de la rivière et regarder Martine les éclabousser d’eau pour les aider à se laver.

Vers 17h00, la journée mémorable se termine avec plein d'émotions insolites, vibrantes, atypiques.

* Le projet Mondulkiri a trois objectifs principaux. Le premier, est de protéger la forêt de l'exploitation forestière. Le second, développer un sanctuaire pour les éléphants à sauver. Le troisième, aider le peuple indigène Bunong vivant dans la région.

Publié le 9 juin 2020

Située à l'est du Cambodge la province de Mondolkiri regorge de beautés naturelles avec de superbes paysages de hauts plateaux vallonnés, des forêts tropicales, des cascades. Les chemins en terre ocre pour aller à la rencontre d'ethnies minoritaires font penser à certains pays d’Afrique.

Sen Monorom est la petite ville où nous nous sommes rendues, nichée au cœur de cette province montagneuse.

9h00 départ en van de Siem Reap pour la province de Mondolkiri. 10h00 de route composée de paysages verdoyants, de plantations, de rivières, de rizières et de maisons kmères sur pilotis.

Le lendemain, la visite de la ville s'impose. Sen Monorom se trouve à une altitude de 800 mètres ce qui en fait une ville bien plus fraîche que Siem Reap, plus calme et tournée vers la nature. Cette ville présente un intérêt particulier concernant les ressources naturelles. Elle possède une jungle luxuriante, des paysages montagneux, des etnies (les bunongs), quelques cascades et une expérience insolite aller à la rencontre des éléphants.

Le centre ville est assez sympathique, on y trouve des maisons en bois, nous y avons passé une bonne partie de la journée à déambuler à pied, faire du shopping, voir les étals du marché et aller à la rencontre des habitants souriants, accueillants. Demain journée découverte des éléphants dans la jungle🐘🐘🐘🐘

Reportage photos

Une magnifique soirée pour fêter les 18 ans des jumeaux de JP, le propriétaire de notre hébergement à Siem Reap. Fabienne a misé sur des images fortes en noir et blanc tout au long de la soirée afin de capturer un maximum de petits instants magiques, d'émotions.....

Pourquoi avoir choisi le noir et blanc !

Montrer sans fioriture les expressions, le caractère intensifiés par le noir et blanc. Cela permet de créer des images plus fortes et plus attrayantes.

Vous aurez tous remarqué sur les photos, un visage photogénique en particulier, celui de Matthias qui souhaite rentrer dans le monde du mannequinat ! "Mes amis, ma famille me le disent souvent "tu pourrais faire mannequin!" Alors Fabienne lui a proposé de faire son Book starter pour aller à la rencontre d'agences....

Anniversaire de Matthias & Lucas

Shooting photos pour le Book Starter de Matthias Volponi

Satisfaction pour Fabienne de pouvoir aider Matthias et un challenge photographique car l'outil indispensable pour un mannequin, est le book. 

Un premier rendez-vous de travail s'est déroulé pour connaître les objectifs, les critères (style vestimentaire, fiche de renseignements des mensurations, son apparence, son caractère... ses ambitions), et lui donner quelques consignes sur ce métier. Création sur les réseaux sociaux de son profil mannequin (Facebook & Instagram)

Matthias a un état d'esprit ouvert, est disponible, créatif et sait s'adapter. Il reste à acquérir une bonne dose de confiance en soi et surtout garder la tête sur les épaules ! Le mannequinat est un monde très difficile. La réussite viendra avec la patience et à force de persévérance. Il faut aussi faire attention à son corps, ses fréquentations.

Nous avons donc travaillé sur son Book et parlé de son style vestimentaire. Assez discret, il aime les styles raffinés et les tissus élégants de bonne qualité, confortables. Il privilégie les couleurs comme le noir, le bleu ou le gris mais essaye aussi de porter plus de couleurs.

Deuxième rendez-vous, la séance photo de 2 heures. Cinq minutes à peine après le début de la séance, Fabienne découvrait un Matthias décontracté, serein, à l'aise devant l'objectif, un charisme, une allure comme si c'était naturel pour lui de poser. La plupart des gens sont stressés par l’appareil photo, or Matthias avait une espèce d’énergie décontractée et contagieuse. La séance fut agréable et hypnotisante.

Prochaine étape rencontre avec Eric Raisina* pour découvrir sa boutique et lui demander conseils.

*Ce designer haute texture, né à Madagascar, élevé en France, réside maintenant au Cambodge à Siem Reap depuis 16 ans. Il a remporté le concours "New Jeune de l'année" au Festival de la Fashion à Madagascar. Ce succès lui a valu une bourse à l'école de l'art du Perpers d'Apart Duerper, à Paris, où il a étudié le textile et la mode. Il a ensuite atteint son excellence en textile et en mode à l'Institut Français de la Mode. L'approche naturiste de Eric de la conception et de la mode est ce qui le distingue des autres designers, et ce talent unique a capturé l'œil de noms célèbres de la mode. Il a créé des tissus pour la marque de mode emblématique Yves Saint-Laurent et travaille avec la maison de la mode renommée mondiale, Christian Lacroix. On peut voir ses collections dans ses 3 boutiques à Siem Reap, Phnom Penh et Paris.

Photos du shooting mannequinat....

Publié le 8 juin 2020

Pour nous ce fut la deuxième visite dans ce havre de paix situé au coeur de la vieille ville de Siem Reap. Jean-Pierre le propriétaire, nous ayant gentiment proposé à notre première rencontre, de revenir pour venir s'y ressourcer et profiter de ce petit coin paradisiaque. Nous y avons passé une après midi au bord de la piscine entourée de cocotiers. C’est un lieu dédié à la relaxation et aux siestes😍

L'histoire de la Maison Polanka

Avant qu’elle ne devienne un hôtel de charme chic et discret, la Maison Polanka fut surtout une demeure familiale, celle où Jean Pierre (français) s’installa en 1992, rencontra Nathalie (franco-cambodgienne) et où, les enfants du couple grandirent au milieu du village de Boeung Dohn Pa. Depuis sa transformation en hôtel de charme et son ouverture en mai 2012, la Maison Polanka est un lieu qui fusionne les cultures cambodgiennes et françaises.

Une enfance cambodgienne

Née dans les années soixante de père cambodgien et de mère languedocienne, Nathalie grandit à Phnom Penh, une capitale qui était alors la “perle” de l’Asie, architecturellement et culturellement. Elle quitte le Cambodge en 1974 lorsque les bombardements deviennent quotidiens, et que l’étau installé par les Khmers Rouges autour de Phnom Penh se resserre. Elle revient en 1992, une fois la paix à peu près établie, pour retrouver les savoirs faire artisanaux et se lance dans un inventaire national de l’artisanat cambodgien après 20 ans de guerre civile et un génocide. Nathalie s’implique et soutient plusieurs organisations non gouvernementales ou projets éthiques. Elle a présidé Osmose, un projet éducatif et social pour la communauté lacustre de Prek Toal sur le magnifique lac du Tonle Sap pendant 10 ans et commencé l’activité de tressage de jacinthe d’eau qui emploie aujourd’hui une trentaine de familles parmi les plus pauvres. Elle collabore aussi avec un atelier pour employer les blessés par mines, très nombreux dans la province reculée de Preah Vihear qui longtemps fut un refuge pour la guérilla Khmer Rouge. Nathalie soutient la sublime compagnie de danse, les Danseuses Sacrées d’Angkor.

Un pionnier avant-gardiste au cambodge

Après une brillante carrière  dans le monde de l’ingénierie, Jean Pierre décida de changer de vie à 40 ans. Il devint un bonze laïc, se donnant pour mission d’aider les jeunes défavorisés. Il arriva à Siem Reap, pour ouvrir les Chantiers Écoles, une école de formation professionnelle pour les jeunes Cambodgiens déscolarisés. Il fut rejoint par 12 Compagnons du Devoir, la célèbre confrérie de maîtres artisans qui enseignèrent aux stagiaires cambodgiens les technique de construction les plus délicates, de la pose de carrelage à la peinture, de l’ébénisterie à la charpente ainsi qu’à la taille de pierre et la sculpture sur grès. Certains compagnons rentrèrent en France, Jean Pierre décida de rester, abandonna la robe de bonze et repris la direction complète du programme avec un homologue cambodgien.

La Maison Polanka, c’est aujourd'hui 6 suites de luxe toutes uniques et originales, nichées dans de superbes jardins luxuriants et tropicaux. Le style et le design de chaque maison est l'histoire de la vie de ses propriétaires, étroitement liée à l’Asie et à l’artisanat cambodgien depuis 25 ans. Leur collection privée de peintures, de photographies d’artistes khmers, asiatiques ou européens, de même que le mobilier art Déco et années 1950, les objets de début du siècle ou ceux d’art populaire, chinés depuis 1992 sont partout dans les lieux.


Publié le 27 mai 2020

West Baray est un grand réservoir situé à l'ouest d'Angkor Thom. Il mesure 7,8 km de long et 2,1 km de large et c'est le plus grand baray construit à l'époque d'Angkor. Le lac est à environ 12 km de la ville de Siem Reap et est facilement accessible. Nous avons pris un Tuk Tuk pour nous y rendre en compagnie d'un allemand Sven (client de notre hôtel) pour partager les frais de transport et qui souhaitait nous montrer le lieu très prisé des locaux en fin de semaine pour un pique nique en famille et peu connu des touristes.... On peut prendre le bateau pour découvrir le temple situé au centre du réservoir, manger local, regarder le coucher de soleil, nager, faire de la randonnée...... Au centre du baray se trouve le West Mebon, un temple hindou construit sur une île artificielle.