Carnet de voyage

Retour à Taiwan

15 étapes
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Nihao !
Du 19 avril au 5 août 2019
109 jours
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Nous revoilà à Taipei après plus de 3 mois de voyage. On a bizarrement l’impression de retrouver un lieu familier, mais qu’on regarde maintenant d’un autre œil. On s’y sent bien, plus à l’aise qu’aux premiers jours et toujours aussi impressionnés par la propreté de la ville.

La vie y est agréable, les déplacements faciles en métro et on y trouve absolument tout ce que l’on souhaite, surtout en terme de technologie !

Mais à peine le temps de goûter au plaisir de flâner dans la métropole qu’il est déjà l’heure pour nous de commencer notre nouvelle aventure dans la petite ville côtière d’Houlong, au Nord-Ouest du pays.

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Nous arrivons donc à Houlong où nous allons poser nos affaires pour 3 semaines de bénévolat au sein d’une ludothèque qui a récemment ouvert ses portes. Nous sommes donc reçus par la propriétaire des lieux, Carrie, ainsi qu’un autre bénévole déjà là depuis plus d’un mois, Marcel.

Celui-ci nous fait faire un petit tour des lieux : au rez-de-chaussée, nous découvrons la salle de jeux, une belle pièce complètement neuve où l’on trouve des armoires remplies de jeux de société en tout genre ; la cuisine, enfin nous l’appellerons comme ça mais elle ne dispose pas de quoi faire à manger mais jute un distributeur d’eau froide et chaude ; ainsi qu’un espace extérieur en plein aménagement afin d’en faire un espace commun pour les volontaires ! Nous prenons ensuite les escaliers pour découvrir deux étages où se trouvent chambres et salles de bain, ainsi qu’une salle de classe par étage dans lesquelles Carrie donne des cours d’anglais aux enfants.

Carrie souhaite promouvoir l’apprentissage de l’anglais dans la ville, et aime recevoir des étrangers pour communiquer avec les enfants, notamment par le jeu, pour les aider à progresser. Notre mission consistera donc à l’assister sur les différents cours prévus durant la semaine, et le reste de la journée, nous devrons être présents pour les clients qui viennent jouer ou emprunter des jeux de société. En plus, nous irons une fois par semaine à l’école primaire pour jouer à quelques jeux avec une classe d’enfants de 7ans.

Mais voilà, nous nous rendons vite compte que la ludothèque a de légères difficultés à attirer des joueurs… En réalité, c’est carrément le néant ! Pas un chat à l’horizon. Nous passons des journées entières à attendre dans cette belle salle de jeux, sans un seul client… Par contre, nous sommes devenus experts en jeux de société ! Besoin d’idées de nouveaux jeux ? N’hésitez pas à nous demander conseils ;)

Les moments passés avec les enfants sont supers mais malheureusement trop rares… De plus, les environs ne débordent pas de lieux d’intérêt à visiter! Nous passerons tout de même un peu moins de trois semaines dans ce bénévolat, entre jeux de sociétés, cours d’anglais et visites ; il y a pire comme quotidien ! J’aurais même la chance de pouvoir jouer au basket avec des jeunes et les entraîner un peu, ça me manquait !

Nous retenons tout de même le meilleur de cette expérience, en espérant que la prochaine nous correspondra davantage. C’est parti ! Direction Yilan, sur la côte Nord-Est, pour notre prochain bénévolat !

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Nous voici donc à Yilan où nous prévoyons de nous installer pour 3 semaines de bénévolat au sein d’une communauté de fermiers qui revendique une agriculture 100% biologique. Notre hôte Nick, vient nous chercher à la gare de Yilan pour nous emmener dans notre maison, dédiée spécialement aux bénévoles et située juste en face de chez lui !

Nous rencontrons par la même occasion sa petite famille, Tina sa femme ainsi que Nini et Lukas, ses deux jeunes enfants. Les autres bénévoles, Miguel et Kental sont aussi là pour nous accueillir ! Ils sont tous très sympas et très accueillant ! Nous prenons l’après-midi pour nous installer et nous allons nous coucher de bonne heure car le travail nous attend aux aurores.

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Le travail de fermier s’avère très difficile et très physique ! Nous qui voulions travailler, nous sommes servis ! Et pour cela, tenue de guerrier exigée : bottes hautes et chapeau de fermier seront nos plus fidèles alliés. C’est donc équipés de la tête aux pieds que nous rencontrons le premier agriculteur avec lequel nous allons travailler, aux alentours de 6h du matin.

Nous partons en voiture jusqu’à ses plantations, découvrant alors pour la première la magnifique région montagneuse où nous avons élus domicile. Entre montagnes et plantations, la nature nous offre un paysage verdoyant où règne une certaine quiétude. Mais cette peinture champêtre s’évanouira quelque peu au moment de débuter le travail.

Un travail harassant, sous un soleil de plomb et une humidité pesante, que nous endurons pendant 4/5h. Qui aurait dit que ces belles rizières étaient si marécageuses que l’on s’enfonce jusqu’aux genoux sans plus pouvoir se déplacer ? Et que ces belles et longues feuilles de riz étaient coupantes comme du papier ? Pas nous… Finalement, la matinée se termine dans les plants de bambous d’eau, pour une mission tranquille afin de nous remettre de notre périple dans les rizières. Enfin, l’heure du déjeuner approche. Nous avons bien travaillé et contents d’apporter notre contribution à cette communauté.

Après l’effort, le réconfort. Nick nous emmène avec toute sa famille passer l’après-midi à la piscine. Un vrai moment de détente !

A ce moment nous avons le sentiment que nous allons vivre une expérience riche en émotions… Et ce fut le cas.

Les journées passent mais ne se ressemblent pas. Nos missions sont variées, entre désherbage, plantation et récolte, dans toutes sortes de productions : thé, bambous d’eau, maïs, riz et légumes en tout genre. Nous irons même une fois à la pêche aux escargots qui adorent se nicher dans les plants de bambous ! Nous apprenons beaucoup de l’agriculture biologique et de leur métier au contact des différents agriculteurs que nous avons eu la chance de rencontrer. Nous irons tout de même travailler le plus souvent dans les plantations de thé « mesona » de Nick, et Tina avait l’habitude de nous préparer un bon repas bien copieux le midi !

La première fois que nous sommes allés déjeuner chez eux, nous nous sommes rendus compte de la situation précaire dans laquelle ils vivaient. Une petite maison pleins pieds aux murs en béton bruts. Aucune porte entre les différentes pièces, excepté pour les toilettes qui sont dans une cabine, comme celles des espaces publics. Des meubles très sommaires. Pas d’eau potable. Nick nous confie également qu’il parvient tout juste à subvenir aux besoins de sa famille par son activité, Tina étant mère au foyer. De notre vision de la vie heureuse et confortable, nous avions bien envie de les plaindre. Mais après ces quelques semaines de vie quotidienne avec eux, nous étions finalement plus à plaindre, d’avoir un esprit si étroit et matérialiste. Nick a fait de belles études et est diplômé en ingénierie. Aujourd’hui, ce diplôme lui sert de cale pour une de ces machines d’emballage de riz. Oui, leur vie agricole est un choix et non une contrainte. Nick est heureux de pouvoir vivre de sa passion, simplement. Une belle leçon de vie, et aussi d’écologie !

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En dehors du travail à la ferme, nous profitons de nos deux jours de congés par semaine pour découvrir la région de Yilan et son décor bucolique. Entre balade à vélo (Diana se perfectionne petit à petit), escapades aux sources chaudes perchées dans les montagnes et les sessions surf avec l’océan à quelques kilomètres, nous étions aux petits oignons !

Sans oublier notre mémorable petite fête gastronomique, home-made ! Le principe est simple, chacun prépare un plat typique de son pays pour le dîner pour s’exploser le bidou le soir ! Très bonne idée quand on sait cuisiner… Nous tenterons une mousse au chocolat qui finira BEAUCOUP trop liquide… Heureusement, notre tarte provençale à la moutarde rattrape un peu le coup. Mais nous pouvons compter sur les talents culinaires de nos compatriotes japonais et chilien qui nous régalent avec des sushis et un hachis Parmentier (version Chili) ! Le tout arrosé d’une bonne (ou pas) bouteille d’alcool de riz.

Vous l’aurez compris, nous avons adoré ce séjour à la ferme ! Malheureusement, la fatigue physique commence à se faire ressentir et nous ne voulons pas trop pousser car il nous tout de même reste 3 mois de voyage. De plus, je me blesse au petit doigt pendant une matinée de travail. Après l’hôpital philippin, direction l’hôpital taiwanais pour une petite visite qui me vaudra trois points de sutures ! Signe qu’il est temps pour nous de partir. Nous avons donc quelques jours de voyage avant l’arrivée de nos amis qui viennent nous rendre visite ! Direction le Nord de Taiwan et la région de Ruifeng !

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Première nuit d’hôtel depuis un mois et demi, quel bonheur ! On retrouve le confort de la chambre climatisée, le bon lit et la salle de bain privée. On profitera de ce long week-end pour se reposer et se faire des journées de visite à la cool.

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Premier stop, la petite ville de Jiufen qui dégage un charme incroyable. Vue sublime sur l’océan et toute la côte et des petites ruelles typiques où s’entassent petites boutiques et restaurants. Les rues de ce village, remplies de lanternes rouges qui s’illuminent à la nuit tombée ont d’ailleurs inspiré Hayao Miyazaki, le réalisateur du Voyage de Chihiro (que nous nous faisons un plaisir de re-regarder) ! On expérimentera par ailleurs l’une de fameuses des maisons de thé raffinés de la région, où l’on apprendra avec plaisir le processus très méticuleux utilisée pour la préparation du thé, avec vue sur les magnifiques montagnes brumeuses caractéristiques du pays.

On en profitera pour un faire un saut aux cascades d’or de Jinguashi et la ville côtière de Nanya non loin de là. Et la pluie n’aura pas raison de notre agréable escapade puisqu’on y découvre un paysage aussi surprenant que plaisant, de roches sablonneuses qui ont été érodées par le soleil, mais également par le vent, la mer et la pluie. Le temps ne s’arrangeant pas, on se réfugie sous un petit porche où deux musiciens s’adonnent à leur passion et nous régalent de leur douce musique, face à la mer, finissant cette belle peinture mélancolique.

Enfin, nous passerons notre dernier jour de baroudage entre les villes de Pingxi et Shifen, qui ne nous séduiront pas particulièrement. Pas le temps pour la déception, car il est déjà l’heure de retourner à Taipei pour attendre nos deux amis avec lesquels nous partons pour une dizaine de jours d’aventures !

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Bonjour à tous !

Je m’appelle Julia, il m’a été confié la mission de relater notre voyage à travers Taïwan, à Arthur, Diana, Robin et moi. Pour les présentations, je suis une amie de Diana (nous nous sommes connues à l’université) et Robin est un ami de longue date d’Arthur. Tous les quatre, nous avons voyagé une dizaine de jours sur la belle île de Taïwan !


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Dès mon arrivée, le trajet en métro de l’aéroport vers le centre de Taipei annonce la couleur : du vert partout, des ponts, des falaises, des petites maisons entourées de cultures, et aussi d’immense buildings assez délirants. Une fois les retrouvailles faites, nous sortons de la station de métro et nous retrouvons en plein centre-ville. C’est la première fois que je mets les pieds en Asie et je ne sais pas où donner de la tête, tout me semble si différent ! La ville en entourée de montagnes, l’urbanisme est un peu chaotique, des gratte-ciels ultra modernes côtoient des bâtiments à moitié achevés, l’air est lourd et humide. À chaque feu vert, une armée de scooters s’élancent à toute allure dans un brouhaha fracassant, sur les trottoirs bon nombre de taïwanais portent des masques anti-pollution. Partout on croise des petits boui boui d’où s’échappent des vapeurs de nouilles, de porc en sauce et de dumpling, ces succulentes petites bouchées vapeur très répandues dans le pays.

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Notre visite commence avec le mémorial Chang Kaï-chek, du nom d’un ancien président ayant gouverné Taïwan au sortir de la seconde guerre mondiale, alors que l’île repassait aux mains de la Chine après 50 années d’occupation japonaise. Le mémorial, un imposant bâtiment de marbre blanc perché en haut d’un large escalier extérieur, est à la hauteur du culte que vouent (une partie) des taïwanais à la personne de Chang Kaï-chek. Le hall principal abrite une impressionnante statue en bronze de 10 mètres de haut représentant le feu président assis sur son trône.

Je profite de cette visite pour faire un petit détour historique car ce jour-là, c’était les trente ans du massacre de Tiananmen, une manifestation étudiante réprimée dans le sang par l’armée chinoise en 1989 à Pékin. Aujourd’hui encore, la seule évocation de l’événement est interdite en Chine. C’est pourquoi j’ai été surprise de voir, au pied du mémorial Chang Kaï-chek, l’hommage rendu aux victimes par un artiste taïwanais : il avait installé un ballon en forme de char militaire grandeur nature, rappelant la célèbre photo de cet homme se dressant seul face à une colonne de chars de l’armée chinoise.

(https://www.rtl.fr/actu/international/tiananmen-l-histoire-de-la-photo-symbole-trente-ans-apres-le-massacre-7797735065)

Un tel hommage est bien la preuve que Taïwan, ce n’est pas la Chine. Rappelons qu’officiellement l’île est indépendante, mais dans les faits, seuls 17 pays (des petites îles pour la plupart) la reconnaissent comme telle. La majorité des États se plient à la volonté de la Chine continentale qui considère Taïwan comme l’une de ses provinces.

Mais revenons à nos moutons, et à ce voyage en terre inconnue. La nuit tombée, Diana et Arthur nous emmènent dîner au night market du quartier de Shilin, une véritable expérience gustative et visuelle. Les échoppes sont accolées les unes aux autres, ça grouille de monde, les gens se baladent en mangeant. Pour quelques euros, on peut déguster sur le pouce des croquettes de patate douce, des petits poulpes sauce aïoli, des brochettes de viande caramélisée ou encore des fameux dumpling. Le ventre bien rempli, nous rentrons à l’hôtel pour une nuit bien méritée.

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Le lendemain matin, après quelques galères pour trouver une voiture de location (toujours s’y prendre à l’avance !), nous sommes ravis de prendre la route direction Tainan, une ville plus au sud de l’île. En descendant la côte ouest, nous faisons étape par le Sun Moon Lake (Lac du Soleil et de la Lune), l’un des spots incontournables de Taïwan. Il s’agit de la plus grande étendue d’eau du pays, nichée au milieu des montagnes verdoyantes. Le ciel nuageux n’ôte rien à la beauté du paysage, un arc-en-ciel vient même sublimer le tout. L’endroit est paisible et relativement sauvage, nous en profitons donc pour boire une petite bière face au lac.

De retour en voiture, les dernières heures de trajet sont un peu longues, la nuit est tombée depuis longtemps. Heureusement nos fantastiques interprétations de Gilbert Montagnier, Diams et Francis Cabrel nous redonnent un coup de booste. J’en profite pour remercier Arthur et Robin, seuls détenteurs du permis de conduire international, qui ont conduit tout le séjour pendant que Diana et moi alternions entre sieste et mots fléchés à l’arrière.

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Nous nous arrêtons une journée dans la ville de Tainan pour assister au championnat du monde de « dragon boat », des courses de bateaux peints et décorés de têtes de dragons, conduits par deux rangés de pagayeurs. Plutôt sympa à regarder, mais nous ne restons pas bien longtemps car il fait une chaleur de plomb ! Le soir nous dinons dans un boui boui qui sert du mouton, ça change du porc et c’est excellent.

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Jour 5. Mer à l’horizon ! Nous atteignons Kenting, la pointe sud de l’île, et c’est absolument grandiose. Le front de mer est encadré de palmiers, à gauche les boutiques, à droite la plage, on se croirait à Miami Beach (ou en tout cas l’idée que je m’en fais). Kenting est à la fois un parc naturel et une station balnéaire très prisée des chinois.

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Après avoir déposé nos backpacks à l’hôtel (perché en haut d’une colline), nous redescendons vers la mer pour admirer le splendide panorama depuis un mirador. Je n’avais jamais vu un paysage pareil, et à vrai dire je ne m’attendais pas à ça en venant à Taïwan. Des falaises entièrement recouvertes d’une végétation luxuriante surplombent la baie et viennent s’étendre jusque sur la plage en contre-bas. La verdure se mêle au sable clair et au bleu indigo de la mer, le tout couronné d’un coucher de soleil digne du roi lion. Franchement magistral. On serait bien restés plus longtemps mais la faim nous creuse le ventre et nous sommes impatients de tester le night market de Kenting. Une longue rue y est dédiée, on mange de tout, c'est un peu la loterie. Je teste les calamars frits aux oignons verts, délicieux. Mais c’est bondé de monde alors on ne traine pas trop.

Le lendemain nous optons pour une journée assez tranquille, car pas encore bien remis des verres de Gin et de Whiskey de la veille (spéciale dédicace à Arthur pour son interprétation de « L’histoire de la vie », Diana honte à toi pour ne pas m’avoir prévenue que j’appuyais sur la croix rouge plutôt que le bouton vert au Times up). Notre escapade à la plage est un échec ; il n’y a pas assez de vagues pour que les garçons puissent surfer, un vent terrible soulève le sable qui nous fouette le corps, et je finis par me faire piquer par une méduse. Mais peu après, nous tombons sur une jolie petite plage à marée basse. Des enfants accroupis, pelle et sceau à la main, sont à la recherche de crustacés. Alors nous nous prêtons aussi au jeu de la pêche aux crabes (dont un finira dans le caleçon de Robin).

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Dernière étape avant le retour à Taipei, les incontournables gorges de Taroko. Nous logeons dans une ville voisine, Hualien, sur la côte est de Taïwan. En chemin nous faisons halte à Sanxiantai pour admirer le « pont du dragon », dont l’architecture composée de huit arcs rappelle le dos d’un dragon. Un peu sportif donc, mais la traversée vaut le coup car le pont mène à la petite île des Trois immortels, sauvage et inhabitée. Les formations rocheuses sont surprenantes et la végétation foisonnante une fois encore, on se croirait dans le décor de King Kong. Le tour de l’île prend une petite heure, ça vaut le détour !

Une fois arrivés à Hualien, nous dinons dans un excellent restaurant japonais qui sert de grandes soupes à la viande et au miso, du poisson frais ou encore du poulet sauce curry. En sortant Robin et Arthur ne résistent pas à l’appel des machines attrape-peluches. J’en profite pour signaler qu’on en trouve absolument partout à Taïwan et que c’est extrêmement addictif. L’essai vous coûte une pièce de 10 dollars taïwanais, soit 28 centimes d’euros. C’est loin d’être facile, mes nombreuses tentatives infructueuses en témoignent, mais avec l’expérience il semblerait qu’on puisse gagner en dextérité. Robin est passé maître en la matière, il sait reconnaitre les bonnes pinces et détecter les peluches attrapables. Diana et moi rentrons à l’hôtel pour une petite soirée Friends. Les garçons finissent par revenir, tout fiers, les bras pleins de peluches, c’est à se demander comment ils vont toutes les ramener en France...

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Nous voici donc aux fameuses Gorges de Taroko, longues de 19 kilomètres, elles sont un must-see à Taïwan. Avec le temps, les falaises de granit et de marbre ont été creusées par une rivière qui coule en contre-bas, se frayant un chemin à travers la roche. Au loin on aperçoit des temples bouddhistes nichés au milieu des montagnes, hautes de plusieurs centaines de mètres et enveloppées de brume. Quelques nuages s’accrochent aux sommets, l’ambiance est un peu mystérieuse, comme suspendue dans le temps. En s’arrêtant pour contempler le très coloré temple « Eternal spring », qui surplombe une cascade, on a la chance d’apercevoir quelques macaques de Formose au travers des branches. Ce jour-là il pleut des cordes mais nous pouvons quand même profiter du parc de Taroko, traversé par un axe routier qui permet de contempler ses différents points de vue. Tant pis pour le trail, en voyage il faut savoir s’accommoder de la météo !

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Nous voilà de retour à Taipei, c’est l’heure de partir à la recherche de souvenirs pour la famille et les amis. Robin opte pour des sachets de Oolong tea (qui signifie dragon noir), une variété à mi-chemin entre le thé noir et le thé vert, cultivée sur les hauteurs de Taïwan. Si vous êtes en panne d’inspiration, je recommande quant à moi les magasins de chaussettes où il y en pour tous les goûts, ainsi que les pineapple cake, une spécialité taïwanaise. Diana et moi faisons un crochet par l’hôtel où nous avions dormi en arrivant pour y récupérer un morceau de comté, ramené de France avec une bouteille de rouge et tristement oublié dans le frigo de l’hôtel une semaine plus tôt. Par chance, il est encore là. Nous faisons ensuite un détour par le temple de Longshan. Construit en 1738, il abrite des statues de divinité bouddhistes, des bonzaïs, son toit en tuiles est ornementé de dragons qui semblent vouloir prendre leur envol. Les visiteurs viennent y prier, face à l’autel, un bâton d’encens tenu entre leurs mains jointes.

C’est mon dernier jour et je tenais à visiter le Musée national du Palais, qui abrite la plus grande collection d’objets d’artisanat chinois au monde. C’est beau, mais la vérité il faut aimer les vases. Car il est vrai que les pièces exposées traversent les siècles et les grandes dynasties chinoises, mais il s’agit principalement de vases, de bols et autres contenants. Avis aux amateurs.

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Pour ma dernière soirée, Diana et Arthur m’accueillent gentiment dans leur appartement où ils viennent de s’installer, dans le centre de Taipei. Je ne doute pas qu’ils auront des tas d’autres aventures à raconter d’ici leur retour en France. Quant à moi, c’est le cœur lourd que je fais un dernier détour au 7-eleven sur mon chemin pour l’aéroport. Ces petits supermarchés ouverts 24 heures sur 24 auront rythmé notre voyage ; nous nous y arrêtions trois ou quatre fois par jour pour acheter des sushis géants, du café, des nouilles à réchauffer, des milk-tea pour Diana, des gâteaux tout mous... Un dernier « Ni hao », un dernier « xièxie », et je dis au revoir à Taïwan, à cette belle île, à ce pays atypique.


Julia, amie de Diana et pote d’Arthur


Pour revivre les événements de la place de Tiananmen, un super podcast d’Affaires Sensibles à réécouter sur FranceInter : https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-06-juin-2019

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Le temps est venu pour nous de nous installer dans notre appartement au cœur de Taipei, fatigués du voyage et heureux de pouvoir vivre une expérience de vie quotidienne à l’autre bout du monde.

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Sans plus attendre, nous voilà à la recherche de petits boulots, pour octroyer à nos comptes en banque un repos bien mérité !

Très vite, Arthur trouve le job parfait pour lui, un poste de coach de basket dans un centre sportif qui propose des stages de basket tout au long de l’été. La recherche fut beaucoup plus laborieuse me concernant. Impossible de trouver un travail dans mon domaine pour une durée aussi courte. Je me tourne donc vers les jobs qui ne nécessite pas de qualification particulière : serveuse, commis de cuisine, femme de ménage… J’avais également dans l’idée de donner des cours d’anglais aux enfants mais pour les taiwanais, il est indispensable de recruter uniquement des anglophones natifs. Situation compliquée pour moi… Après des recherches qui m’ont semblé INTERMINABLES, une vingtaine de refus, une dizaine de silence, et un bref moment de désespoir, le miracle se produit !

Une jeune femme me contacte pour me proposer de donner des cours de français à une petite taiwanaise de 2 ans et demi. Il s’agit davantage d’éveil à la langue que de réels cours de français bien évidemment. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, je décroche également un job de barmaid dans un bar international où nous étions d’ailleurs déjà aller boire des verres avec Julia et Robin. Enfin, j’accepte une heure par semaine de nettoyage dans une résidence pour étrangers.

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Fini l’incertitude, l’aventure peut maintenant commencer. Et elle débutera haute en couleurs, puisque nous voilà le week-end de nos anniversaires. Et pour l’occasion, nous décidons d’aller découvrir la petite île de Lanyu, située au sud-est de Taiwan. Petit territoire encore sauvage, épargné du tourisme de masse et de l’activité humaine excessive. On vadrouille en scooter, scotchés par la beauté des paysages. Des montagnes majestueuses et verdoyantes, qui saluent l’océan à perte de vue. Et au milieu, une petite route côtière, l’unique route de l’île, sur laquelle on flâne et on se prélasse. On s’y libres, on s’y sent apaisés, on s’y sent bien. Un véritable coin de paradis, loin de la cacophonie de Taipei. Un anniversaire dont on se souviendra !!

De retour à Taipei, le travail et les habitudes se mettent en place. Je rencontre pour la première fois la petite Amelia, une petite princesse à croquer, aussi mignonne que chipie. Elle vit avec sa maman, Sharon, dans une résidence plus qu’aisée, qui dispose d’une réception annonçant ma venue, en plus d’un réceptionniste qui m’accompagne jusqu’à l’ascenseur. Un ascenseur vitré duquel je prends de la hauteur sur une grande et belle piscine, pour arriver au 25ème étage. Je découvre alors un bel appartement, où Amelia a sa propre salle de jeux, avec une vue imprenable sur Taipei. Un bel environnement de travail je vous l’accorde ! Haute comme trois pommes, Amelia est déjà très surprenante. A seulement 2 ans et demi, elle comprend le mandarin, l’anglais grâce à sa maman qui ne lui parle qu’en anglais (étant pourtant 100% taiwanaise), et à ma grande surprise le français également ! Preuve qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre de nouvelles langues. C’est une petite fille extrêmement éveillée pour son âge et pleine de vie. Un vrai délice !!!

Une première rencontre au top, si bien que Sharon me propose de m’occuper également de son neveu, un petit Andrew de 4 ans. Une véritable aubaine pour moi. Andrew ressemble beaucoup à sa cousine, avec deux ans de plus. Un petit garçon à la tête bien faite, déjà bilingue mandarin/anglais, qui évolue dans un milieu privilégié.

La journée, j’initie donc les enfants à la langue française, et le soir venu, je m’improvise barmaid au Beer Geek, un bar à bières comme son nom l’indique.

Je travaille la plupart du temps avec mon manager, Axel, un homme taiwanais d’une quarantaine d’années, dans le corps d’un trentenaire (maximum). Une personne sans prétention, qui aime faire des rencontres et gère son bar d’une manière très conviviale. Le courant passe immédiatement entre nous. Pourtant, je ne pense pas avoir brillé par mes talents de barmaid. Au contraire, je suis plutôt maladroite, entre les mauvaises bières servies, les frites trop cuites, les consommations ajoutées aux mauvaises ardoises… Mais j’y mets tout mon cœur et ma bonne volonté ! Aussi, j’ai le contact facile avec les clients et on passe de bons moments tous ensemble. Arthur est d’ailleurs toujours de la partie puisqu’il m’accompagne toujours pour boire quelques bières. C’est surement une des raisons pour laquelle Axel doit être reconnaissant de m’avoir embauché ! Je pense qu’il n’a jamais eu d’employés aussi rentable puisqu’à chaque service, la majorité de mon salaire est dépensé dans les consommations d’Arthur. Mon plus fidèle client, et mon pire à la fois. Mais on préfère voir le verre à moitié plein, bien qu’Arthur les descende plutôt vite ! Le travail est plutôt relax et on profite d’une soirée sympa à moindre coût. Très rapidement, on prend nos marques et nos habitudes dans ce bar où on se sent comme à la maison. Un endroit plus que chaleureux, où les clients aiment faire connaissance les uns avec les autres, et où nous faisons des parties de fléchettes endiablées avec nos habitués. Pas de prises de tête. Cet état d’esprit positif est exacerbé je pense par le calme et la sécurité qui règne dans la ville, et sur tout le territoire taiwanais de manière générale. Pour preuve, au bar, tout le monde laisse les affaires personnelles sans surveillance et son téléphone en évidence sur la table pour sortir fumer par exemple. Aussi, je rentre en toute sérénité après mon service à 00h30, et marche sans aucun stress, en toute quiétude pendant vingt bonnes minutes. Il m’arrive même de pousser la chansonnette dans les rues désertes. Certaines soirées sont plutôt calmes, très calmes, trop calmes. Axel en profite pour apprendre un peu plus à me connaitre. Et comme tout bon taiwanais, il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour que les questions extrêmement personnelles soient posées. Un peu sur la réserve au début, je me prête finalement au jeu, ce qui nous amènera à philosopher sur la vie et notamment sur l’amour. Drôles de soirées…


Maintenant, je laisse à Arthur le soin de vous raconter son expérience :

« Pour ma part, la recherche de travail fut assez facile, car un ami rencontré auparavant à Houlong a eu l’amabilité de m’envoyer une petite annonce pour coach de basket ! En m’installant à Taipei j’ai donc postulé et eu un bref rendez-vous avant de me voir confier 5 semaines d’entrainement dans une académie de basketball.

Il faut savoir qu’il n’existe pas de clubs de sport à Taiwan mais plus des académies de sport qui proposent des séances le weekend et des holiday camp en vacances scolaires. Arrivés au lycée, les jeunes ont la possibilité de jouer en compétition officielle régionale et nationale intra-scolaire et donc de s’entrainer par la même occasion. Un peu le même système qu’aux Etats-Unis. Il y a par ailleurs, pour le basket, une compétition officielle pour les adultes régie par la FIBA. Il existe également beaucoup de compétitions officieuses créées par des amateurs.

Le basketball n’est pas le sport national (baseball) mais à tendance à le devenir… En effet, les jeunes se dirigent de plus en plus vers ce merveilleux sport ! Il faut dire que le pays met les moyens pour développer le sport et principalement le basketball. Il y a des centres sportifs un peu partout, superbement entretenus et disposant d’infrastructures pour (presque) tout type de sport, et accessibles aux académies, écoles et même à la location à l’heure (ce que font les compétitions officieuses) ! En extérieur, des terrains de basket accessibles pour tous dans chaque institution scolaire, et un gros plus, ils sont éclairés la nuit et sont en parfait état, il y’a même des filets !

Mais bon, revenons à nos moutons et parlons de mon travail !

L’académie en question propose donc des stages à la semaine. Nous sommes environs 6 coachs pour 45 enfants de niveaux et âges très hétérogènes. Les autres coachs sont pour la plupart expatriés et viennent des quatre coins du monde car les entrainements se déroulent en anglais.

Je passerais les trois premières semaines à me fondre dans la masse de coachs et suivre le mouvement en demi-journée, l’approche pédagogique se trouvant loin de ce qui se fait en France. En effet, les entrainements sont « à l’américaine » et je trouve que c’est un peu trop militaire à mon goût. Les deux dernières semaines, je suis là toute la journée, et comme nous sommes seulement quatre coachs sur la journée, j’ai un peu plus mon mot à dire et peux mettre mon grain de sel « pédagogie à la française ».

Mais dans l’ensemble, ce fut une belle expérience, qui m’a permis de découvrir une autre approche du basketball et de perfectionner mon anglais. Je retiendrais même quelques exercices sympathiques à refaire en France, et de bons souvenirs et rigolades entres coachs ! »


Entre métro, boulot, dodo, on trouve quand même le temps pour profiter de cette capitale tumultueuse. Entre journée au zoo, balade en téléphérique au-dessus de la ville, visite de temples et flânerie dans les quartiers animés, on n’en perd pas une miette !

A la nuit tombée, la ville reste en pleine effervescence et présente un tout autre visage. On ira faire une balade nocturne pour admirer la fameuse tour Taipei 101, qui est à Taipei ce que la tour Eiffel est à Paris. Mais surtout, on ne se lassera pas d’aller déambuler dans les rues des célèbres night market, où la population taiwanaise se retrouve dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

On ira également découvrir les environs de Taipei, notamment les formations rocheuses de Yeliu au nord de la capitale.

Enfin, on se réserve un week-end sur l’île de Matsu, située à seulement quelques kilomètres des côtes chinoises, pour aller contempler un phénomène très particulier que les taiwanais appellent les larmes bleues. Il s’agit de pytoplanctons bioluminescents présents dans la mer, qui s’illuminent afin d’attirer leurs proies mais également pour se protéger de leurs prédateurs. Les scientifiques ont fait un lien entre la présence de ce phénomène et le réchauffement climatique, et la pollution notamment favorise leur apparition. Ce qui explique que les meilleurs spots d’observation se trouvent en mer de Chine méridionale. Ce spectacle naturel offre un panorama onirique, une lumière bleue fluorescente tel un tapis de guirlandes bleues scintillant dans la nuit noire, et qui danse selon les mouvements des vagues pour frapper les côtes de l’île. Bref, la promesse d’un paysage féérique. Ce décor n’apparaissant qu’à la nuit tombée, nous profitons des journées pour visiter cette île, qui joue un rôle militaire stratégique sur la carte géopolitique mondiale, de par sa proximité avec la Chine. On visite donc de nombreux tunnels, fort, et autres infrastructures militaires. L’île n’a pas grand intérêt, on se balade davantage pour passer le temps. On paresse sur l’île en scooter et certaines côtes nous offriront tout de même de beaux paysages.

Mais ces horizons nous dévoilent également une couche de pollution, créant un voile blanc assez impressionnant ! Et on ne tardera pas à expérimenter les méfaits de cette pollution. Très vite, Arthur est pris de mal de tête et s’enrhume. Mais il sent bien qu’il s’agit plus d’une gêne respiratoire que d’un virus qu’il aurait attrapé. En se renseignant sur la qualité de l’air, on se rend compte que l’île de Matsu est en moyenne trois fois plus polluée que Taipei ou Paris. Merci les chinois ! Cela ne nous empêchera pas d’aller à la recherche des blue tears (larmes bleues) ! Et après le diner, notre hôte nous propose de nous y emmener. Il me montre des photos qu’il avait pris quelques semaines plus tôt. Je m’extasie devant la beauté de ce phénomène.

Voilà ce que notre hôte nous montre ! 

Je suis très excitée à l’idée de le voir de mes propres yeux. Il me précise tout de même qu’on n’en verra pas autant car il fait un peu trop chaud et la mer est plutôt calme. C’est pas grave, je me contenterai de ce qu’il y a à voir ! Notre hôte nous emmène donc au port, où nous descendons sous un ponton sur une passerelle flottante. Hmmm… on s’attendait plutôt à être en bord de mer ou dans les hauteurs de l’île pour profiter d’une vue panoramique, mais bon. Puis, il nous explique qu’il a apporté des bouteilles d’eau à jeter dans la mer, afin de créer du mouvement et faire apparaître les blue tears. Je commence à être sceptique. On attend de voir. Et voici ce qu’on a vu… La nuit noire. Avec quelques points bleus qui brille. Bon j’exagère un peu, mais pas tant que ça. LE NEANT ! Je vous laisse imaginer l’état de déception dans lequel je me trouve à ce moment. Je vous propose d’observer une minute de silence pour cet échec sans précédent, qui restera notre plus beau moment de solitude de ce voyage. Après une bonne nuit de sommeil et une grasse matinée, je retrouve le sourire. On ne va quand même pas chouiner pour une saleté de mer bleue ! Arthur me convainc de retenter notre chance le dernier soir, en allant se balader sur la plage. On réussira à prendre notre plus belle photo de ce phénomène, que vous livre avec beaucoup d’émotions.

Et c’est sur ces beaux rires jaunes que nous retournerons à Taipei, pour notre dernière semaine de travail.

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On ne voit pas passer ces derniers jours, pris entre le travail, les préparatifs du déménagement et de notre dernier mois de voyage en Malaisie. Et tant mieux, car je vous avoue que le temps commençait à nous sembler long depuis une dizaine de jours. La vie à Taipei restera une expérience mémorable pour nous, ponctuée de formidables rencontres grâce à une immersion au cœur d’une culture fascinante ! Mais le voyage nous appelle, et on trépigne d’impatience de retrouver ma famille (surtout moi) qui nous accompagnera durant les deux premières semaines en Malaisie. Une dernière soirée bien arrosée au Beer Geek pour clôturer cette aventure en bonne et due forme, et nous revoilà sac sur le dos, prêts à vivre de nouvelles aventures.

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- Une chambre double en hôtel à Taipei : 25/30€

- Une pinte pression: 4€

- Location d'un scooter à la journée : 14€

- Un repas dans un boui boui : 3/4€

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Arthur :

- La ballade entre copains

- La vie à la ferme à Yilan

- Le weekendairssaire à Lanyu


Diana:

- Lanyu Island

- Yilan et la vie à la ferme

- Gorges de Taroko

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- Taïwan est un pays très sûr où il n'y a quasiment aucune criminalité

- Deux Triades (mafia asiatique) sont présentes sur l'Ile mais pas dangereuses car ils ne s'occupent que de leurs business

- La Chine et le reste du monde ne reconnaissent pas officiellement Taïwan comme un pays mais comme une province chinoise

- Taïwan lutte d'ailleurs pour son indépendance et pour garder son système démocratique qu'il est le seul à mettre en place en Asie

- Les relations sont tellement tendues qu'ils font sans cesse des exercices anti invasion

- Les taïwanais sont majoritairement bouddhistes et taoïstes

- Les taïwanais sont extrêmement discrets mais paradoxalement posent beaucoup de questions indiscrètes

- Les taïwanais sont très respectueux et très à cheval sur les règles de vie en communauté

- Les taïwanais sont dévoués dans leur travail. Ils finissent souvent tard le soir et ont très peu de vacances

- Les taïwanais ne savent pas dire non, il faut savoir différencier les "oui"

- Les jeunes sont hyper connectés et ne détachent pas les yeux de leur téléphone

- Les spécialités culinaires sont le tofu et le bubble tea

- La cuisine en général est influencée par le Japon et la Chine

- Taïwan est surnommée l'Ile "Formosa" qui signifie l'Ile merveilleuse en portugais

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- Entre 1894 et 1945, après la défaite des chinois dans la guerre sino-japonaise, Taiwan fut cédée à ces derniers. Le militarisme japonais exerça une oppression politique et un pillage économique cruels contre la population de Taiwan, et tenta de désagréger et de détruire la culture chinoise en lui donnant une éducation coloniale. Mais la population de Taiwan n'a jamais cessé sa lutte, et la culture chinoise a pris racine dans son cœur.

- En 1945, le Japon capitule au termes de la seconde Guerre mondiale et Taïwan revient à sa patrie mère.

- En 1949, après la 2nde guerre mondiale, une guerre civile éclate en Chine, opposant les nationalistes et les communistes. Ces derniers prenant l'avantage, le leader nationaliste Tchang Kaï Chek se réfugie à Taïwan et y installe son gouvernement. Les deux parties prétendent représenter la Chine mais la communauté internationale préfère reconnaître le continent au détriment de l'île.

- L'année suivante, Tchang Kaï chek devient président de République de Chine (Taiwan) avec le soutien des États-Unis

- En 1954, les États-Unis signe avec Taïwan un traité mutuel de défense, vu par la République populaire de Chine (Chine continentale) comme une intrusion dans les affaires intérieures

- En 1988, Lee Tenghui, premier président natif de l'île est élu.

- En 1995, l'accueil en grande pompe réservé à Lee Tenghui lors de son voyage aux États-Unis énerve les dirigeants de la Chine continentale. Décidée à isoler Taiwan et à effrayer les électeurs, la Chine mène d'intenses manœuvres militaires près des côtes taiwanaises. En réponse, les États-Unis envoient sur place plusieurs navires de guerre pour calmer la situation.

- En 2000, les taïwanais élisent comme président Chen Shui-bian, candidat du Parti progressiste pour la démocratie (DPP), qui souhaite déclarer formellement l'indépendance de l'île. Cette élection est vue d'un très mauvais œil par Pékin, qui considère encore Taiwan comme une province rebelle.

- En 2016, pour la première fois de leur histoire, les taïwanais élisent une femme à la présidence, Tsai ing-wening-wen.

- En Mai 2019, Taiwan est le premier pays d'Asie à adopter le mariage pour tous