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Suite à l’incendie au sein des bâtiments de notre hébergeur OVH, à Strasbourg mercredi 10 mars 2021, nous ne pouvions plus accéder au site ! L’accès a été rétabli par notre équipe mais nous n’avons pas accès aux photos pour le moment. Dans l’attente de réponses de la part d’OVH quant au devenir des photos mises en ligne avant le 10 mars 2021, vous pouvez de nouveau réutiliser le site sans risque et ajouter de nouvelles photos !
La Team MyAtlas
Par Aola
Trois semaines à jouer les explorateurs dans cette région au sud de Lima, qui regorge de sites archéologiques et de merveilles naturelles.
Août 2018
23 jours
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Le Pérou est un pays de l'Ouest de l'Amérique du Sud. Entouré par l'Équateur, la Colombie, le Brésil , la Bolivie, le Chili et bordé par l'Océan Pacifique , il est le troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie : 1 285 220 km2.

Lima, une vaste aire urbaine de 9 millions d'habitants, en est la capitale et la plus grande ville du pays. Sa capitale historique est Cuzco, ancienne capitale de l'empire inca.

Le Pérou est classiquement divisé en trois zones géographiques: la zone côtière le long de l'océan Pacifique, au climat tempéré mais humide, la zone montagneuse au climat plus froid et sec et la zone amazonienne au climat chaud et humide toute l'année.

Situation et cartes

Le drapeau du Pérou se compose de trois bandes verticales de même largeur, et de couleurs rouge, blanc et rouge, avec des armoiries au centre de la bande blanche. Le blason comporte un écu où sont figurés une vigogne (représentant la faune), un arbre de quinquina (la source de la quinine, ce qui signifie la flore) et une corne d'abondance déversant des pièces jaunes (désignant la richesse minérale). Le rouge rappelle le sang versé pour l'indépendance; le blanc symbolise la paix. 

Pavillon national

Les langues officiellement parlées sont l'espagnol, le quechua et l'aymara.

La monnaie nationale est le Sol péruvien.

La devise nationale est Firme y feliz per la union (fort et heureux par l'union) et l'hymne national Somos libres, seamoslos siempre.

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Nous nous sommes consacré dans l'organisation de ce voyage à l'exploration du sud. En effet même si la zone au nord de Lima présentait beaucoup d'attraits, la cordillère blanche et ses trésors sont surtout accessibles par des treks de plusieurs jours, qui nous ont semblé difficilement réalisable avec des enfants, même bons marcheurs.

Comme nous aimons de plus prendre le temps de découvrir nous allons nous consacrer à ce périple déjà bien chargé

😥😉.

Carte du voyage

En résumé :

A. Lima, la capitale, son centre historique et ses otaries🤔, transfert en bus vers

B. Nazca, et ses célèbres lignes, transfert en bus de nuit vers

C. Arequipa, le canyon du colca et ses condors, transfert en bus touristique vers

D. Puno, au bord du lac Titicaca et ses îles Uros, transfert en bus touristique vers

E. Cuzco, son centre historique, ses ruines, et son célèbre Machu Pichu, transfert en avion vers

F. Puerto Maldonado, la forêt amazonienne, ses perroquets et ses natifs, transfert en avion vers

A. Lima 😥.

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Comme toujours trop long et rarement très excitant, nous sommes partis la veille du grand départ pour dormir à Roissy, juste à côté de l'aéroport. La voiture passera quant à elle ses vacances dans le parking de l'hôtel, géré par Onepark et ma foi bien pratique.

Un coup de navette Blackline plus tard nous voilà prêts à embarquer sur Air Canada. Formalités en tous genre, passage de douane, 40 minutes de retard 😤 et zou 7 heures plus tard nous voilà en escale de 4 heures à l'aéroport de Montréal. Un peu longuette d'autant que cette fois-ci on aura presque 1 heure de retard. Bref on finit par embarquer et dormir presque de suite, avec le décalage il est pour nous presque minuit!!


Pepper nous attendait

Nous arrivons donc à 2 heures du matin heure locale à Lima, soit 9 heures du matin pour nous😱. Le service de taxi Taxidatum réservé depuis la France est top: pour le tarif classique, le chauffeur nous attend avec notre nom, pour nous amener directement à l'hôtel, en évitant la galère de recherche de transport dans la nuit.


Les néons de l'aéroport

L'hôtel (Sonesta Poseda del Inca) est aussi une bonne surprise. Dans le quartier touristique de Miraflores, on occupe une chambre familiale au 11ème étage, qui est en fait une suite avec 2 chambres. Imbattable✨.

Mais pour l'instant c'est gros dodo, les choses sérieuses commencent demain.

Chambre familiale avec vue
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Aujourd'hui nous avons décidé de visiter le centre historique de Lima, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco car regroupant la plupart des bâtiments coloniaux et religieux de la ville.

Nous rejoignons donc en taxi la Plaza San Martin, point de départ de notre périple. Érigée en l'honneur de l'un des libérateurs de la ville, on peut y admirer l'hôtel Bolivar, célèbre pour avoir hébergé des chefs d'état étrangers lors de leurs visites officielles (entre autres Kennedy et De Gaulle), célèbre aussi car c'est ici qu'aurait été inventé le pisco sour, cocktail national à base d'eau de vie de raisin et de blanc d'œuf.

San Martin et Bolivar

Nous poursuivons par le Jiron de la Union, rue piétonne autrefois très chic qui permettait à la bourgeoisie de parader et qui a conservé ses façades coloniales colorées qui n'attendent qu'une restauration.

C'est dans cette rue que pouvons assister à une messe dans l'Iglesia de la Merced, véritable joyau baroque dont les chapelles latérales rivalisent de magnificience. Elle fut bâtie, ainsi que son cloître par Fray Miguel De Orenos en 1535.

Nous continuons quelques centaines de mètres pour arriver sur la Plaza de Armas, immense et qui regroupe trois des plus importants bâtiments de la ville: le palais du gouvernement, la cathédrale de Lima (et le palais de l'archevêché), et le palais municipal. De part la présence de nombreux bâtiments nationaux la présence policière est très visible. Nous aurons la chance d'assister à la relève de la garde (Élisabeth peut aller se rhabiller......).

Nous visitons la cathédrale Saint-Jean, dont la construction initiale est contemporaine de la fondation de Lima en 1535, mais elle a ensuite connu de nombreuses phases d'agrandissement puis de reconstruction, notamment en raison des séismes qui l'on régulièrement détériorée. C'est ainsi que si elle a pris sa forme actuelle en 1625, les tours que n'ont été achevées qu'en 1797. Elle est aussi célèbre pour abriter la tombe de Pissaro, entièrement pavée de mosaïques.

Nous visitons les cryptes qui referment les tombes et ossements des généreux donateurs, ainsi que le musée d'art religieux rattaché à la cathédrale.

Et nous terminons cette fantastique visite par la tombe de Pissaro, opulente juste ce qu'il faut......

Le catafalque et son lion endormi

Après toutes ces émotions culturelles nous nous devions bien de poursuivre nos découvertes limeniennes par l'institution culinaire du quartier: le restaurant El Cordano, qui sert tous les gouvernements depuis des décennies. C'est certes un tout petit troquet dont la spécialité est le sandwich au jambon, mais nous nous sommes régalés de nos premiers pisco sour et ceviche de notre séjour. Un délice !

Une pause bien méritée

Nous poursuivons pour croiser 100 mètres plus loin le prochain objectif de notre journée: le monastère San Francisco, terminé en 1774, célèbre pour son couvent et son église de l'ordre des franciscains. Ainsi que sa bibliothèque et ses catacombes, qui regroupent les ossements de plusieurs milliers de croyants. Nous partageons une visite guidée en anglais, nous expliquant le fonctionnement et les habitudes des religieux qui habitaient ces murs. Comme les photos sont interdites nous restons un peu en retrait pour mitrailler à tout-vas dès que la guide (pas trop regardante...) à tourné le dos 🤭.

Bibliothèque, chapelle et magnifiques ornements en azulejos.

Ce n'est qu'après que nous descendrons dans les très impressionnantes catacombes.

Que d'os, que d'os....

Nous finirons cette visite par l'église proprement dite, que nous éblouira une fois de plus par ses chapelles d'une richesse inouïe.

Nous finissons cette journée bien remplie par la visite du Mercado Centrale et de Chinatown ( il y a donc aussi ici un Chinatown comme dans toutes les capitales du monde) mais comme le quartier grouille de monde les photos sont ici absentes, mais n'auraient de toute façon pas pu remplacer l'effervescence des lieux🙁.

Nous rentrons ce soir en taxi que nous prenons à l'angle du Congrès, place Bolivar devant une faction de police. La conduite, comment dire, toute personnelle et klaxonienne du conducteur, fait que plus jamais nous n'aurons peur en voiture. Et que la conduite accompagnée ne sera qu'un doux rêve enchanté.

Nous finissons par arriver sans anicroche, nous reposons 15 minutes puis ressortons dîner à 10 mètres de l'hôtel un excellent ceviche. La journée est finie, demain de nouvelles aventures.

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Aujourd'hui est une journée attendue de longue date. En effet depuis des mois nous avons réservé une balade en mer vers les îles Palomino, et ce depuis le port de Callao. Les îles Palomino sont une réserve naturelle protégée, qui abrite d'importantes colonies d'oiseaux, manchots, et lions de mer.

Le port de Callao n'est pas réputé pour être une zone très sûre, c'est pourquoi le taxi nous ferme dès que nous approchons. Et l'accès à la marina ne se fait qu'après le passage d'un portail avec gardien armé. Ambiance ambiance 🙄.

Bref grâce et à notre guide Julio et à Maradentro excursiones nous allons vivre une expérience unique: nager dans le Pacifique avec les lions de mer !!

Le temps n'est certes pas au très beau, mais finalement pas froid. Après 30 minutes de navigation, nous contournons l'île San Lorenzo, et arrivons dans la réserve naturelle. Nous découvrons pélicans, cormorans, pingouins et en contournant un peu plus l'île une importante colonie de lions de mer. Si les grognements en tous genres sont au rendez-vous, l'odeur aussi 🤢.

Much much sealions

Mais trêve de palabres, il est l'heure de se jeter à l'eau. Combi de rigueur, elle est à 10 degrés. Dans l'eau, de la vapeur se forme en respirant...... Bref tout ça est vite oublié, les lions de mer sont autour ne nous, sous nous, nous sentent et jouent avec nos pieds. Enfin les plus jeunes, les plus anciens marquent leur mécontentement et leur territoire en hurlant.

Julio notre guide (celui-là ne chante pas)

Après presque 30 minutes dans l'eau il est temps de rentrer au port et de se changer. Il est 13 heures. C'est un moment totalement incroyable et magique que nous venons de vivre, la proximité en plein Océan Pacifique avec ces animaux joueurs restera longtemps gravée dans nos mémoires 🤩🤩🤩🤩🤩🤩🤩🤩.

Notre taxi est revenu nous chercher, et nous filons directement au musée Larco, où nous déjeunerons dans le magnifique restaurant et ses jardins reconnus comme les plus beaux de Lima.


Ce magnifique musée de réputation internationale à été fondé en 1926 par Rafael Larco Hoyle, suite au don des collections de céramiques précolombiennes de son père. Il n'aura alors de cesse d'enrichir sa collection en rachetant d'autres collections privées. Le musée est actuellement reconnu pour ses poteries mochica, mais aussi pour ses collections de 45000 objets de nature variée, textiles, orfèvrerie, sculpture, bijoux, qui couvrent 4000 ans d'histoire et de nombreuses cultures.

✨Totalement incroyable ✨

A part des grandes galeries il existe aussi une exposition de poteries érotiques, dont je joint quelques photos réservées aux adultes 😇.

Et encore, les plus soft.....

A noter également que le musée Larco est l'un des seuls musée au monde à exposer ses réserves, immenses.

Nous trouvons un taxi au sortir du musée, très facilement, qui nous ramène à l'hôtel sans encombre. Mais autant le chauffeur d'hier soir conduisait au klaxon, autant lui conduit aux appels de phare ??????? Bref tout est bien qui finit bien, ce soir ce sera flânerie sur les boulevards, repas rapide dans un restaurant de poulet, puis au lit.

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Nous devons aujourd'hui nous lever de bonne heure. C'est à 5h15 que nous faisons sonner, afin d'être à la gare routière pour 7h, départ 7h30.

Comme beaucoup de touristes nous voyageons avec la compagnie Cruz Del Sur. Bus grand luxe, sièges inclinables, télévisions individuelles avec films récents, service à bord, presque comme un avion. Bon il vaut mieux pour avaler les presque 8h de bus.....

Nous traversons d'abord les quartiers pauvres de Lima, puis longeons pendant des heures la côte pacifique. Ce sont alors des centaines de kilomètres de plage qui défilent, parfois des dunes gigantesques percées pour le passage de la route.

Le Pacifique, mais c'est pas Tahiti 🏖⛔

Nous faisons un premier arrêt à Paracas où le bus se vide quasiment. La plupart des touristes viennent voir la réserve naturelle, mais ici on ne se baigne pas avec les lions de mer, c'est pourquoi nous avions choisi les îles Palomino.

La sortie de Paracas

Un second arrêt à Ica, puis au bout de quelques kilomètres nous voyons apparaître les premiers contreforts andins. C'est totalement magique, d'autant plus que depuis que nous avons rejoint l'altiplano le soleil est omniprésent. Ça change de Lima !

On se gorge littéralement l'esprit de ces paysages incroyables, de ce mélange d'étendues désertiques et montagneuses à la fois.

Les montagnes s'élèvent doucement, nous passons de vallées en cols pour rejoindre la panaméricaine qui file droit vers Nazca.

Nous arrivons enfin un peu après 15h, notre tour operator de demain nous attends pour nous conduire à notre excellent BB de ce soir. Un joli petit logement au calme, au centre d'un jardin magnifique.

B&B El Jardin

Nous nous posons quelques minutes puis filons nous balader dans le centre de Nazca, d'autant que nous voulons profiter de la visite en français (à 18h30) du planétarium Maria Reiche, du nom de cette scientifique qui a passé sa vie à étudier les si célèbres lignes. Elle les a découvertes, restaurées, en a assuré la sécurité à ses frais personnels et les a faites découvrir au monde entier. On lui doit leur inscription au patrimoine mondial de l'Unesco. Elle a longtemps campé dans le désert au milieu des lignes, ce qui lui a hélas provoqué des troubles de la vue sur la fin de sa vie, les yeux brûlés par le soleil. Elle est décédée en 1998, et la municipalité de Nazca lui a permis de reposer au cœur du site des lignes qui l'ont tant passionnées.

Maria Reiche
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Nous avons réservé une visite de sites avec l'agence Nazcatrips. A 8 heures précises notre guide Julio nous attend devant le B&B, et nous avons le plaisir de découvrir qu'il est francophone. Ouf, ce sera plus agréable avec les enfants. Nous voilà donc partis pour toute la journée, qui va être bien bien remplie 😅.


1. Les aqueducs de Cantalloc

Ces aqueducs sont un système d'irrigation datant de la période Nazca, soit entre 400 et 800 après JC. Ils sont toujours fonctionnels à ce jour, mais plus utilisés car le site est protégé. Ils consistent en des aqueducs souterrains déclives qui convergent depuis la montagne et la rivière, l'accès à l'eau se faisant par des puits en spirale qui facilitent la descente et la montée des jarres en céramique. Il y a au total une vingtaine de puits, qui avaient aussi une fonction cérémonielle, l'eau étant un problème quotidien majeur dans le désert de Nazca.

2. El Telar

Ce site sera le premier des geoglyphes que nous pourrons apercevoir depuis la terre ferme. Nous gravissons une petite colline, pour pouvoir admirer un métier à tisser et une pelote de laine (spirale).

3. Le centre administratif de Paredones

Il s'agit cette fois-ci d'un bâtiment de la période inca, vers 1400 après JC. Entièrement en adobe (brique de terre séchée non cuite), il servait aussi de centre de cérémonie. Il domine tout le désert de Nazca.

4. Le survol des lignes de Nazca

C'est aujourd'hui un rêve d'enfant qui se réalise. Nous allons survoler les mondialement célèbres lignes, pour tenter d'en percevoir le mystère. Nous embarquons dans un tout petit coucou, 6 touristes au total, pilote et co-pilote commentateur.

C'est une expérience totalement magique, la force spirituelle et l'énergie qui se dégagent de ces dessins nous donnent la chair de poule. Dans l'immensité austère du désert (500 km2), ce sont partout des lignes qui s'entrecroisent (la plus longue fait 13 km !), des figures géométriques et des dessins figuratifs. L'invraisemblance du site est telle que même le co-pilote est pétri d'enthousiasme, alors qu'il doit les survoler dix fois par jour depuis vingt ans !!!!!!!!

Aucun mot ne peut décrire ce que nous éprouvons réellement. Juste ébahis et transportés. Bouleversés.

Une expérience humaine

5. Les pyramides de Cahuachi

Dominant le site des lignes, les pyramides, selon les études les plus récentes étaient un important centre cérémoniel. Lieu de pèlerinage, la population résidente était assez faible. Elles sont entièrement en adobe, et au total ce sont 40 pyramides et bâtiments qui constituent le site, la plupart encore à restaurer.

Petite précision : le site se mérite, car n'est accessible qu'après 18 kilomètres de piste de sable ☠️, ou il ne faut surtout pas tomber en panne d'essence.

6. Le cimetière de Chauchilla

Dernier site de la journée, ce n'est qu'après 7 kilomètres de piste que nous arrivons. Les montagnes environnantes sont splendides, quasiment multicolores grâce aux oxydes minéraux encore de nos jours exploités.

Mais ce site regroupe surtout des tombes ainsi que leurs momies, que le climat du désert a permis de conserver. C'est un cimetière d'époque Nazca, soumis encore de nos jours au pillage. D'ailleurs un sentier balisé de pierres blanches permet de visiter, mais à quelques mètres de nous dans le sable dépassent des os, des cheveux, des poteries et des coquillages qui ornaient les tombes détruites.


Émouvant

Après cette grosse journée nous disons au revoir à Julio qui nous a mis des étoiles dans les yeux, et c'est avec beaucoup de peine que nous tuons le temps dans le centre de Nazca. Après le dîner nous repassons au B&B où nous avions laissé nos bagages, car nous prenons à 22h30 le bus de nuit pour Arequipa. 10 heures de bus heureusement tout confort avec sièges couchettes.

À noter que pour rejoindre la station, nous avons pris un petit collectivo, sorte de voiturette dans laquelle nous avons logé à quatre avec tous nos bagages, certain sanglés sur le toit. Inutile de dire que l'espace vital était restreint......

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Nous arrivons par le bus de nuit vers 8h30, finalement reposés car les couchettes nous ont permis de faire une nuit complète.

Après avoir récupéré nos bagages nous prenons un taxi pour rejoindre notre prochain hôtel dans le centre d'Arequipa. Sans sourciller, la réceptionniste nous informe que notre réservation de chambre familiale était en fait 2 chambres communicantes, et que nous devons payer le double du prix convenu et confirmé par mail lors du booking sur leur propre site internet !!!!!! Hors de question de céder à une telle arnaque, ni une ni deux je lui demande le code WiFi, nous nous installons dans le lobby avec armes et bagages et en moins d'un quart d'heure trouvons un autre hôtel, dans le centre lui aussi. Je ne me démonte pas et lui demande même de nous appeler un taxi !!!! Je donne quand même la référence de ces gros malhonnêtes: Palla Boutique Hotel. Merci à eux de nous avoir gâche nos débuts à Arequipa.

Bref nous arrivons enfin, et nous sommes accueillis les bras ouverts cette fois-ci. L'hôtel est une ancienne maison coloniale, toute en patios et murs colorés à la chaux, tout est simple et charmant, délicieusement désuet, y compris la réceptionniste qui semble elle aussi d'un autre âge.


Typique

Nous partons enfin à la découverte d'Arequipa la blanche, dont le centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000.

La couleur si caractéristique des murs de la ville est due à l'utilisation de pierre volcanique blanche, la sillar, pour tous les bâtiments coloniaux.

Arequipa est la deuxième ville du pays, dix fois moins grande que Lima. Elle a su tout de même conserver son rayonnement culturel, gastronomique, administratif et religieux sur tout le pays.

Arequipa est entourée d'une chaîne de volcans dont le plus important est El Misti, dont le sommet enneigé domine la ville. Il est accessible par des treks de plusieurs jours. Donc pas pour nous......

Nous prenons la direction de la Plaza Del Armas, ce qui nous permet d'admirer les façades baroques de la vieille ville avant d'arriver sur la place proprement dite, immense et somptueuse.


Façades et Plaza Del Armas

Dans l'angle Sud-Est de la place se trouve l'Iglesia De La Compagnia, petite église jésuite, chef d'œuvre de style churriguerresque (baroque espagnol des années 1660). Comme nous sommes dimanche nous avons le privilège d'assister à la sortie de la messe, qui s'accompagne d'une procession avec exhibition d'une statue de la vierge. Le tout avec fanfare, danse et déguisements !!

A deux pas de là, nous décidons de visiter le Museo Santuarios Andinos qui renferme la momie de Juanita, "la petite fille des glaces". Ce musée relativement petit explique le process qui a abouti au sacrifice de cette jeune fille. En effet à l'époque inca certains enfants de familles nobles étaient élevés dans l'optique du don de leur vie dans des centres rituels. Lors d'événements particuliers, tremblements de terre ou autres catastrophes il était décidé de cette offrande aux dieux en colère. Ils devaient alors traverser le Pérou en procession, accompagnés des prêtres jusqu'au pied de la montagne. Débutait alors l'ascension. Il faut imaginer cette jeune fille de 12 ou 13 ans, en sandales de chanvre et manteau d'alpaga, accompagnée uniquement d'adultes, gravir cette montagne afin d'y être sacrifiée. Des semaines dans la neige et le froid, jusqu'au sommet du Nevado Amputo à 6200 mètres, où après avoir été droguée elle sera tuée d'un coup de masse sur le crâne !

L'exposition présente les différentes offrandes et tissus retrouvés autour de la jeune fille, ainsi que ses habits. La momie est également présente dans sa vitrine réfrigérée dans une mise en scène un peu macabre.

Enfin un film présente l'expédition qui a permis la découverte du corps, et explique que de multiples enfants ont été retrouvés sacrifiés sur les sommets andins.

Photos interdites dans le musée

En sortant du musée, nous repartons à la chasse aux merveilles baroques de la ville. On trouve notre bonheur sans trop avoir à batailler tellement la ville est belle, mais toutes les merveilles ne sont pas fin XVIII, enfin je me comprends.....

Il y a baroque et baroque 🤔

Nous flânons encore quelques heures le nez au vent, puis dînons en terrasse malgré le froid qui tombe vite. Certaines, je vous laisse deviner qui, se régaleront d'un cuy, ou cochon d'Inde local, servi bien grillé.....

Nous rentrons après ce festin par la Plaza illuminée, propice à quelques photos, et c'est ainsi que la journée se termine

Bien cuit le cuy !
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Nous débutons notre journée en musique. En effet en sortant de l'hôtel nous nous laissons guider par le son des fanfares pour découvrir qu'aujourd'hui est LA journée de présentation des écoles de la ville. Chacun et chacune à revêtu son costume officiel pour défiler au son de la musique dans toute la ville, avec présentation finale sur la Plaza de Armas pour l'élection de la plus belle école.

Viva Peru!

A la fin du défilé sur la Plaza nous visitons rapidement l'Iglesia de la Compagnia, fermée hier.

Après s'être désaltéré dans un café avec vue panoramique sur la chaine des volcans, nous allons visiter le monastère Santa Catalina. Véritable ville dans la ville, il a été fondé en 1579 par l'ordre des franciscains. Toujours habité de nos jours par les nonnes dans une zone non visitable, il occupe une zone de plus de cinq hectares, avec son parloir, trois cloîtres (le cloître des novices, le cloître des orangers et le cloître majeur), ses rues innombrables, ses places, fontaines, église et même ses maisons individuelles réservées aux nonnes les plus riches qui pouvaient disposer jusqu'à quatre servantes.

C'est un lieu chargé de spiritualité immense et incroyablement photogénique, il faudrait mille images pour en retracer toute l'atmosphère.

Somptueux

Enfin pour clôturer notre journée nous visitons la cathédrale d'Arequipa, de style néo-renaissance, et qui est l'une des 70 églises dans le monde a être autorisée à exposer le drapeau du Vatican.

Enfin en sortant nous découvrirons un petit métier de niche inconnu par nos latitudes: balayeur de fontaines 😉.

?????
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Ce matin nous devons nous lever de bonne heure. En effet le TO Pablotour nous a donné rendez-vous à 6 heures à l'hôtel pour nos deux jours de découverte du Colca. Nous partons en mini-bus avec un chauffeur et Ivan, qui sera notre guide francophone. Je rassure tout le monde, Ivan n'est pas un vampire des Carpates, c'est un prénom relativement courant au Pérou ☺️.

Nous voilà donc partis, traversons la Reserva Nacional Salinas y Aguada Blanca où nous faisons de nombreuses haltes à la découverte de la faune locale, vigognes, lamas et autres curiosités.

Vigogne, lamas, ibis noirs,épervier et viscaches (de la famille des chinchillas)

Nous sentons bien que petit à petit nous prenons de la hauteur, car les troubles apparaissent: céphalées, douleurs abdominales, vertiges, sécheresse buccales. Mais tout cela n'était qu'une douce rigolade en comparaison de l'arrêt que nous faisons à 5000 mètres. Alors certes le panorama est incroyable, mais impossible de faire cinquante mètres sans s'assoir, avec nausées, vertiges et sensation de bouche en papier. Le panorama est tout de même somptueux avec pas moins de huit volcans qui s'offrent à nous, dont Ampato (6310 mètres) où a été retrouvée la momie de Juanita, et Sabancaya (5976 mètres), à sa droite et actuellement en éruption. Il crache un panache de cendres toutes les trente minutes.

Mirador des volcans 4910 m

Nous poursuivons tous vivants notre route, et descendons vers Chivay, pour traverser son marché local où l'on croise quelques unes de trois mille variétés de pomme de terre que compte le Pérou. Et tout un tas de fruits et légumes exotiques qu'Ivan achète pour nous faire goûter.

Et l'étonnant mais noir

Ivan nous propose de marcher un peu, juste une petite balade pour voir un cimetière inca (Yuraq Qaqa), trois fois rien on en a pour trente minutes. Tu parles !!!!!! On a crapahuté pendant trois heures sous un soleil de plomb, et le soleil de plomb a 3500 mètres, c'est pas celui du chnord !!!!! Sans oublier que les deux premiers kilomètres étaient en montée à 45°, et que le manque d'oxygène s'est bien fait sentir. Bref c'était donc un peu raide, mais le site était magnifique et les vues au cours de l'ascension sur la vallée du Colca et les terrasses pré-incas à couper le souffle. A noter que la moitié de ces terrasses sont encore exploitées de nos jours alors qu'elles ont plus de 500 ans.

Notez le Volcan en éruption

Nous déjeunons à l'arrivée du sentier chez Joséphine, qui nous sert malgré la fatigue et la chaleur des portions, certes délicieuses, mais quantitativement péruviennes 🎁.

Afin de reposer nos muscles endoloris Ivan le terrible propose de nous amener dans les sources thermales chaudes de Puyé. Oh que oui !!!! On en profite pour se prélasser une heure, se reposer, avant de repartir de plus belle.

Ah c'qu'on est bien, quand on est dans son bain...

Pas de nouveau trek pour la fin de journée, nous nous arrêtons sur des belvédères pour admirer le coucher de soleil, ainsi que dans des petits villages pour contempler l'architecture particulière du Colca, en particulier Maca et ses drôles de statues.

Nous dormons ce soir à Cabanaconde, village typique qui nous permettra demain d'être tôt aux premiers loges. Mais je n'en dis pas plus 🤫.

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Aujourd'hui encore rendez-vous à 6 heures dans le hall de l'hôtel. Un peu dur mais pour la bonne cause: nous allons admirer le lever de soleil sur le canyon du Colca, depuis le mirador Achachihua. C'est un spectacle totalement incroyable, un moment magique qui se surajoute à ceux que nous avons déjà vécu. Le canyon est d'une profondeur abyssale, on peine à en voir le fond. Colca est le canyon le plus profond du monde !!!! Les couleurs sont splendides, on assiste à la naissance du monde ! Les montagnes se colorent doucement, chaque minute apporte son lot de changement.

Fou

Après ce spectacle époustouflant nous retournons à l'hôtel pour petit-déjeuner, puis repartons cette fois-ci à la découverte des condors. 80 couples sont installés dans le canyon. Il s'agit de l'oiseau possédant la plus grande envergure au monde. Les couples se forment pour la vie, et n'ont une couvée d'un seul petit que tous les deux ans, il ne partira du nid que vers sept mois. Si l'un des deux meure, l'autre se suicide en se jetant sur la falaise !

Nous assistons donc à l'envol des condors de bon matin, qui profitent des courants ascendants chauds pour planer.

Le spectacle nous prendra une heure que nous aurions dû passer à marcher mais tant pis ! Incroyable de voir ces oiseaux immenses se jouer des courants, presque nous frôler, si près que nous percevons le bruit du vent dans leurs ailes.

L'émotion nous étreint tous, nous sommes en admiration : canyon +condors=gros kiff !!!

Fais comme l'oiseau......

Nous passons en moins de deux du plus grand au plus petit, puisque le canyon est aussi peuplé de colibris qui s'amusent à prendre la pose entre deux butinage.

Tout petit

Nous poursuivons en passant du côté droit du Colca, très peu touristique pour découvrir la vie du peuple andin. C'est une vie dure et agricole, soumise aux conditions climatiques et aux séismes. Le plus récent date de 2010, et à entièrement détruit des villages et des églises locales. Celle du village de Lari à été préservée mais endommagée et ne doit sa survie qu'à quelques étais de bois.


D'autres ont eu moins de chance....

Nous traversons toujours des paysages magnifiques qui se passent de commentaires.

Tristement nous allons à Chivay où nous déjeunons car nous prenons le bus pour Puno (lac Titicaca) à 13 heures. Nous disons au revoir à Ivan qui nous a régalé pendant 2 jours, puis embarquons pour sept heures de route dans un bus touristique avec guide qui nous fera faire des arrêts photographiques dans les paysages remarquables de l'altiplano (passage de col à 4500 mètres).

Nous arrivons enfin vers 19h30 à Puno, et le problème du soir est de rejoindre notre logement. En effet nous dormons 2 nuits sur les îles Uros, donc au milieu du lac, et nous avons besoin de taxi+bateau. Sauf que l'échange de mail avec les hôtes de l'île à été un peu confus, on ne sais pas trop si le taxi nous attend sur Main Square ou au terminal de bus, ni comment rejoindre l'un à l'autre en cas de confusion.

Finalement le taxi est là au premier arrêt, nous fait traverser la ville de nuit dans des quartiers qlauquissimes 😱☠, puis bifurque au milieu de nulle part dans un petit chemin de terre......... Au bout duquel dans le noir le plus complet nous attend un bateau qui finalement nous amène à bonne île, où nous attend un bon repas chaud et une jolie cabane.

À noter l'absence de chauffage dans les logements, en sachant qu'il fait zéro la nuit, on espère que les couvertures seront chaudes 😴🐧.

Tout douillet
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Le lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde. Situé à 3900 mètres d'altitude il mesure 160 kilomètres de long sur 80 de large, et il se partage entre le Pérou et la Bolivie. Selon les légendes andines, il est le lieu de naissance du soleil.

Nous logeons sur les îles Uros. Typiques du lac, elles sont constituées de couches de roseau (totora) de plus de trois mètres, que leurs propriétaires renouvellent au fur et à mesure que les couches les plus profondes pourrissent. Ainsi le sol reste toujours souple et élastique, sensation que l'on éprouve pleinement dès le pied posé ☺️. A noter que le totora est en partie comestible, ce que nous allons vite savoir !!!

Ce matin l'importante luminosité nous réveille à 6 heures mais on optimise et en profitons pour admirer le magnifique lever de soleil. Un peu d'exploration de l'île qui ne nous prend pas beaucoup de temps, nous sommes prêts à nouveau à faire feu.

Ce matin c'est balade en canoë de totora 4 places sur le lac, ce qui nous permet de nous promener d'Uros en Uros, d'observer les oiseaux, de nous poser un peu sur le lac, sans bruit, sans nuisance, juste l'immensité pour nous !! ENJOY ⭐

Que de totora !!!!

Cet après-midi ce sera farniente, lecture, repos, tout ça dans les chaises longues avec vue sur le lac, et attendant l'activité de la fin de journée qui sera: totora cut. Nous partons au coucher de soleil vers les champs de roseau, bien couverts avec notre charmant hôte qui parle français et qui nous fera partager son mode de vie. Nous goûterons donc au roseau tout frais sorti du lac, qui a un goût très végétal, un peu comme de la canne à sucre sans sucre 🤨. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur Titicaca.

En attendant le repas du soir nos enfants joueront avec les enfants de la famille qui nous accueille, et deviendront sur cette île de roseau perdue au bout du monde de bonnes copines le temps d'une soirée, se comprenant en mélangeant espagnol et anglais !!!! Et dire que ça rechigne pour les langues à l'école 😏.

Quant à nous, nous échangerons voyages avec un vétérinaire parisien, quatre touristes crétoise et deux italiens romains. Heureusement que l'anglais est international 😊.

Nous nous couchons à 20h30, demain est un autre jour 👍🏻.

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Décidément il doit être écrit quelque part que jamais nous ne pourrons dormir le matin au Pérou. En effet le réveil sonne à 5h00, pour un départ de l'île à 5h30. Levé pour levé, nous en profitons pour prendre quelques photos. Fort probablement la dernière fois de notre vie que nous voyons un lever de soleil sur Titicaca !!!

Donc circuit classique bateau+taxi en prenant garde où l'on pose les pieds en montant à bord, il a gelé cette nuit 😲. La gare routière est enfin là, et notre bus InkaExpress aussi. C'est un bus qui emprunte la "cruz del sol" qui relié Puno à Cusco. La route n'étant pas vraiment folichonne (350 kilomètres), l'intérêt de cette compagnie est qu'elle propose des arrêts dans des sites touristiques auxquels nous n'aurions pas eu accès en dehors de ce service.

1. Arrêt à Pucara, son musée et son église

Les Pucara sont le premier noyau de population retrouvé au nord du lac Titicaca, leur période d'occupation s'étendant de 500 BC à 200 AC. Ils sont surtout connus à travers leurs sculptures monolithiques richement décorées.


2. Le col de la Raya

Situé à 4335 mètres, il relié les vallées de Titicaca et Cusco.

Forcément c'est beau

3. Le temple de Wiracocha à Raqchi

Datant de l'époque inca, il est dédié au dieu Wiracocha. Mesurant 92 mètres de long sur 25 de largeur, il était à l'origine recouvert d'une charpente de bois et d'un toit de chaume.

4. Andahuaylillas, la Chapelle Sixtine d'Amérique Latine

Située à 3122 mètres d'altitude, son vrai nom est l'église San Pedro Apostol. Construite par les jésuites au XVI ème siècle sur les ruines d'un temple inca, la magnificience de ses peintures intérieures d'époque la font connaître dans tout le continent sud-américain. Il faut avouer que l'effet est saisissant lorsque l'on rentre dans cette petite église pour découvrir, en pleine campagne péruvienne, des décors aussi somptueux ! Les photos sont interdites dans la chapelle, mais avec le ticket est délivré un DVD avec visite guidée et photos !!!


Photo officielle

Cette "cruz del sol" que nous avons exploré aujourd'hui traverse à nouveau l'altiplano péruvien, nous offrant tout au long de la route des paysages dont on ne peut se lasser. Steppes arides, sommets enneigés, cols ventés nous ont accompagné tout au long de la journée, qui entre paysage et visite est finalement passée relativement vite.

Lorsque nous arrivons à Cusco il fait déjà nuit mais le fait qui nous étonne le plus est que l'aéroport est situé en plein centre ville 😰😱 !!!

Bref il est temps de nous installer à l'hôtel situé dans le centre historique, défaire un peu nos bagages puis nous rafraîchir de cette journée bus. On a du WiFi ✨ !!!

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Cuzco, ville de la cordillère des Andes et ancienne capitale politique et économique de l'Empire inca, est aujourd'hui connue pour ses vestiges archéologiques et son architecture coloniale hispanique. Nommée "le nombril du monde" en langue quechua, elle est située à 3400 mètres d'altitude et compte plus de 350000 habitants.

Notre charmant hôtel étant situé en centre ville, c'est à pied que nous rejoignons de bon matin la Plaza Del Armas. Cette place magnifique est bordée sur deux de ses côtés par les façades baroques de la cathédrale et de l'Eglise de la Compagnie de Jésus.

Aujourd'hui semble se tenir un rassemblement des différentes factions policières du district de Cusco. Non seulement la sécurité est assurée sur la place, mais toutes rivalisent d'élégance, que ce soit en uniforme ou tenue traditionnelle.

On aurait peur de se faire verbaliser 😲

Nous décidons avant toute visite d'acheter nos Boleto Turistico. Il s'agit d'un passeport touristique, relativement cher (130 soles par adulte, valable 10 jours), qui permet d'accéder à des sites dans et hors de Cusco. Il est surtout indispensable pour les sites de la vallée sacrée, Moray, Pisac et Ollantaytambo. Il s'achète à proximité de la Plaza, au 103 avenue Del Sol, dans une annexe municipale.

Une fois munis du précieux sésame, nous débutons notre tour de la ville par la visite de l'Eglise de la Compagnie de Jésus. Située sur la Plaza de Armas, elle se situe à droite de la cathédrale, avec laquelle elle rivalise en hauteur, grandeur et luxe. Elle possède une incroyable façade baroque ainsi que l'autel le plus grand du Pérou. Construite en 1751 par les jésuites, elle fut rebâti en 1650 après un terrible tremblement de terre. Elle se situe à l'emplacement où se trouvait le palais Amaru Kancha, le palais de l'Inca Wayna Capac, une immense propriété entourée de murs. 

Les photos sont interdites dans l'église mais elle possède un belvédère qui nous permet tout de même d'assouvir notre soif photographique, la vue sur la place et la cathédrale est superbe.


Nous poursuivons par la visite de la cathédrale, qui domine toute la place. Sa construction débute en 1559 et durera plus d'un siècle. Elle est bâtie en partie avec les pierres de l'ancien site inca Sacsayhuaman. Cette cathédrale possède l'une des plus belle collection d'art pictural colonial, en particulier de l'école de Cuzco, qui mêle influence espagnole XVII ème siècle et influences andines. On y voit ainsi une Cène dans laquelle Jésus et ses apôtres consomment cuy (cochon d'Inde pour ceux qui suivent....) et fruits exotiques. Un audioguide est disponible en français, mais à nouveau les photos sont interdites

Le temps de la visite, la représentation policière est terminée. Nous flânons donc un peu sur la place où trône la fontaine de l'Inca, et accessoirement un drôle de chien.

Nu avec une crête ????

Nous rejoignons rapidement l'un des buts de notre journée: le marché San Pedro, qui regroupe tout l'alimentaire et bien plus: bibelots, vendeurs en tous genres et de toutes marchandises. Mais je vous laisse le plaisir de découvrir 😋.

Bon appétit 🙄

Après un très bon jus de fruit mixé en direct et quasiment à volonté pour quelques sols, nous finissons notre périple par Qorikancha. Il s'agit du Temple du Soleil inca, le plus riche de tout l'empire, dominé actuellement par un couvent, et dont il ne reste plus que les fondations. Lors de son apogée, le temple était recouvert de 700 plaques d'or de 2 kg chacune, et l'on plantait pour les fêtes agricoles des plants de mais d'or et d'argent. Quelques mois après l'arrivée des conquistadors, tout était pillé et fondu...

Sont encore visibles les temples du soleil, de la lune, de l'arc en ciel, ainsi qu'une plaque en or massif rescapée.

Mélange de style
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Le site des rainbow mountains est connu des andins depuis longtemps, mais n'est ouvert au tourisme que depuis peu. En effet il se mérite: il n'est accessible depuis Cusco qu'après trois heures de route et une heure de piste.

C'est un trek qui se réalise dans la journée, avec un départ à 4 heures du matin, ça pique un peu, et retour à 19 heures, décidément ça pique fort.

Le départ se situe à 4000 mètres, et le site est à....... 5100 mètres. Plus de 1000 mètres de dénivelé, en plus du réveil précoce, ça commence à faire beaucoup.

De plus, à force de recherche et toujours dans le but de sortir un peu des sentiers battus, nous avions réservé dans une des seule agence de Cusco (Peru Majestic Travel) qui propose non pas de faire l'aller retour, mais de redescendre par la red valley, donc plus de kilomètres (5 en montée, 8 en descente) mais plus de sensationnel aussi. Et sur ce plan là, on n'a pas été déçus. Mais totalement suffoqués.

Je n'en rajoute pas et je laisse parler les photos (la base, l'ascension, rainbow mountain, red valley), qu'entre parenthèse je n'ai pas retouché. Les couleurs sont donc celles que nous avions devant les yeux, même si cela paraît difficile à croire.

No photoshop
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Aujourd'hui nous partons de l'hôtel à 7h30, convoyés par notre prochain logement: un ranch à Urubamba, dans la vallée sacrée des incas, à trois heures de route. Cette vallée située au nord de Cusco est essentiellement reconnue comme le grenier de l'empire inca, et regorge de sites archéologiques et de villages coloniaux.

Notre découverte de ce site se fera en deux temps: aujourd'hui trek à vélo, depuis le ranch jusque dans le centre d'Urubamba. Les petits chemins nous apportent leur lot de découverte, entre triporteurs typiques de la région, bubble house et paysages magnifiques.

A l'approche d'Urubamba nous faisons une première pause pour découvrir les temples incas du soleil et de la lune, construits en adobe et en partie restaurés. Leur ouverture trapézoïdale antisismique permet de découvrir les levers et couchers du soleil. Nous continuons en faisant une visite au cimetière local, qui permet de découvrir que même les morts ont une belle vue, mais que par contre ils doivent côtoyer pour l'éternité un ange avec un doigt dans le nez 😆.

Enlève tes doigts....

Bref une petite visite au marché plus tard, nous voici prêts à prendre la route du retour, cette fois-ci en suivant le cours de l'eau.

Ce sera l'occasion de se faire courser par les chiens du coin, et de faire l'expérience de la cochenille qui parasite les cactus. En effet si on prélève un peu de cette mousse blanche et qu'on l'écrase dans la paume de la main, on découvre une couleur carmin très caractéristique utilisée notamment dans l'industrie textile et alimentaire.

La rivière Urubamba

Nous revenons relativement tôt au ranch, mais fort fourbus. Anthony qui sera notre guide demain nous fait alors découvrir ce lieu hors du commun: les chevaux y vivent en liberté, et ici tout ou presque est fourni par autonomie: fruits, légumes, et même le cacao qu'ils récoltent et grillent eux-mêmes.

La soirée se terminera par une longue discussion avec Anthony, breton, qui nous fera le récit de sa vie de backpacker, entre voyages passés et projets futurs, après un début de carrière professionnelle passée dans le management à Marrakech et Bangkok.

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Après une nuit de sommeil sans chauffage et un solide petit-déjeuner, nous nous préparons à partir en rando cheval. Ce sont des passos péruviens, qui possèdent la particularité d'avoir quatre allures: le pas, le trot, le galop, et bien sûr le passo, entre le pas et le trot, réputé très confortable. Habitués à vivre en liberté et en meute hiérarchisée, ils sont calmes et dociles.

Nous partons avec Anthony et Abraham dans les sentiers rocailleux de la montagne, et faisons un premier arrêt pour découvrir un poste de garde inca et des tombes disséminées au pied des montagnes.

Nous continuons notre route au pas pour arriver aux salineras de Maras. Ce sont des piscines destinées à la récolte du sel, car alimentées par une source unique d'eau chaude qui sort de la montagne très chargée en minéraux. Au nombre de 5100, elles sont encore détenues par 428 familles locales. Un système de canaux et d'écluses rudimentaires permet d'alimenter chaque piscine, qui permet la récolte chacune de 150 kilos de sel toutes les trois semaines: fleur de sel en surface, puis sel blanc, sel rose, sel gris, le moins pur et non consommable.

Après la visite guidée passionnante d'Anthony, nous repartons sur les sentiers escarpés à flanc de falaise, mais les chevaux ont le pied sûr. Les paysages dont on ne se lasse pas sont superbes, comme toujours depuis le début de nos aventures sud-américaines. Nous approchons du village de Maras, à proximité duquel à été construite par les conquistadors la première église de la vallée sacrée. Elle a l'air récente car repeinte très régulièrement par les habitants. Nous traversons Maras à cheval, puis nous dirigeons vers notre lieu de déjeuner.

Paysages et le vieux Maras

Peu de temps après nous voici sur notre lieu du déjeuner. Le ranch nous a préparé une lunch-box délicieuse avec du yucca frit 😋, et les légumes bio du jardin. Mais là n'était pas le capital du stop, les photos seront plus parlantes.

🎀 Pas dégueu la vue du pic-nique 🎀

Après ce break, départ à nouveau au cœur de la vallée sacrée, nous longeons des à-pics vertigineux, passons des cols escarpés toujours accompagnés de ces panoramas fous qui nous ramènent à la petitesse de l'homme.

Nous arrivons au site extraordinaire de Moray. Il s'agit de terrasses expérimentales incas, permettant de recréer des conditions climatiques différentes selon la terrasse concernée: ainsi il fait dix degrés de plus au centre de la structure que sur les terrasses les plus hautes !!!! Tests et acclimatation des espèces végétales semblaient en être le but. Il y a trois systèmes au total, et les produits récoltés servaient à l'alimentation de la famille impériale.

Nous repartons avec une recommandation d'Anthony et Abraham: nous abordons la dernière heure de rando et les chevaux ont l'habitude de se lâcher dans cette portion: trot et galop, tout va y passer. Alors bien sûr il n'y a pas de photo de nos exploits, encore moins de vidéo, mais quelle sensation quand en abordant les steppes herbeuses, entourés de ces paysages sublimes, sans obstacle d'aucune sorte, Abraham a donné le signal du départ et que les chevaux sont partis ventre à terre, en sautant les ruisseaux qui nous barraient le passage. Une incroyable sensation de liberté, et presque l'impression de survoler la cordillère des Andes. Ouahhhhh ✨❤✨, quels instants sublimes !!!!!!!!

Les lieux de l'exploit

Après cette course échevelée, nous repartons plus calmement par les sentiers pour redescendre au ranch. Mais l'escarpement nous oblige à libérer les chevaux qui rentreront seuls, et nous les suivrons à pied, motivés par le même appel du repos et de rafraîchissements.

C'est très très tristes 😥 que nous disons au revoir à Anthony et Abraham, qui nous ont émerveillé et fait vivre ces instants uniques. Ils resteront pour toujours dans nos mémoires comme ceux qui nous ont fait toucher du doigt une extrême sensation de liberté et de délivrance. Merci à eux.

Nous rentrons sous les feux d'un merveilleux coucher de soleil, qui n'atténue que très peu notre peine d'avoir laissé derrière nous cette fabrique à rêves.

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Nous décidons au cours de cette journée libre d'aller visiter Sacsayhuaman, qui en langue quechua signifie rapace repu. Il s'agit d'une forteresse inca située à 600 mètres (qui montent......) de notre hôtel. Construite à l'origine dans un but défensif, la forteresse se trouve à 3 700 m d'altitude. Elle a la forme d'une tête de puma, animal sacré dans la tradition inca, et les remparts en étoile évoquent les dents de sa gueule ouverte.

Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zigzag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques d'andésite parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres, d'un poids allant de 128 à 200 tonnes. Les enceintes, qui mesurent à peu près 360 m de long, sont reliées par des escaliers et des portes trapézoïdale.

C'est un site magnifique qui renseigne un peu plus sur le génie inca. La vue de plus depuis le promontoire sur Cuzco est de toute beauté.

De nos jours le site est encore l'objet de fêtes et de vénération au cours du solstice de printemps (21 décembre dans l' hémisphère sud).

Son entrée n'est possible qu'en achetant le Boleto Turistico (voir plus haut).

Pour cet après-midi nous nous contenterons de nous promener dans le centre de Cusco, en prenant le temps de la flânerie. Nous ferons le check avec l'agence de demain, mais croiserons tout de même une procession de la vierge au sortir de la cathédrale, accompagnée de danseuses et danseurs endiablés. Ouf, l'honneur est sauf 😉.

🎺 Avec la musique en plus 🥁
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Aujourd'hui nous abordons une étape importante de notre périple: la découverte du Machu-Picchu, que nous découvrirons demain après une journée de trek sur le chemin de l'Inca (trek 2D/1N). Cette marche a deux avantages: d'abord découvrir des sites incas accessibles uniquement par ce biais, et ensuite voir deux fois le Machu-Picchu, une fois le soir à la fin du trek, puis la visite classique le lendemain matin après une nuit passée à Agua Calientes, seul village au pied du site.

Le Chemin de l'Inca est soumis à réglementation. En effet afin de le préserver, depuis 2001, 500 marcheurs et porteurs sont autorisés au plus chaque jour, 25 kg au plus par porteur, ce qui oblige à réserver plusieurs mois à l'avance.

Nous avons organisé ces deux jours avec l'agence alpaca expéditions, très bien notée sur TA.

Notre circuit

Nous partons donc en van de Cusco à quatre heure du matin pour rejoindre Ollantaytambo, puis embrayons pour une heure de train jusqu'au kilomètre 104. Nous descendons sur les rails car c'est ici que débute notre marche. Juste après avoir traversé le pont sur la rivière Urubamba, puis avoir passé le contrôle strict des billets/passeports, nous visitons notre premier site inca: Chachabamba, relais pour les messagers incas sur le chemin du Machu-Picchu.

Le tout début.....

Nous continuons sur le "Camino del Inca", qui va mettre nos cuisses à rude épreuve : des escaliers, des côtes et encore des escaliers, et les explications précieuses de Wilbert sur la flore et la faune que nous rencontrons.

La dernière fleur provient d'une plante hallucinogène utilisée par les chamans

Nous arrivons après quatre heures d'escalier (véridique) au site de Winay Wayna, qui signifie en langue quechua "toujours jeune". Ce site, totalement isolé dans la jungle, avait une fonction un peu identique à celle de Moray, un laboratoire de recherche en agriculture permettant l'acclimatation des cultures aux différents climats de l'immense empire inca. Là encore ça monte, plein d'escaliers tout partout, mais quel site et quelle vue !!!!

Encore dix minutes de marche en légère montée et nous pouvons bénéficier d'un bon repas chaud, généreux et varié. Mais comment font les porteurs pour convoyer toutes les marchandises, nous qui portons 5 kilos chacun, nous sommes exténués 😧. Bref nous repartons régaillardis, prêts à battre des records d'autant que Wilbert nous a expliqué que le chemin serait presque plat. Ouf !!!! Il est en tous cas plus facilement praticable car de mieux en mieux pavé. Sauf qu'en prenant de la hauteur il est de plus en plus escarpé, jusqu'à ce que Wilbert nous dise en rigolant en passant sur un petit pont de bois vermoulu: "regardez bien, sous vos pieds il y a 1000 mètres d'à-pic" !!!!!! Ce qui était sûrement vrai au vu de la profondeur du canyon 😵.

🎶 Le petit pont de bois qui ne tenait plus guère, que par un grand mystère et deux piquets tout droits 🎶

Mais nous progressons jusqu'à arriver au "hikers killer", un escalier mythique qui conduit à la porte du soleil, avec vue directe sur le Machu-Picchu. Notre Graal est à portée de pieds, encore quelques efforts et nous y sommes !!!!!

La porte du soleil ou Intipunku en quechua

Enfin le voici qui s'offre à nous, dans toute la splendeur de cette lumière de fin de journée, presque vide de ses touristes qui l'ont déjà déserté. Le Machu-Picchu. La première vue de ce mythe est incroyable, plus jamais nous ne seront vierge de cette rencontre.

🏅

Wilbert nous laisse le temps nécessaire aux photos, mais nous nous asseirons de longues minutes, absorbés par la contemplation de ce joyau offert à nos yeux, voulu et désiré depuis de longs mois, et qui a bercé notre enfance de ses légendes andines (Esteban, Zia, Tao, on pense à vous 😉).

Enfin nous entreprenons la descente par le chemin qu'empruntait l'Inca, où empereur, pour monter jusqu'à la porte du soleil. Forcément très bien pavée, car lui ne portait pas de chaussures de rando, le pauvre, mais se déplaçait en chaise à porteur. Ça évitait les chaos de la route 🔀.

Mais pour ce soir nous ne rentrerons pas sur le site, nous nous contenterons de le longer tout en profitant des panoramas. L'exploration est pour demain.

Nous prenons le bus pour redescendre à Agua Calientes, où la nuit sera bienvenue et reposante 😴.

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Machu-Picchu, dont le nom en quechua signifie vieille (machu) montagne (Pikchu) est une ancienne cité inca construite au XV ème siècle, à la jonction des montagnes Machu Picchu et Huayna Picchu, et surplombant la rivière Urubamba, édifiée à la demande de l'empereur Pachacutec. La cité aurait été à la fois la résidence de l'empereur, et un centre cérémoniel et religieux.

Abandonné avant la fin de sa construction lors de l'effondrement de l'empire inca, on doit sa redécouverte à Hiram Bingham, professeur à l' université de Yale, qui se passionna pour le site, collecta tout au long de sa vie des fonds (100 millions de dollars) pour aider à sa restauration.

Machu-Picchu, considéré comme un chef-d'œuvre de l'architecture inca, est inscrit depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce matin à nouveau nous nous levons de très bonne heure pour assister au lever de soleil sur le site. C'est donc à 6 heure que nous sommes dans la file d'attente pour le bus, file d'attente dont on ne voit pas la fin. Mais tout est bien organisé et nous y sommes en moins de vingt minutes. En filigrane juste un petit hommage photographique à Agua Calientes, que beaucoup décrivent comme une ville dortoir affreuse mais à laquelle on peut trouver tout simplement quelques attraits.

Ouf !!!!!

Tout à déjà été dit et écrit sur Machu-Picchu, ma prose ne va pas modifier le cours de son histoire. Il convient juste d'imaginer une carte postale géante, un décor immense que tout le monde connaît, mais qui ne peut révéler sa grandeur et sa magnificience, son charisme et son mysticisme qu'à ceux qui posent leurs pas dans ceux de ses inventeurs incas.

Sublime
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Aujourd'hui nous quittons Cusco, direction la forêt amazonienne. Nous disons donc au revoir à nos trek magnifiques, et allons prendre l'avion pour Puerto Maldonado, porte d'entrée de la majorité des séjours touristiques en Amazonie péruvienne. Une heure d'avion, puis nous prenons une pirogue motorisée pour arriver sur notre lodge, le Corto Maltese Lodge, choisi car c'est l'un des seuls qui possède une piscine et inclus toutes les activités et excursions. Idéal pour se poser un peu après toutes nos turpitudes 😉. Nous arrivons donc sur place après trente minutes de pirogue, pour prendre possession de nos lodges.

Le Rio Madre De Dios

Nous arrivons au milieu d'un jardin tropical luxuriant, où se croisent deux aras, un toucan, un agouti, et tout un tas d'autres animaux plus ou moins sauvages, le tout agrémenté d'une très belle piscine dont nous profitons de suite. En effet la différence de climat par rapport à Cusco est saisissante. Ici il fait 35°, avec un taux d'humidité de 90%.

Puis Eduardo, qui sera notre guide francophone pendant ces quatre jours, nous donne rendez-vous pour une balade en forêt amazonienne, autour du lodge. Pendant deux heures, il nous commentera la faune et la flore, les habitudes des natifs de la région, nous fera découvrir les termites et les fourmis de feu qui peuplent ces contrées sauvages, ainsi que l'utilisation médicinale de nombre de ces plantes.

Termitière arboricole, palmier marcheur et fourmis balles.

Après avoir assisté à un très beau coucher de soleil sur le Rio Madre De Dios, affluent de l'Amazone, nous embarquons à nouveau en pirogue, cette fois-ci de nuit, pour un safari caïman, non sans avoir croisé le chemin de notre copine la mygale à l'affut. Pendant presque deux heures, nous trouverons, grâce aux yeux experts d'Éduardo, plus de dix caïmans blancs, un capybara (plus gros rongeur du monde), un engoulevent, et des chauves-souris.

Oh le gros méchant
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Eduardo ne nous épargnera donc rien: rendez-vous est donné à six heures dans le lobby pour la découverte du lac Sandoval et de la Réserve Nationale de Tambopata.

Nous voilà donc partis pour dix minutes de pirogue, puis une bonne demi-heure de randonnée pour arriver jusqu'au point d'embarquement. C'est alors une découverte extraordinaire, un peu comme si quelqu'un avait enlevé les grilles du zoo....

Une biodiversité incroyable, des oiseaux par milliers, des vols de perroquets au dessus de nous, nous allons croiser quatre espèces de singes, des fleurs et plantes jamais vues, des loutres et des caïmans. Bref, la diversité amazonienne n'est pas une légende 🌸🌹🦍🐵🦇🐦🦆🐊🦎🐜🌺🏵️.


1. Les singes hurleurs roux

Grosse fatigue 🙄

2. Les singes écureuils

3. Les capucins

En train de se gaver de figues sauvages

4. Les mandarins

5. Les loutres géantes

6. Les chauve-souris

7. Les oiseaux

En dernier, des aras bleus vus de très très loin

8. Le lézard mimétique

9. Le caïman noir

Et son œil torve......

10. Les fleurs, plantes et arbres

11. Et pour finir cette matinée en beauté, le caïman blanc, déjà croisé hier soir, que nous rencontrons sur la rivière du retour.

Il nous attendait depuis hier soir.....

Eduardo, qui décidément ne nous accorde pas une minute de répit, nous convie dans l'après-midi à l'expédition mirador. Petite balade en forêt à la découverte des espèces locales, puis nous allons effectuer une belle montée jusqu'à trente-huit mètres, soit au dessus de la canopée, afin d'observer les oiseaux et de voir le soleil se coucher. Le panorama est splendide, et nous verrons, sans pouvoir les photographier, divers oiseaux, dont des aras nous survoler.

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Nous avons passé cette nuit avec notre grande amie la grenouille, qui a squatté la salle de bain tout le temps de notre sommeil. Bon ça va, elle est plutôt mignonne, et puis sait-on jamais, peut-être va-t-elle se transformer en princesse ???

🔱 Cendrillon, est-ce-toi??? 🔱

Eduardo nous a donné rendez-vous à 5h50, pour aller à la falaise aux perroquets (ou collpa). En effet leur régime alimentaire particulier les oblige tous les jours à consommer de l'argile pour contrebalancer leur consommation importante de fruits et graines. Une petite randonnée de trente minutes dans la jungle à six heures du matin, quoi de plus revigorant ????? Bref une fois sur place nous patientons quelques minutes avant de voir descendre de la canopée des perruches et perroquets, dans un vacarme étonnant, chacun donnant l'impression de vouloir parler plus fort que l'autre. Le ballet dure environ quinze minutes, accompagné d'autres oiseaux, avant que d'un coup d'ailes tout le monde s'envole en une nuée colorée.

Couple de toucans et oiseau cardinal

Bref après cet intermède coloré nous rentrons petit-déjeuner à huit heures, et Eduardo nous annonce que nous repartons à dix pour aller visiter une plantation agricole, puis manger dans un tribu de natifs !!!!! Mais oui bien sûr, aucun problème, on n'est pas fatigués 😫. Nous filons donc en pirogue vers le site agricole, que grâce à Eduardo nous allons explorer à fond: fourmis champignonistes, ananas, arbre cacao, plantation de bananiers, j'en passe à part l'habituel aras qui nous fera l'honneur de sa compagnie bruyante.

Graines colorantes de roucou

Nous reprenons la pirogue pour traverser le fleuve et nous retrouver en famille indigène, qui vont nous apprendre à filer le coton à la main (impossible), tirer à l'arc (difficile), nous peindre le visage au roucou en signe de bienvenue, puis faire du feu avec des morceaux de bois en moins de cinq minutes (je connais des aventuriers de Koh Lanta qui pourraient en prendre de la graine). Nous déjeunerons d'un délicieux plat amazonien cuit en feuille de bananier, patarachka (poisson du fleuve) et takatcho (boule de manioc/banane plantain). Bref c'est à nouveau des images plein les yeux et des souvenirs plein la tête que nous rentrons au lodge.

Au retour au lodge, nous profiterons du beau temps pour faire quelques photos, puis lézarderons toute l'après midi entre piscine, hamac, bruits de la jungle et coucher de soleil.

Nid d'oiseau cacique
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Eduardo nous laisse ce matin un peu de répit et ne nous donne rendez-vous qu'à 7h30, pour un départ à 8h00. Nous devons dire adieu à notre lodge fabuleux, retour en pirogue vers Puerto-Maldonado, non sans croiser sur le bord de la rivière des nids de tisserands et des caïmans qui se dorent la pilule au soleil.

Nous faisons un petit arrêt au marché, où Eduardo nous explique plus en détail les habitudes alimentaires des amazoniens, les différents fruits, légumes et poissons qui font leur quotidien.

Puis c'est l'heure de se dire au revoir, et de remercier chaleureusement Eduardo pour toutes les merveilles qu'il nous a fait découvrir. Mais l'avion chauffe déjà sur la piste direction Lima.

Nous avons une longue escale à Lima, presque quatorze heures (on décolle à 2h40 heure locale !), c'est pourquoi hier nous avons réservé rapidement une chambre afin de se reposer avant le vol du retour. La bonne surprise est que l'hôtel dispose d'une magnifique piscine en rooftop, dont nous allons profiter pour nous détendre.

Waoahhhhhhhh

C'est en nageant dans le ciel de Lima, avec pour seul horizon celui des souvenirs merveilleux qui nous habitent désormais, que nous disons au revoir à ce fantastique pays. Pour cette découverte, pour toutes celles et ceux que nous avons rencontré et qui ont fait de ce désir une réalité: Merci.