Carnet de voyage

La Namibie ou l'Afrique révée

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Par Aola
La Namibie nous accueille pour un road-trip de trois semaines dans la sécheresse de l'hiver austral. Du Nord au Sud, nous nous enivrerons de faune, de flore, de paysages et de rencontres splendides.
Juillet 2019
3 semaines
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Tout d'abord la question essentielle du voyage, la Namibie, pourquoi ? Et bien pour conjuguer les attraits du safari, la découverte de paysages réputés pour être splendides, des populations locales uniques, la sécurité nous permettant de voyager avec deux enfants, et la maîtrise du budget. En effet quasiment seule la Namibie permet de réaliser un road-trip autonome en campsite, ce qui réduit forcément le budget comparativement à d'autres pays qui ne proposent que des lodges, somptueux mais hors de prix.

Pour ce périple nous avons fait confiance à un tour-operator local (tourmalinesafaris.com), que nous avons découvert à travers différents carnets de voyage sur internet. Attentif, réactif et à l'écoute, nous avons beaucoup échangé par mail sur nos attentes et notre projet, pour finaliser un voyage incluant quelques nuits en lodge et guesthouse pour plus de confort. Le reste des nuitées se deroulera dans des tentes de toit, en totale autonomie, ou presque. Compte tenu de la durée du voyage (3 semaines) nous avons décidé d'inclure quelques doubles nuitées, ce qui nous permettra de nous poser un peu, et de faire quelques activités dont je vous laisse la surprise pour les jours qui suivent.

Donnez nous la main, on vous emmène !

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Ce n'est qu'après un trajet de plus de vingt heures, et deux escales à Londres et Johannesburg que nous arrivons enfin vers 14h à Windhoek, capitale namibienne. Le transfert à été un peu épique, juste pimenté d'erreur de terminal d'embarquement à Johannesburg (sprint obligatoire), puis de la perte de nos bagages (toujours à Johannesburg) sensés nous suivre, finalement retrouvés in extremis. Heureusement que les premières vues du désert namibien nous mettent du baume au cœur!!!

Comme prévu nous sommes attendu à l'aéroport par notre tour-opérator, qui nous convoie jusqu'au loueur de voiture où nous allons pouvoir récupérer notre bolide. Surclassé avec boîte automatique, il ressemble plus à un mini-van qu'à une voiture..... Il ne faudra pas moins de trois heures de briefing pour nous expliquer toute la subtilité des tentes de toit et de notre circuit! Nous rejoignons ensuite notre guest-house (windhoekgardens.com) dans Windhoek (merci Maps.me), toute jolie où nous nous installons et dînons de viande exotique (antilope en particulier) avant une nuit bien méritée. Demain est le jour du grand départ !

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Nous devons ce matin avant d'emprunter la route nous astreindre à la corvée des courses. La conduite à gauche et la taille du vehicule nous incitent à la plus grande prudence, mais c'est sans encombre, après quelques coups de klaxon, que nous arrivons au Maerua Mall, où nous allons trouver tout ce dont nous avons besoin.

A noter que les revolvers sont interdits quand on fait ses courses !

Puis nous prenons la route, cette fois-ci pour de bon, afin de rejoindre notre campsite situé au pied du Waterberg. Pour cela il est prévu dans notre roadbook 300 kilomètres à faire en quatre heures, essentiellement sur de la route goudronnée.

Nous profitons de notre passage à Okahandja pour visiter le marché de sculpteurs de bois. C'est une visite un peu spéciale, où les vendeurs sont assez pressants, mais au final après d'âpres marchandages nous trouverons quelques beaux objets. C'est le jeu, tout se règle facilement avec un sourire.

Nous repartons et finissons notre route en croisant de drôles de panneaux et animaux, phacochères, toucans, babouins et antilopes. Nous ne résistons pas au plaisir d'enfin immortaliser notre fier destrier qui nous servira de maison pendant les trois semaines qui vont suivre.

Mais, vous nous dérangez !!!

Nous arrivons enfin en vue du plateau du Waterberg, et comme nous logeons à l'intérieur du parc national (waterberg-wilderness.com/waterberg-plateau-campsite.html), nous devons passer un contrôle avec gardien et barrière de trois mètres de hauteur. Après avoir trouvé notre emplacement et avoir installé les tentes de toit, nous allons faire au coucher du soleil une petite rando dans le bush. Petite rando qui nous a permis d'observer nos premiers dik-dik, la plus petite des antilopes africaine. Le coucher de soleil sur la plaine est splendide, mais tant de beauté nous ayant un peu déconcertés, nous nous sommes perdus dans le bush. A la nuit tombante...... Et sans lampe bien sûr, ça aurait été trop facile. Bref tout est bien qui finit bien, nous avons fini par retrouver notre chemin.

Petite et un peu farouche

Mais la nuit est tombée lorsque nous sommes de retour sur notre emplacement, et c'est à la lumière des frontales que nous allons cuisiner, manger et faire la vaisselle. L' aventure le vaut bien!!

Nous nous couchons forts fatigués, non sans avoir eu la visite d'un porc-épic venu s'assurer que tout se passait bien sur le camp!!

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C'est de bonne heure que nous avons décidé de nous réveiller aujourd'hui, pour profiter du lever de soleil sur la plaine du Waterberg. Le spectacle en valait la chandelle, dès les premiers rayons c'est tout le plateau qui s'embrase. Nous décidons de refaire une petite découverte pédestre dans les contreforts rocheux du plateau, en prenant nos précautions cette fois-ci.

Nous prenons ensuite la route vers le Parc National d'Etosha, non sans avoir jeté un dernier regard sur les falaises du Waterberg, et sur notre splendide bolide qui fait toute notre fierté!!!

On the road again!!!

La route va s'avérer un peu monotone, un long ruban d'asphalte rectiligne, juste égayé par la drôle d'église luthérienne d'Ottavi.

Nous arrivons en milieu d'après-midi à Etosha, où après avoir été accueillis par une troupe de mangoustes facétieuses et gourmandes, nous nous rendons de suite au campsite de Namutoni (ancien fort allemand, etoshanationalpark.org/fr/accommodation/namutoni) , où nous attend un superbe emplacement avec barbecue, eau courante et électricité. Un luxe inouï.

Notre barbecue de dingue

Nous profitons de cette belle fin de journée pour ressortir découvrir les points d'eau du parc les plus proches du fort. En un peu plus d'une heure nous allons en prendre plein les yeux: girafes dont une avec son girafon, impalas, springboxs, grand kudu, troupeau de zèbres, seulement pour les plus notables. Le spectacle est partout, la faune est toute puissante.

Le grand kudu en majesté

Après cette journée bien chargée, il ne nous reste plus qu'à profiter d'un barbecue réconfortant avant de sombrer dans le sommeil du juste, non sans avoir profité d'un dernier coucher de soleil, forcément magnifique.

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Nous débutons notre journée sous les meilleurs auspices, puisque toute une nuée d'oiseaux nous tient compagnie au petit déjeuner, jusqu'au calao, craintif mais qui râle un peu quant les miettes ne tombent pas assez vite.

Après le pliage des tentes, nous voici partis pour notre premier jour de safari. Nous allons en prendre plein les yeux, en commençant par un couple de rhinocéros, assez rares dans Etosha. La chance est avec nous !!!!

Tout au long de la journée nous allons parcourir les points d'eau de la partie Est d'Etosha, en nous émerveillant de tous les animaux que nous allons voir. Une merveille !!! Félins, gazelles de toutes tailles, éléphants, girafes, oiseaux divers et variés, il ne se passe pas vingt minutes sans nouvelle découverte ! En particulier un magnifique léopard, plus que difficile à apercevoir, mais que nous aurons la chance de croiser.

Nous rejoignons en soirée le campsite d'Halali (etoshanationalpark.org/fr/accommodation/halali-camp), où nous allons profiter d'abord de la piscine, puis du waterhole pour voir de nouvelles espèces, en particulier des hyènes, et des chacals. Des lions nous n'entendrons que le rugissement, mais ils seront les grands absents de la soirée.

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Nous débutons notre journée par la visite du point d'eau au lever du soleil, qui ne nous révélera que des zèbres et des gazelles. Une fois le petit-déjeuner terminé et les tentes repliées nous sommes à nouveau prêts à faire feu ! Nous allons alors naviguer de point d'eau en point d'eau, à la recherche d'animaux et d'images spectaculaires. Nous ne seront pas déçus dans notre quête.

Nous avons même rencontré une très rare autruche-tasse !!!

Nous arrivons en début d'après-midi au camp d'Okaukiejo (etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo), où ce soir nous logeons en lodge. Nous nous détendons au bord de la piscine une partie de la journée, puis nous allons au point d'eau très réputé assister au spectacle. Un magnifique troupeau d'éléphants, presque dix rhino, des girafes, gazelles, chacals, renards: nous sommes comblés ! Un petit lapin viendra même nous distraire du bain du rhinocéros !

A rabbit-star is born
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Aujourd'hui nous devons rejoindre le campsite d'Olifantsruss, situé dans la partie Ouest du parc. Nous devrons parcourir 130 km de piste, pas toujours très facile, mais qui saura nous émerveiller par d'autres attraits. Notre première rencontre de la journée sera un petit oiseau bien intrépide, qui ne cessera de nous quémander quelques miettes.

Huppe africaine

La route sera un peu monotone, quelques animaux déjà rencontrés, mais toujours superbes avec toujours l'excitation de la decouverte. Première bonne surprise de la journée: en nous arrêtant dans une aire de pic-nique sécurisée, nous rencontrons de multiples petits tisserands très assoiffés, accompagnés d'un calao à bec jaune (ou calao leucomèle) que la faim ou la gourmandise rendent un peu trop imprudent.

Un peu plus loin nous attendait la plus belle émotion de notre safari à Etosha: le point d'eau d'Ozonjuitji M'Bari. Une profusion d'animaux splendides, des combats de mâles, des survols de perroquets, bref une nature magnifique et toute puissante, dont la beauté nous a fait monter les larmes aux yeux. Toutes les espèces étaient quasiment représentées dans un tableau digne d'une naissance du monde.

Nous continuons après cette longue pause notre route, qui s'avérera d'une qualité toute discutable, entre la taule ondulée et le champ de mine sur trente kilomètres. Très très inconfortable, mais très drôle. Nous allons bien sûr croiser tout plein d'animaux, y compris des termites et le tout mignon honey badger, que nous avions déjà rencontré à Halali en train de fouiller dans les poubelles. Il est beaucoup plus à son avantage à creuser dans la savane !

Nous arrivons enfin en vue du campsite d'Olifantsruss (etoshanationalpark.org/accommodation/olifantsrus-camp). Ce camp a une histoire un peu particulière (.....), puisqu'il est bâti sur un ancien lieu de dépeçage des éléphants. Même si de nos jours cela peut sembler incroyable, en 1980 la Namibie à évalué le nombre d'éléphants sur son territoire à 3000, et donc a décidé de réduire leur population, accusée de porter préjudice à la biodiversité !!!!!! Ce sont 500 animaux qui seront abattus en deux campagnes en 1981 et 1983!!!!!! Olifantsruss et ses portiques restent les sinistres témoins de cette barbarie.

Ce soir nous nous rendons à nouveau au waterhole, superbement aménagé et qui nous gratifira d'un coucher de soleil somptueux. Le ballet des grands herbivores nous tiendra en haleine plus de deux heures, avant d'avoir raison de notre enthousiasme.

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Nous nous levons de bonne heure pour avaler cette étape de 400 kilomètres qui nous conduit dans le Nord du pays à la frontière de l'Angola. C'est avec beaucoup de regrets que nous quittons Etosha, superbe et sauvage, en jetant un dernier regard vers ses paysages incroyables.

Bye bye Etosha

Nous attaquons dans un premier temps une route goudronnée qui doit nous amener jusqu'à Opuwo. Pas très folichonne, seul un troupeau de vaches et quelques paysages sauront nous distraire des kilomètres avalés.

Mais l'intérêt devient tout autre dès que nous attaquons la piste. Certes longue, presque trois heures, mais qui va nous accorder son lot de decouvertes: baobabs, paysages magnifiques que nous ne nous attendions pas à trouver en Namibie, lézard à corne, et j'en passe.

Mais nous sommes dans le Kaokoland, c'est à dire le territoire du peuple Himba, et très vite nous allons retrouver les prémices de leur culture. Mais pour l'instant nous nous contentons d'une approche distante et respectueuse.

Nous arrivons enfin en vue du campsite de ce soir où nous nous installons avec délice (www.epupa.com.na). Il est situé au bord de la rivière Kunene, qui marque au nord la frontière entre la Namibie et l'Angola. Notre emplacement est superbe, en bord de rivière, et après une petite visite des environs nous profiterons du magnifique coucher de soleil un mojito à la main.

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Aujourd'hui nous allons participer aux activités proposées par le campsite, et qui ont plutôt très bonne presse sur internet.

Dès huit heures du matin nous sommes sur le pont pour une découverte qui nous tient particulièrement à cœur: la visite d'un village Himba. Ce peuple, constitué de 50000 personnes se partage entre la Namibie et l'Angola. C'est un peuple d'éleveurs nomades, dont notre guide fait partie, ce qui va lui permettre de nous en expliquer les us et les coutumes. En effet chaque village est constitué par une famille polygame, avec un seul homme à sa tête. Il choisit sa première femme seul, puis la seconde avec l'aide de la première, la troisième avec les deux premières épouses et ainsi de suite. En effet seul l'homme se déplace beaucoup en montagne pour faire paître ses bêtes, les femmes restant seules doivent bien s'entendre: elles vivent et élèvent les enfants en commun.

Les femmes Himba ont une identité visuelle très forte: elles s'enduisent quotidiennement le corps d'un mélange d'ocre, d'herbes et de beurre. Elles accordent une attention toute particulière à leur beauté et à leurs parures, chaque bijou et son emplacement ayant une signification particulière.

Beaucoup décrivent leur expérience Himba comme pouvant s'aparanter à la visite d'un zoo humain. Nous étions à mille lieues de cela, car notre experience à été toute autre: nous étions juste deux familles de quatre personnes, chacune avec deux enfants, et beaucoup de respect à été échangé, grâce à notre guide qui a su nous indiquer les bons usages et les attitudes pouvant paraître déplacées. Nous sommes restés quatre heures sur place et ne sommes partis qu' avec beaucoup de regrets.

Nous enchainerons l'après-midi par une descente de la rivière Kunene en rafting, avec une petite pause désaltérante à mi-chemin sur l'autre rive, c'est-à-dire en Angola! Il est à noter que la Kunene est réputée pour être un habitat apprécié des crocodiles de toutes tailles !!!! Passage par dessus bord déconseillé, même dans les rapides !

Celui-là faisait trois mètres

Enfin nous terminerons cette très belle journée par un coucher de soleil sur les chutes d'Epupa, moment ultraprivilegié avec une vue grandiose sur ce miracle de la nature que sont ces chutes d'eau dans un pays qui ne possède quasiment pas de cours d'eau permanent.

Grandiose !!!
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Aujourd'hui est une longue étape de voiture puisque nous devons parcourir 350 kilomètres en six heures. Nous nous levons donc tôt, déjeunons une dernière fois face à la rivière Kunene, en compagnie de petits singes vervets un peu voleurs, puis prenons la route après un chaleureux salut à Simon de la réception.

La route jusqu'à Opuwo que nous connaissons déjà sera sans surprises, puis la jonction jusqu'à Seisfontein (notre campsite est quarante kilomètres plus au Sud) nous apportera son lot de paysages remarquables.

C'est fort fourbus que nous arrivons au campsite (http://www.khowarib.com/french), nous profitons de la piscine et du bar, un braii de compétition, et la journée se termine tranquillement sous une voûte étoilée splendide.

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Aujourd'hui nous avons réservé avec le campsite une journée complète de drive à la recherche des éléphants du désert. Il s'agit d'un drive sur la concession de Palmwag, dans le lit asséché de la rivière Hoanib.

Nous sommes attendus de pied ferme par notre guide Ewa à 7 heures du matin à la réception, il fait encore nuit, puis nous roulons presque trois heures avant de pouvoir accéder au site proprement dit. C'est dans un premier temps un paysage très minéral qui nous entoure, totalement bluffant, presque lunaire.

Puis nous abordons le lit asséché de la rivière Hoanib. Nous croisons la carcasse d'un zèbre, et notre guide se met en mode tracker, sans nous en avertir. Il nous indique des traces d'éléphant, fait semblant de suivre leur piste, tourne et retourne, puis s'engage dans un défilé aboutissant à une plaine incroyablement minérale à peine accessible en 4*4.

Et soudain au bout du monde, Ewa immobilise notre véhicule, nous fait signe de faire silence, puis nous les montre. A vous de les retrouver dans la photo qui suit.

Quatre lionnes du désert distantes de moins de cent mètres, quatre lionnes parmi les cent-cinquante derniers lions sauvages et libres, hors parcs nationaux, que comptent la Namibie !!!!!!! Magnifiques, harassées par la chaleur qui règne dans la plaine, elles nous toisent et pendant plus de vingt minutes nous sommes subjugués par le spectacle. Même Ewa est totalement sous le charme de ces félins superbes. Il nous dit que nous avons beaucoup de chance, et que lui-même aperçoit rarement les lions!!!

Oufffff!!!!!!!!

Nous retournons après ce très beau moment dans le lit de la rivière Hoanib, où nous attend tout un bestiaire fantastique, éléphants, autruches, oryx, springbox et girafes, bref de quoi ressentir encore de bons coups d'adrénaline, d'autant plus que le lodge nous a concocté un pique-nique de folie, que nous prenons avec Ewa face aux éléphants dans le lit de la rivière !

C'est avec bien du regret que notre aventure va prendre fin, mais Ewa à décidé tout d'abord sur le chemin du retour de nous faire vivre "le petit train de la mine" pendant deux heure !!!! Somme toute assez drôle, nous avons tant bien que mal profité des paysages qui se sont offerts à nous.

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Petite étape pour aujourd'hui puisque nous n'avons que trois heures de route avant de rejoindre notre lodge de ce soir: nous dormons dans de vrais lits, avec moustiquaire et ventilateur. Et en plus on a une piscine et du WiFi!!!!!

Nous prenons la route vers 08h30, et nous poursuivons notre traversée du Damaraland, qui nous offre comme souvent des paysages magnifiques, avant d'attaquer un paysage beaucoup plus désertique composé de dunes de sable à l'infini.

Avant de nous poser nous faisons un petit détour pour visiter la forêt pétrifiée. Il s'agit d'un site classé monument national, composé d'une multitude de troncs d'arbre vieux de 260 millions d'années. Leur processus de pétrification a probablement fait suite à une crue car la majorité des troncs sont orientés dans le même sens. On peut voir encore sur certains les départs de branche, les stries de croissance et même de l'écorce. Il s'agissait d'une variété de séquoia dont on retrouve l'évolution de nos jours en Amérique du Nord. La visite obligatoirement guidée dure environ quarante-cinq minutes.

Nous y croiserons l'étonnante Welchesia mirabilis, emblématique de la Namibie. Cette plante endémique ne possède que deux feuilles mais le vent les délitant donne une impression de profusion. Elle peut vivre jusqu'à deux mille ans, et se retrouve sur le drapeau national.

Nous arrivons vers 14 heures à notre logement du soir (https://www.twyfelfontein.com.na/). Nous allons profiter de la piscine et du WiFi qui nous manque tant depuis quatre jours !!!! Nous croisons une faune bien particulière au désert, en particulier ce petit lézard multicolore qui se déplace à toute vitesse en courant haut sur ses pattes. Des sortes de pintades portant une crête cornée à l'aspect préhistorique parcourent les jardins en tous sens.


Nous n'avions pas remarqué en arrivant le panneau nous indiquant que l'hôtel était construit sur un lieu majeur d'art pariétal, que nous apprécions depuis longtemps. Et effectivement la découverte est magnifique: des représentations de mains, de pieds, des traces de sabots, des zèbres, des girafes, des autruches et tout un bestiaire composent un ensemble de toute beauté.

La grande girafe du panneau principal

Nous profitons de la couleur brûlée des roches au coucher de soleil, dînons, puis allons vite profiter de nos lits moelleux.

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Après une nuit bien reposante et un petit-déjeuner digne de ce nom, nous allons visiter le site de Twyfelfontein. Situé à quatre kilomètres de l'hôtel, il s'agit d'un site de gravures paléolithiques dont la période s'étend de 2000 à 4000 ans avant JC. Y est représenté tout un bestiaire, dont des otaries et des lions de mer sur plusieurs sites. Notre guide Raymond était passionnant, nous expliquant les différentes techniques utilisées, le grattage au quartz, le ponçage.... Un ensemble correspondrait même au tableau noir de nos écoles, avec la représentation des différentes traces d'animaux, et les indications des points d'eau de la région !

En dernier le tableau noir

Nous reprenons notre route vers le site d'Omandoumba. Il s'agit d'une guest-farm, que nous irons retrouver après un petit détour par la ville d'Omaruru, réputée pour son commerce d'artisanat. Malheureusement nous sommes dimanche et tout était fermé......L'architecture allemande de la ville compensera un peu notre déception.

Nous allons donc à Omandumba, mais notre surprise est grande quand nous devons passer une clôture de sécurité nous indiquant que nous pénétrons dans le parc d'Erongo, connu pour héberger des lions, des léopards et des hyènes. La route nous offre toujours autant de bonheur.

Le site du camping est superbe, et unique (https://www.omandumba.de/en/). Nous serons donc les seuls residents de ce lieu magnifique que nous n'ateignons que vers 17 heures.

La soirée se terminera, après le traditionnel braii, par la recherche infructueuse de scorpions à la lampe UV. Nous nous couchons seuls au monde, juste bercés par les bruits de la savane, certains plus inquiétants que d'autres il faut bien le dire !

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La journée ne démarre pas sous les meilleurs auspices. En effet, après nous être levés de bonne heure pour allumer le feu sous le ballon d'eau pour avoir de l'eau chaude (déjà top motivation), et bien l'eau ne fonctionne plus !??!?!? Impossible de se laver, il a fallu se mettre en colère pour que la propriétaire du campsite nous ouvre une des chambre de sa guest-house pour pouvoir enfin être propre.

L'intention était bonne.....

Une fois propres, nous décidons d'aller visiter un village San tout proche. Si San ne vous dit rien, l'image des Bushmen s'impose immédiatement à l'esprit. C'est un peuple de chasseur/cueilleur, qui essaie tant bien que mal de faire perdurer ses traditions, en particulier son langage si particulier ponctué de cliquetis et de sons gutturaux. A peine descendus de la voiture c'est toute une merveilleuse et bruyante nichée de moineaux qui nous accueille en nous demandant des "banana, banana". Dès les précieux fruits distribués, les voilà qui repartent en courant pour savourer leur trésor !!!

Les petits moineaux de la savane

Pendant plus de trois heures nous allons apprendre leurs techniques de chasse et de piégeage, leur science des poisons, leur médecine, leur façon de faire du feu. Nous aurons aussi droit à une démonstration de danse et une autre de confection de corde à partir de fibres naturelles. Le site sur lequel nous allons nous déplacer avec nos deux guides est également riche en art pariétal.

Après cette visite formidable, nous reprenons la route vers Swakopmund, distant d'environ trois heures. Mais tant qu'à être sur la route nous décidons de faire un petit détour de cinquante kilomètres de piste en tôle ondulée pour aller découvrir le parc national de Spitzkoppe, célèbre pour ses formidables rochers rouges et son archi célèbre arche. Nous allons aussi y découvrir de drôles de petites marmottes acrobates qui montent dans les arbres et dorment à flanc de falaise.

Magnifique

Sur la route du retour nous croisons de multiples petites cabanes faites de canettes, tristement misérables.

Nous rejoignons alors notre guest-house du jour (http://www.sandfieldsguesthouse.com/index.php), puis allons dîner au Old Steamer, à la décoration inspirée des paquebots à vapeur du siècle dernier. Totalement dépaysant, comparé au réveil de ce matin !!!!! Nous avons même sur la route du retour à notre guest-house droit à un panneau inédit: traversée de pintades ! Si en France on devait prévenir à chaque fois que des pintades traversent la route......

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Ce matin nous avons rendez-vous avec les otaries de Walis Bay. En effet nous avons réservé une matinée en kayak de mer pour naviguer avec ces très bruyants et odorants pinipèdes.

Nous prenons donc la route vers huit heures, mais roulons dans un brouillard à couper au couteau, sans rien voir du paysage jusqu'au lieu du rendez-vous, où nous sommes pris en charge par François et son enthousiasme communicatif.

Nous croisons avant le lieu de mise à l'eau des chacals, délicieux charognards qui nettoient la plage des carcasses de phoques, et beaucoup de flamands roses. Les paysages sont magnifiques et très photogéniques.

Nous entrons ensuite dans le vif de sujet: aussitôt en mer, les plus jeunes viennent jouer avec nos pagaies, virevoltent autour des kayak, prennent des poses, et pour les plus intrépides se font même longuement carresser! Quand nous approchons de la plage, nous assistons à de joyeuses debandades, des centaines de jeunes viennent à l'eau en même temps et en grognant ! On assiste aussi à des combats de mâles, mais les femelles ne sont pas en reste et passent leur temps à se disputer. Bref, toute une vivante colonnie qui nous enthousiasme par sa spontanéité !!!!

Salut tout le monde !

Nous consacrons l'après-midi à la visite de Swakopmund, qui nous étonne beaucoup par son architecture coloniale allemande. On ne s'imagine pas le moins de monde être en Afrique mais plutôt dans une charmante bourgade des bords du Rhin !

La Bavière ? Non, la Namibie

Nous profitons aussi du bord de mer, un peu brumeux en cette fin de journée.

Puis nous allons dîner au restaurant "The Jetty", situé comme son nom l'indique au bout de la jetée. Réservation indispensable, nous avons eu le privilège de bénéficier de la meilleure table de la salle, avec un coucher de soleil de folie. Leurs délicieux sushis ont terminé la soirée en apothéose.

Les lumières de Swakopmund
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Nous partons ce matin pour la traversée du désert du Namib d'Ouest en Est. Considéré comme le plus vieux désert du monde, il serait âgé de plus de quatre-vingt millions d'années. C'est aussi l'un des lieux de la planète où il pleut le moins. Nous nous attendions à un désert de sable alors que nous allons parcourir des paysages très variés: des dunes, des étendues pierreuses, des montagnes puis des plaines, bref comme depuis le début de notre périple, c'est splendide ! Les différences de couleur sont parfois saisissantes, les stries géologiques contrastant avec les couleurs intenses des plaines, qui sont en fait les couleurs de lichens, seuls à pouvoir pousser dans ces conditions extrêmes.

En allant vers le Sud nous croisons bien sûr le tropique du Capricorne, étape indispensable pour tout bon voyageur en Namibie.

Puis nous arrivons à Solitaire, où nous allons faire un petite pause bien méritée. Cette station service, avec ses airs de Bagdad Café, a su garder tout le charme qui la rend mondialement célèbre.

Et encore plus de charme en vrai !!

Nous continuons notre collection de panneaux improbables, mais découvrons assez vite l'utilité de celui-ci !!!!!

Du cartoon au vivant !!

Il ne nous reste plus qu'à arriver à notre campsite du jour (https://www.sossus-oasis.com), de nous détendre un peu au bord de la piscine, de se sustenter d'un braïï de folie (merci les brochettes de Swakopmund), puis de nous coucher à vingt heures en vue d'un réveil matinal.

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Nous nous levons une nouvelle fois de bonne heure afin de pouvoir rentrer au plus tôt dans le parc national de Sossusvlei. Notre campsite se trouve juste à côté de la porte d'accès principale, ce qui nous permet de griller toute la file d'attente des véhicules arrivant de plus loin. Les célèbres dunes apparaissent rapidement.

Ce parc est surtout connu pour ses célèbres dunes rouges et pour ses vlei extrêmement photogéniques. Il faut compter presque une heure de route pour atteindre les sites de visite depuis la porte d'accès, même si quelques dunes sont accessibles bien avant.

Les principaux sites sont Sossusvlei, la dune Big Daddy, la dune 45 et Deadvlei. Il existe deux parkings: celui pour les berlines ou les 2*4, et celui pour les 4*4, cinq kilomètres plus loin. Ne nous sentant pas de parcourir les dunes au risque de s'ensabler, nous avons opté pour les très pratiques navettes entre les parking. Nettement moins cher que le prix d'un embrayage !!!!

Bref, nous attaquons notre visite de bon matin par l'ascension de la dune Big Daddy, tant que la chaleur n'est pas écrasante. Il s'agit de la plus haute dune du parc, 325 mètres de hauteur, mais qui nous donnera une vue imprenable sur tout le site. L'exercice est rude, il nous faudra presque trois heures pour en voir le bout en suivant la ligne de crête.


Big Daddy d'en bas

Mais les vues au cours de l'ascension compenseront la difficulté de l'effort !

Nous atteignons enfin le sommet où nous attend vraiment une vision du bout du monde, plus au propre qu'au figuré.

Depuis le sommet nous décidons de redescendre vers Deadvlei en nous amusant. Tant qu'à faire...... Ce seront donc roulades, course effrénée, et diverses culbutes qui vont rythmer notre descente en droite ligne de trois cent mètres.

Nous arrivons un peu éreintés dans Deadvlei. Le site est beaucoup plus grand que nous ne l'imaginions, il faut presque une heure pour le traverser !!! Tout ce qui s'offre à nos yeux est sublime, les contrastes incroyables, la lumière merveilleuse, il est difficile de choisir les plus belles photos.

Écrasés de chaleur, nous attendons la navette à l'ombre d'un acacia, et demandons au chauffeur de faire un petit détour photo par Sossusvlei. Aucun problème, nous profitons même du vent pour nous rafraîchir.

Nous recuperons notre bolide qui n'aura pas parcouru les dunes..... Puis nous nous arrêtons à la dune 45, qui nous épate aussi par ses couleurs et ses contrastes. Mais vu la chaleur nous n'en tenterons pas l'ascension.

C'est anéantis de chaleur que nous rentrons au campsite, et après nous être rafraîchis à la piscine nous nous régalerons d'un délicieux braïï. Nous nous couchons très tôt, car demain nous attendent de nouvelle aventures fort matinales.

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C'est un lever très matinal qui nous attend ce jour. En effet, nous allons survoler le désert du Namib en montgolfière, pick up à sept heures au campsite. Nous parcourons quelques dizaines de kilomètres avant d'arriver au site de décollage, puis c'est le grand moment qui nous permet d'observer le lever de soleil depuis le ciel. C'est une parenthèse hors du temps totalement magique, les dunes se colorent doucement de teintes orangées, les ombres s'accentuent, avec l'impression de survoler le monde. Un rêve éveillé.

D'autant plus magique qu'à l'atterrissage nous attend un petit-déjeuner au champagne. En plein désert du Namib !!!!! Avec nappes blanches et serveurs aux petits soins, totalement improbable et unique.

Du bonheur avec des bulles

Mais toutes les bonne choses ont une fin, et nous devons reprendre la route pour rejoindre la petite ville de Aus, où nous attend notre campsite du jour. Pour ce faire nous devons traverser une partie du désert du Kalahari. Nous poursuivons notre collection de panneau exotiques, et de pistes surréalistes. Ce qui ne transparaît pas dans les photos, mais nous avons traversé des montagnes brûlées, des masssifs rouges reposant sur des plaines roses ou jaunes, des pistes blanches traversant des étendues oranges, bref aucune monotonie malgré les heures de route. A noter la présence d'éoliennes qui donnent un petit côté far-west à la traversée des vallées.

La route est d'autant moins monotone que nous avons subit notre première crevaison du circuit, où plutôt devrais-je dire éclatement du pneu, totalement pulvérisé. Bref une heure de perdue en plein désert du Kalahari, que du bonheur....

Ça craint à mort !!!!!!

Nous arrivons donc au campsite du jour (http://www.klein-aus-vista.com/home), où nous attend une piscine bien bien fraîche, dont nous profiterons tout de même. Un petit barbecue plus tard, nous voilà prêt à nous coucher à vingt heures. Eh oui en plein désert il fait très froid la nuit, on a dîné en doudoune !!! Donc on se couche tôt, et en doudoune !!!

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Après un solide petit-déjeuner au lodge du campsite, nous prenons la courte route qui va nous rapprocher de Luderitz, assez monotone, mais comble du bonheur asphaltée et sans pierre qui crève les pneus. Malheureusement les panneaux semblent indiquer qu'elle est envahie de chacals sur quarante kilomètres. Prudence !!!!

Nous arrivons sans encombre à Kolmanskop, première étape du jour. Cette ancienne ville diamantifère a perdu la totalité de sa population suite à la chute du cours du diamant après la seconde guerre mondiale. Depuis 1956, elle est totalement abandonnée et le désert reprend ses droits. Il s'en dégage une atmosphère lugubre et irréelle, absolument inédite.

Ouaahhh!!!!

Le désert chaud et sec a tellement bien conservé les décors que papiers peints et peintures gardent encore leurs attraits d'origine.

Encore sous le charme nous partons à regrets (attention le site ferme à 13 heures), pour partir à la découverte de Luderitz toute proche. Nous débutons par la très belle plage sauvage d'Agate Beach, qui malheureusement pour nous va nous donner plus de coquillages que d'agates. Il n'empêche que le panorama vaut le détour.

Nous revenons vers Luderitz pour visiter Felsenkirche, l'église luthérienne qui domine la ville. Outre son emplacement elle est connue pour le vitrail de son maître autel offert par Guillaume II, tandis que la bible a été offerte par son épouse.

Nous parcourons ensuite le centre-ville proprement dit pour nous étonner, comme à Swakopmund de son passé colonial allemand qui dirige ses architectures.

Nous decidons de filer vers 16 heures vers Diaz Point. Il s'agit d'un cap où à accosté le mari portugais Bartolomeu Dias en 1486. En son honneur à été érigé un croix dont les éléments d'origine ont été dispersé aux quatre coins du monde, il ne subsiste à ce jour qu'une copie. Mais il n'empêche que même si le panorama est édifiant et les vagues tumultueuses, la force incroyable du vent a eu rapidement raison de notre motivation: nous avions du mal à rester debout en haut du promontoire !!!! En raison probablement des rafales à plus de cent kilomètres/heures !!!

C'est fort fatigués que nous rentrons nous poser à la guest-house (http://kairoscottage.com) avant de ressortir dîner dans un excellent restaurant de poissons. C'est ici où jamais !

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C'est devant un magnifique lever de soleil maritime que nous nous réveillons. A peine le petit-déjeuner avalé, il est déjà temps de se mettre en route pour rejoindre notre prochaine étape: le Fish River Canyon. La route est malheureusement dans un premier temps un peu monotone, juste un long ruban qui semble se dérouler à l'infini. Nous ressentons par contre de suite que nous sommes dans le desert du Kalahari: il n'y a pas âme qui vive, pas de villages, pas d'enfants qui vont à l'école, et pas un animal où que le regard porte. Juste une étendue désertique, des pierres et de la désolation à perte de vue.

Mais nous ne tardons pas à bifurquer, pour prendre la pire piste de notre circuit: cinquante kilomètres de tôle ondulée, des pierres saillantes tous les cinquante mètres, des passages de gué, bref une aventure en soi, un peu éreintante. Heureusement quelques paysages rattrapent le coup....

Après ces quelques frayeurs nous arrivons sans encombre à notre campsite du jour (https://store.gondwana-collection.com/accommodation/canyon-roadhouse). Absolument magnifique, il reprend le thème des vieilles américaines et de la route 66. Un oryx pas très sympa règne même en maître dans le jardin !

L'oryx est souvent de mauvaise humeur

Après nous être installés sur notre splendide emplacement, nous décidons de partir faire une rando sur l'un des chemins balisés du campsite. Bon comme d'habitude nous allons un peu nous perdre, ce qui ne va pas nous empêcher de profiter des sublimes paysages du Kalahari. A noter dans ces formations volcaniques la présence de stries de refroidissement de lave tout à fait incroyables.

Nous décidons ce soir de dîner au restaurant du campsite, plus beau encore la nuit que le jour, de délicieux hamburgers dans le thème du lieux. Parfait!

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Après une nuit bien reposante, nous voilà prêts à affronter l'étape du jour: la découverte du Fish River Canyon. Il s'agit du plus grand canyon du continent africain et le second plus grand au monde après le Grand Canyon américain. Il mesure cent-soixante kilomètres de long, vingt-sept de large, et plus de cinq-cent cinquante mètres de profondeur !!

Plusieurs points de vue sont accessibles, mais contrairement à son homologue américain, presque aucun aménagement n'est ici présent: gare au faux-pas !!!!!

Malheureusement les photos ne rendent pas la démesure du site

Nous croisons un groupe de randonneurs partis faire le trail qui parcourt le canyon sur cinq jours. La descente en elle même est vertigineuse, on n'ose pas imaginer la difficulté de l'exercice.

Bon courage !!!

La piste 4*4 nous conduit jusqu'au point d'observation le plus austral, qui prend sous le soleil de midi des airs du grand ouest américain.

Après un pique-nique improvisé, nous repartons nous reposer au bord de la piscine du campsite. Cet après-midi ce sera farniente, en compagnie de l'oryx trop méchant et d'une nuée d'inséparables qui colorent le jardin d'une teinte toute romantique.

Très mignons.

Ce soir au restaurant nous fêtons nos anniversaires, accompagnés d'un gâteau splendide, et l'équipe nous fait la surprise de chants africaans magnifiques pour cette occasion. Cela restera un souvenir mémorable et magique dans l'esprit d'une enfant de douze ans !

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Pour notre dernière nuit en tente nous avons la surprise au réveil de trouver l'oryx trop méchant venu nous souhaiter un bon voyage de retour. Il est vraiment très gentil en fait, c'est une délicate attention !

On t'aime, oryx, reviens !

Après le dernier pliage des tentes, nous prenons la route du retour vers Windhoek, avec une étape ce soir en lodge pour nous permettre de nous mettre d'équerre avant les vols. La route sera grise et triste en accord avec notre humeur maussade de quitter bientôt ce si beau pays et ses habitants.

Nous profitons de la route pour faire changer notre pneu dans un centre agréé, et rechausser ainsi notre blanc destrier de ses quatre fers originels.

Le blanc destrier a aussi besoin d'un bon coup de Karcher

Nous arrivons vers 15 heures au lodge magnifique situé près de Mariental (https://store.gondwana-collection.com/accommodation/kalahari-anib-lodge). Posé dans une réserve immense, il dispose de deux waterholes permettant l'observation des herbivores qui peuplent le parc.

Nous y découvrons d'ailleurs en milieu d'après-midi un troupeau d'élands communs aux cornes torsadées, que nous n'avions pas rencontrés à Etosha. La boucle est bouclée !!!

C'est donc ce soir que nous profitons de notre dernier coucher de soleil africain, forcément magnifique. Demain vont s'enchaîner voiture, aéroports, avions, escales..... Mais le jeu en valait la chandelle.



Pour toutes ces rencontres et ces instants merveilleux vécus, pour ces femmes et ces hommes qui changent notre regard sur le monde, pour tous ces souvenirs engrangés, pour ces moments inoubliables qui resteront marqués au fer rouge: merci la Namibie!

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Nous avons passé trois semaines formidables en Namibie. C'est un pays très sûr, qui nous a permis de voyager en totale autonomie, sauf pour certaines activités. Les campsites sont tous propres et bien aménagés, mais quelques nuits en lodge ou guest-house nous semblent indispensables pour faire un petit break (une nuit sur quatre dans notre cas).

Nous avons parcouru 5049 kilomètres au cours de ces trois semaines. Il ne faut surtout pas suivre les conseils de certains forums qui énoncent que l'on peut faire la Namibie en berline: avec ce kilométrage, il est pour nous inconscient de parcourir les pistes africaines en 2*4: certaines sont parfaites, mais nous avons aussi, sans sortir des sentiers battus, traversé des gués, parcouru des centaines de kilomètres sur de la tôle ondulée.....Notre seule crevaison est un exploit!!!

Il est important de bien respecter les limitations de vitesse: les voitures sont tracées et en cas d'accident en excès vous ne serez pas couvert. Il serait dommage de devoir payer une voiture au retour! De plus la vitesse excessive favorise la projection de pierre, nous avons vu plus d'une voiture immobilisée sur le bas coté pour fuite au niveau des éléments du châssis. Les conduites de nuit et en hors piste sont à proscrire pour les même raisons, à savoir le défaut d'assurance.

Nous avons trouvé une grande différence entre le Nord et le Sud, selon une ligne Swakopmund/Windhoek: si le Nord est très vivant, riche en vie animale et en population, le Sud est beaucoup plus désertique, mais varié en paysages: c'est ici que vous trouverez les dunes de Sesriem et le Fish River Canyon.

Pour un voyage au cours de l'hiver austral (juillet pour nous), les nuits peuvent être très fraîches, il faut donc prévoir doudounes et coupe-vent dans les valises. La chaleur en journée est par contre raisonnable, pas plus de 25° dans la plupart des cas.

Nous espérons vous avoir donné envie de parcourir ce somptueux pays, vous avoir aidé dans la préparation de votre projet, et vous souhaitons un agréable voyage.