Carnet de voyage

Cette année, j'ai envie de voyager

22 étapes
18 commentaires
40 abonnés
Dernière étape postée il y a 10 jours
Un voyage en Inde à 25 ans m'a donné l'envie de quitter mon quotidien, ma vie en France, pour voir ce qu'il se passe dans différents pays. Décision prise, je commence l'aventure par l'Australie!
Septembre 2018
365 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 21 octobre 2018

Après 6 mois de préparatifs entre les différentes recherches, visa vacances-travail, plan de route, billets d’avion, assurances, rdv médicaux, divers achats et préparation du sac à dos, suivi des aurevoirs difficiles avec les collègues, amis, famille, me voila parti pour plus de 24h d'avion!!                                                        

J'ai choisi Darwin, au nord de l'Australie, pour commencer mon périple. C'est encore la saison sèche, je vais éviter le froid de Sydney.





GARE DE BREST
GARE DE BREST
Paris, chez Solenne
Paris, chez Solenne
Aéroport de Sydney
Aéroport de Sydney
2
2
Publié le 21 octobre 2018

Me voila arrivé à Darwin, après une brève escale à Sydney pour prendre un vol intérieur. Le voyage est passé plutôt vite finalement. Quand même fatigué par le décalage horaire, ici il est 7h30 de plus qu’en France. La chaleur est étouffante, je sens bien le climat tropical qui m’attend.

Je m’installe dans un backpack pour une semaine, “youth shake” bon accueil, ambiance chill, piscine, musique, en plein centre de la rue la plus animée de Darwin City apparemment. (Merci Lucie pour cette adresse 😉 )

Je consacre cette première semaine au démarches nécessaires pour vivre plus facilement en Australie et trouver un travail (Téléphone Australien, compte en banque, numéro fiscal, CV, inscription en agence d’intérim...).

J’alterne le tout avec des visites de la ville et des baignades au « Darwin Water Front » la plage aménagée, protégée des croco par une grande digue.

Il y a pleins de parcs dans la ville, mais occupés par les aborigènes, c’est un peu le choque!! Ils hurlent, passent leurs temps à boire et sont habillés de vêtements déchirés, dure histoire derrière tout ça...

Pour ce qui est du climat, je m’habitue et l’anglais, je me débrouille. Je fais répéter les Australiens, qui parlent bien plus vite que les backpackers étrangers avec qui j’échange tout les jours (de simples phrases pour le moment).

Pas de sorties dans les bars ni dans les boîtes, étonnant vous penserez, mais vu le coût de la vie, qui a l’air bien plus chère qu’en France, j’attendrais de trouver un job...

Rédaction du Cv avec une ginger beer
Rédaction du Cv avec une ginger beer
le backpack, comme un retour à l'internat
le backpack, comme un retour à l'internat
Premier Wallabies
Premier Wallabies
Fannie Bay - Darwin
Fannie Bay - Darwin
Festival street art - Darwin
Festival street art - Darwin
Darwin Water Front
Darwin Water Front
Backpack Youth Shack
Backpack Youth Shack
3
3
Publié le 25 octobre 2018

Dix jours que je cherche du travail dans différents secteurs, mais je ne trouve rien, sauf une mission d’une journée (enfin de nuit) que m’a proposé une agence.

Le job consistait à démonter les stands d’un salon de la construction dans le « Convention Center » de Darwin. D’ailleur ça fait bizarre, normalement dans les salons de la construction, en France, je suis commercial et non manutentionnaire, mais au contraire, ça ne fait pas de mal de voir l’autre côté aussi 😀 !

Justement, je pensai trouver rapidement un travail dans le bâtiment, en tant qu’ouvrier, j’avais lu pleins d’articles à ce sujet avant de partir. Petit bémol, en Australie il faut passer une formation sur la sécurité (en ligne ou en centre), afin d’obtenir la « White Card ». Celle-ci est demandée pour chaque offre d’emploi dans le bâtiment. Je ne suis pas encore assez bon en Anglais et surtout ne connais pas le vocabulaire technique. J’attendrai donc un peu de m’améliorer avant de passer cette formation en ligne.

Du backpack où je loge, je vois que la ville se vide et que beaucoup de backpackers prennent la route pour la côte Est.

C’est la fin de la saison sèche dans quelques semaines, et la saison de pluies prendra le relais.

Dans une agence d’intérim, on me confirme que les annonces se font rares mais qu’il reste encore du boulot dans les fermes de bananes, citrouilles et mangues.

Le lendemain matin, je reçois un message de Romain, un gars avec qui j’étais au lycée à Landerneau: « J'ai peut être trouvé un job en ferme pour nous ! »

On ne s’est pas vu depuis le Bts, ou juste croisé... Je savais qu’il venait aussi en Australie, mais on n’a pas prévu quoi que ce soit ensemble avant de partir...

On échange toute la journée au sujet du job à pourvoir. Le manager de la ferme à besoin du monde pour commencer dès demain matin, il souhaite recruter uniquement des personnes avec un véhicule. Avec Romain, on prend la décision de louer une voiture pour décrocher ce job. Direction l'aéroport, il y a des offres interessantes sur internet, arrivé sur place on nous demande si l'on veut un véhicule avec ou sans assurance, les prix affichées sont des prix sans assurances, pour une assurance, il faut compter le double.

Encore une découverte, même si il est possible de rouler sans assurance ici, on ne prend pas le risque. La location pour une semaine est de 500$, après négociation, on se fait surclasser et on repart au volant d'un crossover Mitsubishi.

À la fin de la journée nous voilà dans la campagne, à 30 minutes au sud de Darwin, pour signer les papiers pour un travail de FruitPicking, dans une pumpkin Farm. Vous l’avez bien compris, demain on va ramasser des citrouilles !!

L'arrivée à la ferme avec Romain
L'arrivée à la ferme avec Romain

Première journée épuisante, on à commencé à 7h, finit à 18h avec une pause Lunch de 30min. Le travail consiste à suivre un tracteur dans des champs de citrouilles et de butternuts, de ramasser les légumes après les avoir coupés de leurs plants à l'aide d'un sécateur puis de les déposer sur le tapis roulant du tracteur. On nous demande de ramasser que certaines nuances de couleurs, et de ne rien oublier derriere nous. Le travail n'est vraiment pas compliqué mais simplement physique. Il faut se baisser à longueur de temps, marcher dans les champs à perte de vue et le tout sous un soleil de plomb. Au bout de deux jours, mal partout, les bras griffés par les plants, on se demande si on ne va pas arrêter et suivre deux autres français, Alexandre et Simon. Ils quittent la ferme citrouilles pour une ferme de mangues. Après réflexion, on va s'accrocher et continuer. On s'habitue à l'effort physique, c'est psychologiquement que c'est le plus difficile maintenant. Notre motivation est le salaire, il est d'environ 1000$ par semaine. Nous avons juste à payer notre working hostel 140$ par semaine et nos courses. Cela va nous permettre de mettre de l'argent de coté, d'autant plus qu'il n'y a rien aux alentours où ne pouvons dépenser de l'argent. Le supervisor nous change de poste rapidement et nous fait travailler dans la remorque du tracteur (trailer). On doit réceptionner les légumes sur le tapis roulant et les ranger dans des caisses en cartons appelées "Bin". C'est un tout autre travail, moins physique mais cela demande plus de rapidité, personnellement ça me va très bien! 😀

lunch sous le trailer

Après un mois passé dans cette ferme, j’ai gagné suffisamment d’argent pour partir visiter la région «Northern Territory » et prendre la route pour m’installer dans la région « Queensland », au nord de la cote Est. Dans quelques jours je prendrai la route avec Simon, le français avec qui j’ai travaillé quelques jours. Émilie une Anglaise et Eva une française, nous accompagnerons à bord du 4x4 de Simon pour le premier road trip... Romain quand à lui souhaite rester sur Darwin et poursuivre encore un peu à la ferme.

4
4
Publié le 12 novembre 2018

Le 4X4 est prêt, avec le nécessaire de camping, les jerrycans d'eau et d'essence. (Même la planche de surf de Simon, qui n’est pas prête de servir je pense)

Le Pajero à Darwin City 

Avec Simon, on récupère les filles Eva et Emile à l'aéroport de Darwin. On prend le breakfast tous ensemble pour échanger sur les attentes de chacun pour le road trip. On poursuit par un saut à l'office du tourisme afin d'obtenir un maximum d'informations. Vient ensuite l'ultime plein de courses au supermarché... Pas si simple avec les goûts de chacun et l'impossibilité d'acheter des produits frais...

Plus chargé tu ne peux pas ...  

KAKADU

En route pour KAKADU, c'est la première étape que l'on a choisi pour débuter l'aventure. C'est le plus grand parc naturel de la région Nothern Territory et un des plus grand de l'Australie. Il est situé à 200 KM à l'Est de Darwin, cela nous fait un léger détour mais nous voulons pas le louper. A l'office du tourisme de Darwin, l'agent nous a donné une carte du parc, avec entouré, les sites que nous pouvons visiter. En raison de la saison humide qui commence, deux sites ne sont plus accessibles. Ca y est, un peu plus de 2h plus tard, on passe le panneau KAKADU. Il n'y a pas vraiment d'entrée, pas de barrières, pas de guichets, nous somme en pleine nature, mais on sait qu'il faut payer 40$. C'est une fois arrêté plusieurs kilomètres plus loin, pour faire de l'essence, que l'on voit dans la station, qu'il y a possibilité de régler ici la somme de 40$. C'est indiqué que l'argent contribue à la sauvegarde de la nature, c'est pour la bonne cause, on va donc payer (ahaha). En parlant de nature, le paysage est ultra sec, c'est étonnant, nous somme tous surpris, on s'attendait à de la verdure.

Il est 18h, la nuit ne va pas tarder à tomber. Eva s'occupe de trouver un free camp (campings gratuits) sur son application Wikicamp. Les campings les plus visibles de la route sont souvent payant, l'application nous servira tout les jours pour localiser les free camps afin d'alléger le budget. Le plus proche, Lily Billabong, est à 20km, pour y accéder, pas de route goudronnée, c'est une gravel road, une route en terre rouge. Je conduis sur ce type de route pour la première fois, ça secoue de partout, à seulement quelques kilomètres du camp, je reste bloqué dans la boue... L'aventure commence maintenant!!! On descend pour pousser, il ne se passe rien, le 4X4 est trop lourd, on vide tout les sacs, utilise la pelle pour dégager les roues puis on coupe des branches pour en mettre sous les roues. Cette fois c'est bon!

Sans commentaires  

A peine reparti c'est des wallabies qui sautent de partout, certains traversent la route, d'autres se contentent de nous observer en faisant les statues. Pendant ce temps je finis la route au ralentis, à 20km/h maximum. Apparement nous sommes arrivés, il y a un lac avec un espace d'herbe brulée par la soleil, pas de douches, pas de toilettes, pas de table, rien en fait! Aucun panneau pour indiquer le nom du free camp vu sur la carte, juste un panneau SAVETY CROCODILES. La route ne va pas plus loin... On installe donc le camp rapidement, il fait quasiment nuit déjà. Emilie nous cuisine un plat anglais sur le réchaud de camping. Elle travaille en cuisine habituellement, elle se propose donc de s'occuper du diner durant le road trip. (le midi ça sera sandwiches). Il est temps de dormir. Avec simon, en tant que bon gentlemen, on laisse les filles choisir où elles veulent dormir. Elles choisissent de dormir toutes les deux dans le lit de la voiture, on prend donc la tente...

Je suis caché dans la poche

Ce matin, tout le monde debout à 6h avec le levé du soleil, ouf, personne ne s'est fait manger par un croco pendant la nuit. J'ai très mal dormi entre les bruits d'oiseaux, de grenouilles, le décollage des canards sur le lac, les branches des arbres qui craquent et la chaleur... Je vais devoir m'habituer à dormir sans la clim et dans la nature maintenant!


Première visite de la journée, NOURLANGIE, C'est une énorme roche rouge, avec des peintures aborigènes au pied. Le sommet à plus de 300m ne peut être visité. Il y a un plateau rocheux sur le coté où l'on peut admirer le site avec un peu de recule. On en profite donc pour faire quelques photos.

culture aborigène 

On reprend la voiture pour découvrir le second spot. Le lieu est appelé YELLOW WATERS, c'est une rivière où l'on peut prendre un bateau pour voir des crocodiles. Le prix est supérieur à 100$, le tarif nous démotive. On se contente donc d'apprécier le paysage du bord de l'eau...

MAGUK, pour accéder à ce site, pas de route goudronnée mais une longue Gravel road, celle ci est toute inondée mais la voiture que l’on vient de croiser dans le sens inverse nous informe que l’on peut passer en 4X4. Effectivement on ne reste pas embourbé. Il n’y a pas de boue. L’eau présente sur la route nous recouvre tout de même tout le pare brise d’un film rouge et peut importe la vitesse. La meilleure technique trouvée pour ne pas rouler à l’aveugle est d’anticiper en entrant dans l’eau avec les essuies glace à fond. Arrivé au pied de la roche, il faut escalader. On traverse une jungle verdoyante, puis arrivé au sommet on découvre que l’on est au dessus d’une cascade, on y voit des gens se baigner en dessous. On redescend pour y faire de même.


Le lendemain matin, on descendre à GUNLOM, tout au sud du parc. C’est notre dernier lieu à découvrir à KAKADU. Comme la veille, c’est une cascade à escalader. Belle surprise arrivé en haut! Il y a plusieurs piscines naturelles à débordement avec une vue sur des kilomètres. A l’unanimité on souhaite y passer la matinée à chiller. Pour la première fois il y a une douche à disposition sur le parking. Quel bonheur, notre première douche depuis le départ, soit trois jours à se laver avec des lingettes... Il était temps !


Avant d’arriver dans le red center, notre deuxième grosse étape du road trip, nous devons parcourir 1500km, soit à titre de comparaison, traverser la France, de Brest à Nice...

On estime le faire en deux jours et demi, puis ce qu’en Australie il est déconseillé de rouler de nuit en raison des animaux sauvages qui traverses les routes.

5
5
Publié le 12 novembre 2018

Premier stop à KATHERINE, la première ville après KAKADU. C’est l’occasion de refaire le plein d’essence, le plein de courses et de donner un peu de nouvelles vu que l’on a enfin du réseau. On va ensuite à Katherine Gorges pour finir la journée. Ce n’est pas les gorges du Verdon (clin d’œil à sow) ici c’est plutôt une eau à croco.


Aujourd’hui deuxième jour de route. Le midi on s’arrête à MATARANKA, réputée pour ses Hot Springs (sources chaudes), on y passe du temps dans l’eau transparente, entouré d’un décor de jungle tropicale.

Hot springs  

Autre ambiance pour la seconde pause de la journée, DAILY WATERS, un petit village au allure de western. Il y a un Pub, qui fait restaurant et station essence, très connu des voyageurs et autres personnes qui prennent cette route. A l’intérieur les clients y ont accrochés des pièces d’identités, billets, chapeaux et même des soutien-gorges. Bref un lieu bien atypique, vous le verrez par vous même sur les photos.

Je me suis habillé pendant la nuit et me suis enroulé dans une couette pour la première fois depuis que je suis en Australie. Gros mal de crâne, frissons, courbatures, je crois que je suis malade. La nuit a était froide. J’espère que ça va passer rapidement et que des Dolipranes suffiront. Maintenant ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir utiliser la toile de la tente.

La visite du jour est le site de KARLU KARLU, des tas de grosses pierres rouges arrondies, au milieu d’un paysage désertique. C’est un site sacré pour les aborigènes apparement… En tout cas, je ne trouve pas ça intéressant du tout. Peut être car je suis de mauvaise humeur vu que je suis malade. Je ne suis pas le seul de mauvaise humeur, Emile aussi. Elle est assise à coté de moi à l’arrière et n’arrête pas de lever les yeux au ciel et de faire des grimaces sans explications.

A peine reprit la route, une femme au volant nous double et nous hurle quelque chose. J’ai compris SURF BOARD!! Simon s’arrête sur la bande d’arrêt d’urgence. Putin c’est sa planche qui se décroche du toit…


Dernière journée de route, je vais un peu mieux, on passe le tropic du Capricorne et on s’y arrête pour faire des photos sur le Pic qui le symbolise. On comprend mieux pourquoi il fait plus froid la nuit maintenant.

6

ALICE SPRINGS

Quelques kilomètres plus au sud, ALICE SPRINGS, la ville qui se situe en plein milieu de l’Australie. La ville n’est pas très grande, il y a quand même pas mal de commerces, pub et restaurants. On commence la visite de la ville par le Jardin Botanique. Des Wallabies attirent plus notre attention que le reste des plantes et arbres à l’allure desséchée. Ils sont moins sauvages que ceux vu à KAKADU. J’en profite pour faire des photos de plus près pour les envoyer à mon filleul Lucas.

Pendant ce temps Emile dit à Simon, avec qui elle est à l’autre bout du parc, qu’elle a une urgence et qu’on se donne rendez vous à la voiture. Après l’avoir attendu quelques minutes devant la voiture, elle nous rejoint et nous explique à toute vitesse, qu’elle doit rejoindre sa cousine qui s’est cassée quelque chose à Sydney et qu’elle devait prendre le premier avion demain matin (merci Eva pour la traduction en français, je n’avais rien compris de ce qu’il se disait). En tout cas je ne l’a crois pas une seconde, vu la tête quelle fait depuis ce matin et le temps qu’elle a passé sur son téléphone depuis que nous avons du réseau, je crois plutôt qu’elle ne veut plus continuer le road trip avec nous. Emilie nous dit en revoir devant la voiture et récupère ses affaires (une énorme valise à roulette et des sacs plastiques qui nous auront bien emmerdés depuis le début mine de rien). Nous voila plus qu’à trois… Quand même un peu choqués, avec Eva et Simon on se dit qu’elle aurait pu avoir la franchise de nous dire si elle voulait partir.


Pas le temps de discuter plus longtemps, deux filles asiatiques nous sautent dessus, pour nous demander si nous avons toujours prévu de visiter le RED CENTER. Grosse coïncidence, elles avaient vu l’annonce de Simon, qui cherchait des travel mates (covoitureurs) sur un groupe Facebook pour Backpackers. Elles avaient même contactées Simon pour lui dire que le road trip proposé les intéressait mais il avait déjà trouvé Eva et Emilie. En tout cas cela tombe bien, pas besoin de chercher un autre travel mate. Rendez vous prit demain matin avec les filles; Timi une chinoise de 25 ans qui vient de finir ses études de tourisme et Jessica une Française d’origine asiatique qui a 27 ans et exerçait le métier de kiné à Paris. En attendant on passe l’après midi dans un café pour charger nos téléphones et ordi. Ensuite quelques courses pour le repas de ce soir, des courses pas cher car nous les avons payées avec un billet qu’une Australienne nous a donné. Elle parlait français et a insistée pour nous donner un tips pour notre voyage. Super gentille mais génant surtout. Pour la nuit pas question de dormir dans une auberge, on va dormir tout les trois dans la voiture, il n’y a pas de free camp dans la ville, le parking du Mc Do fera l’affaire. Je crois que l’ont devient de vrais backpackers…

Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit, entre le bruit des voitures et les aborigènes ivres qui criaient dans la rue. Du coup j’en ai profité pour rédiger l’étape que vous êtes en train de lire. On récupère nos nouvelles travel mates Timi et Jessica. Difficile de passer à 5 dans le 4X4 mais ça le fait, on a planifié de partir que quatre ou cinq jours maximum.


WEST MC DONNELL

Nous sommes à l’Ouest d'Alice Springs, difficile à expliquer les lieux. C’est une espèce de chaine de moyennes montagnes, rouges, en plein milieu de plaines désertiques. On fait les différentes marches conseillées sur la carte que nous avons et profite des points culminants pour faire des photos des grands espaces désertiques qui nous entourent. Le site d'Ormiton gorge est mon coup de coeur, je me crois dans le Roi lion, le paysage est similaire au dessin animé. Je me baigne dans la gorge au pied des énormes falaises, à ma grande surprise, l’eau est super froide, elle ne doit pas voir le soleil de la journée.

Il n’est pas tard, on commence la route pour aller à KING CANYON qui se situe plus au sud. Enfin Simon conduit car je ne suis toujours pas au top et je profite d'être dans la voiture pour dormir un peu. Il y a trois itinéraires possibles sur la carte pour y accéder. La route du milieu est l’itinéraire choisi pour éviter un gros détour par la high way (Voie express). La route est une Gravel Road de 50km réservée au 4x4. La route est horrible, ça secoue dans tout les sens mais le paysage est magnifique. On y rencontre des dromadaires et des chevaux sauvages aux bords de la route 😀

La route est tellement pourrie, qu'on est passé de la terre rouge au sable et les roues du 4x4 sont ensablées à plusieurs reprises. Le mode sable de la boîte de vitesse ne change rien, il faut que tout le monde descende et qu’on pousse. On saute ensuite un par un dans le 4x4, une fois qu’il est lancé à faible allure. C’est le moment qui nous fait rire après avoir pris le risque de creuser dans le sable avec la possibilité de tomber sur un serpent ou un scorpion !!

La nuit tombe vite, épuisés, on monte le camp à l’arrache au bord de la route, enfin du chemin. On a fait que la moitié en plus de 2h, du 10km/h en moyenne...

Le lendemain simon reprend le volant. Je ne veux pas conduire, il y a maintenant des pierres un peu partout dans le sable, ça devient du tout terrain! Jessica en copilote, regarde sur son portable si on garde bien le cap, la carte routière ne nous aide plus. Simon suit les traces de roues sur le sable pour savoir où aller, les chemins se séparent, ça devient difficile. On traverse même à plusieurs reprise le lit de la rivière desséchée, sur les grosses pierres qu’il y a dans le fond. Le Pajero reste bloqué dans le sable comme la veille. 30 minutes à dégager tout le sable et voilà qu’il n’avance pas plus pour autant. Les roues ne tournent même plus quand Simon accélère. Mode auto, séquentiel, sable, il n'y a rien à faire, la boîte de vitesse vient de nous lâcher je pense...

Appeler la road assistance, première chose à faire, sauf qu’on est en plein désert et qu’il n’y a pas de réseau. Même le « appel d’urgence uniquement » ne fonctionne pas. La borne urgence téléphone se situe à plus de 30km de nous, là où commençait la route. Impossible d’y aller. Quoi faire? Attendre la prochaine voiture? On n’en a croisé aucune depuis hier, enfin juste une près de la rivière, pas loin de notre camp. Tout se bouscule dans ma tête! Il faut réfléchir intelligemment, nous somme en plein milieu de nul part sans téléphone, il commence à faire chaud, je regarde les bidons d’eau, il ne reste pas grand chose dedans... Je suis persuadé que l’on est pas sur le bon chemin et que personne nous trouvera ici. Je décide de faire deux groupes, il faut que j’aille chercher de l’aide avec quelqu’un qui m’accompagne et l’autre partie dois rester près de la voiture et se mettre à l’ombre. Eva vient avec moi, elle a une bonne endurance et se sent capable de faire 20km aller retour. On prépare un seul sac à dos, avec de l’eau, des fruits, un crayon, un papier avec noté les coordonnées GPS du 4x4 et un téléphone au cas où. On commence à marcher, on n’avance pas comme on voudrait, nos chaussures s’enfoncent dans le sable. C’est plus facile de marcher dans les herbes sèches mais trop risqué de se faire piquer par une bestiole. Il y a des traces de pattes, comme des pattes de chiens dans le sable, sauf qu’il n’y a pas de chiens ici, ça doit être des Dingos! Il ne faut pas craquer, tout les deux on reste fort et on espère que le gars qu’on a aperçut ce matin près de la rivière soit encore là... 4km plus tard, on n’a croisé personne. Le chemin est interminable, si nous trouvons personne, il faut se faire à l’idée qu’on va devoir rester la nuit à dormir à cinq assis dans le 4x4 à attendre. Je réfléchis à la nourriture qu’il nous reste, il n’en manquera pas. C’est l’eau qui posera problème. Il va falloir que je ramène de l’eau de la rivière dans le camelback du sac à dos. Le temps est tellement long que je pris dieu qu’il nous viennent en aide. Avec Eva on se dit que notre destin n’est pas de finir là, à errer sous le soleil dans le désert australien. Cinq minutes plus tard on aperçoit un truc rouge dans le sable. C’est un jerrycan d’essence, vide. C’est celui de Simon, vidé ce matin dans le réservoir. Il a du tomber du toit avec les secousses. La même idée nous vient, on le laisse là vu qu’on le voit de loin et on y accroche un mot avec les coordonnées GPS. Crayon en main, j’entends un bruit de moteur au loin. Un énorme 4x4 arrive en face, on le stop le sourir aux lèvres!!! Toute la pression retombe, on ne va pas mourir ici!! Merci bon dieu??!!

Au volant, c’est un aborigène, il parle anglais en plus! On monte avec lui et le voilà qui continue le chemin pour retrouver la voiture, sauf qu’on ne retombe pas déçu. Le gars ne comprend pas où notre 4x4 peut être. On lui explique qu’il y a du sable blanc partout autour, pas de terre rouge. Il traverse une friche en nous disant que c’est les terres de son grand père, il connaît bien les lieux et va retrouver notre voiture. Effectivement on arrive par je ne sais trop où. Le Pajero est là avec Simon, Jessica et Timi. Barry, de son nom, jete un œil sous le capot, redémarre, joue avec la boîte, le voilà qui redémarre et le sort de là. Enfin pas pour longtemps à la premier butte à monter, les roues se débloquent comme si il n’y avait plus de transmission. Nous voilà monté à bord, attaché par une grosse sangle au 4x4 de Barry pour nous tracter jusqu’à sont village.

50km plus tard, nous voilà arrivé au village. La sangle a pété en chemin mais Barry l’a vite remplacé. Rien ne paraît réel depuis ce matin. Le village est comment dire... ça existe encore ce genre de village!! Quelques maisons modestes seulement, des paddocks en bois avec des chevaux à l’intérieur, une vieille éolienne qui fait du bruit en tournant... C’est bien réel pourtant, on est vite accueilli dans la famille d’aborigène, le père Barry également, passe le téléphone à Simon pour appeler l’assistance pour une dépanneuse. Un vieil homme a déjà mit la tête dans le moteur, il n’y a rien à faire... Nous somme invité à nous assoir dans le jardin sur un vieux lit délatté habité par les fourmis. Invité aussi à manger là en attendant. Nous avons juste l’information qu’on va être ramené à Alice Springs, la ville la plus proche... Enfin quand même à 200km!

On nous explique qu’on se trouvait pas sur le bon chemin, que personne ne passe par là. Et là un mec du village, assit prêt de nous, dit que c’est lui qui passe par la parfois pour se balader et que c’est ces traces qu’on a du suivre car il ne pleut quasi jamais ici. Barry fils nous dit qu’on a eut de la chance car lui emprunte une autre route normalement et qu’il ne sait pas pourquoi aujourd’hui il est passé par là.

Un aborigène nous explique qu’ici pas de supermarché, les hommes chassent des bufflonnes sauvages, élèvent des poules et canards, le pain est fait maison et cuit au feu de bois... L’eau est puisée dans le sol... Je pourrais en dire long... Ici c’est Illamurta! Sans cette panne on n'aurait jamais vécu ça! Ce n’est que vers une heure du matin que nous sommes prit en charge, le chauffeur de la dépanneuse s’était perdu et resté bloqué sans téléphone. C’est les gars du village qui l’on trouvé en allant à sa recherche.

7
7
Publié le 18 novembre 2018

Roulé quasiment toute la nuit pour rentrer à Alice Springs, à bord d'un pick up que l'assistance a mit sur la dépanneuse. On a demandé de partir qu'au levé du soleil mais la Road assist n'a rien voulu savoir... Pas très sécuritaire tout ça, surtout de la part d'une compagnie d’assurance! Il nous aura fallut plus de 4h, à suivre la dépanneuse qui nous envoyait toute la poussière sur les chemins de terres.

Le Pajero finit dans une fourrière, car pas de garage ouvert si tôt le matin. Pendant ce temps on va nous même dans un backpack pour dormir un peu, récupérer de cette nuit blanche puis ce que l’assurance nous a pas encore trouvé d’hébergement pour la nuit!! Quelle blague!! En fin de journée, je vais à pied avec Simon au garage dans lequel le 4X4 a été transféré. J'en profite pour parler avec lui de ce qu'il vient de nous arriver. Je pense qu'il ne se rend pas compte de la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés. On a eut de la chance heureusement mais l'inconscience et l'entêtement à vouloir continuer d'avancer a peut-être bousillé sa voiture mais a surtout mit tout le monde en danger.

Cette mésaventure servira de leçon je l'espère.. En tout cas, communiquer, s'écouter les uns les autres et prendre des décisions cohérentes parait évident pour chacun pour continuer cette aventure.

Le garagiste a finit de s'occuper de la voiture. Rien de grave finalement, il explique qu'elle a du surchauffer en raison des chemins empruntés et qu'elle s'est mise en sécurité. Il n'y a rien à changer et la patron du garage assure que nous pouvons prendre la route en sécurité. Une bonne nouvelle, en plus c'est l'anniversaire de Simon, ce soir ça sera crêpes et cidres (Australien).

26 Octobre 2018, c'est le grand jour! On prend la route pour descendre à Uluru, on parcourt 450km vers le Sud Est, 5h30 sur la route et le tant attendu AYERS ROCK apparait sous nos yeux!! Juste le temps d'être existé de voir cette roche aussi populaire et de prendre une photo puis le ciel devient noir et il disparait rapidement sous les nuages. Etonnant!

KATA TJUTA

Bref ce n'est pas grave, on reviendra demain. On ne perd pas de temps, on se dirige vers KATA TJUTA à 50km plus loin. Le spectacle est aussi surprenant. Du bord de la route des montagnes rouges avec des formes vraiment pas communes sont plantées là, dans le désert, au milieu de nul part. Une a même la forme d'une tortue (Je ne sais pas si vous le percevrez en zoomant sur la photo ci dessous).

Curieux on avance au plus près, on se retrouve au pied d'une d'entres elles. La paroie est ultra rouge et des espèces de cratères sont présents dessus. On fait un petit trek et le retour se fait sous la pluie. La aussi c'est devenu sombre très rapidement et ça a finit par péter. Les roches rouges deviennent grises. C'est marrant à voir et on en oublierait la pluie.

ULURU - AYERS ROCK

Déjà qu'il fait nuit tôt, aujourd'hui c'est encore plus tôt avec ce temps. Montage du camp près de l'AYERS ROCK, pour être sur place demain matin pour le voir se dévoiler sous le soleil. Enfin pour le moment il pleut de ouf et il y a tellement de vent qu'on galère à monter la tente avec Simon. On finit par l'attacher à la voiture et la tendre de l'autre coté avec les jerrycans d'eau. Les filles votre lit est prêt vous pouvez sortir de la voiture!! No Way, le temps ne se calme pas, c'est diner dans le 4X4, enfin sandwichs...

Minuit à peine, on à de la visite dans la voiture, c'est Eva qui s'est réveillée trempée . Apparemment il y a de l'eau qui s'est infiltrée dans la tente de son coté. Elle préfère dormir assise sur le siège passager que d'y retourner!

Le réveil sonne à 4h30 pour ne pas louper le Sunrise, le ciel est encore sombre, on ne voit rien, tout le monde se rendort... Au second réveil c’est Jessica qui se lève trempée! Eva est sortie dans la nuit sans refermer la fermeture de la tente...

Pluie toute la matinée, on en profite pour faire le musée sur l'histoire des aborigènes. Films, expositions des objets qu'ils fabriquaient avec le bois et les pierres.... Des aborigènes font même devant nous, leurs peintures à base de points de couleurs sur des toiles afin de gagner de l'argent. On va aussi au centre culturel, ils ont prévu de quoi occuper les touristes, on assiste à un cours de cuisine à base de plantes du désert.

Quand j'y repense, la famille d'aborigène qui nous a accueilli, nous avait quand même dit qu'il ne pleut quasiment jamais ici. Avant de partir du backpack d'Alice Springs, la fille de l'accueil nous avaient dit qu'il y avait des chance qu'il pleuve le jour qu'on a prévu d'y aller mais qu'il fallait y aller, qu'on ferait peut être parti des 1% de visiteurs à voir l'AYERS ROCK sous la pluie. Et bien c’est chose faite!

En fin d'après midi le ciel s'éclaircit, on fonce donc au pied de la bête et on y fait le tour à pied (9km). La roche n'est pas du tout plate comme on pourrait le croire de loin. Des grottes sont présentes à la base. A certains endroits, on remarque aussi les espèces de cratères vu la veille sur KATA TJUTA. De l'eau coule du sommet, ça crée des cascades sur la roche, on ne sait plus où ni quoi regarder.

Sur le retour de notre marche, le soleil ne va pas tarder à ce coucher. On stop le 4X4, on sort les chaises, la table. Ce soir c'est la plus belle table qui s'offre à nous, pas besoin de réserver, on a ULURU rien que pour nous, qui passe du rouge au noir.

Un soir pas comme les autres  

Jessica en veut plus, après le sunset elle veut le sunrise, elle n'a pas tort, c'est vrai tant qu'a être la... Réveil donc à 4h30, le ciel est dégagé cette fois, le camp est plié dans l'obscurité, on approche en voiture pour être juste devant et là ça passe rapidement du noir au rouge vif!

Qui en veut encore? Tout le monde! Retour au pied pour des explications avec un guide. Il nous montre des vieilles peintures aborigènes dans une grotte et nous explique que cette montagne de roche s'est formée suite à un choque de plaques tectoniques et que la roche est comme un iceberg, avec 5km sous le sol et qu'il y a un lien avec KATA TJUTA qui est à 50km... C'est fou!

Oh c'est le 28 Octobre, l'anniversaire de mon cousin Benjamin. Je vais lui faire une vidéo au pied du monstre et lui envoyer quand j'aurai du réseau. Je pense que ça lui fera plaisir et qu’il s’en rappèlera.

KING CANYON

En route pour KING CANYON, j'espère que le Pajero va bien vouloir qu'on s'y rende cette fois! Il y a 300Km à parcourir... Pas de prise de risque, on emprunte que la high way, pas possible d'en profiter pour rouler vite, il y a des troupeaux de chevaux sauvages un peu partout. Pas grave on s'arrête tôt aujourd'hui, pour pouvoir cuisiner tranquille et voir ce qu'on l'on à dans nos assiettes pour une fois. Il y a de la visite les gars, regardez derrière la voiture !! un défilé de dromadaires!! Pas compliqué de les approcher de près, ils sont plus intéressés à manger et à continuer leurs route tranquillement. Parfait pour faire de belles photos avec un arc en ciel en fond en bonus. Bonne nuit les petits...

Euh je disais quoi hier? KING CANYON si le Pajero le veut bien! Et Bien il ne veut pas!!! Il ne démarre pas! Cette fois c'est le voyant de la batterie. Une heure et demie avant qu'une première voiture passe, c'est le désert, il ne faut pas lui laisser le choix de s'arrêter. Pas compliqué en fait, les gens sont hyper sympa ici. C’est naturel pour eux de s'arrêter et d'aider quelqu'un j’ai l’impression. Les pinces et nous voila parti. A peine quelques minutes sur la route que Simon se met à crier, il a eut une araignée sur sa jambe apparement. Il sort de la voiture, on regarde partout et voit un truc sortir du tableau de bord. Et bien ce n'est pas une araignée regardez!!

Scolopendre géant  

Pas le temps de le virer de la voiture qu'un Australien s'est arrêté, a mit un gant et l'a balançait par terre et finit par l'écraser. Il nous dit que c'est un milles pattes géant, que c'est super dangereux puisqu’il peut pincer fort et qu’il est venimeux !!



KING CANYON nous voilaaaaa! (Enfin)

C'est parti pour 6km de marche, le panneau indique une durée moyenne de 3 à 4h. Ça grimpe pour arriver en haut mais c'est vite oublié, le paysage est surprenant! Le découpage naturel de la roche est impressionnant, c’est grand, c’est haut!! Je ne sais pas comment vous le décrire en fait... Regardez les photos même si ça ne rendra jamais pareil 😉

Après les nombreux kilomètres parcourus dans le Red Center, je me suis procuré un flyer touristique où sont représentés les différents lieux que nous avons fait. Je vais en garder une partie pour le coller dans mon carnet de voyage papier. (Oui je tiens aussi un carnet où j’écris tout les jours ce que je viens de vivre, pour ne rien oublier et vous raconter une partie dans ce blog carnet de voyage). Je m’aperçois sur la petite carte du flyer, que la route que nous avons pris la première fois, ne figure même pas dessus, que seule la rivière est représentée d’un trait bleu. Je vous mets le doc juste en dessous. Il vous permettra de visualiser les trajets parcourus dans le désert. Dans le Bush comme disent les gens ici.

Le red center c'est finit...

On s'arrête à Alice Springs pour une bonne nuit de sommeil dans le backpack que nous connaissons bien maintenant avec piscine, laverie, barbeuc et petit dej gratuits. Dernier repas tous ensemble car Jessica s'en va pour le Sud de l'Australie maintenant. Au menu poulet frites, pour montrer à Timi ce qu'on mange en France. Après le trop bon plat Chinois qu'elle nous avait préparé lors de notre dernière escale, on aurait peut être pu faire mieux...

Timi quant à elle, continue la route avec nous jusqu'à Cairns, la destination final du road trip.

8
8
Publié le 18 novembre 2018

Nous voilà bien reposés, tous propre, prêt à prendre la route pour 2500km pour nous rendre à Cairns, sur le Nord de la côte Est. Pour arriver dans le Queensland, cette nouvelle région, on estime qu’on en a pour deux jours et demi, trois jours.

Je suis au volant pour débuter cette longue traversée et Simon en copilote me dit de prendre la sortie de droite sur la high way. 250km plus loin on passe devant un petit village pommé, on s’y arrête pour faire de l’essence. C’est un village où vivent que des aborigènes. Il y a un seul commerce qui fait tout et une école. Intéressant de voir ce type de lieu. Simon prend le volant à son tour. Je m’installe derrière, parle avec Timi et je m’aperçois qu’on roule au moins depuis 15 minutes sur de la Gravel Road. Ce n’est pas normal je pense, un petit tronçon pourquoi pas vu qu’il y a des travaux sur cette route mais là je doute. Je regarde Google Maps, sur mon téléphone en hors connexion car pas de réseau et je vois que la high way s’arrete au village où nous avons fait l’essence. Elle ne sert qu’à le deservir!! Il est bien possible d’aller vers Cairns en cette direction effectivement mais en poursuivant sur cette route de terre pourrie sur plus de 500km... Il faudrait plusieurs jours pour en sortir, c’est du suicide !! Surtout après l’aventure que nous avons connu juste avant. J’explique à tout le monde dans la voiture ce que je viens de découvrir, demande à Simon d’arrêter d’avancer et de faire demi tour immédiatement! Il demande, à une voiture qu’on croise, vérification et oui, il s’est bien trompé. La bonne route était plus au Nord. Je suis fou, j’en peu plus de toutes ses boulettes. Je crois qu’une fois le chemin retour effectué, à la sortie, sur l’axe principal, je vais descendre de la voiture et prendre l’avion d’Alice Springs jusqu’à Cairns. Il y a des vols intérieurs low-cost. Ça ne me coûtera pas beaucoup plus cher qu’en voiture, surtout que là c’est un plein d’essence à 180$ que l’on vient de perdre. Je me calme en silence et dors quasiment deux heures sur le chemin retour.

Une fois réveillé j’entame une discussion sérieuse avec Simon. Je lui explique que je suis prêt à quitter l’aventure et lui explique pourquoi. Puis finalement les sentiments prenent le dessus, je ne veux pas abandonner Eva et Timi qui verraient leurs frais de route augmenter ou devraient trouver un autre travel mate. Je me dis aussi que ce road trip est une aventure humaine. Ça serait un échec que cela se termine comme ça. Au bout d’une heure et demi de discussion profonde, on a fait du chemin humainement !

Il nous a fallut finalement trois jours et demi pour arriver à Cairns, à rouler du lever du soleil au coucher. De 6h à 18h en moyenne, avec des pauses essences et lunchs uniquement. Pour s’occuper Eva ouvre le dictionnaire anglais et me fait apprendre plein de vocabulaire, elle a un très bon niveau d’anglais. Elle sort de trois mois d’école en Australie et me donne plein de moyens mémotechniques. Il n’y avait rien à voir sur la route. Juste le Mont Isa où l’on a passé la nuit. La nuit la plus étouffante depuis mon arrivé en Australie d’ailleurs. (Une pensée pour Isa ma voisine de Crozon, qui me lit 😉).

Point de vue - Lookout  
9
9
Publié le 2 décembre 2018

Le Road Trip est à présent terminé, nous sommes arrivés à Cairns après 6000KM parcouru environs.

Notre arrivée à Cairns se fait par l'Ouest. On traverse des montagnes, qui ne ressemblent en rien à celles vu en Australie jusqu'ici. Ça tourne dans tout les sens, c'est ultra verdoyant, on voit des pâturages avec des vaches à perte de vue et des cascades bien chargées en eau. Le ciel quant à lui est rempli de nuages et une espèce de brume reste accrochée sur les sommets. L'humidité se fait bien ressentir.

Waterfall Millaa Millaa  

Aux pieds des montagnes c'est la ville. On commence la visite par le parc botanique. A peine le temps de voir que c'est un parc bien tropical que nous allons découvrir, qu'on se retrouve sous une pluie tout aussi tropicale... Ce n'est pas grave, j'ai envoyé avec moi un super KWAY vintage qui va bien servir!

On visite ensuite le centre de Cairns après avoir trouvé un backpack au bord du front de mer. La encore, comme à Darwin, il n’est pas possible de se baigner à cause des crocodiles et des méduses sauf qu’ici il y a aussi les requins qui se rajoutent à la liste. Il faudra se baigner dans le lagon créé sur le front de mer.


C’est une ville très jeune, bien animée que l’on découvre avec des agences de tourisme dans tout les coins de rues. Ces agences proposent pleins d'activités pour les backpackers, autour de la grande barrière de corail, comme de la plongée en bouteille, du snorkeling (masque tubas), sorties en voiliers pour faire la fête sur les îles et même du saut en parachute. Tout est fait pour que l’on s’y sentent bien et que l’on réserve auprès des vendeurs. Salon cosy, Dj, Alcool, barbecue party...

Les pélicans remplacent les goélands
Cairns- waterfront
Lagoon  
Paradise adventure travel 

C’est notre dernière soirée tout les quatre, puis ce que Timi s’arrete ici et souhaite descendre toute la côte Est jusqu’à Sydney. Dommage elle va bien me manquer! On se fait un restau et finit par quelques tournées. Mes premiers rhums depuis mon arrivée en Australie 😉

Avant de reprendre le travail en ferme dans la campagne de Cairns, je souhaite visiter les alentours. Simon compte en faire autant, Eva vient aussi pour poursuivre ses vacances et Charles, un ami de Simon, tout juste arrivé dans le pays, se joint à nous. Trois ou quatre jours devraient suffir. On va le faire en mode camping, on n’est pas à quelques nuits de plus. On récupère Charles, direction le supermarché et une fois les courses terminées, le 4x4 ne redémarre plus. Obligé d’arrêter à nouveau quelqu’un pour mettre les pinces. J’informe Charles que ce n’est que la cinquième fois... Il en discute avec Simon et le convain de ne pas attendre la révision qu’il a planifié la semaine prochaine. Il faut s’en occuper maintenant avant de prendre la route. La batterie actuelle est testée dans un magasin type « Noroto ». Elle n’a que quatre mois, un peu fatiguée mais pas morte. Bref, Simon en achète une neuve, apprend à la remplacer avec Charles par la même occasion. La voiture redémarre mais peu après la sortie du parking du magasin, il n’y a plus de direction et la voilà qui s’arrete sur la route.

La saga continue...

Assistance, remorquage Saison 2

Nous sommes Samedi, pas de prise en charge par un garage avant Lundi ou Mardi. Le Pajero part donc dans une fourrière en attendant.


Deuxième remorquage  

Notre tant attendu séjour au bord de l’eau, qui s’envole comme ça, pas questions. On rappelle l’assistance et leur explique qu’on est en vacances à Cairns, à plus de 3000km de Darwin notre domicile. Simon obtient donc une voiture de location et les nuits prisent en charges jusqu’à réparation du véhicule pour l’ensemble des passagers. Les plafonds à ne pas dépasser sont très bas. 150$ par nuit pour quatre, c’est tendu mais en cherchant sur des sites, des offres de dernières minutes, ça devrait le faire. Pour le véhicule pas le choix, ça sera une Kia Rio. Il y a plus qu’à revoir toute notre organisation et partir avec seulement un petit sac à dos et laisser toutes nos affaires dans le 4x4.

PORT DOUGLAS

Après avoir perdu la journée, nous arrivons le soir à port Douglas. C’est à une heure environ au nord de Cairns. La réservation que j’ai fait sur Booking est une belle surprise! Encore mieux que sur les photos. Ambiance maisonnettes en bois sous les cocotiers avec une piscine ouverte toute la nuit! Rien de mieux pour se détendre dès notre arrivée. Surtout après cette journée galère. De plus j’arrive à avoir ma nièce Elea en FaceTime pour son anniversaire, malgré le décalage horaire qui est maintenant de neuf heures. J’en profite pour parler avec ma sœur que je n’ai pas eut depuis mon départ de Darwin et j’enchaîne avec une conversation vidéo avec tout mes potes! Ça fait du bien 😀

Réveil avec des mangues tout juste tombées des arbres devant la cabane. Parfait pour le petit déjeuner. Visite de port Douglas le matin. C’est une petite station balnéaire plutôt hupée avec son port abrité. Le plus beau est la grande plage de sable fin où longent des cocotiers avec les montagnes qui plongent dans l’eau, en arrière plan.

Chacun fait le marché à sa façon...

DAINTREE FOREST

La route se poursuit plus au nord dans la forêt tropicale. Eva a réservée sur un site de bon plan australien, une nuit pour ce soir. Nous arrivons à la tombée de la nuit à l’adresse indiquée sur le site. Entrée pas accueillante. C’est ultra sombre, pas de lumière. Un perroquet dans une cage près d’un comptoir nous dit Hello et d’autres mots en anglais qu’on ne comprend pas trop. Une vieille femme pieds nues vient à nous. Très remontée, elle nous dit qu’elle a une réservation pour ce soir pour deux personnes et pas plus. On lui montre notre réservation sur le site mais n’en a rien à faire. Ce n’est pas son problème. Elle peut nous préparer une chambre pour quatre mais c’est une deluxe à 190$. Après négociation, elle nous fait un prix. De toute façon nous n’aurions pas eut le choix, il n’y a rien d’autre ici. Elle comprend après coup que nous sommes des backpackers lors ce qu’elle nous voit avec nos courses. Elle nous explique que nous ne somme pas dans une auberge de jeunesse où nous pouvons se faire à manger mais dans un Bed and Breakfast dans un petit parc animalier. Elle devient alors sympa et nous chauffe nos plats dans sa cuisine. L’ambiance est quand même bien glauque. Dans la salle où l’on mange il y a animaux empaillés, de la poussière et des toiles d’araignées. On s’attend au pire pour la chambre, mais non, elle est super belle et bien propre. C’est une chambre familiale avec douche Italienne, baignoire, un king size et deux lits jumeaux. Du coup Eva prend le lit King size et moi aussi... C’est un peu particulier surtout qu’il y a Simon et Charles dans les petits lits à nos pieds.

Super bien dormi! En ouvrant la porte de notre chambre, on entend les bruits d’animaux et au pied de l’escalier c’est un kangourou qui nous accueille.

Le Breakfast que la dame nous a préparé est extra. Que des bons produits frais. Elle nous propose un super prix pour aller voir ses animaux. J’y vais avec Eva et la voilà qui nous suit. (Encore pieds nus) Elle est trop contente de nous montrer les croco qu’elle a dans le fond du terrain. Ils sont énormes! Elle nous donne aussi des graines pour qu’on puisse approcher son kangourou et ses wallabies. Ce n’est pas très grand mais on a prit notre temps pour découvrir les animaux tous originaires de la région.

Comme quoi l’imprévu ...

Crocodiles Freshwater
Comme un air de ressemblance
Dingo qui ne fait pas plus peur qu’un Chien
Crocodiles saltwater
Crocodiles saltwater
Cassowary
 Cassowary - le volatile préhistorique 

Dans la journée, on enchaîne plusieurs circuits de randonnées. Certains dans la mangrove qui débouchent sur des belles plages sauvages, désertes . (Le même genre de paysage que l’on voit dans Koh lanta) et d’autres dans la forêt tropicale. Ça m’a beaucoup fait penser à la Guyane, sans la richesse de la faune. D’ailleurs j’ai fait une photo comme celle que j’avais fait au pied d’un arbre à racine géante. Pour un petit clin d’œil à ma famille de Guyane.

Attention méduses
Euh attention mante religieuse
Daintree Forest  

CAP TRIBULATION

Le meilleur pour la fin! Encore plus au Nord, se trouve la fameuse plage de cap tribulation. On la decouvre en fin de journée, le soleil est en train de passer derrière les montagnes. C’est très beau mais les couleurs sont sombres. On décide de dormir à côté pour y retourner le lendemain matin.

Nous avons bien fait de revenir! L’eau est bien plus bleue. Ça donne trop envie de nager dedans. C’est ultra frustrant de ne pas pouvoir le faire sur une plage si paradisiaque. Je me contente de me mouiller rapidement au bord, je ne veux pas prendre le risque de ressortir avec un membre en moins.

Cap tribulation  

Ca fait tellement du bien de se retrouver dans un lieu comme celui là, que j‘y resterai bien plusieurs jours. Enfin il faut rentrer à Cairns, une activité bien excitante nous attendant!!!

Arrêt dans les champs de cannes à sucres sur la route du retour. Dommage qu’il n’y avait pas une rhumerie à visiter.

Sugar cane 

RETOUR SUR CAIRNS

En arrivant à Cairns, on va direct au garage spécialisé dans la direction et les systèmes hydroliques. On nous annonce qu’ils n’ont rien trouvés, que c’est certainement un bug électronique suite au changement de la batterie. Le bug ne s’est pas représenté lors des essais, il n’y a donc rien à régler et nous pouvons rouler sans problème. Mon c*l !! Même pas deux kilomètres après le garage le problème c’est représenté, le 4x4 s’est arrêté net à la sortie d’un rond point.

Ah c’est la Saison 3!!!

Simon appelle le garage pour leur expliquer la situation mais il n’en n’ont rien à faire et nous conseille juste d’aller dans un garage de mécanique général.

Apeller l’assistance, répéter plusieurs fois au téléphone les informations en Anglais pour ouvrir un nouveau dossier, attendre la dépanneuse bref c’est la troisième fois, on connaît...

Le dépanneur est le même que la dernière fois, lui aussi nous connaît, il ne s’attendait pas à nous revoir...

Troisième Remorquage  

Le lendemain matin un check up complet est fait au garage. Vidange, filtre, 120 points de contrôles et le pack comprend même une garantie assistance. Il y a les pneus à changer sans tarder, les amortisseurs aussi... Mais toujours rien au sujet de l’arrêt du moteur et du blocage de la direction... Le problème électrique suite au changement de la batterie est aussi une évidence pour eux. La batterie a était déconnectée puis reconnectée. Le problème ne devrait plus se reproduire.

C’est encore à moi de conduire le Pajero, puis ce que Simon doit conduire la voiture de location pour la ramener à l’aéroport et je suis le seul autre assuré sur son 4x4.

J’ai la boule au ventre, peur qu’on s’arrête en plein milieu d’une route et que quelqu’un me rentre dedans. Je roule au ralentit, suis Simon de près. Eva dans la voiture avec moi regarde où on pourrait se deporter si on s’arrête et se prépare à enclencher les warning. Ouf, huit kilomètres plus loin nous voilà arrivés à l’aéroport sans problème. La Kia est rentrée sur le parking de dépose des véhicules, je fais le tour du rond point pour aller en direction des autres parking. Grand silence. Le moteur vient de s’éteindre. Nonnnnnnn!

Je réussi à la redémarrer cette fois, juste de quoi faire quelques mètres pour ne pas gêner les voitures qui arrivent de tout les sens. La police arrive immédiatement et me dit que je ne peux pas me garer là. J’explique mon problème et les rassure que le nécessaire est fait, une dépanneuse va arriver, pour qu’il me laisse tranquille. J’appelle immédiatement Simon qui heureusement n’a pas encore rendu la clé. Tu peux garder encore un peu la voiture de location mon gars, c’est la saison 4! Cette fois l’attente est encore plus longue, puis ce que c’est l’assistance du garage qu’il faut faire marcher. La nuit tombe et voilà notre ami Tim, le remorqueur. Il n’a pas voulu refuser cette intervention, un Pajero vert, il connaît!!

Quatrième remorquage  

À nouveau au garage ce matin. Ce n’est pas une impression de déjà vu... Le responsable du garage nous reçoit, un des mécaniciens fait pleins de tours avec la voiture mais rien. Simon et Charles vont avec lui pour un autre essai, j’attends au garage. Je les vois qu’ils reviennent avec le 4x4!! Je m’énerve, j’espérai qu’ils tombent en panne avec le mecano. Ce n’est pas ma voiture mais les deux dernières fois qu’elle a stoppée c’était moi au volant. Je ne lui laisse pas le choix de venir avec moi faire un dernier essai. Je roule au ralenti, fais pleins de tours de rond point, n’accelere pas, tout comme la veille mais rien. Le responsable du garage finit par nous dire que le moteur doit être mort et que ça coûterait un bras d’essayer de changer pleins de pieces pour régler ce problème sans être certain d’un résultat. Il nous demande de récupérer le véhicule.

Avec Simon on se met d’accord pour dire qu’on a un truc à faire immédiatement, qu’on doit partir et qu’on reviendra la chercher en fin de journée.

En réalité aujourd’hui j’ai prévu d’aller à Mareeba, la campagne de Cairns pour chercher du travail dans les fermes. Je comptais y aller seul et louer une voiture. Vu ce que vient de dire le garagiste à Simon, que la casse serait presque envisageable, il pense rester vers Cairns aussi pour travailler en ferme, jusqu’à règler son problème de voiture. Pour le coup, pas question de prendre le risque d’y aller avec le 4x4, surtout qu’il faut traverser les montagnes pour y aller. Je ne veux plus monter dedans de toute facon. Ça m’a épuisé tout ces épisodes. Il faut que la saga se termine, ou en tout cas plus avec moi.

Le Pajero saison 7  ahaha

Pas besoin de louer une une voiture de location, nous en avons une, gratuite en plus, jusqu’à récupération du Pajero. On s’en fou on va laisser le 4x4 au garage et on verra plus tard ou demain pour le récupérer. Ça serait bête de ne pas en profiter.

MAREEBA

Lors ce qu'on arrive à Mareeba, c'est un réel travail de prospection. On cherche les panneaux des fermes au bord de la route, j'en cherche également sur Google Maps pour les localiser et s'y rendre. Une fois devant, il y a quasiment sur chaques entrées des pancartes NO NEED WORKERS! Le message est clair, mais on y va quand même, il faut tenter. C'est ensuite comme du porte à porte, on demande à voir la personne concernée, on se présente, donne le CV... On enchaine les fermes, café, papayes, ananas, bananes... c'est la fin de la saison apparemment et les équipes sont au complet. Etonnant, il y a un mois à Darwin, les backpackers quittaient la ville pour travailler à Cairns. Peut être que la saison est relativement courte... Certaines fermes nous font rajouter nos noms à des listes d'attentes bien longues. Ils sont sollicités chaque jour par de nombreux voyageurs. Seulement une ferme de litchis et une ferme de mangues nous invitent à repasser dans trois semaines, la saison commence plus tard pour eux.

Quoi faire? La nuit porte conseil...

Recherche de job en fermes 

THE GREAT BARRER REEF

Je ne sais pas encore si la nuit a portée conseil concernant les jobs en fermes, je sais juste qu'aujourd'hui c'est le grand jour. Notre activité tant attendu! Les choix étaient multiples mais l'envie de chacun était la même. On veut faire LA GRANDE BARRIERE DE CORAIL! De même pour les différentes possibilités proposées par les nombreuses compagnies, on souhaite tous la même chose. Pas de gros bateaux de touristes ou une journée sur une plateforme mais le plus petit bateau possible pour que ce soit convivial. Pour le choix du spot sur la grande barrière de corail idem. On nous a expliqué qu'il y a comme des couloirs et plus on s'éloigne vers l'Est, plus le corail est préservé. Ça sera donc sur l'extérieur à Flynn, Little tracey et Point break qu'on va mettre le cap même si c'est le plus cher. On a réservé SNORKELING (masque et tuba) pour le matin et DIVE (plongée bouteille) pour l'après midi.

Un catamaran nous attend au port, on est super bien accueilli par l'équipage avec un breakfast. Deux heures pour y arriver environ, dont une bonne partie consacrée à la sécurité, les gestes pour communiquer sous l'eau et quelques informations sur la grande barrière de corail. Je retiens surtout qu'elle est la plus grande du monde avec ses 2300km de long. Ensuite on enfile les combinaisons, masque, tuba. Un par un on s'assoie sur l'échelle pour mettre les palmes et se mettre à l'eau. Je suis le dernier à passer, je prends mon temps du coup, je mets mes palmes, je regarde autour de moi ce lieu qui est incroyablement bleu. C'est trop beau. Je suis à l'eau. Trop content, trop excité d'être là, j'en reviens pas trop, j'ai le tuba en bouche et le sourire à la fois. Je m'éloigne un peu du bateau pour avancer vers les autres je mets ma tête sous l'eau et là qu'est ce que je vois en dessous... Un requin!! Plus de sourire, je ne fais pas le malin, je flippe même pour ne rien vous cacher. Je reste le regarder quelques secondes et je mets des gros coup de palmes pour rejoindre vite le bateau et me rassoir sur l'échelle. Merde, j'ai ma GO Pro toujours allumée, bon et bien par chance on verra peut être le requin sur le film mais on me verra c'est sur, remonter vite à bord. Je vois un membre de l'équipage qui regarde si tout se passe bien, je lui crie SHARK, mais ça ne l'inquiète pas. Je vois ensuite le groupe qui plonge en bouteille le matin, descendre sous l'eau avec l'instructeur. J'attends cinq minutes. Je me dit que le requin doit être inoffensif sinon ils seraient sortie de l'eau. Je m'y remets, je ne le voit plus mais vois un grand nombre de petits poissons tropicaux de toutes les couleurs. J'ai l'impression d'être devant un aquarium, sauf que la je suis en plein milieu, ils passent à cotés de moi, ultra près comme si je n'étais pas la, sans me toucher. Je n'ai jamais vu ça, je suis comme un gosse.

Snorkeling  

Une fois remonté à bord, on échange nos ressentis, ce que l'on a vu. Eva aussi a vu un requin plus des gros poissons bleus vu qu'elle s'est éloignée encore plus. Quelques temps plus tard c'est à nous de plonger en bouteilles. Le crew nous aident à mettre le matériel. C'est bien lourd. Pour moi, c'est la première fois. C'est mon bapteme de plongée.

Ready mates

On fait des premiers exercices de respiration assis à l'arrière du bateau puis les mêmes une fois dans l'eau. Je suis embêté par de l'eau qui s'infiltre dans mon masque, je ne peux pas descendre comme ça. L'instructeur regarde et voit que l'eau s'infiltre par ma moustache. Il me donne une cire à appliquer dessus, qu'un de ses collègues lui a lancé dans l'eau, ainsi qu'un autre masque qui me plaque plus sous le nez. Je suis ready, ouf, j'ai cru deux minutes que j'aurai pas pu plonger à cause de ça. Je lache la corde, descends doucement, je sens la pression, un mal d'oreilles plus important qu'en avion. Ça disparait vite en bouchant mon nez et en poussant fort comme on nous l'a expliqué ce matin.

Diving - The first

On voit un requin à environ quatre, cinq mètres, il nous calcule pas. On descend jusqu'au fond, environ dix mètres. Mes palmes touchent le sable, le corail est coloré, il y a des petits Némo qui se nourrissent dessus. Je vois plusieurs espèces de poissons et même des très gros pas farouches. Trente minutes plus tard, on remonte à la surface. C'était comme un rêve!!

Ma première plongée bouteille  

Buffet sur le bateau, la plongée ça creuse, mais je ne mange pas trop, on peut retourner à l'eau juste après pour une autre session de snokeling.

Beaucoup plus à l'aise, je passe plus de temps dans l'eau, je vais en exploration à l'encart des autres avec Eva pour essayer de voir autre chose, qui risquerait d'être gêné par les plongeurs mais on a rien vu de plus. C'est qu'une fois remonté à bord, que je vois une tortue à la surface, tout près du bateau. C'est magique. Eva a encore plus de chance, elle est encore dans l'eau, juste à coté. Pas le temps de prendre une photo, que la tortue à déjà replongée.

Les voiles sont hissées, en mode bronzette sur les filets et les banquettes pour rentrer au port. Superbe journée, bien mémorable!

farniente on the sea 

Arrivé à quai je me dis que le meilleur de ce qui est à vivre ici à Cairns, est vécu. Je veux finir sur cette belle note. Je ne veux pas resté attendre trois semaines avant de travailler, pour quoi faire en attendant...

Arriver au backpack, Je prends donc la décision de partir, Je prends un billet d'avion de dernière minute pour descendre demain à Brisbane , au sud de la région.

Je fais mon sac, paye un coup à mes travelmates avec qui je suis depuis un mois pour certains. J'ai informé Timi de mon départ, elle est donc là aussi pour me dire au revoir. Je prends mon premier Uber en Australie, car pas plus cher que la navette de l'aéroport, surtout que je suis bien chargé.

Dans l'avion j'ai la chance d'être coté hublot. L'avion survol une partie de la grande barrière de corail, c'est aussi trop beau vu du ciel et dire qu'hier j'étais là, à faire ma première plongée...

Ça ne donne pas grand chose en photo mais ça immortalise l’instant  
10
10
Publié le 10 décembre 2018

Brisbane vue du ciel ne ressemble à aucunes des villes visités précédemment. Je vois pleins de tours, des quartiers résidentiels à perte de vue avec un fleuve qui traverse la ville.

Brisbane from the sky

Pied au sol c'est un nouveau départ, me voila à nouveau seul, une nouvelle ville à découvrir, du travail à trouver... C'est excitant!

Je dois aussi trouver un endroit où dormir, je suis parti tellement vite de Cairns que je n'ai pas eut le temps de m'en occuper. Je télécharge sur mon portable l'application COUCHSURFING, qu'Eva à testée à Cairns. Le principe pour ceux qui ne connaissent pas, est de dormir chez des personnes qui proposent une chambre gratuitement. Je regarde les différents profils et leurs avis, je vois que rien n'est disponible pour ce soir mais je fais deux ou trois demandes pour les jours suivants. Je vais donc optez pour un backpack ce soir. J'aime bien l'ambiance qui y règne mais seulement pour quelques jours. Je réserve au CITY HQ, le mieux noté de la ville. Ce n'est pas à coté le centre ville, je prends donc un train de l'aéroport pour m'y rendre et finis par dix minutes de marche. Je n'avance pas vite avec mon sac trop lourd sur le dos, vingt kilos et sur le ventre mon sac à dos de sept kilos. (le maximum autorisé pour l'avion).

Arrivé au backpack je découvre une vue de fou sur la ville déjà dans la nuit. Des lumières de partout éclairent les grattes ciels et les ponts qui traversent le fleuve. Il font des burgers maison sur la terrasse, parfait comme arrivée. Il y a même une petite salle de cinéma, j'en profite donc pour regarder un film en anglais, c'est toujours un bon exercice. Une fois dans ma chambre, je découvre que je suis avec des jeunes Allemands de dix huit, dix neuf ans. C'est la fête avec eux, jeu à boire, musique à fond, c'est Samedi soir en même temps. Pas le temps d'échanger beaucoup avec eux, ils se font virer par le gardien et partent directement en boite. Avant de me coucher je vois d'une de mes demandes de couchsurfing a été acceptée. Je ne déballe pas trop mes affaires du coup, demain matin check out à dix heure.

Brisbane City by night 

En me réveillant je vais direct à la piscine, je découvre la vue de jour. Je suis sur les hauteurs de la ville.

Good Morning  

Je laisse mon sac à l'accueil et pars visiter Brisbane. J'ai le temps, je flâne, le fais même le marché du Dimanche et tombe sur un français qui fait des crêpes. Il vend aussi des viennoiseries! je lui achète un pain au chocolat, car il à l'air bien meilleure que ceux que j'ai vu jusqu'ici. A mon accent il remarque que je suis français aussi, et je lui répond que je suis Breton, je pensai que lui aussi mais non. Son pain au chocolat me rappelle trop la superbe boulangerie Honoré, en bas de chez moi à Nantes. Hummm du beurre 😀 Il y a des concerts gratuits dans la ville, un grand parc, des bateaux restaurants, des boutiques de partout. Le luxe Français est là, CHANEL, DIOR, LOUIS VUITTON ... et même LE CRESET. La ville est super propre et arborée, c'est bien agréable. Dans l'après midi, je tombe sur une plage aménagée au bord du fleuve Brisbane River et une piscine publique. Parfait pour piquer une tête vu la chaleur. Ça fait bizarre de se baigner dans un lieu comme celui là en pleine ville. Fin de la journée, j'en ai prit plein les yeux et il est clair que j'adore cette ville.

Il est l'heure que je prenne le bus pour me rendre au couchsurfing, j'arrive dans un beau quartier résidentiel, je trouve la maison et sonne au portillon. Je rencontre Mark, il me fait visiter sa maison et me met à disposition tout un étage avec une grande chambre, salle de bain et un salon, qui donne sur une terrasse et le jardin. J'en reviens pas j'en demandais pas tant.

Oui je suis bien en ville 

Il me dit qu'il part immédiatement courir et me propose si je veux venir. Je n'ai pas couru depuis deux mois, depuis que je suis en Australie, mais vu comment je mange mal, ça ne va pas faire de mal. On part pour un circuit de huit kilomètres dans New Farm, son quartier. Je découvre la ville de l'autre coté du fleuve et on en profite pour se présenter. Mark a la quarantaine, exerce le métier de médecin spécialiste à l'hôpital et dans son cabinet. Je ne le verrais que pour le diner du coup. Premier repas, pâtes fraiches et pavé de saumon trop bien cuisiné. J'explique à Mark que je reviens d'un mois de road trip, que je suis ici pour trouver du travail en ferme rapidement et qu'en attendant je vais visiter la ville.

Le lendemain je me réveille vers midi, j'avais besoin de sommeil. Avoir un lit super confortable, une chambre pour moi tout seul ça fait du bien. C'est ce qu'il me fallait je crois après les nombreuses nuits de campings sauvages et de chambres partagées. Je me lance sans plus attendre dans la recherche de job. J'ai obtenu des numéros de téléphone de personne chargées de recrutement pour les fermes de Gatton, dans la campagne de Brisbane. Je passe plusieurs appels, mais cela ne donne rien. Ceux qui m'ont répondu n'ont pas de besoins. Je cherche aussi sur GUMTREE, (Le Bon Coin Australien), postule en ligne quand c'est demandé. J'appelle une ferme de groseilles et une autre de framboises qui recherchent plus d'une centaine de travailleurs mais personne ne répond de la journée...

Ce soir c'est moi qui cuisine, chacun son tour. Je fais des crêpes, prépare une poêlée de champignons frais et une compote de pommes maison pour la garniture, en plus de ce qu'il faut pour faire des complètes. J'ai trouvé du cidre, pas Breton, Australien, super cher et pas vraiment bon à mon gout. Mark a l'air content du repas en tout cas, ouf !

Je cherche des mots à lui apprendre en Fançais mais pas évident, il comprend quasiment tout ce que je lui dis sauf les expressions que je glisse dans beaucoup de discussions sans m'en rendre compte. Moi qui avait compris dans la description de son profil dans l'appli, qu'il souhaitait recevoir si possible des Français pour apprendre la langue. En fait il parle très bien, il à fait plusieurs voyages en France, c'est surtout pour s'exercer. A mon tour de s'exercer. Il voudrait voir mon niveau d'anglais et me demande de raconter ce que j'ai fait aujourd'hui. Il a tout compris mais il me dit que je me fais bien comprendre mais que je fais pleins de fautes. On discute sur l'expérience du Help X ou du Wwoofing qui consiste a être logé dans une famille et de travailler pour eux en échange. Le principe me permettrait de parler plus qu'à la ferme et d'enrichir mon vocabulaire. C'est d'ailleurs ce que je voulais faire en arrivant en Australie mais j'avais pas trouvé de Wwoofing à Darwin. Les quelques jours qui suivent je me repose, continue de chercher du travail, je rédige les longues étapes de mon road trip sur ce blog carnet de voyage, dans cette maison où je me sens si bien.

Je profite aussi pour appeler les proches en France. Là, je peux parler tard le soir sans que j'embête quelqu'un. Je prends des nouvelles de Romain, il vient de finir à la ferme de citrouilles, il part à son tour en road trip, jusqu'a Melboune, dans le sud du pays. Je prends aussi des nouvelles des personnes que j'ai rencontré à la ferme. Eric le Péruvien est arrivé à Cairns, dommage, je l'ai loupé de peu. Il va faire la saison des mangues. Luca et Paul les Allemands sont à Brisbane, ils travaillent en construction. Ils ne veulent pas continuer les fermes. Simon a trouvé un Help X à Cairns et va attendre la saison des mangues pour y travailler. Puis Alex le Français est en vacances à Brisbane. Il me dit qu'il est dans le backpack où j'ai dormi quand je suis arrivé et me dit qu'il était là. Truc de ouf !! On aurait pu tomber nez à nez. Il est disponible aujourd'hui, on se retrouve donc direct en plein centre pour boire une bière et se raconter ce qu'on a fait depuis Darwin. Son Visa se termine dans trois semaines, je ne sais pas si on se reverra puis ce que je pars demain pour Gatton...

Un des recruteurs que j'ai contacté me demande de me rendre sur place, il peut me faire commencer dès demain si je veux. C'est la seule réponse que j'ai eu. Le soir j'en informe Mark, avec qui je m'entends si bien, ça fait déjà une petite semaine que je suis là. (Merci à toi Mark pour ton hospitalité et cette superbe expérience de Couchsurfing) Je prépare mon sac, laisse chez lui, ce que je n'ai pas besoin d'amener pour la ferme. Je reviendrais après avoir travaillé un mois ou plus tôt si ça ne marche pas là bas.

Au petit matin je monte dans le train, puis le bus pour Gatton.

11
11
Publié le 14 décembre 2018

Le bus me dépose juste devant le Caravan Park. L'endroit est conseillé sur les réseaux par les backpackers qui viennent à Gatton pour travailler en ferme. C'est seulement à une heure de Brisbane en voiture mais en transport il m'en aura fallut quasiment trois. Je n'ai vu que des champs à perte de vue sur la route.

Ca à l'air pas trop mal, palmiers, piscine, mobilhome...

Gatton Caravan Park 

A l'accueil on me demande de payer la semaine en avance, on me donne une liste avec les coordonnées des contractors qui recrutent pour les fermes (la même que je m'étais procuré à Brisbane) et la clé de mon bungalow. Je découvre les lieux, seul. Pas de mobilhome pour moi, il y en a que quelque un vers l'entrée et ils sont réservés pour des groupes. Derrière ce décor, c'est une multitude de caravanes de plusieurs décennies. J'entre dans celle que l’on m'a attribué, C'est un bordel sans nom à l'intérieur, l'odeur est atroce, des boites de conserves moisies. Le lit de la caravane est prit par un chinois qui vit dedans. Là il n'est pas là, il doit être au travail. Je veux bien qu'à l'accueil ils mettent systématiquement deux personnes par caravane, mais là où est ce que je vais dormir? Pas possible sur la petite banquette derrière la table. Je lève un rideau dégueulasse dans la cabane attenante et je vois deux lits jumeaux derrière. Un n'a pas de matelas et l'autre est couvert d'un drap taché de sang avec des vieux slips dessus. Je veux bien m'adapter mais là c'est trop. Je ne veux pas attraper la gale ou je ne sais quoi!

LE CHOQUE! 

Je vais à la réception, elle est déjà fermée, cinq minutes seulement après mon passage! Il est 13h, elle réouvre qu'à 16h... En attendant je vais au supermarché faire mes premières courses et je vois un Mc do. En pleine campagne, je m'y attendais pas. Aller, je m'y arrête pour un peu de réconfort.

Une fois la réception ouverte j'explique que je ne veux pas dormir dans cette caravane et que je ne trouve pas normal de louer ce genre d'endroit. Elle m'explique que le ménage a du être oublié d'être fait et me donne deux clés pour que je choisisse une autre. Elles sont toutes aussi vieilles et rafistolées faut voir comment... En tout cas elles sont propres. Une n'a pas d'eau au robinet mais a de grandes fenêtres qui s'ouvrent et l'autre à de l'eau mais seul une petite fenêtre s'ouvre, les autres sont condamnées par des vis et planche de bois. Je choisie celle avec de l'eau, pour m'éviter des allers retours au bloc sanitaire à chaque fois que j'en aurais besoin.

Je contact le contracteur avec qui j'ai échangé pour lui dire que je suis arrivé à Gatton. Il ne répond pas à mes messages ni à mes appels... Super ça commence bien ici! Je prends la liste de contact qu'on m'a donné ce matin, je les ai déjà tous contacté quand j'étais chez Mark, ah sauf un. Un nom est rajouté au crayon. C'est écrit "APPEY Lettuces Broccoli" avec le numéro de téléphone. Je lui envoi un message. Il me répond immédiatement en me demandant ce que je suis capable de couper. Je lui réponds les deux même si je n'ai jamais fait ni l'un ni l'autre. Je dois augmenter mes chances de trouver du travail, surtout qu’il ne court pas les rues à ce que je vois pour le moment.

Je commence demain à 5h du matin et quelqu'un viendra me chercher à 4h. Me voilà rassuré! Il y a des jours comme celui là, où c'est l'ascenseur émotionnel toute la journée. C'est ce qui forme une partie de l'aventure je crois.

3.55AM, je suis devant le caravan Park dans le noir. Je vois un mini bus, je m'approche et le voila qui s'en va sans moi. Putin, j'espère que c'était pas le miens, sinon je suis grillé! 4h, un autre, plusieurs personnes montent dedans, il ne va pas au brocolis. C'est le défilé jusqu'a 4h30 puis plus de mini bus. J'envoi un autre message à mon contact "Appey". Mon bus ne va pas tarder. Quelques minutes après le voila. Je monte dedans, personne ne parle, il fait encore nuit. 5h me voila dans les champs, le tracteur démarre. Dans la remorque c'est ultra moderne, comparé à la ferme de citrouilles. On me prend mon empreinte digitale, je vois la première bin de brocolis se remplir toute seule et partir automatiquement au fond de la remorque pour laisser place à une nouvelle. Appey n'est pas là, c'est Money, un indien, qui s'occupe de moi et me montre comment couper les brocolis. Il est le superviseur de l'équipe.

Pour la technique, c'est bien précis. Une fois qu’on a repéré un brocolis du bon calibre, Il faut attraper la tête du brocoli avec la main gauche et la laisser dessus pour ne pas l’abimer et par sécurité, couper le pied avec un gros couteau avec la main droite, à trois doigts de distance de la tête. Ensuite il faut le bloquer sur sa cuisse pour lui enlever toutes ses branches en donnant trois coups maximum avec la tranche de la main droite ou l’avant bras pour ne pas perdre de temps à les enlever une par une. Puis on les dépose sur le tapis roulant du tracteur, devant nous. Je n'arrive pas à l'appliquer à chaque coupe la méthode car certaines branches sont super dures.

Cutting Broccoli  


Money me dit que c'est pas mal pour une première fois et me dit à demain. Quoi déja! Je n'ai pas vu la journée passer. En même temps il est que 10h30 et on a fait une pause de 20 minutes. Apparemment il n'y a plus de brocolis de la bonne taille à couper pour aujourd’hui, m'a dit Rafik, le français de l'équipe. Il m’explique aussi que l’heure annoncée pour le pickup le matin est l’heure de départ de la tournée. Même si on ne sait pas qui sera récupéré en premier le matin, je peux arriver 15min plus tard pour attendre moins longtemps dans le noir.

Je trouve pas mal de commencer tôt, ça permet d'avoir l'après midi pour faire des choses. Je m'installe un peu mieux dans ma caravane et profite de la piscine que j’ai pour moi seul. Vers 17h je demande à Appey à quelle heure je commence demain, pas de réponse, je relance à 19h avant d'aller au lit vu que le travail commence tôt. Il me répond repose toi, Lundi il y aura pleins de brocolis. Un jour travaillé, deux jours de repos, je ne trouve pas ça top. Qu'est ce que je vais faire de mon week end ici? En allant aux courses hier j'ai vu que le bourg n'était pas bien grand. Rentrer à Brisbane? Non, pas déjà. Je regarde pour aller à Noosa, la petite ville de surfeurs qui est bien réputée. C'est à 3h en bus au nord de Brisbane. Trop juste! Je vais rester ici du coup, je vais trouver de quoi m'occuper. J'espère juste qu'à partir de lundi, je vais travailler 6 jours sur 7 comme m'a confirmé le contractor, pour que je puisse me faire suffisamment d'argent pour poursuivre mon voyage.

Je découvre les commerces du centre de Gatton qui tiennent dans deux rues principales. Supermarchés, shop chinois et indien (population très fortes ici), plusieurs bazars et pleins de chaînes de fast-food, Mc do, Kfc, Subway, Dominos... Étonnant d’en avoir autant pour une ville de 8000 habitants.

Je marche jusqu’au lac qui est à la sortie de la ville, le lieu est une réserve ornithologique. Je vois des cacatoès, pélicans et pleins d’autres oiseaux. Je reviendrai ici pour courir je pense.

Lake Apex  

La ville fait un peu western et pauvre je trouve. Elle est coupée en deux par une voie ferrée où passe des interminables trains de marchandises. Les rails passent au ras du caravan park et les trains me réveillent les premières nuits d’ailleurs. Beaucoup de maisons sont en bois et construites sur pilotis, certaines très vieilles, mal entretenues et d’autres plus modernes contrastent à coté.

Gatton, un autre temps 

Finalement Il n'y a plus rien dans les champs à Gatton. Du coup le mini bus nous envoi à Cambooya, le deuxième site que possède la ferme. Il me faut compter une heure et demi de transport pour m'y rendre, avec tous les arrêts pour récupérer les gars devant leurs sharehouses (maison de colocation).

In the fields 

Je me suis habitué au Caravan Park, maintenant. La première semaine j'étais seul, les caravanes autour de la mienne étaient inoccupées et la réception n’a mit personne pour partager la mienne. Un Italien m'a expliqué que c'était encore plein il y a deux semaines puis ce qu'il y avait beaucoup de boulot. Heureusement que cette semaine, deux Belges, David et Félix sont arrivés avec un Allemand, Oli, qu'ils ont rencontré en chemin. Le même jour deux Françaises sont arrivées également. Steffi de Lyon et Marion d'un petit village vers Avignon. Ça fait du bien d'avoir des voisins. Immédiatement une complicité s'est créée et on passe d'une terrasse à l'autre pour partager des bières et aussi notre même galère.

Notre galère commune n’est pas le Caravan Park puis ce qu’on s’y est tous fait après quelques jours. C’est le stress quotidien, d’attendre chaque fin de journée que notre contractor respectif nous envoi un sms. Si on reçoit un message c’est qu’il nous a calé quelque part dans le planing du lendemain pour travailler. Si on ne reçoit rien, c’est une journée off.

Une chose est sûr, je ne savais pas ce que c’était de travailler pour un contractor. Une première et dernière je pense. C’est tellement plus agréable de travailler directement pour une ferme.

La première semaine j’ai reçu que quatre messages donc quatre jours de travail. Trop juste et surtout pas intéressant une fois que j’ai payer mes courses, ma caravane, l’electricité, les douches à 1$ les 4 minutes et la machine qu'il faut régler en plus.

Maintenant, je contacte Appey lors ce que je ne reçois pas de message de sa part et négocie à chaque fois pour qu'il me trouve quelque chose. Je sais que je lui casse les pieds mais je sais aussi que la ferme est tellement grande, on peut d’ailleurs la qualifier en agriculture intensive, qu’il y a bien un besoin sur un poste quelconque. Je fais bien de ne rien lâcher puis ce que des jours ou je ne devais pas travaillé, je me suis finalement trouver en renfort dans des équipes.

J’ai réalisé du Planting. Le travail consiste à être assis derrière un tracteur à charger les planteurs automatiques. Il faut mettre les plants de brocolis et salades à toute vitesse dans les trous du tourniquer. Puis ensuite laisser sa place à quelqu’un d’autre pour aller vérifier si les plants sont bien plantés une fois terminé le rang. Je ne savais même pas que ce genre de machine existait. J’ai trouvé le job facile comparé à la coupe de brocolis. J’ai même demandé de rester dans cette équipe, tellement que j’ai trouvé amusant, mais pas possible les places sont prises.

Planting  

J’ai aussi travaillé en renfort au packing des salades dans la remorque du tracteur. Lettuces, iceberg, babycos et gemcose.

Lettuces 

Une journée à l’arrachement des tuyaux d’irrigation enterrés sous les plants. Travail de dure labeur. Les bras en feu à la fin de la journée et le visage plein de terre. Mais une fois de plus une découverte.

Irrigation  

J’ai aussi fait une journée au packing des brocolis, à peser les caisses et y ajouter de la glace. Pour ce job je n’ai pas pu prendre de photo, j’étais dans un entrepôt en mode usine à la chaîne entouré que de chinois. Pas le droit de musique, pas le droit de parler. C’était pas le lieu pour sortir le téléphone... Travail ultra facile mais sous une atmosphère horrible. Le temps ne passait pas.

Comme personne ne travaille le Dimanche, Mes deux collègues Français, de Strasbourg, Rafik et Zoom, m'ont invités à une soirée dans leur sharehouse le Samedi soir. Ils sont en coloc avec une Française, une Chinoise, un Anglais et sa copine suédoise. Leurs maisons est trop cool. Première soirée à Gatton pour moi. Je suis venu accompagné de mes voisines Steffi et Marion qui n'avaient rien de prévu. L'ambiance était sympa, BierPong et après Bush Party. (Soirée électro dans les bois). On a rencontrés d'autres personnes qui vivent au Caravan Park alors qu'on ne les avaient jamais vu puis ce qu'il est assez étendu.

Le lendemain direction Toowoomba, la plus grande ville des environs à 30 minutes de Gatton. Nous avons passé notre temps dans le grand centre commercial à chercher des cadeaux de Noel pour expédier en France. Nous n'avons rien trouvé de typique de l'Australie, surement par ce que nous sommes en pleine campagne et qu'il n'y a pas de touristes pour acheter des souvenirs Australiens. En revanche les décorations de Noël sont belles et très présentes. Encore une fois à l’Americaine. Pour ma part, je ne ressent pas la magie de Noël comme en France. Il fait chaud, l’été commence ici, c’est les grandes vacances scolaires et voir des bonhommes de neige, des rênes et des pingouins en père Noël me paraît incohérent.

Noël ??? 

Maintenant trois semaines que je suis ici, les jours se suivent et se ressemblent malgré tout.

Mes collègues Rafik et Zoom m'annonce que la Française qui vie avec eux, s'en va demain et me propose de prendre sa place. J'hésite car j'ai la flemme de déménager pour une semaine, puis je finis par accepter avec l'argument de Rafik "Même une semaine, ça te fera toujours une semaine de confort après le Caravan Park". Je m'installe donc dans la share house, cette vieille maison tout en bois blanchit , bien rénovée avec ses deux cuisines, deux salles de bains, chacun son espace terrasse au quatre coins de la maison. Ma chambre donne sur les montagnes, j'ai le Wifi en plus et cela me coute 40$ de moins que le Caravan Park c'est fou. Je connais déjà tout les housemates (colocataires) en plus, au top, dommage qu’il n’y avait pas de place disponible dès mon arrivée à Gatton.

Sharehouse  

La meilleure semaine!

À la maison on cuisine tous ensemble, cours avec Kyoth la chinoise pour réaliser des dumplings. Frites de betteraves, butternuts et patates douces avec Tea la suedoise, Zoom et sa passion des fondants au chocolat... Une dernière soirée pour dire au revoir à toutes ces superbes personnes que j’ai rencontré et qui m’on supporté car j’ai jamais autant détesté un job et qu’à la fois je voulais faire pleins d’heures... Bref je pense que j’ai du être bien chiant par moment. (Sorry)

See you les friends  
See you les Ducks 

Après un dur mois à la campagne, place aux vacances. Il est maintenant temps pour moi d’aller visiter la côte de Brisbane et les environs que je me presse de découvrir.

12
12
Publié le 23 décembre 2018

Une heure seulement de train de Brisbane, me voilà arrivé à Gold Coast. Il y a des grattes ciel de partout.

Je prends un bus pour me rendre jusqu'au quartier de Surfers Paradise. Les rues et les bars sont pleins de monde.

Je dois retrouver Eva avec qui j'ai fait le road trip d'un mois. Cependant elle est bloquée à Sydney ce soir, en raison de perturbation météo. Je regarde donc pour un backpack pour cette nuit. Je réserve celui qui a le Breakfast inclus pour m'éviter d'aller aux courses. De plus il est bien placé, à cinq minutes de la plage. Le seul truc qui me gène en arrivant c'est les dortoirs de quatorze personnes, je n'ai jamais vu autant de monde dans une chambre. Mais bon c’est que pour une nuit je pense. Je chercherai quelque chose de mieux avec Eva demain. La soirée passe vite puis ce que je la passe au téléphone avec mon amie Christouf. C'est son anniversaire et je ne l'ai pas eut depuis mon arrivée en OZ.

La nuit n'était pas mauvaise, grâce aux boules Quies surement. Eva a un vol à 11heure et sera là vers 12h. Je pars visiter la ville toute la matinée. Les rues que j'emprunte sont plus calme qu'hier soir. Pas de musique à fond dans les bars, la plupart des gens sont dans les boutiques pour les cadeaux de Noel. J'y croise même le père Noel en short en bain dans la rue .

Ici il fait chaud!!  

Je vais jusqu'a la plage de Surfers Paradise. Il y a beaucoup de vent, peu de gens se baigne, les vagues sont très fortes. La plage n'est pas une petite plage de surfeurs en pleine nature comme son nom pourrait laisser imaginer. La plage est gigantesque avec des grattes ciels luxueux sur le front de mer et les rues de derrière. Par contre les fameux postes de secours rouges et jaunes sont là avec les sauveteurs qui portent les mêmes couleurs.

Surfers Paradise  

J'avance ensuite jusqu'à main Beach, en longeant la mer. Le quartier est encore plus luxueux avec des complexes qui donnent directement sur la plage. Les grands hôtels de luxe sont installés dans des tours qui dominent la ville. La vue de là haut doit être incroyable. Derrière il y a la rivière et des canaux où sont construites des villas sur des languettes de terres. Les jardins des villas sont au ras de l'eau et la plupart on des pontons privés avec un magnifique bateaux amarré. Je comprends mieux pourquoi certains surnomment Gold Coast, le Miami Australien!

Le Miami Australien  
Gold Coast  

Eva m'appelle, elle est arrivée à l'aéroport. Elle me propose de la rejoindre dans l'après midi à Palm Beach, un autre quartier plus au sud, à une adresse bien précise.

Plus de tours , uniquement de belles villas. Justement me voila devant l'adresse indiquée. Je fais les retrouvailles d'Eva, après un mois, dans une magnifique villa. Le salon est spacieux, il donne sur une terrasse, posée directement sur la plage. Les chambres ont toutes un lit king size. Salle de bain avec baignoire et douche hydro massantes... Le ponpon est la vue sur l'océan Pacifique à travers des baies vitrées qui font toute la chambre. Apparement je peux poser mon sac, c'est ici que je dors ce soir. C'est fou, j'en demandais pas tant. Cela change du dortoir de quatorze personnes de la nuit dernière. Eva m'annonce que la nuit est à mille et quelques dollars mais que nous ne payerons rien, puis ce que c'est un ami à elle qui lui a mit cette villa à disposition pour sa dernière nuit en Australie.

Une nuit à Palm Beach  

Je profite pour aller me baigner, la plage ne peut pas être plus près. Je n'y reste pas longtemps car les vagues sont d'une puissance encore plus importante que ce matin.

Au petit matin, je me réveille avec le même bruit avec lequel je me suis endormi, les vagues du Pacifique. Petit déjeuner en terrasse, puis ce qu'il ne fait pas froid malgré le vent qui souffle fort et il est déjà le temps de partir.

Je dis au revoir à Eva à l'aéroport... Nous reverrons nous un jour?

13

Je viens de faire environs 100km en bus. Me voila encore plus au Sud dans l'Etat du New South Wales. Le point le plus à l’Est du Pays.

Ici c'est Byron Bay, le fameux village très populaire pour le surf en Australie. Je traverses les petites rues, passe devant des boutiques de surf, des restos très colorés. Je vois qu’ici c’est très basé sur le bien être, la santé et le respect de l’environnement. Produits locaux, bio, vegan, yoga...

Bref, Il ne faut pas que je reste flâner, la petite Timi m'attend à la plage principale. On s'y est donné rendez vous. Ça fait plaisir de revoir une autre personne avec qui j'ai fait cet incroyable road trip. Pas le temps de se rappeler nos aventures, juste le temps de parler de nos plans pour la suite, qu'il est déjà l'heure qu'elle parte. Elle est en road trip dans un convoi de plusieurs van. Le départ s'est fait de Cairns et le groupe descend toute la côte Est. Ils prévoient d’arriver à Sydney pour les fêtes, en s'arrêtant dans les plus beaux spots. Ce principe me plaisait bien, cependant il nécessite d'avoir beaucoup d'argent de coté, puis ce que le trip dur quasiment deux mois. Pour ma part il fallait que je m'arrête pour travailler.

 Byron Bay ça décoiffe  

Je vais ensuite au backpack que j'ai réservé. Je n'ai jamais été aussi bien accueilli. Le soir il y a une sortie organisée. Sunday Sesh. Pas mieux pour rencontrer du monde dès mon arrivé. On est une petite dizaine à monter dans une navette qui nous y amène. Le lieu est une micro brasserie artisanale, avec une scène pour les concerts. Ce soir c’est un jeune groupe de rock qui met l'ambiance.

Byron Bay Brewery 

Le lendemain matin, je retourne à la plage pour prendre l'air et faire des photos. C'est bien calme et agréable. C'est étrange, j'en oublierai que je suis en Australie. L'atmosphère est similaire à celui de la presqu'ile de Crozon durant l'été. Sur la plage je me croirais à Goulien, la plage non loin de chez moi.

J'y retourne l'après midi pour m'y baigner. Là c'est différents, les sauveteurs sont présents, plus de monde sur la plage, ils y a des gars qui jouent du didgeridoo, l'instrument Australien et de la guitare.

Ce soir le backpack organise "The walk lighthouse", cela tombe bien, j’avais pas forcément envie de faire seul les trois kilomètres de marche pour me rendre au phare. Le temps passe vite sur le chemin. La fille du staf a une enceinte et nous met tout les grands classiques de rock. Ça chante même. On est un bon groupe, il y a même deux françaises mais je ne reste pas avec elles. Je profite de ce genre de moment pour parler avec d’autres voyageurs étrangers pour améliorer le plus possible mon anglais.

La Bretagne refait surface. Nous sommes en haut de la falaise, sur le chemin côtier qui nous permet d’accéder au phare. Le paysage a des airs de Belle Île en Mer. Je prends des vidéos sous les rafales de vent pour les envoyer à mon cousin Alexis, originaire de cette île. Il me confirme la ressemblance. C’est bon je ne suis pas fou, ce n’est pas des symptômes de manque de la Bretagne. Pour le moment ce n’est pas les paysages qui me manque puis ce que j’en découvre de magnifiques en Australie chaque jour; c’est plutôt les bons plats.

Un air de Bretagne  

Après notre virée au phare, il y a une soirée reggae d’organisée près de la plage. Le genre de soirée qui pourrait être cool. Mais je n’y vais pas en raison du temps finalement. Il y a de la pluie et du vent de prévu pour cette nuit et pour les jours à venir. Je n’ai malheureusement pas le temps d’attendre que passe la tempête. Même si il fait chaud, je ne veux pas finir mes deux dernières journées enfermé à cause de la pluie . J’ai passé un super séjour ici, j’ai juste eut le temps de tout visiter. Je prends donc la décision de partir. Tant pis pour le cours de surf par contre.

Bye-bye Byron Bay... Gros coup de cœur, qui sais, peut-être je reviendrai...

14
14
Publié le 25 décembre 2018

Je monte dans le bus à Byron Bay pour remonter à Brisbane puis prends une correspondance pour la ville de Noosa, célèbre aussi pour le surf. Je n’ai pas pris le temps d’y aller lors ce que je suis arrivé à Brisbane le mois dernier. A Gatton, au Caravan Park, mes potes voulaient y aller aussi, mais nous n’avons jamais eut assez de temps pour s’y rendre. D’ailleurs on va se louper de peu puis ce qu’ils ont loué un appartement pour venir y passer Noël.

Je passe quasiment toute la journée dans le bus. Tout paraît proche sur la carte sauf qu’il y a quand même plus de 300km et le bus fait des arrêts dans toutes les stations balnéaires. On m’a informé que tout coûte cher à Noosa, j’ai donc fait plusieurs demande pour du Couchsurfing. Une seule personne m’a répondu positivement. Il peut me recevoir qu’à partir de demain, vu que j’arrive plus tôt que prévu. Je vais donc dans le backpack le moins cher, qui se trouve plus excentré de la ville. Il se situe tout de même à quelques pas d’une plage, la sunshine beach. L’ambiance est cosy avec des hamac suspendus partout et des planches de surfs attendent les voyageurs.

Je vais ensuite voir la plage avant que la nuit tombe. Seul quelques personnes font leur marche du soir, devant l’océan bien agité.

Sunshine Beach 

Arrivé au bout de la plage, j’escalade la falaise qui fait une avancée sur l’eau. Une fois en haut, je domine toute la plage avec le soleil qui se couche timidement derrière les nuages. Les vagues claquent sur la roche en dessous. J’adore ce spectacle!

Un instant seul face à l'océan 

Aujourd’hui, Nichola, mon Couchsurfing viens me chercher vers midi. Pour cette seconde expérience, je vais cette fois chez quelqu’un qui ne comprend absolument pas le Français et qui un véritable Australien. Je veux dire par là, qu’il n’est pas étranger comme la plupart des personnes avec qui je passe la majeure partie de mon temps, qui ont du apprendre l’anglais aussi. De plus les Australiens ont un accent bien difficile à comprendre. Je monte dans la voiture de Nichola. Il me présente à sa fille Mea, qui va sur ses six ans. Elle ne lui ressemble pas du tout. Il me dit rapidement que sa maman est japonaise. On échange plutôt facilement finalement. Je comprends pratiquement tout. Je lui explique que je suis arrivé mardi, enfin hier soir, et que je compte partir vendredi ou samedi. Que je suis là pour visiter Noosa, cette ville populaire pour le surf et prendre le temps de faire un cours.

Il s’arrête pour me montrer la rivière qui se jette dans la mer. Puis il se gare un peu plus loin pour faire des courses, acheter des cadeaux de Noel, aller à la poste, chercher des pièces pour son bateau... Bref je suis trimballé un peu partout. Il prend la route, on va à la maison cette fois. Quinze minutes plus tard nous voila enfin arrivé.


La maison est en pleine campagne, retirée de la ville et de la plage. Je lui demande si il y a des bus pour que je puisse aller visiter, il me répond qu'il y a peut être un bus scolaire. Je vérifie immédiatement sur mon téléphone et vois qu'il y en a pas puis ce que c'est les vacances scolaires. Je lui demande quand est ce qu'il va en ville... Il me dit qu'en en vient et donc qu'il ira pas avant demain. Me voila donc bloqué ici où je ne peux rien faire. Je lui dit que j'ai vu sur l'application qu'il habitait en ville mais il me répond que c'était avant, qu'il a déménager il y a pas longtemps...

Il passe toute l'aprem à changer les amortisseurs de sa remorque de bateau, je l'assiste, je me dis que c'est toujours interessant d'apprendre quelque chose d'un domaine que je ne me serai pas intéressé seul. Une fois la remorque réparée, Nichola me propose d'aller passer la journée sur l'eau pour pécher. C'est une de ses passion et il voudrait la partager. Cela tombe bien, j'adore aller en bateau aussi. Je ne peux pas refuser!

Le lendemain petit déjeuner sur la terrasse, il y a des Kangourous sauvages qui se balade dans le jardin. Finalement je me dis que c'est sympa aussi d'avoir atterri en pleine nature à la sortie de Noosa.

De la visite dans le jardin 

Peu de temps après on accroche le bateau à la voiture et nous voilà rapidement au bord de la rivière. La petite Mea descend du bateau une foi que nous sommes arrivés au bord de la mangrove. Elle ramasse des petits crabes bleus pour qu'ils nous servent d'appât en plus des crevettes que Nichola à apporté. Je n'ai jamais essayé ce type d'appâts. Il pêche en eau peu profonde et remonte rapidement quelques petits poissons qu'on remet à l'eau. On aperçoit une raie qui rase le sable tellement que l'eau est claire. On finit par remonter chacun un gros poisson pour le diner. Cap ensuite sur l'estuaire que j'ai vu hier. Il y a de belles villas les pieds dans l'eau avec chacune leurs pontons privés, comme j'avais vu à Gold Coast. Il y a plein de monde sur l'eau, bateaux, jet ski, kite surf...

Noosa river 

Je vois aussi les 4X4 sur le sable qui longe la cote. Ils vont en direction de Fraser Island m'explique Nichola. Ce fameux ilot très visité par les touristes qui viennent voir l'eau turquoise et les grands bancs de sable. Sur le retour on jette l'ancre dans le bras de la rivière pour pêcher au Net, le filet qui se pose sur l'épaule et qu'il faut ensuite lancer dès que l'on aperçoit des poissons. C'est assez physique puis ce qu'il faut marcher dans l'eau qui arrive jusqu'aux genoux en même temps.

J'ai passé une trop bonne journée! Les meilleures sont celles qu'on n'a pas planifié je crois.

Demain Nichola me propose de rester à la maison, il souhaite y rester pour travailler. Il fabrique des clarinettes et autres instruments en bambou. Je lui rappelle que je n'ai toujours pas visité la ville et que j'irai bien y passer la journée.

Finalement Nichola me dépose qu'en fin de matinée alors que la veille il m'a dit de me lever tôt et qu'il me déposerai à 8h30 du matin. Je suis resté attendre qu'il fasse trente six trucs encore. Heureusement que Mea, cette adorable petite, ultra intelligente pour son âge, est là. Elle me joue de la guitare à sa façon en chantant des chansons quelle improvise je pense. Elle est incroyablement forte! Elle a perdu sa maman il y a peu de temps. Elle m'a dit qu'elle n'allait pas à l'école pour le moment, qu'elle restait tout le temps avec son papa qui lui apprend pleins de choses.

Mea  

On se dit au revoir devant la plage principale où Nicola m'a déposé. Expérience un peu atypique comme couchsurfing vu que je n'ai pas pu gérer mon temps, mais je resterai en contact pour prendre des nouvelles de Mea qui m'a beaucoup touché.

Je n'ai pas le temps de faire le sentier côtier qui rejoint les deux plages opposées. Je me contente de me baigner à Main Beach. La plage est surpeuplée, même dans l'eau. Ce n'est pas du tout ce que j'aime.

Noosa Main beach 

Je prends le temps de m'éloigner pour rejoindre l'autre coté de la plage où sont tout les surfeurs. Là j'adore!

Des planches de surf de partout 

Je vais ensuite dans les rues de Noosa. Je découvre que tout est neuf, très Bourge, beaucoup trop et sans aucun cachet je trouve. Pas de coup de coeur pour Noosa, certainement pour ces points là. J'ai préféré largement Byron Bay!!!

15

Je ne vous avez peut-être pas dit, mais il est l’heure pour moi de quitter l’Australie pour le moment. Direction la Nouvelle Calédonie pour rejoindre mes amis pour les fêtes de fin d’années.

NOUMEA

Deux heures après avoir décollé de Brisbane, je pose le pied en nouvelle Calédonie. L’ile est seulement à 1200km de L’Australie contre 17000km de la France!!

Je rejoins mes amis de Nantes, Solenn et Omar. On se retrouve à l’aéroport en se sautant dans les bras. Cela fait maintenant quatre mois que l’on ne s’est pas vu! J’imagine pas comment seront les retrouvailles avec ceux que je n’aurai pas vu depuis un an, à mon retour en France.

En sortant de l’aéroport, Il fait déjà nuit. Je découvrirai le paysage demain. On prend la route pour Dumbéa, en périphérie de Nouméa, pour aller chez Alix, Aurélia et Jeremy, les soeurs et beau frère d’Omar.

Au réveil, je fais la rencontre de la petite Ella, qui a maintenant deux ans. Elle était encore dans le ventre d’Aurélia la dernière fois que je l’ai vu à Rennes avant qu’ils quittent tout pour s’installer ici.

Aujourd’hui c’est le réveillon de Noël, Solenn m’envoie au marché de Nouméa, pour que l’on achete ce qu’il faut pour le repas de ce soir. Elle connait bien la ville puis ce qu’elle était venu y vivre une année après ses études. C’est le dépaysement total pour moi, ambiance des iles, des couleurs de partout...

Marché de Nouméa- Francs Pacifiques

Tout le monde parle français, plus besoin de réfléchir, de chercher mes mots. Sur les routes, ça roule à droite, les enseignes sont françaises. Bref j’ai l’impression d’être rentré en France.

On prépare tous ensemble une belle table et le diner de ce soir. Cette année, c’est une première, je ne suis pas avec ma famille. Mais j’ai de la chance, la famille d’Omar est géniale, c’est une véritable famille d’adoption. C’est là qu’on voit que les amis sont une deuxième famille.

Un Noël au soleil  

Après Noël, on me fait découvrir le Kava, une boisson à base de racine, consommée principalement par les Kanaks dans des bars à l’allure clandestins, portant le même nom que le breuvage. Celui-ci est servi dans une noix de coco et se bois d’une traite dans une ambiance calme et obscure. Après deux ou trois, on se sent ultra apaisé et au ralentit. Pour ma part je trouve que cette mixture est difficilement buvable car elle a le goût et la couleur de la terre. Celle ci est interdite en métropole en raison des substances anxiolytiques présentes dedans. Je comprends pourquoi.

Le Kava, la potion magique Mélanésienne 

Les jours qui suivent je les passent à Nouméa, la capitale de l’ile, chez Tiphaine et son copain Thomas. Tiphaine est du Finistère aussi, elle est l’amie d’enfance de Solenn. Elle vie sur Nouméa depuis maintenant sept ans.

Tiphaine me fait visiter les quatre coins de la ville, les baies, les plages et les magnifiques points de vues.

200 000 personnes vivent à Nouméa, soit la plupart des habitants de l’île.

Nouméa  

Thomas, quand à lui est passionné par le Trail. Il m'envoi avec lui à un entrainement dans les montagnes, à la sortie de la ville. Je découvre un tout autre décor et aussi ce qu’est vraiment le milieu du trail. Pour ma part un parcours de 16km dans les chemins accidentés me suffit. Thomas lui en fait bien plus puis ce qu’un trail de 160km l’attend prochainement en Nouvelle Zélande.

Autre décor  

Plus tard dans la semaine, je prends le temps de faire le musée pour découvrir la culture Kanak et l'histoire de la Calédonie, que je ne connais pas du tout. Pour le coup je suis complètement dépaysé et émerveillé par cette culture. J’apprends qu’il y a des liens et des traditions communes avec les autres iles du pacifique, Vanuatu, Fidji, Wallis et Futuna, La Polynésie... et l’Australie. Des objets sont exposés ainsi qu'une case traditionnelle avec les explications de fabrication. Ça laisserait croire que cela fait partie de l’histoire lointaine mais pas du tout. Certaines coutumes sont encore pratiquées dans les différentes tribus de la Calédonie.

Un peu de culture  

Changement d'année,

Pour le Nouvel An on a réservé la soirée sur un ilot en face de Nouméa. L'ile aux canards. On nous y amène en Zodiac. Allées de flambeaux, totems et Farés décorent le lieu. On mange le repas les pieds dans le sable, feu d'artifice pour le passage en 2019 et musique mixées en mode zook. Un nouvel an inoubliable.

Bonne Année 2019!! 

ILE DES PINS

A peine le temps de récupérer de la soirée du réveillon, qu'on embarque dans un petit avion pour visiter l'ile des pins, l'ile situé à la pointe sud de la Calédonie.

Nouvelle retrouvaille. Léna la colloc avec qui je vivais depuis deux ans à Nantes vient de nous rejoindre (Avec le sac à dos rose) . J'ai tellement attendu ce moment, depuis le temps que c'était prévu!!

La team de Nantes se retrouve 
Barrière de corails vu de l’avion 

Arrivé sur l'ile des pins, on s'installe dans une tribu. Il y a une case dans leur terrain mais nous somme trop nombreux pour la louer. On monte notre propre campement. Nous somme les pieds dans l'eau. L'eau qui est encore plus turquoise qu'à Nouméa. Il n'y a pas grand chose sur l'ile à part des hectares de pins et quelques montagnes. On crapahute le Pic N ga pour voir le soleil se coucher dans le lagon.

Escapade au Pic Nga  

Le retour se fait donc de nuit à la lampe torche. Bien mémorable avec les pierres et les grosses racines sur le chemin.

La richesse de l'ile se trouve sous l'eau, Pas besoin de plonger en bouteille pour le voir. Le masque et le tuba suffisent. Ils y a des poissons de toutes les couleurs, les coraux sont vifs et très variés. Par endroit il y a peu de profondeur et l'eau est transparente.

Le chef de la tribu, propose une excursion avec son bateau juste en face, sur l'ilot Brosse. Du bateau on rencontre une raie et une tortue grosse tête dans la baie. Une fois sur l'ilot, je me rend compte qu'il est désert. Une petite brousse au milieu et des plages de sable blanc autour. Du bord on voit une dizaine de requins. Le Kanak qui nous accompagne nous explique que c'est des requins pointes noires, qu'ils ne sont pas intéressé par l'homme. Avec Jerem et Omar on va donc dans l'eau pour les voir de plus près. Quand je plonge ma GoPro dans l'eau pour filmer les requins qui ne sont non loin de moi, prennent la fuite. Je restais sur mes gardes mais finalement ils sont plus craintifs que nous.

Pour le repas du midi c'est langouste grillée au feu de bois. Fraichement pêché la veille. C'est la cerise sur le gâteau dans ce lieu paradisiaque.

Dernier jour sur l'ile des pins, c'est le 4 Janvier, mon anniversaire et celui de Solenn également.

On passe la journée dans une piscine naturelle. Le lieu est atypique, on y accède en marchant dans la rivière. De l'autre coté il y a des vagues qui explosent sur les roches qui délimite le lieu du lagon. L'eau est chaude et pleins de petits poissons y habitent.

J’y vois les fameux bénitiers et les poissons perroquets, reconnaissables à leurs bouches en forme de bec.

En fin de journée on reprend l'avion pour rentrer sur Nouméa fêter nos anniversaires.

Le soir on se retrouve tous sous un faré au bord de la baie de l'Anse Vata avant d'aller dans le bar le plus populaire de l'ile perché sur pilotis au dessus de l'eau. On poursuit dans les deux boîtes, avec une vue tout aussi imprenable.

27 ans...  

Entre Noel, le Nouvel An et mon anniversaire j'aurai tout fêter sous le soleil pour la première fois!! Ça change des fêtes avec doudoune et écharpe...


LE TOUR DE LA GRANDE TERRE

Nous voilà tous réuni au complet. La famille d’Omar, Cynthia une amie à eux et Tiphaine qui a obtenue de congés pour passer du temps avec nous.

C’est reparti pour faire du camping et cette fois pour une semaine. Le temps de faire le tour de la grande terre, l’île principale de la calédonie. Nous sommes dix et bien chargé avec tout le matériel et les glacières pleines de nourriture. Apparemment, nous n’aurons pas grand chose comme commerces sur les terres kanak qui nous attendent. Nous faisons donc un convoi de trois voitures.

Départ de Nouméa pour commercer par la côte Ouest.

BOURAIL - POE

Notre premier stop pour deux jours. On monte le campement au bord de l’eau, puis plage, Randonnée à roche Persée qui nous fait passé du côté rivière à la plage dans se long tunnel dans la roche, puis une fois crapahuté au dessus, la baie des tortues se dévoile. Elle porte sont nom en raison des tortues qui viennent y pondre leurs œufs durant la nuit.

Pour le deuxième jour, excursion en bateau à fond de verre dans la baie de Poé, pour avoir un cours sur la vie du lagon avec un focus sur les coraux. Le gars s’exprime comme si il nous citait des fables de la Fontaine, difficile d’écouter et de ne pas éclater de rire. Personne n’a craqué, étonnant. Peut-être par ce qu’il se passe pleins de choses sous l’eau qui attirent sana cesse notre attention. On a la chance de voir une tortue verte, venue se nourrir dans les herbiers. On se jete ensuite à l’eau pour une session de PMT, abréviations de palmes, masque tubas. Aucun requin pointe le bout de son nez. Cependant pas de quoi s’ennuyer avec les gros poissons qui se laisse approcher.

Direction la pointe nord de l’île à quasiment quatre heures de route.

POINGAM

Une nouvelle fois le camps est à monter pour deux jours. Le lieu est mieux équipé puis ce que l’on dispose de tables en bois et de farés. J’en profite pour suspendre mon nouveau lit dessous.

Réveil à trois du matin, pour grimper dans le noir, le Col d’Arama, pour admirer le levé du soleil. La vue qui se révèle doucement devant nos yeux, valait le coup de tomber du lit et faire un réveil sportif.

Rien de mieux le lendemain qu’un bain d’argile entre la mangrove et les marrés salants pour se détendre. Un bain dans le lagon qui se trouve seulement à quelques minutes pour se rincer. Une jeune française venue s’installer ici pour essayer la vie en autarcie, nous donne de le l’eau parfumée au Niaoli avant de repartir.

Le Niaoli, une flore local crée de l’emploi en calédonie puis ce qu’elle est transformée dans une distillerie pour y sortir des produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Route ensuite pour descendre sur la côte Est. C’est un nouveau paysage plus vert, plus tropical avec les bambous, cocotiers et les fougères arborescentes présents le long de la route du bord de mer.

POUEBO

On fait un stop à la cascade de TAO, haute d’une centaine de mètre. Une fois de plus il faut crapahuter. Tout se mérite en Calédonie je crois. Arrivé juste sous la chute, c’est une balneo qui s’offre à nous. Il y a tellement de pression qu’il est difficile de rester longtemps dessous.

Sur le bord de la route, pour continuer de descendre vers le Sud, les boîtes aux lettres m’interpelle , les tribus ne manque pas d’originalité...

HIENGHENE

Dernier campement à Hienghen sur le terrain d’un club de plongée pour que ce qui n’ont jamais plongé en bouteille puisse faire leur baptême.

Pour nous autre, on fait les touristes pour voir la roche en forme de poule pondeuse.

Le lendemain je pars en sortie kayak avec Léna le long de la mangrove pour voir les roches de l’inderalique. Elles sont vraiment mystiques

Dernière soirée autour d’un feu de camps avant de retrouver la civilisation à Nouméa.

Le retour se fait par une route à horaire de Canala à Thio. On découvre un paysage étrange, dut a l’exploitation du nickel. C’est choquant. J’en parlerai un peu plus tard.

Nous avons parcouru plus de 1000 kilometres en une semaine, pour faire le parcourt que je viens de décrire.

Pour avoir le droit de dire qu’on a fait tout le tour de la grande terre, Tiphaine nous envoie une journée dans le sud pour fermer la boucle.

PARC DE LA RIVIERE BLEUE

On ne dit pas non à une nouvelle activité quand on aime le sport. Ce matin on fait 24km en VTT pour faire le park naturel de la rivière bleue en passant par un étrange paysage appelé la Forêt noyée.

On y voit un kaori, l’arbre a plus de 1000ans et mesure environ 40metres. Dans les sous bois, on aperçoit dans les un Cagou, l’oiseau local qui ne vol pas. Bien qu’assez rapide sur ses deux pattes pour que je ne puisse pas le prendre en photo...

Puis après midi aquatique près du lac de Yaté, dans un spot nommé le trou bleu.

Sur la boucle que nous faisons aujourd’hui dans le sud, Tiphaine m’avait prévenu que j’aurai vu la plus grosse usine de nickel de Calédonie. Effectivement je ne peux pas la louper. Je prends des photos dans un premier temps et me renseigner plus à ce sujet. L’activité existe depuis plus de cent ans, déjà à l’époque de la colonisation. Elle est la première production de l’île, tout produits confondus. Jusque là rien d’étonnant puis ce que je me suis vite aperçut que très peu de chose sont produites sur le caillou. Cependant la nouvelle calédonie est placée cinquième producteur mondial de nickel. Le paysage est métamorphosé avec cette activité, par endroit il est semblable à la planète Mars, commentent certains habitants...

Une fois passé cette usine, on poursuit la route touristique le long de la mer, pour remonter à Nouméa.

De retour à Nouméa, je suis allé retrouver Pauline Mélénec, une fille de la presqu’île de Crozon. On ne s’est pas vu depuis le centre aéré quand nous étions petits, c’est à dire depuis environ 17 ans. Le monde est petit, elle vivait à Sydney et on se trouve sur cette île, où on a chacun décidé de passer nos vacances.

Des grands enfants... 

L’heure des aux revoirs

Après quasiment un mois de vacances en Nouvelle caledonie sous le signe de l’amitié, d’avantures sportives et de farniente, il est maintenant le temps de partir chacun de sont côté et de continuer leur train de vie ici pour d’autres. Places aux revoirs que personnes n’apprécie. Tiphaine à l’excellente idée de le faire autour de notre plaisir commun. Une bonne crêperie.

Fin d’une aventure et début d’une nouvelle...

Je ne rentre pas d’aussi tôt en Australie. Et non, je m’en vais découvrir une partie de l’Asie avec Léna globe trotteuse dans l’ame Également.

Puis ce que les vols de la Calédonie vers l’asie, passent tous par le Japon, on décide d’y rester une petite semaine, pour visiter la région d’Osaka.

16
16
Publié le 31 janvier 2019

Difficile nuit dans l’avion d’aircalin, peu de place pour les jambes, peu de films, bref cela confirme ce que je pensai, les prix des billets pour rentrer ou sortir de la nouvelle caledonie ne sont pas du tout justifiés.

7h de vol plus tard, nous voila à Osaka!!

OSAKA

On retire nos premiers Yen à l’aéroport. Le distributeur ressemble à une machine de jeux vidéo avec des grosses touches en plastique et pleins de couleurs. 124 Y est égale à 1€, La monnaie à a peut près la même valeur que les francs pacifique qu’on à utilisé en Nouvelle Calédonie.


On prend le train qui va au centre d’Osaka, rien de compliqué, il est super bien indiqué, puis seulement quelques mètres à faire pour aller de la sortie de la gare jusqu’au backpack.

Le backpack est minuscule, la façade ressemble à un lego. A l’intérieur tout est petit également. La chambre privée que l’on à réservée est au fond d’un couloir tout blanc avec que des petites portes en métal. Léna trouve qu’on dirait une prison, moi je pense plutôt à des chambres froides. Ça caille! Il fait que dix degrés dehors et certainement pas beaucoup plus à l’intérieur.

Nous venons de perdre vingt degrés par rapport à la Nouvelle Calédonie. Dur. Pour se qui est du décalage horaire, ll y à que deux heures de moins qu'à Nouméa, donc huit heures avec Paris.

Une fois posé nos sacs de douze kilos seulement, (oui gros tri de fait chez Tiphaine, qui me postera mes affaires une fois que je serai de retour en Australie) on part explorer le quartier.

Il y a une grand parc Japonais que l’on traverse, un zoo que l’on ne souhaite par visiter, on préfère faire le musée. Le musée est un musée d’art, qui n’a rien à voir avec les nôtres. Les murs sont surchargés, tout est mélangé, on ne trouve pas de sens ni de logique et aucune affichettes est en anglais. Un tableau nous aura interpellé plus que les autres en tout cas. C’est celui de deux bigoudènes. Les bretons sont vraiment partout…

Musée de l’art - Osaka  

Ensuite on visite le temple du quartier, nommé Tennoji. Il est entouré de tombes et les gens prient devant face à une vitrine de statuettes. Quelques rues plus loin, on passe devant un autre lieu de prière qui nous parait étrange. A nouveau des vitrines avec cette fois des petits bols de riz à l’intérieur. Les japonais y font des offrandes et peuvent suspendre des plaques de bois avec des animaux dessus.


Petit break dans un café traditionnel. Tout est petit à l’intérieur là aussi. C’est un vieux monsieur qui prépare le café dans une machine d’un autre temps. La café passe par des boules de verres et par des tubes, cela ressemble à de la chimie. On voit des locaux commander des petits déjeuner, on fait de même, c’est un café un oeuf dur et une tranche de pain grillé, parfait pour une petite pause.

Les yens 

On part explorer les alentours, sans savoir trop ou l’on va. On arrive devant une voute écrit : SINSEKAI, derrière il y des restaurants de partout, au façades colorées de décors géants au 3 dimensions, dragons, bouddhas, poissons… chaque plat que propose le restaurant est modélisé. L’apparence c’est trompeuse on dirait des vrais. On se croirait à disneysland.

Le soir, on se rend en plein centre dans le populaire quartier de DOTONPORI, au innombrables enseignes toutes éclairées dans la nuit. La plupart des commerces sont des restaurants, de simple produits frient au grand restaurants. On veut manger dans le restaurant de sushis le mieux noté sur tripadvisor, on abandonne vite, il y a une énorme file d’attente dans la rue. Il n’y a pas un seul touriste ou seulement des touristes asiatiques. C’est le cas partout ou l’on va, nous sommes les seuls blancs. Finalement avec Léna on choisi un restaurant de sushis traditionnels. C’est une ambiance intimiste derrière les rideaux, ou le chef prépare les pièces devant nous. L’art de manger est très protocolaire. La serveuse nous remet une procèdure à suivre. On à l’impression de passer un examen en mangeant et les locaux nous regardent.

Premier repas au Japon 

Une chose nous dégoute en sortant la rue, il y a des aquariums devant beaucoup de restaurants. Les poissons sont à l’agonie, ils ne peuvent pas nager tellement qu’ils sont confinés.

Il fait trop froid seulement six degrés, on laisse tomber notre envie de boire un verre, Léna fait que râler, on rentre directement nous réfugier sous la couette.


KOBE

Deuxième jour au Japon, directement Kobe, à seulement 40 minutes de trains. On y va principalement pour manger le fameux boeuf, catégorisé un des meilleurs au monde.

La ville est plus petite. On commence par se rendre au ropway, un téléphérique. De la cabine on observe toute la ville. Nous voila arrivé au somment du mont MAYA. De la haut la géographie est clair. Tout est construit sur des avancés sur l’eau, même l’aéroport qui se trouve finalement sur une île artificielle.

Il nous faut deux heures pour redescendre à pied à travers le Herb Garden, un jardin de plante aromatique. Une boutique vend les produits à base de plantes, thés, miels, cosmétiques…

Une fois en bas on flane un peu à Motomahi, shopping street. La rue est interminable, elle contient plus de 300 boutiques et elle fait parti des plus vielles rues de la ville.

Surtout ce genre d’etal nous intéresse  

Ce soir la mission est de trouver où l’on va manger. Les prix du boeuf de Kobé varient entre 30 à 180 euros en fonction de la qualité de la viande et des chefs qui le cuisinent. On opte pour un qui le propose à plusieurs prix, pratique en fonction du budget de chacun. Là encore c’est ultra protocolaire. On doit laisser nos vestes au serveur, nos sacs sur un support derrière nos chaises. Une serveuse nous présente les différentes pièces de viandes, d’ou elles proviennent sur la bête. Une maquette nous est présenté avec les différentes tailles, enfin les différents grammage.

Un chef vient ensuite devant nous préparer le boeuf est les légumes sur une plancha. La viande est ultra persillée et une fois coupée en morceau, cuit mituculesement la viande devient entièrement rouge. Riz, soupe, salade travaillée morceaux d’ails grillés et vin rouge de Kobé pour accompagner la viande. Le chef nous demande de gouter la viande sans accompagnement devant lui, puis avec l’ail et ensuite avec une sauce spécial. Avec Léna mon acolyte , on ne peut s’empêcher de rire, avec les baguettes s’est pas évident. Un serveur nous vient en aide et nous montre la technique. J’arrive, Léna aussi, mais finalement elle opte pour la fourchette. La viande est excellente pas besoin de la couper, vraiment trop bon :)

Avant de sortir du restaurant, le serveur nous donne nos vestes et je vois qu’il à plié à la perfection la couverture polaire que j’ai pris dans l’avion. Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire. Je n’avais pas fait attention qu’il l’avait prit avec ma veste. Je m’en sers d’écharpe tellement que j’ai du mal de me faire a cette température.

Balade digestive sur le port, c’est surtout un gros port de commerce mais il y une partie aménagée avec une grande roue, un aquarium, et non loin la tour rouge de Kobé.

Port de Kobé 

On passe la nuit dans un hôtel capsule, les lits sont comme des cabines en bois. J’avais peur de me sentir étouffer mais pas du tout. Peut être parce que la capsule n’a pas de porte, c’est un simple rideau. A l’intérieur il y des cintres, une petite tablette et des prises USB.


KYOTO

Ce matin, on monte dans le train pour Kyoto. La ville est énorme. On se rend directement au nord ouest de la ville à ARASHIYAMA, un vieux village au pied des montagnes. Le lieu est hyper touristique et une fois de plus pas d’Européens. Les rues sont pleines de monde, il est difficile d’avancer au rythme que l’on voudrait. On y voit la Bamboo Forest, on la traverse à travers une allée. C’est très beau et cela apporte une parenthèse de zenitude.

 BAMBOO FOREST

Le village est constitué de grandes maisons traditionnelles en bois, implantées d’une part et d’autre d’une grande rivière.

L’autre site que l’on veut visiter se trouve à l’opposé de la ville.

Nous devons prendre le bus pour y arriver. Une vrai galère, que des signes sur les panneaux, rien n’est traduit, de même pour acheter les tickets.

Une fois arrivé dans le quartier où se situe le monument, ce n’est pas compliqué, il n’y a qu’à suivre la foule. Là ce n’est pas étonnant, le Fushimi Inari est impressionnant. C’est un ensemble de portes japonaises rouges et noirs, comme une arche, mais cela à répétition sur des centaines de mètres. Formant comme dans des tunnels jusqu’au sommet de la montagne. Sur le parcours il y a plusieurs lieux pour s’arrêter prier.

C’est vraiment très atypique. Il n’y a pas d’autre lieu comme celui ci nous à confirmé une Japonaise qui nous est venu en aide dans les transports. Plein de personnes se prennent en photo en habille traditionnel. J’en profite pour poser à coté des Geisha.

La nuit tombe, on se dépêche d’aller au centre ville de Kyoto, que l’on a pas encore vu. Arrivé en plein milieu du centre, on marche, on marche, mais on ne voit rien d’interessant. Grand Hôtels, grands centre commerciaux… Les bâtiments, les avenues sont démesurés comparé aux autres villes visitées précédemment. On est épuisé de marcher...

On rentre à notre Guest house qui pour le coup est toute petite. A l’intérieur minuscules pièces, petits meubles… Comme dirait Léna, c’est le monde d’Hello Kity.

On sait qu’il y a plein de temples à visiter à Kyoto, mais il y en à tellement partout et beaucoup se ressemble à nos yeux. En réalité ils doivent tous avoir quelques chose de différents, c’est surtout que ce n’est pas notre culture et qu’on s’en lasse. Nous avons besoin de s’éloigner de la foule à présent. J’ai trouvé une petite ville à moins d’une heure de train, qui devrait nous permettre d’avoir plus de tranquillité.


NARA


L’immense gare de Kyoto est derrière nous, nous voila à Nara. Directement en sortant de la gare, on voit que c’est une petite ville à taille humaine. La maison où l’on loge est à quelques pas seulement. Pas besoin de transport, tout peut se faire à pied d’après le plan.


On se rend dans les rue commerçantes où les petites boutiques vendent des articles traditionnels et locaux. Sabres, bols, baguettes, kimono,statuettes…

Et pâtisseries en tout genre!!

Une nous interpelle particulièrement, il y à la queue pour manger la seule pâtisserie de la boutique. Les pâtissiers produisent la pâte aux yeux de tout le monde avec une certaine technique. Ils sont à deux à la pétrir la pâte de couleur verdâtre avec un maillet à tour de rôle dans un rythme de plus en plus rapide. Un troisième y passe les mains pour y apporter de l’eau sans se faire écraser les doigts. On se demande comment… La pâte est ensuite mise dans une machine qui crée la pâtisserie en forme de boule.

Forcément on en achète une pour gouter. C’est collant au touché, élastique en bouche et dégueulasse en gout. Impossible de terminer. Une fois que l’on trouve une connexion Wifi on se renseigne sur ce que c’est. Le nom est Mochi , le préparation est à base de riz avec des haricots rouges écrasés à l’intérieur. Il en existe à plusieurs goûts . Aucun de nous deux est capable de déterminer le goût de ce Mochi.

On goûte ensuite la glace verte que l’on voit un peu partout depuis notre arrivé au Japon. C’est une glace au thé vert, ce n’est pas mauvais.

Au bout de la rue principale, nous voila arrivé au parc de Nara. Un temple en bois d’une grande hauteur y siège. Dommage, il est fermé au public. Nous sommes ici pour voir les cerfs qui rende la ville de Nara célèbre. Un premier pointe son nez, puis deux, cinq et des dizaines. Ils se baladent partout, sortent du parc, traversent la route, au feu vert! C’est marrant! Selfie oblige! Une caresse et pas plus, ils n’aiment pas ça et le font comprendre rapidement en donnant un petit coup de tête.

Nous voila bien reposé, détendu grâce à cette étape nature avant de rentrer à Osaka.


RETOUR À OSAKA


Retour à la case départ. On à notre avion pour quitter le Japon demain. On souhaite faire les quelques trucs que l’on à pas fait en début de semaine.

Cette fois on à réservé une nuit en plein centre dans l’animé quartier de Dotombori, afin de se déplacer uniquement à pied.

On se rend au quartier du jeux vidéo. D’immenses complexes avec des machines pour jouer, semblable à des casinos , sont présents à chaque coins de rues. En poussant la porte c’est une ambiance ultra bruyante de sons électroniques et de lumières d’écrans. On y reste pas, c’était juste pour faire les curieux.

Dans le quartier on trouve aussi des boutiques qui vendent des figurines de dessins animés. Tout est sous vitrines, on retrouve les Pokemons, Super Mario, Dragon Ball Z, des personnes de Marvel et les autres inconnus à nos yeux. Les prix de ces figurines sont exorbitants.

Il y a le même type de boutiques pour les cartes à jouer manga sauf qu’une salle est dédiée aux joueurs qui s’affrontent en silence.

Ce qui nous fait bien rire c’est un magasin qui propose des perruques de couleur bleue, rose, pour ressembler aux personnages de manga et un bar d’un concept étrange, où il faut payer un forfait à l’heure, à la journée ou à la semaine pour rester consommer un verre servi par des serveuses déguisées en poupées. Malheureusement je n’ai pas eut le droit de les prendre en photo.

Ce qu’on préfère ce sont les grands panneaux lumineux avec des personnages sur les façades des bâtiments.

C’est quand même un monde à part, une passion pour beaucoup de Japonais. C’est tout un univers. D’ailleurs non loin de là, il y a un parc universal studio implanté sur le port d’Osaka que nous n’avons pas eu le temps de faire.


On se contente de monter dans l’attraction de Dotombori, qui est un genre de grande roue parmi tout les écrans publicitaires. Le time square d’Osaka. De là haut nous sommes au dessus des immeubles et l’on aperçoit les montagnes. On se rend compte de la grandeur de la ville où vivent plus de 2,5 millions d’habitants.

Notre petite semaine au Japon touche à sa fin. On a finit notre parcours dans la région du Kansai. Cette destination pas prévu dans notre plan de voyage à la base.

Malgré le nombre de personnes, on s’y sent bien. Il y à peu de bruit. Les Japonais sont silencieux, ils sont souvent tout seul à vrais dire. Il y a peu de personne en groupe. Ce qui nous interpelle c’est qu’il y a pas de signe de pauvreté et que toutes les rues, parcs, transports sont hyper propres.


On retiendra de ce pays un système ultra protocolaire avec des citoyens très respectueux, tellement respectueux qu’aucun nous aura regardé dans les yeux lors de nos échanges.

Malgré ces avantages, nous pensons tout les deux que la vie au Japon est tellement différente de la nôtre qu’on ne pourrait pas y vivre ou tout simplement y rester plus longtemps en vacances.


Notre prochaine étape, tout de même à 6h de vol, se trouve au Sud Est du continent Asiatique.

Direction le Vietnam!

17

HANOÏ - LA CAPITALE

Hanoi. On arrive à l'aéroport après 6h de vol en provenance d’Osaka au Japon. On manque de perdre nos bagages, ils leurs ont changé de tapis roulant... Une bonne heure de stress. Un chauffeur nous attend en plus. Ouf, il est toujours là, avec une petite pancarte LESCOP. On monte dans une très belle berline, ce qui ne fait pas tout. Il faut avoir le coeur bien accroché. Pas de code de la route ici apparement, pas de clignotants, ça utilise les Klaxons à la place, le chauffeur double un coup à gauche, un coup un droite. Des scooters roulent en sens inverse, ce qui nous fait réfléchir à deux fois, si au Vietnam ils roulent bien à droite. On a cru qu'on allait mourir trois fois...


Vietnam nous voilà 


Une petite vietnamienne nous attend, (enfin toutes les vietnamiennes sont petites à priori), dans un joli home stay, situé dans un quartier militaire. Les rues sont calmes et l'entrée du quartier est surveillée par un garde.

On ne tarde pas à aller visiter la citadelle qui se trouve à deux pas. Elle est rénovée en partie et transformée en musée de l'histoire du Vietnam. L'histoire est principalement marquée par la guerre. Celle d'Indochine premièrement, guerre de colonisation de 1946 à 1954, après une présence française de plus de 100ans. Suivie de la guerre du Vietnam de 1963 à 1975. Nous réalisons en voyant ces dates que le Vietnam était en guerre, sous les bombardements, il y a seulement 40ans.

La citadelle d'Hanoi 

Nous sommes pas loin non plus du vieux Hanoi, le quartier historique, appelé les 36 Corporations, pour les commerces installés dans les 36 rues, spécialisées par métiers.

Le quartier bouillonne de monde et principalement de scooters. On arrive à peine à marcher, nos nerfs sont pas loins de lâcher entre les innombrables bruits de Klaxon et les odeurs répugnantes.

Le vieux Hanoi  

Notre endroit favoris à Hanoi, est le chemin de fer, qui traverse le vieux quartier. Il frôle les habitations de chaque cotés des voies. C'est un vrai lieu de vie, les habitants prennent le café assis sur les rails, certains vendent des fruits et des boissons. Les trains sont rares à passer et de nombreux touristes, nous y compris, immortalisent le lieu en se prenant en photo.


les rails du vieux Hanoi 


On retire nos premiers billets. Ici c'est le Dong, 1€ est égal à 26500 Dong. Nous voila donc millionaire pour la première fois de notre vie! Restons les pieds sur terre, on commande notre premier repas local, un Pho Bo. C'est un bouillon avec des nouilles de riz et du boeuf. La spécialité du Vietnam apparemment. Il y en a partout dans les restaurants et aussi vendu dans des petits chariots ambulants dans les rues. Le plat ne coute qu'environ 2€ et la bière moins de 1€.


ÎLE CAT BA - SUR LA BAIE D’HA LONG

On vient d'enchaîner 5h de bus, pour aller de Hanoi à l'ile de Cat BA. Un bus décoré d'une façon très spéciale avec de la dentelle et des rubans. Le bus a embarqué dans un bac pour une courte traversée.

Direction l’Île d’e Cat Ba

Lena a réservé une nuit dans un chambre, elle aussi très spéciale. C'est une hutte en feuilles de bananiers, perchée sur le toit d'un hôtel. En ouvrant les rideaux, c'est toute une vue imprenable qui s'offre à nous. Un village flottant de pêcheurs est juste sous notre fenêtre et plus loin s'étant le port, remplit d'hôtels et de restaurants. Il y a des constructions en cours au ras de la falaise et des travaux d'agrandissement de la marina.

Ile de Cat Ba 

MONKEY ISLAND

Au petit matin on embarque dans un vieux bateau en bois pour y passer la journée sur la baie d'HA LONG.

On fait un premier arrêt sur Monkey Island. Des singes nous accueillent sur la plage dès notre arrivé. Nous suivons ensuite notre guide pour escalader jusqu'au point culminant de l'ilot. La vue à 360 degrés nous coupe le souffle. C'est un avant gout de se que nous réserve la baie d'Ha Long dans quelques minutes, avec des roches calcaires éparpillées dans l'eau.

BAIE D’HA LONG

Le bateau avance entre les immenses roches, appelés pain de sucre. Nous voila en plein milieu de la baie d'Ha Long. De la végétation est présente sur les roches. Les couleurs sont des nuances de gris. L'ambiance est irréelle. Avec Léna on partage la sensation d'être comme dans une fiction. Des roches apparaissent et disparaissent entre l'horizon et des zones brumeuses.

La fameuse baie d’Ha Long  

Le deuxième arrêt est pour faire du kayak. Pour qui, pourquoi, on se sait pas, l'envie n'est pas là. On est pas là pour souffrir. On y va quand même, mais plus doucement on ne peut pas. Quelques coups de pagaies par ci par là, pour traverser une grotte puis on se laisse glisser sur la baie.

Sur le retour, on passe tout proche d'un village flottant où sont même présents des commerces et des animaux.

Nous sommes heureux, on en a prit plein la vue, sur cette baie classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La baie fait également partie des 7 merveilles naturelles du monde. Pas étonnant! Cette journée sera, je pense, gravée à jamais dans nos mémoires.

Village flottant 

TAM COC- LA BAIE D’HA LONG TERRESTRE

Pour arriver au petit village de Tam Coc, on vient d'enchaîné 30min de bus pour traverser l’île de Cat Ba , 30min de ferry puis 2h de bus. Au volant, un chauffeur de pas plus de 20ans, qui a dû avoir son permis dans une boîte de céréales. De plus il a passé la plupart du temps au téléphone...

En s’installant dans le homestay qu’on a réservé pour cette nuit, on comprend qu’on ne pourra pas se reposer ici. De notre chambre on entend des bruits de travaux. Un gros immeuble en béton se monte juste derrière. Pas question de se plaindre. On vient de passer devant le chantier, les ouvriers dorment carrément entre les murs fraîchement coulés, dans des hamacs pour certain et sur des planches de bois pour d’autres... Plus précaire il n’y pas!

On a vu ça sur la plupart des chantiers au Vietnam. Les ouvriers bossent à toutes heures.


Le village est calme autrement, on saute sur l'occasion pour louer notre premier scooter. On longe la seul est unique rue, très commerçante, puis on traverse de nombreuses rizières. On s'arrête pour observer les femmes couvertes d'un chapeau conique, en pleine plantation de riz. Elles sont dans l'eau boueuse jusqu'aux genoux et se baissent sans cesse.

Nous finissons par arriver à un immense parc qui abrite une ile aux oiseaux. Pour s'y rendre, c'est original, il faut traverser plusieurs grottes sous les collines. Le plafond des grottes est tellement bas que l'on a pas le choix d'avancer complètement courbé. Dans ce site nous passons devant un Ressort Eco Lodge. Espérons que ce soit dans se sens là que le Vietnam va se développer.


Village de Tam Coc  

On termine par le meilleur de Tam Coc, une promenade en barque sur la Baie d'Ha Long terrestre. Nous sommes loin de Ha Long, mais le lieu porte ce nom en raison de la ressemblance du paysage. Le film King Kong a d'ailleurs été tourné ici. La production avait loué les lieux pour tourner durant un mois.

Si on veux pagayer cette fois, ce n'est pas possible. Nous avons pas le choix de payer pour aller sur l'eau et de monter en barque avec une rameuse. C'est tout le business de la ville. Les femmes attendent chacune leur tour les visiteurs pour les balader sur un parcours de plus de 6km.

Notre rameuse nous fait de la peine, elle a au moins 70 ans. En plus difficile de communiquer avec elle, elle ne parle pas du tout anglais. A un certain moment sur la rivière, on l'entend nous dire "Madame beaucoup kilo" on se retourner surpris! Elle montre du doigt une touriste en surpoids que l'on vient de voir passer dans une autre barque. En voyant la grand mère rire de se qu'elle vient de dire, on ne peut s'empêcher de rire avec elle.

Sur les traces de King Kong  

HUÉ - EN PLEIN CENTRE DU PAYS

Le train prit hier soir à Ninh Binh, la plus grande ville près de Tam Coc, vient d’arriver en gare de Hué. Nous voilà en plein centre du Vietnam.

J’ai dormi toute la nuit. Par contre Léna n’a presque pas fermé l’œil dans ce train couchette qui n’a fait que remuer sur les rails.

Une expérience avant tout  

Il fait un peu plus chaud que dans le Nord sauf qu’il pleut. Un couple de touriste Européen vient nous demander où l’on loge pour voir si il est possible de partager un taxi. Parfaite coïncidence, nous sommes dans le même hôtel.

Un des mieux noté de la ville à bon rapport qualité prix. 7€ la chambre pour deux avec le petit déjeuner inclus. On a jamais eut aussi bas.

On se rend compte rapidement que cette région est bien pauvre.

D’ailleurs c’est ici que l’on a trouvé une courte mission humanitaire. On s’y rend à pied sans plus attendre. C’est un orphelinat tenue par des bonnes sœurs en partenariat avec une association française «Poussière de vie ». Les autres associations que l’on a vu demande une grosse donation ou un engagement de plusieurs mois.

Nous sommes reçu par une orpheline devenue encadrante. Elle nous fait visiter les lieux. Cantine, salle de spectacle, salle de devoirs avec de petits bureaux en bois...


Elle nous présente ensuite sœur Chantal la responsable. Nous sommes surpris par son âge, elle a plus de 80ans. Elle parle en français avec nous et nous demande d’apprendre des chansons françaises aux enfants en ce dimanche.

Une petite de 5ans est avec elle. L’encadrante nous dit que c’est la plus timide de l’orphelinat. Puis on nous laisse seul un moment avec elle.

Voilà ensuite tout les enfants qui arrivent à notre rencontre. Ils sont nombreux, environs 70. Principalement des filles. Il y a seulement 3 garçons. Un handicapé et des jumeaux de 2ans seulement. Tous sont en pyjamas, après tout c’est dimanche...

On nous invite à s’installer dans la grande salle de spectacle. Avec Léna on est un peu pris au dépourvu, seul face à autant d’enfants. Surtout qu’on a rien préparé puis ce qu’on ne savait pas exactement ce que sœur Chantal nous demanderait.

Finalement on improvise très vite. On leur fait chanter les comptines françaises les plus connues. Les enfants se débrouillent très bien. Certains connaissaient Meunier tu dors avec les gestes. Certainement avec d’autres Français ou bien avec sœur Chantal.

J’en ai des frissons de voir tout ces petits et de se dire qu’ils n’ont pas la même chance que nous, d’avoir tout simplement des parents qui les aiment.

On reste concentré et à fond dans notre mission. Par contre certains se dissipent et engraine d’autres. Léna, à l’idée de passer à des jeux en parlant et en chantant en Français. Ouf, bonne idée l’ancienne mono de centre aérée. Tous participent!

On passe une superbe journée tous ensemble. On demande à sœur Chantal ce qu’on peut faire de plus ou leur apporter. Elle nous dit qu’elle a des besoins en pyjamas et en robes pour les 7-12 ans.

Nous nous dépêchons donc d’aller au marché avant qu’il ferme. Une fois devant les étales, c’est pas simple de trouver ce qu’on l’on veut. C’est le bordel. Bref on y passe un temps fou.

On arrête un taxi à la sortie du marché pour nous amener à l’orphelinat puis ce qu’il fait nuit noire et qu’il est tard.

Je remets les vêtements aux sœurs qui sont toutes à table en train de dîner. Elles sont super contentes et me remercie à plusieurs reprises pour ce qu’on a apporté aux enfants aujourd’hui. Pourtant si peu... Dommage qu’il y a école demain on serait bien revenu.

Cette journée restera gravée pour nous deux et nous donne envie de redonner de notre temps pour les enfants. Tellement attachants.

De retour dans notre chambre, on voit que les jours à venir se gâtent au niveau météo.

Dans le centre il y a que des rizières et des plages à voir, sauf que sous la pluie, ça n’est pas terrible. On regarde comment modifier le plan qu’on a prévu. Léna voit qu’on peut se rendre sur l’île Phu Quoc, tout au Sud du Vietnam. En réservant un vol de dernière minute, pour demain, on peut s'en sortit pour environs 50€ et qu’ensuite on pourra prendre le bateau et le bus pour remonter voir le Delta du Mékong.


PHU QUOC - L’ILE SURNOMMÉE LA PERLE DU VIETNAM

En seulement 2h de vol, nous voilà sur l’ile de Phu Quoc. Dans le golf de Thailand, à la frontière du Cambodge.

Le soleil brille!! Jusqu’à maintenant il n’avait pas pointé le bout de son nez. Nous avons vu qu’un Vietnam gris et brumeux.

Sur le plan qu’on s’est procuré, on voit que l'ile n’est pas si petite, elle est toute en longueur surtout. On loue donc un scooter pour deux jours pour se déplacer vu qu'il n'est pas possible de faire quoi que ce soit à pied. On avait bien lu dans le guide du routard que le scooter est le moyen de locomotion privilégié à Phu Quoc, il n'y pas beaucoup de voiture.

Pour le premier trajet on ne va pas loin. Seulement 4km pour aller à la plage conseillé par l'hôtel, mais assez pour se rendre compte que les gens roulent n'importe comment. Ça double à droite et à gauche, pas de clignotant mais des coups de claxon. Certain roule même à contre sens!

Un échantillon de se qu’on a pu voir! 


La plage de Bai Ont Lang est très belle, sauvage. Dommage, loin d'être reposante en revanche, des jeunes animent toute la plage en fessant du Karaoké, branché sur une grosse enceinte, la passion des Vietnamiens. À l’hôtel on a le droit au karaoke aussi qui provient d’une habitation voisine. Difficile de s’en séparer.



Pour une fois, ce soir, on n'est pas fatigués! On sort donc pour se faire un restau le long de long Beach. Un restau français, on à besoin de faire une pause avec la cuisine vietnamienne. Oh oui des escalopes à la crème avec des champignons et des frites maisons, accompagné d'un verre de vin rouge!

Les rues sont plus animées que celles qu'on à vu jusqu'ici. On s'ambiance, on s'achète une bouteille de vin pour refaire le monde sur la plage et on finit en boite. On découvre que les vietnamiens n'ont pas la même façon de s'amusait que nous. Ils ne boivent pas et ne dansent pas. Ils restent sur les banquettes avec leurs portables pour certains et d'autre a avaler du gaz contenu dans des ballons de baudruche...

Aujourd'hui, dernière journée où nous avons le scooter. Direction BAI SAO, la plage qualifiée la plus belle de PHU QUOC, située sur la côte Est à la pointe sud de l'ile. Il nous faut pas loin de 1h pour parcourir les 25km pour y arriver.

Une fois devant la plage, un agent nous donne un ticket pour que l'on puisse garer le scooter et nous explique qu'il faut payer. On comprend vite qu'un établissement, bar - restaurant exploite la plage. Il faut payer également pour se mettre sur un bain de soleil, pas le choix, il n'y a personne installé directement sur le sable. Tant pis on va payer, la plage est magnifique, incomparable à celles que l'on a vu jusqu'ici. On se dit qu'on paye aussi la tranquillité. Ils n'y à pas de Vietnamiens à faire du karaoké au moins.

Une balançoire en bois est installée sur la plage, avec Lena on va pour s'y assoir et faire des photos. Surprise, là encore il faut payer, c'est écrit sur l'assise 200 000 dông, là il n'en est pas question!

Après plus de deux heures à se baigner, contempler la plage et la végétation luxuriante qui l'entour, on ramasse nos affaires. On marche un peu plus loin, là où il n'y a plus de transats. On aperçoit pleins de déchets que les vagues ramènent sur le sable. C'est dégueulasse! Il y a de tout, des emballages de soupes chinoises, des morceaux de plastiques broyés et même des seringues...

C'est triste de voir ce que la nature nous donne et ce qu’il en est fait...

Choquant non?? 



On se rend ensuite au Sud Ouest de l’île. On avait vu dans l'avion, une pub pour un bar à la vue panoramique. La route pour y aller est bien différente des autres. Elle est toute neuve et il y a quasiment personne qui y roule.

Nous sommes arrivé! On ne se croirait plus au Vietnam. Le front de mer est luxueusement aménagée. Un club à ciel ouvert y trône avec une piscine à débordement. Ce n'est pas celui là auquel on veut se rendre. Celui qui a la vue panoramique se trouve sur le toit d'un immeuble. Pas compliqué pour le trouver. Il y a rien d'autre, tout est en construction autour. Les panneaux de chantiers présentent les photos des futurs constructions. C'est toute une ville de luxe qui s'apprête à sortir de terre, semblable à Dubai.

Phu Quoc le futur ... 

C'est toute une mission pour arriver au bar de l'hôtel, on à traversé un magnifique parc avec piscines, plusieurs couloirs bref nous voilà arrivé au 19ème étage. On tombe direct sous le charme! Le bar a une forme de pieuvre noire et derrière s’étend une terrasse avec une vue de fou sur la mer. Le soleil est en train de se coucher. On prend un verre, on reprend l'ascenseur pour partir, puis on s'arrête au 4ème étage, à la réception. Un coup de folie nous prend, on réserve une chambre pour demain!! Départ repoussé d'un jour du coup.


Sur le chemin pour rentrer on ne rigole pas. On était sensé rentrer avant qu'il fasse nuit vu que de jour les routes sont déjà hyper dangereuses. C'est très mal éclairé et pas du tout sur certains tronçons. Je conduis à 30km pour éviter les nids de poules et les dos d'ânes pas signalés. lI n'y a aucun marquages au sol bien entendu dèja il n'y a quasiment pas de panneaux...

A un moment sur la route, on aperçoit du monde arrêté au loin. C'est un accident. Une charrette et un homme au sol prêt de son scoot. Un gendarme est là et nous dit d'avancer. On voit une grosse flaque de sang couler du crâne du gars. Horrible!! Un Vietnamien qui à fait l'effort de mettre un casque, sauf que les casques ici sont comme ceux de vélo. Pas sur qu'il s'en sorte... Gros coup de froid dans le dos.

Je finis par roulé encore plus au ralentis. De l’autre côté de la ville, un autre accident. Un camion sans feux en travers de la route pas éclairée.

La route la pire de notre vie! Une fois arrivé on se dit plus jamais!


Pour notre dernier jour, on s’arrête visiter une des fermes de poivre de l’île et acheter des grains réputés comme meilleurs du pays.

Ferme de poivre 



Ensuite on se rend à l’incroyable hôtel découvert hier soir. Nous sommes pris en charge par le bagagiste à la sortie du taxi. Voilà nos sacs à dos qui partent sur un charriot doré. Obligé de rire de l’intérieur. Superbe accueil à la réception, verre de bienvenue, photo dans le salon face à la mer... Présentation de la chambre... On est sans voix. Aucun de nous deux avons déjà vu une chambre aussi parfaitement décorée et équipée. On passe la journée à visiter les lieux entre la plage privée, les différentes piscines, jardins, restaurants...

Un peu, beaucoup de confort  

Avant de se coucher on s’aperçoit au fur et à mesure que quelqu’un est venue dans notre chambre, enlever des oreillers et ouvrir le lit, fermer les rideaux... et nous laisser une petite carte nous informant la météo de demain en nous souhaitant une bonne nuit.

Une fois terminé l’incroyable petit déjeuner proposant des produits des quatre coins du monde, il est l’heure de sortir de cette bulle.

On a cassé notre tirelire, explosé le budget du voyage. On se rassure en se disant qu’on n’aurait jamais pu s’offrir l’équivalent en Europe et qu’on ne sera pas prêt de revivre cela de sitôt. Une chose est sûr c’est que cette fois on est bien reposé, cette parenthèse nous à fait énormément de bien. Prêt pour poursuivre là suite de notre itinéraire.

Un taxi nous emmène de l’hôtel à la gare maritime où l’on prend le ferry.

Good bye Phu Quoc!! 


CAN THO - AU COEUR DU DELTA DU MEKONG

On arrive à Rach Gia après 2,5h de traversée. Nous revoilà sur le continent. C’est la foule, le bateau était plein. C’est l’anarchie, des scooters, des taxis de partout, ça klaxonne à tout va. On avait oublié tout ce bordel. On s’est habitué au rythme de l’île je crois.

Une navette nous attend pour nous envoyer à la gare routière, pour ensuite faire 3h de bus jusqu’à Can Tho, dans le delta du Mékong.

Une fois arrivé au backpack, gros contraste. On aurait pas pu nous donner une chambre aussi petite que celle-là. Le lit touche trois murs sur quatre. 2m2 au sol, de quoi ouvrir la porte de la chambre et celle d’un chiot turc qui fait aussi office de douche. Retour à la réalité. Ce soir personne viendra nous préparer le lit pour dormir...


On réserve à l’accueil ce que tout le monde vient faire ici, un tour en bateau dans le delta du Mékong. Debout 5h du matin, une voiturette électrique vient nous chercher avec les autres jeunes de l’auberge.

On embarque à bord d’un vieux bateau en bois. Le trafic sur l’eau est déjà important à cette heure là. Là plupart se rendent au grand marché flottant de Cái Rāng.

Ici tout le monde vie autour et avec le Delta du Mékong. C’est la principale solution de transport. Le Delta est constitué d’un peu moins de 10 bras qui se jettent dans la mer de Chine. L’eau est ultra marron, bien boueuse. Pas étonnant Sachant qu’en amont le fleuve du Mékong à traversé 6 pays. (Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge pour finir au Vietnam)

Au marché flottant Il y a de gros bateaux avec des montagnes de fruits et légumes à l’intérieur. Ce sont en quelques sorte des grossistes. Des bateaux plus petits, viennent s’amarrer pour charger un peu de marchandise à bord pour ensuite les vendre aux clients, venus faire leur marché en barque.

La propriétaire du backpack est avec nous. Elle nous fait arrêter et monter sur un gros bateaux chargé d’ananas où l’on nous prépare un morceau présenté en brochette.

Marché flottant  

De retour à bord de notre bateau, elle stop une commerçante qui vend des petits déjeuner. Enfin petit dej local, c’est un Pho Bo qu’on nous sert. Sympa à 7h du mat.

Léna est ravie  

Ensuite on accoste à une habitation, on la traverse après avoir laissé un petit billet comme pour avoir un droit de passage. On arrive dans une fabrique de Noodles. Ça tombe bien, on s’en est tellement fait entre le Japon et ici qu’on sait maintenant comment s’est fabriqué. C’est tout simplement de la farine de riz, mélangée à de l’eau. La pâte est étalée comme une crêpe sur un billig. Sauf qu’ici pas de gaz en dessous, c’est un feu alimenté avec des épluches de riz. Les galettes, une fois cuitent sont étalées sur une paillasse en fibres tressées jusqu’à qu’elle deviennent sèches. Pour finir elles passent dans une machine qui les découpent en lamelles. Les noodles n’ont plus qu’à être emballées.

Ici elle sont vendues sans assaisonnement. Pour que chacun les mettent dans un bouillon maison, ce qui fait un Pho. Les noodles que l’on trouve en magasin, sont industrielles et vendues avec des sachets de poudres aromatiques et de l’huile. Rien à voir avec ce qu’on vient de voir.

Avant de partir on nous fait goûter les pâtisseries Vietnamiennes faites aussi à base de riz. Elles nous font penser au pâtisseries marocaines très sucrées également.



Fabrique de noodles  

Une petite pause avec la nourriture. On nous fait visiter le monastère de Truc Lam Phuong Nam. Ce qu’il le démarque des autres ce sont les gigantesques statues alignées devant. C’est très vite avec Lena, qu’on visite l’intérieur, Difficile de rester dedans avec la quantité d’encens brûlé pour la fête de têt.


Truc Lam Phuong Nam 

C’est reparti pour une visite des saveurs, je dirais même le meilleur pour la fin.

Nous sommes reçu par le patron d’une ferme de cacao. Il nous explique que son père a planté un cacaoyer provenant de Malaisie, ici dans le delta du Mékong. Les terres y sont tellement fertiles que ça a poussé et pas qu’un peu. Aujourd’hui il exporte son cacao en suisse et en Amérique pour des grands chocolatiers.

On l’a goûté sous toutes ses formes, à chaque étape de la transformation. Fève, poudre, beurre, chocolat liquide, chocolat chaud...

Ferme de cacao  

Journée super intéressante aussi bien sur le point culinaire que culturel.

On a plus qu’à boucler nos affaires et prendre le bus pour remonter à Ho Chi Minh.


HO CHI MIN - DERNIÈRE ÉTAPE AU VIETNAM

La ville d’Ho Chi Minh, anciennement Saigon, a était renommée pour prendre le nom du président du Vietnam, qui a rendu le pays enfin indépendant.

On décide de faire justement, un point culture à ce sujet. On se rend au palais de l’indépendance, anciennement le palais présidentiel. Tout nous est montré, des bureaux du gouvernement, au bunker équipé des systèmes de communications de l’époque en passant par les appartements. Suite à cette visite on comprend donc mieux le lien qui unissaient les États Unis et le Vietnam.

Palais de l’indépendance  


On marche de nombreux kilomètres dans la ville pour aller d’un point à un autre. On apprend qu’Ho Chi Minh est toute aussi grande qu’Hanoï, la capitale. Elle est en tout cas le cœur économique du pays. On découvre une ville plus moderne, un style architectural français assez marqué, avec un boulevard surnommé les champs Élysée, une cathédrale Notre Dame...

Constructions française  

Aujourd’hui les vietnamiens veulent rattraper leur retard et construisent de partout comme on l’a vu dans les différentes villes. Sauf qu’ici à Hô Chi Minh c’est un autre niveau. Ce sont des travaux plus colossaux avec des tours haut de gamme et design, ça creuse en profondeur pour y implanter un métro...

Ça n’empêche pas de voir encore des habitations semblables à des cabanes et des rues degueulassées par les commerçants et les habitants. On ne supporte plus les odeurs qui s’y dégage.

Pourtant aujourd’hui on a la preuve que les vietnamiens peuvent être propre et peuvent respecter leur ville. En sortant de l’auberge on est étonné de voir que toute la ville a était nettoyée. Les gens lavent leurs scooters, les maisons et les commerces à grande eau. Les chrysanthèmes qu’on a vu partout, sur les ronds points, dans des shops de bord de route et les paniers garnis que les vietnamiens achètent pour offrir, disparaissent.


La ville se vide ensuite vers midi. Tout le monde est à table pour ce jour si important.

La fête de têt est le premier jour du calendrier lunaire, la nouvelle année chinoise donc et aussi le jour où les esprits des morts viennent dans les maisons...

Le soir c’est reparti de plus belle, tout le monde est dehors, on assiste nombreux au feu d’artifice face au fleuve.


Malgré un compte à rebours dans la ville, on est choqué de voir que personne se souhaite la bonne année et fasse la fête. En tout cas nous on tente de la faire dans le quartier routard, mais pas de succès, les bars et les boîtes sont sans ambiance, même si les photos sont trompeuses.

Pas de folie pour le nouvel an 

Pour notre dernier jour au Vietnam, avec Lena on fait un bilan du périple et des moments vécus ensemble depuis la nouvelle Calédonie.

Au sujet du Vietnam, on est d’accord pour dire que c’est un pays qui mérite d’être visité. Nous avons choisi de rester que 2 semaines pour éviter de faire un visa tourisme. Sur nos derniers jours, avec la fatigue certainement, on se dit qu’on ne serait pas resté un jour de plus. Plus exactement, c’est n’est pas un jour de plus “en ville”, où l’atmosphère peut très vite devenir pesante avec le bruit, la saleté et devoir sans cesse faire attention de ne pas se faire écraser.

En réalité quelques jours de plus nous ont manqués pour visiter les montagnes dans l’extrême Nord du pays. Il a fallut faire des choix...

Après tout les beaux endroits que l’on a vu, parfois taché par la pollution, on espère que le Vietnam, va continuer à se relever et cela en prenant des mesures d’urgence sur le respect de l’environnement. Peut être en se tournant vers l’eco-tourisme, qui sait...

Pour Léna, il est l’heure qu’elle rentre en France, une nouvelle vie l’attend à Rennes. Elle a profité de ce battement pour voyager à mes côtés.

C’est maintenant le moment de se dire au revoir...


CONFIDENCES

Je redoute ce moment depuis plusieurs jours. Pas mal de remise en question en voyant Léna préparer son retour. Ça m’a fait tellement de bien de retrouver mes amis, que je ne veux plus les quitter maintenant. Enfin certains sont déjà rentrés et maintenant c’est au tour de Léna...

Les aventures et découvertes fait tout seul, dans la première partie de mon voyage étaient géniales, inoubliables même, mais ça ne fait pas tout. C'est tellement mieux de pouvoir le partager avec ses proches.

Je me demande si je ne renterai pas avec elle. Beaucoup de chose me manque, la nourriture française, du confort, mes collègues, mon travail aussi et encore plus ma famille.


Puis je laisse Léna rentrer sans moi...

Je me dis que j’ai tellement pris de décisions pour faire cette année pas comme les autres, que je vais profiter à fond des mois qu’il me reste. Je vais poursuivre encore un peu la découverte de l’Asie du Sud Est, tant qu’à être sur place, en visitant les pays voisins.

18

PASSAGE DU VIETNAM AU CAMBODGE

7h ce matin, je monte dans le bus qui se rend à Phnom Penh au Cambodge. Il est d’une autre époque. Pas de siège couchette ni de wifi comme j’ai déjà eut pour de plus court trajet au Vietnam.

J’en ai normalement pour 6h pour effectuer les 240km qui séparent la ville d’Ho chi minh au sud du Vietnam à Phnom Penh la capitale cambodgienne.

Comme pour chaque trajet au Vietnam, un gars de la société de bus, fait le trajet à coté du chauffeur. Il s’occupe généralement de distribuer des bouteilles d’eaux et de faire descendre les gens au bon endroit.

Là, le gars du bus, me demande de remplir une carte de rentrée et de sortie du pays, que je vais devoir présenter à la frontière du Cambodge. Un peu plus tard il récupère les passeports de chacun.

Le bus est plein comme me l’avait dit l’agence où j’ai acheté le ticket. Un ticket payé 13€, au lieu de 7€ en raison de la forte demande. Nous sommes en période de vacances et plus particulièrement c’est la fête de Têt.

La plupart des passagers sont des locaux. Nous sommes peu de touristes.


On arrive à Moc Bai, la frontière vietnamienne, 2h après le départ d’Ho Chi Minh. Il faut attendre 30 min dans le bus que le gars aille présenter tout les passeports. Ensuite on récupère tout nos affaires dans la soute et on rentre dans le bâtiment administratif. Passage devant une caméra et un portique de sécurité. Les bagages sont sensés passer sur un tapis de contrôle mais un groupe, y compris moi, passe sans les faire contrôler. On aurait pu sortir n’importe quoi du pays...

30 min à attendre encore pour que le bureau de sortie nous appelle un par un pour nous rendre les passeports tamponnés.

Moc Bai-Frontière Vietnamienne  

On remonte dans le bus pour s’arrêter 100 mètres plus loin à Ba Vet, la frontière Cambodgienne. On rentre dans un nouveau bâtiment, je suis le seul à avoir fait un e-visa. Les autres doivent payer et attendre que leur visa se fasse. D’ailleurs je gagne pas de temps avec mon evisa puis ce que je dois attendre tout le monde. Le seul avantage est que j’évite de payer des suppléments pour prendre une photo et je ne sais quoi ainsi qu’une commissions pour la société de bus.

Passeport tamponné, je suis officiellement au Cambodge!

Ça fait bizarre de franchir une frontière à pied.

Entrée au Cambodge  

À la sortie un opérateur téléphone vend des cartes SIM avec internet. J’en prends une en cas de besoin, ça coûte seulement 2$.


Ah oui j’ai oublié de vous dire, la monnaie ici est le Riel, 1€ est égal à 4581 riels. Seulement le Dollar américain est la monnaie la plus utilisée dans le pays. J’ai donc changé mes Dôngs contres des US Dollars

Us$ 

PHNOM PENH - LA CAPITALE

Je suis bien arrivé. J’ai mis en tout 7h avec le temps d’attente à la frontière.

Je m’installe dans le dortoir d’une auberge. Je me dit que c’est finit, j’aurai plus de chambre seule comme je réservais avec Léna. A moins de craquer pour un peu de confort mais je dois faire un maximum attention au budget. La cagnotte épargnée en Australie à fortement diminuée.


Je sors rapidement pour commencer a explorer la Capitale. Les rues des quartiers que je traverse, ressemblent à celles du Vietnam. Trottoirs encombrés de stands ambulants et de scooters. C’est aussi sale et je sens les mêmes vagues d’odeurs de bouffe entremêlées de l’odeur des égouts...

J’arrive ensuite sur le quai Sisowath, au bord du fleuve Tonlé Sap. Il y a une belle promenade qui m’amène jusqu’au pied du Palais Royal. Je comptais le visiter demain mais il est fermé pour travaux. Ce n’est pas grave, pour le moment je contemple ce qu’il se passe autour de moi. Des enfants cours de partout, des vendeurs m’interpelle pour que je leur achète des fruits, je vois aussi les fameux moines habillés tout en orange. Je mange sur le pousse, Je n’ai pas vu le temps passer. Le ciel est tout rouge, le soleil se couche derrière le palais à la toiture couvert de dorures. C’est une ambiance magique.

Quai Sisowath - Palais Royal 

Je commence ce deuxième jour par un peu de culture. Je traverse la ville à pied pour visiter le Tuol Sleng. Un ancien lycée transformé en prison, aujourd’hui devenue un musée. Le site retrace l’histoire du Cambodge à l’époque des Khmers Rouge. J’ai jamais entendu parler de ça, je veux donc en savoir plus.

La visite s’annonce choc. La première expo commence par une armoire vitrée remplie de crânes et des photos en noir et blanc montrant les corps de jeunes cambodgiens squelettiques à l’agonie.


La visite se poursuit par des explications sur ce qui ce passe au Cambodge et quand se situe cette période de l’histoire.

Et bien c’était il y a seulement 40ans. Un peu après la colonisation du pays par les français. (Oui le Cambodge est aussi une ancienne colonie Française, à la même période qu’au Vietnam)

Les khmers rouges ont pris le pouvoir de 1975 à 1979.

A l’époque où en France ça danse sur Claude François, ici le peuple soufre et surtout plus de 20 000 personnes passent entre ces murs. Ce n’est pas seulement une prison mais surtout un camps de torture pour tout les gens suspectés d’être opposants où intellectuels.

Tout nous est montré, les cellules de 2m2, les salles de torture et les accessoires utilisés!!

Je finis par voir le soft court métrage «Behind the walls of S21» (derrière les murs de la S21). Des survivants y témoignent sans trop de détails. Certains sont même présent à la sortie et vendent leur autobiographie.

J’ai eu des frissons tout au long de la visite, certain pleurait même. Je vous laisse imaginer l’ambiance.

Je peux maintenant continuer mon voyage avec la connaissance de l’histoire du pays.


Je suis toujours à la recherche de courtes actions humanitaires. Je trouve un grand nombre d’ONG, tous à la recherche de personne sur une longue période afin de mener à bien un projet. Je tombe sur une ONG, spécialisée dans l’insertion des filles victimes de mines antipersonnel. Elle propose de passer au centre de formation voir les besoins.

Une fois sur place une handicapée m’accueille. C’est en fait plus exactement, une association, nommé CHA, qui forme les victimes à la couture et à la vente. Le but est de les aider à s’intégrer dans la société en trouvant un travail derrière.

Je visite la salle de classe et l’atelier. Il y a 16 personnes en formation. J’échange ensuite avec la responsable qui parle beaucoup mieux anglais. Pour les aider, elle me propose d’acheter des produits confectionnés, d’apporter des travaux de couture à leur faire faire ou bien un don de matériel. Cela tombe bien, j’ai acheté des petits drapeaux à coudre. Je lui les donne pour les mettre sur mon sac à dos. Pendant ce temps dans l’atelier, je remarque que la plupart des filles n’ont plus de jambes ou sont amputé d’une partie. Dur a voir. C’est la journée des émotions...

ONG - Asso CHA 

Je continue ensuite d’explorer la ville. Je découvre que les quais où se rencontre le fleuve Tonlé Sap et le Mékong, sont bien aménagés et très propre. On y trouve une lignée de bar, ressemblant un peu au hangar à Bananes à Nantes d’ailleurs. Je rentre à la nuit tombée en passant par l’avenue principale où de beaux monuments et gros complexes hôteliers, tous éclairés, se suivent. Malheureusement tous sont des établissements Chinois. Des personnes rencontrées ici, qui on fait le sud du Cambodge disent que ce n’est rien comparé à des villes entières qu’ils s’approprient au bord de mer. (Pour le coup, je compte donc pas y mettre les pieds)

Je pense avoir fait le principal de Phnom Penh. Demain je voudrais remonter le Cambodge en prenant le bateau qui traverse le fleuve Tonlé Sap et le grand lac du même nom. C’est le plus grand lac du pays, certain l’appelle même le cœur du Cambodge par son emplacement central et ce qu’il apporte comme richesse. Cependant au moment d’acheter un billet, j’apprends qu’il y a qu’un bateau express qu’il le fait et les passagers doivent rester assis à l’intérieur durant 6h. De plus les vitres sont teintées. Peu d’intérêt si je ne peux pas sortir sur le pont voir le paysage.

Je réserve donc un bus qui doit mettre le même temps. Il y a seulement 320km qui séparent les deux villes, une diagonale dans le pays qui n'est en fait pas bien grand.

SIEM REAP - LA TOURISTIQUE

Bientôt 6h de trajet en bus, pas grand chose à voir par les fenêtres dans la campagne traversée mais c’est pas gênant. Je ne vois pas le temps passer, je n’arrête pas d’écrire. Je n’ai pas eut autant de goût à écrire depuis que j’ai quitté l’Australie. Certainement puisque j’étais en compagnie de mes amis et que je ne voulais pas les lâcher plus d’une minute. Certainement aussi puis ce que je partageais chaque aventure en direct avec eux. Là en tout cas me voilà à nouveau tout seul. Je prends le temps d’écrire tout ce qu’il me semble bien à noter pour mémoire et vous faire partager.


Le bus s’arrête. Ici c’est Siem Reap. C’est la ville la plus proche du fameux site de ANGKOR.

Je vois qu’il y a beaucoup de touristes et des hôtels à l’allure de villa méditerranéennes, se suivent.


Je choisis de séjourner dans le même hôtel que deux filles rencontrées au Vietnam. Ellen, une suédoise et Victoria une française.

Je m’empresse d’aller piquer une tête dans la piscine puis ce qu’il fait super chaud ici. Presque étouffant. C’est plutôt piquer une tête sur le sol que je manque de faire. Je me prends le pied dans la margelle en béton qui dépasse bien trop.

Enfin, ça devait m’arriver d’après Léna... C’est vrai que les derniers jours avec elle au Vietnam, je n’ai pas arrêté de trébucher.

Je ne dois pas regarder où je mets les pieds...

Bref, je m’en sors bien, je n’est que le petit doigt de pied d’abîmé. Mais bon ça me fait suffisamment mal et ce n’est pas le moment.

J’avais prévu de louer un vélo demain pour aller voir les temples d’Angkor qui se trouvent à 8km d’ici. Là ça ne va plus être possible. Du coup je réserve un touc touc pour la journée avec le service de l’hôtel. Il y le choix entre partir très tôt pour voir le levé du soleil ou rentrer tard pour voir le couché. J’opte pour le levé!

Je croise rapidement les filles. Elles reviennent des temples. Elles ont adorées mais sont maintenant bien fatiguées de leur journée. Elles aussi ont choisi de voir le soleil se lever moyennant un réveil à 4h.

Une fois dans ma chambre, le couple d’ Anglais, Louise et Jack, avec qui je partage le dortoir me dit qu’ils vont demain voir les temples et qu’ils doivent se lever à 4h. Sérieux! J’ai demandé à tout les gens que j’ai croisé dans l’hôtel si quelqu’un y va demain pour partager un touc touc. Le patron de l’hôtel m’a dit que personne avait réservé avec lui pour demain matin. C’est donc faut! Tout ça pour qu’ils réservent un transport de plus, pour se faire une commission supplémentaire. Avec Jack, une fois qu’on a compris le truc, on descend voir le patron à la réception pour lui dire qu’on veut un seul touc touc pour nous trois demain matin. Pour le coup, j’économise pas mal.


ANGKOR - LES INTERMINABLES PALAIS

Ouille, le réveil pique! Pas le temps de déjeuner, on saute tout les trois dans le touc touc. Étrange de traverser la ville de nuit comme ça.

Le chauffeur nous arrête pour acheter les tickets d’entrées. C’est déjà la foule dans le bâtiment pour faire la queue. Il n’y a plus qu’à attendre notre tour et faire preuve de patience. Lors ce que c’est à moi, je paye le fameux sésame à 37US$ la Journée. On me prend en photo et me remet le pass avec ma tête dessus.

Une fois sur le site c’est dans la nuit noire que l’on avance tous à petits pas jusque devant un lac. Des rabatteurs solicitent tout les touristes pour prendre des Breakfast en attendant que le soleil se lève. C’est qu’une heure après que le soleil se lève. Le fameux temple Angkor Wat se dévoile sous les yeux de tous.

Angkor wat

C’est super beau! Juste pas aussi impressionnant que je l’imaginai. Je n’ai pas ressenti l’émerveillement que j’ai eut l’année dernière lors ce que j’ai découvert le TajMahal au levé du soleil.

Les chinois venu en masse on l’air d’adorer mais malheureusement pour eux à travers l’écran de leur téléphone...

En rentre ensuite dans le temple Cambodgien. Il est constitué de très grosses pierres, bien marquées par le temps.

Ce qui fait le charme de ce temple se sont les grosses tours atypiques toutes pointues. Les pierres font office de charpente. Le travail effectué à l’époque est incroyable, d’autant plus que les hommes n’avait pas de machines.

On retrouve ensuite notre chauffeur qui nous emmène au prochain temple. Il va nous faire faire une petite boucle comprenant les plus beaux temples à voir. Le site d’Angkor est constitué d’un grand nombre de temples. Certaines personnes achètent un pass 3jours afin de voir la majorité. J’ai entendu dire qu’il resterait encore des temples ensevelis dans la jungle.

Une fois fait notre tour de 7h, je peux presque oublier lequel était lequel. Pour moi ils se resembles pour la plupart, car ils sont principalement de style Angkorien.


Je retiens le nom de la ville de THOM avec sa PORTE SUD.

Temple BAYON avec les géantes têtes.

Puis TA PROMH mon préféré, pour ce qu’il en reste. Avec plus de pierres au sol qu’en l’air. La jungle est bien présente. Des lianes descendent le long des pierres, des arbres ont prit leur droit en poussant à l’intérieur en faisant tomber quelques murs. A se balader à l’intérieur où même autour je me croirais dans un film fiction. C’est ce lieu qui a servie de décor aux réalisateurs de TOMB RAIDER. Et oui, Angelina jolie est passée par là!

Depuis l’actrice a d’ailleurs un fort lien avec le peuple Cambodgien et a réalisé il y a deux ans le touchant film « d’abord ils ont tué mon père ». Je recommande fortement de le regarder. J’ai voulu le voir principalement durant mon séjour ici puis ce qu’il parle d’une partie de l’histoire du Cambodge. La période des bombardements Americains et des Khmers rouges. Cette période de l’histoire que j’ai découvert à la prison de Phnom Penh.

Après cette journée chargée d’histoire, je rejoins les filles en ville, avec Sébastien, un Français arrivé tout juste dans ma chambre. Le monde est petit, il connaît Victoria que j’ai rencontré au Vietnam puis ce qu’il sont dans la même université en Angleterre. On passe notre soirée à essayer les différentes ambiances des bars et boîtes de pub street. Enfin pas vraiment toutes les ambiances qu’il y a ici. Ont évite les putes et la drogue!

L’alcool coule à flot, les verres sont seulement à 3$. Avec Sébastien, j’achète un scorpion et lui une migale. Les bêtes sont vendues grillées. Pour le scorpion j’ai trouvé interminable, pas trop à cause du goût mais des morceaux croquants que ça fait dans la bouche...

C’est fou, c’est tellement touristique que la ville de Siem Riep fait tout pour attirer le monde. Enfin surtout les jeunes. Moi qui pensai voir que des vieux ici. Préjugés...


DERNIÈRE JOURNÉE AU CAMBODGE

Ça fait maintenant une semaine que je suis au Cambodge. Pour moi il est temps de quitter le pays pour rejoindre le Laos. J’ai vu le principal sauf la côte, pas nécessaire à mes yeux vu que j’ai fait la cote sud du Vietnam, soit disant similaire. De même pour les villages flottants sur le Tonlé Sap, j’en ai vu suffisamment au Vietnam.

Dernière journée au Cambodge. Elle commence par attendre, à l’auberge, le chauffeur qui récupère les gens à leur hébergement, pour les envoyer à la gare routière. Je vois l’heure qui passe. Bientôt l’heure du départ du bus qui va me conduire au Laos. Il n’y en a que un par jour. J’ai pas envie de le louper. Le patron de l’auberge tente d’appeler la compagnie de transport mais en vînt. On lui dit juste qu’il est trop tard, le chauffeur ne passera pas. On me demande de me rendre à la gare routière par mes propres moyens. Heureusement elle n’est pas loin. Je m’y rend en courant. Galère avec mes sacs. 8h, l’heure du départ. Ouf le bus n’est pas parti. Je saute dedans. C’est un gros bus où les sièges sont à l’étage. Beaucoup d’espace entre chaque. De plus le bus est loin d’être plein. Tant mieux car je m’apprête à passer toute la journée dedans. J’ai qu’en même environs 400km à faire pour me rendre jusqu’à la frontière du Laos...

Je traverse les campagnes du nord du Cambodge. Peu de gens y vivent. Quelques maisons par ci par là. Même type que celles aperçu dans le centre du pays. Toutes en bois, montées sur pilotis. Sauf que celles là sont plus petites et plus pauvres, elles s’apparentent plutôt à des cabanes.

Peu d’habitants et pourtant je constate qu’il y a pas mal de déchets. Principalement des sacs plastiques aux bords des routes et ça vol dans les champs aux alentours.

Les routes quant à elles, ne sont pas toutes goudronnées. Ça secoue dans le bus, parfois sur de long tronçons et c’est clairement chiant. Dehors, de la poussière se soulève et ressort par les bouches de ventilation à l'intérieur!!

Arrivé à la frontière, arrêt au poste de sortie cambodgien. Passage devant une caméra, vérification des empruntes digitales, un coup de tampon. Le tout en 5min et c’est réglé. Enfin en devant laisser à l’agent 2$ non justifié!


Me voilà plus qu'à quelques mètres du Laos. J'ai trop hâte de découvrir ce pays, apparemment bien différent.

À très vite pour vous le dire ;)

19
19
Publié le 21 avril 2019

PASSAGE DE LA FRONTIERE LAOTIENNE

Après avoir passé la frontière pour sortir du Cambodge, on remonte dans le bus pour redescendre 2min plus tard au poste frontière du Laos. On ne nous demande pas de prendre nos sacs pour les vérifier. On ne passe pas non plus sous un porche de sécurité. N’importe qui peut donc faire rentrer ce qu’il veut... Il y a juste un simple guichet pour faire les passeports “On arrival”. Le prix affiché est de 30US$. Seulement on nous demande 31$... Je remplis un formulaire, agrafe une photo d’identité et remets le document. Mon visa est édité, tamponné, sauf que la encore il faut donner 2$ non justifié pour que je puisse le récupérer...

Mais ça, ce n’est rien.

Un couple qui voyage avec nous, se fait refuser l’entrée dans le pays. Pourtant ils ont déjà leur visa, fait en avance à l’ambassade. Finalement on leur demande de présenter 1000$ en cash. Forcément ils ne l’ai ont pas. Tout le monde dans le bus collecte l’argent nécessaire pour qu’ils puissent rentrer. Ils présentent la somme mais maintenant, cela ne suffit pas. L’entrée dans le pays est refusée. Il est 17h30 et dans 30min il va faire nuit. La ville la plus proche au Cambodge est loin et il n’y a aucun transport pour qu’ils puissent y aller. Pendant ce temps, le chauffeur du bus klaxonne, il s’en fou, il veut y aller sans eux. On est tous dans le bus sauf le couple. On apprend que la fille peut finalement rentrer au Laos mais pas son copain. Alors on comprend immédiatement ce qu’il se passe. Le gars est noir. Put** de racisme!! On décide de tous descendre du bus par solidarité. Le chauffeur sort enfin de son siège, va au poste et le couple finit enfin par arriver. Les voilà enfin au Laos. Quoi penser de ce pays après cette première expérience...


4000 ÎLES

Le bus s'arrête 30min après la frontière à SI PHAN DON, la première ville à l'extreme sud du pays. En Français, SI Phan Don veut dire 4000 iles. Etonnant comme nom, dans un pays où il n'y a pas la mer...

Tout le monde descend, on se retrouve sur un embarcadère, qui est en fait une simple plage. Une pirogue nous attend pour nous faire traverser le Mékong, pour débarquer de l'autre coté de rive, sur l'ile de DON DET.

C'est une fois sur le fleuve, que le nom 4000 iles prend tout son sens. L'embarcation passe entre et à coté de pleins d'ilots de différentes tailles. Certain sont tellement petit qu'il n'est pas possible de s'y amarrer. C'est beau à voir. De plus le soleil est en train de se coucher. Le ciel devient orangé. Sur l'eau pas un bruit à par celui du moteur de la vieille pirogue. Le moment est magique.

J'ai réservé sur internet, une nuit dans un petit bar restaurant, qui dispose à l’étage, des lits en dortoir pour trois fois rien. En sortant de l'embarcation, je sais donc où je dois me rendre. Ce n'est pas le cas de tout le monde. J'entends un jeune Français parler avec un couple de retraité, Français également. Il ne sait pas trop où aller. Je vais le voir et lui montre sur mon portable ma réservation. Il ne parle pas Anglais. Je lui propose de venir avec moi et de voir si c'est possible de faire une réservation de dernière minute.

Le gars s'appelle Marc, il a à peu près mon âge et m'explique en chemin qu'il vient de finir un voyage en Thaïlande avec ses potes. Maintenant il a pour projet de continuer seul à visiter l'Asie du Sud Est.

Une fois sur place, je me présente et demande les disponibilités. Il reste une place dans le dortoir. Parfait pour Marc. Pour le diner je commande un plat Laotien, un LAP. C'est de la viande de boeuf, porc ou poulet, au choix, hachée avec des oignons, de la coriandre et de la menthe. Le plat est accompagné de riz collant servi dans un pot tressé. Je ne suis pas difficile mais là vraiment je ne trouve pas ça bon, impossible de finir mon assiette... La bière locale en revanche n’est pas mauvaise.

Je me suis fait une liste des choses que je souhaiterez voir aux 4000 îles.

Marc n’a pas forcément de programme et est partant pour me suivre.

La journée commence par obtenir la monnaie Laotienne, le Kip. 1€ est égal à environ 9700 Kips. On échange nos derniers dollars Américains, monnaie principale du Cambodge. Maintenant on a l’impression de redevenir riche avec les Kips!

Pour nous le billet de 500 est le plus gros, au Laos c’est le plus petit. Il vaut seulement 5cents d’Euros... 

On loue ensuite des vélos à la journée. En quelques minutes on traverse l’île de Don Det. En fait sur cette île il y a principalement des restaurants et des guesthouses construit en bois sur pilotis. Il y a qu’une route, qui la traverse, enfin si on peut appeler ça une route. En chemin on passe devant un terrain de pétanque avec écrit Pastis sur un panneau. Les Laotiens ont gardés certaines traditions Françaises apparemment, depuis leur indépendance. Et oui le Laos est aussi une ancienne colonie Française, qui fessait partie de ce qu’on appelait l’Indochine.

Peu après le terrain de pétanque, des petits n’arrêtent pas de nous regarder. C’est ma Go Pro qui les captive. Je m’arrete pour les prendre en photo. Ils sont trop content de voir le résultat sur mon téléphone! Je ne les garde pas plus, vu leur tenues je pense qu’ils vont rejoindre l’école.

Au bout de l'ile, on emprunte "le pont des Français", qui permet de passer sur Don Khone, l'ile voisine. Le pont a été construit dans les années 20, on reconnaît bien l'architecture française qui nous est familière. L'ile de Don Khone est moins habitée, plus sauvage. Le calme y est absolu. (même les poissons sont silencieux)



Peu après le pont un petit chemin nous emmène à la chute de Li Phi, surnommée la "Little WaterFall". Je trouve le lieu surprenant, je m'attendais à voir une cascade en hauteur. La chute d'eau est en fait en plusieurs paliers. A cet endroit le Mékong est rempli de pierres, ce qui crée des rapides et un bruit impressionnant. Sur une des rives est nichée un plage de sable fin. A ce demander ce qu'elle fait là. Je vois des gens s'y baigner, l'eau y est bien claire comparé à la couleur marron du Mékong, vue partout ailleurs. Aller je me lance, je crois que cela va être ma seule opportunité pour me baigner dans ce pays. Il fait super chaud et l'eau est super froide! Surement par ce qu'elle est ultra brassée. Finalement le bain est d'un court instant...


Li Phi 



Cette après midi, on a le temps, d'après un Laotien, d'aller voir la deuxième chute des 4000 iles. On lui fait confiance, on embarque à bord de sa pirogue pour qu'il nous y dépose. Sur le fleuve, plus on approche de la waterfall, plus les courants deviennent forts. Le moteur est à plein gaz. Certains courants se croisent et font dériver le bateau. Le gars est clairement habitué puisse ce qu'il évite à temps qu'on touche des ilots rocheux. Au loin on aperçoit comme une fumée, c'est en fait la chute Khone Phapheng qui dégage un nuage d'eau juste au dessus. Au-delà pas possible de voir quoi que ce soit.

La pirogue n'ira pas plus loin. Bout noué à un arbre sur la rive, on débarque. C'est à pied qu'avec Marc on approche la "Big Waterfall". Là encore ce n'est pas la hauteur qui impressionne. Le spectacle est sur la largeur, avec l'énorme débit qui y sort. Il est indiqué sur le panneau touristique que le débit est le plus important du monde. Voila pourquoi j'avais entendu parler de ce lieu comme Niagara du Mékong!!


Khone Phapheng - Brumisateur naturel 

Le retour se fait bien plus tranquillement que l'aller. On se laisse presque glisser par le courant pour prendre le temps de contempler le soleil se coucher sur les innombrables ilots. Avec le changement de couleurs, les ilots se font plus discrets, le paysage devient plus lissé, ce qui fait que, je ne reconnais pas vraiment les lieux, alors que c'est les mêmes qu'à l'aller. Détendu, je me laisse porter. Je kiffe.

Ce que je voulais voir est vu. Je juge que séjourner plus longtemps à 4000 iles serait agréable et reposant mais il y a tellement de chose à voir au Laos que je ne veux pas rester trainer. Marc est du même avis.

Ce matin c'est alors le moment de quitter ces lieux semblant aux paysages d'aquarelles.


CHAMPASAK

La prochaine destination n'est pas bien loin. Un peu plus au nord. A peine une heure en mini bus à longer le Mékong. La ville s'appelle Champasak. Elle est connue pour le site du temple de Vat Phu. Le temple est de style Angkorien, comme ceux du Cambodge. Celui là aussi est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. En revanche, une fois gravi l'interminable escalier de pierres, je me rend compte que le temple est dans un bien pire état...

Je pense qu'il faut être un amoureux de la pierre ou être bouddhiste pour mieux apprécier le lieu. Ce qui retient le plus mon attention finalement c'est les animaux gravés dans la roche et la vue de la haut.

VAT PHU 


Là encore, on trouve qu'un jour et une nuit sur place suffit.

Aujourd’hui je sens que cette journée va être hors du commun. Elle commence par de brutales coups de klaxon dans la rue. J’ai à peine ouvert les yeux, c’est le bus pour quitter le village qui attend. Je balance sur mon dos, le sac que je n'ai pas eut besoin de défaire. J'hallucine quand je vois le bus, il ressemble plus à une bétaillère qu'autre chose. Je grimpe dans la caisse déjà pleine de monde et de sacs de marchandises. Apparemment c’est ça le bus public ici. Je suis confiné entre des femmes et des enfants à mes pieds. Heureusement que c’est tout ouvert. Pas de fenêtres, juste un toit et des barreaux.

PAKSÉ

Une heure plus tard, pas plus heureusement, arrivé à la gare routière de Paksé, je vois que tout les autres bus sont similaire. Des Gars s’agrippent aux barreaux du « bus » en criant touc-touc. Même pas le temps de descendre, là c’est du jamais vu. Je sais que le centre se trouve à 2 où 3km de là. Une femme hollandaise qui a fait le trajet près de moi, va aussi au centre. Avec Marc nous sommes donc trois et le un chauffeur de touc-touc insiste pour nous prendre pour le prix de 2. En voyant l’engin je me demande comment on va faire. La cariole n’est pas derrière le scooter comme j’ai vu partout mais sur le côté. Une fois les sacs chargés, plus de place pour que je m’assoie dedans évidemment. Le gars me fait assoir sur la scelle derrière lui sauf que je ne peux pas enjamber le scooter à cause de la caisse attenante. Bref plus rien ne m'étonne. Je traverse toute la circulation en tenant jusqu’au centre, posé en amazone.

Une fois sur place notre mission est de trouver des motos pour aller explorer les plateaux des Bolavens et de trouver un endroit pour laisser nos gros sacs. On va direct voir un loueur de motos, belges, conseillé dans le guide du Routatd. Merde il n’a plus rien de dispo. Cependant il peut nous rendre le service de garder nos sacs si on achete avec lui un ticket de car pour notre prochaine destination. Parfait comme deal. Un peu galère de trouver des motos dans la ville par contre, Il y a une forte demande ce week-end. On finit par trouver une agence qui propose des motos semi automatique. En réalité ce qu’ils appellent comme ça ici c’est des scooter 125cc où il faut passer les vitesses. J’ai jamais passé de vitesses sur un deux roues, ou juste vite fait dans la rue sur la moto de mon père, bref Marc me motive en me disant que je ne vais pas galèrer et que je vais kiffer. J’affirme donc au loueur que j’ai déjà conduit. Finalement quelques kilomètres plus loin, je capte le truc, je m’y fais très vite.

PLATEAUX DES BOLAVENS

30km après Paksé nous voilà dans les plateaux des Bolavens. On suit le plan que nous a donné le loueur. Bien utile car je trouve que c’est pas bien indiqué. Il y a deux possibilités, soit faire une boucle d’environ 150km qui nécessite 2 jours ou une plus grande, de plus de 250km sur 3 ou 4 jours. Pour nous ce sera celle de 2 jours.

Étonnant mais la route n’est pas en mauvais état. Elle est par contre à partager avec de nombreuses vaches en libertés, des cochons, des chèvres, par endroit, qui souvent leurs prend de traverser juste devant nous. Très peu de voitures sur les routes en revanche. Juste des mini tracteurs chargés de manioc, que je m’amuse à dépasser.

Dans l’après midi ont fait une pause déjeuner dans un resto guesthouse. On leur demande de garder les scoots, puis ce que l’agence nous a dit que des locaux se font le malin plaisir de voler les engins. Une petite baignade ensuite dans la première cascade du plateau. Il y a pleins d’ados laotiens qui ne cessent de me regarder et de me prendre en photo. Certainement par ce que je me baigne en maillot et eux tout habillés!

Derrière la cascade, ont assiste à la baignade d’un éléphant, dons le propriétaire est apparemment celui d’une guesthouse voisine. C’est impressionnant de voir ce gros pachyderme s’immerger. On voit que c’est sont plaisir de la journée.

J’ai lu un article qui explique qu’aujourd’hui, la plupart des éléphants au Laos, travaillent dans l’exploitation forestière et qu’à la fin de leur carrière sont souvent destinés à faire des balades pour les touristes. Dans l’article j’ai appris que le Laos était surnommé à l’époque, le pays au million d’éléphants. Aujourd’hui c’est seulement en centaine qu’on peut les compter.

Plus loin il y a un deuxième éléphant, la chaîne au pied, qui attend son tour pour être libéré afin de pouvoir se baigner. C’est horrible. En regardant l’éléphant devant moi je me dit que même si il ne travaille plus, ça place devrait être en liberté dans la nature. Là où tout les éléphants devraient être d’ailleurs...

C’est insupportable à voir. On fuit rapidement les lieux.

On reprend la route pour aller jusqu’au village ethnic indiqué sur la carte. Apparemment il est possible d’y passer la nuit. Pas évident à trouver, on ne sait pas à quoi cela ressemble puis ce que pour une fois je n’ai pas réservé. C’est le gars de l’agence de motobike qui nous l'a recommandé. L’emplacement est parfait pour couper en deux, la boucle à faire.

Après être passé devant plusieurs villages de plus en plus pauvre, un panneau au bord de la route, devant un village tout aussi pauvre, indique une guesthouse.

Le chemin de terre à prendre nous fait passer entre des habitations qui nous laisse sans voie. Des animaux et des enfants nous accueillent. Où sommes nous? Une femme nous souhaite la bienvenue chez elle sans savoir dire plus que trois mots en anglais. Elle nous montre la chambre dans une cabane en paille sur pilotis. Des bébés cochons courent dessous. Avec Marc on se regarde. On fait quoi? On part en courant?

Non, on pose nos sacs à dos dans un premier temps et on va voir se qu’il y a autour. Ce qu’il y a autour c’est bien pire!! En faite nous sommes dans un hameau où le temps semble s’être arrêté au moyen age. On croise des habitants, peu d’adultes, principalement des jeunes. Quasiment tous entrain de fumer un bang à la main! Choquant! C’est déjà dure à respirer avec toute la poussière qu’il y a dans l’air. C’est de la terre partout et le moindre pas ou les déplacements d’animaux font voler la terre desséchée.

On a commencé une journée hors du commun on va la finir de même. Et je pèse mes mots. On rencontre ensuite le propriétaire de notre cabane. Il parle bien anglais. Je reste longuement discuter avec lui. Il est avant tout producteur de café, la principale activité des plateaux en plus du thé. On partage le dîner tous ensemble, ou presque, les femmes ne mangent pas avec les hommes...

On mange une spécialité forcément, un Lap kai. Ce qui signifie salade de poulet. Servit avec du riz gluant. Je connais ce nom et j’en n'ai pas un bon souvenir. Finalement ce plat avec du poulet c’est pas mal.

Un verre d’alcool de riz (qui désinfecte) en digestif, accompagné de bananes flambées avec le même alcool. Étonnant d’ailleurs, il sait dire en Français le nom du désert en plus des quelques mots de base comme merci, bonjour, monsieur...

J’immortalise le moment avec une photo tous ensemble avec son petit de deux ans sur mes genoux.

Les filles arrivent ensuite se joindre à nous. La grand mère de 70 ans, elle reste un peu à l’écart. Elle est entrain de s’envoyer des bangs, avec juste du tabac soit disant... Incroyable!

Je suis maintenant dans la case, sur mon lit, tout habillé, en train d’écrire cette incroyable journée. Il m’est impossible de dormir, avec les cochons qui font je ne sais quoi sous le plancher. J’ai surtout du mal à réaliser ce que je suis en train de vivre ici. Mais tout va bien, j’ai fait abstraction des moustiques, de la saleté et tout ce que certains trouveraient de négatif. Pour Marc d’ailleurs, ce n’est pas vraiment le cas. Il n’est pas à son aise, il a vu des puces et a essayé de se doucher dans la salle de bain où il n’a trouvé qu’une espèce de bassine d’eau... (Pour ma part, j’ai fait le choix de repousser la douche à demain). Bon, bah là en tout cas il s’est endormi.

Je pense à Léna qui devait être avec moi au Laos normalement. Comment aurait elle réagi, fasse à ce gros plongeon dans cet autre monde...

Personnellement je suis tellement heureux de cette immersion, de partager un petit bout de vie, de ce peuple si attachant.

Ce matin, réveil par les coqs, je n’ai dormi que quelques heures mais je suis en forme. Les cochons eux se sont calmés, c’est l’heure de la tétée.

Mon pote de voyage dort encore. En attendant, je vais avec Somphone, le propriétaire de la case, à la découverte de ses plantations de café. Il me montre la différence entre les arbustes Arabicas qui donne un café parfumé et le Robusta, qui donne un café corsé et amer. Il me montre ensuite les grains qui sèchent à l’air libre au sol. Explications super intéressantes. Pour le Breakfast j’ai le droit à une dégustation des différents café du coup.

Place aux aurevoirs maintenant. Je décide d’offrir le guide du routard à Somephone, vu qu’il avait l’air de l’intéresser. Il a essayé de le lire devant moi et c’était pas trop mal prononcé. La grand mère elle, me fait une accolade avec le petit fils sur le dos. Touchant.

Le reste de la journée s’alterne entre scoot tout terrain et découverte des nombreuses et magnifiques cascades, aux noms qui nous font bien rire.

Tad Fan, Tad Champi, Tad Itou...

Elles sont toutes entourées d’une nature aux verts luxuriants et ont toutes quelques chose de différent. Hauteur, largeur, une permet de passer en dessous, une autre est un QG pour les moines...

Mes préférés sont les jumelles. Les chutes sont parallèles et la hauteur est tellement extrême qu’on n’entend même pas l’eau atterri en bas du canyon. Tellement extrême qu’une traversée en tyrolienne est proposée. J’hésite pas une seconde! Je me hisse dans un baudrier et c’est parti! Me voilà dans le vide! Le gros kiffe!!

A la fin de la journée on rentre sur Paksé, Marc va prendre un bus pour voir les grottes dans le centre du Laos. Et moi, vu que j’ai déjà fait des grottes semblables avec Léna, à quelques kilomètres de là, au Vietnam, je prends un bus pour aller un peu plus au nord à VIENTIANE, la Capitale.

Je souhaite une bonne continuation à Marc, pour la suite de son périple et saute dans le bus de nuit.


VIENTIANE

Après 670km, soit 11h de bus de nuit, sur une couchette comme j’ai jamais vu, pas beaucoup plus large qu’un mètre, à partager avec un inconnu, me voilà arrivé à la capitale. Malgré cela, j’ai pas trop mal dormi. Je crois que je peux dormir partout maintenant!

En descendant du bus, je vais parler aux seuls touristes qui ont fait le trajet. C’est un couple d’anglais de la quarantaine. Eux ont très mal dormi, les routes étaient en sales états d’après ce qu’ils disent.

Ils vont au centre aussi et me conseillent de prendre le bus public avec eux. Ils sont déjà venu ici il y a deux ans et m’informent que les taxi et même les touc touc sont hors de prix.

Je les suis donc. En route ils me demandent ce que j’ai prévu. Et bien à part voir le vieux temple de la ville, je ne sais pas, je vais improviser cette fois. Ils me proposent de venir avec eux visiter les temples. Enfin les deux plus beaux à leurs yeux. Une fois descendu du bus Kevin et Pamela, m’emmène dans une boulangerie prendre le petit dej. Trop content! Un vrai petit déjeuner français avec de bons croissants au beurre! Ils se doutaient bien que je serais ravi de manger ici.

THAT LUANG, Le premier temple qu’on visite est différent de ceux que j’ai vu dans les pays voisins. Tout ouvert avec des fresques sur l’ensemble des murs et du plafond. De plus y a de la dorure vraiment partout.

Whaou! Encore plus original dans le parc! Un bouddha géant, doré, impose en position allongée. Il devient mon favoris pour le coup. Il se démarque des nombreux vu jusqu’ici.

Ensuite le couple veut me montrer un monument semblable à un qui doit m’être familier. On marche sur une grande avenue et je comprends mieux en voyant l’arc tout au bout. Une fois au pied du monument, rien à voir avec notre Arc de Triomphe. Il est en béton tout effrité. Cependant l’architecture est quand même sympa. Pour quelques kips, je monte une bonne série de marches pour contempler la vue sur “les champs Laotien” du toit du monument nommé PATOUXAY.

Il est midi, c’est là qu’on se sépare avec les Anglais. Ils doivent faire le check in à leur hotel.

Je poursuis la visite de la ville par le WAT SISAKET, le plus vieux temple de la ville, datant des années 1800. Il est le seul de cette époque encore debout puis ce qu’il n’a pas était saccagé par les Siamois.

Je sens la vieillesse du bâtiment en voyant les structures en bois apparentes. Les peintures murales, faites directement sur le bois, sont toutes passées. Un cloître tout aussi vieux entoure le temple et l’isole de la ville. Les photos à l’intérieur sont interdites.

En sortant, juste devant, c’est le palais présidentiel qui se fait discret comparé au géant Vietnamien ou au magnifique Palais Royal du Cambodge.

Dans l’après-midi j’explore le centre ville. Autant dire que c’est vite expédié vu qu’il se tient sur quatre rues commerçantes, occupées principalement d’hôtels et de petits restos.

Je continue de marcher jusqu’au Mékong. Là c’est encore pire. Il n’y a rien d’amenagé au bord du fleuve à par quelques kiosques dans le contrebas. Tous fermés. C’est étrange.

Je vois au loin des plus gros bâtiments, je vais jusque là pour voir que tout est fermé également. Les commerces sont tous avec des devantures chinoises. C’est un mini Chinatown où est écrit night street. Je croise une chinoise et lui demande ce qu’il se passe aujourd’hui puis ce que je suis le seul dans la rue avec elle. La petite dame m’explique d’ici ça ouvre que le soir pour le dinner et que les lieux sont surtout fréquentés par les salariés des entreprises de la capitale.

Je retourne dans le centre, quasiment aussi mort. Je réserve direct un bus pour fuir cette étrange capitale endormie. Je vais reprendre un bus de nuit. Je m’étais dit que j’en prendrai jamais vu les mauvais échos entendus. Finalement j’ai changé d’avis. Ce n’est pas beaucoup plus cher qu’un bus de jour, j’économise une nuit en auberge, et je ne perds pas une journée enfermé dans le bus.

Je vais me rendre à Luang Prabang, tout au Nord, la prochaine étape prévu dans mon planning.


Tout juste arrivé à la gare de Vientiane et voilà que c’est le gros déluge. Pas étonnant vu comment le temps était lourd aujourd’hui. J’ai jamais assisté à une aussi grosse pluie depuis que je suis en Asie. Gros orages, on ne s’entend plus. Tout le monde veut se mettre à l’abris sous le porche. Les motos taxis arrivent déposer les gens avec des cartons sur la tête, juste sous le porche déjà bondé. C’est le bordel! Apparemment certains bus ne partent pas.

Je devais partir avec celui de 19h30 mais on me dit qu’il est plein! Pourtant j’ai réservé avec une agence. Pas le choix, je dois prendre celui d’après à 20h30. Une fois qu’il est là, les gens rentre dedans au compte goutte puis ce qu’il faut enlever ses chaussures dehors et les mettre dans un sac plastique. Dedans je découvre que je vais devoir faire une nuit de plus sur une banquette à partager. Merde j’ai demandé exprès d’avoir un bus avec des sièges inclinables individuels pour être plus tranquille cette nuit. J’ai vu que le bus que je devais avoir à la base en était équipé. Sur la banquette qui m’est attribuée, il y a une mamie Laotienne. Le gars du bus me dit qu’il va lui donner une autre place, les femmes ne dorment pas avec les hommes. Du coup c’est son mari qui prend sa place. Je vois direct ses pieds pourris! Dégoûtant. Je pense à mon pote Medhy qui déteste les pieds, je sais pas comment il aurait réagi. Moi, je me plonge vite dans mon sac de soie car il n’y a pas de drap, juste le tissus de la banquette et me lance à écrire cette journée.


LUANG PRABANG

Bien arrivé à Luang Prabang, encore une fois j’ai bien dormi. Je viens juste de regarder par la fenêtre les derniers kilomètres dans les routes de montagnes. Les routes ne sont même pas goudronnées. Elles sont toutes défoncées. Le bus à du mal à monter. Je me demande comment on ne reste pas embourbé. Il passe au ras de la falaise et de monticules de terres pas sécurisées. Je suis bien content de ne pas avoir fait tout se trajet de jour, ça aurait été difficilement supportable je pense.


Finalement je change mon plan. Une fois à la gare routière de Luang Prabang, je demande un ticket pour me rendre encore plus au nord dans le village de NONG KHIAW (voir carte au dessus). Je vais en fait prendre le temps d’aller contempler la vue, aux sommets des montagnes.

Premièrement au guichet on ne dit que le bus part à 9h et il est 9h05. Deuxièmement les départs se font d’une autre station de bus au nord de la ville. On me conseille d’y aller en touc touc pour prendre le prochain bus. Aller je tente!!

Le chauffeur de touc touc annonce ma présence à peine qu’on arrive dans la gare. Au guichet on sait déjà où je vais! Le prochain bus est affiché a 11h. Sauf que le bus de 9h n’est pas encore parti, il part que quand il est plein. C’est un mini bus. Il reste qu’une place dedans. Elle est pour moi! Quelle chance!!


NONG KHIAW

Sur la route, quelques kilomètres avant d’arriver au village, je vois des énormes chantiers. Des gros travaux de terrassements sont en cours pour construire des barrages électriques sur le Mékong. C'est bien moche! Des panneaux annoncent que ce sont des chantiers chinois... (Une fois de plus)

Heureusement le village n’est pas touché. Il a énormément de charme. Pleins de petits commerces, une école et un terrain de sport. Je trouve rapidement un coin sympa où je peux passer la nuit dans une cabane au bord de l’eau. C'est très rudimentaire mais je vais être bien là. Enfin un vrai lit!

Ensuite je pars faire un des treks dans la forêt. Le village est connu pour cette activité. Je fais le plus long, celui du Nongkhiaw. Il faut compter 1h30 pour arriver au sommet de la montagne. Dommage que je n’ai pas de carte sim pour utiliser mon application pour connaître le dénivelé. C'est la seule fois que j'en aurai eut besoin. Au début du parcourt, il y a simplement un panneau de sécurité qui indique qu’il reste des tombes hors des sentiers, suite au bombardements américains qui ont durée de 1964 à 1973...

En chemin je croise quelques personnes essoufflés, assises sur le côté. C’est vrai que ça grimpe pas mal. Le sentier, entretenu par les locaux est partiellement constitué de nombreuses marches, faites avec des branches. Il faut passer par dessus quelques roches et éviter de grosses racines. Pour moi c’est un jeu, je prends du plaisir à atteindre le sommet.

Une fois en haut la récompense est de taille. On peu voir à 360 degrés. Le village paraît minuscule au pieds des montagnes. On voit surtout les deux routes qui forment le village. Il fait bien frais là haut. Je respire à pleins poumons, pas de pollution. Je prends quelques photos, en prends plein les yeux et redescends presque en courant.

Le soir je retrouve ma cabane en bois. Finalement c'est encore plus rudimentaire que prévu. Il vient d'y avoir un gros orage qui a provoqué une coupure de courant. Je mange donc mon repas du soir à la bougie...

Pour la route du retour, pour descendre à Luang Prabang, je n’oublie pas de prendre en photo l’intérieur du mini bus. Il faut que je vous le fasse partager! Sans commentaires.

LUANG PRABANG

Ma dernière étape au Laos. Je visite la ville à pied, même si on m'a conseillé de le faire en vélo. Je vois vite que cette ville, deuxième plus grande du pays, est carrément plus animée et plus sympa que la capitale. Les habitations ont du charme, les quelques bâtiments coloniaux qu'ils restent, sont bien entretenus.

Le centre ville à la forme d'une presqu'ile. Je fais tout le tour en longeant le Mékong. Tout est propre, ce n'est pas bruyant, c'est bien agréable!


En fin de journée, je monte les marches du Mont Phou Si. De là haut, on domine toute la ville. Je ne suis pas le seul à vouloir venir admirer le couché de soleil à ce que je vois... C'est blindé de touristes, j'ai jamais vu autant de monde depuis que je suis au Laos. Je finis par me trouver tout de même une petite place pour admirer le spectacle et réussir à prendre une photo sans personnes dessus.


Le soir je dors dans une auberge avec piscine. Je vois enfin plein de jeunes, personnes ne parle de faire la fête, mais l'ambiance est cool. De toute façon je suis tellement épuisé que je pense qu'à dormir.

Je réalise que je viens de traverser entièrement le Laos du Sud au Nord, en seulement une semaine. C'était intense! J'ai l'impression d'avoir commencé il y a un mois, tellement que j'ai fais et vu pleins de choses. Je resterai bien quelques jours ici me reposer mais je ne suis pas sure que se soit une bonne idée. Mon compte en banque me rappelle que je dois rentrer pour travailler.

Je regarde le prix des billets pour rentrer en Australie et ça a encore augmenté. C'est le risque d'attendre la dernière minute aussi. Enfin je ne savais pas combien de temps je mettrais pour explorer ce pays et je voulais la liberté de ne pas avoir une date à respecter.

Aller Bim, je prends la décision, j'achète mon billet d'avion, je pars demain.


Après avoir avalé un bon petit dej, il me reste une chose à faire avant de partir du Laos. Je me rend à la Croix Rouge pour leur remettre des médicaments que je n’aurais plus besoin, comme un traitement anti paludisme et ceux que j’aurai les moyens de me racheter en Australie. J’aurai bien donné mon sang également mais dommage, je suis trop tôt pour la collecte.

Direction l’aéroport maintenant. Les Aéroports au Laos ne permettent pas de vols directs jusqu’en Australie.

J’embarque donc dans un avion pour Bangkok, en Thailande, pour une durée de 2h30. Génial, je suis côté hublot. Je peux donc admirer les grands paysages Laotiens encore un peu. Vu du ciel je me rends mieux compte de l’étendu des montagnes couvertes de forêt. Luang Prabang à l’air d’un petit village coincé entre les différents monts. Le Mékong quant à lui a l’air d’un gros serpent qui se fait un chemin en zigzaguant comme il peut.

Luang Prabang vu de là haut 


Dans l'avion, une fois que je ne vois plus rien par le hublot, je me mets à faire le bilan de mon périple en Asie du Sud Est.

Il m'aura fallut exactement un mois pour effectué le tracé de la carte ci dessous.

Mon avis personnel sur les pays de l’ex Indochine.

Le Vietnam. Je retiendrai l’image d’un pays plutôt terne qui a sut tout de même me séduire grâce à des lieux étonnants comme la baie D’halong et le Delta du Mékong. Le Vietnam aura mit à l’épreuve ma capacité d’adaptation avec ses villes ultras bourdonnantes et sales où j'aurai pu péter un plomb. Ces villes qui contrastent avec des lieux bien paisibles, comme les deux cités juste avant.

Le Cambodge. Je dirais que c’est le pays qui m’a plongé bien plus que les autres dans son histoire. Comment faire autrement avec la transparence qui est donné sur ce qu’a subit son peuple et le site d’Angkor, véritable trésor historique.

Le Laos. Totalement différent de ses voisins. Plus propre et beaucoup moins peuplé. Ce que j’ai apprécié le plus c’est la nature omniprésente avec de grands espaces, de la verdure... et ses habitants si attachants. Si je dois refaire un des trois, ce sera celui là!


Ah oui, pour information j'atterris à Sydney, mais pas question d'aller travailler dans une énorme ville après un voyage comme celui là. Je reprends un vol immédiatement derrière pour la Tasmanie. J'ai choisi d'aller là-bas car, apparement, c'est l'endroit le plus vert et paisible de l'Australie.


********************************************************************************************

Je reviens prochainement, cette fois, vous racontez la suite de mon aventure en Tasmanie.

"Entre travail et secret story"...

20
20
Publié le 22 juin 2019

HOBART, L'ARRIVEE EN TASMANIE


On est le 21 Février, J’ai passé la journée à prendre l'avion, pour faire Luang Prabang au Laos à Hobart en Tasmanie. Une escale à Bangkok vu qu’il n’y a pas d’aéroport international au Laos et une autre escale à Sydney.

Interminables vols car j'ai été malade, j'ai vomi dans l'avion...

Je n'ai aucun problème habituellement mais là je pense que le repas Australien a retourné mon estomac. Peut être changement trop brutal après un mois à manger asiatique, je ne sais pas... J'espère juste ne pas avoir attrapé un virus au Laos.

Je sors de l'aéroport d'Hobart, je ne peux pas dire qu'il fait froid mais la différence de température avec le Laos est importante, environ 10 degrés de moins. Je vais directement à l'auberge que j'ai réservé. Je regarde à peine autour de moi, pourtant je ne suis pas perdu. Tout ce qui m'entoure m'est familier. Le style des rues, le sens de circulation, les transports... J'ai aussi repris en main mon téléphone normalement, plus besoin de chercher des wifis gratuits, mon forfait Australien est à nouveau actif. Je suis content d'avoir retrouvé une monnaie qui m'est plus familière, plus besoin de convertir.

Au sujet de la monnaie, ces deux derniers mois, j'ai utilisé pas moins de 7 monnaies différentes!



C'est étonnant, j'ai l'impression d'être rentré dans mon pays. Pourtant je n'ai vécu que 4 mois en Australie. Certainement puis ce que c'est le pays où je suis resté le plus longtemps depuis que j'ai quitté la France.


Arrivé à l'auberge, je n'ai plus de force, j'ai de la fièvre et des frissons. Je veux juste dormir et aller mieux. J'essaye juste d'avoir ma soeur au téléphone pour lui souhaiter son anniversaire mais elle ne répond pas. 30 seconde après je m'écroule tout habillé dans mon lit.

Après avoir pris des cachets et dormis 14h, je vais un peu mieux. Je ne prends pas le temps de rester quelques jours pour visiter la ville, je prends un bus pour rejoindre la ville de Launceston qui se situe au nord de l'ile. Quelques jours avant de quitter le Laos j'ai cherché du travail à distance. J'ai trouvé sur un groupe Facebook, un Français qui cherche des gens pour une ferme de pommes. Il n'y a que des fermes de pommes qui embauchent en ce moment en Tasmanie. j'ai envie de faire les vendanges mais la saison à prit un peu de retard apparement. J'ai besoin de renflouer mon compte Australien rapidement, après les deux incroyables et intenses mois de vacances que je viens de passer.

LAUNCESTON, A LE RECHERCHE D'UN JOB




Quasiment 4h plus tard, pour 200km en bus, me voila à Launceston. Je traverse toute la ville avec mon sac sur le dos pour me rendre à l'auberge qu'on m'a conseillé. Mauvaise nouvelle, une fois là bas, à la réception on m'annonce que c'est complet pour plusieurs jours. Je regarde sur Booking, (mon meilleur allié pour trouver mes hébergements) et je vois que le moins cher disponible est à 50$ la nuit et les autres à environs 80$. C'est très cher pour une auberge de jeunesse. Le prix moyen est entre 25 et 35$. Je me rend dans celle à 50$. Je découvre que c'est un fait un pub avec des chambres à l'étage. Je suis choqué en découvrant les lieux. Tout est délabré et lugubre. Dans ma chambre il y a une grosse moquette épaisse dégueulasse. Ça pue le tabac et il y a de la cendre plein le lavabo. Je demande de changer, seulement c'est la seule chambre prête et disponible. j'imagine pas l'état des autres. Dans la soirée je comprends que c'est un vrai repère de camés. Il y a de la musique techno à fond au point que les murs tremblent et je n'entends plus la musique dans mes écouteurs. Je vais voir d'où ça provient et vois que ça vient du bar en bas. Les 5 seules personnes que je croise sont carrément chelou. Autant de bordel pour si peu de monde... Je ne resterai pas ici plus d'une nuit, surtout que j'ai besoin de bien dormir. Je ne suis pas encore en pleine forme.

Le lendemain après avoir fait le tour de chaque auberge j'ai réussi à trouver une chambre. Gros contraste pour le coup. C'est un bel hôtel dans un bâtiment ancien bien rénové qui à quelques lits en dortoir. Tout est impeccable, pas un bruit! Surement par ce que les clients sont eux aussi bien différents! Que du 3ème âge...

Je cherche ensuite un moyen de me rendre au working hostel (auberge pour travailleurs) qui est en partenariat avec la ferme de pomme. Ce n'est pas possible d'y aller en transport en commun ni à pied. C'est en pleine campagne. En stop, je ne suis pas sur que ça marche et en taxi le tarif ne va pas être dans mon budget! Je trouverai bien quelqu'un pour m'y déposer.

Je ne suis pas à un jour près, il faut que je reprenne des forces pour bosser en ferme de toute façon. En attendant je fais le tour des agences d'intérim de la ville. Partout on me dit que c'est très calme niveau boulot car c'est la fin de l'été. Je demande alors pourquoi les hébergements sont tous pleins? La réponse qu'on me donne est cohérente. Ce sont tout les vieux qui viennent, maintenant qu'il fait moins chaud, pour faire la marche autour du Cradle Mountain. (L'endroit le plus populaire de la Tasmanie). On me dit qu'il y a un peu de boulot dans la construction, sauf que je ne peux pas postuler, je n'ai pas la White Card. Maintenant que je parle mieux anglais, il va falloir que je me bouge pour l'obtenir. Une agence spécialisée dans l'agriculture me rassure en me confirmant que les fermes de pommes recrutent toutes et qu'il faudra patienter 2 semaines environs pour les vendanges.

1ou 2 jours plus tard, je vois "enfin" un jeune dans mon hôtel! Je vais lui parler et au bout de quelques minutes il me dit "Je suis Français" ahah On peut parler en Français alors.

Il s'appelle Gatien et truc de fou, il est Nantais. Il connait l'entreprise où je travaillais et je connais la sienne, dans la construction aussi. Le monde est petit!! Il vient juste de finir de visiter le nord de la Tasmanie avec son 4X4 et part demain matin à Hobart pour passer quelques jours.

Je lui parle de mon plan ferme et me propose de m'y emmener demain.


J'ai pris toutes mes affaires, en 20min on arrive à Legana. Je rencontre directement le responsable du Working hostel, c'est un Japonais. Je lui parle de l'annonce que j'ai vu sur Facebook. C'est toujours d'actualité. Il est en partenariat avec les deux fermes de pommes du secteur et c'est pas loin de 80 personnes qu'ils ont besoin. Cependant il me dit que la saison à un peu de retard et qu'il faut attendre 10 jours avant les premières récoltes, qu'il faut que je m'engage pour rester un mois minimum et payer 2 semaines de loyer dès maintenant!! Euh je deviens rétissant car payer 2 semaines à rester sans rien faire dans ce coin pommé ça ne me plait pas. Le gars commence à me mettre la pression en me disant que 60 personnes sont déjà ici et que les dernières places vont vites partir. Deux Français arrivent au même moment à l'accueil et réservent une chambre sans hésiter...


Gatien n'est pas parti, il m'attend sur le parking. Je lui explique la situation et trouve aussi le plan abusé. Il me conseille de laisser tomber et d'aller à Hobart avec lui. C'est la capitale de l'ile et dans tout les cas j'aurais plus de chance pour trouver un petit job en attendant. Me voilà donc en route pour retourner à la case départ mais cette fois en pleine forme.


HOBART (again)

Tellement en forme qu'à peine arrivé à Hobart je plonge dans la superbe ambiance de la ville. Resto, bières sur le port entouré des gros bateaux de plaisance et militaire, bières à l'auberge qu'on a trouvé en plein centre et on finit en boite sur le port à boire du rhum! J'adore cette ville, je m'y sens bien, je me crois un peu à Brest sauf que les bâtiments font très anglais.


Le soir d'après Gatien me présente une connaissance, qui va chercher des fermes de pommes au sud d'Hobart. Le gars, s'appelle Jérome. Il est accompagné de deux filles avec avec qui il vient de finir un road trip en Tasmanie. Que des Français! Les filles Aline et Andréa ont déjà trouvées une ferme de pomme et commencent demain. Je leur demande où est la ferme qui les a embauché mais je ne n'obtiens qu'une réponse évasive.

Je pars le lendemain en voiture avec Jérome et un autre gars, Andréa aussi, un Italien. Cool je vais pouvoir parler un peu Anglais. On fait le tour des fermes, je les localise sur Google map, on interroge les responsables, il faut mettre nos noms sur une liste d'attente pour la plupart... Il y a tellement de demande que les équipes sont déjà constituées. Ça me rappelle Cairns, dans le nord de l'Australie où j'ai connu la même situation, sauf que la saison était déjà entamée. Ici c'est fou, le ramassage n'a pas commencé. On nous annonce que ce n'est qu'une histoire de quelques jours.

Et là, dans la voiture, en fouillant sur toutes les différentes pages Facebook, je vois qu'une association d'agriculture de Tasmanie, vient de poster une annonce pour une ferme de pomme tout au Sud de l'Ile. Ils cherchent environs 30 personnes. On appelle, on nous donne directement le numéro du patron de la ferme. Celui ci, nous demande si on peut commencer maintenant! On regarde, on n'est qu'à 45min. Aller Go!


DOVER, South Tasmania


Le village s'appelle Dover, c'est au bord de la mer et je crois qu'après Dover il n'y à plus rien. On arrive à 15h, on nous fait remplir des papiers. On voit que dans cette ferme aussi c'est payé au rendement, le même prix à la bin que partout ailleurs. On nous montre vite fait comment faire puis à 17h un gars vient nous dire que c'est la fin de la journée. Il agrafe une étiquette avec mon nom sur la bin avec la variété de pomme. Ohh ce sont des Gala! C'est le nom que j'ai donné à mon chien ahaha.

On demande au fermier où est ce que l'on peut trouver un logement et il nous dit qu'il dispose d'une accommodation. Le logement est en fait des cabanes de chantier assemblées. Ce n'est pas terrible mais bon, le loyer n'est pas cher et l'on n'a pas besoin de chercher un logement. Le soir dans l'accommodation surprise qui on voit, les filles Aline et Andréa. Jérome devient fou car elles n'avaient pas voulu lui dire dans quelle ferme elles allaient et il se retrouve finalement dans la même. Après explication les filles expliquent que le road trip ne s'était pas forcement bien passé niveau entente et qu'elles voulaient donc tracer leur route de leur coté. Bref ce n'est pas mon problème. J'ai un travail et je suis content.

Après quelques jours à ramasser des pommes, on se rend tous compte qu'il va être difficle de se faire des salaires comme dans les fermes, où le travail est payé à l'heure. A l'accommodation, la plupart, moi y compris, font des calculs dans tout les sens après chaque journée de travail terminée.

La bin est payée 27$ après tax, en me donnant à font, de 8h à 17h et en mangeant rapidement, directement dans le champs, j'arrive à faire maximum 4 bins par jour. Une fois payé l'hébergement et les courses de la semaine, il ne reste pas grand chose. Je sais que ce n'est pas ici que j'arriverai à mettre de l'argent de coté pour financer la suite de mon voyage. Seul Andréa, l'Italien, arrive à faire 5 bins par jours en ne s'arrêtant pas du tout, même pour manger. Non merci, déjà que que les journées ne sont pas fun, le fait de travailler seul dans sa rangée durant 9h.

D'ailleurs en parlant d'Andréa, il s'est très vite rapproché d'Andréa la Française... Elle est venu s'installer dans notre chambre avec sa copine Aline. La goutte d'eau pour Jérome, qui quitte la ferme. Puis nombreux sont les départs et les arrivées à l'accommodation ensuite...


L'accommodation dans le contrebas et les Andréa à table 

Je regarde aussi pour partir mais pour le coup je ne vais aller nul part. Je suis encore malade!! Moi qui ne suis que très rarement malade, là je n'ai pas de chance. A force de porter ces sacs bien lourds durant des heures, me contorsionner pour attraper les pommes dans le bas et grimper sur l'escabeau pour les pommes perchées en hauteur, je n'ai plus honte de le dire, j'ai attrapé des hémorroïdes...

Plusieurs jours sans travailler donc puis après me vient l'idée de faire équipe avec Aline. Elle ne fait que 2 bins par jour et moi je dois reprendre tranquillement. Je me dis qu'on peut s'entraider. Elle n'est pas très grande, elle peut attraper toutes les pommes du bas et moi celles à mon niveau vu que je ne peux pas me baisser...

C'est une équipe qui marche puisse ce qu'à nous deux on arrive à faire 6 bins par jours, qu'on comptabilise 3 chacun. Chose que je n'aurai pas pu faire seul et elle non plus. De plus on prend notre temps pour manger, on s'entend bien, on raconte des conneries toute la journée. Ça passe plus vite. On passe beaucoup de temps ensemble, car on est aussi dans la même chambre.

(Mais il ne se passe rien de plus, Aline est en couple).


Comme on dit, on n'est pas payé cher mais qu'est ce qu'on rigole. Les patrons sont loin d'être chiant. On met maintenant de la musique et on chante. D'ailleurs je me suis fait surprendre à chanter des musiques des années 90 avec Laetitia, une des nouvelles, qui a mit sa tête entre deux pommiers. Elle m'a entendu de son rang.

Elle est arrivée hier ou avant hier, avec sa copine Cindy mais on ne s'était pas encore vraiment parlé puis ce qu'on est assez nombreux dans le logement. Quand même une vingtaine.

Je sais juste qu'elle vient de Monaco et qu'elle m'a bien fait rire quand je l'ai vu arriver avec son énorme valise plus deux autres bagages.

En tout cas le ridicule ne m'a pas tué, il nous à rapproché. Le weekend Laetitia a organisé un repas commun, une grande tablée qui a finit en soirée Karaoké en Anglais.

Escapade dans le parc naturel tout au sud de la Tasmanie, pour les plus motivés, le lendemain. Les paysages sont magnifiques mais l'eau n'est vraiment pas chaude, d'ailleurs en fin de journée il fait vite froid. Pas surprenant, en face c'est l'Antarctique ...

L'ambiance on la kiffe mais cela ne fait pas tout. On vient de se rendre compte en rentrant notre fiche de paye dans l'application mobile pour l'obtention d'une 2ème année de visa, qu'une journée de travail ici ne comptabilise qu'une demie journée travaillée. Comme si l'on étaient à mi temps, alors qu'on fait 9h par jour. Tout ça par ce que notre paye est trop faible. Pour Cindy et Laetitia qui viennent d'arriver en Australie, c'est 6 mois qu'il leur faudrait si elles restent ici pour valider les 88 jours de fermes obligatoire! Du coup, forcement, elles voudraient trouver autre chose.

Certains de nos anciens collègues ont trouvés des vignobles, ça y est la saison des vendanges à commencée!

Aline qui vient d'acheter une voiture avec sa copine Andréa, voudrait faire les vendanges sauf qu'Andréa ne veut pas quitter la ferme de pomme. Cependant Andréa lui dit si tu veux bouger pas de problème.

Ce matin je pars donc en voiture avec Aline et Cindy et Laetitia se joignent à nous. Dans un premier temps on va jusqu'à Huonville, à 40Km pour faire des courses au supermarché le plus proche, (et oui quand même ...) puis en chemin on compte regarder pour trouver un vignoble.

J'ai encore une fois trouvé une annonce sur Facebook. En route Laetitia, qui parle parfaitement Anglais vu qu'elle travaillait dans l'hôtellerie à Monaco, appelle le vignoble. Ils disent qu'ils n'ont pas de besoin mais nous donne le numéro de quelqu'un à joindre. Laetitia échange avec cette personne avec un très bon feeling. Laetitia nous annonce qu'on est embauché, qu'il faut commencer demain et qu'on sera payé à l'heure. La dame nous enverra l'adresse du vignoble par sms dans l'après midi. Truc de ouf, seulement en quelques minutes, dur à imaginer, on est trop content!! On sait que les places sont cher pour les vendanges alors on ne traine pas. On fait un gros plein de course pour Andréa, on retourne à l'accommodation lui déposer les courses et faire nos valises. On dit au revoir à tout le monde en leur disant qu'on reviendra les voir dans deux semaines.

On a reçu l'adresse du vignoble. C'est au village de Lilidale, sur Lala road, à 20 minutes au nord de Launceston!! Le nom nous fait rire, il nous fait tous penser, c'est quoi ce nom de télétubies, puis après seulement, on se dit Oh Putin on à toute la Tasmanie à traverser dans la journée.



LILYDALE

On est arrivé après 4h de route soit 300km. J'avais déjà vu les paysages traversés forcement quand je m'étais rendu à Launceston. Que des collines bien vertes avec des vaches et des moutons. Pas d'industries agro comme on peut voir souvent. La vraie campagne.

On va voir directement le vignoble en repérage pour demain matin. Le domaine est magnifique! Il s'appelle Leaning Church, ce qui veut dire église penchée. Le nom prend tout son sens quant on voit la vieille petite chapelle penchée sur la colline. Dans le domaine il y a un resto semi gastro avec vue sur les vignes dans le contre bas. On va être bien ici! La dame au téléphone nous a conseillé de se loger dans une auberge à Launceston. J'explique aux filles ma galère à Launceston avec les auberges et leur dit que faire 20min de route tout les jours ça peut aussi devenir chiant. Alors on regarde un peu autour du vignoble ce qu'il y à. Rien à par deux gites. Un est à 2min seulement.


CHERRY TOP

Cherry Top est le nom du gite le plus proche. On est reçu par Leslie, qui peut nous faire son meilleur prix à 120$ la nuit dans son cottage. Cela fait 30$ par personne. On réserve deux nuits pour commencer. En découvrant le cottage on est comme des fou. On passe de l'accommodation de la ferme à ça, vous comprenez, c'est le luxe!


"Exceptionnellement, dans cet article, je vais publier quelques courtes vidéos. Je n'en publierai pas pour les autres articles, puis ce que je vais devoir les supprimer pour imprimer ce blog, en livre de voyage, à la fin de mon année".


La vidéo de notre arrivée à Cherry Top

On a trop bien dormi, pas besoin de faire la queue dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner et d'attendre je ne sais pas combien de temps son tour pour prendre une douche. Bref on est au taquet en forme pour faire notre premier jour de vendange.

Le travail a déjà commencé il y a une semaine, on voit que les gens se connaissent. Brenden le supervisor nous demande de mettre un gilet jaune, des lunettes de protection en plastique et de faire attention avec les sécateurs. Il nous montre comment il faut couper le raisin et c'est parti!


On a pas vu le temps passer. Le travail est hyper facile, tout est à notre hauteur. On a juste à mettre les grappes dans des sceaux à nos pieds et des personnes viennent les vider quand ils sont pleins. Easy! A la fin de la journée on questionne le supervisor pour en savoir un peu plus, puis ce que Sharlene, la dame qui nous a recruté n'est pas là. Il nous dit que c'est la chef de l'entreprise et que la plupart du temps, elle est au bureau à gèrer les planning. Elle nous enverra un sms chaque jour pour nous donner l'adresse du vignoble où il faut faire le picking le lendemain. Cela confirme bien ce que je pensai, on est embauché par un contractor. J'ai connu ce cas là en ferme à Gatton près de Brisbane. C'est tout simplement un prestataire de service qui effectue les vendanges pour les propriétaires de vignoble. Il nous annonce 4 semaines de travail sure.

C'est une superbe nouvelle car si c'était un vignoble qui nous embauchait directement, selon la taille, on aurait pu en avoir pour quelques jours seulement à 2 semaines maximum.

Les gilets jaunes 


Dans la journée on demande aux autres backpackers où ils se logent. Certains sont en auberge à Launceston, mais la plupart sont en van et dorment dedans. Le groupe de Français dort en tente au camping. La semaine ne leur coute pas grand chose, cependant ils nous expliquent que les nuits sont difficiles, ils sont gelés. Imaginez la réaction de Laetitia quant elle entent ça! Elle nous rappelle que notre gite est équipé de lits chauffants. Puis avec tout les bagages, (surtout les siens), s'installer en tentes n'est pas envisageable. Il faut qu'on trouve une solution rapidement puis ce qu'a 30$ la nuit au gite, on n'arrivera pas à épargner grand chose, vu qu'on ne se fera pas des grosses payes d'après les autres Français.

Le taux horaire est le même que dans toutes les fermes qui payent à l'heure, seulement dans les vigognes on ne travaille pas le week-end et les journées finissent en début d'après midi


J'ai l'idée de chercher un Wwoofing ou un Help X vu qu'on a du temps libre, et cela nous permettrait de ne pas payer de logement. Je regarde sur mon application puis ce que j'avais payé pour devenir membre en arrivant en Australie. Je vois qu'il y a un gars dans le village qui propose de faire du Help X. Laetitia l'appelle et on le rencontre peu de temps après. Il cultive des légumes bio, a besoin de quelqu'un pour l'aider mais pas de 4 personnes. Il cherche une solution, pense à une caravane pliante qui pourrait nous mettre à disposition. Il finit par nous dire que cela l'embête un peu, qu'on pourrait trouver mieux niveau confort. Il nous propose d'aller à cherry top puis ce qu'eux aussi propose du Wwoofing.


On retourne donc au gite et demande à Leslie la propriétaire. Ils ont arrêté depuis un moment ce concept. Ils l'on fait des années quand ils avaient besoin d'aide pour construire le gite. Maintenant qu'il est terminé, ils font uniquement de la location. On lui annonce qu'on a besoin d'un logement pour 4 semaines finalement mais qu'on recherche un meilleure prix. Je sais qu'une nuit en auberge à Launceston, se paye environs 20$ si l'on réserve pour une longue période. Cindy impatiente, lui lache directement que l'on ne peut pas mettre plus de 20$ par nuit. Son mari John, consulte le planning des disponibilités du gite et nous annonce que c'est okay et qu'il va nous installer dans la grande maison pour qu'on soit plus à l'aise que dans le cottage.

C'est de la folie, on ne pouvait pas rêver mieux. Les propriétaires aussi sont content. C'est la fin de l'été et je pense que ce n'est pas souvent qu'ils louent pour de longues périodes.



Aline appelle ensuite Andréa pour lui annoncer qu'on est embauché pour toute la saison finalement. La forcement tout le monde ne peut pas être content vu qu'Andréa a achetée cette voiture et qu'elle n'est pas prête de s'en servir. Elle lui demande donc de lui racheter sa part mais Aline devient complément dépassée face à cette situation qu'elle n'avait pas prévue. Affaire à suivre...


Une semaine que nous somme ici et absolument pas fatigué par notre travail.

On ne fait pas de grosses journées comme on avait pu nous dire, entre 5 et 7h maximum et on ne travaille pas les week-ends. On se dit alors qu'on pourrait aller en ville pour chercher un petit job complementaire. On quitte nos joggings et en route. On trouve un endroit pour imprimer des CV, Aline en dépose dans les resto vu qu'elle vient d'être diplômée chef cuisinier en France. Laetitia postule au Casino, hôtel et quelques resto. Cindy est esthéticienne et postule donc dans des instituts. Malheureusement, aucuns commerces ne cherchent de personnels.

Pour ma part je ne donne aucun CV. J'aimerai bien travailler en construction mais que pour le week-end ce n'est pas possible. J'explique au groupe que j'aimerai passer la white card rapidement pour décrocher un job une fois mes jours de fermes terminés.

Laetitia est motivée aussi pour la passer vu que le taux horaire minimum est bien plus interessant. C'est alors ensemble qu'on s'y colle pour passer ce certificat en ligne. On répond à plus de 100 questions, j'essaye de donner mon meilleur accent pour les enregistrements audio et on finit par faire la vidéo où il faut se montrer à mettre les équipements de sécurités obligatoires.

Quelques jours après on reçoit la fameuse White Card, trop content!


Sinon notre petite vie au calme, à la campagne, se passe bien. On a bien pris nos marques, on a découvert l'étendu de la propriété. Nous sommes entouré d'animaux. On s'adapte un peu au style de vie de nos voisins, John et Leslie, les propriétaires. On leur achète les légumes Bio du jardin, ils nous invitent à ramasser les fruits que l'on veut dans le verger, on fait notre composte et donne nos restes aux poules. On fait attention à la consommation d'eau chaude car elle est chauffée par des panneaux solaire... (enfin jusqu'au jour où j'ai pas aimé la douche froide et que j'ai mis le ballon en mode électrique).


Nos propriétaires ont instaurés que chaque vendredi, ils nous inviteraient à manger pizza. Pas de pizzas industrielles bien entendu. John les fait lui même avec des produits frais y compris la farine. Du jamais vu pour notre part. Je suis obligé de vous le faire partager en vidéo.

John pense même à Aline et lui prépare une Pizza Végan. Aline à profité d'arriver en Australie, pour devenir Vegan. Pour accompagner les pizza il aime faire des frites maison. Ce n'est pas du tout notre habitude de manger des pizzas et des frites mais pourquoi pas. C'est tellement bon qu'on ne peut pas dire non. Le seul truc qu'on aime pas à l'unanimité c'est le jus de fruit qu'ils fabriquent avec de l'eau gazeuse...

Ah oui, John nous joue aussi de la guitare après le repas et Leslie nous raconte les differentes expériences qu'ils ont connu avec des backpackers venu des quatre coins du monde, qui les ont aidé à construire la maison et faire leur potager en échange de l'hébergement.






QUAND TES JOURS DE FERME DEVIENNENT UN SEMBLANT DE TELE REALITE


Rapidement notre vie nous fait penser à une vie de télé-réalité, puis ce qu'on vit 24/24 ensemble. Il ne manque plus que des caméras. Quand je dis 24/24 ce n'est pas façon de parler. Comme vous avez pu le voir sur la vidéo, on n'à qu'une grande chambre avec un grand lit et deux lit jumeaux. Autant vous dire qu'il est compliqué pour chacun d'avoir de l'intimité. On ne se connait pas encore tout à fait mais l'on sait déjà que l'on a des personnalités tout à fait différentes et que l'on doit apprendre à vivre ensemble...


Dans le cadre dans lequel nous somme on pourrait faire une saison de l'amour est dans le pré en Tasmanie!

Alors pour lancer la saison, je vais vous présenter un premier portrait.


Le premier portrait est celui de Laetitia.

Jeune Parisienne de 30 ans aux origines Egyptienne, elle à décider de s'installer il y a quelques années à Monaco pour sa carrière professionnelle et maintenant en Australie.

Elle parle en plus du Français, l'Espagnol, l'arabe, l'anglais et l'Italien.

Célibataire, elle veut un mec balaise, qui a du charisme comme un Italien et qui l'a fasse rire (Elle est bon public).

Elle à fort caractère et sait ce qu'elle veut.Le confort est très important pour elle, et lors ce qu'elle nous le fait rapeller, on l'apelle Stéphanie de Monaco.

Prochain portrait la semaine prochaine!! (non je rigole, je vais pas faire le portrait de chacune)





Pour Laetitia et Cindy, qui connaissent toutes les télé-réalités, notre vie ici leur fait aussi penser à SECRET STORY!

Je dois quand même expliquer, que dans la maison Laetitia et Cindy sont persuadé qu'il se passe quelques chose entre Aline et moi et qu'on leur cache.

En fin d'aprèm, près le boulot, je vais dans le verger chercher des prunes comme souvent, Aline vient avec moi. Puis je vois qu'elle est venu avec moi car elle a envie de me parler personnellement. On reste alors parler sur le banc sur la terrasse. Je l'interrompt en lui disant que j'ai vu une lumière passer au dessus de ma tête. la nuit vient de tomber, on a au dessus de nous un ciel énormément étoilé. En Tasmanie, c'est les plus beaux que j'ai jamais vu, bref la lumière n'est pas venue du ciel. J'entend un boum, je me retourne, et là je vois à travers la vitre, Cindy en train de ramper sur le carrelage dans l'entrée, entre la salle de bain et la laverie. Derrière je vois Laetitia avec le Flash de son téléphone. Mais qu'est ce qu'elles foutent??Avec Aline on rentre et direct les filles nous demande ce qu'on fessait? Où on était? Où sont les prunes??

J'ai oublié les prunes sur le banc avec leurs conneries...

Pour Cindy c'est un gros fait qui confirme ce qu'elle pense. Elle hésite à buzzer !!


Ah les filles du sud, ça cherche les potins c'est fou! Mais à ce point...

Une chose est sure, je ne peux pas rester seul avec ces trois poules, je dois faire rentrer dans la maison un nouvel arrivant.

Les filles m'annoncent, un nouvel arrivant c'est excitant mais c'est le début des problèmes!! Des problèmes..

L'indice est qu'il est un ami de longue date et qu'il a déjà apparut dans mon blog de voyage, tout au début de mon aventure en Australie.


Le nouvel arrivant est Romain, avec qui j'ai fait ma première ferme à Darwin! Il était en vacances en Thaïlande quand je l'ai contacté. Je savais que tout comme moi, il a besoin de valider un dernier mois de ferme. Il m'a dit qu'une étape en Tasmanie le tente bien et d'autant plus dans le confort dans lequel nous somme. Il n'a rien à s'occuper. J'ai réussi à le faire embaucher dans l'entreprise avec nous. Il commencera Lundi.

Ce soir, c'est vendredi, je vais chercher Romain à l'aéroport de Launceston. Ça fait plaisir de revoir mon pote après plusieurs mois!!


Ce soir, la soirée Pizza c'est exportée en haut de la colline autour d'un feu de camps avec les enfants des proprio qui ont la trentaine et leurs potes qui font de la guitare. Une vrai soirée Tasmanienne pour accueillir Romain!


Première journée pour Romain.

On quitte le village pour aller faire le gros plein de course de la semaine à Launceston.

Il n'y a qu'une superette à Lilydale. Enfin ne va pas beaucoup plus loin que le village...

Aline vient de perdre le contrôle de sa voiture et on a finit dans le ravin!!

Plus de peur que de mal, rien de grave. Tout le monde va bien. La voiture c'est autre chose. On se plaignait tout les jours qu'elle n'était pas adaptée à la Tasmanie vu qu'elle touchait le sol dans certaines routes de campagne tellement qu'elle était basse. Pour le coup on ne l'utilisera plus pour aller où que ce soit car elle est dans un sale état. C'est le défilé sur le lieu de l'accident entre les gens qui s'arrêtent pour nous apporter de l'aide, la police, l'ambulance, et la dépanneuse. On se croirait dans un film à l'Américaine avec les sirènes, uniformes et le comportement des intervenants. Très stéréotypé.


Cindy et Laetitia sous le choc veulent quitter la Tasmanie.

Aline reste sans voix.

Romain et moi, malheureusement habitué après quelques accidents, dont un en commun lors ce qu'on était étudiant à Brest, on n'est absolument pas sous le choc. On parle ensemble de trouver une solution. Certainement de louer une voiture afin de ne pas perdre notre place dans les vignobles.

Une fois de retour à la maison, la pression redescendue, les filles se joignent à notre plan de louer une voiture et de continuer ensemble l'aventure. Pour se détendre et avoir un peu de réconfort, on se fait un gros gouter avec cookies maisons fait par Aline.

On organise un tirage au sort pour savoir qui sera le conducteur et devra donc mettre le contrat de location à son nom. On préfère laisser le hasard faire les choses pour éviter les histoires. C'est Romain qui sort du chapeau! Le pauvre, il vient d'arriver et c'est le début des problèmes effectivement. Je n'avais pas pensé des problèmes de ce genre ...

Après cette mésaventure, on reprend notre vie normalement à bord de notre nouvelle voiture, une Hyundai coupé et la team devient encore plus soudée après ce qu'il s'est passé ce week-end.

Pour les prochains week-end, on laisse tomber l'idée de trouver un deuxième job. Vu qu'on doit maintenant payer un loyer pour la voiture, on décide qu'on va s'en servir un maximum.

Chaque week-end on va s'organiser une excursion pour découvrir différents coins de la Tasmanie. On commencera par faire ce qu'il y a de plus proche.




Le week end qui suis, c'est l'Anniversaire de Laetitia. Soirée à la maison avec les collègues avec qui on a le plus d'affinité pour le moment.

Un couple de Belge, Ramses, et un autre Chilien. Ramses est notre super Dj, il nous ambiance tout les jours dans les vignes avec son enceinte. Il nous annonce qu'il part à Melbourne, malheureusement pour nous. Peut être qu'il y sera encore quand viendra le temps que je visite cette ville...

Bref ce soir il nous met aussi l'ambiance carrément latine dans la maison. Salsa et verre de Pisco, l'alcool du Chili.

L'ambiance est chaude aussi dans le sens qui va chopper qui... Mais personne ne sais à quoi s'attendre et cela crée une situation complexe.

Je dévoile quelques détails pour que la situation soit plus compréhensible.

Il y a quelques jours, au petit déjeuner Aline nous a annoncé qu'elle vient de quitter son copain puis ce que pour elle, la relation à distance depuis la France, est trop compliquée. Depuis elle m'a fait comprendre qu'elle n'était pas indifférente à mon sujet...

Et tout à l'heure, pendant que j'étais en train de faire une séance de sport avec Romain dehors, Laetitia est passée annoncer que Cindy n'était pas fermée si je veux la chopper ce soir, puis elle est repartie comme elle est arrivée. Avec Romain on se regarde et il me dit tu es dans la merde et peut importe avec laquelle des filles, si il se passe quelque chose, ça va créer des histoires entre les meufs dans la maison. Ramses ne sachant rien des histoires de la maison, tente avec les trois filles finalement je crois. Son pote est hors jeu et Romain est dans son coin. Il n'est pas dans le mouv', il ne veut pas faire l'effort de parler Anglais. Mais rien n'est impossible avec lui, il est capable de tout. Dans la soirée je me retrouve 5 minutes dans la salle de bain avec Aline et j'aperçois Cindy, l'oreille collée contre le mur pour écouter ce qu'on disait...

Cindy, ah lala, je n'ai jamais vu une fille aussi curieuse quoi toi !!



Le lendemain commence notre programme excursion.


CATARACT GORGE

C'est le lieu où la rivière de Launceston passe entre de grandes falaises. L'endroit est bien aménagé avec un pont suspendu qui permet de faire un circuit à travers un grand parc. Dans le contrebas il y a même une piscine et des aires de barbecue. Laetitia voit pour la première fois des Wallabies (vivant, je précise, car chaque jour c'est des dizaines de wallabies écrasés que l'on voit sur les routes).



BAY OF FIRES

Un autre Week-end on se rend au Nord de la côte Est pour voir la Bay of Fires. Elle tient sont nom en raison des roches marrons rouges.

On explore la succession de plages de sable fin de la côte! Romain, Aline et moi, on se lance le défit d'aller se baigner chacun son tour. L'eau est bien froide, pas autant que dans le Sud de l'ile, mais on n'y reste pas. Comme quoi l'eau turquoise n'est pas systématiquement signe d'eau chaude.


Les jours passent à une vitesse, on ne se rend pas compte. C'est déjà la fin de la saison. On tente de gratter quelques jours de travail en plus mais pas possible. Il n'y à plus rien à ramasser.

On a fait les vendanges dans plus de 10 vignobles dans la région de Launceston. Tous bien différents.

Raisins blancs, raisins noirs, Musca , Pinot, haut de gamme, qualité médiocre... On a coupé une quantité indéterminable de grapes, on a aussi était volontaire pour porter les sceaux de raisins, ainsi que les laver à la fin de la journée. Le tout dans une superbe ambiance.


Je crie ma joie d'avoir terminé les 88 jours pour l'obtention de la deuxième année, même si finalement je vais surement reprendre dans l'entreprise où j'étais en Septembre. (Je viens d'avoir en entretien avec la DRH sur Skype) C'est pas grave, c'est une fierté pour moi d'avoir été jusqu'au bout. Jamais en France j'aurai fait ces jobs dans les champs. Je les fais!! Je ne me suis pas donné le choix. J'en aurais chié, perdu 7 kilos aussi mais je retiens cela comme une expérience de vie qui m'a endurcie et m'a fait rappeler que j'aimais mon travail en France, même si j'en ai jamais douté.

Aujourd'hui c'est le dernier jour. Brendan le supervisor est triste qu'on s'en aille, il nous a dit qu'on est l'équipe qui a travaillait dans la meilleure ambiance. Il nous a fait une vidéo souvenir de la saison.






Dans la soirée, avec Romain, on décide de sortir entre gars avant de quitter la Tasmanie. On va aller en boite à Launceston. On se fait un petit apéro avant dans la voiture, à boire des bières et écouté des vieilles musiques comme quand on était au Lycée. Trop drôle. Puis on va dans la seule et unique boite de la ville. Pas question de prendre la route après pour renter, on a prévu, on dors à l'auberge dans la chambre de nos collègues.

Ce matin en rentrant à la maison, ambiance glaciale, personne nous parle, on ne parle pas non plus, juste entre nous.

La veille, au moment où on partait les filles avaient pété un plomb et nous avez mis à fond dans la baraque la chanson Fuck You... Le message était clair!!


L'ambiance est tellement pesante que les filles partent entre elles faire une aprem shopping.

A leur retour, Cindy demande une réunion. Elles nous disent qu'elles veulent que les tensions cessent et qu'elles n'ont juste pas appréciées que l'on soit parti tout les deux sans leur proposer, mais que maintenant elles comprennent qu'on voulait se retrouver un peu qu'entre gars.

Elles sont revenu avec une grosse boite de bonbon pour enterrer la hache de guerre! Tant mieux car ce soir c'est soirée de fin de saison et je n'ai pas envie de me prendre la tête.



Kayden, le seul jeune Tasmanien de l'entreprise, (Les autres Tasmaniens qui bossent avec nous sont une bande de retraités) à la bonne idée de faire une soirée de fin de saison dans son jardin, bien entendu autour d'un feu de camps.

Il nous fait découvrir le jeu à boire d'ici, qui consiste à accrocher du Gune (cubi de vin) à l'étendoir à linge et de le faire tourner. Celui qui se retrouve avec le cubi au dessus de lui doit faire couler le vin, le boire et refaire tourner l'étendoir. Le jeu s'appelle Gune of fortune!!

C'est le moment de dire au revoir aux collègues qui sont resté jusqu'à la fin de la saison, beaucoup de Français, Théo, Geoffrey, Dimitri, les soeurs, Cassandre et Clémence, les frères Argentins...

Je ne peux pas citer tout le monde...


Qui est caché derrière la porte dans le sas à écouter??  Cindy ...Je t'ai grillé!!  


Le lendemain c'est au tour de Cindy et Laetitia de s'en aller. On aura eu des petites prise de tête mais vite oubliées, normal avec tout le temps qu'on a passé ensemble. On retiendra surtout une bonne collocation, la meilleure vécu jusqu'ici, malgré nos personnalités bien différentes, des fou rires et des histoires!!!!

Cindy et Laetitia avaient achetées un billets d'avion pour atterrir à Melbourne, la ville la plus proche sur le continent.

Finalement elles vont prendre un vol de plus pour aller jusqu'à Brisbane puis ce que j'ai appelé mon pote Rafik qui est toujours à la ferme à Gatton, savoir si je pouvais les faire venir pour qu'elles termines leurs jours de ferme.

Elles vont donc directement s'installer dans la share house où j'étais à Gatton. Elles n'auront pas besoin d'attendre au caravan Park qu'une place se libère en maison et Laetitia évitera la crise cardiaque en voyant les caravanes pourries.

Les aurevoirs sont difficiles, il y a même certains qui ne peuvent retenir les larmes...



Aline, Romain et moi on libère aussi le gite puis ce qu'on a aucune raison de le garder étant donné qu'on à finit de travailler. Par contre Romain prolonge la location de la voiture de quelques jours pour qu'on aille faire le fameux trek du Cradle Mountain.

On récupère les soeurs Cassandre et Clémence à leur auberge à Launceston, puis ce qu'elles aussi ont envie de s'y rendre avant de quitter l'ile Australienne.


CRADLE MOUNTAIN

On arrive sur les lieux après plus de 2h de route pour seulement 140km. Les derniers kilomètres prennent du temps puis ce qu'il faut monter à travers les routes de montagnes.


On s'installe dans l'hébergement que j'ai réservé. Niveau tarif on est imbattable. On s'est mit d'accord pour réserver une chambre familiale pour 4 et l'on est 5. Les filles vont dormir ensemble dans le grand lit et nous les gars dans les lits superposés. De plus une fois arrivé dans la chambre on voit qu'elle n'est pas faite. Je vais de ce pas à la réception faire une réclamation, comme je sais bien le faire et j'obtiens un remboursement de 50 % sur mon compte. Tout le monde est ravie.


On va ensuite repérer les lieux pour visiter le mont demain et acheter les tickets. La encore une bonne affaire. (Ah ah en disant ça, je pense à ma marraine Christine, c'est une de ses expressions. Je dois tenir d'elle pour décrocher des bonnes affaires. De lieu acheter chacun un ticket, j'achète un ticket pour la voiture pour accéder au parc naturel de Tasmanie. On divisera le prix du ticket par 5, bien plus rentable. Et puis ce que le ticket est valable 24h, on commence le parc cette après midi et on y retournera demain.


On a bien apprécié la nuit dans l'hébergement tout en bois en pleine nature. La soirée d'hier était sympa aussi. Ambiance comme au ski, avec des personnes de différents pays.

Ce matin on démarre le trek. Sur chaque chemin que l'on prend, on découvre un point de vue different, on contourne différents lacs, c'est vert, c'est calme plus nature on ne peut pas. Après un bon moment à marcher on fait une pause à un refuge de montagne.

Là il y a deux possibilités, soit continuer de monter et escalier le Cradle jusqu'au sommet ou de prendre un autre chemin derrière le lac, aussi long que ce que l'on vient de faire pour l'aller. Avec Romain on est chaud pour aller jusqu'au sommet, les filles pas du tout. On fait alors deux groupes. Je ne veux pas avoir le regret de ne pas avoir escaladé le fameux pic.


AU SOMMET

Les blocs de roches sont énormes mais avec nos grandes jambes on n'a pas de mal à les escalader. Nous voilà au sommet après 45 minutes non stop. Il n'y à pas encore de neige sur la roche, mais il fait bien froid, ça ne serait tarder à devenir blanc.

Un randonneur nous prend en photo pour immortaliser l'instant. On voit tellement loin derrière c'est incroyable il n'y a rien à part de la verdure. La terre au naturelle!

Pour la descente on se la fait en sautant de roche en roche, Romain nous fait une chute... Ouf, rien de grave! Il repart comme si de rien n'ait avant de retomber plus loin sur le chemin du retour à cause de ses chaussures. C'est la première fois qu'il fait ce genre de trek mais il kiffe bien l'adrénaline que cela procure. Quel sera le prochain spot??

Je prends le temps de faire partager ce moment à mes cousins avec qui je suis très proches, ils sont un peu comme mes frères que j'ai pas eut. C'est eux qui m'ont donné le gout de cette sensation que je ne connaissais pas avant et surtout le dépassement de soi.

Autour du Cradle Mountain on a eut la chanche de voir des Wombat et surtout un de très près.

Très peu d'interaction par contre car comme le montre les photos, il fait comme si on n'était pas là, comme si il nous voyait pas. L'animal est comme une peluche, super mignon sauf que je dois donner un détail que les images ne peuvent pas donner.. Il pue!!!

On est trop content d'avoir pu aussi apercevoir des diables de Tasmanie, cet animal mondialement connu et repris dans un dessin animé. Ils sont en voie de disparition, peu nombreux et sont donc sauvegardés dans un parc. On a eut la chance de les entendre faire leurs fameux horrible cri, ceux pourquoi ils portent ce nom, car physiquement ils n 'ont rien de terrifiant bien au contraire.


Sur le chemin du retour, on fait un peu le bilan du week-end. On a fait plus connaissance avec les soeurs qu'on ne connaissait pas plus que ça, à par de brefs échanges dans les vignes. On s'est carrément bien entendu et on décide de prolonger le dernier week-end en Tasmanie pour aller visiter le presqu'ile de Freyciney sur la cote Est Tasmanienne.



FREYCINET - WINE GLASS BAY

On passe la nuit à Launceston dans la chambre des filles à Launceston et on prend la route au matin. C'est encore 2h de route pour 166 KM exactement. Arrivé sur les lieux, il faut s'arrêter sur un parking et acheter un ticket à l'intérieur du kiosque d'information. Je montre le ticket que j'ai acheté au Cradle Mountain et c'est bon on n'a pas besoin d'acheter un autre ticket. Parfait!

Avant de se lancer pour la marche, on prend le temps de se faire un pique nique, pendant ce temps Romain apprivoise surtout un Wallaby.



En découvrant la vue, je me dis là encore c'est magnifique, comme tout ce que l'on a vu en Tasmanie en fait! Impossible de dire que quoi que ce soit n'est pas terrible sur cette ile. On descend les innombrables marches, entre les arbres, qui nous mènent sur la plage de sable banc. Il n'y a personne. Une fois de plus d'un calme absolu.

Pour remonter c'est autre chose. On à promis à Cassandre de la porter si elle n'arrive plus à monter. Tout le monde s'en sort bien, normal après l'exercice d'hier au Cradle Mountain, ici ce n'est rien.


On se poste ensuite de l'autre coté de la presqu'ile. Il y a un observatoire installé sur le haut de la falaise pour apercevoir les baleines. Le gars au point info nous à dit qu'elles commençaient à passer sur la côte Est Tasmanienne. Romain nous annonce qu'il nous offre le Mc Do, si l'on en voit une. On reste à moment à scruter l'océan. Dans cette immensité, rien en vue, merde on veut à tout prix voir une baleine ou manger un Mc Do, on ne sait plus...




CHACUN SA ROUTE, CHACUN SON CHEMIN

Les soeurs veulent aussi finir leurs jours de ferme rapidement, je leur donne donc aussi mon plan à Gatton. Elles vont prendre l'avion pour se rendre à Brisbane après demain du coup.

Aline quant à elle s'en fou des jours de ferme depuis le début. Elle n'a jamais téléchargée l'application pour comptabiliser les jours vu qu'elle sait dès le départ qu'elle ne fera pas une deuxième année en Australie. Elle va prendre l'avion pour retourner à Melbourne pour chercher une place en cuisine.

Romain, j'aimerai bien qu'il vienne à Sydney avec moi bosser en construction, mais il a déjà des plans à Darwin, pour commencer rapidement un job. Il hésite à venir avec moi juste pour une semaine pour visiter Sydney puis bizarrement il fait le sage choix (ça lui arrive) de repousser à plus tard la visite de Sydney. Il a pas pu épargner assez en Tasmanie et n'a pas le budget nécessaire. Il a aussi valider ses jours de ferme. C'est une bonne chose.


Et pour moi,mauvaise nouvelle aujourd'hui, John m'a envoyé un message pour me dire que le colis que j'attends de la Nouvelle Calédonie, avec tout mes bon vêtements n'est toujours pas arrivé. Le délai n'est pas du tout respecté alors que c'est un envoi prioritaire. Cela fait maintenant plus de deux semaines que je vois que le colis est en transit à Sydney. J'ai appelé le service de poste pour demander de récupérer mon colis à Sydney mais ils ne veulent pas. Il doit arriver jusqu'à sa destination, Lilydale...

Heureusement en attendant je n'ai pas besoin de rester seul, à durée indéterminée, dans l'auberge qui est maintenant complètement vide. Je vais aller chez mon collègue Kayden.



Ce matin, je suis surpris, je vois à la télé que Notre Dame de Paris est sous les flammes!! Toutes les chaines Australiennes diffusent l'information.

Ça me fait bizarre d'entendre un sujet sur mon pays en Anglais et surtout omniprésent. Vite les réseaux sont remplis de photos et d'articles. Notre Dame on FIRE. Tous les gens que je croise m'en parle aussi ...


C'est l'anniversaire du grand père de Kayden et il souhaite que je vienne avec lui. C'est sur la côte Nord où vivent aussi ses parents.

C'est dans la ville de Penguin. J'en ai entendu parler par pleins de gens. Il est possible d'y voir des petits Penguins, qui viennent se mettre sur une des plages de la ville. Je n'ai pas la chance d'en voir. A défaut je vois un Alpaga dans le jardin de la maison...

Je suis ensuite présenté à toute la famille et invité à manger de bonnes choses. En réalité tout ce qui me manquait, surtout le fromages et la charcuterie.

La mère de Kayden est chef cuisinier et aime les bonnes choses aussi. Je suis ravi. Le grand père fête ses 80 ans mais dégage une énergie incroyable. Il n'arrête pas de faire des blagues et s'amuse à filmer avec une petite camera Itech.

La grand mère me prend dans ses bras et me dit qu'elle est très touchée par ce qu'ils nous arrivent. Je me demandais de quoi elle parlait avant qu'elle prononce Notre Dame de Paris...

Tout me parais comme dans ma famille. C'est une famille ultra complice que je découvre, tout comme la mienne. La maison est agencée comme celle de mon parrain Pascal où l'on fait aussi des grands repas de famille. Même la vue du jardin ressemble étroitement! (Même paysage qu'à Roscanvel).

Le détail qui change est l'Alpaga, mais je pourrais arranger cela à mon retour en France, il sera ravi!



Le lendemain encore, Kayden, m'envoie avec lui quelque part, trop cool! Il est comédien de métier et travaille en parallèle dans les vignobles en comblement de salaire. Je le suis dans les coulisses, le vois répété son texte et je vais m'assoir dans le public.

Le fait d'avoir passé beaucoup de temps ces derniers jours avec lui, je comprends beaucoup mieux l'accent d'ici. A la fin de sa représentation, c'est en courant que je le suis. Il doit se rendre dans une plus grande salle de la ville pour une soirée STAND UP avec d'autres humoristes. Là je suis placé au premier rang. Je suis content de quasiment tout comprendre et me marre toute la soirée. En regardant Kayden, je comprends qu'il à une fibre de son grand père!


Dernière soirée en Tasmanie. Je propose à kayden d’aller boire une bière dans Launceston mais il préfère boire une bière à la maison. Why not! Je lui dis que je vais aller acheter un pack et lui demande ce qu’il préfère! Il me fait voir sur son écran d'ordi, (où il passe de longues heures), un pack de whisky! Ahah Aller bon, je vais prendre ça! Le concept de la canette avec le coca déjà dedans, c’est pas mal en fait. Cependant je ne suis pas sûr que ce concept marcherait en France, quand on est à la maison on aime bien mettre la dose que l’on veut je crois...


A oui je dis dernière soirée, car mon colis est enfin arrivé aujourd'hui.

Je peux maintenant m'habiller normalement et partir m'installer à Sydney. J'ai passé quand même une semaine chez Kayden. Je ne vais donc pas réserver le vol le moins cher qui est dans 5 jours, je prends le premier avion demain.

Un peu mal au crâne au réveil, mais ce n’est pas grave, aujourd’hui je n’ai que mon sac à faire.

Avant de partir de la maison on fait une photo souvenir avec son coloc Pakistanais puis Kayden m’emmène à l’aéroport. Je lui dis au revoir devant le dépose minute tout en me disant que le voyage permet de rencontrer de superbes personnes, mais la vie fait qu’on ne se reverra sûrement jamais...

Oh j’aime pas ce genre d’aurevoirs!



Cela fait un peu plus de 2 mois que je suis en Tasmanie, l’endroit où je serai resté le plus de temps jusque à présent. Ce n'est pas ici que j'ai développé mon Anglais, à parler français tout les jours, à la maison, au boulot, partout. A l'exception de ma dernière semaine chez Keyden où je n'ai pas eut le choix de parler uniquement anglais.

J’avais hâte de m’envoler pour découvrir une nouvelle partie de l’Australie mais finalement, j’ai du mal à partir...

Aller, je dis au revoir et remercie Kayden une énième fois et je rentre dans l'aéroport!

Sydney J'arrive !!

21

L'ARRIVEE A SYDNEY

Après avoir survolé la mer de Tasman sur environ 900km,

Sydney me voila!

L’avion se pose. C’est la troisième fois que j’atterris ici.

Par contre, ce coup ci, je ne rembarque pas dans un autre avion. Je vais voir autre chose que l’aéroport.

C'est dans la nuit que je me rends jusqu'au CBD (Central Business District). Oui j'arrive de nuit, c'est pas le top pour arriver dans une big city, mais le vol était deux fois moins cher...


Je suis attendu à l'Elephant Backpacker. Il y avait tellement d'auberge quand j'ai voulu réserver, que j'ai sectionné la plus proche de la station St James de plus qu'elle n'était pas plus cher que les autres. Avec mon sac qui pèse maintenant une tonne sur mon dos, je veux marcher le moins possible.

Une fois sur place, je ne prête pas trop attention au lieu et me fais discret quand j'arrive dans la chambre.

C'est au matin que je découvre vraiment les lieux. C'est un très vieux bâtiment, qui à besoin de pas mal de travaux de rénovation. La fenêtre de ma chambre ne ferme pas bien, les peintures se décollent dans les couloirs et je suis tombé nez à nez avec des petits cafards dans les casiers prévus pour stocker notre nourriture...

Cependant je trouve que le bâtiment a du cachet avec son grand escalier central en bois, des moulures, une grande hauteur sous plafond, même dans les chambres. Une plaque dorée sur la façade explique l'histoire du lieu. C'était un grand hôtel restaurant à l'époque.

Je découvre que c'est carrément une communauté de Sud Américain qui séjourne dans l'hostel. Ça parle espagnol partout et quand je demande Where are you from? On me répond Argentina, Chille!!

Etonnant, je n'entends pas parler Français ici à l'exception d'un Anthony aussi, Parisien qui est dans ma chambre. Il m'a déja expliqué qu'il était pas souvent là entre le boulot et les nuits qu'il passe chez sa copine.


KING CROSS

Dans l'après midi je me rends à King Cross, le quartier que plusieurs Français m'ont conseillés, pour rester en auberge. Il ne se trouve à 15 minutes à pied de là où je suis. Tout en haut d'une interminable cote. Je ne peux pas le louper, au milieu il y a une tour avec un panneau Coca Cola. Je visite un peu le coin. Je vois dans la rue principale, qu'il y a des auberges les unes à coté des autres , implantées au dessus des bars et des fast food. C'est blindé de gens, bien animé. Ici par contre j'entends parler Français de partout. Rapidement je trouve le quartier très glauque avec tout les gens chelou que je croise. SDF, Camés ou Malades mentaux, je n'en sais rien... Certains hurlent dans la rue, ça pue la pisse bref non merci ...

Je préfère rester dans mon auberge jusqu'à que je trouve un boulot, de plus c'est parfait pour que je ne parle qu'Anglais et après je verrai...



RECHERCHE D'EMPLOI

Je suis ici dans l’optique de travailler dans la construction maintenant que je n'ai plus la besoin de bosser en ferme. Dans mon plan de départ j'avais prévu de rester un mois dans chaque coin de l'Australie pour avoir le temps de faire le tour dans l'année. Seulement je me suis rendu compte que 1 mois, c'est trop court pour avoir le temps de trouver un travail, épargner un peu et visiter. Alors ici, à Sydney, je pense rester 2 mois comme j'ai fait sans le vouloir en Tasmanie . C'est beaucoup plus appréciable, moins stressant aussi!


Alors sans plus attendre, je fais le tour des agences d'intérim spécialisées dans la construction. Pas si simple, elles n'ont pas toute un bureau à même la rue, il faut que je me rende dans différentes tours du CBI.

La première chose qu'on me demande est ma White Card! Ah je l'ai!! Je rempli les formulaires. Je donne mon CV Australien, qui commence à avoir quelques lignes d'expériences dans le pays, j'explique en le montrant que je cherche un travail dans le domaine du bois vu que j'ai des diplômes et de l'expérience. Dans chaque agences on me dit, que les entreprises cherchent des menuisiers, charpentiers, agenceurs. Cependant, toutes demandent d'avoir son propre véhicule et d'être équipé d'outils manuels et électriques.

Je rappelle, que je suis là en Working Holiday Visa et que je ne peux pas me permettre d'investir à ce point.

On m'explique que si je ne rempli pas cette condition, ça va être très compliqué pour moi de décrocher un de ces postes.

Certains conseillers me suggèrent dans ce cas de postuler pour des postes de labourer, ce qui correspond à manoeuvre en France. Pourquoi pas, je ne vais pas faire le difficile!

Alors chaque jours je regarde les publications sur leurs site, postule à pleins d'offres. La même chose sur Gumtree "le Bon coin Australien" et d'autres appli de recherche d'emploi.

A la fin de la semaine, aucunes réponses, aucunes retombées...



L'OPERA

Pour mon premier Week-end à Sydney, je me rends jusqu'au célèbre opéra. Appelé ici Opéra House. Je suis émerveillé en le voyant! Il est si grand et son architecture si dingue!! Je regarde autour de moi, pleins d'autres personnes partagent les mêmes sentiments. C'est un peu comme les touristes à Paris qui voient la Tour Eiffel pour la première fois!


J'appelle mes proches pour leurs faire partager ce moment. Je commence par ma mère, que je réveille et qui me dit whaouuu, attend je mets mes lunettes! J'ai ensuite mon cousin Alexandre, ses fils Raphael et Lucas, mon filleul!

C'est devant ce même point vue, dans le quartier historique, The Rocks, que je retrouve Eric, mon pote Péruvien. C'est le premier pote que je me suis fait quand je suis arrivé en Australie. On est trop content de se retrouver après plusieurs mois. On fait le tour du pays dans le même sens mais on s'est toujours loupé, comme j'ai pu le rencontrer dans mon étape à Cairns et aussi à Brisbane.

Il est accompagné de Miriam sa copine avec qui il a fait le voyage depuis le Peru. Elle se prend au jeu de photographe le temps d'un petit shooting photo.

Je suis content de faire enfin sa connaissance, puis ce qu'elle n'était pas à la ferme avec nous à Darwin. Elle travaillait en ville.




On traverse le Circular Quay, pour arriver au pied de l'opéra. C'est la foule, le bar dans le contrebas n'a plus une table de libre. D'ici l'opéra à une autre forme et en marchant autour je découvre pleins de détails. Comme sa parois blanche qui n'est pas vraiment blanche mais beige. Je pensais que le revêtement était de la peinture de loin, c'est en fait une espèce de céramique. Je vois aussi qu'une partie de la charpente apparente est en bois... Ce monument me fascine!

Après la nuit tombée, on va prendre l'apéro chez Eric. Il est installé dans un bel appartement près de Darling Harbour, un dès port de plaisance de Sydney. Il a fait le choix de ne pas aller en auberge pour être plus tranquille. Je comprends quant il m'explique qu'il s'est inscrit dans une école pour développer son Anglais et qu'il fait livreur la nuit, pour la financer. D'ailleurs je remarque la différence de niveau. On se rappelle les premiers jours de cohabitation à la ferme où l'on voulait se dire pleins de trucs mais qu'on ne parlait à peine quelques mots. On avait besoin de faire des gestes pour se faire comprendre ahah !!


Miriam, elle a plusieurs job dont serveuse au palais des congrès, situé aussi à Darling Harbour. Elle me conseille de regarder dans ce domaine aussi. Restaurants en direct et agences de recrutement.

Dans la soirée ils me proposent, pour fêter les retrouvailles d'aller à une "Latin Party". Je ne peux refuser, surtout que je kiffe bien cette musique. L'ambiance est sympa, il y a essentiellement des Sud Américains. Par contre pour la danse, il va falloir que j'apprenne ...

Ce qu'il me fait bizarre depuis une semaine que je suis à Sydney, c'est de voir des gens partout et de ne pas avoir d'endroit sans un bruit. C'est un très gros contraste pour moi, avec la Tasmanie.

Je cherche alors à savoir, le nombre d'habitants afin de comparer.

Dans toute la Tasmanie il y a 515 000 habitants pour une densité de population de 7.5hab/km2

Sydney c'est 5 230 000 habitants pour une densité de population de 423 hab/km2

Effectivement le contraste est énorme, mais la densité de population reste faible pour une grande ville. Par exemple, Paris atteint les 20 800 Hab/km2.


L'Australie c'est seulement 24 600 000 habitant, c'est soit presque 1 Australien sur 5 qui vie à Sydney!

Le pays est tellement grand que si on doit parlé de densité de population, elle est seulement de 3hab/km2 en raison des zones non habitées.


En parlant avec différentes personnes qui sont dans cette ville depuis un moment, ils me disent qu'à Sydney, il suffit de s'éloigner un peu du CBD pour trouver des endroits moins oppressants. On me donne aussi le conseil de prendre les transports en commun le Dimanche, ça ne coute que 2$.



MANLY BEACH

Je vois que les ferries aussi sont comptés dans les transports en communs. Du coup, je prendre la ligne qui traverse la baie de Sydney pour arriver de l'autre coté, à Manly Beach.

Du bateau, je vois une nouvelle vue de l'Opéra et remarque plus clairement les deux partie pas exactement symetriques.

Après le débarcadère je découvre une toute autre facette de Sydney. C'est très fréquenté mais ça fait plaisir de se retrouver en maillot de bain à la plage en quelques minutes.

J'ai tellement trainé que je prends le dernier bateau et rentre pendant que la nuit tombe. Géniale, je peux observer le coucher de soleil, qui change les couleurs de la ville et disparait derrière l'Harbour Bridge.



UNE DEUXIEME SEMAINE A CHERCHER UN TRAVAIL

Je suis maintenant dans ma deuxième semaine à chercher sans cesse du boulot . J’ai fait imprimer plus de 50 CV que j’ai remis directement en main propre aux chefs de cuisine. J'ai fait les restaurants du CBD et de New Town, le quartier, Rock, Rétro, où ça bouge bien. Seul un chef de resto Malaysien a eut la franchise de me dire que bien que Sydney soit la plus grande ville du pays, c’est très calme pour le business des restaurants maintenant que c’est l’automne et que les touristes sont remontés vers le Nord de l’Australie.

J’ai en parallèle relancé les agences de construction dans lesquelles je suis inscris et j’ai comme retour que les constructions se calme aussi à cette période.

Je commence à en avoir marre mais je reste motivé pour décrocher un job.



Santiago, un Argentin qui est dans ma chambre et en pleines démarches aussi. Il ne parle pas très bien Anglais, mais je comprends qu'il est arrivé 2 semaines avant moi et qu'il à juste décroché un job de quelques heures par semaine pour distribuer des flyers. Merde, je me dis que ce n'est pas possible.


Dans toutes mes recherches, je trouve une annonce d'une école qui dispense principalement des cours d'Anglais pour les Français. Elle propose aujourd'hui un module pour aider à un trouver un emploi à Sydney. Alors je nous inscris, ça ne coute rien et on y fonce!

On est accueilli avec des petits pain au chocolat et des croissants. Santiago n’avait jamais gouté. Pourtant ce globe trotteur à visiter beaucoup de pays en Europe dont la France.

Pendant ce module, la prof fait un point important sur les CV et nous conseille de faire plusieurs CV si l’on postule dans des domaines différents. C’est surprenant mais elle nous conseille de ne pas hésiter à mentir un peu et modifier certaines choses, comme les périodes d’expériences. C’est ce que font la plupart des gens apparemment.

Je lui parle des nombreuses offres auxquelles j’ai postulé et pour lesquelles je n’ai reçu aucune réponse. Elle n’ai pas étonné et me dit qu’ici tout va super vite et que les embauches se font surtout lors de face à face ou de bouche à oreille. Les agences demandent de postuler en ligne uniquement mais les candidatures sont tellement importantes qu’elles finissent pour la plupart du temps dans les spam.


Forcement, on nous propose aussi de s'inscrire dans l'école. Il y a différents niveaux et programme. Je vois sur les plaquettes que c'est un gros budget, mais je ne suis pas surpris. J'ai bien vu mon Eric et mes roommates bosser des heures pour financer leurs écoles. Collège comme on dit ici. Mon plus gros regret de l'année sera clairement de n'avoir pas pu étudier en Australie. En apprenant sur le tas, j'ai aujourd'hui une compréhension pas trop mal mais j'ai encore des difficultés à m'exprimer comme je voudrais...

A la fin du module, la prof annonce que l’école organise des « job session » dans différents domaines et que demain c’est pour la construction.

Très bien, parfait, demain on sera là!


Santiago me propose d’aller à la bibliothèque pour préparer l'entretien qui nous attend demain. Je n’ai jamais vu une bibliothèque avec un style comme celle là!! On entent que le bruit des claviers. Je remarque que tout le monde est équipé d’un mac et que ça bosse à fond.

Alors on s’y met rapidement et reste un bon moment.


Le lendemain, on retourne à l’école pour l’entretien. On est une quinzaine à se présenter et passer un par un en entretien. Je comprends que je suis face à un agent de recrutement d’une agence. Mais cette agence je ne l’avais pas faite. La femme me dit qu’elle à un job de cabinet Maker, ce qui correspond à Agenceur. Tout ce qu’elle exige pour le poste ne me parait pas évident. Lecture de plan papier et informatique, maitrise du logiciel, des scies à commandes numériques… Euh j’ai la formation en France mais de là le faire des années plus tard sur des machines que je ne connais pas, le tout en Anglais…

Je finis par lui dire que je veux bien faire un essai.

Après l'interview, la prof demande à chacun comment cela c'est passé. Je lui explique et elle me conseille de ne jamais dire que je ne sais pas faire, fasse à un Australien.

Et pour Santiago qu’il fallait pas qu’il dise qu’il était en train de passer sa White Card mais qu’il attendait de la recevoir.

Voilà, voila, on comprend que c’est foutu pour nous...

Le soir je raconte cela au Taïwanais qui est dans notre chambre. Il a postulé pour beaucoup de job en construction aussi afin de financer ses études, car la paye est intéressante. Il a décroché un poste de Labourer dans la construction d’un nouveau tunnel sous la ville.

Une heure après, je reviens de la douche et il me dit, j’ai été contacté suite à une une annonce à laquelle j’avais postulé. Je n'ai pas pu accepter, je te donne le numéro, rappelle le gars maintenant, c’est un paysagiste.

Et bien comme quoi le bouche à oreille c’est ce qu’il fonctionne le mieux, car je commence demain.




CONSTRUCTION JOB / LANDSCAPING

Je me mets en tenu de construction que j’ai acheté en lot avec un gars sur Facebook. Oui en Australie c’est carré, veste orange à bandes réfléchissantes, pantalon beige, chaussures de sécurité haute et beige également…

Je fil à la gare très très tôt le matin, car je commence à 6h30 et j’ai une heure de transport. Je suis surpris que même à 5h du mat, il y a déjà pleins de monde dans les rues. Je ne suis pas à l’aise dans cette tenue, j’ai l’impression d’être un playmobile. Je repère de loin les gens qui bossent en construction aussi du coup et qui prennent les transports.

Je rencontre le patron de la boite, Mark, qui me fait monter dans la camion benne à peine dit bonjour. Il me redemande si j'ai déja déplacé des pierres, cassé du béton…

Je me rappelle du conseil, je dis oui à tout.

Une fois sur le chantier c’est autre chose, il me montre qu’il faut casser le terrassement de la piscine qui est face à nous, me montre tout les outils à disposition. Et là lors ce qu’il me demande de lui apporter ci et ça, je ne comprends rien. Je ne connais pas la moitié des noms des outils. J’ai appris tout les outils que j’étais censé utiliser dans la construction bois…

Il fait preuve de patience et me fait des gestes lors ce que je ne comprends pas et moi de mon coté je me donne à fond pour lui montrer ma motivation et de quoi je suis capable.

A la fin de la journée il me demande si j’ai le temps de parler. Je me dis oh merde, il va me virer. Et à ma grande surprise il me dit: Je suis content de toi, c’est quoi tes plans, combien de temps tu veux rester bosser avec moi? Et bien environs 2mois si c’est possible.Il me répond que oui c’est possible!!

Je suis trop content!!!! J’ai un travail à Sydney, j'ai jamais aussi bien gagné et en plus ça me plait !!!!

Je vais pouvoir acheter les billets pour la prochaine étape de mon voyage!!

Santiago quant à lui à décidé de travailler pour Uber Eat, c’est à dire faire de la livraison de repas à Vélo. On lui à donné un vélo du coup il fait ça en attendant de finir et de recevoir sa White Card.

On devient vite super pote et le week-end on va ensemble explorer les alentours de Sydney.



BONDI BEACH

Tout les samedis on va se baigner à Bondi Beach! On ne s’en lasse pas. Pour moi c’est l’endroit que je préfère à Sydney, c’est là que je me sens le mieux. L’ambiance y est à la cool, ça surf, ça fait du skate, ça s'habille stylé... Il y a tout ce qu’il faut, des bars, restos, magasins et la vue sur l’océan est parfaite. En fin de journée, pleins de monde se retrouve sur l’herbe à prendre l’apéro en regardant le coucher de soleil. Le paradis!!

A force de venir ici, je me dis que je préférais être en auberge à Bondi. Je regarde les prix mais ça me refroidit vite. Je peux me la payer mais j’arriverai pas à épargner quoi que ce soit pour poursuivre mon voyage. Alors tant pis, on va continuer à prendre le bus pour venir ici.

Le dimanche on profite des transports à prix réduits pour aller visiter un nouveau lieu chaque semaine.

Je propose à Eric et sa copine de venir avec nous mais ils ne peuvent jamais. Ils sont ultra pris. Ils ont maintenant 3 travails différents chacun, c’est des oufs!



WATSONS BAY



PALM BEACH


VIVID / FESTIVAL DES LUMIERES


LA CHAMBRE 106

Pendant ce temps, à l'auberge, ce n'est pas le luxe mais on n'est pas malheureux. Dans cette chambre de 6, ce qui est le mieux, ce n'est pas la moquette ou les portes des armoires cassées qui servent de table, c'est l'ambiance.

Il n'y a pas de changement de personne chaque jour, comme on peut le voir dans toutes les auberges. A l'éléphant, on reste longtemps.

Karolis, lituanien, étudiant et labourer en construction, bat les records. ll est dans cette chambre depuis environ 6 mois.

Prashanth, indien, étudiant et expert Uber Eat est là aussi depuis des mois.

Léonardo, Chilien, a prit la place d'Anthony, il compte rester un an ici. Lui également est venu en Australie pour s'offrir des études.

Il y a donc aussi, Santi et moi, les voyageurs. Et sur le lit vacant on voit passer différentes personnes venu séjourner quelques semaines à Sydney. En se moment c'est une Irlandaise, Tori qui nous fait bien rire. Comme ce soir où on s'aperçoit qu'elle lit aussi "Down Under",elle a achetée le même livre que moi.

Il règne en plus de la bonne ambiance, une complicité. Chacun ici s'intéresse à l'autre, au point de s'envoyer des messages dans la journée alors qu'on se retrouve le soir.

Cette nuit, c'est une Guest qui débarque à l'éléphant. Andréa que j'ai rencontré en Tasmanie, vient seulement de quitter l'ile. Elle est arrivée à peu près en même temps que moi à Hobart et sera donc restée plus de 3 mois. Fidèle à la ferme de pomme, que tout le monde à fuit, elle à quitter les lieux car il n'y a plus une pomme dans les arbres et que les feuilles sont en train de tomber.

Andréa ne peut rester qu'une nuit vu qu'elle est en road trip pour faire la cote Est avec des travelmates qu'elle à rencontrée il y a quelques jours. Je leur fait donc une visite expresse de Sydney.

Même si ce n'est que rapidement, C'est tellement génial de revoir des personnes avec qui on à passé du temps dans un autre coin de l'Australie et de se remémorer des moments.



NEW JOBS!

Au bout d’un mois à travailler avec Mark, il me dit qu’il à un problème avec son futur chantier et qu’il va être repoussé dans plusieurs mois. Qu’en attendant il a juste des petits travaux qui ne nécessitent pas d’aide. Il est super gêné et moi déçu de ne pas pouvoir continuer de travailler avec lui. Il m’a fait confiance et m’a laissé travaillé seul sur le chantier de la piscine jusqu’a ce que je le termine. Finalement je savais faire pas mal de chose, perçage, ciment, à la bétonnière, joints de dalles… Mais il m’a aussi énormément appris. Comme faire du béton armé, couper des pierres … Je connais maintenant le nom de pas mal d’outils et peux exprimer des taches à faire avec les bons verbes.

C’est une superbe expérience. La plus interessante et clairement pour moi la meilleure en Australie.


Maintenant il faut que je trouve un autre job. Je ne veux pas rester des jours à rien faire, je ne veux pas me relancer dans des journées à postuler et attendre de décrocher un job. Ça demande beaucoup d’énergie et je pars de Sydney dans moins de 3 semaines. Je réfléchi pas longtemps. Je sais ce que je vais faire, je vais dépenser mon énergie à vélo, pour travailler aussi pour Uber Eat. Prashanth à la différence de Santiago, loue un vélo électrique. Il me le prête le temps d’une soirée, je compare avec le vélo normal et sans hésiter mon choix est vite fait. Les cotes ne se montent pas toutes seules comme avec un scooter, il faut quand même pédaler mais c’est plus facile.

Alors avec Santi, on se met d’accord et loue un vélo électrique à deux car le prix de la location n’est pas donné. C’est un bon deal, tout le monde est content. Santiago pourra se faire une meilleure paye car elle n’est pas terrible avec un vélo normal. Puis ce qu'il est difficile de faire beaucoup de courses, ça devient vite épuisant.


Niveau organisation, Santiago fait un planning sous Excel qu’on a chacun dans nos téléphones.

Le jour ou il fait les breakfast et les lunch, je fais le dinner, et les weekends celui qui est motivé à faire les nuits les faits. Et chaque jour on tourne. Avec cette organisation le vélo ne s’arrête pas ou très peu. Ca fait beaucoup rire les autres de la chambres qui l’organisation n’est pas leur truc.

Le lendemain je vais chez Uber pour créer mon compte. Malheureusement, un seul rendez vous ne suffit pas car le service ne valide pas mes documents Français, carte d’identité et permis de conduire. Problème de traduction.

Il faut que je me déplace trois fois, car le gars qui m’a reçu la première fois m’a créé un compte pour chauffeur de voiture… Je pouvais toujours attendre les commandes… Enfin cette fois c’est la bonne, à la fin du rdv mon application mobile fonctionne parfaitement.

Je reçois des alertes sur mon portable pour récupérer des commandes dans des restaurants. J’ai juste l’information d’ou se situe le resto et je peux l’accepter ou la décliner.

Une fois dans le resto, je dois me présenter au comptoir, montrer mon téléphone, annoncer le nom du client et mettre le repas dans mon sac à dos isotherme Uber.

Une fois validé le retrait, là seulement je découvre l’adresse du client.

Une fois le client livré je vois le montant de ma course se rajouter à mon compteur en $.

Au départ je passe beaucoup de temps à chercher les adresses des restaurants et des clients, chercher un endroit pour attacher mon vélo aussi, ce qui me fait un taux horaire pas très interessant.


Ce nouveau job ne me déplait pas, je le prend comme un jeu.

Je découvre pleins de restaurants et surtout des chaines de tout style de fast food pour lequelles je reçois tout les jours des commandes. Oporto et Ogalo, de la cuisine qui se dit portugaise, mais c’est en fait surtout du poulet grillé sous toutes les formes. MadMex et Guznan y Gomez, des burritos, nachos et autres plats mexicain. Je livre aussi l’incontournable Mc do, pour lequel je reçois des livraisons tout les week end jusqu’a 3h du mat!


Ce que je trouve le plus sympa dans mon nouveau job c’est que je découvre des places, des rues, des ports, des nouveaux quartiers. Quand je ne décline aucunes commande, je peux arriver à plus de 10km de là où je vie…

Je visite en même temps que je travaille et parfois dans les moments un peu plus creux je profites pour rester prendre des photos.


Je livre un peu partout, bureaux, hôtels de luxe et aussi dans des lieux plus atypiques comme, hôpital, internat... et même sex-shop!


Finalement je me rends compte qu’il n’y a pas que des tours et des immeubles à Sydney. Il y a aussi beaucoup de maisons. Des maisons de ville, à l’architectures communes, seul la couleurs de la façade change et quelques petits détails qu’on ajoutés les propriétaires pour les personnaliser. Elles ont du style, je les aiment bien. A coté il y a toujours un petit park et des commerces de proximité. Une vrai vie de petit quartier. Je me verrai bien vivre ici.

Et dans les quatre coins de la ville, c’est les mêmes maisons, je trouve ça étonnants.

D’ailleurs, c’est dans une de ces maisons, qu'en plus d'Uber, que je viens de décrocher un autre job. Je fais des petits travaux de menuiserie. C’est Anthony qui était dans ma chambre une ou deux semaines avant qu’il aille vivre chez sa copine, qui m’a appelé pour me donner le contact des gens. Il avait travaillé pour eux il y a longtemps et a été rappelé. Il a eut la gentillesse de me proposer le job.

La femme s’appelle Anne marie, elle a passé son enfance en France et à vécu ensuite dans les quatre coins du monde avant d’arriver ici à Sydney. Son mari Paul est Australien. Elle a commencée par me montrer une porte d’entrée qu’il fallait rénover, ce j’ai fait. Ensuite elle me trouve d’autres choses à faire, comme réparer une autre porte, mettre des plinthes dans la cuisine, réparer une balustre d’escalier… des travaux que je fais en parallèle des livraisons.


Ce n’est pas tout, moi aussi j'ai un troisième job finalement. Le couple m’a mit en relation avec un de leur ami pour travailler sur un chantier plus colossale. Le gars s’appelle Greg et gère un gros chantier qui consiste à démolir un café pour le transformer en bureau. Le travail est physique et je le fais avec Anthony. On casse les agencements, retire les sols, coupe des briques pour décoré les futurs bureaux et j’en passe.

C’est un plaisir de bosser avec un patron comme lui. Il nous fait rire, nous invite aux resto, toujours à notre écoute, nous fait découvrir pleins de choses…



LES DERNIERS JOURS AVANT DE QUITTER SYDNEY

Voilà maintenant 2 mois que je suis ici, comme partout ailleurs je n'ai pas vu le temps passer.

Il y a des choses que je voulais absolument faire dans la ville et il est presque temps de partir.

Alors je parle à mes roommates et leur dis que n'ai pas fait les 3 activités qui me tiennent le plus à coeur finalement et leurs demande si quelqu'un veut m'accompagner.


Sydney Tower Eye

C'est avec Santi et Karolis que je me rends à la Sydney Tower. Tout les 3 on connait seulement le luxueux centre commercial de 5 niveaux, qu'il y a au pied avec les boutiques Chanel, Louboutin, Louis Vuitton, Prada et j'en passe. D'ailleurs je leur raconte que je m'y suis presque perdu et qu'il m'a fallu du temps pour trouver la sortie la fois où j'étais venu m'y balader. Il me rassure ne me disant que pour eux aussi c'était la même chose.

Une fois acheté le ticket pour accéder à la coupole de la tour, on nous fait passer dans un cinéma 3D. On se retrouve à voler derrière un perroquet, les mêmes qu'on peut voir à Sydney, et on survole la baie, le pont, l'opéra, et pleins d'endroits de la ville. Sympa comme mise en bouche.

Après on est accompagné jusqu'a l'ascenseur qui nous envoi à 309 mètres!!

De là haut on à une vue à 360 degrés. On voit même très bien notre hostel juste derrière Mary's Cathédrale. On s'aperçoit bien que cette grosse ville n'est pas que buildings. On voit que la mer et les parks sont omniprésent, même si ces derniers nous me paraissent petits de là haut, alors qu'en réalité il faut 15minutes pour les traverser à pied, voir même plus pour le Botanic Garden...


Surfing in Bondi Beach

Surfer à Bondi est la deuxième chose que je voulais faire avant de partir. D'ailleurs je ne risque pas de l'oublier puis ce que ma soeur me le rappelle lors ce que je l'ai au téléphone. C'est vrai j'y suis tout les week-ends et chaque fois je repousse au week-end d'après. A chaque fois je trouve qu'il y a trop de monde à l'eau bien qu'il y a de moins en moins de touristes chaque semaine. Je n'imagine pas en été...

Je ne suis que débutant et j'ai essayé le surf qu'en Bretagne, j'avais de l'espace autour de moi. Bref pas question de reporter à plus tard, je pars.

Là ce n'est pas les gars de la chambre qui m'accompagne mais la belle Manon, une Française, venue quelques jours seulement à Sydney pour prendre son vol pour rentrer en France.

Quand on arrive, on voit que les conditions sont parfaites. Pas trop de monde, vu qu'on est en semaine et les vagues pas trop grosses. Enfin jusqu'a que je décide de ne pas écouter ce que m'a dit le shop de surf, et que je vais de l'autre coté de la plage pour tester des plus grosses vagues. Je me case la gueule plus rapidement et je bouffe plus de flotte mais je prends plus d'adrénaline.

Pour cette dernière fois à Bondi, bien entendu on se pose sur la hauteur pour regarder le coucher de soleil. Manon est parfaite, elle a prévu les bières avec des bon trucs à manger!! Dommage pour moi qu'elle ne soit pas célib... Ahah


Whales Watching

Avant dernier jour, je suis censé commencer plainement mes vacances, j’ai vendu l'équipement de livraison Uber eat, j’ai ramené le vélo de location, vendu mes affaires de construction.. Mais bon, hier soir quand Greg m'a demandé si j'était dispos un jour de plus j'ai accepté. Travailler sur ce chantier me plait et ça me fera des dollars en plus pour mes vacances.

Cependant J’ai réservé pour aujourd’hui, une place à bord d’un bateau pour tenter d’apercevoir des baleines au large de Sydney. J'ai vu avec Greg, je vais y aller et je me rendrai sur le chantier après. Quand je disais qu'il est arrangeant...


La saison pour voir les baleines commence tout juste. Les baleines sont en migration et certaines viennent d’arriver sur la côte Est Australienne. Elles remontent des eaux de l’Antarctique, qui deviennent plus froide avec l’arrivée de l’hiver, pour venir mettre bas ici.


Le départ se fait au pied de l’Opera. J’embarque à bord pour un virée en mer de 4h. Je porte la marinière Armor Lux que mon amie, Sarah Pouliquen, m’a offert pour mon voyage. Paul m’a prêté un manteau adapté car je n’avais rien à part ma fine doudoune. Quand je mets le manteau, qui est en fait un ciré de pêche bleu marine, je me met à rire tout seul et me disant que là, si personne ne sait que je suis Français... ou même Breton, je ne comprends pas... En tout cas c’est parfait, je suis bien équipé pour ne pas être trempé par les vagues car vu comment le ciel est chargé et le vent qu’il y a, je pense que ça va remuer en mer.


A peine lâché les bouts, on commence à manger. Il y a un buffet avec pas mal de choix. Une fois sortie du port, certains se précipitent sur le pont et crient, je vais voir également, il doit y avoir une baleine. Finalement pas du tout ce sont des dauphins qui jouent dans les vagues que fait le bateau. C’est toujours sympa de voir des dauphins mais je peux en voir dans l’Atlantique.



Rapidement le capitaine annonce qu’il voit une première baleine au loin. On la repère avec le jet qu’elle vient de lancer. Arrivé sur les lieux plus rien. Par contre il y a d’autres jets, certains vomissent par dessus bord. Le bateau remue, comme j’avais pensé. Je me dis que je suis bien content d’être habituer d’aller en mer et que cela me fait rien. J’aurai pas aimé être mal comme eux.


C’est environs 15 minutes plus tard qu’on revoit la baleine respirer. Voilà que tout les asiatiques se mettent à crier comme tout à l’heure lors ce qu’ils ont vu les dauphins. C’est trop drôle et pour le coup je ne peux rien louper, je n’ai qu’à écouter et suivre leurs doigts!!

La baleine finit pas montrer son dos et s’en va en quelques secondes en laissant une grosse tache d'huile à la surface de l'eau. Je suis comme un gosse. Je suis trop content d’avoir vu ce géant des mers.

J’en vois plus d’une dizaine dans l’après midi. Certaines se baladent même par deux. J’essaye de prendre des photos avec mon téléphone mais cela ne donne rien.

Je filme également avec ma Go pro mais l’inconvénient de cette caméra c’est qu’il n’est pas possible de zoomer...

A bord, un gars est équipé d’un énorme appareil photo et nous dit qu’il partagera les photos sur le Facebook de la compagnie.


Les cétacés ne s’approchent pas trop du bateau. Une seule s’est montrée à environ 50 mètres. Les autres ont été annoncés aux environs de 100 mètre et plus. Pourtant un habitué raconte qu’il arrive que certaines sont curieuses et se montre proche de la coque du bateau. Paul et A-M m’ont raconté en avoir vu une passer sous le bateau un jour.

Sur le retour on longe la côte pour rentrer au port et on en aperçoit deux ou trois plus petites proche de la falaise.

Je me dis que je peux maintenant quitter Sydney, c’est la dernière chose que je voulais voir.



Les aurevoirs

Pour ce dernier jour de travail avec Greg, l'atmosphère est plus festive. Greg nous envoie au resto Chinois et offre des bières Japonaises pour mon dernier jour. Dommage que je suis pris par le temps, je serai bien resté avec cette team plus longtemps. Je ne verrai pas le chantier fini mais Greg m'enverra des photos.

Si jamais tu me lis, avec Google Traduction comme tu m'as dit, une fois encore, un grand merci!!


Le premier pote, à qui je dois dire au revoir, c'est Santiago, mon roommate, mon collègue Uber et surtout maintenant un ami. Enfin c'est plutôt lui qui me dit au revoir car il part avant moi. Il s'en va dans le désert à des heures de Sydney pour commencer ses jours de ferme. Il a trouvé une place dans une ferme d'oranges. On espère fortement se revoir prochainement. Il a prévu comme moi et de nombreux backpackers de prendre des vacances à Bali. C'est près du Nord et de L'ouest de l'Australie, les billets d'avions ne coutent pas cher et la vie sur place est vraiment cheap.

Pour moi tout est callé. C'est une destination que je vais faire sur mon chemin, pour mon retour en France fin Aout.

Et pour Santi, tout dépendra si il réussi à épargner assez à la ferme, pour se faire ses vacances à la même période. On espère vraiment, sinon on s'est dit qu'on se verra en France ou en Argentine...


Je décolle demain matin. Pour ma dernière soirée, j’ai prévu de prendre un verre avec Éric. On se retrouve devant l’Opera et s’installe au bar au bord de l’eau. Ce n'est pas comme pour nos retrouvailles, cette fois il y a de la place. Tant pis pour le prix du verre de vin mais c’est une des meilleures place de la ville pour profiter de cette vue une dernière fois. Après des heures à parler de tout ce que l’on peut, c’est le cœur serré que je dis au revoir à "my friend". On s’était dit au revoir à Darwin avec la certitude de se revoir quelque part en Australie, là c’est différent... Moi je vais rentrer en France, lui va faire sa seconde année. Il me dit qu’il veut vraiment venir en France après, avant de rentrer au Pérou, mais que la vie est tellement imprévisible qu’on se verra peut en Amérique du Sud ou quelques part ailleurs dans le monde ou peut-être jamais... Ce que je ne souhaite pas. Je déteste encore plus ce genre d’aurevoirs.

Pour moi c’est vraiment, le point le plus négatif du voyage.

En rentrant à l’auberge, je bois quelques bières avec Leonardo, mon dernier room mate. On a vu tout le monde partir, Karolis, Santiago et d'autres de l’auberge. L'éléphant devient vide et maintenant c’est à mon tour de partir...

Il souhaite que je vienne au chili l’année prochaine et me motivé à venir en me montrant pleins de photos de son pays.

Entre aller voir Santiago en Argentine, Éric et Miriam au Peru et Leonardo au Chili, je crois que mon prochain voyage est tout vu pour l’année prochaine! Je ne sais pas pourquoi mais les gens avec qui j’ai eu le plus d’affinité et crée une réelle amitié en Australie, ce sont des Sud Américains.



Quant à Anthony, il est venu exprès à l’auberge prendre le dernier Breakfast avec moi. Malheureusement j’ai peu de temps à lui accorder. Je suis attendu à côté chez Paul & A M pour leur dire au revoir et leur ramener le ciré qu’ils m’ont prêté pour aller en mer.


Dès que j’arrive chez eux, je vois que je suis accueilli avec un Breakfast, enfin avec un petit déjeuner vu que c’est croissant et café. On échange ensemble sur les baleines que j’ai vue hier et je les remercie encore une fois pour tout ce qu’ils ont fait pour moi.

J’aime tellement rester parler avec eux que je ne vois pas le temps passer. C’est une notification sur mon téléphone qui m’informe qu’il est l’heure que je parte prendre mon train. Photo souvenir devant la porte (réparée) avec aussi le grand Tofu bien entendu. Je les informe qu’elle sera sur mon blog et qu’ils pourront suivre la suite de mon périple avec le lien que je vais leur envoyer.

Ils me remettent un sac avec que des bonnes choses, des biscuits Australien (les fameux Tim-Tam) et la viande de Wagyu! Ils sont géniaux!! J’ai vraiment eut la chance de rencontré que des gens formidables à Sydney.


Pendant ce temps, Anthony m’attendait pour m’accompagner jusqu’à l’Aéroport. Je suis maintenant à laboure. J’ai loupé le train que j’avais prévu de prendre. On se dépêche, on saute dans le premier train sur le quai. Il y a seulement 4 arrêts, soit 25minutes de trajet. Au bout de 4 arrêts je m’aperçois que l’on est pas à l’aéroport. Merde c’était le même numéro de ligne mais les arrêts desservis ne sont pas les mêmes. Chelou, bref pas le temps de chercher le pourquoi du comment, on descend du train, attrape un bus puis un autre train. On se dit au revoir un peu dans la précipitation, je décolle dans moins d’une heure!!


Ça le fait, je ne loupe pas mon vol...

J’embarque direction Auckland, pour 10 jours de vacances en NOUVELLE ZELANDE.

À bientôt pour vous raconter ce que j’aurai vu là bas...

22
22
Publié le 12 juillet 2019

AUCKLAND AIRPORT

Environ 2000km de l’Australie, soit seulement 3h de vol depuis Sydney et me voilà plus à quelques minutes d’atterrir à Auckland. Je n’ai vu que la mer tout le long du vol et maintenant je découvre la terre néo-zélandaise. Tout est bien vert. Je ne vois pas la ville car elle se trouve assez loin. Je vois juste la piste de l’aéroport qui est au raz de l’eau.

Le décalage horaire est de 2h de plus qu’en Australie, soit +10h avec la France.


Une fois dans l’aéroport il faut que je scanne mon passeport et que je me fasse prendre en photo face à un écran pour que les portes du sas s’ouvrent. Je n’ai pas eu besoin de faire un visa touriste vu que je reste 10 jours dans le pays. Je demande au seul agent présent si il y a la possibilité de faire tamponner mon passeport. Il me répond que non, ça ne se fait plus depuis longtemps ici. C’est exactement la même chose en Australie. Tant pis...

Ensuite je récupère mon sac sur le tapis. Je vois des panneaux comme quoi les produits frais sont interdits et doivent être jetés. Aussi il faut déclarer tout matériel de camping ou autres aillant pu être en contact avec de la terre. Je jète donc le paquet de dates et la banane que j’ai dans mon bagage à main. Il faut ensuite déposer les bagages sur un tapis pour qu’ils soit scannés au rayon x. Merde mes deux sacs sont retenu! Un agent de la douane me demande tout ce que j’ai dans mon gros sac. En listant, elle me dit que c’est bon pour celui là. Sans savoir ce qui posait problème finalement... Pour mon petit sac à dos, je fais de même mais ce que je lui liste de ne lui convient pas. Elle vide tout le sac et me montre une pomme qu’elle trouve dans le fond. Je ne savais même pas que j’en avait une, elle doit y être depuis un moment vu comment elle est. Je lui dis de la jeter. Elle me demande mon passeport et me demande de patienter dans une salle d’attente. Un autre agent m’appelle au bout de 20 minutes. Il m’annonce que j’ai fait une fausse déclaration en signant dans l’avion le formulaire déclaration et que je n’ai pas annoncé de produit interdit lors ce que j’ai listé ce que j’avais dans mes bagages au près du premier agent. Il m’annonce que je dois payer une amende de 400$!!

Je suis sous le choc! Je comprends à peine ce qu’il m’arrive. J’explique que j’ai oublié que j’avais cette pomme dans mon sac, que j’ai pensé qu’aux dates et à la banane que j’ai jeté dans la poubelle dès que j’ai vu les panneaux. Ils peuvent vérifier sur les caméras. Il n’y a rien à faire. On me remet un document qui explique que je peux payer maintenant ou sous deux semaines. Sur ce papier il y a une grosse photo d’une pomme! Sérieux, il pouvait pas le distribuer dans l’avion avec le formulaire en noir et blanc??

Je suis plus qu’énervé! Vu que j’ai le choix, il n’est pas question que je paye maintenant. Putin tout est bon pour remplir les caisses du gouvernement. Super comme accueil en Nouvelle Zélande!! Je n’ai qu’une envie c’est de faire demi tour et quitter ce pays. J’ai travaillé de nombreuses heures pour me faire une cagnotte pour mon voyage et voilà qu’une grosse partie part en fumée...


Dans le hall de l’aéroport il faut que j’achète un ticket pour la navette pour Auckland. Par curiosité, je me renseigne pour changer mes dollars Australiens contre des dollars néo-zélandais. Je me suis renseigné à Sydney, 100 $AUD est égale 105 $NZD. Je sais que souvent le change à l’aéroport n’est pas le meilleur, mais ce qu’on m’annonce au guichet est au delà de ce que je pensais. Les frais sont énormes, la somme en NZD est bien inférieure à celle que je détiens en AUD. Je change juste de quoi payer la navette.


Je remarque que la Reine Élisabeth est aussi sur les pièces, comme en Australie.


AUCKLAND CITY

Je ne vois rien de la route car il fait nuit noire maintenant avec tout le temps que j’ai perdu.

Heureusement une fois que j’arrive à l’auberge pas de mauvaise surprise. Je suis toujours remonté et j’ai envie d’envoyer chier tout le monde mais je prends sur moi, ce n’est pas leur problème, ils y sont pour rien. Le backpackers hostel que j’ai réservé est NOMAD. C’est un gros groupe très présent en Australie et connu pour organiser et proposer pleins de soirées et d’activités. Vu que je connais personne ici je me suis dit que ça serait parfait. Effectivement, ce soir c’est tournée des meilleurs bar de Auckland pour 10$. Très bien c’est ce qu’il me faut pour me détendre. J’y vais avec les gars de la chambre qui viennent d’arriver comme moi. On rentre après le 2eme bar. On a été trempé le temps de marcher d’un bar à l’autre. Le temps est pourri. Il fait plutôt froid et il ne cesse de pleuvoir à grosse gouttes. Comme dans chaque pays que je visite, je ne peux m'empêcher de faire un stop au Mc Do pour gouter le burger local. Le Kiwi Burger, ne contient pas de Kiwi mais un oeuf et une tranche de betterave comme en Australie.

Je ne dors quasiment pas de la nuit. Je ne fais que ressasser mon histoire de pomme qui me plombe clairement mon budget vacances et je réfléchi à une solution pour passer outre cette somme à payer mais malheureusement je crois que rien n’est possible.


WHAT'S MY PLAN?

Partout dans l’auberge j’ai vu des affiches pour faire le tour de la Nouvelle Zélande en bus. En 10 jours je sais que j’aurais le temps de faire que l’île du Nord. (Pour ce qui ne le savent pas, comme moi il y a un an de ça, le pays est constitué de 2 iles).

À Sydney, Pascal, le fils d’Anne Marie, m’avait parlé de cette solution pour visiter le pays, il l’a déjà fait de cette façon.

Pour ne pas perdre de temps, ce matin dès 9h, je me présente à l'accueil pour avoir plus de renseignement sur le bus tour. On me demande tout d’abord si j’ai prévu un plan pour mon voyage.

J’explique que j’avais prévu depuis longtemps de rejoindre un pote qui à un van (Alex, le Breton, que j’avais rencontré à la ferme de Citrouille à Darwin) , d’aller faire quelques jours de ski vu que je rencontre maintenant l’hiver (après 1an et demi) et de visiter Hobbiton le Parc du film, le Seigneur des anneaux.

Cependant 2 jours avant de quitter Sydney, Alex m’a écrit pour me dire qu’il a trouvé un vol vraiment pas cher pour rentrer en France. A 3 jours près on ne se verra donc pas. Dans la foulée, j'était retourné sur le site de la station de ski, pour voir les transports possibles pour y aller par moi même. Là j'avais découvert que la date d’ouverture des pistes serait décalée au 28 Juin au lieu du 18. J’avais acheté mes billets d’avion en fonction, il y a des semaines de ça. Trop tard! Je rentre en Australie le 30 Juin...


Tout mon plan est donc tombé à l’eau. Pour le moment je crois que j’ai la poisse avec la Nz...


Le gars qui aide à organiser les voyages me dit que j’ai deux solutions. Louer une voiture, pour aller où je veux quand je veux ou bien réserver un tour en bus. Pour le tour bus, il y a plusieurs forfaits, je peux réserver que pour faire l’île du Nord. C’est en fait le principe de Hop on Hop off, je monte dans le bus et descends où je veux. Pour la boucle île du Nord il faut 10 jours minimum. Exactement ce qu’il me reste. Le gars appelle la société de bus pour se renseigner sur les dispo. C’est des départs de Auckland tout les 3 jours et le bus est parti tôt ce matin. On lui dit que je peux le récupérer en route, qu’il est arrivé qu’au deuxième stop. Pendant qu'il est au téléphone, je compare le prix du bus et d’une location de voiture. Le bus tour + une navette pour me faire rejoindre le groupe, me coûterai 100$ de plus qu’une voiture.

Je n’ai jamais voyagé de cette façon ou juste en colo quand j’étais petit. C’est n’est pas trop mon truc, cependant je me dis que je n’aurai pas besoin de conduire, de prendre un forfait internet pour avoir le GPS sur mon téléphone et qu’au moins je ne voyagerai pas seul. Car trouver des gens pour covoiturer si je prends une voiture de location à la dernière minutes, en hiver, c’est quasiment impossible. Du coup je réserve le fameux tour bus qui s’appelle Kiwi Expérience.

Le programme me plaît bien. Il s’arrête dans tout les lieux sympas à voir et au Parc Hobbiton.

Je me balade ensuite en ville en attendant la navette. Je fais vite le tour (sous la pluie). De premier abord, je n’aime pas du tout la ville d’Auckland. C’est que de moches immeubles en béton, c’est tout gris, en travaux de partout, pas du tout de verdure...

Le port de Auckland est immense, mais rien d’attractif, ce n’est qu’un port de commerce avec des containers à perte de vue.

Bref je suis content de partir maintenant pour aller visiter la campagne.



HOT WATER BEACH


Après 173 km dans un taxi-navette, j’arrive sur la côte Est dans l’après midi. Je me fait déposer à l’hébergement où s’est arrêter le groupe Kiwi Expérience. C’est un park avec pleins d’ecolodges en bois. Le groupe est installé dans une plus grande accommodation avec cuisine. Le lieu est tout proche de la mer.


À pied, je rejoins la plage « Hot water beach » Je découvre une immense plage où les gens sont en train de creuser des trous à la pelle pour se mettre dedans. Il y a des sources chaudes en dessous. De la vapeur se dégage. Je teste sans plus attendre. L’air extérieur est frais mais c’est hyper agréable vu que l’eau est bien chaude. Le sable est même brûlant par endroit. Le soleil se couche ensuite très vite et le lieu devient encore plus incroyable. Il n’y a rien en face et ce sur des milliers de kilomètres.

Ici les gens disent qu'en face, le pays le plus proche est le Chili à l’opposé du pacifique et qu’ils sont les premiers au monde à voir le soleil se lever. C’est dingue. Belle surprise!



Ce n’est qu’une fois de retour à l’hébergement, que je vois le groupe avec qui je vais voyager. Sur la plage impossible de savoir qui était qui, il y avait des gens de partout.

Il y a une vingtaine de personnes. Un groupe assez jeune mais je vais m’adapter. Je parle à quelque un le temps que je me cuisine un truc vite fait. Heureusement que j’ai toujours un sachet de noodles dans mon sac, je n’ai pas eut le temps de faire les courses aujourd’hui et aussi je ne savais pas trop où j’allais atterrir.

Il y a un allemand d’une quarantaine d’années que je pensais encadrant ou animateur mais pas du tout, il est là pour voyager comme nous. Pour le reste du groupe, je parlerai avec eux demain, avec le peu d’heure que j’ai dormi la nuit dernière, j’ai qu’une envie, c’est d’aller au lit. Je voudrais envoyer quelques messages, faire un tour sur les réseaux mais il n’y a pas de wifi... Tant pis.



KIWI EXPERIENCE 

Aujourd’hui, Samedi 22 Juin, commence l’aventure Kiwi Expérience. Je rencontre le chauffeur qui est une néo-zélandaise. Elle m’explique qu’elle gère les activités et l’hébergement chaque jour.



KARANGAHAKE GORGE

Premier stop , on nous dépose au pied d’un pont en bois suspendu. On passe par dessus la rivière et l’on arrive dans une grotte. Personne n’est équipé de lampe frontale. On ne voit rien. C’est au flash des téléphones qu’on se déplace dans les galeries. Au sol il y a des rails. Le lieu est en fait des anciennes mines d’or datant de 1900. Dans l’après midi, l’activité est dans le même thème, sauf que là il y a de l’eau dans les grottes terrestres et qu’il faut payer pour la visiter, en barque ou en combi. Vu que j’ai déjà visiter une grotte similaire au Vietnam avec Léna et que les actualités sont à la carte je n’y participe pas.



MATAMATA - HOBBITON MOVIE SET

Nous y voila!! Pour le moment je vois d’interminables collines bien vertes habitées par pleins de moutons. C’est la fameuse ferme qui à servie pour le tournage du film le Seigneur des anneaux et le Hobit.

Pour moi ça me rappelle surtout l’horrible tapisserie que j’avais dans ma chambre d’enfant, avec des collines et des moutons à répétition, de long en large, sur les quatre murs et du sol au plafond!


Euhh, revenons à nos moutons, excusez l’expression... Puis ce que pour être honnête ce sont des films qui ne m’ont jamais intéressés. Je n’en sais pas grand chose donc sur le lieu que je vais visiter à part qu’il y a un décor ultra célèbre avec la maison du Hobbit où les visiteurs se font prendre en photo et le publie sur les réseaux sociaux.

Même avant de réserver l’aventure Kiwi Expérience, je voulais absolument visiter ce lieu. Pas pour la photo mais par ce que je suis ultra curieux, je veux voir ce qu’il y a autour et les parcs à thème, je kiffe!

Ma curiosité me coûte un peu cher puis ce que le ticket d’entrée est de 90$.

Contrairement à moi dans le bus, il y a des gros fan. Ils ont vu je ne sais combien de fois le film, connaissent des passages par coeur, ont lu les livres et va savoir quoi encore...


Une fois à l’accueil on nous remet un plan de Hobbiton et on doit attendre 1h le prochain tour. Alors qu’il n’y a pas grand monde. Je ne comprends pas...


Notre tour arrive, on nous invite à monter dans un grand bus au couleur d’Hobbiton. On se dirige droit dans le champs de mouton, quelqu’un nous ouvre le portail et le referme derrière nous. Le bus avance au ralenti puis ce qu’il y a des moutons qui traversent de partout. J’en vois un sauter par dessus l’autre, saut mouton quoi. Je suis mort de rire!!

Il y a un guide dans le bus à l’allure so British, Sandalettes en cuir, short et long manteau puis ce qu’il pleuviotte...

Il nous commente une vidéo qui passe sur un écran. Nous somme en plein cœur de la ferme d’Alexander, devenue la ferme de moutons la plus célèbre du monde. C’est ici que la production du film, en repérage aérien a choisi de planter le décor pour le Film en 1999.

On descend du bus au bout de 10 minutes environ et on arrive dans le village du Hobbit.


Je suis trop content, comme tout le monde ici, de voir la petite maisonnette encastrée dans une colline bien verte. Ils y a pleins de petits détails à regarder. C’est ce qui rend la maisonnette magnifique.

En faite, Il y en pleins d’autres un peu partout. (39 Hobbit Holes). Ça me donne envie de me balader et d’aller voir un peu partout. Cependant je ne peux pas. La visite est ultra cadrée, on ne peut pas marcher où l’on veut, il faut attendre que le guide nous dise d’avancer, pourtant il n’y personne à côté qui ferait qu’il faut attendre notre tour. Alors c’est pas à pas que l’on se déplace. Pour le coup on a le temps d’observer chaque détail.

Chaque habitation est différente, a sa propre couleur et une identité. Maison du pêcheur, du boulanger, du menuisier, du fromager où tout le monde dans le groupe me regarde et me dit ah French House ou French Cheese... trop drôle!

En revanche elles ont toutes un point commun. L’architecture. Petite, une seule façade comme une troglodytique et une grosse porte ronde. Les portes sont toutes fermées à l’exception d’une sur la fin du parcours où l’on nous invite un par un à se faire prendre en photo par le guide et une photo de groupe pour finir.

Depuis le début j’ai repéré où est située la célèbre maisonnette. C’est la dernière perchée sur la plus haute colline. Elle a attirée mon attention pas par sa porte verte foncé, que seul les fans se rappellent la couleur, mais par ce que je trouve étrange l’arbre qui est au dessus.


Au moment de donner les informations sur les décors végétaux, le guide demande au groupe de trouver le seul arbre artificiel. Tout le monde se plante et désigne un arbre différent. Mais là illumination dans mon cerveau ... Je montre l’arbre au loin.

Le guide me demande pourquoi. J’explique que vu que c’est l’hiver tout les arbres ont perdu leurs feuilles à l’exception des arbres résineux et celui n’a rien d’un résineux. Un peu surpris de ma réponse, je finis par lui glisser, que je suis spécialisé dans le domaine du bois.

Le guide raconte que c’est l’œuvre qui a demandé le plus de temps de travail dans le village car chaque feuille a été peinte à la main et fixée une par une.


Pour terminer la visite, on finit au "Green Dragon", la taverne du village du Hobbit, à boire une bière pression dans un décor d’époque. Ce décor ci n’a rien de fantastique et le lieu aurait clairement pu exister. C’est ultra chaleureux, tout ou presque est en bois. Je ne peux m’empêcher de prendre place dans un des vieux fauteuils devant le feu de cheminée. J’aime trop l’odeur. Je me sens trop bien comme si c’était chez moi et j’oublie ce qu’il m’entoure, le temps de quelques minutes...

Je ne suis pas déçu d’Hobbiton Movie Set, j’ai été captivé jusqu’à la fin alors que les films ne m’ont jamais accrochés.

La seule chose qui pour moi manquait, et cela m’a surpris, c’est un peu de vie. Avec des animaux présent dans le village et des personnages en costume. Comme au Puy du Fou par exemple, qui est pour moi le meilleur des parcs que j’ai vu pour le moment niveau décor. La French touch ...



ROTUROA / TAMAKI MAORI VILLAGE

En fin de journée, on se fait déposer à l'auberge BASE, partenaire de Kiwi Expérience. On découvre qu’il y a une piscine à l’extérieur. Pas une piscine ordinaire puis ce qu’elle est alimentée par une source d’eau chaude. De la fumée s’y dégage. Cela me plaît bien, il fait bien froid dehors mais je tente. Une fois dans l’eau je suis comme dans un bain bouillant. Je ne sens pas la fraîcheur extérieur.


Avec une partie du groupe on s’en va ensuite pour la soirée qu’on a réservé au village Maori.

On est reçu par une famille Maori en tenue traditionnelle qui nous accueille avec un impressionnant Haka. Ils sont couvert de leurs très populaire tatoo Maori et de maquillage noir sur le visage. Le rituel fait presque peur d’autant plus que les gars sont balaise, voir énorme pour le chef.

On apprend que KIA ORA veut dire à votre santé en Maori, mais est surtout utilisé pour se saluer.

Les Maoris nous montrent le village avec les différents Arts et Métiers. C’est super intéressant pour découvrir cette culture ancestrale, qui si j’ai bien compris date des années 1000-1300 en Nouvelle Zélande. Cependant je me rends vite compte que tout est monté de toutes pièces comme dans un park. La magie opère dans la nuit avec les feux de bois et les fougères arborescentes.


Ensuite on assiste à un spectacle de danse. A la fin on finit sur scène pour apprendre quelques mouvements de Haka. C’est bien drôle, avec des Européens et des Asiatiques, ça ne dégage pas la même chose ahah!!

Pour bien finir la soirée, on découvre comment sont cuits les aliments au fond d’un trou et l’on passe à table pour déguster l’agneau et les légumes. C’est super bon, tout à un goût de fumée.

Ce dimanche fut vraiment hors du commun je vais pouvoir rêver du monde de Hobbit ou Maori, voir les deux.


Une nouvelle semaine commence. Une bonne partie des gens (le groupe du royaume uni) reste ici à Rotorua pour quelques jours. Le reste du groupe moi y compris, on remonte à bord du bus vu qu’on n’a pas beaucoup de temps pour visiter le pays. Dans le bus Kiwi il y a des nouveaux vu que des places se sont libérées. Deux Londoniens et une Finlandaise. Nous voilà maintenant en petit comité. Comme chaque matin, la chauffeur nous fait passer une liste pour que l’on marque nos noms pour réserver la nuit dans l'auberge partenaire.

Seulement hier avec une fille du groupe, on a trouvé qu’on a payé super cher et idem pour les autres endroits où l’on a dormi. Hier soir on a profité d’avoir le wifi pour regardé sur Booking et elle sur une autre appli. Les auberges choisi par Kiwi Expérience sont loin d’être les moins cheres. On a donc immédiatement réservé dans une autre auberge sur nos appli.


La première activité qui est proposée aujourd’hui, ce trouve à quelques à quelques minutes. C’est la station géothermique de Roturua. Cela ne me dit rien. J’opte pour la deuxième activité qui est une balade en forêt. Une fois sur place je ne regrette pas. Passionné du bois, je suis en admiration dans la forêt de résineux. Les arbres sont énormes en raison de l’humidité dans l’air et dans la terre, générée par les sources chaudes. Je comprends mieux pourquoi que depuis je suis arrivé dans cette région je n’arrête pas de croiser des camions rempli de bois. Sinon les sources chaudes sont omni présente par ici. Ce qu’il nous surprend c’est l’odeur nauséabonde qui se dégage lors ce que l’on passe devant des points d’eaux et des étangs. L’eau est d’une couleur compliquée à décrire. Les plantes à l’intérieur sont blanchâtres. Elles sont comme cuites par la température de l’eau et dégage, je pense, cette odeur de ... pourrie!!


TAUPO LAKE

La prochaine étape est la ville de Taupo, au centre de l'ile du Nord.

On nous demande de fermer les yeux un peu avant d’arriver. Comme des enfants... Tout le monde joue le jeu. Une fois le bus arrêté c’est le moment de regarder. On découvre un magnifique paysage digne d’une carte postale. Je n’ai jamais vu ce genre de vue en vrai. Du haut de la ville on voit l’immense lac de Taupo avec derrière un mont enneigé. La vue est à 360 degrés. Il y a des montagnes encore bien vertes autour. J’essaye de prendre des photos avec mon téléphone et ma GoPro mais cela ne rend absolument pas pareil. La il faut un super appareil photo avec un gros zoom pour capturer ce paysage.