Escapades en van en FRANCE

Nos p’tits week-ends en fourgon.
Avril 2022
3 jours
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Vendredi 29 Avril

En fin d’après-midi, nous prenons la route direction Pont en Royans. Nous nous installons sur une aire de camping-car très agréable à 9€ la nuit au bord de la rivière: la Bourne.

La Bourne 

De là, on rejoint en quelques minutes à pied en longeant la rivière le cœur du village de Pont en Royans et ces jolies maisons suspendues. Construites au XVIIème, leurs avancées au dessus de la rivière permettaient un gain de place et de jeter le contenu des toilettes directement dans la rivière. Tout en pêchant ou puisant l’eau depuis son balcon.

Choqué par ces méthodes peu hygiéniques, Stendhal dira qu’à Pont il n’a bu du coup que du vin!

Pont en Royans est vraiment sur les contreforts du Vercors. Une balade permet de monter en 45 minutes à un panorama.

Nous voyons quelques pêcheurs qui profitent des jours qui rallongent…

Nous sommes contents d’avoir découvert cette petite ville dont nous avions entendu parlé depuis longtemps.

Samedi 30 Avril

Nous prenons le petit-déjeuner dehors au bord de la Bourne avant de partir au marché de St Marcellin, à 20 minutes de là. Sur la route, nous voyons plein de plantations de noyers, c’est vraiment la région!

Le marché de St Marcellin est sympa, nous achetons du fromage bien sûr mais aussi des terrines, et des rouleaux de printemps pour nos pique-nique. Petit café sur la place pour profiter de ces ambiances matinales si agréables…

Petit déj  au camping 
Les noyers…
Marché de St Marcellin 

Nous poursuivons avec la visite de St Antoine l’Abbaye, un « plus beau village de France », avec une belle abbatiale et d’anciens hôpitaux moyen-ageux, construits autour du prieuré au XIIIème siècle. A l’époque, les épidémies faisaient rage, notamment dû à l’ergot de seigle, champignon qui entraînait des gangrènes terribles, maladie appelée à l’époque « feu de st Antoine ».

Ancienne entrée de l’hôpital  
Abbatiale 
Vue d’ensemble sur le village 

Le village compte de nombreuses petites ruelles étroites appelées « goulets ».

Maisons de villages et les fameux goulets où Micka s’est baladé…
Pause pique-nique et jolie placette à St Antoine l’Abbaye 

Nous reprenons la route direction le château de l’Arthaudière.

Ancienne ferme fortifiée, brûlée pendant les guerres de religion, le château fût reconstruit sur le modèle renaissance. Aujourd’hui en ruines, mais entouré de jolis jardins avec une vue sur le Vercors, le lieu est calme et agréable.

Château de l’Arthaudière 

Notre prochain stop se fait à St Nazaire en Royans.

Située à la confluence de la Bourne et de l’Isère, la ville est traversée par un aqueduc du XIXème, aqueduc du canal de la Bourne qui servait à l’irrigation de la plaine alentour.

St Nazaire en Royans 

Enfin, nous prenons la direction de Léoncel. Nous grimpons par une jolie route à 900m d’altitude pour notre spot du soir.

L’abbaye de Léoncel est une abbaye cistercienne, entre le style roman et le gothique primitif, fondée au XIIème siècle.

Les cisterciens suivent la règle de St Benoît.

Abbaye de Léoncel 
Une petite bougie pour Papy dans ce lieu qui lui aurait plu à tous les coups.  

Lieu de prières (5 messes par jour) et de rencontres, marches de prière, l’abbaye propose de nombreuses rencontres et événements aux croyants.

Soirée à Léoncel  

Dimanche 1er Mai

Après une bonne nuit à Léoncel, nous redescendons en direction de Romans sur Isère. En ce jour de marché, on fait un petit tour en ville, en profitons pour jeter un œil à la collégiale et achetons une pogne (la spécialité de Romans) qui est une sorte de brioche ronde avec un trou au milieu, à la fleur d’oranger.

La tour  Jacquemart
Collégiale de Romans 

Nous partons ensuite visiter le palais idéal du facteur Cheval à Hauterives. Une chouette visite qu’on souhaitait faire depuis longtemps! Sous le soleil en plus on a vraiment de la chance!

Quel rêve fou que celui de ce modeste facteur Cheval (1846-1924) qui consacra 33 ans de sa vie à réaliser ce projet. Ramassant les pierres dans sa brouette au gré de ses tournées de 40km, sous les regards moqueurs, il ira pourtant au bout de son rêve.

Les 3 géants sur la façade Ouest 

Finalement, ce palais sera reconnu par les artistes qui à la fin de la vie de Cheval, le verront comme un artiste, et son œuvre comme une réelle œuvre d’art brut.

Vue globale du palais idéal  
Tombe du facteur cheval au cimetière d’Hauterives  

Un p’tit pique-nique plus tard, nous reprenons la route ravis de notre week-end!

Bilan We 460kmw

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Vendredi 6 Mai

Ce week-end, c’est la météo qui a décidé de notre choix de destination. Nous allons en Bourgogne car c’est là qu’ils annoncent du soleil.

Nous arrivons à Tournus pour 19h, nous nous garons au spot camping-car en bord de Saône, à 2 pas de la ville, trop chouette!!

Spot en bord de Saône  

Nous nous baladons dans Tournus, l’abbaye St Philibert est toujours aussi belle! Un régal! Et nous découvrons quelques rues moyen-âgeuses que nous n’avions pas découvert la dernière fois.

Abbaye St Philibert 
L’abbaye depuis le cloître, une merveille! 

Samedi 7 Mai

Nous faisons un petit tour de marché de bonne heure. On s’achète quelques fraises, des rouleaux de printemps pour nos repas de midi et un petit fromage de chèvre!

Marché du samedi matin  
Place de l’hôtel de ville avec la statue de Greuze, peintre né ici. 

Nous partons ensuite faire une boucle en vélo de 46km. Le tour passe par quelques villages avec de belles églises romanes. C’est vallonné et bucolique à souhait! Quasi aucune voiture, le rêve de tout cycliste!

Le départ se fait en bord de Saône, il y a quelques pêcheurs qui profitent du week-end.

Bords de Saône en quittant Tournus 
Farges les Macon 
Église d’Uchizy et son clocher qui servait de tour de guet 
Vignobles, champs de fleurs et vielles pierres, c’est tellement bucolique! 

Nous faisons une halte au village de Brancion, village superbe avec son église à la simplicité si émouvante et les ruines de son château. La vue sur la campagne environnante est belle comme tout. Des champs, des champs, des champs avec des paysages qui changent à toutes les saisons!

Chevet de l’église de Brancion 
Fresque de l’église romane de Brancion 
Ruelle du village de Brancion et au fond le château  
Ozenay 

De retour à Tournus, nous allons visiter l’hôtel Dieu qui date du XVIIème siècle.

On peut y voir les lits des malades avec la petite porte qui permettait aux sœurs de leur donner des soins dans l’intimité, et le couloir arrière qui permettait d’évacuer les cadavres.

On peut y voir des objets de médecine du XIXème, une chapelle, un jardin des simples qui fournissait les plantes médicinales et une superbe apothicairerie avec des faïences de Nevers qui permettaient la bonne conservation des remèdes.

Apothicairerie 
Jardin de simples 

En début de soirée, une petite balade en bord de Saône permet de prolonger la journée et profiter du calme des lieux.

Dimanche 8 Mai

Nous nous rendons à Louhans, à 30 minutes à l’Est de Tournus pour faire une boucle à vélo que nous avons repéré sur France vélo tourisme. Le tour de 48km dans la campagne bressane nous permet de voir de superbes maisons typiques à pans de bois.

Ferme bressane  

Les troupeaux de vaches et leurs jeunes veaux paissent tranquillement dans l’herbe grasse, verte à souhait! Un régal!

Nous empruntons une portion de voie verte, sur une ancienne voie de chemin de fer, qui nous fait passer dans une forêt de verdure!

Nous pique-niquons ensuite au bord de la Seille, affluent de la Saône. Tellement paisible!

La Seille à Louhans

Nous faisons un petit tour dans Louhans. La ville est connue pour son grand marché du Lundi qui se déroule dans la rue des arcades, une rue moyen-ageuse pavée.

L’église aux tuiles vernissées typique de Bourgogne date du XIVème.

Église de Louhans 

Enfin, la ville abrite un hôtel Dieu comme à Tournus que nous n’aurons pas eu le temps de visiter.

Nous rentrons ravis de ce week-end, vraiment peaceful!

Bilan we 380km.

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Samedi 14 Mai

Nous partons un peu tard car la semaine a été chargée. Nous ne nous aventurons donc pas loin pour ce week-end. Direction le Bugey!

Nous arrivons à midi près de St Genix sur Guiers, ce qui nous laisse juste le temps d’acheter quelques brioches au pralines dans ce village dont c’est la spécialité, et de nous poser sur notre spot pour le repas du midi!!

En plein air, on teste notre nouvelle table et nos chaises! Et on ressent tout de suite ce sentiment extraordinaire de se sentir loin de chez soi!

La maison mère où le St Genix fût « inventé «  en 1880

Nous partons ensuite faire une boucle à vélo de 50km, boucle qui passe par la campagne environnante en direction de Belley et qui dans sa seconde partie emprunte la Via Rhôna.

Nous nous arrêtons à la cascade de Glandieu, vraiment une belle surprise! On se croirait à la Réunion!

Cascade de Glandieu 
Près de Prémeyzel 
Maison typique du Bugey avec un haut mur à pignons 

La partie via Rhôna est un peu plus monotone avec peu de vues directes sur le Rhône, mais ça reste de la belle piste cyclable très agréable.

Via Rhôna 
Près de Belley, une dérivation du Rhône
Barrage  de Champagneux

Le soir, nous allons nous balader au village d’Izieu tout près de notre spot dodo. Nous y voyons l’émouvante maison qui abritait la colonie des enfants d’Izieu. Cette colonie fût fondée par Sabine Zlatin et son mari pour recueillir des enfants juifs en danger. C’est ici qu’eut lieu une des plus terribles rafles de la Seconde Guerre mondiale. Le 13 Avril 1944, 44 enfants et 7 adultes furent déportés et exterminés dans les camps d’Auschwitz.

La quiétude et la beauté du lieu tranchent avec l’horreur de cette rafle.

La maison d’Izieu 

Les vues sur le Rhône au soleil couchant sont superbes. Un régal que cette balade du soir!

Dimanche 15 Mai

Petit-déjeuner dehors, puis nous partons pour un nouvel itinéraire de vélo que Micka a repéré.

Nous commençons par poursuivre la portion de via Rhôna que nous avions faite hier, cette fois jusqu’à Port de Groslée. Cette partie là nous plait beaucoup. Très sauvage et calme, on aperçoit même un héron!

Via Rhôna 

Nous prenons ensuite de la hauteur dans le massif du Bugey. Ça grimpe pas mal mais les paysages nous récompensent!!

Village de Lhuis 
Lac d’Ambléon 
Église de Conzieu, XIIIème siècle  

Ce joli tour de 55km, 800m de D+ nous aura vraiment beaucoup plu!

Petit pique-nique face au barrage de Champagneux et il est déjà temps de rentrer, emplis de bonnes énergies pour rattaquer la semaine!!

Bilan We: 178km

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Vendredi 8 Juillet

Après une semaine très chargée, nous partons sur les chapeaux de roue en oubliant pantalon et doudoune pour Micka tant la charge mentale est intense!

Direction la Chartreuse pour se vider la tête et se dégourdir les jambes!!

Après un peu plus d’une heure de route, nous nous posons au col de Marcieu, point de départ de notre randonnée de demain. Micro balade du soir jusqu’à La Chapelle St Michel, repas et on file au lit!

Col de Marcieu et chapelle St Michel 

Samedi 9 Juillet

Nous démarrons à 9h notre randonnée de l’Aulp du Seuil. 5h, 12,5km, 930m de dénivelé. La randonnée est sympa, de belles falaises calcaires aux formes arrondies, une vue sur la dent de Crolles, Belledonne et le Mont Blanc. Le top quoi!

L’Aulp du seuil 
Pique-nique avec vue sur la dent de Crolles au fond 

Nous passons un bon moment à chercher l’accès à une arche que nous avions repéré… mais elle n’est accessible qu’avec une corde tant le relief est escarpé.

Nous reprenons le fourgon et nous arrêtons à St Hilaire du Touvet, un p’tit coucou aux parapentes pour Micka, puis nous passons près de la dent de Crolles, majestueuse… On se la garde dans un coin de la tête pour une prochaine fois.

St Hilaire du Touvet 
Dent de Crolles 

Nous rallions St Hugues en Chartreuse où nous buvons un pti coup dans un bar tenu par un patron attachant, puis arrivons à St Pierre en Chartreuse, très animée en cette période de vacances.

Nous visitons le monastère des chartreux (une toute petite partie qui est située à distance du monastère lui-même). La visite explique ce courant monastique fondé à la fin du XIème, courant basé sur la solitude et le silence. Les moines prient beaucoup seuls dans leurs cellules, notamment la nuit, car les chartreux se lèvent à 23h30 et prient jusqu’à environ 3h du matin. Un seul repas par jour et une collation le soir. Une période de jeûne qui dure de septembre à Pâques où la collation du soir n’est faite que de pain et d’eau. Quelle sobriété!

La correrie (habitat des frères convers) du monastère de St Pierre en Chartreuse 
Chambre de moine avec le lit et l’espace de prière à gauche 
Jardin attenant à la cellule. Chaque moine chartreux a son petit lopin de terre. 
Planning des moines 

Nous sommes un peu déçus de ne pas avoir pu voir le cloître et l’église mais c’était quand même intéressant de découvrir le lieu. Nous n’achèterons pas de Chartreuse car on a encore un digestif dans le van, mais le fait est que la Chartreuse n’est plus du tout faite ici, mais à Voiron.

Nous allons ensuite nous installer près du col de Porte, afin d’être sur place pour la rando de demain!

Pancakes moelleux à souhait au col de Porte
Coucher de soleil sur Chamechaude 
Grenoble au loin 

Dimanche 10 Juillet

Nous montons au sommet de Chamechaude, plus haut sommet du massif de la Chartreuse, 3h, 750m de D+. On trouve la rando un peu courte mais par contre la vue à 360 vaut largement le détour!! On voit toute la Chartreuse, le Vercors jusqu’au Mont Aiguille, le Trièves, Belledonne et le Mont Blanc!!

Sommet de Chamechaude 

L’après-midi, nous nous baladons à St Pierre d’Entremont où a lieu aujourd’hui un petit marché de produits locaux et créatifs. Le village est mignon niché sous la roche Veyrand.

St Pierre d’Entremont 

Nous quittons le massif par le col du Granier avec une bien jolie vue sur la montagne!

Le Granier 

Bilan We 220km

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Samedi 16 Juillet

Nous partons en début d’après-midi, travail oblige. Direction le Cantal!! En cette période de canicule, on s’est dit qu’on y serait un peu au frais!

Nous nous arrêtons en route à Brioude en Haute-Loire pour admirer la superbe basilique romane de Saint Julien, vieille de plus de 1000 ans. Faite de grès rouge, de basalte noire, de marbre rose, les couleurs de la basilique sont incroyables! Un petit bijou d’architecture! A l’intérieur, des vitraux contemporains d’un artiste coréen sont un joli parti pris.

Basilique Saint Julien, Brioude 

Nous poursuivons la route en direction d’Allanche, dans le Cézallier. Le Cézallier est une petite région entre 900 et 1400m d’altitude, une terre d’estive, aux plateaux désertiques , ondulant à perte de vue. Ici, c’est la terre des vaches salers, aux cornes si esthétiques. Nous sommes séduits au premier coup d’œil et avons hâte d’aller explorer ce coin en vélo!

Nous mangeons juste à côté du vélorail du Cézallier, une ancienne voie de chemin de fer qui permet de découvrir le plateau.

Pique-nique bucolique 

Dimanche 17 Juillet

Nous démarrons par un tour de vélo sur le plateau du Cézallier. Une boucle de 70km passant par plusieurs petits cols pour un total de 1200m de dénivelé.

On en prend plein les yeux, on traverse des petits hameaux aux maisons en pierre basaltique.

Et sinon nous ne voyons que l’immensité de ce plateau dénudé sans arbres où paissent des vaches dans une solitude sublime.

Les Salers 

C’est reposant, dépaysant, ressourçant! Quelle quiétude ici. On imagine la rudesse et la longueur des hivers.

Un buron 

C’est ici et dans l’Aubrac entre autre que l’on trouve de la gentiane jaune servant à faire une délicieuse liqueur. Apparament, la cueillette se fait à l’aide d’une grande fourche car ses racines sont très profondes.

Gentiane 

Nous rentrons absolument fourbus!! Et mangeons à côté du vélorail du Cézallier qu’il aurait été chouette de tester avec des enfants ça avait l’air très marrant!

Nous allons ensuite voir l’église de St Julien de Chanet, une église romane primitive datant du Xème!! Il paraîtrait qu’elle était au cœur d’un hameau. Difficile à croire quand on la voit perdue dans une immensité de champs…

Église romane St Julien de Chanet

Nous filons ensuite nous balader dans Murat, petite bourgade de 2000 habitants. Le cœur de ville médiévale abrite encore quelques maisons Renaissance.

Murat 

Nous prenons un peu de hauteur ensuite en nous installant au col de Prat de Bouc, à 1300m d’altitude, au pied du plomb du Cantal.

Spot with view: face au plomb du Cantal
Promenade du soir 

Lundi 18 Juillet

Nous partons à l’assaut du plomb du Cantal à 9h ce matin. Un p’tit 400m de dénivelé nous mène à un superbe point de vue sur les monts du Cantal. Les monts du Cantal ont été formés par l’explosion d’un stratovolcan (un volcan immense) il y a 2 millions d’années.

Les pentes herbeuses sont parsemées de gentianes et de myrtilles!

Vue du Plomb du Cantal 
Un chouette panorama!! 

Nous reprenons la route en direction du Puy Mary, autre sommet mythique des monts du Cantal, à peine moins haut que le plomb du Cantal mais à la forme conique très reconnaissable.

Le Puy Mary au fond 

L’accès au Puy Mary est interdit aux camping car à certaines heures. Nous finissons donc l’ascension à vélo afin de bénéficier d’une vue époustouflante.

Le Puy Mary 
Tarte aux myrtilles! 

Nous prenons un goûter réconfortant à l’ombre histoire de se rafraîchir après cette virée certes rapide mais en pleine canicule!

La désormais traditionnelle session pancakes! 

Puis nous prenons la route pour Salers en nous arrêtant jeter un œil à la belle église de la Cheylade et celle d’Apchon, à l’intérieur baroque surprenant.

Église de la Cheylade et son clocher-porche ogival trapu. 
Eglise d’Apchon et son intérieur baroque auquel on ne s’attend pas du tout!  

Nous nous installons ce soir dans un camping à la ferme, afin de pouvoir être dans Salers ce soir.

Camping à la ferme! 

Nous passons ensuite la soirée à Salers, magnifique “Plus beau village de France” de 300 habitants. Salers possède une unité architecturale incroyable avec de beaux hôtels particuliers. La cité a connu de grandes heures à l’époque, au XV, XVIème, quand elle fut le siège du baillage de Haute Auvergne. Les juges se firent alors construire des demeures dignes de leur rang, d’où le patrimoine actuel.

Rues de Salers 
Place Tyssandier d’Escous  

Salers, c’est aussi ici que Tyssandier d’Escous “fonda” au XIXème la race bovine salers, cette belle vache rouge qui fait la fierté de la région.

Le buste de Tyssandier sur des orgues basaltiques

La viande de Salers est réputée, sans graisse, persillée et tendre. Le fromage de Salers ressemble à du Cantal mais son AOP garantit une fabrication au lait cru, pendant la période du 15/04 au 15/11, avec des vaches nourries à satiété d’herbe etc…son goût est fruité et épicé.

Vue sur les toits de Salers 

Salers est un vrai coup de cœur. Nous y passons une belle soirée sous les chaudes lumières des soirées d’été. Nous buvons un coup sur une jolie placette… le bonheur!

Mardi 19 Juillet

Aujourd'hui, tour de vélo à partir de Salers. Nous effectuons une boucle de 70km, 1000m de dénivelé. Le début de la balade est vraiment bucolique, une succession de vallons avec de belles fermes isolées et des petits villages.

Il y a de nombreux petits châteaux privés sur le chemin… 
Église de St Martin de Valmeroux. NB: petite boulangerie excellente dans ce village!!!
A Pleaux, une pause s’impose! 

Après Pleaux, la route devient plus passante et donc moins sympa. Nous finissons sous une chaleur écrasante en cette journée de canicule.

Mauriac 
Pause post-vélo à l’ombre! 

Après un repos salvateur au camping, nous repartons en direction du village de Tournemire et son joli château féodal.

Château de Tournemire 
Tournemire 

Puis nous roulons jusqu’au col de Légal, en traversant des paysages de campagne absolument sublimes. Un patchwork de vert qui capte le regard. Des prés à vaches, des jolies maisons de pierre, vraiment on aura adoré le Cantal! Et surtout, nous ne soupçonnions pas qu’il y avait tant de choses à y faire! Il faudra donc revenir! Revenir et refaire le plein de Salers et de Cantal!😉

Col de Légal 

Nous passons la soirée de nouveau à Salers tant le village nous a plu. Petit resto bien sympathique: gentiane et salade auvergnate…entre autre!

Un joli buron 
Depuis l’esplanade de Barrouze à Salers 
Soirée à Salers 

Mercredi 20 Juillet

Nous prenons doucement la route du retour. Nous faisons une pause près de Clermont-Ferrand et en profitons pour faire une balade au Puy de Pariou. Cet ancien volcan a vraiment un beau cratère. On y accède facilement en 3/4 d’heure environ par un chemin forestier.

A l'assaut du volcan 
Cratère du Puy de Pariou  
Au fond le Puy de Dôme  

Petit goûter dans le van avant de reprendre la route…

Bilan: 900km

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Vendredi 22 Juillet

Nous prenons la route le soir et nous installons au départ de notre randonnée de demain sur une petite route au-dessus de La Chapelle d’Abondance.

Burgers veggie with view! 

L’endroit est vraiment beau et nous mangeons avec le tintement des cloches des vaches en fond sonore. Elles sont curieuses et tournent autour du véhicule!

Samedi 23 Juillet

Nous démarrons tôt notre randonnée aux Cornettes de Bise (2430m) en passant par le lac d’Arvouin.

Le mont Chauffé 
Lac d’Arvouin 
Les Cornettes de Bise 

Une superbe randonnée, une des classiques du Chablais avec une belle vue à 360 au sommet, notamment une vue sur le lac Léman, la dent d’Oche et le Mont Chauffé…

Belle vue sur le Léman 
Au sommet  

1000m de dénivelé en passant par de jolis alpages où des vaches Abondance broutent tranquillement…

Le lac d’Arvouin à la redescente

Nous avons la chance immense de voir des chamois de près, pas farouches!! Quelle joie d’observer les animaux à l’état sauvage! Ils sont si agiles sur les lapiaz!

Chamois  

Après 5h30 de marche, nous arrivons pile pour le café et la tarte aux myrtilles!

Nous redescendons ensuite sur Abondance où nous visitons la maison du fromage abondance, un petit musée didactique avec à la fin une mini dégustation et un tour à la boutique. Nous y passons un bon moment et apprenons notamment que l’abondance a été produit en premier lieu par les moines de l’abbaye d’Abondance, élevant des vaches du même nom.

Cloches des alpages ou de parade, cave d’affinage de l’Abondance et petite reconstitution d’un intérieur savoyard. 

Il faut 10L de lait pour faire 1 kg d’Abondance! Nous apprenons pas mal de choses sur l’AOP. L’Abondance peut être fait à partir du lait des vaches de race Abondance, Tarine ou Montbéliarde. Le temps d’affinage est de 100 jours à un an.

Abondance  

Nous visitons ensuite l’abbaye Notre-Dame, abbaye qui connut son heure de gloire au Moyen-Âge avant de tomber dans une certaine décadence. Ayant subi plusieurs incendies, l’église abbatiale a été reconstruite mais le cloître cache encore quelques belles fresques du XVème.

Cloître de l’abbaye 
Fresques du XVème et chevet de l’abbaye  

Nous terminons la journée au lac des Plagnes, lac prisé des pêcheurs à quelques kilomètres d’Abondance. Des sapins à perte de vue, ça nous rappelle le Canada!

Lac des Plagnes 
Petite chapelle du lac des Plagnes du XVème.

Nous voyons sur la route de beaux chalets traditionnels. Ces chalets sont doubles, c’est à dire qu’ils pouvaient accueillir 2 familles côte à côte. Les balcons avaient tous de belles décorations ajourés à la scie pendant les longs mois d’hiver. Ils prenaient le temps de découper de belles arabesques, des entrelacs ou edleweiss au gré de leur imagination. Ces chalets sont superbes et apparament typique du val d’Abondance.

Petite soirée balade au lac des Plagnes (le tour prend 20 minutes environ) et dégustation des fromages que nous avons acheté l’après-midi!

Dimanche 24 Juillet

Nous partons de bonne heure pour une randonnée au lac de Tavaneuse, en passant par les chalets d’Ardens.

Alpage en direction du lac 

Une superbe boucle de 13km, 1000m de dénivelé.

Chalets d’Ardens 

Le lac glaciaire est vraiment magnifique et c’est un pur plaisir de pour-niquer au bord. Quelques randonneurs s’y baignent, l’eau à l’air fraîche mais pas glaciale!

Lac de Tavaneuse 
La dent d’Oche au fond 
Redescente en direction de Praitérié et ci-dessous le mont de Grange 

Après la balade, nous allons déguster glace et tarte à la myrtille à La Chapelle d’Abondance, l’occasion de voir quelques beaux chalets encore et l’église à bulbe du village.

La team Copaya récupère! 
De bien jolis chalets 
Église de La Chapelle d’Abondance

Un bien beau week-end au grand air dans une vallée que nous ne connaissions pas du tout!!

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Samedi 30 Juillet

Nous partons en fin d’après-midi, direction la station des Sept Laux, au Pleynet où nous nous installons pour la nuit, en vue de la randonnée de demain! Petit repas sur le parking de la station avec une superbe vue! Par contre, il fait frisquet au coucher du soleil!

Sept Laux: le Pleynet 

Dimanche 31 Juillet

Nous partons à 7h30 pour la randonnée des lacs des Sept Laux.

Le début de la balade serpente pas mal en forêt en traversant le torrent de Pleynet.

Puis, ça grimpe assez sec (c’est le juge de paix comme dirait un randonneur croisé sur le chemin qui nous a bien fait rire!). Au bout de 2h30 d’effort, on atteint le premier lac, le lac Noir.

Arrivée au lac noir  
Lac Noir

Les 7 Laux seraient d’après ce que j’ai lu, le pluriel de 7 lacs, ce qui s’explique quand on arrive au lac noir. En effet, débute alors une succession de lacs tous plus beaux les uns que les autres. Quelques baraquements EDF et petits barrages rappellent que le lieu fut pourvoyeur d’électricité, est-ce encore le cas? En tout cas le niveau de l’eau est assez bas lors de notre passage.

Malgré ce côté un peu “artificiel” ça n’en reste pas moins sublime!

A peine plus loin se trouve le lac Carré, avec les traces sur la roche laissées par le niveau de l’eau précèdant, on a une impression d’ancien glacier, c’est vraiment très beau!

Lac Carré 

Quelques centaines de mètres plus loin, se trouve le lac de la Motte, dominée par les montagnes.

Lac de la Motte 

S’ensuit ensuite le lac Cottepens au bord duquel se trouve le refuge des Septs Laux à 2137m d’altitude. C’est le plus grand de tous les lacs.

Lac Cottepens  

On en prend plein les mirettes! Franchement après le dénivelé du début que de récompenses!! Les lacs se succèdent! Pas mal de gens ont bivouaqué la nuit dernière et redescendent. Il faut dire qu’avec tous ces lacs, il y a vraiment moyen de trouver son spot idéal et d’être seul au monde!

Nous croisons un grand troupeau de brebis mené par un chien de berger très actif! Quel boulot!

Lac du Cos 

Nous longeons ensuite le lac du Cos, encore un bien grand lac qui nous rappelle le lac Titicaca (oui bon on exagère peut-être un peu, mais les souvenirs c’est comme ça! On est dans un mood émerveillement en tout cas).

Lac du Cos 

Au bout du lac, nous atteignons le col des Sept Laux.

Là, avec déjà 10km dans les pattes, nous décidons de poursuivre encore sur un petit peu plus d’1km pour atteindre le lac de la Corne, au fond d’une Combe. Encore un beau lac qui doit faire le bonheur des nombreux pêcheurs qui viennent ici.

Lac de la Corne et pic des Eustaches
Lac de la Corne 

Encore quelques mètres et nous atteignons notre mirador final: le lac de la Sagne. Sans aucun doute, notre coup de cœur! Ce lac est 100% naturel, pas de barrage et une vue incroyable sur la chaîne de Belledonne avec au centre le pic de Belledonne.

Lac de la Sagne 

Nous grignotons face au lac, notre désormais rituel sandwich fait maison tapenade/jambon/brie et essayons d’imprimer sur notre rétine ce paysage! Nous sommes trop heureux de découvrir le massif de Belledonne et un peu honteux de ne pas jamais être venus ici plus tôt en habitant si près!

Nous prenons ensuite le chemin inverse avec un petit stop café au refuge des Sept Laux.

Le refuge des Sept Laux au fond 
Au refuge des Sept Laux 

Ainsi s’achève cette randonnée qui sera sans aucun doute THE rando de l’été pour nous! Un vrai coup de cœur et coup de cul (!) puisqu’elle nous aura fait faire 24km en 8h de marche et 1250m de dénivelé!

Dernier coup d’œil au lac Carré et ses beaux rochers de schiste 
Les Tarines sont de sortie 

De retour au Pleynet, le goûter pancakes s’impose ainsi que le repas du soir face aux montagnes!

Nous descendons dans la soirée au niveau du lac St Clair à Valgelon la Rochette pour un stop “technique” avant que je ne reprenne le train demain.

Lundi 1er Août

Petit-déjeuner rapide face au petit lac et il est déjà temps de se séparer pour quelques jours! Micka continue la route avec le fourgon pour effectuer son stage de kitesurf au lac de Monteynard. De mon côté, je rentre en train depuis Pontcharra.

Lac de Monteynard 
Camping et école de kite-surf
Le soleil s’embrase à Monteynard 
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Vendredi 12 Août

Départ en début de soirée pour le col de Joux Plane, entre Samoëns et Morzine, spot que nous avons repéré en dernière minute sur la route. Nous nous posons au bord du lac. Nous ne sommes clairement pas seuls en ce week-end du 15 Août, mais le lieu est vraiment chouette!

Lac de Joux Plane 

Nous en profitons pour faire un petit tour et voir le coucher de soleil avec une belle vue sur les massifs.

Samedi 13 Août

Grasse matinée jusqu’à 8h45, on a décidé que le week-end serait chill!

Petit déjeuner au bord du lac, panorama depuis le col sur le Mont Blanc… le top!

Une belle vue sur le Mont-Blanc 

Nous partons ensuite pour une petite randonnée en direction de la pointe d’Angolon (2090m) par un chemin de crêtes offrant un panorama à 360 degrés!

Pointe d’Angolon 

Nous descendons ensuite jusqu’au joli lac de Nyon-Guérin, lac artificiel pour les canons à neige de Morzine.

Lac de Nyon-Guérin 
Une race de vaches bien poilue!! 

Arrivés au lac, nous prenons une petite pause délicieuse dans un refuge à l’accueil adorable. Petite planche de charcuterie/fromages avec vue imprenable sur le lac et la pointe d’Angolon, le bonheur!!

Chill vous avez dit chill??! 

Nous retournons ensuite en direction de Joux Plane, ce qui nous permet de faire une boucle. 600m de D+, aujourd’hui c’était tranquillou et cela nous laisse le temps de faire d’autres choses après. Nous filons à Morzine. La station est très animée et est un haut lieu de pratique du VTT. Il y a plein de touristes et une majorité d’anglais. On essayera d’y revenir cet hiver, on aime beaucoup!

Morzine 

Nous continuons dans la vallée avec le lac de Montriond, qui doit être beau quand il n’y a personne mais qui, en ce week-end de 15 Août, a plutôt des allures de piscine municipale.

Lac de Montriond 

Vu notre amour de la plage, nous passons vite notre chemin et nous rendons au hameau des Lindarets, le très touristique village des chèvres.

Et franchement, c’est marrant. Les chèvres sont en liberté dans tout le village et sont reines en leur demeure! Quelques tables de resto peuvent en faire les frais!😉

Hameau des Lindarets 

Nous poussons jusqu’à la station d’Avoriaz, à l’architecture contemporaine originale datant des années 60. C’est plutôt esthétique (selon nos goûts bien sûr), le but recherché était que les immeubles jouent le mimétisme avec les éléments naturels.

Avoriaz 

La station à la particularité d’être en haut d’une falaise c’est assez surprenant vu d’en bas. Et surtout elle est entièrement piétonne. On se dit que l’hiver ça doit être sympa de sillonner les rues de la station en ski à 100%!

Par contre, pour ce soir, nous trouvons l’ambiance et les lieux pour se garer moyens, nous redescendons donc quelques kilomètres en dessous de la station. Cela nous permet de manger face aux Hauts-Forts, le plus haut sommet du Chablais.

Avoriaz au fond à gauche et les Hauts-Forts 

Dimanche 14 Août

Aujourd’hui, la météo est mitigée. Ils annoncent de la pluie. Nous ne nous aventurons pas dans une balade trop longue. Nous nous baladons sur les crêtes de Super Morzine avec vue sur le lac de Montriond. Ici, c’est la paradis des VTT, les télésièges sont bondés, c’est fou comme cette station est vivante cet été!

Balade sur crêtes avec vue sur Avoriaz au fond 
Lac de Montriond depuis les crêtes  
Ruines de l’abbaye de St Jean d’Aulps 

Après un après-midi calme près d’Habère-Poche, nous allons manger au moulin de Léré, superbe restaurant une étoile, à Vailly, restaurant du chef Frédéric Molina.

Moulin de Léré 

Nous y fêtons l’anniversaire de Micka. Une bien belle soirée avec une cuisine très axée végétale, un travail des plantes aromatiques (le chef a son jardin sur place), une cuisine locale avec du poisson du Léman et poulet de Bresse.

Le plateau de fromages…un grand moment, avec des propositions vraiment intéressantes. 

La démarche de Frédéric Molina est tournée aussi vers le zéro déchet, avec des propositions percutantes notamment celle de servir la bouchée apéritive dans une tête de poisson, de servir le cœur de poulet… rien ne se perd dans sa cuisine. Réflexion écologique aussi avec la salle, du bois brut, pas de nappes, une décoration où le luxe est dans la simplicité. Un accueil chaleureux. On a vraiment adoré!

Coup de cœur pour le beurre aux fleurs mousseux à souhait, la tomate aux fraises et groseilles-maquereaux…

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Vendredi 19 Août

Arrivée dans la soirée pour Micka, installation au camping, récupération de dossard et gros dodo avant le triathlon de demain!!!

Samedi 20 Août

Départ de la course à 8h. Micka a choisi de faire l’épreuve M, c’est à dire 1,5km de natation dans le lac de Passy, 42 km, 800 de D+ en vélo jusqu’à Plaine Joux et 10 km de course à pied.

Il boucle le tout en 3h09. Pas mal du tout pour une première!! La météo était plutôt agréable, pas de pluie mais un temps couvert qui permet de ne pas trop souffrir de la chaleur. Il est absolument ravi et déjà pressé de réitérer l’expérience! C’est vrai que le triathlon est un sport hyper complet qui apporte pas mal de satisfaction.

Parc à vélo, lieu de toutes les transitions!  Il s’agit d’être efficace!

Je rejoins Micka en début d’après-midi à Sallanches. On se retrouve dans un salon de thé réconfortant, à se gaver de pâtisseries (surtout moi alors que je n’ai pas fait de sport…cherchez l’erreur!!😉)

Nous allons ensuite voir l’épreuve S de triathlon qui démarre à 17h. C’est une course vraiment chouette à voir, on passe un super moment.

Petit repas au camping et on ne fait pas de vieux os ce soir!

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Samedi 27 Août

Arrivés hier soir à Valloire, nous partons ce matin pour un col mythique: j’ai nommé le Galibier!!! Depuis Valloire, ça fait une petite quinzaine de kilomètres et 1000m de dénivelé. Les plus courageux le font depuis St Michel de Maurienne, ce qui double le dénivelé avec le col du Télégraphe à passer.

La grimpette se passe bien, même si il y a pas mal de trafic. Les paysages sont superbes, très minéral, un régal!!

Nous sommes vraiment heureux de faire ce grand col des Alpes. La vue de là-haut est écrasante sur les Écrins et ces sommets à plus de 3800m. De l’autre côté, l’aiguille d’Arves (3500m), le Grand Galibier et plus loin au fond le Thabor (3178m) tous deux dans le massif des Cerces.

Côté Lautaret 
Côté Valloire 

L’après-midi, nous allons nous balader dans Valloire qui accueille ce weekend le festival du tout terrain. La station est pleine de 4x4 de franchissement en tous genre, des véhicules qu’on a vu en Afrique australe et nulle part ailleurs. Ça donne envie de partir à l’aventure!

Nous rencontrons l’équipe de my atlas qui a un stand là-bas!! Quel plaisir de les rencontrer!! On leur doit beaucoup! Quelle joie que ces carnets en ligne qui alimentent nos souvenirs. Longue vie à my atlas!

Église baroque de Valloire 

Nous nous dirigeons ensuite vers Valmeinier, station qui communique avec celle de Valloire, prêts pour la randonnée de demain!


Dimanche 28 Août

Nous démarrons à 7h30 en direction du Mont Thabor. Les matins redeviennent un peu frisquets, le jour se lève plus tard, on sent que l’été touche bientôt à sa fin.

Première étape jusqu’au refuge de Terre Rouge. Nous croisons quelques brebis dans ces paysages de highlands sublimes, ces montagnes pelées et ces pointes acérées.

Arrivée au refuge de Terre Rouge 
Chapelle Notre Dame des Neiges 

Nous marchons jusqu’à la “pierre du déjeuner”, sur le chemin du Mont Thabor. En raison d’une météo incertaine et de manque de temps, nous n’irons pas au sommet aujourd’hui. Mais espérons que ce ne soit que partie remise! En tout cas pour info, la randonnée au Mont Thabor c’est environ 24km/10h, donc il faut prévoir.

Au fond, le pic de Thabor et le mont Thabor 
Micka sur la Pierre du déjeuner   

Nous pique-niquons donc sur notre jolie pierre face au Pic du Thabor (3207m) et au Mont Thabor (3178m). Un régal absolu que cette balade où nous sommes seuls, dans un calme complet. La marche est longue mais c’est presque une méditation, c’est hyper reposant.

Au retour, nous passons par un joli lac avant de regagner la voiture 5h et 16km plus loin.

Encore un magnifique week-end à deux pas de chez nous, dans un massif où nous n’étions jamais venus!

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Week-end du 23 au 25 Septembre

Nous arrivons de nuit vendredi soir à Pierreclos. Juste le temps d’une petite soirée burgers dans le fourgon et on se sent déjà en week-end!!

Nous débutons le lendemain de bon matin un très joli tour à vélo: une boucle de 80km et 1500m de D+ qui nous permet en une journée de découvrir de jolies églises romanes et de traverser de très beaux vignobles.

Départ: vignobles de Pierreclos 
Maison d’enfance du poète Lamartine à Milly-Lamartine 
Ce vers, ma grand-mère l’a cité tant de fois entourée de ses objets et meubles de famille! 

Nous passons devant la maison d’enfance de Lamartine que nous aurions bien aimé visiter, à Milly-Lamartine. Malheureusement les jours de visite sont restreints et que sur rendez-vous. C’est la même chose pour le château de Saint-Point, à quelques kilomètres de là, où le poète vécut à partir de 1822, au sommet de sa notoriété. On se garde ces 2 visites dans un coin de la tête en espérant pouvoir les faire lors d’un prochain voyage par ici!

Chapelle Des Moines à Berzé-la-ville enserré entre habitations et grange.

Nous continuons jusqu’à Berzé-la-ville pour visiter la superbe chapelle des Moines. Cette chapelle dépendait de Cluny et a été décorée à la demande de l’évêque St-Hugues au XIIème, pour les quelques moines qui vivaient là.

Cette chapelle faisait partie intégrante d’une abbaye. Au fil des siècles, l’abbaye a été reconvertie en habitation et en grange. C’est par pur hasard qu’en 1887, un prêtre redécouvrit sous la chaux les superbes fresques de La Chapelle du XIIème siècle. Ces fresques sont exceptionnelles par leur style avec des influences byzantines et lombardes notamment, qui montre à quel point les échanges étaient nombreux à l’époque et à quel point Cluny rayonnait en Occident. Cluny était la plus grande église du monde chrétien jusqu’à la construction de St Pierre de Rome.

Chapelle des Moines 

La visite guidée nous plaît beaucoup. Elle nous permet de décrypter ces fresques et tous les symboles associés. On y voit un Christ en gloire entouré de ses apôtres avec au-dessus de sa tête la main de Dieu. Le Christ remet à sa droite les clés et les écritures à Saint-Pierre.

Nous continuons en direction de Blanot, joli village avec ces murs de pierre sèches, son église au clocher très élancé, presque disproportionné et le prieuré clunisien attenant avec sa tourelle octogonale.

Sur la route de Blanot… 
Blanot, église et prieuré  

Petit stop ensuite à l’église de Chissey lès Mâcons, dont le clocher a grand besoin de rénovation comme le montre un appel de fonds. C’est tellement important de sauver le patrimoine français, mais quel gouffre financier!

Église romane de Chissey lès Mâcons 

Ensuite, nous arrivons à Chapaize dont la splendide église nous ravit! Quel joyau!! Très imposante, elle date de l’an 1000 et son architecture romane est très primitive avec d’énormes piliers ronds, des chapiteaux dénués de décor et sa pierre blanche. Superbe!!

Arrivée à Chapaize 
Son chevet et son clocher de 35m, hauteur inhabituelle pour une église romane. 
Intérieur de l’église de Chapaize 

Papy m’avait parlé de cette église et c’est une joie de la découvrir et de penser à lui une fois de plus.

Dans chaque église romane, je pense à toi avec joie et gratitude mon Papy… 

Chapaize, c’est aussi un petit village où nous tombons sur le bon resto pile au bon moment! La fringale nous guettait, ces délicieuses crêpes nous l’aura très vite fait oublié!!

Sur la route de Cormatin, nous nous arrêtons devant un très joli lavoir. La Bourgogne regorge de ces beaux lavoirs du XIXème, témoignage d’une époque de prise de conscience de la nécessité d’une bonne hygiène (on réalise alors que le linge sale pouvait entraîner la diffusion de maladies comme le choléra, la rougeole ou la variole qui faisaient encore des ravages). Il existait des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi de 1851, l'Etat décida de prendre à sa charge jusqu'à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l'élément déclencheur d'une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France.

Mais en dehors des impératifs d'hygiène et de salubrité, le lavoir avait l'avantage de réunir deux fonctions indispensables: l'une pratique, l'autre sociale.

Lavoir bourguignon  

Nous poursuivons notre boucle en rentrant par Lys, Bray, Cortambert…

Église romane de Lys 
Lys 

La campagne bourguignonne nous ravit. C’est calme, de petites routes peu passantes, des petites villages avec du patrimoine et des vieilles pierres, le tout, entourés de vignes et de champs où paissent des charolaises musclées… Vraiment chouette pour y faire du vélo!

Bray 

Nous arrivons ensuite à Cluny que nous parcourons rapidement avec plaisir. Nous y étions venus il y a déjà quelques années.

Cluny, devant l’entrée de l’abbaye 

Derniers coups de pédales jusqu’au col des Enceints où les paysages sont forestiers avec des sapins et des chênes.

Nous arrivons quelques minutes avant la pluie!

Le soir, nous nous installons au bord de la voie verte près de Cormatin dans un cadre très bucolique.

Sur la voie verte, tout près du château de Cormatin  

Dimanche matin, nous visitons le château de Cormatin. La visite guidée dure 1h30, menée par un jeune étudiant, elle s’avère passionnante.

On y apprend que le château fut construit en 1280 et contrôlait le chemin conduisant à Cluny. En faisant payer des droits de passage, c’est ainsi que la famille du Blé commenca à s’enrichir.

Le château actuel date du début XVIIème, construit par Antoine du Blé, qui à force d’efforts guerriers parvint à se hisser dans les plus hautes sphères de la société notamment en étant proche d’Henri IV. Nous visitons les appartements de Jacques du Blé qui succède à son père et de la marquise. Leurs appartements étaient bien sur distincts, en effet les mariages arrangés n’étaient là que pour les apparences et les alliances mais chacun pouvait vivre sa vie.

L’antichambre de la marquise est décorée de boiseries peintes dans le pur style XVIIème. C’est ici que les visiteurs patientaient pour une durée inversement proportionnelle à leur rang, jusqu’à ce que la marquise les reçoive.

Antichambre de la marquise  

La chambre de la marquise était un lieu où elle recevait, mangeait avec ses invités, dormait, se préparait. Sa décoration représente bien aussi le style du XVIIème.

Chambre de la marquise, XVIIème 

Deux pièces complètent ces salles d’apparat, un cabinet pour l’intimité et le confort et une garde-robe pour le service des femmes de chambre. On peut donc comprendre à Cormatin l’organisation de la vie quotidienne au XVIIe siècle, dans un temps où public et privé commençaient à peine à se différencier.

Oratoire attenant à la chambre de la marquise  

L’escalier d’apparât avait pour but d’impressionner, il s’agit d’un escalier à cage vide de près de 20m de haut. Cet escalier prestigieux bénéficiait des dernières techniques architecturales de l’époque.

Escalier à cage vide  

Les cabinets de curiosités faisaient fureur au XVIIème, en Europe. On y assemblait, sans esprit scientifique mais pour alimenter des réflexions symboliques, objets exotiques ou étranges, coquillages, animaux empaillés, minéraux, bronzes… Ces cabinets de curiosités avaient aussi pour but d’impressionner le visiteur. Les marchands de l’époque qui ramenaient ces objets du bout du monde n’hésitaient ainsi pas à duper les riches acheteurs. En effet, le guide nous explique que la famille du Blé a acquis un nez de requin scie, que le marchand leur a vendu comme une « langue de dragon séchée » comme en atteste les écrits de l’époque…

Cabinet de curiosités  

Le cabinet du marquis Jacque du Blé (fils du fondateur du château Antoine du Blé 1560-1606) est la gloire de Cormatin. Ce «studiolo» est certainement la pièce la plus luxueuse et la mieux conservée en France du début XVIIe siècle. Les décorations murales sont faites à la feuille d’or et le bleu provient de pigments de lapis-lazuli, qu’on faisait venir d’Afghanistan pour une petite fortune.

Cabinet du marquis  

La chambre du marquis présente une décoration du XVIIIème avec ces immenses tapisseries faites à la main, relatant des légendes mythologiques.

Chambre du marquis  

Nous voyons également une belle salle XIX ème, datant de la période où Raoul Gunsbourg, directeur de l’opéra de Monte Carlo, acheta le château. Il le restaure en respectant les décorations du XVIIème et aménage lui-même des appartements pour ses invités dans les parties du château qui n’avaient plus de décor. Très éclectique dans ses choix, il crée des ambiances romaines, Louis XIV, Renaissance, gothiques, byzantines, etc. Il n’hésite pas à démembrer des meubles anciens pour composer des cheminées, armoires ou buffets dans le style choisi…

Salon XIXème 

À l’étage, le salon-bibliothèque permet d’évoquer les célèbres chanteurs et compositeurs, qui séjournaient à Cormatin pendant les étés de la Belle Epoque, Caruso, Chaliapine, Litvine, Jules Massenet, etc. Le grand tableau « Ronde antique » de Feyen-Perrin a été exposé au Salon des Beaux-Arts de 1863. Gunsbourg l’a acquis à Paris vers 1910 et Matisse l’aurait vu peu avant, au moment où il élaborait son tableau « La Danse » (1909).

Salon de Raoul Gainsbourg avec le tableau de « la ronde antique » de Feyen-Perrin, qui aurait inspiré Matisse.

Le poète Alphonse de Lamartine était un habitué des lieux, dans les années 1840, comme le montre sa chambre. Il y venait en tant qu’ami de l’écrivain Henri de Lacretelle qui possédait le château avant Raoul Gunsbourg (qui lui, l’acquit en 1898).

Chambre de Lamartine à Cormatin 

C’est ça qui est très intéressant dans cette visite, c’est qu’on voit vraiment les différences de style au fil des siècles. Les pièces XVII, XVIII et XIXème nous font voyager dans le temps.

Nous profitons des jardins à la française typiques du XVIIème avec des pièces d’eau, un labyrinthe, des parterres aux formes géométriques.

Il y a également un joli jardin potager. Les propriétaires actuels, au nombre de 3, ont effectué de colossaux travaux de restauration depuis 1980.

Après cette belle visite, nous nous offrons une pause café dans Cormatin avant d’aller pique-niquer au bord de la Grosne, dans un paysage bucolique, qui nous permet de profiter encore un peu de l’extérieur en cette journée d’automne.

Après cette pause reposante, nous reprenons la route du retour, ravis de notre petit week-end!

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La météo s’annonçait capricieuse ce week-end. Nous décidons malgré tout de partir dans le Vercors. Nous arrivons de nuit à Lans en Vercors.

Le samedi, la pluie est bien là avec pas mal de brouillard qui nous cache la vue sur les montagnes alentours. Nous allons nager en fin de matinée à la piscine de Villards de Lans, histoire de se dépenser un peu!!

Puis, nous mangeons dans un resto de Villards de Lans un bon repas savoyard! Ca fait bien plaisir!! Villards de Lans est une station vraiment sympa, pas mal de choix de resto, des boutiques, c’est bien vivant et la qualité de vie des habitants ici doit être assez top!

L’après-midi, la pluie persistant, nous décidons d’aller visiter le musée de la résistance à Vassieux-en-Vercors. Le plateau du Vercors regorge de lieux de mémoire du maquis et il est très intéressant de se plonger dans cette période marquante de l’histoire.

En effet, le 21 juillet 1944, les soldats allemands attaquaient le maquis du Vercors. Haut lieu de la résistance, il était suspecté de préparer l'arrivée des militaires américains. Dès 1943, des centaines de jeunes rejoignent le maquis pour échapper au STO, Service du travail obligatoire en Allemagne. Et se mêler aux résistants de toutes sortes (milieux anarchistes mais aussi de droite). Ce sont des réfractaires qui préféraient sauter du train pour l’Allemagne.

Le massif du Vercors surplombe la Vallée du Rhône et les routes d'Italie. Sa topographie en fait une forteresse naturelle. Un mois après le Débarquement de Normandie, pas question pour la Wehrmacht de laisser ces routes aux mains de la Résistance. Le 14 juillet, les alliés parachutent des armes, en masse sur le Vercors. Un salut venu du ciel pensent les maquisards. L'ancien résistant Jean Drevet en témoignait. Ils déchargent des tonnes et des tonnes de matériel, on s'est dit : "on est sauvé". Ce n'était peut-être pas que du matériel qu'il nous fallait, des hommes aussi! C’est ce même parachutage qui décide les Allemands à intervenir. Les jeunes recrues du maquis ne feront jamais le poids face aux 15.000 soldats de l'armée allemande qui attaquent une semaine plus tard. Du ciel maintenant, des planeurs arrivent et tombent des parachutistes allemands.

Carcasse de planeur allemand 

Par surprise, ils prennent le plateau du Vercors et commettent les atrocités habituelles de l'armée nazie. Militaires, civils, femmes, enfants sont relevés sans sépulture. Ils portent presque tous des traces de tortures atroces. Le résultat de la bataille de Vercors, est désastreux pour la Résistance. En moins d'une semaine, 840 Français ont péri, dont plus de 600 maquisards. Une centaine de soldats allemands Le Vercors, reste, plus de 70 ans après les faits, le symbole de la résistance française.

La nécropole de Vassieux regroupe les sépultures des civiles et résistants tombés dans le massif du Vercors en juillet 1944.

Vassieux-en-Vercors fût un village martyr, fait Compagnon de la Libération.

Le musée que nous visitons là-bas retrace l’histoire de la Résistance dans un objectif de transmission de la mémoire.

Musée de la Résistance de Vassieux en Vercors 

Un Mémorial se situe au col de la Chau depuis lequel nous avons une vie sur le village martyr de Vassieux.

Nous allons également voir la grotte de la Luire. Pendant l’attaque du plateau du Vercors, le vaste porche d'entrée de la grotte abrite pendant quelques jours un hôpital de la Résistance. Le 27 Juillet 1944, ce site est le théâtre d'une sanglante attaque lors d'un raid allemand. Au cours de cette attaque, 17 blessés sont achevés sur place par les Nazis ; deux médecins et un prêtre sont fusillés à Grenoble un peu plus tard ; sept infirmières sont envoyées en déportation.

Grotte de la Luire 
Porche de la grotte de la Luire  

Après ces visites émouvantes, nous rentrons par la jolie route passant dans les gorges de la Bourne. Les couleurs d’automne sont belles malgré la pluie.

Nous passons la soirée à Villards de Lans.

Le lendemain, le brouillard est bien épais au réveil. Nous partons donc un peu plus tard pour un tour à vélo et…. ça se dégage!!!

Faut se mettre un p’tit coup de pied au cul pour  partir dans cette purée de pois!  

Nous prenons la direction d’Autrans puis de Méaudre en traversant de jolies paysages de prairies à vache, un air de Suisse! Avec une belle herbe bien verte et des forêts de sapins tout autour.

Nous prenons un peu de hauteur, sur la route d’Autrans 
Autrans 

Autrans est bien dynamique avec quelques cafés/commerces. On y voit aussi un espace de coworking comme nous avons vu hier aussi à Villards de Lans: télétravail? Auto-entrepreneur? Les modes de vie sont en train d’évoluer et c’est un très bonne chose!

Jolie maison avec pignons typiques du Vercors  
Méaudre 

Après Méaudre, nous nous enfonçons dans les gorges de la Bourne. L’humidité y est bien présente après la pluie d’hier, l’eau ruisselle sur les rochers. La route est creusée dans la roche et on se sent bien petit!

Gorges de la Bourne 

Puis les gorges s’élargissent et laissent place à un paysage bien dégagé. Nous sommes désormais dans la partie drômoise du Vercors plus sauvage et moins peuplé.

Sortie des gorges 

Nous poursuivons en direction de St Julien en Vercors, avec une vue bien dégagée sur le plateau et sur St Martin en Vercors.

Saint Martin en Vercors  

Nous prenons de la hauteur en grimpant pendant 10km jusqu’au col d’Herbouilly (1370m). Là encore, nous sillonnons à travers les superbes forêts du Vercors.

Sur la route du col d’Herbouilly 

Nous arrivons au belvédère des héros qui domine le village abandonné de Valchevrière, village pillé et brûlé par les Allemands en 1944.

Vue depuis le belvédère des héros  

Nous terminons la boucle en redescendant sur Villards de Lans puis Lans en Vercors. 67km, 1150m de D+, 3h50.

Il est temps d’engloutir un bon repas (on teste les frites avec le four Omnia!) et les traditionnels pancakes avant de reprendre la route. Encore un week-end bien mis à profit malgré une météo mitigée!

Dernier arrêt à St Nizier de Moucherotte pour voir une autre nécropole du maquis. Le cimetière est dominé par les montagnes: les 3 pucelles et le Moucherotte.

Nécropole de St Nizier 
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Samedi 5 Novembre

Arrivés vendredi soir tard, nous nous réveillons sous un ciel relativement dégagé même si les températures ont bien chuté. Nous nous équipons un peu chaudement et partons du Quincié en Beaujolais pour un petit tour à vélo dans la partie nord du Beaujolais.

Nous effectuons une boucle de 46km, 600m de D+ environ.

Nous découvrons avec grand plaisir cette région qui nous était totalement inconnue alors que nous sommes venus si souvent à Lyon! Le Beaujolais est une succession de collines vallonnées découpées en de multiples parcelles de vignes. Une vraie palette d’artiste!

Les couleurs d’automne sont encore belles en ce début novembre et les vignes rougeoyantes donnent du charme à ces paysages de côteaux.

Nous passons par le village de Beaujeu, capitale historique du Beaujolais. On y voit la belle église St-Nicolas de style roman créée au Moyen-Age par les sires de Beaujeu, mais également la maison Renaissance à colombages.

Eglise St Nicolas 
Eglise St Nicolas et maison du terroir Beaujolais 

Nous poursuivons en prenant de la hauteur jusqu’à Chiroubles qui à 740m d’altitude offre un joli panorama sur les paysages vallonnés du Beaujolais. On aperçoit même le Mont-Blanc!

Nous gagnons ensuite le village de Fleurie, qui accueille un petit marché en ce samedi.

Fleurie 
Rue du Beaujolais 

Puis nous continuons notre boucle en passant par Chenas, Romanèche-Thorins et Cercié.

Après cette sortie vélo, nous reprenons la route pour visiter l’église de Salles Arbuissonnas et son cloître roman.

Salles Arbuissonnas

Très bien conservé, ce cloître fut bâti au Xème siècle par des moines clunisiens en même temps qu'une église romane, et d'autres bâtiments, composant ainsi le prieuré de Saint-Martin-de-Salles.

La visite du Musée du Prieuré retrace la singulière histoire des dames Chanoinesses-comtesses qui vécurent ici, des femmes de la noblesse qui n’avaient dans cette vie soi-disant religieuse au final, que peu d’obligations.

Maisons des chanoinesses 

Nous terminons par un stop à Vaux en Beaujolais. En 1937, le village de Vaux en-Beaujolais fut la source d'inspiration de l'écrivain Gabriel Chevallier pour l'écriture de son roman "Clochemerle".

Vaulx en Beaujolais 

Cette comédie satirique a depuis complètement imprégné le village : les protagonistes se retrouvent un peu partout à travers le village et la Pissotière, personnage central du roman de Gabriel Chevallier, a une place de choix!

La pissotière et personnages dessinés sur une façade. 

Nous passons la soirée à Oingt, au sud du Beaujolais cette fois-ci, dans la région des pierres dorées. Nous nous baladons de nuit dans ce charmant village médiéval. Ambiance magique garantie!

Oingt by night 

Nous buvons un verre dans le seul resto/bar ouvert, à savoir un saloon absolument décalé dans ce village! Ici, c’est ambiance country!!!

Le lendemain, nous flânons dans le village de Oingt qui domine la vallée d'Azergues et les monts aux alentours.

Forteresse du Moyen-Age, la seigneurie de Oingt serait la plus ancienne de la région. Jusqu'au 19ème siècle se succèdent les maisons unies par une même roche de calcaire ocre utilisée pour le bâti : la pierre dorée.

Eglise St Mathieu 
Vue depuis l’église  
Intérieur de l’église St Mathieu  
La tour du donjon

Enfin, le village de Ternand se situe à quelques kilomètres de là. Son vieux bourg est perché sur un éperon rocheux.

Eglise de Ternand avec une galonnière du XVème, une entrée spéciale funérailles des pauvres sur le côté. 
Ternand 
Remparts 

Nous achetons une caisse de Beaujolais, et nous intéressons un peu aux cépages… En matière de vin, on a beaucoup à apprendre! Donc en résumé: le Beaujolais fait partie des vins de Bourgogne. On trouve 2 cépages: le gamay qui donne du Beaujolais rouge et le chardonnay qui donne du Beaujolais blanc.

Le Beaujolais dans sa partie nord a un sol plutôt granitique qui donne un vin plus complexe qui peut être un vin de garde. (St Amour, Chenas, Moulins à vent, Morgon, Côtes de Brouilly)

Le sud du Beaujolais a un sol plus sablonneux avec un vin fruité, jeune, léger qui doit être consommé rapidement. (Domaine des pierres dorées, Beaujolais village)

Le beaujolais nouveau est un vin dont la commercialisation est autorisée immédiatement à la fin de la vinification ; il est mis en vente dans le monde entier le troisième jeudi de novembre.

Ainsi se clôture ce petit week-end!!

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Samedi 12 Novembre

Arrivés comme d’habitude tard vendredi soir, nous débutons la journée par un petit tour au bord du lac de Paladru et par la visite du MALP, le tout nouveau Musée Archéologique du Lac de Paladru qui a ouvert ses portes en Juin dernier.

Le lac à Charavines et à droite une des zones d’archéologie lacustre du lac.
Le MALP 

La visite du musée nous plait beaucoup. Les vitrines sont super bien faites, tout est bien catégorisé et l’audio guide aide vie à se faire une bonne idée de la vie de ces hommes au Néolithique.

Le MALP et la jolie pirogue de bois du XIVème siècle  retrouvée dans le lac de Paladru en 1973.

En effet, le lac de Paladru, lac glaciaire qui s’est formé il y a plus de 12000 ans a été un lieu de vie pour les hommes du Néolithique autour de 2600 avant J-C. A cette époque, le niveau du lac était plus bas, et c’est la montée des eaux qui a poussé les habitants à partir.

Maquette d’un des villages Néolithique de Paladru 

Néolithique signifie “pierre polie”, et désigne cette période où l’homme se sédentarise, pratique l’élevage et l’agriculture. De très nombreux objets ont été retrouvés dans le lac et sont d’émouvants vestiges de cette époque.

Silex pour moissonner, céramiques de stockage des aliments, cuillères et peignes en bois. 

C’est impressionnant le niveau de détails que les archéologues ont relevé. Les cuillères sont abîmées du même côté, les traces de dent encore visibles permettent de déterminer que la majorité de la population était droitière.

Pagaie, pommes sauvages d’époque (!!) et reste de panier.
Arc & marteau du Néolithique 

La seconde période d’occupation des rives du lac de Paladru fût autour de l’an 1000 où une cinquantaine de personnes vivaient dans des villages à l’organisation bien hiérarchisée.

Maquette d’un village autour de l’an 1000 

Ont été retrouvés beaucoup d’objets de cette période médiévale. Les plus belles pièces sont les deux pirogues dont une fissurée a même servi de mangeoire, comme quoi rien ne se perdait!

Pirogue et mangeoire à l’époque médiévale  

Chaussures, jeux, vaisselle, armes se succèdent.

Faucille, chaussures de cuir et ci-dessous flûtes et pièces d’un jeu d’échec.  
Esplanade du musée

Le site fut abandonné suite à une brutale montée des eaux.

Les premières fouilles eurent lieu fin XIXème, époque où l’archéologie devient à la mode.

L’après-midi, nous profitons du lac de Paladru en faisant une petite boucle à vélo autour du lac et dans la campagne environnante de 30km environ.

Le lac de Paladru dans la verdure.
Vue sur un des sites archéologiques  
Une étonnante construction que cette église aux murs de galets en épis typique de la région.

Nous passons la fin de journée au bord du lac en mode pause réconfortante et assistons à un joli coucher de soleil automnal!

Vue sur le MALP et le lac.  
On ne se refuse rien!  

Dimanche 13 Novembre

Nous visitons le matin la maison natale du compositeur romantique Hector Berlioz (1803-1865) à la Côte Saint André.

Maison natale de Berlioz  

Cette maison fut celle de sa famille jusqu’en 1848. Fils de médecin, il se passionne pour la musique dès l’âge de 12 ans.

La maison côté jardin 

Dans la lignée d’un Beethoven, le Français révolutionne la musique classique en inventant de nouveaux genres et en multipliant les concerts de grande envergure. C’est à lui que l’on doit, entre autres, le concept de festival. Ces œuvres célèbres sont la symphonie fantastique et la damnation de Faust entre autres bien sûr.

Cuisine et petit salon 

Parfois incompris dans le pays qui l’a vu naître, jugé prétentieux par certains de ses contemporains, Hector Berlioz parvient à conquérir l’Europe tout entière et une partie du monde grâce à ses représentations.

Chambre d’enfance d’Hector Berlioz  

Lorsqu’il donne naissance à sa Symphonie Fantastique en 1830, Hector Berlioz s’inspire directement d’une femme, Harriet Smithson. Actrice irlandaise née le 18 mars 1800, la fille du directeur de théâtre William Joseph Smithson accède à la notoriété à Paris. C’est là, dans la capitale française, alors qu’elle est en représentation au théâtre de l’Odéon, qu’elle provoque l’admiration d’Hector Berlioz.

Une des baguettes de chef d’orchestre de Berlioz 

Ce dernier lui adresse alors une série de lettres avant de composer son œuvre musicale. Hector Berlioz et Harriet Smithson se marient le 3 octobre 1833.

Ensemble, le couple donne naissance à un garçon, Louis, le 14 août 1834. Quelques années plus tard, des tensions émergent et Hector Berlioz se lance dans une aventure avec la cantatrice Marie Recio. Au lendemain de la mort d’Harriet Smithson en 1854, Hector Berlioz épouse en secondes noces celle qui est devenue au fil des années sa collaboratrice.

Piano choisi par Hector pour ses nièces.  

En 1862, Hector Berlioz est confronté à la mort de son épouse Marie Recio. Quatre ans plus tard, le compositeur et chef d’orchestre français doit affronter la disparition de son fils Louis. Cette double tragédie affecte la santé du Français qui prend alors la décision de se retirer du côté de Nice. Puis il effectue cependant un dernier voyage en Russie couronné de succès.

Chambre de sa sœur Adèle 

Il décède en 1869 à l’âge de 65 ans, non sans avoir été contraint au préalable de dire adieu aux personnes qu’il a aimées.


La Côte St André est une petite ville bien endormie pour ne pas dire sinistrée. Nous ne nous y attardons donc pas après la visite.

15

En ce début du mois de Janvier sans neige, nous montons malgré tout pour le week-end, histoire de changer d’air!

Petit resto au Caribou à notre arrivée vendredi soir.

Le lendemain, il fait beau et relativement doux. Nous en profitons pour faire une petite randonnée à La Croix du Nivolet. De là-haut, la vue est à 360 degrés sur le lac du Bourget, Belledonne et les Bauges.

Chalet du Sire 
Slack-line de l’extrême  
Croix du Nivolet
Jolie vue sur le lac du Bourget 

Nous mangeons et flânons dans la station de la Feclaz, un peu endormie par le manque de neige.

Soirée à la Feclaz  

Dimanche matin, la pluie s’est invitée, comme annoncé. Nous redescendons sur Aix les Bains et en profitons pour visiter petit musée Faure, qui abrite quelques petits tableaux impressionnistes et des sculptures de Rodin. Situé dans un bel hôtel particulier, la visite est agréable.


Musée Faure d’Aix les Bains
Dans l’ordre:  tableaux de Cézanne, Sisley, Boudin, Pisarro et en bas Jongkind et encore Pisarro.
Salle réservée à Rodin 
Jolie tableau d’Henri Lebasque: promenade en barque, 1880 

Aix les Bains abrite de beaux bâtiments témoins de la Belle Époque où les curistes se pressaient dans cette ville thermale.