Belgique & Pays-Bas

En route pour la Scandinavie!
Avril 2023
3 semaines
1

Samedi 15 Avril

Nous partons sous une météo capricieuse pour notre première étape, direction le Jura!! Orgelet est un petit village juste à côté du lac artificiel de Vouglans. Nous en aurions bien fait le tour à vélo. A retenir pour une prochaine fois où la météo sera plus clémente!

Première soirée à Orgelet 

Le lendemain, nous partons pour un petit stop à Baume les Messieurs, joli village niché au cœur d’un cirque. Il y a plein de belvédères au sommet de ces falaises de 200m de haut. Pareil, il faudra revenir par beau temps.

Baume les Messieurs, au bord de la Seille

Nous allons à la cascade des tufs qui a un sacré débit en ce moment!

Cascade des tufs 

Puis, nous faisons un petit tour dans le village qui abrite de jolies maisons de pierre et une immense abbaye romane qui eut sans aucun doute des heures de gloire.

Abbaye romane et ruelles du village 

Nous continuons ensuite en direction d’Arbois, joli village au cœur des vignes jurassiennes.

Arbois 
Balade à Arbois, au bord de la Cuisance 

Le village d’ailleurs regorge de caves de dégustation.

Vins du Jura 

Nous visitons la maison de Louis Pasteur sous forme d’une visite guidée qui s’avère très intéressante.

Maison de Pasteur 

Pasteur est revenu sa vie durant dans cette maison d’Arbois, c’est la seule qu’il ait possédée.

Jardin de la maison  

De la modeste tannerie de son père, où il a passé son enfance, il ne reste que peu de chose, car Louis Pasteur a transformé cette maison en son « Château de la Cuisance », et l’a aménagée à son goût. Dans cette maison où il revenait chaque année, Pasteur a joint l’utile à l’agréable : entouré de sa famille et de ses amis au salon ou dans la salle à manger, il pouvait se consacrer à ses recherches dans son laboratoire privé.

Salon & salle à manger, tous les éléments d’une maison bourgeoise de l’époque. 
Chambre d’enfant (3 de ses enfants sont morts de maladie, ce qui le poussa à œuvrer pour la recherche) et chambre de Pasteur.

C’est à Arbois qu’il a mené ses travaux sur les fermentations et c’est là qu’il a mis au point la fameuse pasteurisation. Grâce aux expériences menées dans sa vigne, il a pu remettre définitivement en cause la croyance en la génération spontanée des microorganismes.

Pasteur a apporté des connaissances nouvelles sur la fermentation/pasteurisation, a développé des vaccins vétérinaires (contre le choléra des poules, contre la maladie du charbon touchant les ovins etc…) et enfin son vaccin contre la rage lui apporte la reconnaissance et une légitimité auprès des médecins de son époque. La rage était une maladie qui ne faisait pas beaucoup de morts mais son caractère impressionnant et la mort terrible qu’elle engendrait font de cette découverte une avancée majeure.

Laboratoire de Pasteur dans sa maison d’Arbois 
Échantillon de vaccin contre  le choléra. 

Petit rappel sur l’histoire de la vaccination (ou comment Pasteur n'est pas entièrement à l’origine du premier vaccin). A la fin du 18ème siècle, un médecin de campagne anglais, Edward Jenner, fait une découverte importante : une maladie bénigne des vaches, la «vaccine», ressemble à la variole. Les fermières, en contact régulier avec le virus de la vaccine en raison de leur métier, ne contractent pas la variole lors des épidémies. Jenner contamine une personne avec la vaccine via de petites incisions dans la peau. Puis s’efforce d’infecter son «cobaye » avec la variole, sans succès : celui-ci ne développe pas la maladie. Le nom de « vaccination » est donné à cette opération. Elle connaît un succès retentissant en Europe et donne lieu à l’organisation de grandes campagnes de vaccination antivariolique.

Dans la seconde moitié du 19ème siècle, Louis Pasteur, un docteur en sciences français, explore le rôle des microbes dans la survenue des maladies contagieuses, en travaillant sur des animaux d’élevage. Il démontre que le choléra des poules est dû à une bactérie. Retrouvant dans son laboratoire de vieilles cultures de cette bactérie, il les administre à des volailles. Celles-ci tombent malades mais ne meurent pas, même quand on les infecte ensuite avec des germes frais et virulents. Louis Pasteur vient de créer un vaccin atténué. En l’honneur de Jenner, il invente le terme « vaccin ».

Nous terminons enfin la journée à Besançon, par un petit tour en ville sous le crachin. Nous trouvons un salon de thé réconfortant, Micka part ensuite faire son petit footing…

Arrivée à Besancon 

La matinée de Lundi est consacrée à la visite de Besançon, petite balade au bord du Doubs avant de grimper à la citadelle. Citadelle que nous ne visiterons pas en partie à cause de la météo maussade.

Bords du Doubs au petit matin  
Au fond la citadelle  

On flâne dans la Grand rue et la rue des Granges entre autres. On apprécie beaucoup la ville. De belles façades, une belle uniformité, des parcs et l’animation et le dynamisme d’une ville étudiante. On imagine ce que ça peut donner les week-ends d’étés quand les terrasses sont pleines.

Besançon  

Nous prenons ensuite la route en direction de Belfort, en longeant le canal Rhin-Rhône.

Stop du midi au bord du Doubs 

Belfort a des airs de petite ville provinciale bien tranquille. Nous grimpons à la citadelle admirer le beau lion qui fait la fierté de la ville.

La citadelle Vauban et le célèbre lion de Belfort

Ce lion de 22m de long sur 11 de haut est fait en grès, sculpté par Bartholdi pour immortaliser l’opiniâtreté des Belfortains face aux Prussiens pendant le conflit 1870-1871. Le lion est le symbole de résistance.

Nous nous rendons ensuite à la tour 41, qui abrite temporairement la collection d’art moderne Maurice Jardot. Quelques œuvres de Matisse, Fernand Léger et même quelques Picasso. En revanche, on trouve l’entrée extrêmement chère pour le peu d’œuvres à voir.

Fernand Léger 
Matisse, portrait de Dora Maar par Picasso et sculptures d’Henri Laurens
Tour 41 
Place d’armes et la cathédrale  

Un petit tour sur l’artère commerçante du faubourg des français, avant de retourner direction la tour de la Miotte pour un point de vue sur la ville et la citadelle.

La savoureuse coule à Belfort 
Tour Miotte avec vue sur les Vosges  
Vue sur la citadelle depuis le fort de la Miotte 

Mardi, nous faisons un petit tour dans Belfort, quelques courses, grimpons au sommet de la citadelle pour un dernier point de vue sur la ville.

Puis, nous prenons la route pour Ronchamp afin d’aller découvrir La Chapelle Notre Dame du Haut réalisée par l’architecte suisse Le Corbusier (1887-1965).

Chapelle Notre Dame du Haut 

En 1950, Le Corbusier est contacté pour ce chantier. Agnostique, concentré sur ses grands projets de la cité radieuse de Marseille et de la ville de Chandigarh en Inde, il refuse.

La voûte est en réalité une coque creuse soutenue par des piliers de béton.  

C’est finalement une visite au mois de Mai qui le décide à accepter. Il est séduit par les horizons lointains (Vosges et Jura) et par l’entière liberté créatrice qui lui est accordée. Malgré un budget extrêmement restreint, le chantier commence en 53 et La Chapelle est inaugurée en 55. Elle est très rapidement considérée comme une icône de l’architecture du XXème et sert de modèle à d’innombrables architectes jusqu’à nos jours.

Chapelle Notre Dame du Haut 

Le Corbusier crée une nouvelle esthétique: ses bâtiments en béton armé font la part belle à la lumière, à la modularité des espaces ainsi qu’à une vision poétique de l’architecture.

Le chœur extérieur permet des cérémonies de plein air.  

Il crée 3 chapelles latérales qui sont autant de puits de lumière qui invitent le fidèle à tourner les yeux vers la lumière venir du ciel. L’une des chapelles est peinte en rouge, en référence au sacrifice du Christ.

Chapelles latérales, puits de lumière… 

Le mobilier est également dessiné par Le Corbusier: bancs, confessionnaux, autels et bénitiers… Il peint aussi les vitraux.

Intérieur de la chapelle 
Confessional et bancs  

Cette visite nous plaît beaucoup. Nous mangeons sur la colline de La Chapelle en regardant un petit reportage sur Le Corbusier histoire d’en savoir un peu plus. puis reprenons la route.

Prochain stop: Luxeuil les Bains, ancienne ville thermale qui connut son apogée à la fin du Moyen Âge comme en témoigne encore aujourd’hui de beaux édifices Renaissance.

La basilique et son cloître  
Les beaux édifices du XVème de Luxeuil les Bains, avec la tour des Échevins à gauche. 

Nous poursuivons par un stop à Épinal, le temps de rejoindre le centre-ville à roller le long de la Moselle.

Bords de Moselle à Epinal 

Epinal est une petite ville de province comme on dit mais le petit cœur de vieille ville est mignon et sa basilique « romane-gothique » est superbe. Une pause bien sympathique.

Basilique St Maurice  
Ruines du château d’Epinal et tour Chinoise du XIXème.

Nous arrivons juste pour dormir à Lunéville, le temps d’un petit footing pour Micka.

Les tomates farcies…une madeleine de Proust! 

Mercredi,

Petit tour matinale dans Lunéville et le parc de son château, histoire de profiter des rayons du soleil.

Lunéville, château et église St Jacques 

Nous partons ensuite pour Nancy où nous nous installons près de la capitainerie sur une aire dédiée qui nous permet d’être en centre-ville en 3 minutes et de pas nous inquiéter pour la «sécurité» du fourgon.

Nous découvrons la jolie place Stanislas et quelques rues commerçantes.

Place Stanislas  
Jolie rue bordée de restaurants  

Nous sommes là pour l’aspect « Art nouveau » de la ville, qui, de ce point de vue là regorge de trésors.

Nous parcourons la rue Félix Faure et ses nombreuses maisons art nouveau, prenons un café dans un troquet vintage où l’on se sent si bien!! Je mets la photo juste pour le souvenir!

Rue Félix Faure  
Au café du coin 

Nous démarrons ensuite la visite de la villa Majorelle, maison que Louis Majorelle, ébéniste, artiste et industriel de la ville se fit construite en 1901. Il confie les travaux à Henri Sauvage, alors tout jeune architecte. Sa villa est une excellente vitrine pour son entreprise.

La villa Majorelle 
La jolie entrée avec une porte décorée de monnaie du pape.
Porte-manteau et porte-parapluie. La visite se fait en chausson pour protéger le beau parquet. 

Louis Majorelle par ses productions de meubles d’inspiration naturaliste et symboliste s’impose à Nancy et à Paris auprès d’une clientèle riche pour les pièces rares et luxueuses et auprès d’une clientèle plus modeste pour les réalisations en série. Le style « Majorelle » est né et aux côtés d’Emile Gallé et d’autres artistes lorrains, il fondera ce qu’on appelle « l’école de Nancy », voilà pourquoi Nancy est aujourd’hui la capitale de l’art nouveau en France.

Salle à manger: dans cette pièce les épis de blé ornent le mobilier fait par Majorelle lui-même. 
Immense cheminée de grès flammé au bord de laquelle il devait être bon de venir se réchauffer.  

La maison est un bijou. Déjà, de l’extérieur on retrouve les codes de l’art nouveau avec une dysharmonie des structures, les pièces ne sont pas toutes faites sur le même plan, certaines sont en avant, d’autres en retrait par rapport à la façade. La charpente est également séparée en différentes structures et les cheminées « cassent » volontairement l’uniformité. A savoir que la villa était à l’époque entourée d’un immense jardin et que tout a été conçu pour que les Majorelle puissent avoir le regard tourné vers la nature environnante. Les différents matériaux utilisés et variés sont aussi caractéristiques de l’art nouveau: ferronneries, céramiques, vitraux, grès.

Salon: ici les meubles sont ornés de pommes de pin. 
Dans le salon, on retrouve cette petite lampe de bureau Libellules, fruit de la collaboration Majorelle-Daum. 
Escalier orné de feuilles de lierre et superbe lustre orné d’algues.  
Le vitrail laissait entrer la lumière et offrait une vue sur la nature en plongeant dans le jardin.

Chaque pièce met à l’honneur une plante: la monnaie du pape dans le vestibule, l’épi de blé dans la salle à manger que l’on retrouve sur chaque meuble, la pomme de pain dans le salon, la lentille d’eau sur la terrasse…

La chambre à coucher aux couleurs douces. 
Broc en forme de coloquinte et encore de la monnaie du pape sur les panneaux. 
La terrasse en grès sur le thème de la lentille d’eau. Remarquez le travail aussi sur la gouttière qui est ornée par le végétal.  

Cette visite est un ravissement et nous enchaînons ensuite avec la visite du musée de l’école de Nancy qui complète bien. En effet, on peut y voir de nombreuses pièces entièrement de style art nouveau présentant les différents «artistes » lorrains ayant réalisé des commandes dans ce style.

Vases de la collection Daum 
Salle à manger commandée par Charles Masson en 1903 à Eugène Vallin et Victor Prouvé pour son appartement à Nancy. 

On découvre aussi les nombreuses collections Daum et Gallé avec des lampes et des vases notamment qui surprennent et fascinent par leur originalité. C’est toujours une mise en valeur de la nature, avec des motifs végétaux délicats et torsadés.

Vases et lampes Gallé 
Chambre aux ombelles d’Emile Gallé 
Les ateliers des membres de l’école de Nancy jouxtaient souvent serres et pépinières, source inépuisable d’inspiration.  
Vitrail et miroir de Jacques Gruber 

Ces 2 belles visites nous ont beaucoup plu et seront un temps fort de notre venue à Nancy.

Nous passons la soirée avec nos amis installés depuis peu sur Nancy, que nous n’avions pas vu depuis longtemps. Un merveilleux moment de retrouvailles!! Et chose finalement pas si rare à Nancy ils habitent dans un immeuble art nouveau!!

Jeudi, nous parcourons de nouveau la ville de bon matin en découvrant notamment le quartier médiéval qui nous plaît beaucoup.

Porte gothique de la Craffe, XIVème. 
Palais des Ducs de Lorraine 

Nous quittons Nancy ravis d’avoir découvert cette ville et revus nos amis. Une belle parenthèse!

Nous mangeons au bord de la Moselle près de Pont à Mousson.

Nous gagnons ensuite la frontière belge et nous posons à Montmedy, où dans cette citadelle du XVIème bien endormie (à cette période de l’année? Ou tout le temps?), nous tombons sur un improbable bar latino hyper sympa où nous mangeons les meilleurs empanadas de notre vie!

Rincon Latino 
Citadelle de Montmédy 
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Vendredi 21 Avril

Levés tôt pour profiter de la météo favorable, nous sommes à l’ouverture de l’abbaye d’Orval. Cette abbaye au cœur de la forêt des Ardennes est un petit bijou. Elle est connue pour son fromage et surtout sa bière trappiste.

Entrée de l’abbaye  

D’ailleurs, on a appris que les moines cisterciens et les moines trappistes c’est exactement la même signification. L’abbaye d’Orval a bien souffert au cours de l’histoire avec notamment la Révolution où elle fût incendiée. En tout, 3 abbayes successives ont été construites.

Apothicairerie et jardin des simples 

L’abbaye actuelle où vivent les moines date de1926, il s’agit d’une abbaye de style Art Déco. Elle ne se visite malheureusement pas mais le style architectural est très réussi nous avons trouvé pour une abbaye “moderne”. L’immense vierge à l’enfant est profondément émouvante.

L’abbaye actuelle 
Vierge à l’enfant dans le pur style Art Déco

La partie qui se visite ce sont les ruines de La toute première abbaye construite à partir du XIIème.

2 abbayes/2 époques  

Les vestiges sont superbes, on peut voir encore les chapiteaux romans et gothique, le cloître, la salle capitulaire.

Le rendu de ces ruines est romantique à souhait c’est vraiment une pépite. On sera senti très chanceux de faire cette visite avec une météo pareille.

Ruines du cloître  
Salle du chapitre 
Les chapiteaux romans sont encore bien visibles. 

Pour la petite histoire, l’abbaye a été créée en ce lieu, car Mathilde, une femme veuve perdit dans une fontaine sa bague de mariage. Une truite miraculeuse lui retrouva et ramena la bague en or. En remerciement, Mathilde voulut faire bâtir en ce lieu.

Fontaine de Mathilde 

Nous poursuivons ensuite dans la vallée de la Semois. Nous nous arrêtons à Chassepierre, petit village au bord de la Semois. Cette rivière, affluent de la Meuse se tortille en une succession de méandre à travers le massif de l’Ardenne. C’est donc un cadre très nature et bucolique.

Chassepierre 

Nous nous arrêtons ensuite à Bouillon, ancienne capitale d’un petit duché. C’est d’ici que vient le fameux Godefroid de Bouillon!

Bouillon 

La ville est très touristique dominée par un château. On a bien aimé y faire un petit tour mais nous n’en garderons pas un souvenir impérissable.

Vue depuis le château  
Ah ah pas de doute nous sommes arrivés en Belgique!! 

Nous nous rendons ensuite à quelques kilomètres de là à Botassard, là où la Semois forme son plus beau méandre: appelé le tombeau du Géant.

Tombeau des Géants  

C’est vraiment très beau et nous allons nous balader en forêt et en bord de rivière pour s’imprégner du lieu.

Nous continuons ensuite 3/4 d’heure de route environ pour rejoindre Dinant notre étape du soir.

Dinant  

La ville, au bord de la Meuse cette fois, est coincée entre falaise et fleuve. Très touristique, on s’y sent immédiatement bien et c’est un plaisir de se balader sur les quais. Sa collégiale avec un gros clocher à bulbe est dominée par une citadelle. C’est la carte postale de la ville.

Dinant, ville de naissance d’Adolf Sax, that’s why 

Samedi,

On s’autorise une grasse matinée et profitons encore un peu de à Dinant.

La collégiale vaut vraiment le détour avec son immense verrière, son retable XVIIIème etc…

Collégiale Notre-Dame 

Nous allons ensuite dans un joli salon de thé profiter de la vue sur la Meuse. Ils font des tartes qui donnent tellement envie!!

Salon de thé de l’espace!!! 


La spécialité de Dinant est la couque, un biscuit fait avec farine et miel, mais on n’a pas goûté, ça a l’air d’être sec et dur comme un coup de trique.

Les couques de Dinant 

Ce n’est pas la période pour manger des moules comme certains restaurants l’indiquent avec honnêteté. Mais sinon il y a pléthore d’offres. Pas de doute on est en Belgique!

Lol! 
Dinant, ville d’Adolf Sax , la ville lui fait honneur partout.

Nous nous rendons ensuite à Namur. Le temps se gâte, les photos ne rendront donc pas grand chose. Mais la ville nous plait énormément. Le cœur de ville est très uniforme avec des belles façades et surtout mal nuancé qui y règne est très agréable.

Namur et son beffroi 

C’est une ville étudiante, animée, tous les restos donnent envie de s’y poser, il y a plein de jolies boutiques très esthétiques, originales, pas des chaînes sans âme. Plein de commerces de bouche soignés, appétissants.

Coffee time 

On trouve que la ville dégage beaucoup de bon goût et bien sûr une certaine richesse. L’ambiance des terrasses par beau temps doit vraiment valoir le coup.

La fresque des Wallons 

La ville est à la rencontre de la Sambre et de La Meuse. Du sommet de la citadelle, on peut voir les 2 rivières qui se rejoignent et les toits de la ville.

Vue depuis la citadelle  
Péniches sur la Meuse à Namur. Ça doit être marrant comme mode de vie quand même! 

On a beaucoup apprécié l’accueil des gens, vraiment très sympathique, à Namur comme à Dinant. Ils ne se contentent pas d’être poli, ils tchatchent et c’est très agréable.

Le soir, nous nous posons à Mons, autre belle ville aux ruelles pavées, aux belles demeures, à la Grand-Place et à l’emblématique beffroi.

Rues commerçantes 
La Grand Place 
La Grand Place et sa grande roue  
Le beffroi baroque de Mons 

La ville nous plait beaucoup, nous y passons une bonne soirée.

Collégiale Sainte-Waudru 
De belles demeures 
Petite bière trappiste sur la Grand-Place 
Théâtre royal  

Le lendemain, nous allons faire un tour au marché de Mons. Spéciale dédicace au semi-remorque de poulets rôtis dont on veut se souvenir! Quel horreur!

Marché de Mons 

Nous visitons ensuite la maison Losseau.

La maison Losseau 

Léon Losseau était un riche bourgeois de la ville, avocat, qui se fit aménager un bel hôtel particulier dans le style Art Nouveau. Sensible à l’art nancéen, il fit preuve d’une grande modernité en installant l’électricité au tout début du XXème.

Salon de sa mère, plutôt de style Second Empire mais avec une belle lampe art nouveau. 
La décoration du bureau-bibliothèque se décline sur le thème du Chardon qu’on retrouve sur les portes, les meubles, les murs…
Losseau possédait 100 000 livres et s’était passionné pour des méthodes de classification universelle. 
Le superbe salon art nouveau, sur le thème de l’orchidée. 
Détails du parquet (une orchidée) et de la verrière.

Cet homme cultivé, numismate, bibliophile, féru d’histoire et de photographie recevait beaucoup de la haute société dans cette maison qu’il partageait avec sa mère. Henri Sauvage a participé à l’aménagement de cette maison. On retrouve les lampes Daum et des meubles Gallé.

Il fit même installer un ascenseur pour sa mère. Très en avance sur son temps!  
Belle mosaïque à l’entrée sur le thème du magnolia.  
Petit office art nouveau toujours  

La visite nous a bien plu, surtout que nous y étions seuls! Quel privilège! C’est beaucoup, beaucoup plus modeste que la villa Majorelle bien sûr et moins abouti, mais pour les amateurs d’art nouveau c’est un bel endroit!

Pour poursuivre sur le thème de l’art, nous partons ensuite sur les traces de Vincent Van Gogh à Cuesmes, voir la modeste maison de mineurs où il vécut quelques mois au sein d’une famille de fin 1879 à fin 1880.

Maison où vécut Van Gogh à Cuesmes

Van Gogh arrive d’abord dans cette région minière du Borinage avec l’idée d’exercer en tant que prédicateur laïc. Malheureusement, au bout de quelques mois il est vite renvoyé car il tombe dans un fanatisme religieux. Ses propres parents hésitent à le faire admettre à l’asile. (Toujours Van Gogh et sa fragilité psychique…)

Reconstitution des intérieurs d’époque  

Cependant, il loge quelques mois dans cette maison chez les Decruq, et parvient à retrouver sérénité et énergie. Cette région pauvre, les mines, les terrils, la désolation le touche et l’inspirera quelques années plus tard quand il peindra les “mangeurs de pommes de terre”. C’est donc à Cuesmes, dans cette maison qu’il parvient à écouter et à laisser éclore sa vocation d’artiste comme en témoigne ce premier dessin connu de Van Gogh “les mineurs dans la neige”, réalisé ici.

“Les mineurs dans la neige” , premier dessin de Van Gogh.

Nous faisons ensuite une petite incursion en France de nouveau, pour visiter le centre minier de Leware.

Centre minier de Leware et visite de la fosse Delhoye 

Cette mine de charbon a fonctionné des années 1930 aux années 1970. La visite guidée dans un boyau (reconstitué, nous ne descendons pas à 400 m sous terre comme les vrais mineurs de l’époque!!) nous permet de mieux comprendre les conditions de travail aux différentes époques. La visite guidée nous a passionné et la partie musée en visite libre après est très intéressante aussi.

On descend dans la mine!!! 

Le bassin minier du Nord Pas de Calais s’étend sur 100km de long et seulement 4 à 12km de large. La mine a profondément modelé les paysages de cette région (terrils, corons, cités). Elle a formé des générations d’hommes au métier de mineur. L’exploitation minière a duré 3 siècles ( du début XVIII ème à la fin du XXème). 2 milliards de tonnes de charbon auront en tout été extraites. Aujourd’hui, tous les puits sont rebouchés.

On y apprend que les mineurs descendaient donc à plus de 400m sous terre. La chaleur était d’environ 35 degrés, et le bruit omniprésent, bruit des coups de pioche, puis des marteau perforants (encore plus bruyants), bruit des chariots tirés par des chevaux ou à la force des hommes… et la poussière, omniprésente. Le masque a été introduit tardivement et n’était pas très efficace, trop lourd, trop vite saturé… d’où les nombreuses maladies pulmonaires qui touchaient les mineurs telles que la silicose.

Salle des pendus, appelée ainsi car les mineurs pendaient leurs tenues au-dessus des douches pour un gain de place. 

Les mineurs étaient cependant bien payés par rapport à d’autres professions équivalentes en raison des conditions difficiles de travail. Ils étaient logés dans des corons (sorte de baraquements alignés) ou des cités.

Intérieur d’une maison minière dans les années 1950 

Ce que redoutait bien sûr tout mineur de toute époque c’était le coup de grisou. La terrible catastrophe de Courrières où près de 2000 mineurs perdirent la vie amena de profonds changements. Déjà, c’est cet événement qui entraîna en 1906 donc, le droit à un jour de congé hebdomadaire. De plus, des sortes de “barrages” d’eau ou d’enduit volatil permirent par la suite d’éviter la propagation d’un coup de grisou à tout le puits.

Bref, une journée de visites bien enrichissante!!

Lundi, poursuite de l’incursion en France avec la visite de Lille. Nous passons une excellente journée dans cette ville que nous voulions découvrir depuis longtemps.

La Grand-Place et le beffroi 
Grand-Place 

Nous parcourons les rues du vieux-Lille en long et en large,séduits par ces rues pavées et ces bâtisses de pierres et de briques.

Rues du Vieux-Lille 
La Vieille Bourse
En haut, les merveillleux, encore une spécialité à goûter (non testé), fromages du Ch’nord et l’institution lilloise Meert.

Nous nous offrons un bon resto indien le midi. C’est l’avantage des grandes villes, on trouve toujours des bons restos de cuisine du monde. On a hésité avec un estaminet qui nous aurait permis de goûter les spécialités telles que le welch, la fricadelle… et puis finalement non! Une autre fois peut-être 🤔 .

Nostalgie from India… 

L’après-midi, nous flânons encore dans le centre de Lille, jetons un œil à la maison haute, à la Coilliot, petite pépite art nouveau réalisée par Hector Guimart, à la Porte de Paris, puis à la cathédrale Notre Dame de la Treille à l’architecture très déroutante car contemporaine mais dont l’intérieur est plutôt réussi!

La maison haute, ou exemple de la potentialisation de l’espace…
Maison Coilliot art nouveau
Eglise St Maurice, de style gothique flamand 
Cathédrale Notre Dame de la Treille 
Intérieur de la cathédrale  
Porte de Paris, symbole de la prise de la ville par Louis XVI et beffroi de l’hôtel de ville.  

Nous visitons ensuite le musée des beaux-arts de Lille qui est vraiment très agréable avec pas mal de peintures du XVI au XXème. Pas des chefs d’œuvres ultra connus mais beaucoup d’œuvres mineurs de peintres reconnus.

Musée des Beaux-arts de Lille 

Nous y passons une bonne partie de l’aprem. Comme d’habitude, en fan d’art que je suis, je mets un max de photos pour me rappeler de tous ces beaux tableaux que nous avons vu. Je saute juste les sections sur Rubens et sur la peinture italienne dont nous sommes moins fans…

Une belle œuvre de Jérôme Bosch: “le concert dans l’œuf” ou comment les fêtards insouciants et plein de vice courent à leur perte 
Brueghel: “le dénombrement de Bethléem”
Quelques tableaux de Boilly: ses visages lumineux et sa peinture de l’intime.
Louis-Joseph Watteau et 2 tableaux dans l’esprit des fêtes galantes qui ont valu le succès de son grand-oncle Antoine Watteau. 
Fragonard: “l’adoration des bergers”
Chardin: “les apprêts d’un déjeuner”, Chardin était appelé le peintre de la vie silencieuse, peu d’objets, beaucoup de sobriété. 
“La maison de Thérèse” d’Emile Salomé, peintre lillois, 1860, j’ai beaucoup aimé cette œuvre! 
Édouard Vuillard “Fleurs”, 1904, recherche en tant que Nabis la simplification des formes, l’effet décoratif et la couleur pure.  
“Le goûter au jardin”, d’Ernest-Joseph Laurent, héritage impressionniste, 1904 
Smith-Hald, 1880, “station de bateaux à vapeur en Norvège”. 
“Paysage” d’Harpignies, 1880, admirateur de Corot
“Le parlement de Londres” de Monet, un des 15 tableaux de la série peinte à différentes heures du jour.
“Le rivage de Deauville” d’Eugène Boudin, Boudin connu pour ses ciels. Corot, son ami le surnommait le roi des ciels.
“Dans l’atelier, la pose du modèle” de Toulouse-Lautrec 
Marie Laurencin, peintre du nymphisme, référence aux jeunes filles, aux nymphes qu’elle peignait. La critique la trouvait mièvre. 
Femmes au vase bleu, Fernand Léger, 1935, son art se situe entre les peintres d’avant-garde du début XXème et l’art contemporain. 
“L’apparition de la famille de l’artiste” de Chagall, tableau qui évoque ses souvenirs heureux, malheureusement passés.  

Au sous-sol du musée, on trouve de nombreux plan-reliefs réalisés au XVII-XVIIIème. Ce sont des maquettes des villes stratégiques à la frontière française. Ces plans permettaient à Louis XIV de prendre des décisions de tactique militaire. Le niveau de détails est impressionnant.

Plans-reliefs d’époque. 

Une petite pause s’impose après cela. Micka goûte une petite chicorée au lait (pas de doute on est dans le ch’nord!). D’ailleurs, on en profite pour aller faire un tour au furet du Nord, une des plus grandes librairies d’Europe.

L’ami Ricoré!! 

En tout cas, on a trouvé la ville hyper bien desservie niveau métro et tram. La qualité de vie doit pas être mal à Lille. On s’est garé à Marcq en Bareuil et franchement en 10 minutes on était au centre par le tramway qui venait de Tourcoing, Roubaix… la conurbation semble hyper bien organisée niveau transports.

Autre découverte: la marque de fast-food Bioburger! Oui, on sait on passe du coq à l’âne, du culturel au trivial burger mais bon Dieu que c’était bon!!! Et on a même pas culpabilisé (vu que tout est bio!!!looool).

Oui, j’ai eu Micka à l’usure!! 

Mardi, matinée consacrée aux courses, à la recharge en gaz, eau etc… Nous nous rendons ensuite à Ypres, en Flandre cette fois, pour visiter cette ville martyre de la première guerre mondiale. Cette ville est aussi le symbole de la reconstruction courageuse puisque tous les monuments ont été reconstruits avec grande précision.

La grande halle aux draps  

Entree 1914 et 1918, Ypres va connaître plusieurs batailles successives d’une violence inégalée, avec notamment l’utilisation du gaz moutarde. 450 000 soldats perdront la vie, beaucoup de Britanniques mais aussi énormément d’Allemands.

Nous découvrons la Grand-Place avec la gigantesque halle aux draps qui donne une idée du commerce à Ypres au XIIIème siècle. La halle, tout comme le beffroi furent reconstruits.

Ypres 
Porte de Menin: hommage aux soldats du Commonwealth.

La halle abrite aujourd’hui le musée in Flanders Fields, musée très intéressant et émouvant qui nous a beaucoup plu.

In Flanders Fields Museum 

Nous nous posons ensuite dans un café absolument charmant et réconfortant. Ambiance café des pays du Nord. Les chocolats chauds en Flandre sont top car ils vous donnent des vrais morceaux de chocolat à faire fondre dans le lait chaud!!

Chez Mini’s, coup de cœur du jour 

Nous allons ensuite nous balader sur les remparts de la ville. C’est absolument bucolique. Micka y retournera pour son footing du soir. Un cimetière anglais très émouvant se situe le long des remparts.

Balade le long des remparts d’Ypres 
Cimetière anglais au bord de l’eau  

Balade du soir dans la ville éclairée! Ça pince, il fait 3 degrés mais c’est joli comme tout!!

Ypres by night 

Mercredi, nous débutons la matinée au cimetière de Passchendaele.

Les coquelicots, emblème de la grande guerre dans le Commonwealth

Le 31 juillet 1917, la bataille de Passchendaele, débutait pour s'achever le 6 novembre de la même année. Pour les Britanniques, ces combats très coûteux en hommes sont devenus le symbole de l'absurdité de la guerre.

Cimetière de Tyne Cot à Passendale, 12 000tombes souvent anonymes.

Visite passionnante pour Micka, qui pourrait passer des heures dans ces lieux de mémoire.

Nous partons ensuite direction Courtrai. Vu le beau temps, nous décidons de sortir les vélos. Il fait frais mais en s’habillant bien ça passe! Nous faisons un petit tour le long de la Lys, d’une trentaine de kilomètres. Les pistes cyclables sont top ici!

Courtrai bordée par La Lys

A Courtrai, nous jetons un œil au joli beffroi solitaire au milieu de la place, vestige de l’ancienne halle aux draps du XIIIème. Que ces villes des Flandres devait être animées à l’époque avec le commerce du drap!

Beffroi et place de Courtrai 

Particularité aussi des villes des Flandres, beaucoup ont un béguinage. C’est le cas de Courtrai, dont le béguinage est le plus beau que nous ayons vu. Il compte une quarantaine de maisons blanches immaculées autour d’une jolie place pavée.

Béguinage de Courtrait 

Qui étaient les béguines?

Une béguine est une femme, le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté religieuse laïque sous une règle monastique, mais sans former de vœux perpétuels. Ce ne sont pas des moniales.

À travers une règle de vie très souple, les béguines cherchent une nouvelle manière d'exprimer leur foi. Il n'y a pas de mère supérieure, juste une « Grande Dame » élue pour quelques années. De même, chaque béguinage édicte ses propres règles, toujours modifiables ». Rien n'est imposé : ni l'habillement, ni l'habitat. La plupart des béguines vivent seules dans une maisonnette où elles prennent leur repas. Les plus pauvres rejoignent la maison communautaire, le couvent. Le travail, moyen d'émancipation économique, fait partie de leur existence.

Maisons de béguines  

Elles s'occupent du blanchissage des draps, du lavage de la laine, travaillent à la ferme, fabriquent des bougies. Les plus instruites se tournent vers l'enseignement. Enfin, grâce aux infirmeries présentes dans les béguinages, elles acquièrent un savoir-faire médical. Beaucoup d'entre elles vivent aussi leur foi en s'adonnant à l'art.

Ce mouvement des béguines se développa surtout dans le Nord de l’Europe (Nord de la France, Belgique et Pays-Bas). La dernière béguine au monde est morte en 2013 à Courtrai à l’âge de 92 ans. Son décès représente la fin de cette tradition religieuse huit fois centenaire.

L’endroit nous plaît beaucoup et il y a un café tout mignon qui nous fait de l’œil! On se laisse donc tenter histoire de profiter encore un peu du lieu! Tellement calme et apaisant.

Hot Chocolate in Beguinhof 

Nous poursuivons notre route en direction de Gand, ville que nous avions visité il y a de cela 6 ans et beaucoup aimé! On ne résiste donc pas au plaisir d’y retourner (sous une météo plus clémente cette fois!). Nous y arrivons en toute fin de journée et la magie opère de nouveau. Cette ville moyenâgeuse à souhait a des maisons de l’époque du commerce du drap qui sont incroyables. Un vrai bijou!

Église St Nicolas 
Forteresse médiévale de Gand 
Le magnifique quai aux herbes 
Maison des mesureurs de grains 1698 et maison des bateliers francs 1531. 

Jeudi,

Nous décidons de repasser la journée sur Gand histoire de bien profiter de cette ville que nous aimons tant. Un vrai plaisir de sillonner aussi bien la partie vieille ville que la partie plus moderne.

La large maison est celle de l’étape du blé et date de 1200!

Gand est très étudiant, très touristique c’est vraiment une ville dynamique où la qualité de vie semble incroyable. Comme le prouve les nombreuses pistes cyclables, les sorties canoë sur la rivière…

À midi, nous mangeons de délicieux ramens, il n’y a que l’embarras du choix niveau restos…

Ramens… 
Les cafés en Flandre donnent tous tellement envie! 

Nous poursuivons ensuite direction Louvain que nous visiterons demain!

Vendredi 28 Avril,

Nous débutons par un petit tour au marché à Louvain. Ce qui est amusant en Belgique, c’est la taille de certains stands! Ce sont des semi-remorques qui se déplient en un stand immense. Ces grands stands sont des stands de viande, boulangerie ou poissons. Ici, c’est la quantité qui compte on dirait!

Marché de Louvain et bibliothèque de l’université. 

Louvain nous plait beaucoup. C’est une ville très étudiante, son université est très réputée et historiquement ancrée, comme celle d’Oxford par exemple.

L’hôtel de ville est le clou de la visite de la ville, très élancé, on dirait un vaisseau. Il date du XVème siècle. C’est au XIXème seulement, sur les conseils de Victor Hugo, qu’on décida d’installer une statue dans chaque niche, soit 236 statues!

Hôtel de ville 

Louvain est connu aussi pour son grand béguinage. Il est en effet immense, c’est un petit havre de paix que cet ensemble de maisons du XVI-XVIIIème organisée autour de jolies ruelles pavées. On se croirait vraiment dans un tableau de Vermeer.

Grand Béguinage de Louvain 
On dirait un tableau de Vermeer non? « La ruelle » ci-dessous montre vraiment les maisons de la même époque. 
« La ruelle » de Vermeer 

Le Béguinage de Louvain compte 72 maisons, ordonnées autour de l’église. Aujourd’hui, le béguinage abrite cadres universitaires et étudiants en quête de quiétude.

Les villes belges sont assez sympas. Que ce soit Louvain, Namur, Gand, on a beaucoup aimé. Dans ces villes, les vélos sont rois et il y a une utilisation hyper importante des vélos cargo. Ce n’est pas l’apanage des bobos comme en France. Ils sont bien plus en avance que nous niveau mobilité en ville.

Et sinon, Louvain comme les autres villes belges étudiantes offre un choix incroyable de cafés et restos en tout genre avec beaucoup de cuisine du monde (si je m’écoutais, je mangerai indien tous les jours!).

Les épicuriens de Louvain 
3

Samedi 29 Avril,

Comme nous ne restons qu’une semaine aux Pays-Bas, il faut faire des choix. Nous décidons donc de ne pas nous arrêter à Dordrecht et de filer directement sur Delft.

Quel bonheur de découvrir cette ville qui nous faisait rêver depuis longtemps! Et sous le soleil en plus!

Delft, la ville de Vermeer…une ville au charme fou avec ses vieux canaux. Le peintre a vécu ici, mais il n’y a pas d’œuvres du grand maître dans la ville… ils essayent malgré tout de surfer sur la vague Vermeer autant que possible.

Stadhuis, l’hôtel de ville 
La guilde de St Luc, en 1653 Vermeer prend la suite de son père à la tête de la guilde qui réunit notamment les peintres. 

En ce Samedi, la ville est super animée, un grand marché, une grande brocante, les terrasses sont pleines et les gens profitent du soleil. C’est hyper agréable et vivant de visiter dans ses conditions. Tous les cafés donnent envie, p’tits concerts sur la grande place. Bref, une pépite que cette ville!

Des canaux, toujours des canaux! 

Nous retournons après manger refaire un petit tour dans la ville…C’est un peu moins animé que cet après-midi, les soirées sont encore fraîches.

Le Markt 
Nouvelle Église  
La douce vie des habitants de Delft… au coucher de soleil

Et nous retrouvons partout les affreux fromages vendus à prix d’or comme à Amsterdam!! J’ai nommé le gouda!! La fierté des hollandais! 🤣

Dimanche,

Nous quittons Delft pour rejoindre le «Bollenstreek», c’est à dire la région des bulbes. Car oui, on est en pleine période des tulipes! Cette région s’étend entre Haarlem et Leyde et on passe des champs de tulipes aux dunes de sable face à la mer du Nord en quelques coups de pédales.

C’est parti pour une chasse aux tulipes! 

Nous effectuons une boucle de 54km au départ du Keukenhof, le célèbre parc aux tulipes. En ce dimanche printanier, c’est la folie absolue pour rentrer dans ce parc. Un monde fou! Nous ne faisons que passer…et remontons un peu plus au Nord. On tombe naturellement sur pas mal de champs de tulipes, des canaux et des pistes cyclables partout pour sillonner dans ces paysages. C’est vraiment très agréable!

Nous rejoignons ensuite la côte que nous longeons jusqu’à Noordwijk. Ici, c’est station balnéaire, plage de sable et hautes dunes. La piste cyclable sillonne dans des paysages de sable et de landes. Pas mal de monde en ce Dimanche, mais cela ne nous a pas gêné plus que cela. En tout cas, le vélo ici fait vraiment partie de la vie des hollandais.

Pause pique-nique dans la lande 

Nous rejoignons Leyde où nous dormons ce soir dans un camping. Bizarrement, le camping « sauvage » est interdit aux Pays-Bas et la police à tendance à venir toquer à votre porte le soir…il n’y a pas d’aire de services comme en France ou en Belgique ce qui fait qu’à un moment où un autre on est obligé de passer par la case camping. Pas bien grave, c’est le jeu du voyage en van.

Camping près de Leyde, ça fait très Instagram mais en vrai c’était bruyant, les gens étaient assez irrespectueux (musique+chiens)…

Après le repas, nous retournons nous balader un peu, en rollers cette fois. Il y a des canaux d’irrigation partout avec des moulins et plein d’oiseaux qui sont en train de couver en ce moment.

La région des polders abrite beaucoup d’espèces d’oiseaux. Les moulins ont la fonction de pomper l’eau dans les polders qui sont en fait des terrains gagnés sur l’eau grâce à la construction de digues et de chenaux d’irrigation.

Marina à Oud Ade 

Lundi,

Matinée pluvieuse. Nous tentons d’aller nous balader dans Leyde d’un coup de rollers, on passe entre les gouttes!!!

Café du matin à l’abri!  

Nous rentrons ensuite au camping, repas, lessive et nous repartons visiter la ville en fin d’après-midi en vélo, cette fois. Le soleil est de retour et…ça change TOUT!!!!

Un des nombreux canaux de la ville. 

La ville (125 000 habitants) est très étudiante donc animée et a encore plein de témoignages de son riche passé. Des belles demeures et des canaux absolument partout.

Bars sur des péniches. 

L’omniprésence de l’eau au Pays-Bas donne un charme fou aux villes et la qualité de vie des habitants doit être vraiment sympa car beaucoup vivent sur des péniches ou des maisons à moitié sur l’eau. Ils prennent l’apéro le soir sur leur petite barque… bref, c’est très bucolique/romantique. La douceur de vivre. Et comme le vélo est THE moyen de transport, les villes sont hyper calmes.

Vous avez dit qualité de vie? Aviron et vélo: les 2 sports des Hollandais! 
Vélo cargo, la base! 

On a adoré à Leyde qu’il y ait un parking surveillé spécial vélo gratuit, ça te permet de visiter sereinement sans avoir peur de te faire chiper ton vélo.

Leyde est la ville de naissance du peintre Rembrandt. Une place lui est dédiée près de sa maison natale qui n’existe plus aujourd’hui.

Place Rembrandt 

Près des quais du Galgewater, d’anciens bateaux sont amarrés. C’est ici que l’on fabriquait au XVIIème les maisons à destination des nouveaux quartiers dans une ville qui était alors en totale expansion.

Quais Galgewater 
Maison de 1612, c’était la maison du menuisier du port. 

Leyde fut à l’époque la première université des Pays-Bas et rivalisait avec Louvain.

Moulin de Put 

Mardi,

Levés de bonne heure, nous nous rendons à Haarlem à 30 minutes de route. Cette ville à peu près de la même taille que Leyde est la ville où vécut le célèbre peintre flamand Franz Hals.

La ville est sympa aussi avec quelques jolies rues et maisons dans le style typique flamand.

Après notre désormais rituelle petite pause dans un café cosy, nous continuons à flâner sur la grand’place et dans les ruelles attenantes.

Super bonne tartine houmous/aubergines/avocat 
Jolie ruelle où le végétal est roi 

Nous allons ensuite nous installer au camping que nous avons réservé pour 2 nuits près d’Haarlem. C’est assez joli au bord de l’eau mais tout est en supplément les douches, le wifi, l’électricité alors qu’on paye déjà 25€ la nuit. Ils abusent quand même. Des fois, on se dit qu’en France on est vraiment pas mal lôtis même si les gens râlent tout le temps et l’oublie.

La douce vie au camping… 

Après manger, nous partons en train pour Amsterdam. On y est en 10/15 minutes c’est top!

On se balade essentiellement dans le quartier rouge et vers la gare. On descend aussi plus au sud au niveau de la ceinture de canaux.

Nous découvrons aussi le béguinage d’Amsterdam que nous n’avions pas vu lors de notre précédente visite respective. Pas aussi charmant que celui de Louvain ou Courtrai, il n’en reste pas moins un incroyable havre de paix au cœur de la bouillonnante Amsterdam. Les maisons datent des XVII-XVIIIème.

Béguinage d’Amsterdam 

Nous nous arrêtons manger des ramens dans la rue piétonne « asiatique » au-dessus de Nieuwmarkt.

Ramens! 
Rues piétonnes près de Nieuwmarkt 

La ville nous charme moins que dans nos souvenirs. Est-ce à cause du monde? Ou nos yeux qui deviennent exigeants après s’être habitué à des villes plus petites aux Pays-Bas? On ne sait pas, mais une demi-journée nous aura suffi. Il est vrai que l’intérêt de la ville réside aussi beaucoup dans les musées et sans réservation bien à l’avance, point de musée Van Gogh ni de Rijksmuseum!

Bâtiment de la compagnie néerlandaise des Indes orientales, entreprise la plus puissante au monde au XVI-XVIIème!!

Mercredi,

La journée s’annonce radieuse. Nous partons donc pour un tour à vélo dans le Waterland, au nord d’Amsterdam. Cette zone naturelle abrite de nombreux oiseaux, oies, canards. En ce moment, c’est la période des naissances et c’est vraiment trop mignon de voir les oiseaux couver ou les canards nager avec leurs cannetons en file indienne.

Arrivée à Marken 

Beaucoup d’élevage de moutons et de vaches aussi dans le Waterland.

Vaches à Marken et un héron qui part à la pêche.  
Moutons à Marken 

Nous faisons une boucle de 45km à vélo, en débutant par Marken, village qui nous a le plus plu. On le rejoint par une longue route sur une digue.

La belle piste cyclable menant à Marken  

Marken est un village vraiment croquignolet avec des jolies maisons typiques peintes en vert vernis.

Marken et son église  

A l’extrémité de l’île, on atteint le phare en traversant des pâturages où nous voyons de nombreux oiseaux. Magie de la proximité avec la nature.

Phare de Marken 

Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’au village de Monnickendam, petit port autrefois réputé pour ses anguilles. On pique-nique face aux jolis bateaux.

Monnickendam 
Pique-nique à Monnickendam 

Prochaine étape: Volendam, village où nous n’avons pas pris de photos car malheureusement gagné par un afflux touristique complètement démesuré par rapport aux autres villages. On se croirait dans une ville balnéaire bondée avec plein de boutiques de souvenirs à la noix.

Nous continuons ensuite par le dernier village de l’Ijsselmeer (mer devenu lac suite à la fermeture par une énorme de digue de 35km: Edam.

Connu pour son fromage, c’est un petit village tranquille et mignon. Beaucoup de belles maisons où chacun a son petit (ou grand) bateau.

Edam 

Nous rejoignons ensuite notre point de départ. Vraiment cette balade aura été un pur plaisir! Une belle boucle de cyclotourisme!

Nous reprenons la voiture pour visiter Zaanse Schans. Cette région était un lieu de construction navale au XVIIIème, et comptabilisait alors près de 600 moulins. Les moulins servaient alors à couper du bois à grande vitesse, ce qui était essentiel pour la construction navale.

Moulins de Zaanse Schans 

Aujourd’hui, il en reste quelques uns dans une sorte de village-musée. Très touristique mais joli comme tout!

Julie toujours aussi gaga devant les moutons! 

On reprend les rollers jusqu’à la voiture, partons faire quelques courses alimentaires et retour au camping rincés de cette journée mais avec un smile d’enfer!!!

Jeudi 4 Mai

Aujourd’hui, c’est découverte de la ville d’Utrecht. On y est en à peine 30 minutes de route. Les Pays-Bas sont les champions des transports, mais c’est vrai que le pays est 10 fois plus petit que la France et beaucoup plus urbanisé. Du coup, forcément tout est dans un mouchoir de poche. (Pour info, 34 % des déplacements de maximum 7,5 km se font à vélo aux Pays-Bas. On est à moins de 4% en France.)

Bien agréable en tout cas de pas avoir à faire de grosses tirées en voiture. D’ailleurs, pour info les autoroutes sont gratuites et le diesel ici est à 1,5€!

Nous nous garons en périphérie d’Utrecht et rejoignons la ville en quelques coups de pédales. On stocke nos vélos dans un parking sécurisé gratuit, c’est trop top ce niveau de services.

Garage à vélo sécurisé: on est tellement fan!!

Utrecht est une ville de 360 000 habitants, très étudiante, très dynamique. Traversée par des canaux comme toutes les autres villes, on retrouve plein de ruelles sympas, de cafés qui donnent tous envie de s’y poser.

En fin d’aprèm, nous allons nous installer pour la nuit dans un p’tit camping à la ferme près d’Amesfoort, en pleine campagne hollandaise. C’est complètement « charming »!!!

Le fermier & les vaches laitières qui nous accueillent sur leur terrain. 
Micka en mode chill 

Après manger, Micka va faire son « p’tit » footing tandis que je chausse les rollers. La piste cyclable sillonne dans la campagne c’est juste sublime et tellement reposant avec les lumières du soir. On aura croisé quelques vaches et quelques moutons c’est à peu près tout.

Oui, Micka en orange tout au fond! 

Vendredi,

Aujourd’hui, le temps se gâte un peu, c’est donc jour idéal pour faire un musée. Nous nous rendons donc au musée Kröller-Müller qui abrite une belle collection d’art moderne et la 2ème plus grande collection de Van Gogh au monde. Programme bien alléchant!

Musée Kröller-Müller 

Ce musée à la particularité d’être au cœur d’un parc naturel, le parc de la Haute-Veluwe. Ce parc offre des paysages assez avariés: forêts de pins, paysages de landes et dunes sablonneuses. On peut y voir des mouflons et des cerfs apparament!

A l’entrée du parc, des vélos sont mis à disposition et on rejoint ainsi le musée en pédalant dans cette réserve naturelle. Vraiment original!

Ça nous a beaucoup plu! On en a profité pour pique-niquer dans le parc avant la visite.

Vient ensuite la visite du musée. Il s’agit de la collection d’Hélène Kröller, fille et femme de riches entrepreneurs. Elle collectionna ces œuvres tout au long de sa vie et ouvrit ce musée en 1938. Elle s’intéressa principalement à l’art moderne et eut une passion dévorante pour Van Gogh, artiste qui la touchait particulièrement. Elle a acquis près de 90 tableaux de Van Gogh dans les années 1910 essentiellement. Beaucoup d’œuvres des débuts de Van Gogh mais aussi des œuvres de son séjour en Provence.

Les œuvres des débuts de Van Gogh dans les années 1880 sont parfois surprenantes. Des natures mortes, des paysages, mais aussi beaucoup de portraits du petit peuple, pauvre, comme il avait pu voir dans le Borinage (cf notre visite à Mons).

Van Gogh 

Les œuvres de la période Provence, que ce soit lors de son séjour à Arles où son séjour à l’asile de St Rémy de Provence sont colorées et on retrouve une peinture en couche plus épaisse, le trait de Van Gogh que l’on connaît le mieux.

2 émouvants tableaux peints a l’asile de St Rémy: il peignit près de 100 tableaux pendant ses internements.
Magnifique portrait de Mme Roulin, « la berceuse » 1889 
Autre pépite de la collection, ce portrait de Joseph Roulin 
Place du forum à Arles 
D’autres œuvres de Van Gogh de la période Provence 

Il y aussi dans la collection pas mal d’œuvres impressionnistes.

Dans l’ordre de gauche à droite: Monet, Pissarro (2 tableaux), Cézanne, Renoir et Gauguin.

Ainsi qu’une très belle salle dédiée au pointillisme avec notamment un grand format de Georges Seurat (précieux quand on sait qu’il n’en a fait que 6).

Salle dédiée au pointillisme  
Salle pointilliste avec à gauche « le chahut » de Seurat, 2 tableaux de Signac et en bas un beau déjeuner de Théo Van Rysselberghe

Le musée possède aussi un grand parc où de nombreuses sculptures contemporaines sont disséminées. Ce musée est vraiment un beau lieu de calme et de sérénité. Le projet de musée dans un parc est entièrement le projet du couple Kröller-Müller.

Zadkine, Giacometti et jardin des sculptures où nous n’avons pas fait trop de photos à cause de la pluie. 

Après cette chouette journée, nous passons la soirée dans la jolie petite ville d’Elburg avec son petit coeur médiéval et son ancien port de pêche. Une belle surprise au hasard de la route.

Elburg 

Samedi,

Nous allons visiter le village de Giethoorn, petit village de 2000 habitants surnommé la Venise néerlandaise. En effet, situé dans une zone de tourbières, c’est un village entièrement piéton, parcouru de canaux. On le visite donc à pied ou en bateau.

Giethoorn 

Autant le dire tout de suite, c’est TRÈS touristique (plein d’indiens notamment!), y’a un petit côté Disneyland mais c’est très joli, avec ces maisons en toit de chaume.