NORVEGE

6 semaines et demi pour découvrir le pays!
Mai 2023
6 semaines
1

Dimanche 21 Mai,

Après une belle dernière journée dans le Bohuslän, nous quittons la Suède, direction la Norvège, pays qui a motivé tout ce voyage!!

Nous ne passons pas de frontière à notre étonnement.

Notre premier stop se fait à Halden, ville frontière dominée par une jolie citadelle.

Halden 

La ville est un peu endormie en ce dimanche après-midi. On y fait donc un tour rapide.

Vue sur Halden depuis la citadelle  

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Frederikstad, ville située dans l’embouchure du fleuve Glomma. La vieille ville fortifiée a gardé un certain charme. Nous avons la chance de pouvoir dormir dans la vieille ville avec le fourgon, ce qui nous permet de nous y balader après manger.

Frederikstad 

Elle abrite un ensemble de maisons de riches commerçants des XVII-XVIIIème. L’ensemble est très homogène, c’est resté totalement dans son « jus ».

Lundi,

Nous arrivons de bonne heure à Oslo, nous garons sur un grand parking gratuit tout près du lac Sognsvann.

L’avantage de ce spot c’est qu’il est au départ d’une station de métro! Nous rejoignons ainsi le centre-ville en 20 minutes.

Oslo compte 700 000 habitants et connaît une grosse croissance démographique. La ville est en plein changement comme en témoigne les zones de travaux qu’on voit un peu partout. Clairement, ce n’est pas une ville charmante, mais les quais sont plutôt sympas et le centre est assez ramassé et pas mal piétonnier ce qui permet de se balader à pied.

Nous commençons par jeter un œil à l’opéra de Norvège, un beau chef d’oeuvre de pureté architecturale qui date de 2008. Tout en marbre, il a une forme de navire plongeant dans la baie.

L’opéra et le musée Munch sur la droite  
Intérieur de l’opéra avec une énorme spirale de bois à lamelles. 
Près de l’opéra, de nouveaux immeubles donnent un nouveau visage au quartier. 

Nous nous rendons sans plus tarder au musée Munch, objet de notre visite à Oslo. Un musée entièrement consacré à l’artiste national a été inauguré récemment dans un bâtiment superbe tout en verticalité avec une façade en verre. Un peu surdimensionné, il n’en demeure pas moins un écrin pour les œuvres de Munch.

Œuvres de Munch rassemblées sur le thème de l’amour. 
La danse de la vie  

Munch (1863-1944) est l’un des précurseurs du mouvement expressionniste qui se développa en Allemagne et dans toute la Scandinavie. Il commença sa carrière avec des toiles classiques puis évolua vers le fauvisme français avec des couleurs vives.

Portraits, commande de l’artiste ou membres de sa famille. 
Œuvres sur le thème de la nature  

Son travail fut longtemps mal compris même s’il acquit durant sa carrière une renommée internationale. On lui reprochait sa subjectivité, son hypersensibilité, sa violence, son émotion à l’état brut, bref tout ce qui qualifie l’expressionnisme!!

Œuvres sur le thème de la maladie et de la mort
Salle sur la maladie et la mort 

L’expressionnisme cherche à mettre à nu les sentiments les plus angoissants, à ramener le fond de l’âme à la surface, à témoigner de la misère humaine. C’est une sorte de contre-pied à l’impressionnisme et ses tendances esthétisantes.

Œuvres sur le thème du nu 

Dans l’expressionnisme, les visages sont déformés, les expressions accentuées. La hantise de l’agonie, la maladie, la décrépitude, la solitude sont des thèmes récurrents dans l’œuvre du peintre.

Le musée présente les œuvres en les regroupant par thème: l’amour, les nus, la solitude, la mort, les autoportraits.

Œuvres sur le thème de la solitude avec la solitude réelle ou ressentie.

Nous avions été voir la grande rétrospective Munch au musée d’Orsay à l’automne dernier, expo qui nous avait enchanté et aidé à mieux comprendre l’œuvre de cet artiste. La visite d’aujourd’hui à permis de poursuivre cette découverte et c’était pour nous qui aimons l’art, un véritable émerveillement.

Autoportraits de l’artiste à différentes époques de sa vie 
Le célèbre « jeunes filles sur le pont » 
Une dernière pépite pour la route… 

Apothéose de la visite: « le Cri » bien sûr!!! Munch en a fait 5 versions, on peut en voir 3 au musée (pastel, peinture et lithographie).

Lithographie du Cri 

Alors autant le dire tout de suite, il se mérite! On a galéré pour le voir car il n’est visible qu’une heure toutes les 3h environ, en raison d’un système de rotation des tableaux visant à le protéger. On est donc revenu plus tard.

Le cri, pastel 

A l’époque, la première version du Cri a suscité des réactions outrées des critiques qui flûtèrent publiquement de la santé mentale du peintre.

Le 22 janvier 1892, Munch a écrit dans son journal :

« Je me promenais sur un sentier avec deux amis — le soleil se couchait — tout d'un coup le ciel devint rouge sang. Je m'arrêtai, fatigué, et m'appuyai sur une clôture — il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir de la ville — mes amis continuèrent, et j'y restai, tremblant d'anxiété — je sentais un cri infini qui passait à travers l'univers et qui déchirait la nature »

Le cri 

Une des interprétations voudrait que contrairement à l’idée reçue, le cri ne vient pas du personnage mais de la nature. Le personnage apparaît effrayé et se couvre les oreilles pour estomper un cri assourdissant. Alors d’où vient ce “cri infini qui déchirait la nature” ? Selon quelques scientifiques, cela pourrait être lié à un phénomène naturel. En 1883 le Krakatoa, un volcan indonésien, entre dans une violente éruption et provoque un bruit assourdissant, le plus fort entendu sur Terre. Les secousses sismiques auraient parcouru sept fois le globe avec un bruit si puissant qu’il aurait été entendu à 4 800 km à la ronde. L’éruption aurait par ailleurs rejeté dans l’atmosphère des millions de particules de cendres volcaniques s’éparpillant notamment jusqu’en Norvège. Ce phénomène pourrait ainsi expliquer ce que l’artiste décrit dans son journal, le ciel rouge sang et le “cri infini qui passait à travers l’univers”.

L’autre théorie (plus vraisemblable non?) est davantage liée à la personnalité torturée de l’artiste. Munch vivait à côté de l’hôpital psychiatrique où sa sœur était internée. Le cri pourrait être la représentation de son anxiété et de ses angoisses.

Enfin, le personnage du cri pourrait être inspiré d’une momie du peuple péruvien Chachapoya. En effet, en 1889 Edvard Munch étudie à Paris après avoir obtenu une bourse. Il se pourrait qu’il ait vu cette momie qui était exposée au musée d’ethnographie du Trocadéro et il est vrai que les ressemblances sont assez frappantes.

Vous l’aurez compris au vu des tartines écrites que nous avons passé une superbe journée et que ce musée fait partie de ces pépites à ne pas manquer pour les amateurs d’art.

Vue depuis le musée, on voit que le quartier est en plein chantier.

Nous nous baladons un peu dans le centre, le long de l’avenue Karl Johansgate, la grande artère d’Oslo, jetons un œil à la cathédrale, au Palais Royal etc…

Avenue Karl Johansgate 
Cathédrale d’Oslo 

Le soir, Micka va faire son footing et nous allons ensuite nous balader au bord du lac. Plein de gens courent, font du VTT etc… Ici, l’hiver ce sont le départ de 90km de pistes de ski de fond, la nature est clairement aux portes de la ville.

Mardi,

Nous nous rendons à Oslo, cette fois-ci sur la presqu’île de Bygdoy, qui abrite beaucoup de musées. Nous visitons le musée du Fram, consacré aux explorations polaires. On peut y voir le Fram, bateau que le norvégien Amundsen utilisa lors de la conquête du pôle Sud qu’il mena en 1911 contre Scott.

Le Fram 

En effet, Amundsen appris qu’un l’équipage anglais allait tenter d’atteindre le pôle Sud. Très préparé il part « en secret » avec de nombreux chiens. Il atteint le pôle Sud en décembre 1911. Scott de son côté, connaît déboires sur déboires, panne moteur, des poneys incapables d’avancer dans ces conditions extrêmes et le manque de vivres. Il atteindra le pôle Sud début Janvier 1912, il réalise alors que les Norvégiens ont eu une longueur d’avance. Scott meurt sur le chemin du retour à son bateau de faim et d’épuisement.

Intérieur du Fram 

Le Fram a participé aussi à l’exploration de l’Arctique, puisqu’il a été utilisé également par le norvégien Nansen qui voulait dériver jusqu’au Pôle Nord. Le bateau est donc conçu pour ne pas se faire briser par les glaces, son gouvernail et son hélice sont rétractables ce qui était très ingénieux pour l’époque.

Nansen ne réussit pas sa dérive jusqu’au pôle nord mais il apprit énormément auprès des Inuits pendant son hivernage, ce qui servit aussi à Amundsen par le suite.

Bottes et sextant de Nansen 

Le musée est bien fait car il y a pas mal d’explications sur les expéditions mais aussi la vie à bord et de pouvoir monter sur le bateau permet de se rendre compte (si tant est que ce soit possible) de l’exploit de l’époque.

Le Gjoa 

Second bateau que nous pouvons voir au musée c’est le Gjoa, bateau de pêche au hareng, beaucoup plus spartiate, à bord duquel Amundsen réussit pour la première fois le passage du Nord Ouest entre 1903 et 1906. Des dizaines de bateaux avant lui s’y étaient cassé les dents et ont disparu.

Intérieur du Gjoa, très spartiate quand on pense qu’Amundsen y est resté 3 ans! 

C’est pendant cette expédition qu’Amundsen apprit beaucoup auprès des Inuits sur la conduite et gestion des chiens de traîneaux, l’habillement face aux conditions extrêmes, ce qui fit la différence lors de la conquête du pôle Sud. en 1911.

Bref, un musée passionnant.

Nous prenons ensuite la route pour Lillehammer, station de ski de fond réputée et qui entretient bien sûr le souvenir des JO de 1994.

Lillehammer 

Nous visitons le Maihaugen, un grand musée de plein air où l’on peut voir les différents habitats de Norvège à travers les siècles, avec notamment des maisons du début XXème, des chalets et fermes d’alpages du XVIII-XIXème.

Église en bois du Maihaugen 

Le « parc » reste accessible en dehors des heurs d’ouverture du musée et c’est donc un régal de s’y balader en fin de journée.

Maihaugen reconstitution de bâtiments XIXème 

Mercredi,

Nous décidons de randonner près de Lillehammer. Micka repère un parcours et nous partons pour quelques kilomètres, au bord de petits lacs.

Le début de balade est plutôt sympa, forestier, sur des secteurs de ski de fond l’hiver. Il reste pas mal de plaques de neige, on sent que le printemps arrive tout juste.

À mi-parcours, le sentier devient complètement marécageux, le sol est gorgé d’eau, on s’enfonce dans une espèce de tourbe. Grosse galère. On se retrouve obligé de faire un gros détour par une route semi goudronnée assez monotone et on revient au fourgon bien crevés après 18km de trotte!

En mode into the wild, quand la balade n’en finit pas… 

Nous reprenons la route vers le nord et nous arrêtons à Ringebu, voir une église en « bois debout », une de ces églises spécifiques à la Norvège.

Église en bois debout de Ringebu, XIIIème siècle.  

On les appelle en français les « églises en bois debout » car des mâts ou poteaux sont utilisés pour soutenir le toit et l'élévation de la nef, mais aussi élever les murs. Il en reste 28 en Norvège, elles constituent un témoignage des types les plus élaborés et les plus techniquement avancés de construction en bois qu'ait connu le Nord-Ouest de l'Europe au Moyen Âge.

Devant de l’église de Ringebu. Sur la toiture, les dragons avaient pour rôle d’éloigner les mauvais esprits. 

Nous continuons ensuite jusqu’au parc national du Rondane, constitué de hauts plateaux dominés par des sommets de plus de 2000m.

Parc national du Rondane 

Sur les hauts plateaux rocailleux, il n’y a pas de végétation mis à part la bruyère et les lichens. Ça donne un aspect complètement lunaire avec les langues de neige qui parsèment encore le paysage. C’est absolument sublime. La route 27 sillonne a travers ce parc national qui abrite les dernières populations de rennes sauvages.

On s’arrête partout prendre des photos, on a une sensation de liberté et d’immensité absolu. Il y a vraiment peu de passages, peu d’habitations.

Plaques de glace en dérive sur le lac 

On s’installe pour la nuit face aux belles montagnes du Rondane, avec vue sur le lac Atnsjoen, encore à moitié recouvert de glace.

Lac Atnsjoen
Spot du soir, vive la Norvège! 

Jeudi,

Après une petite grass’ mat, nous allons a un point de vue du parc national du Rondane tenter une petite balade.

C’est toujours aussi beau. Par contre, la fonte des neiges est bien là et il y a un de ces débit! Les chemins sont inondés, pas possible de randonner, nous sommes là un peu trop tôt dans la saison. Mais ces paysages enneigés sont vraiment de toute beauté.

Sapins et lichens 

C’est un peu comme ça qu’on s’imagine l’Islande. Peut être reviendra-t-on dans ce parc plus tard dans le voyage si nous en avons l’occasion car ces montagnes rondes et ces chemins de rando nous font de l’œil… C’est un immense terrain de jeux et la possibilité de voir des animaux est hyper excitante!

Nous continuons quelques kilomètres jusqu’au massif du Dovrefjell, lui aussi constitué de hauts plateaux et abritant également des rennes sauvages et des bœufs musqués.

A la recherche du bœuf musqué… 

Il y a un vent de folie, près de 70km/h. On s’habille en multicouches. Nous tentons de marcher jusqu’à l’observatoire Snohetta qui est encore fermé à cette période mais qui offre une vue sur le Snohetta et la vallée.

Depuis l’observatoire Snohetta 

L’observatoire est tout vitré et il y a une cheminée à l’intérieur. Nul doute donc que même l’été les conditions ici sont extrêmes.

Nous aurons aperçu un bœuf musqué, mais depuis la voiture!!!! C’était furtif mais bien réel! Cet animal est fascinant! Il a une telle couche de poils pour survivre dans la toundra norvégienne! Malgré son nom de bovin, il fait partie de la famille des caprins, 300kg quand même la bête!! Il a plusieurs couches de poils dont une sous couche de 5 cm d’épaisseur 8 fois plus chaude que la laine de mouton. On le trouve dans le grand nord canadien, le Groenland et la Scandinavie. Les inuits l’appellent le bœuf musqué omingmak, ce qui signifie «animal dont la fourrure est comme une barbe ».

On a lu que cette espèce n’est pas armée contre l’humidité qui augmente avec le réchauffement climatique. Cela entraîne des rhumes mortels chez ces animaux.

Je mets 2 photos qui ne sont pas de nous bien sûr mais pour se rendre compte de ce qu’est ce bel animal! Ça fait un peu penser au bison mais c’est plus petit.

Bœuf musqué  

Après cette courte balade glaciale et ventée mais ô combien belle, nous faisons encore 2 petits stops avant de nous installer sur notre spot du soir, à proximité du parc, d’où nous pouvons faire une jolie balade du soir.

Cascade sur la route  
Sur le « trail du bœuf musqué », mais toujours rien en vue…
Vue sur les montagnes du Dovrefjell 

C’est par ce sentier que passe le pèlerinage de St Olav, une sorte de Compostelle norvégien qui va d’Oslo à Trondheim jusqu’au tombeau du roi viking Olav.

Pèlerinage de St Olav 

On ne se lasse pas de ces paysages qui sont vraiment ce qu’on attendait de la Norvège! Micka tente même un passage de rivière glacé en jouant au Petit Poucet et…..ça passe!!

Spot du soir de 1er choix! 
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Vendredi 26 Mai,

Nous quittons le parc du Dovrefjell et prenons la route pour Trondheim. On s’arrête en route faire le plein et en fait certaines stations services proposent logement, petit-déjeuner et … douches gratuites. C’est hyper propre.

J’en profite pour prendre une douche bouillante à souhait et me laver les cheveux un peu plus correctement que dans le fourgon, pendant que Micka se prend sa pause et boit son p’ti café.

Nous arrivons à Trondheim sous des trombes d’eau et trouvons un spot en bord de forêt bien calme à 45 minutes à pied du centre-ville.

Alors, petite précision. Nous avons lu que les Norvégiens ne parlent jamais de la pluie et du beau temps, tout simplement parce que la météo est très changeante, imprévisible. C’est un NON sujet pour eux. Ils vivent avec ces variations météo, font leurs activités quoiqu’il arrive et non pas, en fonction.

Ici, à Trondheim, nous voyons les gens qui sont équipés de pantalons de pluie, les enfants dans la cour de l’école ont bottes et combinaison imperméable intégrale ce qui leur permet de jouer dans la cour malgré tout. C’est marrant de voir comme l’homme s’adapte à tous les environnements.

Trondheim 

Donc tout ça pour dire que je ne décrirai pas les changements météo quotidiens, du genre « il a plu toute la matinée, puis il y a eu une éclaircie… ». Je mettrai en priorité les photos faites sous le soleil, mais ce n’est pas forcément représentatif de nos journées! Mais c’est ça la Norvège! N’oublions pas que nous approchons du cercle polaire!!

Quartier de Bakklandet 

Trondheim est une des grandes villes du pays, 190 000 habitants. Mais elle a tout d’une petite ville provinciale avec ses petites maisons. La ville est étudiante, donc animée avec pas mal de cafés et restos.

Cafés & restaurants dans le quartier Bakklandet 

Nous avons beaucoup aimé le vieux quartier Bakklandet, qui est un peu la carte postale de la ville avec ses anciens entrepôts sur pilotis au bord de la rivière, transformés en restos, habitations et magasins d’antiquité. C’est là que ça se passe en début de soirée.

Où est Charlie?! 

Le pont de bois Gamle Bybro du XIXème enjambe la rivière Nidelva. Trondheim est situé dans un fjord, dans lequel cette rivière se jette.

Pont  Gamle Bybro

La cathédrale Nidaros est un des plus beaux édifices gothiques de Norvège. Elle fût élevée pour abriter les restes de St Olav, le roi prosélyte converti et baptisé à Rouen puis canonisé en 1031. C'est ici l’arrivée du pèlerinage de St Olav. Et c’est dans cette cathédrale que sont toujours couronnés les rois de Norvège.

Façade de la cathédrale Nidaros de Trondheim 
 Chevet de la cathédrale 

Elle est vraiment imposante et sa façade impressionnante avec ses rangées de statues. Elle a un style très anglais, pas étonnant, ils se sont inspirés de celle de Canterbury. L’intérieur avait l’air très beau aussi mais à plus de 10€ l’entrée par personne, on trouve ça un peu abusé. Quand on pense que chez nous toutes les églises même Notre-Dame sont gratuites…

Encore quelques photos du vieux quartier de Trondheim parce qu’on a vraiment trouvé ça trop beau 🤩🤩

On a donc préféré garder nos sousous pour s’offrir un petit goûter bien au chaud dans une boulangerie cosy et le soir, on s’est laissé tenter par un p’ti resto de ramens dans le centre. Délicieux!!!!

Les rues commerçantes 
Roulé à la cannelle, scone & chocolat chaud… réconfortant à fond avec ces températures. 
Ramens de l’espace! On s’est régalé et ça cale son homme! 
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Du Samedi 27 au Mercredi 31 Mai

Nous quittons Trondheim après une petite balade (petit footing pour Micka) dans la forêt attenante à notre spot dodo, et prenons la route pour Bodo. Plus de 800km nous attendent!

On croise plein de locaux en train de faire du ski à roulettes, c’est vraiment des accrocs au ski de fond!

Petit arrêt à Helleristninger pour voir dans un sous-bois sur une petite falaise des gravures de rennes vieilles de 3000 à 6500 ans.

Gravures rupestres de rennes  

Nous nous arrêtons à Steinkjer pour une pause café au chaud et spot dodo.

Steinkjer ou le petit café qui te refait ta journée! Il est 17h, les norvégiens mangent déjà.
Balade du soir  

Puis, nous tentons de prendre la route 17, qui est la route touristique et panoramique qui longe la côte. Cette route implique de prendre quelques ferries. Mais ici, c’est vraiment pas un souci. La route s’arrête et hop le ferry apparaît! C’est très bien organisé. Les ferries sont électriques, et à bord tu peux grignoter quelques douceurs. Tu paies en liquide ou par carte, c’est basé sur la confiance. On est impressionné par la discipline des Norvégiens à ce niveau-là.

Ferry 
On ne se laisse pas abattre par la météo calamiteuse… (Micka, content de m’avoir mis ma raclée “as usual” à 7 wonders)
Balade du soir à Vik

Nous faisons étape la nuit suivante à Vik. Puis nous enchaînons avec une 3ème journée de météo difficile jusqu’au pont de Sandnessjoen. Nous prenons 2 ferries pour des petits sauts de puce d’île en île le long de la route 17.

Là, nouveau spot dodo assez sympa avec vue sur le pont. Les gens viennent y pêcher et apparemment ça mord bien, le Papy norvégien qui est avec nous a l’air bien content de ses prises.

Pont Helgelandsbrua 

Le 4ème jour, nous décidons de quitter la route 17 au vu de la météo qui ne s’améliore pas. On rejoint Mo I Rana, une des principales villes industrielles du pays, absolument immonde. Ça doit vraiment pas être drôle de vivre là… on y fait une balade sous la pluie histoire de prendre l’air malgré tout et on y trouve quand même un joli café réconfortant au milieu des zones commerciales. Puis nous continuons notre route.

Mo I Rana 

Nous avons la chance de voir un élan et des rennes le long de la route! On sort les jumelles et on observe ces animaux mythiques des zones froides!! Pas de photo digne de ce nom mais j’en mets du Net qui seront bien mieux!

Rennes & élan, photo du net 
Observer les animaux, c’est toujours un super moment! 

Nous arrivons au niveau du cercle polaire arctique! Cette ligne imaginaire est fixée à 66•33’N. Au-delà de ce point, le soleil ne disparaît jamais complètement en été et n’apparaît pas l’hiver.

Arrivée au niveau du cercle polaire 

Le passage de la ligne se situe sur un vaste plateau désolé encore parsemé de plaques de neige. C’est sacrément hostile! Il souffle un vent de folie! Mais y’a quand même un sacré coté magique à être là!!

Affreux trolls et animaux empaillés dans la boutique… 

Le vent souffle, on ne sait pas trop si on passe la nuit là ou si on continue… une chose est sûre, le froid appelle toujours le réconfort…

Hum la bonne odeur des pancakes... 

Le lendemain, nous rejoignons Bodo où nous faisons des courses. Pas facile de trouver des produits sains, ya quasi pas de bio, les fruits et légumes sont hors de prix et rien ne donne bien envie…tout est suremballé, la malbouffe règne en maître, pas du tout l’image que nous avions de la Norvège qu’on imaginait plutôt écolo. Je fais 4 magasins différents, sans grand succès.

Micka pendant ce temps là est allé faire un tour au musée de l’aviation histoire de s’occuper. On se pose ensuite dans un café et nous attendons le ferry pour les Lofoten qui est à 00h30. Avec le soleil de minuit, c’est une sensation marrante de faire toute la traversée de jour!

La traversée est un peu agitée mais par chance nous ne sommes pas malades et arrivons à 5h à Moskenes.

On board, Micka est sur le pont lors de toutes les traversées quelque soit l’heure.  
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du Jeudi 1er Juin au Vendredi 9 Juin

Notre arrivée aux Lofoten se fait par le sud au petit port de Moskenes. Ce qui nous surprend dès l’arrivée c’est la verticalité! Ces pitons rocheux qui plongent dans l’eau sont assez saisissants!

Premier aperçu, Reine 

La saison commence tout juste ce n’est donc pas trop difficile de stationner que ce soit au camping où nous passons une nuit, (pour profiter d’une douche bien bouillante réconfortante et faire une bonne machine!) ou sur des spots gratuits avec de TRÈS belles vues! On apprécie beaucoup de pouvoir dormir dans des endroits en pleine nature, en bord de mer, aussi facilement. Ça permet une belle déconnexion.

Le sentiment de sécurité en Norvège est total et c’est hyper agréable. On oublie pour quelque temps l’antivol et la fermeture des volets occultants en systématique.

Les sommets sont encore bien enneigés en ce début Juin et l’été semble avoir beaucoup de mal à pointer le bout de son nez. Nous n’aurons eu que peu d’éclaircies pendant notre séjour ce qui nous a bien sûr, pas mal frustrés.. Nous avons vu des gens repartir au bout de 2/3 jours complètement dépités par cette météo un peu inhabituelle pour la saison. Nous avions cette chance de ne pas être pressés par le timing, nous avons donc fait le choix de prolonger notre séjour pour pouvoir saisir chaque court créneau ensoleillé.

Les cafés refuge! Et notre café FÉTICHE avec vue imprenable à Reine avec le roulé à la cannelle quotidien (!) du Micka!
Le terrain est comment dire… boueux? Hein Micka tu l’as pas vu venir cette glissade! 

Bref, les Lofoten auront été difficiles à apprivoiser, les Lofoten se méritent, comme toute destination sous ces latitudes, mais les paysages y sont grandioses et uniques, nous pensons notamment à la randonnée Reinebringen qui justifie à elle seule le voyage tant elle reflète l’essence des Lofoten.

Un kilomètre vertical en quelque sorte  
Une des paysages les plus beaux qui nous ai été donne de voir! 
Une vue a couper le souffle 

Les Lofoten sont un ensemble d’îles reliées par des ponts ou tunnels, c’est donc assez facile de s’y déplacer. La partie nord est beaucoup plus peuplée et “animée” avec les villes de Svolvaer et Henningsvaer.

La partie sud est celle que nous avons préférée. Beaucoup plus de verticalité et une nature encore plus sauvage. Les quelques villages sont vraiment des villages de pêcheurs très tranquilles encore très authentiques sans souci d’esthétisme pour plaire au tourisme. Très peu de cafés, restaurants ou boutiques, ça reste vraiment une nature à l’état brut. On ne s’attendait pas à cela quand on voit le nombre de touristes qui affluent sur ces îles chaque année. Ils ont vraiment su préserver leur environnement, garder leur identité et cette culture tournée vers la pêche qui demeure la richesse économique principale de l’île avant le tourisme.

La pêche à la morue a lieu de février à avril. A cette époque, on peut donc la déguster fraîche. Les eaux plus “confortables” en terme de température et de salinité des Lofoten attirent les poissons qui viennent ici en nombre depuis la mer de Barents plus au nord. La morue est ensuite séchée ou salée jusqu’à Juin. Nous avons pu voir de nombreux ensemble de poteaux de bois dans les villages sur lesquels les morues sèchent d’un côté et les têtes de l’autre, têtes destinées à l’exportation en Afrique (notamment au Nigeria) où elles servent pour la préparation de soupes etc… Les morues salées partent en Italie, au Portugal etc…

Séchage des morues  
Séchage des têtes de morue à Reine 

Les Lofoten sont comme partout touchées par la surpêche et la morue fait partie des produits de la mer très menacée.

On a été étonné de voir que la baleine est servie ici dans les restaurants… on aurait pas cru cela possible en 2023. C’est bien triste.

😢 Quel gâchis 

Les rorbuer sont un peu l’image cliché des Lofoten. Ces cabanes de pêcheurs sur pilotis accueillent les marins pendant la période de grande pêche et sont louées aux touristes l’été. (Même si beaucoup ne sont aujourd’hui que destinées aux touristes). Peints en ocre rouge, ces cabanes s’intègrent vraiment dans le paysage.

Rorbuer 
Des sommets véritablement écrasants  

Notre itinéraire sur les Lofoten du Nord au Sud.

-Nous sommes montés jusqu’à la ville de Svolvaer, un port assez vivant où nous avons passé une soirée agréable et où nous avons vu le Hurtigruten qui faisait escale. Le Hurtigruten c’est l’express côtier, bateau de passagers et de marchandises qui sillonne la côte norvégienne et fait le lien entre le sud et le nord du pays. C’est une vraie institution, un patrimoine national que cette ligne maritime qui dessert le pays été comme hiver depuis la fin du XIXème.

Le Hurtigruten  

Lors de notre passage à Svolvaer, il y avait une étape de l’Artic Trail, le trail des Lofoten. On a pu voir l’arrivée. Les pauvres coureurs étaient trempés jusqu’aux os!! Pareil, on a vu quelques cyclovoyageurs qui montent ensuite jusqu’au Cap Nord. Nous avons une énorme admiration pour ces gens capables de supporter le froid, l’humidité de ces contrées. Il faut vraiment une force intérieure et une motivation intrinsèque incroyable pour supporter les éléments comme ça.

Svolvaer  

Le dimanche matin, on s’est offert un brunch absolument délicieux dans un hôtel de Svolvaer qui accepte les gens de l’extérieur pour le petit-déjeuner. C’était un super moment, on s’est régalé pour 25€ chacun (un vrai bon plan en Norvège où les restos sont si chers, merci le guide du routard!).

Brunch à Svolvaer  

-Nous nous sommes arrêtés également à Henningsvaer, ville de pêcheurs assez vivante. Quelques cafés et restaurants, c’est assez animé, apparement même bondé en été.

Henningsvaer 

-Nous nous sommes arrêtés aussi à Eggum, village qui donne sur un très beau site naturel. On s’y balade en bord de mer en direction d’Unstad, en croisant pas mal de mamans moutons et leurs agneaux.

Balade à Eggum 

-Nous avons effectué également la petite randonnée de 8km aller-retour qui relie la plage d’Haukland à celle d’Uttakleiv. Ces plages de sable blanc sont superbes.

Arrivée à Hauckland, vite profitons de cette courte éclaircie! 

Incroyable de voir un sable et une eau aussi claire sous ces latitudes. Ces plages sont encadrées de montagnes et quelques maisons éparses sont installées dans cet endroit qui a des airs de bout du monde. Nous croisons plein de moutons qui gambadent joyeusement dans l’herbe grasse. Nous pique-niquons sur la plage d’Uttakleiv derrière le rocher en forme de cœur qui nous abrite du vent! Une belle balade!

-Autre randonnée, où cette fois on prend un peu de hauteur, c’est celle d’Offersøykammen.

La balade dure 1h30 aller-retour environ pour un dénivelé de 420m environ. La vue panoramique au sommet vaut vraiment le coup. On pique-nique là-haut!

Vue du sommet 

A Flakstad, on s’est arrêté voir la plage de sable blanc aux eaux couleur émeraude aussi (sous le soleil apparement ça doit être comme à Hauckland) et les courageux surfeurs.

Petit cabanon en bord de plage 
Petite église de Flakstad 

Nous avons dormi près de Fredvang afin d’effectuer la célèbre randonnée menant à la plage de Kvalvika accessible qu’à pied.

Spot Dodo 
Les pontons permettent de ne pas s'enfoncer dans le sol marécageux  
Plage de Klavika 

On a adoré cette randonnée aux paysages qui nous ont rappelé l’île de Skye. La nature a l’état brut, tout ce qu’on vient chercher ici. C’était un peu boueux par endroits mais rien d’insurmontable, environ 2h30/3h aller-retour.

Partis sous un ciel bâché, on a eu la chance d’avoir de belles éclaircies à notre arrivée sur la plage. Un grand moment de notre séjour ici.

-Hamnoy

Tout petit port de pêche dans un fjord, ce village est dédié au tourisme avec ces rorbuer dominés par la falaise. C’est vraiment sublime! Ça fait partie des images très connues et mythiques des Lofoten.

Hamnoy 

-Reine

Le village en lui-même est joli mais sans plus, c’est vraiment le cadre autour qui est un véritable écrin!

Reine 

On y a fait la randonnée Reinebringen le soir vers 19h profitant d’une éclaircie. On grimpe sur la montagne qui domine Reine à 450m de haut par une série d’escaliers (2000 marches si ma mémoire est bonne. Mes mollets en tout cas s’en sont souvenus pendant plusieurs jours 😉) .

Arrivés là-haut, la vue est juste SUBLIME!!!!! La vue sur ces hautes cimes et ces rorbuer rouges est vraiment magique. Un des plus beaux paysages que nous ayons vu à ce jour. La balade prend environ 2/3h selon le temps passé au sommet.

-A i Lofoten

Le village le plus au sud des îles Lofoten.

A i Lofoten
Rorbuer à A 

Assez esthétique bien que très endormi lors de notre passage. Nous avons testé la petite boulangerie du village comme le conseillait notre guide et des touristes croisés au camping. Ce fut un échec, on a cru se régaler avec un beau pain aux graines qui était finalement pas du tout cuit quand on l’a coupé!! Même les mouettes auraient eu une indigestion…

Nous avons démarré la randonnée menant au refuge de Munkebu. C’est une balade qui se caractérise par une succession de lacs. On a malheureusement dû interrompre la balade car c’était hyper glissant et il y avait des passages avec chaînes sur les pierres trempées, ça devenait chaud. On aura marché environ 2h.

Nous sommes revenus en fin de séjour à A pour nous balader le long du lac Agvatnet. Pas possible d’en faire le tour à pied tellement il y avait de boue mais ces montagnes enserrant le lac avec des cascades qui s’écoulent sur les falaises valent vraiment le coup d’œil!

Lac Agvatnet 

Niveau courses, on galère un peu en Norvège pas qu’aux Lofoten. On aura quand même trouvé un Extra à Leknes avec une offre en bio pas trop mal. Micka a quand à lui testé le maquereau à la tomate en tube (utilisé comme condiment, tartinade) en Norvège on trouve de tout en tube, c’est issu de la tradition de la conserverie et du fait que les gens vivent beaucoup en milieu rural/isolé.

Il n’y a pas de commerce de proximité type boucher, boulanger ou fromager en Norvège. Pas de marché non plus. Tout se fait au supermarché. Ceux-ci ont cependant l’avantage d’être ouvert de 7h à 23h ce qui est pratique mais étonnant, surtout dans des petits villages. On se demande vraiment s’il y a des clients à 22h en plein hiver?!

Produits bios durement dénichés & Micka et son “tube” de poisson!! 
Soirée crêpes with view, nous avons nos habitudes, je fais la pâte et Micka toune les crêpes! 

Côté faune, nous avons eu le chance de voir des orques au large de Reine ainsi que le célèbre aigle de mer, espèce protégée et à l’envergure impressionnante, lors de notre balade à Eggum.

Aigle de mer (photo du net), nous l’avons vu sur un rocher, puis prendre son envol.

Je voulais parler de ce qu’on vient tous chercher aussi aux Lofoten à cette période, j’ai nommé le soleil de minuit!!

C’est déconcertant que le jour ne se couche jamais et honnêtement on y prend très vite goût!! C’est absolument génial d’avoir de très longues soirées!

23h30 le soleil ne passera pas la ligne d’horizon!!
Des spots dodo de reve 

Enfin pour conclure, les Lofoten, c’est 25000 habitants seulement, nous sommes admiratifs des gens (beaucoup de pêcheurs) qui vivent là à l’année, affrontent la nuit polaire, et ces conditions météo extrêmes. Ce n’est vraiment pas rien de vivre sur ces terres isolées loin de toute sollicitation mais aussi de tout divertissement, au climat si rude. Peut être faut-il y être né? En tout cas, on a lu avec intérêt quelques témoignages d’expatriés en Norvège: le climat et la nuit polaire sont clairement les éléments les plus difficiles et tout le monde ne s’y fait pas.

Les jolies petites boites aux lettres personnalisées.
5

Vendredi 9 Juin

Nous quittons les Lofoten par le bateau de 7h, la mer est calme, la traversée se passe sans encombres! Arrivés à Bodo, nous allons nous recharger en gaz (hey oui on a pas mal consommé pendant ces 10 derniers jours!!). Nous rejoignons ensuite la route 17, cette jolie route panoramique qui relie Bodo à Steinkjer au-dessus de Trondheim.

(Nous avons fait le choix de ne pas monter plus au nord que Bodo. En effet, aller au Cap Nord rajoutait encore 1000km aller!! Vraiment trop a notre goût sachant qu’il n’y a quasi rien à voir sur la route.)

Sur la route 17 

Plage de Storvik 

Les paysages sont vraiment magnifiques, on longe tantôt des lacs, tantôt des fjords dominés par des montagnes escarpées aux sommets enneigés.

Nous nous installons près de Furoy sur peut-être notre plus beau spot à ce jour: avec vue directe sur le glacier Svartisen.

Spot dodo avec vue sur le glacier  

Nous mangeons dehors le soir pour la première fois, ça fait troooop du bien!!

Le lendemain, on est d’attaque de bonne heure car la journée s’annonce radieuse! Nous prenons un bateau à 9h30 qui nous conduit en 15 minutes de l’autre côté de la rive, là où démarre la randonnée pour le glacier.

La randonnée fait environ 12km aller-retour. On longe d’abord un lac en traversant une forêt, avec le glacier qui se reflète en miroir…

Puis, une petite ascension commence (300/400m de D+ rien de bien méchant) à travers les rochers. On évolue à l’endroit où le glacier descendait jusqu’en 1900.

La grimpette est de toute beauté, on prend de la hauteur sur le lac et surtout, on a ce glacier en ligne de mire tout au long de la balade.

Arrivés en haut, on atteint l’extrémité du glacier, et on se retrouve tout près des blocs de glace. C’est impressionnant de se trouver si près des séracs (bon, on n’était pas censés s’approcher si près mais comme y’avait pas d’interdiction franche…).

La glace a des reflets bleutés avec la lumière du soleil. On voit et on entend quelques petits blocs qui se détachent.

Le glacier Svartisen est le glacier d’Europe continentale à descendre le plus bas en direction de la mer (20m). C’est vrai qu’on est habitué par chez nous à devoir monter à 3000m d’altitude pour voir un glacier. Là, on est presque au niveau de la mer!

Les roches sont polies par le passage du glacier, roche de couleur rouge, noire, grise… 

Il fait environ 1500m de long, nous ne sommes vraiment allés qu’à la pointe mais des randos plus exigeantes permettent de monter plus haut, près du glacier.

Après cette journée exceptionnelle, nous reprenons la route direction le sud, par cette belle route 17.

Nous prenons 2 ferrys, pour des traversées courtes de 30 minutes maximum, repassons la ligne du cercle polaire et nous posons au bord d’un fjord pour la nuit. Encore un très joli spot!!

Encore 2 passages de ferrys bien agréables  
Le long de la route 17 

Sur la route, nous avons vu un élan qui a traversé juste devant nous! Sacrée bête!

Un élan!! 
Spot dodo 🤩

Dimanche, journée de route. Nous quittons la route 17 que nous aurons faite en entier finalement!!!

Encore un ferry et nous croisons de nouveau l’Hurtigruten!

Nous roulons jusqu’à Mosjoen, puis nous nous séparons, Micka poursuit jusqu’à Trondheim avec le fourgon et moi je prends le train, ce qui m’évite une grosse tirée en voiture.

Mosjoen  

Mosjoen n’a pas d’intérêt particulier à part une rue qui a un certain cachet avec ses jolies maisons en bois du XIXème.

A Mosjoen, dans les fauteuils du cosy café chez Gilles, refuge bien agréable en attendant le train.

Le soir, Micka, arrivé en premier à Trondheim retourne au resto de ramens que nous avions bien aimé à l’aller et se balade dans la ville très animée en ce dimanche soir ensoleillé. L’occasion de découvrir le quartier de Solsiden, des docks réaménagés.

Back in Trondheim après 7h30 de route 
Anciens docks réaménagés  
Il est 23h00 sur cette photo!  
Retrouvailles looool! 
6

Lundi 12 Juin

Nous quittons Trondheim en milieu de matinée, et roulons tranquillement jusqu’à Andalsnes, de beaux paysages encore aujourd’hui, puisque nous longeons des fjords.

Jolie pause à Orkanger dans un café mercerie boutique trop mignon! 
Petite église dominant un fjord  

Nous avons effectué encore 2 traversées par ferry, ça fait vraiment partie de leur quotidien ici quand on voit la topographie, les ferry, les tunnels et les ponts sont vraiment des passages obligés!!

Arrivés à Andalsnes, on s’installe au bord de l’eau. (On n’y est pas seuls!!), petit tour de rollers après manger et il est déjà temps d’aller se coucher!

Spot dodo 🤩

Mardi,

La météo est au top! Nous filons donc pour une randonnée qui part d’Andalsnes, le Rampestreken 700m de D+ et 10/12 km aller-retour.

Ça monte un peu droit dans le pentu, pas mal de marches et de racines car c’est très forestier puis on arrive à une plateforme avec une super vue!

La balade continue jusqu’à l’arrivée du téléphérique où l’on voit tout le fjord et la rivière Rauma qui part en direction de la route des trolls.

Nous pique-niquons là-haut! Il fait chaud, c’est super agréable après le froid qu’on a connu dans les Lofoten!

Micka continue sur le chemin de la randonnée de Romsdalseggen qui monte à un peu plus de 1000m d’altitude avec une vue encore plus époustouflante.

Après cela, nous redescendons sur Andalsnes et nous offrons un chouette goûter dans un salon de thé hyper mignon avec de la vaisselle chinée, une déco de bric et de broc charmante et surtout des gâteaux faits maison!!!

Salon de thé comme on les aime tant!  
Le Rampestreken vu depuis Andalsnes 

Après quelques courses en ville, nous prenons la direction de la route des trolls, la Trollstigen, cette très célèbre route de 11 boucles qui sillonne à flanc de montagne.

Trollstigen 

C’est absolument saisissant. Une énorme cascade de 180m, la Stigfossen dévale dans la vallée.

Stigfossen 

Nous nous installons au sommet de cette route pour la nuit. Il y a tout un réseau de plateformes panoramiques très agréables à emprunter qui permettent de profiter du point de vue sur la Trollstigen.

On passe une très belle soirée là-haut.

La légende des trolls en Norvège

C'est à l'ère Viking que l'on doit les premières apparitions des trolls dans le folklore norvégien. Leurs aventures sont alors contées à la manière des sagas nordiques et se déroulent entre forêts, fjords et montagnes. Les Vikings vénéraient la nature et utilisaient les légendes des trolls pour lui rendre hommage. Encore aujourd'hui, leurs esprits sont présents dans les livres, les bandes dessinées, les films, les illustrations et les chansons du pays.

En empruntant la Trollstigen, vous aurez l'impression de plonger dans cette nature enchanteresse, parfois si féerique que ses lacs turquoise, ses forêts épaisses et ses vallées verdoyantes sembleraient presque irréelles. Difficile de ne pas se rappeler les contes de notre enfance face à cet environnement sauvage, où l'on imaginerait bien se cacher des trolls entre deux rochers, au cœur de la forêt ou derrière une cascade.

Selon la mythologie scandinave, il existerait deux sortes de trolls : les trolls géants en pierre qui vivent dans la montagne, sont particulièrement laids, et ne se laissent apercevoir que la nuit, et les petits trolls qui vivent en groupe dans la forêt et ressemblent davantage à de gentils lutins.

Mercredi,

Micka, de bon matin enfourche le vélo pour faire cette fameuse route des trolls en vélo cette fois. Au final, ça ne lui prend que 40 minutes mais le parcours est joli.

La route des trolls de bon matin 

Pendant ce temps, je pars en repérage pour une randonnée que nous souhaitions faire pour avoir un point de vue sur le Trollveggen, plus haute paroi verticale d’Europe. Mais il y a encore beaucoup de neige et ça risque d’être un peu galère. On renonce.

Nous reprenons la route et traversons le haut plateau qui suit le Trollstigen, il est encore chargé de neige et les paysages sont encore une fois sublimes.

Lac gelé! 

On y fait une pause repas histoire de s’en imprégner au maximum! Il y a pas mal de cascades et les lacs sont encore pas mal gelés!

Pique-nique burritos dans la neige  

Nous descendons ensuite dans la vallée en direction de Valldal. Les paysages changent…

Plantations de fraises 

Autour de Valldal, nous voyons pas mal de plantations de fraises et framboises qui paraît-il sont délicieuses. En ce moment, c’est la récolte des fraises, les framboises ce sera pour le mois d’Août.

Nous nous arrêtons aux gorges de Gudbrandsjuvet, où la rivière qui descend de la montagne se retrouve dans un goulot, c’est la machine à laver avec essorage maximum!! Le débit des cascades est impressionnant partout ici. Elles dévalent les montagnes, les dessinent de part en part. On voit que le niveau d’enneigement est vraiment important, parce que pour avoir des cascades pareilles au moment de la fonte des neiges, c’est assez dingue. On n’a plus ça dans les Alpes, clairement.

Gorges de Gudbrandsjuvet
Oui, le cinnamon roll est une obsession chez Micka! 

Aux gorges, nous profitons d’une petite pause café avant d’emprunter un ferry et d’arriver à proximité du fjord de Geiranger.

Ferry… pour Geiranger!

Comme on a les gambettes qui nous démangent, nous partons pour une petite rando, plutôt une balade des familles, la Mollsvatnet, 2,7km pour 250m de D+, balade qui nous fait longer une rivière tumultueuse dans une sorte de lande herbeuse cernée de montagnes enneigées.

On arrive à un lac, en grande partie encore gelé, alimenté par une belle cascade. Petite pause goûter au bord de l’eau. Nous v’là encore une fois ravis!

La montagne se reflète dans la partie du lac à moitié gelée. 
Mollsavnet 

Nous poursuivons avec le point de vue sur la route de l’aigle qui offre un joli panorama sur le fjord de Geiranger. On comprend mieux pourquoi le fjord est classé à l’Unesco. Il est vraiment étroit et encaissé! C’est assez vertigineux!

Panorama sur le Geiranger fjord depuis la route de l’aigle 

Le village de Geiranger est bondé lors de notre arrivée un peu tardive, nous continuons donc jusqu’à un camping un peu plus éloigné qui ne nous offrira pas de vue sur le fjord mais qui a le grand mérite d’être situé sur un plateau cerné par les montagnes (et leurs cascades), ça nous fait un peu penser dans une moindre mesure bien sûr à Sixt fer à Cheval. On mange dehors sur une pelouse bien verte et moelleuse. Magie des soirées d’été.

Camping with view 

Et à 21h30, on part voir la cascade Kvandalfossen tout près du camping. Le débit est impressionnant et la végétation autour est luxuriante, pleine de fougères et de mousse.

Kvandalfossen 

Avec le soleil du soir qui diffuse dans la végétation, plus l’eau qui nous éclabousse, y’a un côté très « amazonien » totalement en décalage avec la Norvège. Les lumières sont dorées, ça c’est clairement parce que nous avons eu cette superbe et chaude journée d’été.

Coucher de soleil 

Jeudi,

Nous nous levons de bonne heure et partons randonner jusqu’à 2 points de vue sur le fjord.

Le village de Geiranger et un bateau de croisière dans le fjord 

Les paysages font très pâturages alpins, un petit air de Suisse😉.

Le premier point de vue est le Vesterasfjellet, sans aucun doute un des plus beaux.

Vesterasfjellet 

On prend un peu plus de hauteur pour atteindre le Losta, qui lui, offre un point de vue sur la route des aigles qui sillonne à flanc de montagne.

Vraiment ces 2 balades valent vraiment le coup pour les panoramas! On se régale!

Losta 

Au Losta, nous pique-niquons avec un couple de français adorables et passons un super moment à papoter autour de nos visions du voyage de manière générale et de notre ressenti sur la Norvège en particulier. On est vraiment dans le même mood c’est une belle rencontre.

Nous poursuivons avec une petite pause café with view, l’occasion de se réhydrater et nous nous attaquons ensuite à la balade menant à la cascade Storseterfossen. Il fait très chaud et c’est un pur plaisir de passer ensuite derrière la cascade qui débite à fond pour se rafraîchir!!! Les cascades norvégiennes n’ont pas fini de nous surprendre, elles sont vraiment impressionnantes.

 Storseterfossen

Après ces 630m de D+ pour un peu plus de 10/12km, nous redescendons en fourgon sur Geiranger.

Nous étions tenté par une sortie kayak sur le fjord histoire de le voir d’en bas cette fois, mais les tarifs sont exhorbitants. 100€ les 3h pour un kayak ca fait quand même vraiment chéro.

Nous nous posons dans un petit café (un atelier de fabrique de chocolat) au bord de l’eau qui propose des bonnes glace et chocolats maison. Nous faisons un petit tour dans Geiranger, jetons un œil à sa jolie église et l’énorme cascade qui traverse le village.

Église de Geiranger 

Nous remontons au panorama de la route de l’aigle et nous installons a proximité pour la nuit, l’occasion pour Micka de refaire quelques photos du soir.

Panorama de la route de l’aigle  

Vendredi,

Nous partons en milieu de matinée pour une randonnée afin d’explorer l’autre rive du fjord. Nous effectuons la balade jusqu’à Homlongsaetra. (8km A/R pour un D+ de 550m)

Fermette du début du siècle. 

La majeure partie de la balade se fait en forêt et on accède à un point de vue qu’à l’arrivée. Mais il vaut vraiment le coup! On découvre la cascade des sept sœurs (ensemble de 7 cascades de 250m de haut), la cascade du voile de la mariée et le fond du fjord de Geiranger que nous ne voyions pas depuis Geiranger en raison de sa forme presque en S.

Devant la cascade des 7 soeurs 
Cascade des 7 sœurs

Le fjord est classé à l’Unesco depuis 2005. Apparement il est souvent envahi de bateaux de croisière, nous n’en aurons vu qu’un petit lors de notre séjour.

Formation du Geiranger fjord

Pendant la dernière période de glaciation (qui s’est achevée il y a plus de 10000 ans), la Norvège se trouvait sous une chape de glace qui a fait pression sur le manteau terrestre, sculpté les vallées et formé les fjords. Lorsque les températures sont remontées, le paysage s’est redéployé avec le retrait de la glace.

À Geiranger, le niveau de l’eau était de 90 mètres plus élevé que le niveau actuel. Aujourd’hui, le Geirangerfjord fait environ 300 mètres de profondeur, ce qui est presque aussi profond que le paysage environnant est élevé.

Après cette belle rando, nous retournons dans le petite café tant apprécié hier au bord du fjord.

Puis, nous quittons Geiranger, par le sud du fjord. Ça grimpe sec et nous traversons un plateau avec des paysages enneigés, avant de rejoindre la route de Stryn.

Micka devant un lac encore gelé, alors que nous sommes à 1000m d’altitude. 

Nous croisons beaucoup de voyageurs à vélo ou à moto. Les cyclistes suscitent toute notre admiration tant les dénivelés se succèdent, mais la récompense est là car ces routes panoramiques sont des pépites.

Nous dormons à proximité de Loen, et pique-niquons face à un fjord.

Lac sur la route de Stryn 
Spot du soir 

Samedi,

Nous reprenons la route en direction du Sud.

Nous faisons un petit stop pour voir le Boyabreen, une langue glaciaire, faisant partie du Jostedalsbreen: le plus grand glacier d’Europe continentale (500km2).

Boyabreen 

Après cela, nous poursuivons jusqu’à Solvorn où nous prenons le bac (en piéton cette fois) pour aller voir l’église d’Urnes de l’autre côté du fjord.

Solvorn 
Village d’Urnes de l’autre côté du fjord, on y accède par un bac.

L’église d’Urnes (classée a l’Unesco) est l’une des 28 églises de bois-debout de Norvège. C’est la plus ancienne du pays, elle date du XI-XIIème, dans le pur style roman.

Église d’Urnes 

A l’extérieur, on retrouve un côté de bois noir et un côté de bois clair. La visite guidée nous a permis d’avoir l’explication, nous avions déjà eu cette interrogation à Ringebu. Le bois est recouvert d’un goudron de pin qui joue le rôle de vernis protecteur du bois. Sauf que la partie exposée au soleil perd ce goudron au cours du temps et on retrouve le bois clair en dessous. Cette protection rustique faite régulièrement a permis la conservation de l’église jusqu’à nos jours.

Un côté bois foncé 
Un côté bois clair  

Le charme de l’église d’Urnes, c’est aussi le cadre bucolique dans lequel elle se trouve en lisière de forêt.

Les constructeurs de l’époque sous la commande d’une riche lignée connaissaient les tendances internationales de l’architecture en pierre du moment et les ont retranscrites dans le bois. La qualité et la richesse du décor témoignent de maîtres d’œuvres riches.

A l’extérieur d’Urnes, on peut voir des panneaux d’époque sculptés de motifs stylisés en entrelacs.

A l’intérieur, le chœur est peint et il abrite une magnifique chaise de bois tourné du XIIème, les colonnes sculptées et l’on peut voir une magnifique Crucifixion.

Intérieur de l’église d’Urnes 
Crucifixion  
Le chœur  

Nous passons un bel après-midi à Urnes, la visite guidée de l’église est très instructive et nous sommes ravis de découvrir ces églises de bois qui sont vraiment la particularité de la Norvège car même si à l’époque médiévale il y en avait probablement dans toute la Scandinavie, ce n’est qu’en Norvège qu’il en reste désormais.

Nous rejoignons Solvorn et continuons la route en direction du Nigardsbreen.

Petite maison à Solvorn, un troll vous accueille! 

Sur notre spot dodo, nous croisons un couple de français avec 2 enfants. Eux, ils sont en tente et voiture. On est admiratifs de cette façon tellement simple de voyager. Ils ont l’air d’être les plus heureux du monde. Comme quoi, le voyage n’est jamais une question de moyens mais toujours d’envie, chevillée au corps.

Dimanche,

Ce matin, on est au taquet!!! Nous nous levons à 5h30 pour profiter du soleil avant qu’il ne disparaisse comme l’a indiqué la prévision météo.

Le lac miroir en bas du glacier  

Nous démarrons donc la balade menant au Nigardsbreen dès 6h30. Autant dire qu’on est seuls au monde!

Départ de la randonnée  
Passage de passerelles 

Le Nigardsbreen est une des nombreuses langues glaciaires du Jostedalbreen (le fameux plus grand glacier d’Europe que nous avons vu hier sur la route).

Le torrent en aval du glacier est chargé de blocs de glace!

On rejoint l’extrémité de la langue glaciaire en 1h environ, soit 3km. Le sentier est un peu casse-gueule au début mais rien d’insurmontable.

Premiers là-haut, on attend que le soleil arrive!  
Le torrent, le lac et la vallée en aval du glacier. 

Nous arrivons en haut et en fait la fenêtre météo semble s’être décalée. Nous attendons donc patiemment 9h que le soleil pointe le bout de son nez.

Le glacier se dévoile sous le soleil 

La langue glaciaire est absolument sublime. Elle est bleutée par endroit notamment au niveau de la « grotte » sous laquelle dévale un torrent. On est vraiment ébahis par le spectacle!

La « grotte » bleutée  

À la descente, nous croisons quelques groupes qui vont faire de la marche sur glacier car le Nigardsbreen est une des dernières langues glaciaires où c’est encore possible de le faire sans que cela soit dangereux (ça devient rare à cause de la fonte des glaciers).

Allez, une dernière pour la route! 

Après un petit café / petit-déjeuner bis face aux lac, nous reprenons la route direction le sud.

A Kaupanger, nous faisons un bref stop pour voir l’église en bois du village, (une des 28 restantes!).

Stavkyrkje de Kaupanger 

Puis, un petit ferry et nous rejoignons l’autre rive et allons découvrir une autre église en bois, celle de Borgund.

Église de Borgund 

Nichée dans un paysage forestier, elle est une des mieux conservées et son extérieur vaut vraiment le coup d’œil.

Elle est coiffée de grandes têtes de dragons dont on ne sait pas forcément encore aujourd’hui la symbolique. Protection?

Détails du toit  

Elle date en tout cas du XIIème siècle, construite sur une base de pierre, cela a permis sa conservation. L’époque des vikings était tout à fait révolu à cette époque, la Norvège médiévale était influencée par le reste de l’Europe avec qui elle était « en contact ».

L’église de Borgund est entourée d’une galerie qui protège les murs extérieurs et servaient d’abri en cas d’intempéries.

Galeries  

Le bois est recouvert de goudron de pin, on voit même les coulures de goudron qui tombent du toit.

Entrée de l’église  

L’intérieur, bien que moins riche qu’Urnes que nous avons visité hier, vaut le coup d’œil. On y voit bien les « stav », aussi appelées « bois debout » qui sont donc les colonnes encadrant la partie centrale de l’église et coiffées de masques à leur extrémité supérieure.

On voit les masques au sommet des colonnes 

L’église de Borgund est dédié à l’apôtre St André et on retrouve le motif de croix en forme de X qui symbolise La Croix sur laquelle il fût crucifié.

Les croix de St André  

Pas de bancs dans l’église, à l’époque médiévale la messe s’écoutait debout sauf pour les vieillards qui avaient des petits bancs latéraux.

La charpente est en forme de coque de navire.

La charpente  

L’autel est en pierre, les peintures datent de 1650.

Autel et tabernacle où l’on conservait le calice pour la communion.
La chaire date de 1550, elle n’existait pas au Moyen-Age 

Autre élément notable, les deux portails qui sont décorés avec beaucoup de finesse.

Portail principal orné de feuilles d’acanthes, de feuillage et de serpents.  
Têtes de lions sur les chapiteaux du portail sud 

La visite de Borgund valait vraiment le détour, une belle découverte architecturale, on adore toujours autant se plonger dans ces pépites du patrimoine culturel.

Après manger, nous effectuons une petite balade du soir sur le chemin des rois, une route de pèlerinage datant du XVIII-XIXème et dont les virages et le dénivelé sont impressionnants à Borgund!

Chemin des rois  
7

Lundi 19 Juin

Ce matin, on ne se presse pas trop et on commence par un petit stop à Laerdal qui a conservé un joli petit cœur de ville avec ses vieilles maisons d’époque (essentiellement XIXème même si certaines sont encore plus anciennes).

Laerdal 
Laerdal, ses jolies maisons et hôtels d’époque  

On y flâne un moment et y prenons un petit-déjeuner bis dehors.

Ça chill ce matin!! 

Puis nous prenons la route touristique, l’Aurlandfjellet pour profiter des paysages. Ça grimpe à 1300m d’altitude, pas toujours facile de croiser en fourgon, mais heureusement il n’y a pas beaucoup de circulation.

Les moutons sont souvent en liberté totale par ici 

A savoir qu’à la place de cette petite route, nous aurions pu emprunter le tunnel qui relie Laerdal à Aurland et qui est le plus LONG tunnel au monde avec ses 24,5km!!! Les Norvégiens sont complètement gagas avec leurs tunnels. Il y en a énormément et ils sont d’une longueur impressionnante, entre 8 et 10km c’est souvent la norme. Ils passent sous des montagnes ou sous des fjords selon les besoins. On se demande comment les Norvégiens ont pu financer ces travaux titanesques surtout que ce ne sont pas des tunnels hyper empruntés comme chez nous. Rien à voir. Des fois c’est juste pour désenclaver un village… en tout cas, ils ne semblent pas aussi sécurisés qu’au Mont-Blanc, après le trafic est clairement pas le même non plus, ils sont assez sombres et étroits de manière générale.

Ils sont actuellement en train de construire un autre tunnel qui sera le plus long avec 27km sous la mer vers Stavanger pour 47 milliards d’euros… on vous le dit, gaga avec leurs tunnels!!

La route de l’Aurlandsfjellet nous plaît beaucoup avec ses paysages encore enneigés et ses lacs gelés.

On termine par un superbe point de vue sur l’Aurlandsfjord. L’Aurlandsfjord est un bras du Sognefjord, qui lui est le plus grand fjord de Norvège avec une profondeur pouvant atteindre jusqu’à 1300m!! (NB: un fjord est une vallée unique érodée par un glacier avançant de la montagne à la mer qui a été envahie par la mer depuis le retrait de la glace. Les eaux d'un fjord sont généralement saumâtres car correspondant à un mélange entre de l'eau de mer salée et de l’eau douce provenant des rivières qui s'y jettent, cours d'eau souvent alimentés par la fonte des neiges, des glaciers ou encore issus de lacs. La salinité et la température de ces deux eaux étant très différentes, elles se mélangent peu, l'eau douce restant en surface car moins dense que l'eau salée.)

Vue depuis la plateforme de Stegastein sur l’Aurlandsfjord
Point de vue un peu plus bas sur la route 

Puis nous allons faire un tour dans le très touristique village de Flam qui comme nous avait prévenu le Routard a des airs de parc d’attraction. Micka y déguste néanmoins son meilleur cinnamon roll du voyage!

Représentant en cinnamon roll en voilà une belle reconversion!

Nous dormons à proximité du Naeroyfjord, le plus étroit (et le plus beau?) de Norvège.

Naeroyfjord

Mardi 20,

Matinée consacrée à la découverte du Naeroyfjord, fjord le plus étroit de Norvège (250m à l’endroit le plus reserré) et long de 17km. On ne peut le découvrir qu’en bateau ou en randonnée. Comme le bateau coûte la bagatelle de 80€ par personne pour 1h de croisière, nous choisissons d’effectuer la randonnée du Rimstigen, qui en 726m de D+ et 5km aller-retour offre un super panorama sur le fjord. Ça grimpe sec mais rien d’insurmontable et surtout la récompense est au bout!

Sur le chemin du Rimstigen 

On est assez émerveillé d’être devant un lieu aussi préservé. Autant le village de Gudvangen au bout du fjord n’a absolument aucun charme, autant le fjord en lui-même est sauvage, préservé, un véritable écrin. Il y a quelques fermettes isolées accessible qu’en bateau qui sont construites le long du fjord et tout le reste n’est que nature.

La même, d’un peu plus haut! 

Nous redescendons en début d’après-midi et après un rapide café à Gudvangen, nous empruntons la route 13 en direction de Vik, encore une belle route panoramique comme la Norvège en a le secret.

Arrivée à Vik 

A Vik, nous nous arrêtons admirer la belle église en bois debout d’Hopperstad, quelle chance d’en voir encore une! Elle date de 1130.

Église d’Hopperstad 

Celle-ci a une architecture tout en dentelle de bois, toitures multiples, décrochements.

Détails des toitures et des portes  

À côté de l’église, une petite étagère propose des produits de la ferme, fraises miel etc… Il n’y a qu’à mettre les sous dans une petite boîte en fer. Tout est basé sur la confiance, c’est un truc qu’on apprécie beaucoup en Norvège.

Notre étape pour la nuit est à Balestrand, très joli village au bord du Sognefjord. Un peu à l’écart des grands axes touristiques, c’est un village qui faisait partie des endroits romantiques à la mode au début du XXème siècle. Le lieu attirait notamment des artistes, des peintres désireux de communier avec la nature. En effet, Balestrand était réputé pour sa lumière particulière et ses paysages d’une grande beauté.

Port de Balestrand 

On se trouve un spot sur les hauteurs du village avec une vue très sympa sur le fjord.

Balestrand depuis le spot
Église du XIXème en bois peint avec ses têtes de dragons inspirées du Moyen-Age. 

Le soir, nous flânons donc sur la marina pour voir les demeures d’époques, notamment les hôtels d’époque avec l’hôtel Kviknes qui en est un très bel exemple.

Hotel Kviknes 

Mercredi

Nous nous sommes réservé un petit-déjeuner ce matin à l’hôtel Kviknes!! Le but étant de se régaler tout en découvrant ce lieu 100% Belle Époque.

L’hôtel est une merveille dans le style “suisse” qui faisait fureur à l’époque. Les salons et la salle de restaurant sont de style art nouveau , avec des meubles sculptés dans le style viking et des tableaux des peintres qui y venaient.

Bref, c’est un bijou et on se sent trop privilégié de pouvoir déjeuner dans cette salle avec vue sur le Sognefjord. Un très beau moment!!

Nous allons ensuite nous balader sur les hauteurs de Balestrand sur la balade du Raudmelen jusqu’au panorama de Barasi soit un aller-retour de 6/7km avec un dénivelé de 600m. Il ne fait pas un temps fabuleux mais la balade est agréable et offre une vue sur le fjord.

Vue sur le Sognefjord 
Vue depuis le panorama final

Après cette petite balade, petit café et il est temps de reprendre la route direction Bergen.

Jeudi,

Nous arrivons de bonne heure à Bergen et avons la chance de trouver une place à l’aire de camping-cars en ville. Nous sommes ainsi à 2 pas du tramway et rejoignons le centre-ville rapidement.

Nous commençons par un petit tour au marché aux poissons, un petit marché couvert où il est possible de manger sur place comme dans un food court. C’est très touristique mais les étals sont superbes.

Après, y’a toute une partie moins “class” du marché pour se restaurer où l’on trouve des sandwichs douteux faits à l’avance, (poisson certainement pas de la pêche du jour) et de la viande séchée de renne, d’élan, de baleine etc à ramener en souvenir… dérive du tourisme malheureusement.

Marché aux poissons de Bergen 
La partie douteuse du marché, 13€ le sandwich….!! 

Nous pique-niquons donc nos petits sandwichs à nous, faits maison, puis nous nous rendons dans un des jolis cafés de Bergen pour une petite pause café/cookie.

Bergen nous plait au premier coup d’œil. La ville de près de 300 000 habitants est étudiante, vivante et bourrée de charme. Les maisons sont en bois, la ville est entourée de montagnes et tout le cœur de ville se concentre autour du petit port. Plein de restos, de cafés, de galeries d’art c’est animé comme tout.

Le hic de Bergen, c’est la pluviométrie qui est assez dingue. Je crois avoir lu qu’il pleuvait plus de 240 jours par an!

Aujourd’hui, comme le temps est gris, nous en profitons pour visiter le musée d’art de la ville, le Kode que nous avions repéré depuis un petit moment.

Kode Museum  

On peut y voir la collection léguée par Rasmus Meyer (1858-1916) riche industriel et amateur d’art de Bergen, à la ville.

Rasmus Meyer 

Dans sa collection on trouve beaucoup d’œuvres de Munch dont il était contemporain et à qui il acheta en direct beaucoup de toiles. Le Kode Museum a ainsi la seconde plus grande collection d’œuvres de Munch après Oslo.

Les 4 âges de la femme 
“Nuit d’été, Inger sur la plage”, autre tableau assez célèbre de Munch 
Le très connu “Soirée sur l’avenue Karl Johan”

Autant dire qu’on s’est régalé, on adore cet artiste. On y voit des œuvres de toutes ses différentes périodes de vie jusqu’à l’expressionnisme affirmé.

La muséographie est très réussie. 

Meyer possédait aussi une belle collection d’autres artistes norvégiens du XXème, peintres libérés du carcan romantique, de la peinture académique et plutôt sous l’influence de l’impressionnisme ou de l’expressionnisme. Parmi eux, Christian Krohg, Nikolai Astrup, Sören Onsager etc..

Les scènes de vie de Christian Krohg sont très belles.

Oeuvres de Christian Krohg 
Paysages de Nikolai Astrup
Ces artistes norvégiens étaient inspirés par Matisse dont certains furent élèves, par les néo-impressionnistes etc… 

Une autre section du musée est consacrée aux collections léguées par Rolf Stenersen. Nous avons moins aimé cette partie là même si il y a quelques œuvres de Munch. Le reste c’était beaucoup de l’art contemporain ou du cubisme moyennement abordable à notre goût.

Oeuvres de Munch de la collection Stenersen 

En tout cas, encore un très beau musée découvert aujourd’hui, on en a pris plein les mirettes!

Le soir, Micka part faire un trail sur les collines qui entourent la ville. Il en reviendra 1h15 plus tard après s’être perdu au milieu des fougères pleine de tiques! Aïe!

Vendredi,

Nous démarrons la journée par un petit-déjeuner au Thon Hôtel de Bergen. On avait beaucoup aimé le Thon de Svolvaer donc on s’offre une nouvelle expérience! Leurs petit-déj à 21€ valent vraiment le coup, la salle est jolie, en arrivant tôt on est au calme, c’est un super moment.

Petit-déjeuner au Thon 

Nous passons ensuite toute la journée à crapahuter dans Bergen de quartier en quartier, de collines en collines. Le soleil est là et c’est un pur plaisir de déambuler dans cette ville qu’on adore!!!! 18km au compteur de cette folle journée!

Le Bryggen, est le quartier de Bergen qui a brûlé à de nombreuses reprises dont la dernière fois en 1955. Il a été rénové, puis classé à l’Unesco, mais il faut imaginer que le quai était bordé de hautes maisons de bois à pignons serrées les unes contre les autres.

Bryggen 

Ces bâtisses étaient les entrepôts et les logements des marchands de la Hanse.

Au RDC, on faisait sécher les poissons et à l’étage se trouvaient les logements des marchands. 

Cette ligue composée de marchands allemands possédait plusieurs comptoirs dont Bergen et dominait le commerce en mer du Nord et mer Baltique, du XIVème au début du XVIIIème. Les Norvégiens n’avaient d’autre choix que de coopérer avec ces puissants marchands surtout pendant les périodes de famine ou de peste que connut le pays.

Ce quartier abrite le musée de la ligue hanséatique, malheureusement en rénovation lors de notre passage, mais qui doit être très intéressant avec des reconstitutions des logements d’époque et des explications sur ce commerce.

Derrière le Bryggen, on grimpe dans le quartier de Fjellsiden. Beaucoup de cafés, galeries d’art et des jolies maisons de bois peintes en blanc et fleuries.

Ruelles de Fjellsiden 

Autre quartier qui nous a plu, celui de Nostet, avec des jolies maisons de bois peintes. Il s’agit d’un quartier plus résidentiel, sans commerces, calme et bucolique.

Nostet 

C’est ça qui est assez incroyable à Bergen c’est de trouver des maisons et des rues aussi calmes en plein centre.

C’est une ville village en quelque sorte. Bergen nous a tour à tour fait penser à San Francisco pour ses maisons peintes et ses quartiers bien distincts sur leurs collines respectives, où tantôt à Grenade pour sa topographie, ca grimpe sec pour atteindre certains quartiers! D’ailleurs, j’ai lu qu’en cas d’incendie, certaines rues ne seraient pas accessibles par des véhicules de pompiers car trop étroites. Les habitants sont donc équipés en conséquence.

Dans le centre de Bergen, on peut voir la rue piétonne principale avec un grand monument dédié aux marins. Il y a aussi un carrousel et un jardin avec statue dédiée à la star de la ville, le compositeur Edvard Grieg (1843-1907).

Quelques monuments emblématiques de Bergen 

Dans un autre style, il y a pas mal de street art à Bergen. On a immortalisé quelques murs.

Le soir, nous nous baladons autour du port. Pas mal de voiliers amarrés, quelques yachts et des gens qui prennent l’apéro au soleil profitant de ces belles soirées d’été.

Micka face au Bryggen 

Je n’ai pas parlé des églises de Bergen, modestes, on est plutôt dans un style roman, très sobre.

De belles demeures près de Bryggen début du siècle.  

Samedi,

On joue les prolongations à Bergen et grimpons au mont Floyen, la montagne à deux pas de la ville. C’est ici que tout le monde fait son footing, ses balades etc. On peut y monter en funiculaire mais ce serait dommage de se priver de ces quelques 300m de dénivelé qui décrassent un peu! C’est tellement top les villes qui ont un tel accès à la nature depuis le centre-ville.

Mont Floyen 

Le panorama sur le port et la ville vaut le coup. Ça aide à prendre conscience de la topographie, on voit que la ville est cernée de montagnes.

Petit passage ensuite à la boulangerie bio Godt Brod (leur pain est FOU), petit café et il est déjà temps de poursuivre notre route.

8

Samedi 24 Juin,

Nous quittons Bergen en début d’après-midi et prenons la route panoramique en direction d’Odda. Nous longeons de nouveau des fjords, des cascades et…des vergers car nous sommes dans une région où cerisiers, pommiers et poiriers se succèdent.

Steinsdalfossen 
Route pour Odda 

Nous aurions bien aimé faire la rando du Trolltunga, la plus célèbre randonnée de Norvège. Mais c’est devenu une vraie arnaque, dérive du phénomène Instagram. Les parkings sont à près de 60€, les navettes sont hors de prix aussi et c’est une véritable cohue pour accéder au point de vue de cette rando pour faire un selfie… on se dit que même si la vue doit être folle, on n’a pas trop envie de s’imposer ça et de randonner à la queue leu leu. C’est l’antithèse de la rando en montagne…

Nous nous installons pour la nuit au camping qui se situe au départ de la randonnée qui mène au glacier de Buarbreen. Cette langue glaciaire appartient au glacier Folgefonna, le 3ème plus grand glacier de Norvège. Ainsi nous aurons eu la chance de voir les 3!


Spot du soir 
Toujours aussi fan des vaches des Highlands! 

Dimanche,

Nous effectuons la petite randonnée menant au glacier. 400m de dénivelé environ, mais le parcours est un peu exigeant, pas mal de passages de cordes, des ponts de singe, c’est amusant mais ça grimpe!

Quoiqu’il en soit, nos effort sont O COMBIEN récompensés, quelle vue!!!! On se sent tellement chanceux d’être face à de tels paysages!

Buarbreen  
Le glacier depuis la route pour Roldal 

Après manger, nous continuons vers Roldal, l’occasion de voir une nouvelle église en bois debout et de faire un petit tour à la kermesse locale.

Église de Roldal, XIIIème siècle. 
Vue sur Roldal depuis les hauteurs

Nous continuons ensuite par la route 520 qui longe le fjord puis nous emmène dans des paysages de haute montagne (pourtant nous ne dépasserons pas les 1200m d’altitude).

Neige et lacs gelées au programme. Au risque de se répéter, la Norvège offre des paysages absolument incroyables!!!!!! On s’arrête toutes les 5 minutes, cette route est un voyage, une balade en soi. On en prend plein les mirettes.

Puis la neige disparaît mais le panorama n’en demeure pas moins des plus beaux.

Nous roulons jusqu’à Sauda et nous posons pour la nuit au bord du fjord local. Encore un spot 🤩!!!

Spot dodo 

Lundi,

Nous roulons encore un peu plus de 2h pour atteindre Stavanger, 4ème ville du pays. Nous empruntons le récent tunnel de 14,5km qui passe sous la mer à 292m de profondeur! Cela en fait le tunnel le plus profond du monde pour le moment. En effet, ça se sent au niveau des oreilles qu’on descend!

Tunnel norvégien de 14km avec des jeux de lumière pour casser la routine… 

Stavanger est une ville de 130 000 habitants dont le centre historique n’a pas connu d’incendie contrairement à Bergen.

Le vieux Stavanger

On peut donc voir dans le vieux Stavanger un bel ensemble de 173 maisons en bois vieilles de 2 siècles. C’est un quartier calme sans boutiques ni restos au charme plein de douceur, où pas mal d’artistes ont élu domicile.

Le port de Stavanger est en plein cœur de la ville. Il est à cette période pris d’assaut quotidiennement par les bateaux de croisière qui déversent leurs 3000 passagers dans la ville. En se baladant, on sent une telle différence quand les bateaux repartent, la ville retrouve un calme de petite ville de province.

Port de Stavanger 

Nous avons beaucoup aimé les rues du centre-ville avec des maisons colorées et beaucoup de cafés/bars sympas.

Petit mix de cafés cosy dans Stavanger. 

Nous avons trouvé un spot sympa près de la marina pour dormir à 15 minutes du centre à pied.

Spot dodo dans la marina  
Comme des manouches dans notre fourgon!! 

Mardi,

Pas de fenêtre météo favorable pour la semaine à venir. Nous décidons malgré tout d’aller faire la randonnée du Preikestolen qui est certainement LA randonnée la plus célèbre de Norvège. Autant dire que nous n’y sommes pas seuls même si en y allant le soir, c’est un peu moins l’autoroute.

Le Lysefjord le jour d’avant! 

Le Preikestolen est une falaise taillée dans le roc et qui surplombe à 604m le Lysefjord.

Le chemin de randonnée traverse forêt et lacs avant d’arriver à la fameuse falaise. 

La rando fait 8km aller-retour avec un dénivelé de 300m environ, pas mal de rochers et d’escaliers mais c’est très bien aménagé. Pas de risque de marcher dans la gadoue!

L’arrivée est impressionnante. On débouche sur cette plateforme de 25mX25, énorme bloc de granit qui tombe en un à pic totalement vertical.

Preikestolen 

Aucune barrière ni garde fou selon la politique norvégienne qui refuse de défigurer la nature pour la sécuriser.

Honnêtement, c’est comme s’il n’y avait pas de barrière dans les gorges du Verdon!

Chacun s’approche donc à petits pas du bord, à 4 pattes ou carrément allongé pour voir le précipice ou faire sa photo.

Nous n’aurons pas eu le « courage » de nous asseoir au bord de cette falaise, c’était vraiment caca culotte!! Y a quand même eu quelques suicides & accidents de base-jump depuis ce lieu, on se réjouit de ne pas avoir été là à ce moment-là…

Nos photos souvenirs  

Nous redescendons tard dans la soirée après avoir bien profiter du lieu.

Mercredi, Jeudi

2 journées OFF comme on dit…. Pluie, pluie, pluie et temps gris de gris. Nous renonçons donc à faire la randonnée de Kjeragbolten, autre « caillou » mythique mais moins fréquenté que le Preikestolen. Ça risquait vraiment d’être trop glissant et dangereux.

On boit donc des cafés dans des lieux sympas (toujours pas de resto le rapport qualité prix en Norvège étant tellement déplorable que ça ne nous fait même pas plaisir de nous offrir des craquages. Franchement même les pizzas Dominos de chez nous font plus envie que celles de leurs pizzerias à 30, 35€ la pizza.)

On est tombé par hasard dans ce trop beau lieu, où le gars proposait aussi une petite épicerie attendante avec des produits locaux. Il nous a fait goûter fromages, charcuterie et saumon sauvage. L’accueil était juste adorable. Les roulés à la cannelle étaient tellement bons, tout chauds, juste sortis du four dans ce petit café que Micka s’en est enfilé 2 histoire de goûter le roll classique et le roll vanille!

Le lendemain, sur la route de Dalen… 

Le lendemain, on a pas mal traîné dans ce café-ci car la route de Dalen était fermée jusqu’à 16h pour travaux sans que rien ne l’indique sur la route… comme le détour impliquait 150km, on a patienté tranquillement…Micka en a profité pour aller courir.

Nous dormons à Dalen, ville étape de la région du Télémark.

Dalen, le bateau qui fait la navette sur la Canal du Telemark et le Dalen Hôtel, qui date du XIXème en style dragon. 

Vendredi,

Nous nous levons tôt pour démarrer la randonnée que nous avions repéré à Dalen. Elle longe le canal du Télémark. On a quelques jolis points de vue, même si la balade se fait essentiellement en forêt.

Canal du Télémark 

On écourte un peu la rando à cause des moustiques qui en raison de la pluie des derniers jours ont envahi la zone! On se sera baladé sur 7km A/R, 400m de D+.

La région du Télémark est un peu abandonnée par les Norvégiens, en raison notamment du manque d’emplois. C’est vrai qu’on a trouvé cette région notamment vers Heddal un peu sinistrée, et plus pauvre que le reste du pays.

Nous nous arrêtons manger près de l’église en bois debout d’Eidsborg.

Eglise d’Eidsborg 

Nous rejoignons ensuite Heddal où nous voyons la plus grande église en bois debout du pays, on dit que c’est la cathédrale des églises en bois debout. Elle est vraiment magnifique!

Eglise d’Heddal 

Autour de l’église, on peut voir quelques maisons de bois d’époque (XVII-XIXème).

Repas du soir dans la marina de Notodden. Nous faisons quelques courses. Encore une fois, on trouve que la malbouffe norvégienne est vraiment hallucinante. C’est une des grandes surprises du voyage. On idéalise beaucoup la mentalité scandinave en France. En fait, en Norvège il n’y a quasi aucune conscience écologique clairement.

Marina  
Supermarché norvégien  

Nous dormons ensuite vers Saggrenda, où se trouvaient des mines d’argent du XVIIème siècle à 1950.

Mines de Saggrenda 

Samedi,

Nous roulons environ 1h jusqu’à Åsgårdstrand, petite ville côtière près d’Oslo. Cette ville fût un lieu de villégiature apprécié de Munch pendant sa jeunesse avec sa famille, puis pendant sa vie d’artiste. La route qui y mène rappelle déjà les paysages du peintre Munch: des collines bien rondes, une herbe grasse et des petites maisons rouges en bois perdues dans cette nature.

En 1898, Munch acheta une maison dans Åsgårdstrand. Une maison toute simple, presqu’un petit cabanon auquel il attelle un autre petit cabanon dont il fait son atelier. 3 petites pièces sommaires mais qui lui conviennent aux beaux jours, le reste du temps il réside a Oslo.

Maison jaune de Munch et son atelier attenant  

Cette maison est aujourd’hui ouverte à la visite. Rien n'a changé depuis l’époque où Munch y vivait, tous ses objets sont restés là comme figés dans le temps et c’est hyper émouvant.

Son manteau est toujours là… 
Son atelier reconstitué 
Ses pinceaux, sa palette et son spray à peinture 

Arrivés à l’ouverture, nous avons l’immense chance de pouvoir faire une visite guidée à 4, visite de la maison de Munch et des alentours afin de découvrir tous les lieux qui ont inspiré l’artiste.

En effet, de nombreuses œuvres de Munch ont été peintes ici, notamment Le pont, Quatre Filles à Åsgårdstrand et La Danse de la vie. Parcourir les lieux qu’il a connus, dans la même lumière, est une expérience troublante, un privilège. C’est essentiellement dans sa rue qu’il a trouvé son inspiration. Aujourd’hui, cette rue est bordée de maisons de bois peintes en blanc, fleuries dont certaines étaient déjà présents à l’époque du peintre.

La visite guidée de 1h15 nous passionne de bout en bout. La petite ville a gardé son âme, sa quiétude. On se sent hyper privilégié d’être là car cette maison semble étonnamment hors des sentiers touristiques. On n’en a pas trouvé mention dans les guides, je l’ai vraiment trouvé en fouinant un site norvégien, à croire que cela reste délibérément un lieu secret.

Nous en apprenons un peu plus sur le peintre, comme le fait qu’il ne prenait pas spécialement soin de ses œuvres, les exposant dans son jardin à même le sol, soumises aux éléments à tel point que cela put les endommager parfois. Il voyait presque ses œuvres comme des organismes vivants qui doivent s’intégrer à la nature car ils en font partir, cela rentre dans sa démarche d’artiste.

Dans le village, il était apprécié car gentil et généreux avec ses modèles mais ses peintures en elle-même n’étaient pas apprécié. Cependant, il connut dès son début de carrière le succès, même s’il ne faisait pas l’unanimité. C’est parce que son art fut considéré par les nazis comme dégénéré et que certaines de ses œuvres en Allemagne furent saisies qu’il fit le choix de donner toutes ses œuvres encore en sa possession à l’époque à la ville d’Oslo.

Nous nous sommes amusés à nous mettre en perspective certains tableaux de l’artiste dans les lieux tels qu’ils sont aujourd’hui. Une façon de rentrer dans le cadre de l’artiste.

Les nouveaux propriétaires ont pris soin de garder les rochers tels quels dans le jardin. 
La sœur de Munch posa pour lui sur ces rochers juste en bas de la maison de l’artiste.  
Dans la rue de l’artiste. 
Sa maison était au bout de la rue, non goudronnée à l’époque. Après elle, il n’y avait plus que des arbres.
Le pont était en bois à l’époque, il fût détruit par un orage. 

Une bien belle journée passée à Åsgårdstrand, avec en prime petite balade en bord de mer et petites crêpes maison dans le fourgon sur notre spot dodo sur la marina.

Glace au café Munch dans le style art nouveau  
Marina d’ Åsgårdstrand

Du Dimanche 2 au Mardi 4 Juillet

Nous regagnons Oslo pour nos 3 derniers jours en Norvège. Nous bouclons ainsi la boucle!

Nous profitons de ces 3 jours pour visiter le quartier de Grünerlokka, animé et vivant où l’on trouve beaucoup de bars/restos etc…

La ville est agréable, presque provinciale et même si au premier abord on n’avait pas eu de coup de cœur, elle se laisse apprécier au fil des jours et on est contents d’y avoir passé ce temps.

Avenue Karl Johansgate, on s’amuse à rentrer encore une fois dans le tableau!
Théâtre national  
Palais Royal et relève de la garde 

Nous visitons également le parc Vigeland, un peu excentré mais qui mérite largement le détour. Ce parc abrite les statues colossales de Gustav Vigeland (1869-1943), sculpteur norvégien qui a pu laisser libre cours à son art.

Portes art déco à l’entrée du parc Vigeland 

Ces sculptures de granite sont des hommes, des femmes et enfants qui partagent liens familiaux ou sensuels. Ils s’aiment, se battent, jouent, à l’image de la vie. Chez Vigeland, les hommes sont taillés en Hercule, les corps et les membres sont épais presque mal dégrossis.

Le bout de chou piquant sa colère s’appelle le Sinnataggen, Vigeland s’est inspiré de son propre fils! Cette statue est devenue l’emblème d’Oslo.

Le Sinnataggen 

L’obélisque est un enchevêtrement de 121 corps sur 14 m de haut.

Nous avons également été visité le musée national, le Louvre norvégien dans un musée tout neuf qui a ouvert il y a moins d’un an.

On a pu y voir de belles toiles. Des peintres norvégiens de l’époque romantique comme Dahl qui fut le premier peintre norvégien à connaître un rayonnement à l’international.

Paysages de JC Dahl 
Le Nigardsbreen peint par Dahl, glacier que nous avons vu mais à l’époque on voit qu’il était bien plus étendu!! 

Une salle entière est dédiée à Munch avec notamment sa version du Cri la plus célèbre. Le tableau est plu grand que les autres versions que nous avions vu au musée Munch.

Le cri!!! 

On se régale donc avec encore pas mal d’œuvres du maître.

Œuvres de Munch 

On retrouve des œuvres de Christian Krohg, grand peintre norvégien et maître de Munch.

Oeuvres de Christian Krohg  

Autre peintre d’intérêt: Karl Jensen-Hjell, qui était proche de Munch.

Un bel intérieur de Karl Jensen-Hjell 

On apprécie aussi beaucoup Harriet Backer, femme peintre impressionniste norvégienne que nous ne connaissions pas. Elle a séjourné à Paris où elle fut influencée par l’impressionnisme.

Oeuvres d’Harriet Backer 

Il y a une section aussi dédiée aux peintres français.

Un peu d’expressionnisme allemand, de Picasso etc..

Picasso, Macke, Münter, Kirchner 

Le premier étage est consacré aux arts décoratifs avec du mobilier des différentes époques. Honnêtement c’est très chouette, la visite nous plait beaucoup.

Mobilier art nouveau 

Ultime conclusion de ce voyage norvégien avec Munch pour fil rouge, nous nous rendons au cimetière de Notre-Sauveur sur la tombe du maître.

Tombe de Munch à Oslo 

Enfin, ces 3 jours à Oslo auront été l’occasion de se refaire un petit brunch au Thon Hôtel, des petits cafés et des footings (pour Micka) et balades (pour moi) autour du lac Sognsvann.

Nous rentrons quelques jours à la maison et revenons le 9 au soir à Oslo. Nous dormons pas très loin de l’aéroport

Lundi,

Nous reprenons la route dans l’autre sens, back to SWEDEN!

Petite balade du matin pour se dégourdir les jambes avant que la pluie n’arrive.  

Nous nous arrêtons à Drobak, petit village au bord de l’eau au sud d’Oslo, puis nous rejoignons Strömstad en Suède. Nous faisons quelques courses et c’est à peu près tout car la pluie ne nous quitte pas.

Drobak  

Nous voulions écrire un petit bilan sur la Norvège car souvent le temps efface les souvenirs, les étonnements etc…

Pour nous la Norvège, ça aura été 46 jours de voyage, pour un budget à 2 d’environ 2900€.

Ce qu’on a adoré en Norvège:

-les paysages GRANDIOSES. Le pays offre une diversité de paysages et une immensité folle. La densité étant faible c’est vraiment la nature qui est reine. On éprouve un sentiment de liberté absolue, de calme et une proximité avec la nature. Les fjords font partie de ces paysages propres à la Norvège qui vous marquent. Les cascades sont les plus puissantes et les plus nombreuses que nous ayons vu.

On en prend plein les yeux et les wahouuuu se succèdent.

Les trajets en eux même sont déjà des voyages tant les nombreuses routes panoramiques sont juste dingues. Quand aux glaciers, on a la possibilité d’en voir facilement plusieurs et de vraiment près.

- MUNCH!!!! On adore ce peintre norvégien si célèbre et avoir pu voir la majeure partie de ses œuvres dans les 2 musées d’Oslo et le musée de Bergen a été un moment fort de ce voyage. Tout comme la visite émouvante de sa maison à Åsgårdstrand.

-le goût du sport. Les Norvégiens mettent le sport au coeur de leur vie et c'est chouette toutes les opportunités que le pays offre à ce niveau-là. Des randos par dizaines…

-la liberté totale que l’on y trouve en van. Le pays est clairement le pays le plus adapté au van que nous ayons pu voir. Des spots à foison, très peu de restrictions, des spots avec de beaux paysages en plus et un accès à l’eau et aux vidanges gratuites.

-la sécurité. Totale, tout le temps partout. Que ce soit la nuit, le jour, il y a un sentiment de sécurité complet très agréable. C’est vraiment confort de pouvoir lâcher-prise ainsi, laisser ses affaires au resto, dans le camion sans toujours craindre le vol.

-la propreté. Pas de déchets dans la nature et un sens de l’hygiène important. Les toilettes sont toujours propres et entretenus même dans des endroits isolés. On aurait beaucoup à apprendre d’eux!

-le soleil de minuit. Quel luxe de ne pas voir le soleil se coucher et d’avoir des journées à rallonge!! C’est à expérimenter vraiment!!!

-l’organisation globale du pays. C’est un pays où tout semble rouler. L’offre de transport est vraiment bien développé au vue de la topographie des lieux, avec les ferry ultra pratique, les tunnels partout etc… tout est bien pensé et se déplacer est fluide et facile même dans des zones reculées.

Ce qu’on a moins aimé:

-la météo. C’est le point noir, l’énorme point noir. Clairement, il faut faire avec et cela peut altérer le voyage. On ne sait pas si on aurait autant apprécié le pays si on était venus que 15 jours et que c’était nos seules vacances de l’année. Car en moyenne on a eu une journée sur deux seulement où on pouvait vraiment profiter. C’est assez frustrant et ça mine un peu le moral par moments. Du coup, quand on dresse le bilan de ce qu’on a fait en 6 semaines, il n’y a pas forcément une densité de choses incroyables comme quand on visite des pays comme l’Espagne ou l’Italie où chaque journée est beaucoup plus « potentialisée » (même si j’aime pas ce mot) grâce au soleil omniprésent. On pense que le bilan de tout un chacun sur la Norvège dépend énormément de la météo qu’il aura eu plus que tous les autres facteurs réunis. Nous pensons que les points négatifs que je cite ci-dessous ne seraient que détails futiles si la météo avait été plus favorable pour nous.

-la nourriture

Nous idéalisions peut être un peu le pays mais on s’imaginait manger sain, bio et local en Norvège! Quelle erreur! Il n’y a pas de petits commerces, d’artisans et tout est importé. Pas de marché. Et dans les supermarchés qui sont du coup le seul endroit pour se ravitailler c’est le règne des produits ultra transformés et suremballés. Clairement les Norvégiens se nourrissent très mal. Ajoutez à cela qu’importer fruits et légumes ne poussant pas chez eux coûte une petite fortune, on s’est retrouvé à manger toujours la même chose pendant 6 semaines. Et c’était vraiment lassant.

De plus, nous avons trouvé qu’il y avait quand même peu de cafés et restaurants dès qu’on est hors des grandes villes. Les Norvégiens ne sont pas très épicuriens et franchement en tant que français ça fait bizarre de voir aussi peu de lieux conviviaux. On n’est jamais passé devant un restaurant où l’on mourrait d’envie d’entrer en regardant la carte…

-le coût de la vie.

On savait qu’il était très élevé et nous ne l’avons pas tant subi que cela grâce au van.

Nous n’avons pas fait de restaurants à cause des prix mais aussi à cause de l’offre qui est comme je le disais faible et peu attractive. Donc bon les prix n’ont pas été tant un souci que cela pour nous.

-Le manque de patrimoine.

Clairement on ne va pas en Norvège pour les visites culturelles et les musées (sauf les musées d’art!!!) mais dans un sens plus large, il y a peu de patrimoine en Norvège, mis à part Stavanger et Begen, leurs villes ne sont vraiment pas belles, les rues sont taillées au cordeau à l’américaine. On est que dans le fonctionnel.

-l’indifférence des Norvégiens.

Certes, ils parlent tous anglais ce qui est très pratique. En revanche, dans les relations humaines, y’a pas de crème sur le lait. C’est le strict minimum. Ça manque un peu de chaleur humaine. On n’a pas trouvé les gens attachants.

En conclusion, on est ravis d’avoir découvert ce pays qui faisait partie de nos envies mais qu’on avait pas pris le temps de visiter parce qu’on avait conscience que c’était un budget et de longues distances. On a le sentiment de l’avoir visité de la manière qui nous convenait le mieux pour en profiter sans être frustré, à savoir en van et en prenant notre temps.