Voyagez avec nous en Amérique Latine !
Du 13 octobre au 15 novembre 2016
34 jours
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13
oct

Le grand jour est arrivé.


Un passage par Lyon St Exupery: petit stress car plan vigipirate oblige.....le passage de la sécurité est très long...nous décollerons avec du retard vers 19h 45.

Puis Londres Heathrow: bonne surprise....sur classement en business class..yessss! Un parcours de 12 000km, soit environ 14 heures pendant lesquelles nous avons dormi comme des bébés !

Et arrivée en Argentine, à Buenos Aires, à 8h (soit 13h en France)

14
oct

Nous voici enfin à Buenos Aires ! Un circulation inextricable, mais un hôtel chaleureux où nous attend Max, notre guide.

Nous testons le métro (le premier d'Amérique Latine ! Il date de 1913) et nous voilà dans le microcentro. La très large avenue du 9 juillet : tour de la radio avec le portrait de Eva Peron, un monument en hommage aux chutes de Iguazu (territoire que les argentins ont volé au Paraguay)

....puis le quartier de la Boca avec ses maisons colorées, ses murs peints (ici, en hommage aux mères de la place de mai avec leurs foulards blancs ), la Bombonera...le stade de Boca Junior!!,


......puis le quartier de San Telmo et son vieux marché (étals de viandes et pâtisseries maxi-calories !)

15
oct

Ce matin, il pleut...c'est même le déluge.

Alors direction le MALBA (Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires ) super moderne ...

Puis , le soleil et la chaleur (humide) étant de retour, flânerie dans les magnifiques parcs, jardin japonais ou botanique......c'est une ville très verte avec des arbres magnifiques.

Buenos Aires regorge aussi de magnifiques immeubles très chics.....contrastant avec des no man's lands pour les voies ferrées nécessaires au transport des containers vers le port.

17
oct

Nous voici en Bolivie, arrivés par un petit coucou de la compagnie Amaszonas et récupérés par un chauffeur qui charge nos sacs sur le toit!

De notre joli hôtel de style colonial organisé autour d'un patio très fleuri

Nous partons visiter Sucre, capitale Constitutionnelle de la Bolivie. 215 000 habitants à 2750m d'altitude !!

Le couvent de la Recoletta (franciscains ) : joli cloître et stalles du choeur en bois de cèdre.

C'est aussi le jour de la photo de classe pour les enfants de l'école voisine.

Le musée des textiles et arts indigènes : magnifiques tissages.

Le mercado central avec ses étals de jus de fruits, de pommes de terre, de fruits et légumes. Bien sûr, des pâtisseries bien crémeuses et nous goûterons les "Tawatawa " (beignets à la farine de maïs et de miel)

Enfin le couvent San Felipe Neri et surtout la balade sur ses toits qui offre une vue imprenable sur les toits de Sucre

18
oct

Sucre, une ville où il fait bon vivre. Très grosse ville universitaire, mais aussi des autochtones très typiques......

Ville où la déclaration d'indépendance de la Bolivie à été signée le 6 août 1825 à la "casa de la libertad": joli bâtiment colonial qui abrite l'histoire des 65 présidents de la République !!!!!! (Avec tous les coups d' état ils ne restent pas longtemps) Portrait du Président actuel: Evo Morales et le drapeau Bolivien (le blason représente la montagne de Potosi le Cerro Rico, un lama et une gerbe de blé, le tout surmonté par le Condor des Andes).

Ville coloniale avec des maisons bien blanches , fleuries (le temps y est doux: jamais de neige l'hiver, voire chaud en ce moment, mais nous sommes au printemps!) et classée au patrimoine mondial de L'UNESCO.

Un petit tour par le marché pour boire un jus de fruits, divinement bon ! L'étal des épices , les grands paniers recouverts de tissus colorés. ... puis la Poste , unique lieu de la ville où on peut acheter des timbres!

Avant de rentrer dans notre joli hôtel.

19
oct

Départ de Sucre vers Potosi: un trajet de 166 km soit 3 heures ! Car nous sommes en altitude et allons arriver à 4000m !!!!.....alors routes à péage, raréfaction de l'oxygène et vieux tacots à doubler......on met un peu de temps !

Route asphaltėe assez large, bordée d'eucalyptus. Un Rio très large qui sépare la région de Sucre et celle de Potosi.

Puis arrivés sur le plateau à 4000m des paysages magnifiques à perte de vue. Et des Boliviennes qui essayent de vendre des bricoles aux péages ou qui se baladent dans les champs

Enfin Potosi, ville de 200 000 habitants qui s'étale entre 4000m et 4500m, au pied de la montagne mythique du Cerro Rico (la montagne riche....puisqu'elle regorgeait d'argent) qui culmine à 4800m ..Comme le Mont Blanc!

20
oct

La "Villa Imperiale de Carlos V" a été fondée le 1er avril 1545 dès la découverte du précieux minerai, et l'excavation à grande échelle commença. Des milliers d'esclaves indiens furent amenés pour creuser . Les cargaisons d'argent furent envoyées en Espagne et financèrent l'empire espagnol. Au cours des 4 siècles de production, la légende affirme qu'elle aurait permis de construire un pont d'argent jusqu'à la mère patrie !

Il y eu tant de morts que les Espagnols firent aussi venir des milliers d'esclaves africains .Les conditions de travail étaient tellement dures qu'on estime que 8 millions d'esclaves moururent dans les mines dans des conditions atroces.

Il fait 4°ce matin: allons visiter la mine qui est en activité !!

Avec notre guide qui a été mineur de 12 ans à 19 ans et qui a quitté la mine l'année où il a perdu son grand-père dans une explosion minière et son père a cause de la silicose à l'âge de 37 ans......

Nous passons d'abord à la coopérative, magasin où les mineurs achètent leur matériel: casque, dynamite avec mèche et détonateur , alcool à 96° (qu'ils couperont avec du coca cola), cigarettes de tabac roulées dans du papier blanc, lampes frontales et les fameuses feuilles de coca.

Pour les 4 premières heures de travail, ils consommeront la moitié des feuilles du plateau (l'autre moitié sera pour les 4 heures suivantes!). Ils les mâcheront un peu puis les stockeront dans la joue , après les avoir aromatisées avec des morceaux de cendre durcie: cendre de stevia ou de patate douce....Ainsi ils n'auront ni faim, ni soif, et auront toute l'énergie nécessaire à leur dur labeur.

Et nous (les touristes) achèterons des petits sacs remplis de "cadeaux" : soda, crackers, feuilles de coca, gants, bonbons....que nous distribuerons dans la mine.

Puis nous nous habillons comme des mineurs: bottes, veste et pantalon, casque et lampe frontale !!

Et enfin nous pénétrons dans la mine en suivant les rails à la lumière de nos frontales. Parfois, nous nous collons a la paroi pour laisser passer un wagonnet de minerai poussé par 2 mineurs : chargement de 1 tonne contenu dans un wagonnet qui pèse 250kg.......(et ce sont parfois des gamins de 15 ans...)

Nous parcourons ainsi plus de 500m dans cette montagne qui compte 780 km de galeries, et regroupe 200 mines !!!! Les galeries tiennent avec des étais en bois. Et parfois un trou équipé d'une échelle permet de descendre dans les étages inférieurs à 180m de profondeur ....

Au fond de chacune des mines "el tio", ce diable qu'ils respectent et auquel ils apportent des offrandes.

A la sortie de la mine, les wagonnets sont déversés, et le contenu trié par un mineur qui va séparer les blocs de minerais des cailloux sans importance...

Cette mine les rend très fiers et les mineurs lui sont très attachés. Mais les aléas de la conjoncture s'en mêlent aussi, au point que, en 1987, la crise minière a poussé les habitants de Potosi à l'exil, et la population est tombée à 12000 habitants.......puis remontée à plus de 200 000 aujourd'hui. ...

21
oct

Potosi, ville coloniale avec de beaux bâtiments ....pas toujours en bon état : église San Francisco, palais de la région, église San Lorenzo, tour de la compagnie de Jésus , une belle porte, le bâtiment de la poste ...

Certaines façades sont ornées de beaux balcons en bois: signe de très grande richesse car, à Potosi, il n'y a pas d'arbres (altitude oblige). Le bois venait donc des forêts Amazoniennes et porté à dos d'hommes et de mulets sur de très longues distances.

Le bâtiment emblématique de Potosi est la Casa Moneda : l'hôtel de la monnaie où furent frappées les pièces de monnaie espagnoles avec l'argent de la mine et fabriqués les lingots d'argent qui partaient vers l'Espagne.

Et toujours des Boliviennes très colorées ! Et coiffées du chapeau très haut typique de Potosi. Elles viennent vendre au marché des "chuños" (pommes de terre déshydratées ) et des légumes secs (quinoa, haricots...)

Autre signe de richesse à Potosi au 16ème siècle : envoyer sa fille au couvent Santa Teresa en échange d'une dot de 2000 pièces d'or ou l'équivalent en objets de luxe. Donc très beau couvent richement décoré qui abritait 21 carmélites au plus. Actuellement elles ne sont plus que 6.

Dernière soirée à Potosi où les bâtiments coloniaux sont joliment éclairés et où il y a encore un monde fou dans les rues vers 21heures!

22
oct

Ce matin départ de Potosi pour nous diriger vers le Salar de Uyuni, immense désert de sel, la plus vaste réserve de sel au monde !!! 20 000 tonnes de sel chaque année. ....mais surtout, sous la surface, de très importants gisements de lithium (50% des ressources mondiales) qui pourraient alimenter l'économie Bolivienne (et les batteries de nos téléphones. ..) pendant les 100 prochaines années. ....

Nous traversons , d'abord, l'altiplano bolivien (environ 3600m d'altitude ) vers le sud ouest. Route asphaltėe (très bonne) bordée de cactus, d'arbrisseaux (ayrampo) plantés dans un sable très fin et très clair. Nous longeons des massifs montagneux surplombant des rios où paissent les lamas, ou leurs cousins: les vigognes (très appréciés pour leur laine encore plus douce que l'alpaga )

Arrêt à la mine de Pulacayo, aujourd'hui abandonnée, mais naguère la 2ème mine d'argent de Bolivie. De vieilles locomotives (anglaises ) finissent de rouiller. Et c'est l'occasion de pique-niquer avec Diego, notre chauffeur.

Soudain, au loin, apparaît le Salar !!!!

Et peu après, la ville de Uyuni : Salar au second plan et champs de quinoa au premier plan. Brève visite au cimetière des trains et passage rapide dans cette ville, battue par les vents qui ne présente pas beaucoup d'intérêt.

Et nous arrivons dans notre hôtel, entièrement fait de blocs de sel !!!!! Même le sol est fait de grains de sel.... Chaque chambre disposant d'un petit salon privé avec vue sur le Salar !!!

23
oct

Allons visiter le Salar !

La voiture est prête avec les réserves de gasoil et de gaz (pour la tambouille) sur le toit! En passant à Colchani, petites entreprises qui affinent les gros grains de sel rapportés du Salar pour en faire le sel de table.

Puis nous attaquons le Salar : les photos rendent mal cette immensité de sel, dont l'aspect de la superficie diffère selon les endroits : plaques croûtees, hexagones, immensités granuleuses. ....

On y coupe les blocs de sel pour construire les maisons, faire des tables... On y récolte le sel grâce aux tracteurs qui viennent racler la surface, constituent des petits tas pointus permettant à l'eau de s'écouler et au sel de sécher.

Car il y a de l'eau. ....des rivières souterraines alimentées par les volcans voisins circulent sous cette croûte de sel, et font leur apparition sous forme de "ojos de sal " , petites résurgences .

Bien sûr, le Dakar s'y est arrêté en 2014 et va y repasser en 2017 !

Puis traversons 80km d' immensitės salées, avec comme point de repaire le volcan Tunupa (5432m) ...nous sommes à 3600m . 11 couches de sel de 2 à 10m d'épaisseur, sur une profondeur de 120m . Ce sel contient plusieurs minerais: lithium, borax , potassium, magnésium , carbonates et sulfate de sodium. ....

Nous arrivons à l'île de Incahuasi, île rocheuse recouvertes de cactus ! En montant au sommet, vue époustouflante sur tout le Salar, et toujours le volcan Tunupa en point de mire! Déjeuner que nous a préparé Diego...succulent !

Direction le sud du Salar ( environ 120km) puis nous entrerons dans le Nor-Lipez, région de production de la quinoa !

Nous arriverons à San Juan pour visiter une nécropole de "chulpas ", pétrifications volcaniques dans lesquelles ont été retrouvées des momies des "Seniors du Lipez" ethnie Aymara (1250 à 1450 ap.JC). Petit musée très intéressant !

San Juan est aussi un centre important pour la quinoa: visite explicative dans la "maison de la quinoa"....céréale habituée aux terrains arides et qui résiste au froid. Elle est cultivée depuis 1800 av.JC et la Bolivie fournit 46% de la production mondiale. Le travail est surtout manuel (avec le tracteur, les semis s'envolent!!) et naturel avec pour seul traitement des décoctions de plantes locales et de crottes de lamas....il y a 17 variétés de quinoa. Plantée en septembre, elle poussera pendant la saison des pluies (dec. Janv. fév.) et sera récoltée en avril/mai. Avec la quinoa, on fait aussi de la bière que nous goûterons le soir en arrivant à notre hôtel !

Voir la carte de notre parcours....

24
oct

Notre "hôtel de pierre" géré par la communauté indienne locale est situé au milieu de nulle part, à 4161m d'altitude ....Avec ses portes en bois de cactus, il côtoie un enclos de 200 lamas !!

En route pour la région des volcans, et son champ de concrétions volcaniques .

Puis de nouveau un Salar, celui de Chiguana. Traversé par une voie ferrée qui permet d'acheminer le cuivre de San Cristobal vers le Chili.

Il est dominé par le volcan Ollagüe (5865m) situé à cheval sur la frontière Bolivie/Chili. Volcan en semi-activité, et coiffé de blanc (du souffre). Sur l'autre versant on voit bien la coulée de souffre, et au pied de l'éboulis certaines pierres sont recouvertes de cette mousse verte, le "yareta" qui sert aussi de combustible.

Nous continuons dans un désert de pierres volcaniques, où nous rencontrons des "vizcachas": petites bestioles qui se déplacent comme des kangourous, qui ont la queue d'un chinchilla et la tête d'un lapin !

Puis ce sont les lagunes altiplaniques et leurs colonies de flamants roses !!!...les lagunes Cañapa (très bleue), Hedoinda (très blanche avec sa couche de souffre), Honda (vert d'eau ) et Ramaditas (avec sa mine d'ocre )...toujours entre 4100m et 4300m.....

Ensuite s'ouvre le désert de Siloli: vaste étendue de terre, longeant la frontière chilienne ponctuée de volcans....on y rencontra même un nandu (cousin de l'autruche )....Un vrai désert désertique !!!

...et au milieu de ce désert battu par les vents à mile lieues de tout : un petit hôtel tenu par une communauté indienne!

25
oct

Départ de notre hôtel perdu au milieu du désert de Siloli à 4500m d'altitude, avec panneaux solaires et éoliennes pour eau chaude, électricité et chauffage..! Et pour le dîner de la veille, restaurant avec serveurs indiens, faisant un service impeccable et décrivant les plats apportés. ....surréaliste !!!!!!

Nous continuons à traverser le désert de Siloli, long de 150km, vaste immensité plane à 4600m , recouverte de sable chocolat, et bordée de chaque côté par des montagnes et des volcans de 6000m environ !.....Au milieu, un site de pierres volcaniques qui ont été erodées par le vent qui balaye ce plateau où la température avoisine -25° l'hiver. ....

Nous entrons ensuite dans la réserve nationale de faune andine.

La laguna colorada : vaste lagune dans laquelle se réfléchissent les montagnes et qui abrite une grosse colonie de flamants roses !

Les geysers de Sol Mañana : à 4990m d'altitude. Ensemble de fumerolles de souffre (ça pue!) qui peuvent monter à 50m de haut....

Le salar de Chalviri et les Thermes de Polques : eau chaude à 35° qui coule dans le sol et alimente un bassin dans lequel on peut se baigner.

Encore des volcans qui nous dominent avec leur calotte souffrée.

Le magnifique volcan Licancabur qui, du haut de ses 5916m, marque la frontière Bolivie / Chili. On peut l'escalader (avis aux grimpeurs!) . Il domine la laguna verde, dont les eaux si vertes excluent toute vie tant elles sont saturées d'arsenic et de cuivre !....et la laguna blanca.

Et nous voici à la frontière du Chili où nous quittons notre chauffeur Bolivien, pour un chauffeur Chilien.....ils n'ont pas le droit de franchir la frontière à ce passage de Hito Cajon , battu par les vents à 4700m.....ça caille!

Nous redescendrons de manière très abrupte vers San Pedro de Atacama à seulement 2700m d'altitude !!

26
oct

Nous voici au Chili, à San Pedro de Atacama, toute petite ville de 5000 habitants, assez touristique et baba cool !!!

Départ de bon matin (6h) pour voir le lever du soleil sur la cordillère des Andes. Rendez vous à la "pierre du coyote", où le guide nous concocte un petit déjeuner local: maté de coca (infusion de feuilles de coca), tartine de purée d'avocats, mélasse de chaña ( sorte de mini prune), confiture d'Algarobo (sorte de caroubier )....

Et le soleil se lève derrière la cordillère des Andes (frontière Bolivie / Chili ) en illuminant la cordillère de Domeyko (cordillère parallèle qui borde le plateau d" Atacama à l'ouest ). C'est toujours assez magique d'autant que nous sommes absolument seuls !! Et il fait un froid de gueux....

Promenade dans la vallée de la mort (rien à voir avec celle des US ) mais belles roches rouges et surtout la chaleur du soleil qui s'installe nous permet d'enlever les 3 couches de polaires.....

La vallée de la lune: avec des galeries taillées dans des roches de sel gemme, très fines dentelles de sel extrêmement dures....et aussi un canyon plus large, un peu chocolat car le sable s'accroche aux aspérités de sel....et chose incroyable: on entend la montagne craquer !!!!...sous l'effet de la chaleur dilatation des veines de sel.....et bien sûr, roche très friable, capable de creuser une faille en 3 jours de pluie ...la dernière pluie datant de 3 ans !! puisque le désert d' Atacama est le plus aride du monde ! Et aussi une immense dune de sable brun domine la vallée....

Le soir, dans ces petites ruelles bordées d'agences qui organisent des excursions, le réconfort avec un "pisco sur " sorte de punch local !!

27
oct

Aujourd'hui nous visiterons la vallée Arc en Ciel: joli canyon aux formes découpées et aux couleurs multiples en fonction des minerais contenus dans la roche.

Un peu plus loin, le village de Rio Grande avec sa jolie petite église et ses cultures maraîchères bien arrosées par le Rio, car dans cette région, on ne manque pas d'eau ; la sécheresse est atmosphérique.

Un très bel arbre que l'on retrouve sur toutes les places de village: le faux poivrier avec ses baies roses (non comestibles) et un magnifique cactus dénommé "coussin de belle mère"....évidemment !!!

Sur la route du retour, nos premiers guanacos (ancêtre du lama) non domestiqués et assez craintifs..

Puis visite de la charmante église de San Pedro de Atacama, récemment restaurée, avec son toit en bois de cactus soutenu par des poutres liées par des cordons en peau de lama.

Ce soir, entre 23h et 2h du matin: exploration des étoiles du ciel chilien avec un astronome français qui nous explique tout : les étoiles, comètes, galaxies.....que nous obseverons avec de magnifiques télescopes......Très intéressant. ....mais pas de photos!

28
oct

Une nouvelle journée d'excursion au départ de San Pedro nous emmène dans le canyon des cactus pour une balade de 1heure et demie. Petit canyon encaissé dont les pentes sont recouvertes de "cardones ", végétaux à croissance fort lente puisqu'ils ne poussent que de 1 cm par an !!!....et au fond de ce canyon une petite rivière ....ce qui confirme bien que dans cette région si aride, il y a de l'eau qui vient des volcans voisins.

Ensuite nous reprenons la route et approchons des 4000m pour la pause tant attendue: un "asado " chilien !!! Saucisses locales, côtes de porc et filet de boeuf , rôtiront sur une grande grille chauffée par l'arbuste local: le pingopingo, le tout largement arrosé de vins chiliens .....délicieux!

Puis la route continue à grimper sur l'altiplano chilien, mais là encore il y a de l'eau et les paysages sont différents de la Bolivie. Ici les vigognes broutent des végétaux bien verts . C'est aussi le pays des "oies des Andes".

La route (bien cabossée ) nous amène enfin aux "Geysers du Tatio" à 4300m, vaste terrain où l'eau qui ruisselle des volcans voisins , vient se rechauffer au contact des chambres magmatiques et se manifeste de diverses manières : une piscine d'eau à 40°, des jets d'eau bouillante (à 85° puisqu'on est en altitude) ou encore des fumeroles. Sur fond de coucher de soleil sur la cordillère des Andes ....c'est magique!....et il commence à faire froid : -3°.....alors que pendant le barbecue il faisait plus de 30°....belle amplitude thermique!!

Et puis la photo avec notre guide Santiago, chilien qui a vécu en France puisque ses parents sont venus s'y réfugier au moment de la dictature (l'un de ses frères ayant été torturé ) et qui est retourné dans son pays d'origine !


29
oct

Aujourd'hui c'est :

 ....tranquilo !!!!!!

Pause avec le traditionnel "Piscosur" , apéritif national composé de Pisco (eau de vie de raisin) et de jus de citron vert, emulsionné avec un blanc d'oeuf et servi avec un trait d'angustura !!!!!!

Quelques petits nuages.....cela fait si longtemps que nous n'en avons pas vu....pour saluer notre dernier jour au Chili, un pays où il fait vraiment bon vivre .....

30
oct

Grand trajet en bus.....comme les djeuns.. pour aller du Chili en Argentine !

Environ 550km pour pas moins de 11heures !!!!!!....heureusement dans un autocar très confortable, sièges larges et inclinables, WC à bord, petit déjeuner + lunch + goûter....et stewart qui fait le ménage au fur et à mesure !!!!!!.....Un peu long quand même , avec un seul arrêt de 1h30 à la douane .....

Et nous arrivons à Salta, ville de 700 000 habitants. ....et là nous ne sommes plus qu'à 1200 m d'altitude !!!! Jolie ville coloniale, très bien illuminée autour dune place carrée plantée d'orangers.

Jolies église et cathédrale, bourrées à craquer pour l'office. .......

Un petit casse croûte local : humitas (maïs écrasé avec petits legumes cuits dans une feuille d'épis de maïs ) et les fameux " salteñas" (nom local de l'empanada )....pas mal du tout !

Et retour dans notre charmant hôtel , ancienne maison coloniale, avec patio et joli jardin!

31
oct

Départ de Salta pour remonter vers le nord (sur la route qui va en Bolivie) dans un paysage de "quebradas" (vallées encaissées ) bordées de montagnes de toutes les "couleurs de la palette du peintre", qui sont classées au Patrimoine Mondial de L'Unesco.

Petits villages (Purmamarca puis Tilcara) avec églises pimpantes et toits ...en bois de cactus !

Arbres magnifiques comme cet Algarobo de 700 ans !

Cette vallée grimpe vers 3000m et......nous boirons donc le vin le plus haut du monde , planté entre 2750m et 3329m !!!...tout en nous détectant de quinoa aux légumes grillés (on mange bien en Argentine.. )

1
nov

A Tilcara subsiste une "Pukara": forteresse pré-colombienne, juchée sur un piton rocheux. C'est un ensemble d'habitations en pierre, dont les toits sont en bois de cactus, recouverts d'un torchis de paille et d'argile. Les "cardones" recouvrent tout ce promontoire de pierres d'où l'on a une très belle vue sur les montagnes environnantes, et sur la plaine assez fertile où les paysans travaillent encore les champs avec une charrue tirée par un âne (chercher le petit point au milieu du champ!).

Plus loin en remontant vers le nord (ou vers l'équateur ), la route traverse le tropique du Capricorne !

Toujours dans cette quebrada aux mille couleurs, nous remontons vers 3000m d'altitude. Des paysages époustouflants, des petites églises pimpantes, des magasins (de téléphone ) improbables. .!

Nous repartirons vers le sud (Salta), sur une petite route de corniche, à travers une forêt subtropicale d'une densité incroyable: arbres gigantesques, emmêlés dans des lianes, et recouverts d'autres végétaux épiphytes.....où s'aventurent des animaux égarés (?)

Et arrivons dans une caldera où les montagnes fument (l'activité volcanique est toujours très présente dans les Andes).

2
nov

Aujourd'hui nous explorons la région au sud de Salta. Traversons une grande plaine fertile plantée de maïs et de tabac. Les bords de la route laissent place aux "tarkos" ces grands arbres aux fleurs bleues ! Et aussi aux chevaux retenus par leur longe et broutant tranquillement.

Puis nous tournerons plein ouest (en direction de la cordillère des Andes ) et entrerons dans une succession de quebradas :

la première, très verte, bordée d'herbes de la pampa et d'arbres aux fleurs jaunes les "palan palan" . La route était asphaltėe. ....mais au bout de quelques kilomètres. ...nous sommes sur une piste, et bientôt derrière un gros caterpillar qui refait la dite route, car un nouveau pont va être construit ! Il remplacera le vieux pont métallique. ....et il est temps, car il y a des trous inquiétants !

La seconde , la "quebrada de Escoipe" qui surplombe le rio du même nom, devient rouge et verte (cuivre) . On y croisera même un indien, chevauchant à cru et sans étriers !

Et ensuite nous aborderons la "cuesta del obispo", un vraie piste avec beaucoup de poussière qui nous propulsera jusque 3457m dans un brouillard à couper au couteau (il fait 2°). ..et finalement c'était plutôt pas mal de ne pas voir le ravin...!!!!..c'était vraiment pentu....

Et bien sûr, de l'autre côté du col apparaîtra le ciel bleu !! Nous arrivons sur le plateau de la pampa de Cachi ...et nous croiserons des guanacos, ancêtres du lama: tête noire , plus haut et plus agile que le lama. C'est aussi le parc national des "cardones" avec des milliers de cactus à perte de vue!!!

Puis nous voilà a Cachi, petit village paisible. Toujours la même organisation : une place centrale bordée par la "cabildo" (hôtel de ville ) et l'église ! Ici en plus , un joli petit musée archéologique. ....

3
nov

La "ruta 40"....route mythique de l'Argentine (comme la route 66 aux USA). Elle traverse tout le pays, le long de la cordillère des Andes, sur une distance de 5200km. Elle démarre du cap Virgenes (détroit de Magellan) et remonte jusqu'à Quiaca à la frontière Bolivienne. Elle n'est pas asphaltėe sur toute la longueur....et bien sûr, le tronçon (180km) que nous emprunterons est une route "de terre" (surtout ne pas dire une piste...cela les vexe!)...

Nous suivrons le rio Calchaqui, et traverserons des villages indiens avec un habitat traditionnel en adobe: briques fabriquées en argile mélangée à de la paille et séchées au soleil. Le toit en bois d'arbre ou de cactus est également recouvert de ce torchis. Il ne pleut pas souvent, mais lorsqu'il pleut....c'est abondant. Certaines maisons sont équipées de gouttières et bordées, dans les villages, de trottoirs élevés d

Sous lesquels l'eau est canalisée. Toutes ont un beau four à bois à l'extérieur. Nombre d'entre elles ont un auvent.

Le long de la route de jolis villages avec des places bordées de maisons coloniales blanches, des écoles (devant: une Renault Duster qui fait un tabac ici !) , des églises pimpantes....

Puis, la "quebrada de las flechas", un paysage lunaire.....

Et enfin, une oasis de verdure.....et de la vigne....et du vin, dont le fameux "torrontes", proche du muscat!

4
nov

Nous avons quitté le pays du vin et ses vignes les "plus hautes du monde" , plantées dans de magnifiques domaines avec de belles demeures coloniales.

Sommes remontés vers le nord en traversant la magnifique quebrada de las conchas...toute en falaises rouges et ocres torturées.

Toute la journée, il a fait environ 35°.... il faut faire "provision de chaleur"...car demain nous allons vers le froid....

5
nov

Changeons de paysage !

Un peu d'avion via Buenos Aires, et son aéroport situé le long du delta du paraña qui sépare l'Argentine de l'Uruguay ....lieu de prédilection pour les "porteños" (=habitants de BA) qui s'adonnent à la pêche !!!

Pour descendre ensuite vers le bout de la Patagonie, à El Calafate. Changement de décor complet......un paysage complètement pelé, assez plat et un lac tout bleu : le lago Argentino !! Sous un ciel très changeant : du bleu , il peut passer très rapidement au déluge.....et une température fraîche 5°....voire, encore moins quand le vent se lève !!!!

6
nov

Le parc national des glaciers englobe 2 grands lacs: lago Viedma et lago Argentino, alimentés par les glaciers qui s'y déversent . Ceux ci ne sont que les terminaisons des gigantesques "campos de hielos continentales", qui composent un immense glacier de 500km de long à cheval sur la frontière Argentine /Chili.

Nous nous dirigerons d'abord vers la partie nord du parc, en longeant le lago Viedma. Ici la pampa est le paradis des guanacos (ancêtres du lama) et des nandus (cousins de l'autruche). Egalement, de grandes estancias avec des troupeaux de moutons. Face à nous un vent de folie qui arrive des glaciers et balaye le lac (probablement 150km/h). Au fond, pour ligne d'horizon la chaine de hauts sommets dominée par "the" majestueux Fitz Roy (3405m) la Mecque de l'andinisme (car ici on ne peut plus parler d'alpinisme !!!!)

Nous arrivons à El Chalten, petit village situé a 400m d'altitude au bout de la route asphaltėe. Une petite balade au mirador des condors nous offre une superbe vue sur le Fitz Roy, le village de El Chalten et....un couple de condors !!!! (Pour info, la femelle ne pond un oeuf que tous les 2 ans, et le jeune condor mettra 7 ans avant d'avoir son plumage d'adulte )

Puis nous prendrons la piste (bien caillouteuse ) vers le nord, pour rejoindre, sur la route du "lago del desierto" (tout près de la frontière chilienne ), notre hôtel lové dans une forêt au pied du Fitz Roy.

7
nov

Le vent a soufflé toute la nuit , il a plu, il a neigé......et déception au réveil : les montagnes sont cachées par le brouillard... Nous partons courageusement et commençons notre randonnée pour aller voir le Fitz Roy. Grésil et vent nous accompagnent et le soleil boude...

Nous traversons des sous bois magnifiques (où le vent ne nous atteint pas) jonchés par des arbres morts.

Enfin un premier glacier : "piedras blancas"....magnifique!.....glace bleue qui se déverse dans une lagune.

Nous poursuivons vers le Fitz Roy qui est toujours dans les nuages, et ne se dévoilera qu'à peine....dommage!

8
nov

Ce matin, le ciel est un peu plus clément, et propice à une nouvelle rando dans une réserve privée qui jouxte le Parc National.

Petits ponts de bois suspendus qui enjambent des rios laiteux, la laguna "azul" qui n'est pas très bleue car le ciel s'est assombri, mais qui est balayée par un vent si fort qu'il fait ployer les arbres (cf 1ère photo)...et nous fait tomber !...le mistral, à côté, fait figure de petit courant d'air !!!....

Et nous passerons la journée à guetter l'émergence du Mont Fitz Roy de sa ouate nuageuse...ce qui arriva, enfin, dans la soirée ! (Ici, comme nous sommes près du pôle sud et que nous sommes au printemps, le soleil se lève vers 6.00 et se couche vers 21.00)

Région magnifique, très sauvage, avec une eau très pure (délicieuse à boire) puisqu'elle descend des glaciers..... et.......sans téléphone, sans télévision et sans wifi bien sûr....et en ce jour d'élections américaines, nous n'avons pas la moindre idée du résultat..... Demain nous retournons vers un peu plus de civilisation !!

9
nov

Nous sommes de retour à El Calafate, pour aller admirer le glacier Perito Moreno, le "temps fort"du voyage, puisque j'avais choisi sa photo pour illustrer le blog.

Le gigantesque "campos de hielos" regroupe dans sa partie sud, 48 glaciers sur une longueur de 360km, à cheval sur le Chili et l'Argentine. Le Perito Moreno est l'un d'eux. Il se déverse dans le lago Argentino , lac magnifique aux eaux bleu turquoise ! (Quand le ciel est bleu...)

C'est le 3ème plus grand glacier d'Argentine (après Viedma et Upsala). Il a une épaisseur de 700m !!! (à 8km du front) à un endroit où le lit du glacier se situe 200m au dessous du niveau du lac.

Il s'étale majestueusement, et on peut l'admirer depuis une presqu'île qui lui fait face et qui est équipée de passerelles panoramiques , avec de beaux points de vue !

On l'entend craquer, et parfois des blocs se détachent et tombent dans le lac avec fracas !

Le front qui nous fait face mesure environ 70m de haut. Les stries noires sont des résidus de moraine (sous forme de sédiments ou de cailloux ou même de gros blocs de roche)

C'est un glacier dit "stable" : en fait, il peut parfois avancer de 2m par jour , mais cette avancée se disloque au fur et à mesure en plus ou moins gros icebergs......!!!

Grosso modo il progresse de 200m par an , au point qu'il rejoint chaque hiver la presqu'île de Magellan sur laquelle nous sommes; il bloque ainsi le passage de l'eau depuis le Brazo Rico (cf carte). Puis, au printemps, l'eau de ce bras de lac sape ce bloc de glace, le fait effondrer et retablit son passage....

Bref...C'est magnifique.....

10
nov

Avec un confortable catamaran, nous partons à la découverte des autres glaciers qui se jettent dans le Lago Argentino. Il fait beau. L'eau est bleu turquoise...et nous apercevons nos premiers icebergs !!!!!

La couleur de ces gros glaçons change en fonction de la couleur du ciel bien sûr, mais les tons de bleu proviennent de la diffraction de la lumière par les bulles d'air emmagasinées par la glace ! Environ 80% à 90% de la masse de l'iceberg se trouve sous l'eau, et au fur et à mesure qu'il fond il peut culbuter et la partie immergée passe à l'air libre. ..et les tons de bleu sont différents !

Nous arrivons en vue du glacier Upsala, que nous ne pourrons pas approcher de trop près car de très gros icebergs se détachent en permanence. C'est le 2ème plus grand glacier d'Argentine. Il régresse : sur les 50 dernières années, il a perdu une douzaine de km.

Nous repartons, tout en croisant de nouveaux icebergs, vers le glacier Spegazzini : c'est un glacier stable (comme le Perito Moreno ) et nous pouvons donc nous en approcher. Le front est plus haut puisqu'il va de 70m à 130m. Et on voit très nettement les rochers qui affleurent et le freinent dans sa progression.

Il faut rentrer. Nous traversons en sens inverse le Lago Argentino et ses eaux turquoise !!!

11
nov

Le Perito Moreno est tellement fascinant que nous y retournons pour être bien sûrs de graver ces images dans nos mémoires !!!

Nous prendrons un petit bateau pour longer le front nord.

Aujourd'hui davantage de "tempanos" (icebergs ) flottent....le front s'est bien effondré car il faisait beau et très doux hier.