Carnet de voyage

De la Colombie au Chili, 10 mois d'aventure...

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Dernière étape postée il y a 6 heures
Nous nous sommes laissés tenter par cette expérience il y a un peu plus d'un an. C'est donc plus ou moins bien préparés que nous partons, en couple, découvrir en partie l'Amérique du Sud.
Septembre 2019
278 jours
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Publié le 10 septembre 2019

Nous avons bien atteri après 12 heures de vol direct depuis Paris à l'aéroport Mariscal Sucre, le plus près de la capitale, Quito. Petit + pour le champagne à bord. 🍾😊

Ne souhaitant pas baigner immédiatement dans les vapeurs de la ville (poète à mes heures perdues), nous dormons, oklm, dans une belle propriété située dans un quartier résidentiel à Checa. Checa est à 20min, sur les hauteurs à l'ouest de l'aéroport.

Nous sommes graves déçus quand même que la piscine ne soit pas accessible parce que j'y pensais depuis des jours à ce premier bain mais bon le bain de soleil suffira. Vous l'aurez compris, il fait donc beau et chaud. Nous mangeons bien et dormons beaucoup, le décalage horaire (-7h) ne devrait plus se faire ressentir d'ici quelques jours.


La suite sera sûrement plus frétillante pour vos pupilles.


¡ Hasta luego !


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Publié le 13 septembre 2019

-Mercredi 11 Septembre-


C'est sûr, la prochaine fois je penserai à regarder sur une quelconque carte où se trouve la localisation exacte de l'endroit où on doit se rendre. 😊

Nous sommes partis en bus de Checa pour nous rendre à notre second hôtel, à Tababela. Sauf que Tabebela recouvre plusieurs "quartiers" et celui où nous devions nous rendre était beaucoup moins loin que là où la station de bus "Tababela" se trouvait. De fait, 20min de bus dans un sens puis 1h30 de marche pour revenir sur nos pas,sous une chaleur assez écrasante. Grrr !

Comme vous, j'ai évidemment pensé reprendre le bus en sens inverse mais Simon n'en avait pas l'intention "pour mieux apprendre de nos erreurs" comme il dit. Je crois bien que ça aura son effet en temps voulu. 😅

Du coup, première petite marche à 2500m d'altitude, l'environnement ne nous à pas fait rêver, rien de grandiose à vous notifier même si les montagnes alentours nous faisaient de l'œil.

J'ai quand même pu remarquer que les animaux ici (vaches, chevaux, poules, chiens) sont bien trop maigres ! Les chiens errants envahissent les moindres recoins de rue et c'est terrible car j'ai envie de les carresser, ils ont l'air si seuls et si affamés, mais je ne peux pas, par prudence. 😕


==> Programme de demain : direction Papallacta, ville à 3300m d'altitude où l'on trouve de nombreux termes d'eau chaude.


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Publié le 13 septembre 2019

-Jeudi 12 Septembre-


Depuis notre hôtel (Yaruqui) jusqu'à cette ville thermale il nous aura fallu 1h15 de route et deux bus différents. Une ligne locale allant de Yaruqui à El Timbre, puis une ligne nationale pour monter à Papallacta.


Les paysages lors de la montée en bus sont chouettes. Entre les pentes escarpées des montagnes et la végétation qui les recouvrent, on sent vite le dépaysement. Nous avons passé un col à 4000m d'altitude, c'est assez dingue quand on y pense même si dans le bus on ne s'en rend pas bien compte. =)


Bref, une fois qu'on est descendu du bus, deux options, marcher jusqu'au thermes (2,7 km de montée assez hard) ou prendre une navette/taxi. Nous avons marché; plus économique, plus écologique et plus "healthy". 😁

Ah oui, ce qui nous dérange encore beaucoup pour l'instant c'est l'odeur omniprésente de l'essence. C'est vraiment intense et ça contraste avec la pureté

de la nature environnente. Tous les véhicules sont vieux ou gros, et dégagent des vapeurs de gazole importantes. Souvent des épaisses fumées noires sortent du pot d'échappement et ça ne perturbe personne... En France c'est interdit et nous sommes déjà assez pollués alors imaginez ici.


Reprenons, du coup, après s'être arrêté dans un bouiboui pour manger une pizza (très bonne et rien à voir avec la pizza italienne que l'on connaît) et un succulent jus de framboise, et payer 9$ chacun l'entrée, nous avons découvert un magnifique endroit.


Plusieurs bassins à température différente (de glacial à bouillant) , dans un environnement de folie !

Les montagnes nous entouraient et il bruinait (environ 15°C à 3300m), cela rajoutait une ambiance particulière à l'endroit, la végétation est assez colorée et sauvage. Ce fut 3h de pure détente que Simon et moi avons beaucoup apprécié.


==> Demain on partira plus au nord de Quito, vers la ville d' Otavalo pendant 3,4 jours pour profiter de ses marchés locaux uniques en Équateur (il paraît) et faire un tour vers le lac Cuicocha.

Passage en bus à 4000m
Passage en bus à 4000m
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Publié le 15 septembre 2019

- Samedi 14 Septembre -


Réveil aux aurores pour aller sur le marché des animaux (non pas que j'aimais l'idée de voir tous ces animaux maigres regroupés en un seul lieu mais Simon avait envie) qui ne devait pas être loin du centre selon le Guide du routard. 45min de marche en suivant les indications toutes contradictoires des locaux pour... Ne jamais avoir trouvé ce marché. 😕

Pour nous consoler, l'immense marché au centre d'Otavalo avec ses bonnes odeurs et toutes ses couleurs nous accueille. Pour cuisiner dans notre Airbnb, nous avons acheté 2 ananas (et putain qu'ils sont bons), un poivron, un oignon, 3 avocats et 1kg de carotte (à savoir qu'elles n'ont pas le même goût qu'en France) pour 3,20$.

Otavalo est la première ville plus "développée" dans laquelle nous nous attardons depuis le début du séjour. Ici il y a (mais ce n'est pas la majorité) des enseignes de magasins un peu plus semblables à ce qu'on connaît, avec des prix affichés, des rayons rangés de manière cohérente, des caissiers... Il y a aussi un centre commercial, des parkings, des bâtiments "officiels".

D'ailleurs, je suis un peu perturbée par les courbes des mannequins sur lesquelles sont présentés des vêtements: poitrine très généreuse et popotin tellement trop rebondis, ça en est ridicule car ce n'est pas ce qu'on voit dans la rue (cela dit Simon est pressé d'en trouver 😉).

Comme c'était jour de marché, les femmes avaient en grande majorité des tenues traditionnelles, elles sont tellement belles ces femmes aux cheveux long et noirs tressés et à la peau si mate!

Et rien à voir mais, nous sommes assez surpris par la petitesse des plus anciens, ils ne dépassent parfois pas le mètre vingt ou trente...


La ballade de cet après-midi nous a emmené vers "El lechero", un arbre millénaire situé sur les hauteurs de la ville.

Il paraît qu'il tient son nom du lait qui coule de ses branches lorsqu'elles se cassent. C'est un lieu où viennent se recueillir des familles qui enterrent des enfants ici pour que l'arbre les nourrissent éternellement de son lait.

Alors, une fois en haut, c'est très beau, de tous les côtés, vu sur la ville en majeure partie, mais aussi sur le sommet Imbabura d'un côté et enfin sur le lac San Pablo.

Mais la montée... Vu qu'on a encore mal lu les informations et qu'on est pas très doués (Grrr), au lieu de marcher sur une route pavée et bien indiquée, (qu'on a pris au retour), nous avons monté un tas de terre, un truc genre hyper pentu et loin de tous sentier empruntable.

Bref, heureusement que la vue de là-haut était au rendez-vous.

El Lechero
Montagne Imbabura
Exemple d'une (presque) maison representative de la plupart des constructions.
Petit être mignon mais errant... Comme tant d'autres ici.
Couché de soleil visible depuis notre logement.

==> Demain nous irons découvrir la laguna de Cuicocha, à environ 30min au nord ouest d'Otavalo. Ça promet d'être magique !

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Publié le 16 septembre 2019

-Dimanche 15 Septembre-


"Sorry for the prank", nous irons à Cuicocha demain, quand mes intestins aurons fini de me jouer des tours.


Cette journée fut donc l'occasion de vadrouiller tranquillement dans Otavalo. Et ici aussi le dimanche c'est détente et jour de match alors nous nous sommes attardés autour des terrains de sport, d'un parc de jeux pour enfants, du "Parque del dinosauros" qui n'était vraiment pas fou, pour finir dans un café qui servait du BON café ! L'équateur est un pays producteur de café mais c'est le premier café depuis une semaine que nous avons pris plaisir à boire. Le "Craft Coffee House" est un lieu où le patron parle Français, tendance et bien placé sur la place du marché, nous sommes donc ravis de s'y être posés. Il propose aussi des bières locales que nous reternerons peut-être goûter ce soir.

Le marché était encore là, enfaite il est la tous les jours mais le samedi il y environ 4000 exposants contre une centaine le reste de la semaine.

Nous nous familiarisons doucement avec la négociation en espagnol même si nous ne sommes pas encore parvenus à nos fins (enfin si j'ai acheté un bracelet à 35cts alors qu'on m'en demandé 50cts...puis je me suis rendu compte que le vendeur d'à côté me l'avait proposé à 30cts juste avant #looseuse 😊).


Premier soir où nous sommes "sortis" et c'était assez agréable car il faisait bon et Otalavo est joliment éclairé le soir.

"El Jalapeño" : Petit resto mexicain près de la place du marché où nous avons mangé pour 5,75$, alors cela ne vous semble sûrement pas cher mais par rapport à la quantité que nous avons eu, c'est plutôt un prix moyen. Un petit tacos pour Simon et deux petits quesadillas pour Anaïs. Les boissons sont comprises dans tous les menus, en général on nous sert un verre de jus de fruit. Ici l'eau n'est jamais proposé car celle du robinet n'est pas potable.

Ensuite nous sommes allés au "Red Pub" où nous nous sommes laissés tenter par une bière locale la "Biela" à 2$ les 600ml. Très légère et plutôt bonne. L'ambiance était cool, même s'il n'y avait que nous, le patron passait des vidéos de musique américaine. Alors c'était pas français mais on a quand même aimé.

La soirée nous a fait du bien car il est vrai que nous nous accomondons encore difficilement du changement radical de vie et de culture.


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- Lundi 16 Septembre -

Voilà, je l'ai fait.

En France cet endroit me faisait rêver et en vrai, c'est vraiment très très beau !

Nous sommes donc parti de notre auberge de jeunesse à Iluman, pour retourner à Otavalo à seulement 8km, pour reprendre un bus nous amenant à Quiroga (35cts par personne et non pas 25cts comme j'ai pu le lire dans différents blogs de voyageur). Là-bas, des taxis attendent pour emmener à l'entrée du site (5$ la course) où notre identité est à décliner (numéro de passeport à connaître).

La première vue sur la lagune de Cuicocha est impressionnante. Cest tellement grand et la nature autour est tellement vaste... Le bleu profond de l'eau donne le vertige. Bref, c'est canon.

"Cuy" veut dire cochon d'inde et "cocha", lac. Il doit donc son nom à la forme de cochon d'inde de l'un des deux îlots formé au milieu de la lagune.


Nous avons donc marché pendant 3h40, sans compter la pause du repas, autour de ce majestueux lac de Cuicocha niché à 3000m d'altitude et situé dans la réserve écologique de Cotacachi. Le tour de la lagune fait environ 13km, le point culminant de notre balade avoisine les 3500m d'altitude, et les panneaux annoncent 5h de marche, comme quoi, je suis plus sportive qu'il n'y paraît. 😂😂😂 (Les données de Strava ne sont pas tout à fait juste.)

En vrai, la première heure et demie fut difficile, 90% de montée et à cette altitude mon cœur ne suivait pas bien. Une pause tout les 50/100 mètres était nécessaire pour moi. 😕 Simon aucun problème, il a même porté mon sac et le sien tellement qu'il est fort et que c'est un gentleman. 😉

Mais le paysage en valait vraiment la peine.

On est passé d'une nature verdoyante et colorée à une nature quasiment subtropicale, grasse et humide puis à la fin on se croyait un peu dans les landes avec des pins et un sol sableux. Souvent le sol était au dessus de nos têtes et le chemin (parfaitement balisé) creusé dans la terre.

On a vraiment aimé se perdre entre le lac et la nature qui l'entoure.

Fin d'après-midi , pas de taxi à l'horizon alors première tentative de "stop" qui a fonctionné. Un couple et leur fils (qui parlait anglais) nous ont rammenés jusqu'à Iluman, gratis. Ils nous ont parlés de la France comme de "la tierra del amor", si c'est pas mignon ça comme vision de notre pays ! 😁


Notre soirée fût... surprenante.

En cherchant où manger dans le village, nous avons vu un barnum avec des gens qui dansaient sur un son equatorien très agréable. Nous nous y sommes donc aventurés, voyant de nombreux visages bien alcoolisés ! Finalement, un mec vraiment cool nous a expliqué qu'on était dans un mariage, celui de sa belle sœur, et qu'il nous offrait volontiers le couvert. On a dansé avec eux ensuite, Simon a goûté leurs alcools, qu'il a moyennement apprécié. Moi j'ai refusé mais le gars m'a expliqué que ça se faisait pas trop, qu'il valait mieux accepter puis jeter par terre par exemple.


Finalement, journée remplie de belles choses et on a eu une pensée pour chacun de vous ! 😘

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Publié le 21 septembre 2019

-Mardi 17 Septembre-

! Hola amigos !

Petite visite d'Ibarra, capitale de la région au Nord-est de Quito dénommé Imbabura, petite bourgade de 135k habitants (3 fois plus gros qu'Otavalo). C'est à coup sûr la ville la plus au nord que nous visiterons au cours de notre périple. Nous avons pu goûter les fameuses empanadas con morocho, spécialité d'Ibarra (resto Dona Marinita, recette transmise de mère en fille), malgré une localisation inexacte proposée par le guide del routardo... Les empanadas sont des petits chaussons fris fourrés de carne (viande), pollo (poulet), végétables ou encore d'un mélange de pig+végétables dans le cas du Morocho. En dessert, ce fut une glace 2 boules chacun, meilleure glace de la province, fabriquée maison (Helados la Bermejita).

Au cours de l'après-midi, nous avons flanés dans la ville entre le musée del banco central et la fameuse école de parapente FlyEcuador qui n'a pas tenu toutes ces promesses... L'unique moniteur était à Dubaï et le shop n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais. A propos, il y avait des livres sur le parapente en Normandie !

Petit café à la Hacienda, puis petite salade au resto Caribou avant de repartir pour Iluman le soir, puis Quito le lendemain.

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- Mercredi 18 et Jeudi 19 septembre-


Arrivée sur Quito (2850m d'altitude) en fin de journée mercredi, nous n'étions pas dans un super état d'esprit après s'être aperçu qu'il manquait 95 dollars dans mon portefeuille et des affaires perso à Simon... Effectivement, ne JAMAIS laisser nos sacs au sol dans les bus, même quelques minutes ! 😔

Ce soir là c'était aussi nos premières pluies du séjour. Mais même sous la pluie, un peu attristé et de nuit, la ville nous a mis des paillettes dans les yeux. 😉

Le lendemain, jeudi, nous avons visité le côté historique de Quito, nommé aussi le Quito colonial, quartier dans lequel se trouve notre auberge.

L'architecture est chouette, vraiment représentative de la culture et la religion Inca. Il y a de très nombreux bâtiments religieux, des basiliques et des églises par dizaine. La Plaza de la Independencia est le cœur névralgique de Quito. Une très belle place avec au sud une cathédrale, à l'ouest le palacio del Gobierno (palais du gouvernement) , au nord le palacio arzobispal (palais de l'archevêché) et à l'est le palais municipal. Un jolie monument au centre, représente les Héros du 10 août 1809, premier groupe à se battre pour l'indépendance.


Nous nous sommes aventurés dans la plus vieille ruelle coloniale, la "Calle de la Ronda" (très animée les soirs de fin de semaine), la "boutique-musée" Tianguez faisant parti d'une ONG de commerce équitable, joliment installée sous le porche du couvent San Francisco et au mirador d'El Panecillo. Ce mirador, orné d'une gigantesque vierge, d'où l'on voit presque tout Quito (env. 30km de long) et qui domine le Quito colonial marque la transition entre la vielle et la nouvelle ville.

Nous nous sommes aussi arrêtés au Museo de la Ciudad pour voir une expo photo temporaire qui nous a un peu chamboulé. Grosso modo, les photos montraient toutes formes de désastres humain (guères, prostitution, immigration etc) qui étaient "amoindris" par la beauté des lieux.


Enfin, une bonne bière au "Bandido Brewing" pour terminer la journée dans une bonne ambiance.

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-Vendredi 20 Septembre-

Ce matin, nous nous levons sans trop tarder afin d'aller prendre el TeleferiQo en bus pour voir Quito du haut (3950m).

Arrivés là-haut, nous commençons à randonner tout doucettement pour passer la barre des 4k. A 4300m, petite pause chips qui devait marquer notre maximum en terme d'altitude pour cette belle journée. Un couple de français (Clara&Jerem) s'arrête à notre niveau quelques minutes, nous continuons alors cette ballade en leur compagnie. Le chemin est facile jusqu'à 4500 environ(pas pour Anaïs), ensuite ça devient très raide, et la terre glisse sous nos pieds. Anaïs est toujours devant ("parce que j'ai des grandes jambes" vient-elle de m'avouer). Aux alentours de 4600m, c'est la grêle qui s'en mêle (ça gronde derrière nous, mais assez calmement).

Petite acalmie nous redonne espoir : atteindre le sommet du Rucu Pichincha, en y mettant un peu les mains pour être honnête. Anaïs y arrive en tête pour notre couple : Victoire ! A propos, grosse dédicace à toutes les Victoire de France et d'Équateur. Nous sommes désormais à 4696m, cette ascension est une première pour nous 2 (le Mont Blanc était en parapente...). Nous restons un petit moment là-haut pour faire 2/3 photos et surtout admirer la vue qui s'est magistralement dégagée juste pour notre arrivée. La redescente nous redonne un peu d'aile et d'oxygène mais les cuisses chauffent ! El TeleferiQo pointe le bout de son nez : la ballade aura finalement duré 5h10. Anaïs réalise ici sa plus longue ballade... pour le moment.

Une fois dans la vallée (oh oh), nous reprenons le bus à 0,25$/tête de pipe pour nous rendre non loin de notre auberge. Une vingtaine de marche en plus ceci-dit... Et pas de la descente je peux vous l'assurer. Le soir, nous sortons avec le couple rencontré le matin-même ainsi que Sophie, qui loge au même endroit que nous. C'est dans un petit lieu sympathique que nous nous sustentons (un vrai bon repas au café del arte, enfin !) sans oublier le breuvage qui va avec.

Pas d'after pour ce soir, c'est le dodo qui nous fait du coin de l'oeil : 35000 pas pour aujourd'hui est on-ne-peut-plus suffisant. Nous nous endormons contents... et physiquement atteints par une fatigue réelle et certaine.

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Publié le 25 septembre 2019

-Samedi 21 et Dimanche 22 Septembre-


Samedi matin, c'est grâce-mat ! Ça fait du bien après un passage à 4696m :). L'après-midi fut dédiée à une visite de la police pour une plainte à déposer (appareil photo volé à la sortie du bus la veille au soir). Nous avons fait 2 établissements avant d'en finir, 2 bonnes heures après.


Ensuite, ce fut une petite ballade dans le Mariscal, le quartier moderne situé au Nord de la ville. Rien à déclarer pour la soirée.


Le lendemain fut un jour doté d'une météo clémente qui nous a permis d'effectuer un petit tour de vélo, toujours dans le Mariscal. C'était vraiment sympa, car la grosse avenue est banalisée le jour saint pour les sports de glisse tels que le vélo ou encore le patin à roulettes, ou roller. Nous sommes également passer par le Parque Carolina, immense, très animés, très joviale et rempli d'activités à y faire !

Nous nous sommes ensuite attardés à un spectacle de danse traditionnelle équatorienne. Les costumes, différents à presque chaque danse, étaient magnifiques. Par la suite, notre visite au musée de la culture équatorienne fut réduite à néant car il était malheureusement fermé... Tant pis !

Au retour, nous nous sommes attablés Place de l'indépendance, ou Plaza Grande, pour prendre un petit apéro des familles. Ce fut notre dernière soirée à Quito. En effet, nous partons le lendemain rejoindre les lillois fraîchement fiancés au sommet du Rucu Pichincha, Clara&Jerem.

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-Lundi 23 Septembre-

Départ de Quito pour Latacunga. Nous savions qu'il y avait une grosse fête ces jours-ci : nous avons donc passé une partie de l'après-midi dans les rues pour festoyer avec les locaux. Ce moment de jovialité intense est dédiée à la vierge de la Merced, autrement appelé Mama Negra. La vierge, qui est selon l'histoire, un homme au visage grimé de noir, protège la ville des éruptions du Cotopaxi, qui ont détruits celle-ci par le passé (en 1742 et 1877). C'est un énorme défilé qui passe sous nos yeux. Le cortège, presque infini, est composé de plusieurs équipes, elles-mêmes composées de danseurs, musiciens et "porteurs de cochon" (voir les photos très parlantes). Un groupe de personnes, dont nous n'avons pas capté le rôle, est venu nous "bénir", ils nous ont entourés, nous ont frottés un ensemble de plantes sur le corps puis une tête de cerf empaillés, en baragouinant quelques mots. Le must, à la fin de tout ça, c'était le crachin d'un alcool qu'un d'eux renfermé dans sa bouche. C''était particulier... Car on ressent tout de même une influence spirituelle, chose très éloignée de nos habitudes, alors qu'on en comprend pas le sens.

Le soir, nous retrouvons Clara&Jerem pour sortir à la fiesta qui se tient au centre de la ville. Nous avons droit à de la Pilsener, des brochettes, du maïs grillé ainsi que des feux d'artifice à quelques mètres de nous, parfois même sur nous, (où sont les normes de sécurité ?). Très impressionnant ! Pendant ce spectacle où nous en prenons pleins les yeux, 2 pickpockets tentent d'exercer leur stratagème, mais sans succès, Jerem était aux aguets ! Il est tend de dormir au Old House Backpackers hostal : demain c'est découverte du Parc du Cotopaxi pour nous 4 !

Quelques clichés de la ville de nuit.

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Publié le 2 octobre 2019

- Mardi 24 et Mercredi 25 Septembre-

Nous quittons Lata par le bus après un arrêt au Mercado Cerrado de la ville où nous ingurgitons un grand jus frais (1$) et quelques fruits délicieux (fraises 1$ le kg et 1$ les 15/20 petites bananes) et autres croissants achetés pour 0,15$/unité. Après le bus, c'est une camionetta dans laquelle il faut monter pour pénétrer le parc du Cotopaxi. C'est Olympia (notre guide) qui nous amènera à la lagune de Limpiopungo, face au Cotopaxi, tout de nuage vêtu. Nous y faisons le tour à 4 (une petite heure de ballade sans forcer). La guide nous dépose ensuite à l'hacienda où nous passerons la nuit : le Tombopaxi (65$/couple pour un lit et un petit-dej). Nous payons la guide 50$ et dégotons un dortoir, où nous serons finalement que 4 pour la nuit, avec vue sur le fameux volcan Cotopaxi qui culmine à plus de 5800m. Après une petite pause pour appeler les familles, nous sortons une petite heure pour découvrir tout doucettement ce parc qui se déroule devant nous jusqu'à perte de vue. Le chien de l'auberge nous suit, lui qui connait bien ce lieu gigantesque. Nous observons un condor puis un autre voler non-loin de nos yeux ébahis. À un moment donné, nous assistons à une scène incroyable : le condor prend de l'altitude et fonce en direction du chien. Le volant sort les griffes, et loupe le chien de quelques centimètres. Il retente sa chance quelques minutes après, et c'est de nouveau une victoire du chien, (w)ouf : 2-0. À vrai dire, nous ne sommes pas tout à fait tranquille donc nous nous armons de petits rochers. En effet, les condors ont une envergure d'environ 3m ! Après cette escapade pleine de surprise, nous rentrons nous faire beaux et descendre manger au resto de l'hacienda : pâtes carbo (7,93$) et bière pour tout le monde !!! Ça nous fait grave du bien, nous sommes à la limite d'un mix entre jubilation et bénédicité... Amen :). S'en suit des jeux de cartes où les filles remportent les 2 parties après une entente de l'équipe masculine de perdre pour leur bien (mais bien sûr...). La nuit est forte agréable, les lits sont douillets David. Au réveil, il ne faut pas trainer car Olympia vient nous chercher à 8h pour aller marcher au Ruminahui, petit volcan à 4700m.

Vue depuis le dortoir.
Début de l'ascension dans la brume.
Vue sur le parc du Cotopaxi
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Publié le 3 octobre 2019

-27, 28 et 29 Septembre-

Pour ces 3 jours, Nous avons choisi de faire le trek de Quilotoa du Sud au Nord dans le sens inverse de la team esprit_outdoor, avec une majorité de descente. Le matin, nous prenons le bus de Latacunga à Quilotoa (2$/tête de pipe) : nous arrivons à 3800m. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous nous trouvons nez-à-nez avec la fameuse Lagune de Quilotoa : vue imprenable et spectaculaire.


En attendant le bus jme suis fait des pineco. 😉
Panoramique de la lagune.

S'en suit un contournement de celle-ci par l'Ouest. C'est alors qu'une longue descente démarre. L'issue de notre première étape, l'hostal Cloud Forest à Chugchilan, est très bien fléchée tout au long du parcours. Nous dévallons le sentier pendant plusieurs heures jusqu'à atteindre la rivière en fond de vallée. La dernière partie remonte jusqu'au logement, ce qui clôture nos 3h50 de marche (13,5km pour 424d+). A l'arrivée, nous sirotons un petit verre devant la partie de Volley du village. Le soir, à table, nous discutons avec quelques français dont les Basques Jonathan et sa femme. Au réveil, c'est de loin le meilleur petit-dej que nous ingurgitons afin de prendre des forces pour la journée qui nous attend.


La deuxième étape consiste à rallier Chugchilan à Isinlivi. Le profil est similaire, mais moins long. Trois heures nous permettent de parcourir les quelques 11,7km constitués de 567d+. Une grosse pluie s'abat sur le village après notre pique-nique dans l'herbe de la propriété : nous sommes déjà à la sieste !! En fin de PM, nous descendons dans la salle de vie de l'hostal Taita Cristobal et à 19h c'est le repas. Nous mangeons entre français, avec Domi et Vincent de Rouen (et quelques lamas dans le jardin).

L'ultime journée de ce trek (11,5km pour 500d+) débute (aussi) par un excellent petit-dej et est avalée en 2h45 de marche. Ça continue de descendre pendant un moment, avant de remonter sur la fin. A l'arrivée à Sigchos, nous prenons un bus (2,25$) qui nous ramène à Latacunga (en passant par Isinlivi et Saquisili) afin d'aller récupérer un de nos 2 sacs laissés à l'hôtel pour économiser un peu de poids. S'en suit un deuxième bus pour atteindre Ambato et un dernier nous permettant d'arriver à bon port : Riobamba vers 19h. D'ailleurs, pour atteindre cette ville à 2800m, capitale de la région du Chimborazo, le bus passe par un col à 3600m !


Ce fut trois très bonnes journées, de par les paysages dans lesquels nous évoluions, la qualité des hôtels dans lesquels nous avons dormi et les rencontres faites dans ces derniers. 😁


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-Mardi 1er octobre-


Jour où il y a 26 ans plus tôt, Anaïs naissait. Bon on s'en fiche mais ceci explique la surprise que m'a préparé Simon pour la journée.

Arrivés à Riobamba deux jours plus tôt pour se poser après le trek de Quilotoa, enfin c'est ce que je croyais avant que Simon me lance, la veille, "on part à 6h30 demain matin". 😮

Je sors de l'hôtel et notre guide (Fausto) nous attend avec sa voiture du futur (enfin de 2003) et des VTT sur le toit. Je comprends que nous ferons du VTT (vous l'aviez aussi deviné du coup).

Un petit mais très appréciable "bon anniversaire" de la part du guide me rassure quand à ses capacités en langue Française. La journée sera ainsi facilitée.

Nous partons en direction du Chimborazo, plus haut volcan d'équateur (6231m), avec des petites pauses pour apprécier les panoramas et quelques indications de Fausto. Nous allons donc faire du VTT de descente depuis le Chimborazo, en vrai j'adooore le VTT de descente !

On monte donc en voiture au refuge qui se trouve à 4800m d'altitude, puis petite marche jusqu'au second refuge à 5000m. 200m de dénivelé à cette altitude, mes poumons ont encore des progrès en acclimatation à faire. Simon lui, comme d'hab, un poisson dans l'eau, il a d'ailleurs été voir la lagune (pas ouf apparemment) 100m plus haut.

Ceci étant fait, on s'équipe puis on commence à dévaler les 43km de descente qui nous attendent.

Premiers mètres hésitants, faut dire que c'était ceux les plus pentus et dans le sable. On galère. On se marre. Puis moi je tombe 2 ou 3 fois mais s'en aucune gravité. Une fois bien à l'aise, on file, les paysages sont magnifiques, on passe de la Puna (écosystème entre 4000m et 5000m d'altitude comprenant env. 150 espèces de flores) à la Paloma (écosystème entre 3000m et 4000m d'altitude) où sont ici présentes de magnifique vigognes (même famille que les lamas). Ça court en liberté autour de nous, dans ce magnifique parc, on se sent vraiment privilégiés. On passe par un canyon de terre rouge, puis, plus bas, au travers d'ânes, de vaches, de moutons, de lamas que les habitants font transiter. Pwa, là vraiment je kiffe (Simon me dira plus tard que lui aussi).

Fin des 43 km vers 17h (notre guide parle beaucoup mais qu'est-ce qu'il est gentil), Simon et moi, HS, on prend un bus pour Banos (plus au nord-est) afin d'aller s'y reposer un peu en profitant des eaux thermales.





On a baladé avec un belge.

Je me choisis un bel hôtel (au grand désarroi de Simon), soirée d'anniversaire oblige et un bon restaurant. Nous dormirons donc au Selina Banos et mangerons à la Casa hood (franchement chouette). Après un mojito et un verre de vin rouge, il est plus que temps d'aller se reposer. Ah non... J'ai oublié mon doudou à Riobamba 😭😭

(L'histoire dit que je l'ai récupéré le lendemain grâce aux deux basques rencontrés sur la boucle du quilotoa puis par hasard dans le restaurant à Banos qui allaient justement à Riobamba... Sauvés !)


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-Mardi 1er octobre-


Jour où il y a 26 ans plus tôt, Anaïs naissait. Bon on s'en fiche mais ceci explique la surprise que m'a préparé Simon pour la journée.

Arrivés à Riobamba deux jours plus tôt pour se poser après le trek de Quilotoa, enfin c'est ce que je croyais avant que Simon me lance, la veille, "on part à 6h30 demain matin". 😮

Je sors de l'hôtel et notre guide (Fausto) nous attend avec sa voiture du futur (enfin de 2003) et des VTT sur le toit. Je comprends que nous ferons du VTT (vous l'aviez aussi deviné du coup).

Un petit mais très appréciable "bon anniversaire" de la part du guide me rassure quand à ses capacités en langue Française. La journée sera ainsi facilitée.

Nous partons en direction du Chimborazo, plus haut volcan d'équateur (6231m), avec des petites pauses pour apprécier les panoramas et quelques indications de Fausto. Nous allons donc faire du VTT de descente depuis le Chimborazo, en vrai j'adooore le VTT de descente !

On monte donc en voiture au refuge qui se trouve à 4800m d'altitude, puis petite marche jusqu'au second refuge à 5000m. 200m de dénivelé à cette altitude, mes poumons ont encore des progrès en acclimatation à faire. Simon lui, comme d'hab, un poisson dans l'eau, il a d'ailleurs été voir la lagune (pas ouf apparemment) 100m plus haut.

Ceci étant fait, on s'équipe puis on commence à dévaler les 43km de descente qui nous attendent.

Premiers mètres hésitants, faut dire que c'était ceux les plus pentus et dans le sable. On galère. On se marre. Puis moi je tombe 2 ou 3 fois mais s'en aucune gravité. Une fois bien à l'aise, on file, les paysages sont magnifiques, on passe de la Puna (écosystème entre 4000m et 5000m d'altitude comprenant env. 150 espèces de flores) à la Paloma (écosystème entre 3000m et 4000m d'altitude) où sont ici présentes de magnifique vigognes (même famille que les lamas). Ça court en liberté autour de nous, dans ce magnifique parc, on se sent vraiment privilégiés. On passe par un canyon de terre rouge, puis, plus bas, au travers d'ânes, de vaches, de moutons, de lamas que les habitants font transiter. Pwa, là vraiment je kiffe (Simon me dira plus tard que lui aussi).

Fin des 43 km vers 17h (notre guide parle beaucoup mais qu'est-ce qu'il est gentil), Simon et moi, HS, on prend un bus pour Banos (plus au nord-est) afin d'aller s'y reposer un peu en profitant des eaux thermales.





On a baladé avec un belge.

Je me choisis un bel hôtel (au grand désarroi de Simon), soirée d'anniversaire oblige et un bon restaurant. Nous dormirons donc au Selina Banos et mangerons à la Casa hood (franchement chouette). Après un mojito et un verre de vin rouge, il est plus que temps d'aller se reposer. Ah non... J'ai oublié mon doudou à Riobamba 😭😭

(L'histoire dit que je l'ai récupéré le lendemain grâce aux deux basques rencontrés sur la boucle du quilotoa puis par hasard dans le restaurant à Banos qui allaient justement à Riobamba... Sauvés !)


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- 2,3,4 et 5 octobre-

Après une belle soirée d'anniversaire (très peu arrosée mais bien assez pour moi 🤫) nous profitons chaque jour de Banos, une ville assez touristique, entourée de cascades.

On se laisse tenter par du canyoning, activité qui finalement nous décevra...

En faite, ici le 3 octobre à commencé une grève nationale qui a pour conséquence principale le blocage des routes. Donc impossible d'aller à la cascade initialement prévue pour le canyoning, nous irons donc à vélo à une cascade toute proche. Après seulement 2 descentes en rappel, un "toboggan" et un saut, on doit se rhabiller. La prestation ne correspondant pas à ce qu'on nous a vendu, on a essayé de se faire rembourser ou proposer une autre sortie dès que la grève serait finie mais aucun geste de la part de l'agence. On vous déconseille donc l'agence "Dogui Tour" à côté de marché central de la ville.

Bref, finalement on ne peut pas faire grand chose de plus car aucun véhicule ne peut rentrer ou sortir de la ville. Nous profitons donc de celle-ci, de ses thermes et du zoo accessible à pied. Quand arrive le week-end les bus circulant (au moins pour l'instant) nous allons al "Pailon del Diablo", un site ecotouristique, point final de la route des cascades, où se trouve une cascade très impressionnante de 80m de haut. Les paysages y sont magiques mais assourdissants (débit entre 15 et 60m3 par seconde).

On a vraiment apprécié (n'oubliez pas vos K-ways 😉)!

Dans la même journée, nous profitons des bus pour monter à la "Casa del Arbol", petit lieu tout bucolique où l'entrée à 1$ donne accès à une jolie vue de la ville, à des balançoires se mouvant dans le vide et quelques autres bouiboui attractifs. Nous décidons de redescendre en marchant et de profiter de la nuit tombante pour découvrir la ville illuminée (dénivelé négatif de 800m en 1h15 environ).

Nous passons les 3 dernières soirées en compagnie d'un adorable couple Basque : Brigitte et Jonathan (Qu'est qui est...? ), rencontrés sur le trek du Quilotoa et sauveur du fameux Chico. Entre mojito dans un bar exotique, bières au coin du feu sur la terasse de leur hôtel et excellent plat de pâtes, nous leur souhaitons de continuer à faire le bien autour d'eux. 😚

Quand ces derniers décideront prudemment de rejoindre l'aéroport de Quito au plus vite afin de rentrer en France, nous nous chaufferons pour monter le volcan Tungurahua (5023m) en 1jour et demi.

Comme on dit ici "Que te vaya bien ! "


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Publié le 15 octobre 2019

-6 & 7 Octobre-

Après un petit dej au Mercado Central de Baños, c'est parti pour notre montée au refuge du Tungurahua à 3800m. Une première voiture nous amène à l'embranchement pour monter à Pondoa : reste à attendre une camionetta faisant le trajet. Quelques minutes après, s'en est une qui nous monte au village de Pondoa pour $5. Nous sommes alors à environ 2500m d'altitude et la ballade commence. Ça ne fait que monter, pas un pet de plat. À l'entrée du parc national Sangay, il faut s'enregistrer et s'acquitter de $2 pour une simple visite ou débourser $10 pour accéder au refuge et y passer la nuit. La deuxième option nous a au préalable excitée, nous comptons dormir à 3800m, nous continuons l'ascension. Le panneau nous indique alors 4h pour arriver au logis, nous mettrons 2h (et Anaïs en chie particulièrement mais arrive à bon port comme toujours... 😁). Ce sont quelques 1300m de d+ que nous ingurgitons alors. Nous arrivons les premiers au refuge, y entrons et observons que la nuit sera... froide. En effet, nous n'avons pas de duvets. Après une petite sieste, ce sont 3 espagnols et 1 Argentine qui débarquent pour la nuit. Dans le refuge, il y a du gaz. Nous pouvons donc "cuisiner" des paninis, alors que les espagnols se sustentent de nourriture qui tient au corps. Il commence à faire nuit quand nous montons nous coucher. Le gardien du refuge nous propose un duvet... pour $5/tête de pipe !!! Nous n'en prenons qu'un, il faut pas déconner. Vous vous en doutez : le refuge n'a pas de chauffage ! La nuit fut courte malgré un dodo à 20h30 : une grosse pluie assourdissante s'abattant sur le toit du refuge pendant de longues heures. Dormir n'est pas aisé, entre le bruit du torrent qui se déverse sur notre cahute et le froid puis le chaud qui nous transcende. À 3:50, c'est l'heure du réveil pour les espagnols et moi ; Anaïs ayant planifié de continuer sa nuit dans le duvet à $5 ! Il ne pleut plus quand nous partons à 4h35, après un petit-déjeuner succinct du seul français pas préparé ... Bref ! C'est une première pour moi de se lever si tôt pour grimper et en ayant dormi si peu. Il ne pleut ni ne neige pas, mais il y a du vent et une visibilité pas tip-top (expression so 90's). Nous avalons quelques 1080m de d+ et arrêtons l'ascension au bout d'environ 3h et quelques. Puis c'est de la neige qui nous permet de visualiser le chemin à prendre pour continuer à monter. Le couple espagnol a l'App Orux Map sur leur téléphone, qui est très précise pour trouver le chemin. Mon Map.me fonctionne bien jusqu'à 4500/4600, ensuite, il ne montre plus le chemin ... grrr. Arrivé sur le replat à 4915m, une espagnole préfère redescendre à cause du froid, donc nous la suivons pour ne pas nous séparer dans ce paysage particulier. Légère déception pour ma part car il nous manque quelques mètres pour faire 5000m... mais bon, c'est peut être raisonnable de redescendre. Se perdre là-haut n'est pas dans mes options. Ça sera pour une prochaine fois !! La redescente commence tranquillement avec le groupe, puis l'instinct MICH_RF_TEAM prend le dessus. Tant pis pour le tendon de mon genou droit : je descend en petite foulée. Ça glisse bien entre la terre et la neige, ça n'est pas agressif pour ma jambe frêle. Une petite heure pour redescendre au refuge où je retrouve Anaïs à peine sortie de son rêve 🕶️. Les espagnols débarquent quelques dizaines de minutes après. S'en suit un petit "festin", et nous redescendons après avoir passé un coup de balais dans le refuge. Les espagnols nous proposent de redescendre avec eux à la cabane de registration et de nous déposer en Van à Baños. Nous acceptons sans rechigner et devallons les quelques 1000m de d- en 1h05. Une fois de retour en ville, nous devorons un menu végétarien au Mercado Central pour $2,5 avant d'aller siester. C'est à 18h que nous sortons pour aller nous relaxer aux thermes de la Virgen ($3 l'entrée), nos bonnets de bain rose et noir en main. Nous alternons bains chauds et eau on-ne-peut-plus froide de la cascade juxtant ce lieu où la populace équatorienne se retrouve jusque 21h. Petit resto le soir avant de regagner notre lit à l'hôtel Sarahi : bonne nuit !

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-Depuis mardi 8 octobre-


Si vous ne l'avez pas su avant, l'équateur était en grève depuis le mardi 2 Octobre. Nous ne l'avons pas subit la première semaine car à Baños nous avions des choses à faire et la ville ne manifestait pas. On y avait simplement un accès restreint, en effet les entrées et sorties de la ville étaient bloquées par des bus, camionnettes et taxis mis en travers de la route. Puis à notre retour du volcan Tungurahua, nous avons constaté que la situation empirée de jour en jour, nos journées devenaient longues car nous n'avions plus rien à découvrir de la ville et bien que nous y soyons en sécurité, notre état d'esprit s'asombrissait laissant place à un découragement. La ville était morte, la majorité des touristes sont partis le jeudi 10 en mini bus jusqu'à un petit aérodrome pour rejoindre l'aéroport de Quito (capitale) mais nous n'avons pas fait ce choix car nous n'en avions pas les moyens (300$ par personne). La nourriture commençait à manquer. Alors après discussions avec deux françaises nous avons décidés de tenter un départ le samedi 12 au petit matin... Mauvaise idée. Je m'en suis vraiment voulu d'avoir prise cette décision !

Pour recontextualiser : l'ensemble des routes du pays étaient bloquées tout les km environ par des groupes d'indigènes (ils n'ont pas des plumes dans le cul comme vous vous l'imaginez peut-être 😉) qui protestent contre la hausse du prix du gasoil notamment. Nous pensions faire du stop mais impossible où alors risqués car ils deviennent agressifs envers les équatoriens qui cherchent à nous aider. Bref, on s'est mis dans une merde... Après des dizaines de barrages, quelques kms à 12 entassés a l'arrière des camionnettes et 45km de marche nous sommes arrivés à Latacunga. Épuisés, psychologiquement moi j'étais a bout avec la seule envie de rentrer en France et en même temps la colère de se sentir si délaissés dans ce pays révoltés et donc dangereux. Je ne juge pas leur combat et d'ailleurs je le trouve assez juste, ils sont dirigés pas des dictateurs en vrai, mais après 10h de marche je voulais juste me sentir en sécurité. Et puis physiquement on a douillés !

On mange beaucoup quand on s'ennuie 🤫

Finalement, après un jour de repos mérité le dimanche 13 octobre vers 21h, la victoire du peuple ! Le président et les dirigeants indigènes ont trouvés un terrain d'entente et le décret 883 a été supprimé afin de travailler sur un nouveau décret en collaboration avec les equatoriens, les indigènes, les dirigeants du pays et l'ONU. Bref, nous pouvons enfin dormir sur nos deux oreilles et reprendre notre voyage comme il etait prévu. Enfin... Avec un détour par la Colombie qui n'était pas prévu mais la mer Carïbéenne nous appelle. 😅

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Publié le 20 octobre 2019

- 14, 15 & 16 Octobre -

Ce Lundi 14, ce fut une journée repos, constitué majoritairement de sieste et de repas : déjeuner chez Homero&Katiana le midi (où Simon a pu apprendre à faire son gâteau préféré) et Lucho Candelas le soir avec le couple français Virginie&Fabien de la Ciotat rencontré à Baños avec qui nous avions marché 45km pendant la grève... Le lendemain, notre ami et chef-cuisto Homero nous récupère au Mercado Cerrado où nous sirotons notre jus de fruit frais casi-quotidien accompagné de petits pains et cafés. Notre collègue équatorien nous emmène faire un tour au marché de Latacunga où les restaurateurs des alentours viennent se fournir en légumes et fruits en l'occurence : gigantesque ! Ensuite, ce fut une petite portion de voie rapide avec sa camionette (4x4 avec arrière ouvert) pour aller admirer la lagune de Yambo, au sud de Salcedo. Le midi, nous mangeons une portion de spécialité locale : des morceaux de port cuits avec une bonne purée, le tout pour $3 l'assiette : muy rico ! Après la sieste dominicale, nous sortons récupérer notre lessive $1/kg et flâner dans Latacunga et en particulier à la lagune (encore une !) artificielle du village. La municipalité ayant d'ailleurs décidé de la vider cette semaine... Bref ! Le soir, rebelote au resto de l'ami Homero pour deux bons burgers pour nous donner du courage pour la longue journée de bus du lendemain.

Le lendemain matin, Mercredi 16, nous quittons notre hôtel The Bronx vers 8h pour le terminal terrestre. Pas de passage au Mercado Cerrado : pas de jus de fruits mixés sous nos yeux... Direction le nord avec une première escale à Quitumbe (terminal terrestre sud de Quito) après 2 petites heures de véhicule collectif dénommé bus pour $2,15/pax. La deuxième étape consiste à rallier Quitumbe à Tulcan, la ville la plus proche de la frontière Equatorianno-Colombienne, en un seul trajet. Nous y arriverons quelques 7h après (et $7/personne) et trouverons un petit hôtel sans prétention vendu $24 la chambre double, négocié $10 assez vite. La soirée se résume à deux crêpes et autres nachos ou autres empanadas dans un petit resto situé dans la rue principale (et descendante dans un sens). Le lendemain aura pour but de passer la frontière !

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Publié le 25 octobre 2019

- Du 17 au 20 octobre -


OK la Colombie c'était pas prévue mais... L'avis de nombreux voyageurs rencontrés en Équateur à son propos nous obligeait à aller voir par nous même. Et puis j'avoue (Anaïs) que le mot "Caraïbe" faisait écho en moi (il fait pas très chaud en Équateur finalement).

Nous avons passés avec succès la frontière le jeudi 17 octobre, malgré un premier essai raté car nous n'avions pas fait tamponner notre passeport à la sortie de l'équateur. Finalement, 2h après, nous étions en route pour Las Lajas.

Las Lajas c'est un village à 30min de la frontière, tout petit mais très bucolique. Si vous êtes dans le coin, allez-y, vraiment ! La cathédrale est magnifique... Deuxième merveille de Colombie paraît-il. Construite entre 1916 et 1949 (approximativement) dans un gouffre, au-dessus de la rivière Guaitara. Quand tu vois ça tu te dis "ils sont quand même très forts les mecs pour avoir l'idée puis les couilles de construire ça, à cet endroit". Bref, vous l'aurez compris, on a aimé ce lieu. L'aller depuis Ipiales nous a coûté 2500 COP chacun, soit 0,67€ dans un taxi collectif. Le retour, gratis grâce à du stop.

En fin de journée on se dirige vers Pasto, enfin on essaie car plus de bus au départ puis vue la petite dizaine de personne voulant faire le même trajet que nous une compagnie se décide à affréter un minibus, c'est pourquoi nous paieront 12000 COP contre 10000 pour un bus classique. 3h plus tard, arrivés dans la ville (malgré un trajet chaotique entre risques de perdre la vie et bouchons dûs aux trajet d'élargissement des routes), la passagère à notre gauche nous propose de dormir chez elle. Nous y resterons 3 nuits et seront grandement choyés (Séléné, orthondiste, faisant partie de l'élite Colombienne). Nous l'avons déjà remercier mais souhaitons le faire de nouveau car grâce à sa gentillesse notre début de périple Colombien est largement à la hauteur de ce qu'on nous avait dit sur ses résidents.


Le lendemain de notre arrivée nous avons visité la ville de Pasto, qui selon nous, s'apparente légèrement plus aux paysages urbains Europeens. Beaucoup beaucoup de boutiques et d'églises... De plus, nous remarquons qu'il n'y a plus de chiens dans les rues. Les premiers cafés testés ne sont par contre pas à la hauteur de nos espérances, malgré le fait que ce pays est le meilleur producteur de café au monde. Aussi, les écarts de "richesse" se font plus ressentir qu'en Equateur. Les mendiants sont plus nombreux et les femmes à la plastique refaite aussi.

Flânant au gré des rues, nous deambulons entre le musée del Oro (qui nous a appris de nombreuses choses et que nous avons beaucoup appréciés), les différentes cathédrales/églises et la susnommée "Casona Taminanco" ou "Musée des arts et traditions populaires de la région de Narino". Dans ce dernier, nous avons droit à une visite guidée.

Le samedi 19 octobre, direction le village de Sandona où notre hôte officie 2 samedis par mois. Nous l'accompagnons pour découvrir cette bourgade pleine de vie. Détour au marché du village (moins accueillant que ceux d'équateur), puis à l'église qui abrite la plus grande représentation statuaire du Christ en Colombie : impressionnant. Puis, sous la pluie, nous écumons les boutiques artisanales, car ici la spécialité c'est la fabrication de chapeau et autres objets en fibre d'Irica ou paille de Toquilla dont la qualité est reconnue mondialement. L'achat d'un chapeau m'a alors semblait évident (bien que le soleil n'ai pas souvent pointé le bout de son nez ces derniers jours).

Dimanche, petite grâce-mat en ce jour saint. En début d'après-midi, nous décollons avec la Kia Sportage de Séléné pour la lagune de la Cocha. Une petite heure de route plus loin, en roulant vraiment doucement, nous tombons sur un panorama magnifique : une énorme étendue d'eau avec un petit îlot au milieu, dénommé Isla de la Corota. Arrivant tout doucettement au lieu-dit "El Puerto", nous nous engageons sur une barque motorisée pour une excursion sur l'île ! Un petit édifice religieux s'offre à nous, ainsi qu'une petite ballade dans cette jungle nichée sur le lac. Cette dernière est réalisable en laissant quelques 5milliers de COP au petit guichet à côté des toilettes (Jean-précision). La petite marche consiste en l'aller-retour Nord/Sud de l'îlot à travers cette flore très belle peuplée d'oisillons en tout genre (cuit, cuit-cuit, cuit). L'arrivée au Sud débouche sur un mirador donnant accès à une vue imprenable sur cette nature généreuse à quelques 2800m d'altitude. Ensuite, nous rentrons en barque en faisant un petit détour à un autre point de vue. Cette escapade se conclue à 17h avec un petit almuerzo (repas du midi) des familles dans un petit resto donnant sur le cours d'eau. Nous rentrons ensuite sur Pasto, encore moins vite qu'à l'aller. Le soir, nous prenons un petit taxi (5500 COP) pour nous déposer au terminal où nous prenons notre premier bus de nuit pour rallier Pasto à Cali, capitale de la Salsa. Le bus quittera la ville à 22h afin de rallier notre prochaine escale... vers 7h30 ! Le bus à 2 étages est doté de sièges fortement inclinables permettant de sommeiller au fur et à mesure des gestes impromptus de son conducteur.

Bonne nuit.

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Publié le 31 octobre 2019

-21 et 22 octobre-


Arrivée au petit matin après une nuit presque confortable, nous marchons jusqu'à trouver notre hôtel, enfin un hôtel. Direction San Antonio, le quartier le plus mignon de la ville selon nous et anciennement quartier coloniale à l'ambiance très bohème. De jolies couleurs aux maisons dont les portes et fenêtres sont protégés par des barreaux de fer forgé; des cafés, restaurants et hôtels tous plus bucoliques les uns que les autres. Finalement, après plusieurs demandes, nous posons notre sac au Mango Tree Hostel pour deux nuits avant qu'il ferme pour changement de propriétaire. Très chouette hôtel avec cuisine commune ouverte, palmiers, piscine, hamacs et lampions luminescents à la tombée du jour. Ah oui... Et gros changement de température, nous ne sommes plus qu'à environ 1000m d'altitude, il fait chaud. Et je pense que la pollution y est pour quelque chose. Il est vrai que durant notre halte calenos, il n'y a pas eu un instant où les axes routiers principaux n'étaient pas archi bondés de voitures et de motos. Ici, en Colombie je veux dire et par rapport à l'Equateur, les motos nous semblent largement majoritaires sur les voitures. D'où notre impression de villes (voir pays) polluées, et en discutant un peu avec des locaux, il est vrai que ce genre de sujet est bien loin de leurs préoccupations.

Revenons à nos moutons... Après une journée farniente pour moi et tentatives de trouver un moyen de faire du parapente pour Simon, nous décidons de souper libanais au "Pita Majita". C'était dinguement bon 👍 (je suis à présent réconciliée avec les falafels)!



Nous sommes partis en fin de matinée le dimanche pour monter au sommet de "Las 3 Cruces" , avec au bout un beau point de vue sur la ville...paraît-il. Une fois que deux hommes différents nous on mis en garde sur un éventuel dépouillement possible sur le chemin et donc redescendre sans bijoux, ni chaussures, nous nous sommes rabattus sur une ballade plus sûre, celle menant au Cristo Rey. La ballade initialement prévue doit enfaite se faire impérativement entre 5h et 11h du matin lorsqu'il y a la présence de policiers, le reste de la journée c'est trop dangereux.

Nous marchons donc 1h30 en longeant le Rio Cali, une des septs rivières traversant la ville, jusqu'au zoo puis montons dans un taxi (10. 000COP) pour atteindre le Cristo Rey (Christ surplombant la ville mesurant env. 25m de haut).

Belle vue et bonnes explications de la part d'une femme qui est bénévole là-haut. Rencontre pour ma part assez émouvante qui s'est terminée par une étreinte, elle nous souhaitait tout le meilleur du monde, elle était douce et bienveillante et ça m'a beaucoup touché. 😘

Sur ses conseils nous redescendons à pied jusqu'à notre hôtel par un chemin en terre rouge, rien de semblable à ce qu'on avait vu jusqu'à présent, on se croyait en Arizona (c'est Simon qui l'a dit). Puis bon, plus de chemin alors on s'en est inventé un, les griffures sur mes jambes peuvent en témoigner...😉

Petite sieste avant d'engloutir une bonne pizza pour Simon et une bonne salade pour moi (et jvous jure que c'est appréciable de manger des bonnes crudités en Amerique du Sud) toujours dans notre quartier fétiche (et le seul qu'on connaisse enfaite ^^).

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Publié le 4 novembre 2019

-Du 23 au 25 Octobre-

Mercredi: Direction le quartier très vivant du marché Alameda pour quelques ampletes, notamment un enooorme avocat et deux almuerzos (menu du jour pour le déjeuner). Puis un free tour avec notre super guide Paul (réservation sur guruwalk.com possible ou sur Free Walking Tour Cali c'est le même guide). Marche intéressante débutée par la toute petite église de La Ermida (mais aussi une des plus belles), puis sur la place des poètes où il est possible de payer un rédacteur afin qu'il écrive vos différents courriers si vous ne savez pas écrire ou simplement pour avoir un écrit bien formulé (annonces par exemple). Ensuite nous nous dirigeons vers la place centrale de la ville entourée de banques, nous continuons vers l'église San Francisco en s'arrêtant goûter des spécialitées locales, notamment un fruit, le Chontaduro servi soupoudré de sel et de miel. Autant vous dire que les avis sont partagés : Simon aime, Anaïs non.

La ballade se termine dans notre quartier fétiche, celui de San Antonio.

Fin de journée, la salsa nous fait du nez, nous nous initions donc à cette danse endiablée dans l'école nommée "Salsa & Rumba", située juste à côté du bar dansant le plus fameux de la ville "La Topa Tolondra". La soirée se poursuit par un show donné dans cette même école par les pro. C'était dingue ! Ça va vite, c'est technique et entraînant. Bravo à eux !


Lendemain, jeudi 24 Octobre direction San Cipriano avec un groupe constitué d'occupants de notre nouvelle auberge de jeunesse "La casa de Adry" et Fernando, son beau gérant (☺️).

Après 2h30 de route, arrivée à destination : nous ne nous attendions pas à ressentir cette humidité ambiante. Malheureusement, très peu de photos de cette journée qui a été un vrai régale.

On commence par un transport de 15 mins à travers la jungle, en moto-rail (truc improbable mais très ingénieux) pour rejoindre la base de location de bouée. Ensuite nous nous balladions à travers la jungle, les cascades et piscines naturelles en profitant de multiples baignades et sauts. Comme des gosses on était !

La bouée nous a servie à rallier deux points du fleuve, nous nous sommes laissés portés par le courant jusqu'au restaurant où nous avons déjeuné vers 16h30, heure à laquelle il commençait à pleuvoir. Super décor et super ambiance. C'était une belle journée organisée par Fernando que nous remercions.

Repas italien le soir même (la casa Pavarotti), les pâtes y sont excellentes et son propriétaire particulièrement dingue, on vous laisse découvrir...

Le samedi matin marque la fin de notre détour Calenos, Salento nous voilà...

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Publié le 5 novembre 2019

- Du 26 au 29 Octobre-

Nous nous rendons en bus à Salento via Armenia en compagnie des germanophones Dominique et Konstantina, rencontrées au guichet ! En arrivant, nous allons déguster un met ainsi qu'une boisson caféinée chez Barnabé, succulent, très bon rapport qualité/prix. La première soirée nous permet de trouver un hôtel à prix raisonnable. En effet, Salento étant très touristique, les prix y sont particulièrement élevés... Il nous faut donc trouver la perle rare à COP40000 la nuit, Casa La Eliana, bien mieux qu'on l'espérait. Le lendemain matin, nous partons découvrir la vallée de Cocora en compagnie d'un couple Colombiano/Néerlandais. Le transport est effectué en Jeep, gros 4x4 couverts pouvant contenir une douzaine de pax. Les 3 derniers bénéficient d'une place à l'arrière debout, agrippant à bout de bras la barre transversale... Décoiffant !

Le paysage est très reposant et assez immense. C'est très impressionnant d'y observer les plus grands palmiers au monde à quelques 2800m d'altitude. La ballade durera un petit 3h en marchant tranquillement. De retour en ville, nous sirotons un café avec nos amis du jour. Le soir, nous retrouvons les allemandes ainsi que deux autres touristes vivant à London : Lionel et Lloyd. Après un autre bon resto, nous allons tester le Tejo, jeu traditionnel du coin où le but est de marquer un maximum de points en lançant un palet sur une zone en terre composée de cibles en papier qui explosent lorsque le palet entre en contact avec celles-ci. L'équipe allemande a battu la française cette fois-là.

Le 28, nous nous levons aux aurores pour aller chercher notre moyen de transport du jour avec lequel nous arpentrons la vallée de la Carbonera. Vallée similaire à Cocora, mais sans touristes ! Nous partons donc, pique-nique dans le sac, à l'assaut des quelques 3300m donnant sur la splendide et naturelle vallée plongeante peuplée elle aussi de gigantesques palmiers. Notre petite 125 off-road nous permet de prendre cette route peuplée de pierres, trous et autre territoire on-ne-peut-plus boueux (la vidéo vous en donnera un bel aperçu). Après quelques 140km parcourus sur une boucle autour de Salento et un petit mocachino, nous cuisinons un plat et filons au lit la tête pleine d'images sensationnelles offertes par Dame-Nature.

Nous profitons de notre dernier jour à Salento pour aller visiter la finca Las Acacias, où le café est produit. Le transport et la visite nous demanderont de débourser COP18000 par tête de pipe (environ 5€). Pour nous y rendre, nous utilisons les services de la ville : le même véhicule que pour Cocora ! La visite durera une petite heure, dégustation et achat de café inclus. Nous ressortons de cette finca satisfaits de ce que nous venons d'apprendre ; nous avons également pu mettre la main à la patte en collectant quelques grains de café. Au retour de cette finca (1000), nous nous sustentons dans un petit resto sympa aux abords de la place principale de Salento. A la fin du repas, nous rencontrons un couple québécois et allons nous balader au point de vue de la ville avec eux. Avant de prendre un premier bus pour Pereira ainsi qu'un second de nuit pour notre prochaine escale, nous oscillons entre flâner dans la ville et acheter divers bijoux jusqu'au début de soirée. Nous arriverons à Medellin vers 7h après une nuitée passée dans le bus.

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-30&31 Octobre, 1&2 Novembre-


Mercredi : notre courte nuit de bus (minuit-7h) s'achève à Medellin, deuxième plus grosse ville du pays. Avec le métro, on peut naviguer pour COP2550 (€0,70) : pratique pour arpenter cette ville sur l'axe Nord-Sud. Nous démarrons la journée par trouver un hôtel, malgré notre fatigue due au transport. Le bus de nuit c'est pratique et pas très cher (trajet à COP40000 avec la compagnie choisie, environ €11)... Mais c'est long et peu reposant au final. Enfin bref ! Nous déambulons dans El Poblado, quartier touristique certes mais franchement agréable, où nous logerons 3 nuitées. Nous testons pour le premier midi le très sympa resto Betty's Bowls : bon, frais, léger... mais un peu cher... ma foi. Cet établissement juxtant le fameux YOLO Hostel (#oklm). Après une bonne partie de l'après-midi passé à rattraper du sommeil, nous sortons de manière furtive pour trouver de quoi s'écluser le gorgeon et souper. C'est ce super resto de burger qui nous rassasiera : délicieux ! J'en salive encore #jean.

Jeudi : le réveil sonne et nous partons pour la journée au Parc Arvi, sur le plateau au-dessus de Medellin, faire une petite promenade avec les 2 allemandes retrouvées la veille. L'aller consiste à prendre le métro, un premier metrocable (téléphérique) ainsi qu'un second. Le parc est sympa, nous nous y propageons quelques instants. Un petit almuerzo à COP12000 aux environs de 14h et il est temps de redescendre en bus, solution plus économique mais bien plus folklorique. En effet, aujourd'hui c'est Halloween. Cette fête est très suivie ici à Medellin. Les déguisements sont finalement très peu similaires à ce que nous avons l'habitude de voir par chez nous. Quelques vampires et sorciers... mais beaucoup de colombiens et colombiennes déguisés de manière très... particulière. Certaines laissent transparaître de manière excessivement visuelle leurs formes plus que généreuses. Nous vous laissons imaginer... le pire ! Après un repas succinct dans une entreprise de restauration de type pizza, nous nous déplaçons retrouver nos collègues du Tejo ainsi que Robin (#freebeer), voyageur allemand très sympa et unique déguisé de notre formation de touristes. N'ayant pas nos passeports sur nous, nous ne pouvons pas suivre notre groupe au Perro Negro, boîte de nuit ultra-bondée dont la queue s'étire sur plusieurs dizaines de mètres. Tans pis pour nous... mais demain c'est Guatapé, et qui dit Guatapé dit levé pas trop tard... Nous filerons au lit après une dernière bière en amoureux.


Favela Communa 13
Halloween à Medellin

Vendredi (ou la vie sauvage) : réveil, petit-dej sur le pouce, métro et bus direction Guatapé en compagnie de Matthieu, moniteur de voile à Sète. Dans le bus, nous avons droit à un vendeur ambulant d'extracteur de jus manuel pour citrons 🍋 et autres oranges 🍊, dont nous achetons le produit ! Ensuite, c'est un rappeur live qui nous fait pousser la chansonnette et débourser quelques piécettes. Après deux heures de bus, nous arrivons à Guatapé pour l'almuerzo. À son issu, nous nous rendons à la Piedra del Penol, payons l'accès COP18000 chacun et accédons au sommet de cet édifice naturel grâce aux quelques 700 marche prévues à cet effet. Là-haut, à 2130m, la vue est à couper le souffle. Une étendue d'eau immense ponctuée d'îlots peuplés de forêts et autres espèces végétales vierges. Cette vue est l'une des plus belles que nous ayons eu pour l'instant en terre colombienne. Une pluie très légère s'abattant sur une partie du paysage donna lieu à un arc-en-ciel qui ne fit qu'embellir cet archipel de reflets lumineux. Après être redescendu de ce petit nuage, nous sommes allés visiter le village très colorée de Guatapé grâce à un tuk-tuk qui nous déposa sur la place principale. Au menu, délicieuse glace puis café avant de reprendre le bus pour Medellin. Pour le soir, nous changeons d'hôtel, le "Florentina Hostel", moins cher, plus propre et plus spacieux que "La Casa Estacion".


Samedi : ce dernier jour sur Medellin nous permet de visiter un peu plus la ville après avoir déposé les gros sacs au terminal Norte. Rien à déclarer à part une ambiance plutôt bonne et un bon resto végé le midi (#Yanou). Après avoir fait quelques courses pour manger le soir, nous prenons notre bus à 18h30 direction Rincon del mar sur la côte Caribéenne, à 12h de bus d'ici.

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Publié le 13 novembre 2019

- Du 3 au 6 Novembre -

Arrivée aux aurores à San Onofre, après une loonngue nuit de bus (13h), les chauffeurs de moto taxi nous sautent littéralement dessus (ce qui nous réveille) à la sortie du bus pour nous proposer un aller simple pour Rincón del Mar. À COP15000 (4€ et des bananes) par moto, nous refusons : à ce stade du voyage, faut pas nous prendre pour des jambons... Ce sera COP10000 chacun, pas plus. Nous démarrons donc nos 30 minutes de moto (sans casques) en direction du petit paradis tant attendu sous une chaleur écrasante (et il n'est que 7h30 du matin).

Après quelques minutes à la recherche d'un hôtel, nous dégotons une petite perle, la casa de Suami. Nous séjournerons 3 nuits dans une immense chambre comprenant 7 lits doubles et une salle de bains, le tout, rien que pour nous, avec vue sur la mer des Caraïbes. Pour COP200000 (au lieu des 300000 initiaux) nous supporterons la simplicité (insalubrité ?) des lieux, les moustiques et les cris d'enfants. Suami faisant office de mère secondaire pour bons nombres d'enfants (et d'animaux) du village, elle leur enseigne en particulier la musique et la danse. D'ailleurs nous avons assisté à un spectacle de ces quelques minots, pas toujours très bien orchestré mais l'intention était très positive. ☺️ En vrai, c'était une chouette ambiance avec un accueil chaleureux.

Heureusement qu'il y avait une cuisine dans la maison car peu de restaurant aux alentours et les prix étaient très... touristiques dirons nous.

Pendant 3 jours, notre activité exclusive sera, à votre grande surprise : sea... and sun (et un beau château de sable).

Déjà parce que la chaleur et l'humidité nous ramolissaient 😊 et surtout parce qu'on avait envie de ne rien faire d'autre. À préciser : la casa étant sur la plage, nous n'avions qu'à ouvrir le portail pour avoir les pieds dans le sable et nous ne sommes pas dans une saison haute, la plage était donc tres peu fréquentée. On a vraiment pu se reposer et être au calme. (Oh) J'en rêve encore ...

Il y avait un canoë chez Suami que l'on à emprunté une fois pour rejoindre un bout de plage déserte à l'ouest de la notre, je crois que c'est pendant le trajet que le dos de Simon a cramé. Quoi qu'il en soit, je veux bien pagayer tous les jours de ma vie si c'est pour ces paysages. 😍

Il semblerait que l'hiver arrive en 🇫🇷, profitez donc de nos quelques photos afin de vous réchauffez un peu.

Bisous de nous.

XOXO



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-6 au 8 Novembre-


Qu'est ce qu'il y a sous son grand chapeau ?Départ en début d'après-midi pour Barranquilla, ville côtière également. Nous négocions un taxi pour COP12000 pour rejoindre San Onofre et chopper notre bus. Quelques minutes d'attente et c'est parti pour 4h de bus à la base... Nous mettrons un bon 6h30 suite à une pause du chauffeur à Carthagène un peu plus longue que prévue... Bref ! À Barranquilla, nous slalomons les propositions de taxi trop onéreuses pour notre porte-monnaie et sélectionnons un des derniers bus de ville pour l'hôtel Mamy Dorme. Nous y arriverons quelques 45 minutes plus tard... À peine le temps de poser les sacs que nous allons englouter une pizza d'à côté, dans un quartier résidentiel très calme, où les moustiques sont également présents. L'hôtel à un bon rapport qualité prix (COP44000 la double avec clim) et est assez propre, les proprios sont un peu vieux, cordiaux mais peu chaleureux. Nous passons la journée du susdit lendemain à aller sur le bord du Rio Magdalena au Puerto de Oro. Rien de très excitant, vraiment... D'autant plus que marcher sous un tel cagnard n'est pas le point fort de celui qui s'est posé sur le toit des Alpes... Après quelques minutes sur place, nous tentons de gagner du temps en cherchant un bus. C'est un dirigeant d'entreprise qui acceptera de nous déposer à deux pas de notre hostal... Et accessoirement de son entreprise de formation comptant quelques 2500 personnes. Ce petit voyage en SUV fut possible grâce à la technique sans failles d'Anaïs dont elle seule à le secret : une phrase d'accroche et la cible perd ses moyens et accepte directement la proposition... 100% de réussite en un essai.

Nos affaires récupérées et un almuerzo dans le ventre : direction le terminal de bus pour repartir sur Santa Marta, où nous arriverons 2h30 plus tard grâce à la compagnie aux bus verts. Une des seules fois d'ailleurs où le WiFi proposé à bord fonctionnera directement et correctement. C'est durant ce trajet que Florian V. m'annoncera la breaking-news de la MICH RF TEAM... Bref !


A l'arrivée à Santa Marta, nous prenons un bus de ville une fois de plus très long pour nous rendre au Travelers Hostel. Ce petit établissement est tenu par une sympathique demoiselle qui nous a parlé un peu de la ville, d'où manger et où se baigner dans le coin. En quelques minutes de marche dans un lieu assez désertique de monde, nous voilà propulsés dans une rue ultra touristique où sonnent à tue-tête les diverses musiques de bars mêlées aux voix intéressés des rabatteurs... Ambiance festivement touristique où pullulent les offres de l'happy-hour : 2 cocktails pour le prix d'un ou encore 3 bières pour COP10000. Cette ballade sous les projecteurs finira dans un petit restaurant susnommé "Senses", bon mais pas donné. Le lendemain, nous suivons les conseils de notre hôte et allons nous baigner à la plage de Cabo Tortuga. Pour s'y rendre, il nous faut prendre un bus côtier et sortir à quelques 30 minutes plus loin. Ce qui est bien ici et en Colombie de manière générale , c'est que les chauffeurs de bus déposent à n'importe quel endroit sur la route. Si l'on souhaite sortir 100m plus loin, pas de panique, le conducteur nous y avance sans rechigner. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment d'arrêt de bus : il suffit de heler le bus comme vous le ferez pour un taxi vers chez nous. On sort du bus, on marche 5 minutes, et nous voici sur une très longue plage ! Quelques pas au bord de l'eau nous éloigne des quelques plagistes : nous nous retrouvons seuls, la plage rien que pour nous. Grand moment de repos, entre bronzette et baignade. Le soir, nous nous concoctons un petit repas à l'hostal avant d'aller dans le centre festif prendre un verre devant un petit concert donné par un trio guitare/chant, cajón et maracas. Sympathique moment semi-allongé à écouter ces rythmes calmes et doux à l'oreille. Le jour suivant, nous quitterons Santa Marta pour Guachaca, grâce au bus une fois de plus...

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-9 & 10 Novembre-

Nous décidons de nous trouver un pied à terre à Guachaca afin d'aller visiter le parc Tayrona : c'est le village le plus proche de l'entrée de Zaino. La plupart des touristes dorment à Santa Marta mais nous cherchons un peu plus d'authenticité et ce village nous convient. Nous vous recommandons le Puerto Caribe Hostal, propre, neuf, tout bien équipé et les proprios sont cools. Les plages environnantes ne sont pas toutes proches et loin d'être paradisiaques (préférez le village de Buritaca pour ça) mais pour nous, ça reste la mer et un autre visage de la côte qui ne nous déplaît pas, bien au contraire. Dans l'après-midi, nous marcherons une petite heure pour rejoindre le littoral à travers des champs de bananiers, à perte de vue, vachement impressionnant et dépaysant.

Bref, plus que 30m pour mettre les pieds dan l'eau sauf que... il faut d'abord passer un vieux plan d'eau dégueulasse, à l'aide d'un radeau rellié de chaque côté de la rive à des cordes (qu'on tire pour avancer) qui elles-mêmes sont accrochées à des palmiers. Bref, pas facile à expliquer, mais c'était assez inattendu et donc drôle même si j'avais la hantise de tomber dans l'eau, j'aurais à coup sûr attrapé la malaria... Mais bon, Laurent géra... euh Simon.

Malgré la grisaille apparente sur les photos, la chaleur et l'humidité sont toujours au rendez-vous. Après s'être battu quelques minutes avec les vagues, nous rentrons dévorer un demi poulet à la broche et des patates. C'est tout bête, mais ça fait vraiment plaisir de manger un truc dont le goût nous est connu.

Guachaca c'est petit mais assez vivant, les motos pullulent, les chiens errent, la musique est forte, les joueurs de billards sont nombreux et les enfants rient forts.

Le lendemain matin, dimanche, après 20mins de bus, arrivée à Tayrona vers 8h30 pour un début de marche 30mins plus tard. Le prix de l'entrée nous refroidi légèrement car étant en semaine "spéciale" (dont la spécialité nous reste à ce jour inconnue) nous paierons chacun COP63500 (17€) et COP4000 d'assurance santé obligatoire. D'ailleurs, achetez plutôt cette assurance aux guichets où vous achetez vos tickets d'entrée et elle vous coûtera seulement COP3000. Nous on s'est fait pinés...

2h45 de marche plus tard, quelques milliers de cocotiers, 5 plages de rêve dont une ou deux interdites d'accès et des paysages vraiment vraiment comme dans les magazines du Club Med, nous tombons, eberlués, devant le petit paradis de Cabo San Juan. Alors Simon répétera à qui veut l'entendre que c'est "Tourist land", certes, mais moi je veux bien y passer un bout de ma vie quand même quoi. On ne peut pas s'étonner qu'un grand nombre de personnes veuillent y accéder. La ballade dans le parc est magique et le point d'arrivée est encore plus ouf...! On vous laisse apprécier par vous mêmes sur les photos.

Le temps de profiter, trop rapide tout de même, de revenir sur nos pas pour se baigner sur une autre plage, celle de "La Piscina" où le snorkeling se pratique volontiers. Pour ne pas payer COP30000, j'ai emprunté à des anglais leurs masque et tuba et en m'approchant d'un récif j'ai pu apercevoir des jolis bancs de poissons bleus et d'autres argentés et striés. Je regrette de ne pas avoir pris du temps pour louer du matos et aller plus loin car je pense que les fonds marrins sont magnifiques. Il est possible de dormir dans le parc (à des prix assez élevés) pour y passer plus de temps alors je le conseille.

Il est temps de repartir car les portes du parc ferment à 17h (il est possible de rentrer plus tard mais plus d'en ressortir). On est totalement revigoré après nos baignades, nous accelérons donc le pas sur le retour, avec quelques foulées par-ci, par là (on n'oublie pas qu'il fait 33 degrés et 90% d'humidité) et une bonne dose d'H20 en moins. Arrivé au parking après un total de 4h30 de marche, les 3kms restants seront effectués en bus collectifs pour ma part (COP3000) et à pied pour Simon dont l'énergie m'impressionne. Je m'assoupie en l'attendant... Ah non, il est déjà là.


Une bonne douche fraîche et une sieste plus tard, direction le seul boui-boui attrayant de la ville. Quand je dis ça, c'est parce que c'est un resteau à burger dont la localisation, la déco et la carte sont pensés d'avantage pour les touristes que pour les locaux. Le ventre plein (enfin presque) nous nous aventurons dans un bar empli de locaux, un peu saouls, pour faire un billard. Tu paies ta conso et tu joues autant que tu veux. Alors un jeune ado, Luiz Fernando, nous montre leurs règles et joue finalement avec nous. Eux, il répartissent les boules de 3 à 14 autour du billard (6 de chaque côté) puis le but est de les viser dans l'ordre. D'abord on doit mettre la 3 puis la 4 puis etc. Le gagnant étant celui qui a mis le plus de boules. Simon a gagné une partie et moi la suivante. Un bon moment, très bruyant comme beaucoup de moments de vie ici en Colombie, où on s'est senti intégrés.

Dodo où nombre d'entre vous se sont invités dans nos rêves. 😘


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Publié le 29 novembre 2019

-11 et 12 Novembre-

Au réveil, nous saluons notre hôte du Puerto Caribe pour sauter dans le bus côtier direction Palomino. Cette petite bourgade transpire un peu le tourisme pour la partie bord de mer. Nous avons repéré une petite adresse à environ COP40000 et nous nous y rendons pour déposer nos gros sacs. Au programme : repos, cocotiers et bien évidemment baignades dans une eau on-ne-peut-plus chaude. Niveau temps, il fait toujours bien lourd et chaud. Nous nous posons dans un bar, les pieds dans l'eau, musique d'ambiance et lampions pour accentuer le romantisme des lieux. On etait juste bien. Et après l'happy Hour et nos cocktails au champagne, on est encore mieux. 🥂😉

Il semblerait que Palomino soit un "repère de Français" où il n'est pas difficile de trouver du pain Français par exemple. Pour notre part, nous y étions en basse saison, peu de monde dans les rues ni dans les restaurants donc finalement nous n'avons pas rencontré de Francais.

Le lendamain, nous sortons du lit de bonne heure pour profiter de la mer (10mins à pieds) avant de quitter la baraque pour le check-out de midi. Un almuerzo, et ciao dans le bus.

Nous arrivons après environ 2h de bus à Riohacha et marchons trouver de nouveau un petit hostal. Rien à déclarer pour l'après-midi, ni le soir, si ce n'est qu'on a vu beaucoup de Vénézuéliens dans les rues de la ville. Selon nous, cette ville n'a que deux intérêts : être ville de passage pour La Guajira (que nous n'irons pas visiter) et disposer d'un aéroport. C'est pour ce dernier que nous y passerons la nuit. Demain matin, nous nous envolerons pour Popayan, la fameuse ville blanche située dans le Sud de ce grand pays.

Un poulet comme animal de compagnie, c'est totalement normal de voir ça ici.
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-13 au 17 Novembre-


À peine le réveil sonne qu'il faut partir pour l'aéroport. Il n'y a qu'une rue à parcourir, mais les 3 petits kilomètres nous paraissent une éternité car il fait déjà très chaud à 9h. Notre voyage consiste à rallier le Nord au Sud de la Colombie, en faisant un stop en altitude... à Bogota. Le premier vol se passe bien. 3h d'attente plus tard (et des nouvelles de tata fofolle), nous nous rendons tranquillement pour l'embarquement... légèrement en retard. Cela nous a valu, lors de notre descente par l'escalator, un petit appel au micro : "Anaïs Florqui'ne y Simone Bovo [...]". On n'est pas passé loin de louper l'embarquement... La sueur froide se transforme en rire nerveux une fois en place dans l'avion. A l'arrivée, il pleut... mais la température est enfin vivable. (Oui on ose se plaindre 😉) Notre respiration et notre corps revivent ! Par contre, nous sommes encore vêtu en mode "Caraïbes" #TongShortTShirt et devons rejoindre notre chambre d'hôte (COP33000 la nuit) à quelques 30 minutes de marche. Nous resterons 3 nuits dans une grande chambre, très propre avec accès à une cuisine, très bon rapport qualité/prix. Nous sortirons le premier soir manger dans un resto italien tenu par une Suisse fort sympathique...qui connaît Crolles : très bon.



Nous passons notre 14 Novembre à flâner dans la ville de manière aléatoire. Le soir, nous nous retrouvons à la cuisine de l'hôtel avec les occupants : un couple basé à Vézelay et un autre dont les parents sont d'un petit village de Saône-et-Loire... La Bourgogne en force à Popayan ! Sympathique soirée. Nous nous retrouverons le lendemain matin, avec les deux jeunes mariés Gaby&Elme en long voyage, pour faire notre second Free Walking Tour. Cette petite ballade de deux heures nous aura permis de découvrir le cœur de ville de manière approfondie. Une chose sympa à savoir sur l'horloge de l'église centrale (7 au total dans cette ville très catholique où les processions de la semaine sainte sont très réputés) est que le chiffre 4 ne s'écrit pas IV mais IIII. Tout est question de symétrie avec les 4 premiers chiffres à base de I, les 4 suivants à base de V et les 4 derniers à base de X. Ça donne ça : I, II, III, IIII ; V, VI, VII VIII ; IX, X, XI, XII... Curieux non ?

Aussi, les bâtiments du cœur de la ville sont blancs car ils ont été recouverts de chaux, seul éléments permettant l'arrêt de la prolifération d'une puce appelée Niquia, qui apportait avec elle de graves maladies à l'homme. Cette couleur symbolise aujourd'hui la ville dont les façades sont nettoyées et repeintes chaque année la semaine d'avant la semaine sainte.

Bref, après cette visite guidée, nous sommes aller manger dans un petit resto végétarien où vous pouvez choisir les 7 composantes de votre almuerzo parmis une liste renouvelée chaque jour. Nous irons nous balader au point de vue de la ville l'après-midi avant la sieste. Le soir, nous allons nous sustenter avec le couple français au resto Carmina. Ce resto très petit (3 ou 4 tables) propose une nourriture typée italienne succulente... Nous y siroterons même une bouteille de vin rouge ! Pas de folies pour ce soir, nous décidons de partir à 6h30 le lendemain matin nous balader au Parc du Puracé si le temps le permet. Hélas, le temps humide au réveil nous incite à renoncer... Et à nous recoucher. Quelques heures plus tard, nous nous levons une bonne fois pour toute pour déposer nos sacs au service dédié du terminal de bus, étant donné notre départ le soir même pour un voyage de nuit direction l'Équateur. Nous passerons la journée à flâner, nous retournerons même à la cantine végétarienne et rencontrerons Miguel, fraîchement diplômé de l'IAE de Toulouse, en début de voyage. Nous passons l'après-midi avec ce dernier à discuter autour de café ou autre recettes fort-sympathiques de chez Mora de Castilla, petit "salon de thé" à ne pas manquer : à excellent !!! Avant d'aller prendre notre bus à 22h, nous faisons une halte dans une pizzeria sympathique où jouait un petit groupe guitare/chant + trompette (le petit fils de Miles Davis) à notre arrivée. Au terminal, la ponctualité du bus ne nous étonne plus... Le voilà ! Dernière nuit à passer dans un bus pour un petit moment : courage !


Point de l'humiliation.
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Publié le 4 décembre 2019

-17, 18, 19 et 20 Novembre-

Après nos belles aventures Colombiennes et dans l'espoir de retrouver Michel, un collègue de Simon, nous sommes de retour en Équateur, dans le nord à Otavalo. Bien que nous connaissons déjà cette ville, nous l'apprécions et sommes heureux d'en découvrir un peu plus. En effet, le lendemain de notre arrivée, l'après-midi était dédiée au repos suite à notre départ de Popayan la veille : nous avons marché jusqu'à la cascade de Peguche puis continué vers le sentier menant à El lechero. Une seconde partie déjà apprivoisée lors de notre 1ère venue ; quant à la cascade, c'était une très chouette découverte, le chemin y menant est très verdoyant et cela constraste avec le béton de la ciudad. C'est un lieu très apaisant et aménagé de manière à s'ancrer dans la nature.

Après cette belle journée, nous décidons de tester le restaurant "Arbol de Montalvo" inscrit dans le guide du routard comme le restaurant de l'hôtel Dona Esther. Effectivement, la cuisine est bonne, la salle avec le traditionnel four à pizza est chaleureuse, bien que le service l'est moins. Bref, on a bien mangé et, de ce fait, le budget est légèrement plus élevé que dans les boui-boui locaux.

Cascada de Peguche
Piscine natural
Arbol de Montalvo restaurante

Après les retrouvailles avec Michel et Silke, son adorable amie, nous organisons la journée du lendemain, 19 Novembre, direction la lagune de Cuicocha.

Nous ne nous faisons pas prier pour y retourner, heureux de ressentir l'excitation des débuts et la sérénité provoquée par les lieux.

Nous bouclerons le tour en moins de 4h... En réalité un peu plus au total avec nos nombreuses pauses (Michel aime beaucoup les photos... les fleurs...les champs...les vues... 😊). Cette fois, la brume s'est maintenue durant la quasi totalité de notre marche, ce qui n'a pas permis une bonne visibilité et appréciation des paysages pour nos deux nouveaux voyageurs. Par chance, sur sa face ouest, la lagune a reprit ses droits et les nuages se sont dissipés. Aussi, il m'a semblé que la montée qui m'avait parue compliquée à gravir il y a deux mois n'en était plus qu'une légère et amusante...

Bref, enchantés de notre journée, c'est avec faim que nous choisissons, non sans mal, le mexicain, que nous avions déjà testé et approuvé. A l'issu du repas, le patron du resto paye sa tournée de teq-paf à notre tablée. S'en suit une bière artisanale accompagnée d'un gentil, mais très très alcoolisé Équatorien.

Dernière journée à Otavalo, Simon opte pour un test de son nouveau parapente fraîchement rapporté de France par Michel. Ah Michel, heureusement qu'il a croisé notre route (et que Simon a tout fait pour que ça arrive 😊). Personnellement, c'est repos, sirotage de café et goinfrerie... Quand le chat n'est pas là, les souris dansent dit-on (miaou !).

Finalement, tout le petit monde se retrouve en début de soirée, papotage et dîner (succinct mais efficace sur la place du marché) à la clé.

Après une nuitée plutôt classique, nous partons à 4, après être passé au marché Cerrado pour le petit dej (heureux de n'avoir pas loosé une seconde fois, nous avons enfin trouvé ce marché que nous aimons tant) en bus, direction terminal nord de Quito, puis Mindo.

Ah oui... Nous avons séjourné à l'hôtel Runa Pacha, pour 12$ en chambre privé avec SDB commune, rentable.

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Publié le 7 décembre 2019

-21 au 24 Novembre-


Pour atteindre Mindo en bus, nous devons retourner sur Quito, et plus particulièrement au terminal Nord dénommé Carceleen ($3 le trajet). D'ici, nous prenons un second bus direction Mindo pour quelques $3,5 par tête de pipe. Le bus nous déposera sur la route, à l'embranchement menant à notre destination. Ici, des taxis à $1/pax attendent. Quelques minutes plus tard, nous nous faisons déposer dans le centre-ville, composée d'une seule rue finalement. Nous séjournerons, avec Mich et Silke au Guest House hostel, $15 la noche. Ce petit hôtel sympathique nous a permis de jouir de son roof-top dont la vue sur le bourg fut très appréciée de nous 4. En effet, cette bourgade étant située au beau milieu de la jungle, nous avons pu observer quelques oiseaux ainsi qu'un toucan ! Pas de moustiques sur cette terasse, nous avons pu utiliser les hamacs dédiés. Nous passons l'après-midi à flâner dans Mindo et à déceler l'agence qui nous emmènera voir les oiseaux du coin (coin) le lendemain à 6h. Impossible de négocier le prix de $25/pax... Tant pis. Petite ballade pour découvrir les lieux, en attendant la tombée de la nuit. Ce soir, ça sera spaghettis maison avec une délicieuse sauce préparée par Silke.


Le lendemain matin, nous sautons du lit pour retrouver Sandy, notre ornithologue. Nous quittons les lieux en camionnette et nous nous arrêterons plusieurs fois sur le trajet afin de traquer les différents piafs tous aussi beaux les uns que les autres, grâce à nos jumelles et au gros objectif de Sandy. Au bout d'une grosse heure et demie, cette dernière déballa l'artillerie lourde : un gros petit dej pris au beau milieu de nulle part, miam ! Ces 3h30 sur le chemin nous auront fait découvrir une trentaine de volatiles dont les fameux toucans (photos à l'appui), canons ! Que ceux qui ont compris la vanne du premier coup le disent en commentaires. A l'issue du tour, Sandy nous dépose dans le village et nous prenons un petit café. Pour l'après-midi, Anaïs et Silke iront se balader dans le parc au Nord-Est de Mindo, du côté de la Hacienda San Vincente (l'entrée coûte $6). Mich et Simon iront effectuer un petit running de quelques 14km, vive la MICH RF Team. Ces derniers ont pu profiter de la terrasse après leur sortie, et appeler un membre de la team.

Un Quetzal

En fin d'après-midi, nous nous rendons "Cacao Mindo" (à confirmer) pour y découvrir les différentes étapes de production du chocolat comme on le connait : du fruit à la tablette. Ce tour ($7) a duré pour nous plus de 2h, du fait de notre intérêt ainsi que nos diverses questions. Avec l'intervenant qui parlait d'ailleurs français, nous avons pu produire notre propre chocolat et de le déguster par la suite ! Brièvement, le fruit est découpé afin d'en extraire les grains de cafés et le jus associé. Ces grains sont ensuite séchés plusieurs jours. Ensuite, ces derniers sont versés dans une poêle chaude, et lorsqu'ils crépitent, il est temps de les ouvrir. La "chair" extraites est alors broyée, ce qui forme une pâte prête à être moulée en tablette. La particularité de cette finca de cacao est qu'elle utilise la partie autour de la graine (lors de la découpe du fruit) afin d'en faire un jus, qu'elle utilise pour tout type de produits : jus de cacao (vraiment excellent et unique), sauce barbecue (également excellente), vin et bière de cacao et d'autres produits que vous pourrez découvrir sur place, comme une crème exfoliante par exemple. Après avoir moulu les grains de cacao, nous sommes passés à la dégustation. L'intervenant francophone nous a fait mélangé nos mixtures, tour à tour, avec des petits sirops : nous devions déceler le goût original. Ce fut un très bon moments, nous recommandons l'expérience. A l'issue du tour, nous sommes même resté manger sur place.


Le lendemain, nous passons la journée entre couple avant de se retrouver pour notre dernier soir commun dans un petit resto "Chez Willy" qui prépare de bonnes et copieuses assiettes à des peux très raisonnables. Nous décidons, après l'almuerzo, d'aller nous balader à la cascade Corazón, à 1h30 du centre de Mindo. La première partie est une piste, la seconde est un petit chemin au beau milieu de la jungle qui mène à la cascade Corazón. Nous étions seuls sur l'intégralité du parcours, ce qui nous a permis de mettre à profit nos connaissances en ornithologie et d'apercevoir... un toucan !

Nous quittons les lieux le lendemain pour rejoindre la côte et plus particulièrement Canoa. Le trajet durera environ 6h, avec 3 bus. Un premier de Mindo à San Miguel de los Blancos (compagnie Kennedy), un second menant à Pedernales (passage par Santo Domingo, compagnie Kennedy) et un dernier pour Canoa beach. Ce trajet nous a coûté $11.5/pax. C'est beau l'océan Pacifique !

Pas content après une chute monumentale 😂😂
Couché de soleil sur Canoa