Carnet de voyage

Je ne sais où je ne sais quand

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Par AlexP
Récit de mon voyage en sac a dos à la conquête du monde, où j'irai je ne sais où je ne sais quand.
Novembre 2018
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Publié le 9 novembre 2018

Après environ 24 heures de trajet voiture + avion, les premières lumières de Rio apparaissent enfin sous mes yeux. Les mois de préparations pour ce voyage se concrétisent enfin, tout est planifié, ou pas. Arrivé a 1h30 du matin là bas, je n'ai pas d'autre choix que de dormir dans l'aéroport. Après une nuit que l'on pourra qualifier de compliquée, il est temps pour moi de franchir les portes de l'aéroport, prendre un bus, et d'aller découvrir cette ville de Rio !

IPANEMA et COPACABANA

La plage d'Ipanema avec sa vue magnifique sur les montagnes de Rio, ses surfeurs et cocotiers, un régal!

De base, j'étais un peu sceptique à l'idée de passer plusieurs heures aux alentours de Copacabana et Ipanema, la plage c'est bien mignon mais bon.. ca manque cruellement d'action. Mais le fait est que, face à tout ca, l'émerveillement est de mise. Du sable impeccable, des vagues parfaites, des paysages du même calibre, l'entrée en matière à Rio est une splendide réussite. Cependant, les vendeurs a la sauvette peuvent gâcher la tranquillité, et vous proposeront de tout, (lunettes, enceintes JBL, caipirinha, pop corn, cocaïne, rien d'anormal quoi..). Si vous voulez partir à Rio, je vous conseille d'aller voir du coté de Che Lagarto Hostels, une auberge de jeunesse pas chère, un staff adorable, des caipirinhas gratuites de 20h à 20h30 tous les soirs, et situé à 3 minutes a pied de la plage de Copacabana! Ils sont implantés un peu partout en Amérique du Sud, c'est sûr que j'y retournerai. Le culte du corps est omniprésent. En passant par la plage, cela saute aux yeux. Des bancs de musculations tous les 30 mètres ( que je n'ai bien évidement pas utilisé car je suis déjà bien trop costaud (ou c'est juste que je sais pas comment ca marche)), le nombre incalculable de joggers, le nombre de gars baraqués qui se trimballent torse nu même en ville, et la taille des bikinis chez les filles, on s'aperçoit vite que le brésilien aime être remarqué et qu'il ne s'en cache pas. Pour conclure sur ces plages, je dirais que le quartier de Copacabana est franchement agréable, on se laisserait très vite aller à flâner le long de la plage, à boire des cocos fraîches à 5 réals (1,25 euros), se balader dans les petits marchés côtiers, avant de se jeter directement dans les vagues! Le pied quoi..

Malgré un soleil timide, il est très agréable de se balader à Copacabana

TIJUCA et le CORCOVADO

Il y a deux manières de monter voir le Corcovado. La première et largement plus utilisée est d'utiliser les différents bus et navettes mis à disposition afin d'y accéder. La deuxième solution est de faire un trek a travers la forêt de Tijuca ( la plus grande forêt urbaine du monde, eh oui monsieur!) afin d'atteindre cette fameuse statue. Vous imaginez bien quelle solution j'ai choisi.

Une forêt dense, des singes sauvages, plus un seul bruit de voiture, on ne se croirait définitivement pas en centre ville de Rio

L'ascension du Corcovado par la forêt de Tijuca, c'est un trek de 2 heures dans la jungle et 700 mètres de dénivellé. Au début de la randonnée, on passe par une cahute où l'on doit donner son identification, passeport, n° téléphone , etc. . Mais c'est aussi ici que l'on nous explique la présence d'animaux venimeux, de chute de pierres ou de pierres glissantes, ca donne le ton.

Au final cette ascension sera surtout un moment où l'on rencontrera des huttes, des singes sauvages qui tiennent dans la main, des lianes comme dans Tarzan, de fourmis qui ont une taille d'éléphant ( à quelques kilos près, n'exagérons rien), mais c'est surtout du bonheur à l'état pur. Je n'ai croisé que 4 personnes tout le long de l'ascension, c'est dire à quel point on se sent seul au monde.

Si un jour vous passez par Rio et voulez voir le Corcovado, croyez moi, passez par cette forêt, car c'est tout simplement merveilleux et l'arrivée devant le Corcovado après l'effort rendra l'expérience encore meilleure.

Non, on ne se croit définitivement plus en ville ici..


Une fois votre effort fourni, vous arrivez enfin au Corcovado !!! Ah non, on se retrouve face à une grille, et on paye gentiment les 14 réals (3, 50 € oulala ca pique!) pour l'entrée à un garde tout mignon avec un fusil à pompe dans la main. Une fois cela fait, VOUS ÊTES ENFIN AU CORCOVADO!!! Et oui, l'une des 7 merveilles du monde actuel se dresse devant vous, cette statue du christ est somptueuse et semble régner en maître sur la ville de Rio. Je dois avouer être resté béat devant cette dernière, je ne sais pas comment, mais elle donne une impression de pureté, de grâce, et devant elle, on se sent tout petit. Je l'ai tellement observé que j'ai même trouvé une fissure vers son nez, peut être que le Corcovado est un sphynx en devenir!

Mais au delà de ça, si vous allez au bout de la passerelle, vous aurez une vue imprenable sur toute la baie de Rio, c'est magnifique! Ces deux choses font de la place du Corcovado un incontournable du Brésil, et explique surement sa place en tant que Merveille du monde..

Il mérite vraiment son statut de Merveille… 



SANTA TERESA , LAPA, BOTAFOGO

Une fois en avoir pris plein les yeux au Corcovado, il faut redescendre… Et là débute ma première aventure où je ne me suis pas senti en sécurité. Je commence à redescendre en direction du quartier de Santa Teresa. Au bout d'une heure de marche, je tombe sur une sorte de station de bus improvisée, où les conducteurs viennent checker vers un homme qui tient un livre de compte. Louche mais je veux quand même essayer d'en prendre un, sinon cela m'aurait rajouté encore une à deux heures de marche et la fin de journée commençait à pointer le bout de son nez. Je n'ai plus de réals, et n'ai que ma carte de crédit, qu'ils refuseront (elle ne m'avait jamais posé problème avant). Seule solution, marcher. 50 mètres plus loin, je surplombe une favela, par curiosité, je mets un pied dedans, mais c'est franchement glauque, les murs sont défoncés, la rue est crade, des chiens se battent au loin, je fais le choix de faire demi tour, cela ne sert a rien de tenter le diable. Je reprends mon chemin et au bout de 20 minutes je croise une voiture de police en stationnement. Je leur demande de m'indiquer la route pour Santa Teresa, ils me disent d'appeler un UBER et d'attendre à coté d'eux car c'est trop dangereux. Pas de liquide, pas de réseau sur mon téléphone, pas le choix je dois avancer. Je décide de prendre la route et de tenter le stop malgré l'avertissement de la police. Au bout de 10 minutes de marche, une voiture s'arrête. Deux jeunes femmes ( environ 25-30 ans )me prennent en stop. OUF! Elles me conduisent alors à Santa Teresa en faisant de nombreux détours pour me montrer les plus jolis coins de Santa Teresa. Au final, le chemins que j'aurais voulu faire à pied m'aurait fait traverser deux autres favelas, merci les filles, vous avez assuré!!!


Une fois la visite guidée de Santa Teresa terminée, direction le quartier de Lapa, qui est collé à Santa Teresa. Là on distingue vraiment la différence riche/pauvre avec une place remplie de personnes prenant du crack, alors qu'à 30 mètres de là c'est le quartier des affaires, avec toutes les banques et de grosses enseignes. Après avoir vu la cathédrale de Rio, d'un style très particulier ( un énorme bloc de béton de forme pyramidale) il est temps d'aller voir les fameux escaliers de Selaron, qui se trouvent en bordure de favelas (il est fortement déconseillé aux touristes d'aller les voir une fois la nuit tombée) et d'aller prendre la photo du touriste!

Réalisation de Jorge Selaron , à l'aide de plus de 2000 carreaux de faïence provenant de 120 pays différents!!!

Dernière étape de mon séjour à Rio, le quartier de Botafogo. C'est peut être le moins touristique de tous ceux que j'ai fait, mais pas le moins beau, loin de là. Après un petit tour par la plage, je m'enfonce un peu dans les rues, découvrant le quotidien des brésiliens moyens et leurs conditions de travail déplorable. Je croise aussi des jeunes qui ont entre 10 et 12 ans en train de fumer de la Marijuana, et en retournant vers la plage, je tombe sur un centre commercial de 8 étages, le dernier abritant une brasserie avec vue sur la baie de Botafogo et le Pain de Sucre, dans laquelle je boirais une bière présentée dans un sceau à glaçons pour champagne, où le serveur me présentera la bouteille et me la servira à moitié, pour me la vider juste avant que je ne finisse la dernière goutte de ma première partie. (Bref, je n'ai pas eu besoin de toucher à ma bouteille, so chic! ) C'est aussi dans ce quartier que j'ai gouté mon premier hot dog brésilien ( pain, saucisses x 2, poivrons, piments, oignons, petits pois, olive, maïs -> oui ca fait beaucoup mais c'est trop bon ! )


La baie de Botafogo, avec le pain de sucre en haut a droite de l'image

Ensuite, retour à l'auberge de jeunesse récupérer mon sac et direction le bus pour la gare routière. Et hop, nouvelle galère. Je comprends mal la station à rejoindre, je me trompe de bus, et arrive dans un endroit peu fréquentable. Lorsque je demande à une passagère où m'arrêter pour rejoindre la gare routière, elle est effarée et me demande ce que je fais ici. A ce moment, tout le bus cherche une solution, car c'est apparemment très dangereux comme secteur, même pour des locaux. La seule solution qu'elle a trouvé, c'est de m'accompagner jusqu'au bon bus et de m'accompagner sur tout le trajet jusqu'à la gare routière. Son amie lui demande de ne pas trop me parler tant qu'on est pas arrivés, afin que les gens ne sachent pas que je suis un touriste (j'imagine mal les locaux se balader en sac à dos tente mais bon). Lors de notre attente du bon bus, elle n'arrête pas de regarder partout et ne semble pas sereine de devoir attendre le bus à mes côtés. Une fois ce dernier pris, on arrive à la gare routière, où elle m'aidera à prendre on billet et m'indiquera la bonne voie. Merci Lydiane, pour ce détour d'une heure que tu as fait afin d'aider le petit insouciant que je suis… Tu m'as sauvé d'une jolie galère et de dangers potentiels…


Et c'est donc sur cette dernière aventure de bus que je prends la route pour Sao Paolo!

Au revoir Rio ! 


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Publié le 16 novembre 2018

SAO PAULO

Après une nuit de bus depuis Rio, j'arrive a Sao Paulo à 5h30 du matin.. La journée s'annonce aussi longue que la nuit a été courte. On prend le sac a dos et direction le centre ville! Après une bonne heure et demie de marche sur une sorte de périphérique, j'arrive enfin à destination. Et là arrive la déception. Sao Paulo n'a que peu de charmes, la ville est triste, les rues sont crades tout en délivrant une odeur nauséabonde, et l'insécurité semble y régner ( j'ai assisté a deux bagarres générales en une après midi). Seule la cathédrale et deux ou trois square simpas offrent un peu de cachet a cette ville. Autre point positif, Liberdade, un quartier japonais, abrite plus de 1.5 millions d'habitants originaires du Japon, ce qui en fait la plus grosse communauté nippone au monde en dehors du Japon. A tous les fans de culture japonaise, je suppose que vous serez la bas comme des enfants qui vont a Disneyland pour la première fois. Il existe aussi le Rock Commercial Center ( je vous passe la traduction), où sur 4 étages se côtoient tatoueurs, skateshops, vente de t-shirts à l'effigie de groupes de rock/métal, et c'est tout. Autant vous dire que les magasins sont rébarbatifs, même si l'univers est bien respecté avec des vigiles tatoués jusqu'au crâne ( je n'exagère pas, ils sont vraiment flippants. Délinquants et voleurs passez votre chemin, c'est du suicide pour vous la bas)

Voilà pour Sao Paulo, c'est tout ce que j'y ai trouvé d'intéressant en envirron 10 à 15 heures de marche à déambuler dans les rues. Personnelement je ne vous le conseillerai pas, mais ce n'est que mon avis, après peut être que vous adorerez, il en faut pour tous les goûts !

Et vous savez ce qu'on fait quand on a aucun impératif et qu'on aime pas une ville? On s'en va, tout simplement! Et hop, on remarche 1h30, direction le guichet de la gare routière et direction Curitiba!


CURITIBA

Social Hostel , avec une carte de la ligne touristique extraite de mon carnet perso

Nouvelle ville, nouvel état, Curitiba est la capitale du Paraná. Première étape, trouver une auberge de jeunesse. J'hésite entre deux. Pas le choix, on sort la pièce et c'est parti pour une séance de Pile ou Face, j'aime à croire que le destin me poussera aux meilleurs endroits, ma bonne étoile n'oserait pas me faire une blague quand même ! Et bien c'est une réussite, j'arrive devant le Social Hostel, un endroit tout neuf, des murs décorés a la peinture par le personnel, un staff toujours aussi accueillant, l'expérience à Curitiba commence plutôt pas mal!

Le premier après-midi, je décide d'aller prendre la température en centre-ville, voir ce que l'on peut y faire et prendre des repères. Une ligne touristique existe, passant par tous les lieux importants de la ville. Idée validée, je sais ce que je vais faire le lendemain. Le soir même à l'auberge, une fille me fait gouter un petit cocktail totalement génial, et comme je suis sympa, je vais vous donner la recette parce que ca vaut le détour.

Prenez une feuille ( de bonne taille) de chou frisé, ajoutez à cela un citron vert , une touche de sucre (de canne ou roux), mixez cela pendant 15 secondes au blender ( pas plus! ) Ajoutez quelques glaçons et buvez ca frais. Un délice, bon pour la toux, pour récupérer d'une soirée mouvementée ou juste pour le plaisir. J'ai pris la peine de souligner cette partie parce que c'est peut-être la chose la plus intéressante qui apparaîtra pour vous dans ce blog et qui révolutionnera votre vie. Ne me demandez pas comment ca s'appelle, je suis tellement stupide que j'ai oublié de lui demander…

Revenons-en à nos aventures. Le lendemain matin, direction la ligne touristique, pour aller voir le musée Oscar NIEYEMER, placé dans le top 20 des musée d'art moderne, que j'ai trouvé moyennement intéressant. J'arrive a apprécier l'art, mais là j'avoue avoir eu un peu de mal a cerner leurs intentions parfois, et la partie d'art historique aborde des sujets Japonais et de Birmanie ( j'aurais préféré voir un peu d'art brésilien). Par contre la collection de photos de Pierre Verger, qui était un globetrotteur photographe du XX siècle était très intéressante.


Quelques œuvres présentes dans le musée, avis aux amateurs!

Ensuite direction le parc Tingui, qui côtoie un mémorial ukrainien. Le parc Tingui est un parc tranquille où il fait bon se balader une heure ou deux au bord de petits lacs avec pour musique de fond le chant des oiseaux ( et ils ont du coffre ici ) . On arrive ensuite sur le mémorial Ukrainien, en mémoire à la forte communauté ukrainienne qui a vécu à Curitiba. Le mémorial est composé d'une réplique de l'église San-Michel-Archange, d'une maison typique, d'une scène extérieure et d'un portail, le tout en bois, dans un style ukrainien sublime. Des festivals folkloriques y ont parfois lieu, malheureusement, je ne suis pas tombé au bon moment.

Le mémorial Ukrainien, et une petite collection d'œufs présente dans l'église.

Et c'est reparti pour une virée en bus direction le parc Barigui. Ce dernier est un grand parc urbain autour d'un lac, où les locaux aiment faire des pic-nics le Week end, faire une balade à vélo ou courir. Jusque là rien de bien fou, mais il faut savoir que ce parc abrite aussi une communauté de Capybaras "sauvages" ( on dira plus en liberté que sauvage quand on voit à quel point ils sont habitués à la présence de l'homme). Un capybara est une espèce de rongeur, pouvant atteindre plus d'un mètre de long et dépasser les 50 kgs. Pour vous faire une idée de la chose, vous prenez un ragondin, et vous multipliez son poids par 10, ou si vous êtes plus adeptes des chiens, ca fait sensiblement le même poids qu'un rottweiler male adulte… Après c'est sensé être un animal très sociable et super sympa! Mais malgré cela, je vous avoue que c'est impressionnant!

Ils sont gros ces hamsters!

Puis viens le secteur historique, assez vivant avec des bars et des groupes en live, tout qui va bien quoi. Retour à l'auberge pour la soirée caïpirinha. Quelques pichets plus tard, tous les membres de l'auberge de jeunesse décident de sortir. Direction un bar rock dans lequel un groupe se produit, grosse ambiance! Ensuite direction la boîte de nuit. Petit hic, je me suis aperçu au milieu de soirée qu'ils étaient tous gays, et forcément, ca a fini dans une boîte gay. Pas grave, on s'amuse quand même et on oubliera le moment où on trouve ton accent de français beaucoup trop adorable, et qu'on sera venu se frotter à toi sur la musique "voulez vous coucher avec moi, ce soir" en chantant, car ils ne connaissent quasiment que cette phrase en Français (true story)

Le lendemain, direction le jardin Botanique. C'est vraiment beau, très bien entretenu, ca sent bon, et cela fait plaisir de voir autant de papillons différents. Comme des photos valent plus que des mots, je vous évite le florilège d'adjectifs que j'aurais pu utiliser pour décrire cet endroit et on passe aux photos.

Petite dédicace à ma nièce d'amour, doudou panda est à l'aise avec son bébé noix de coco!

Après un agréable séjour, je quitte Curitiba pour aller en direction des chutes d'Iguaçu, j'aurais voulu rester plus longtemps dans cette ville super agréable, mais désolé, je suis trop pressé d'aller voir les cascades!

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Publié le 18 novembre 2018

Bon ok, là on attaque les choses vraiment sérieuses, après une nuit en bus ( eh oui encore, mais c'est tellement économique, y a du wifi, et puis leurs bus sont géniaux, je peux même étendre mes jambes !) j'arrive à Foz de Iguaçu ! Je choisis une auberge de jeunesse, qui est relativement proche des chutes. Bon, là je me suis peut-être un peu planté. L'auberge est magnifique, avec piscine, trois étages, une salle de cinéma, bref tout qui va bien. Par contre lors du check-in, j'ai très vite déchanté. Personnel d'accueil peu souriant, interdiction de laver ses fringues sous la douche ( désolé, mais je vais quand même le faire… il fait 38 degrés, les affaires il faut les laver sinon on te repère à 3km à cause de l'odeur --> bravons les interdits!), et en plus c'est relativement cher. Bref j'y passerais deux nuits avant de vite déguerpir ! Mais revenons-en aux choses sérieuses !

Petite présentation des chutes:

Iguaçu vient du guarani, un peuple indien présent dans cette zone, traduit littéralement par "les grandes eaux". Les chutes d'Iguaçu sont l'ensemble des 250 cascades présentes, étalées sur environ 3 kilomètres, la plus grande d'entre elle, la garganta del diablo, est en arc-de-cercle et dépasse les 700 mètres de long. L'ensemble des cascades déversent 6 millions de litres d'eau ( = 6000 tonnes) d'eau par secondes! Les chiffres parlent d'eux même, c'est colossal!


Iguazu côté Argentin


Ah oui, les chutes sont aussi au milieu d'une forêt tropicale, c'est juste merveilleux..

Les chutes peuvent se visiter soit du côté brésilien ou alors du côté argentin (celui que je vous présente maintenant). Les deux sont vraiment différents, et il faut compter minimum 2 jours pour faire les deux. J'ai mis une bonne heure pour arriver au coté argentin depuis Foz do Iguaçu, il faut prendre deux bus distincts, passer la frontière, pour arriver sur une file d'attente assez imposante pour rentrer dans le parc. Après s'être acquitté de la quinzaine d'euros à l'entrée, on vous donne un plan comprenant les 3 sentiers principaux, le circuito inferior permet une vision proche des cascades, où l'on se fait même parfois bien mouiller ! Le circuito Superior permet d'avoir une vue plongeante sur les cascades avec des passerelles positionnées juste au dessus des cascades, et Pasea del Diablo qui est la route vers le bouquet final (à faire en dernier!!!! ) où l'on prend un train électrique pour arriver à la Magistrale Garganta del Diablo

Paradise

Le moment où vous découvrez vos premières cascades ici, vous êtes émerveillés. Mais plus vous en découvrez et plus ca devient dingue! Une sensation de bien-être, d'excitation intense, de se sentir tout petit face à la puissance de la nature, perdre tout son vocabulaire et ne plus rien être capable de dire quelque chose à part "WOOOOAAAWWW!!!!" Bon sang que c'est beau ! Je suis désolé, je ne saurais pas comment plus développer, c'est indescriptible, c'est indécent de beauté, et si vous voulez plus de détails, vous prenez un billet d'avion, vous venez voir ce truc de fou, c'est sincèrement la meilleure chose à faire!


C'est sans aucun doute le plus bel endroit que j'ai vu de ma vie jusqu'à présent

Iguaçu côté Brésilien.


Panorama côté Brésilien

Après avoir visité le côté argentin la veille, j'étais impatient de voir le côté brésilien. Les deux sont bien différents mais se complètent parfaitement. Le côté argentin nous permettait d'être sans cesse au plus proche des cascades, tandis que le côté brésilien nous offre un point de vue beaucoup plus global sur l'étendue des cascades, ce qui est très beau aussi. Le côté brésilien est simplement composé d'un sentier, l'expérience est plus courte( 2 bonnes heures suffisent), ce qui est dommage. Mais les panoramas sont magistraux. La faune est elle aussi présente, avec les nombreux coatis que l'on trouvait mignon les 30 premières secondes, et que l'on détestera aussitôt (ils n'ont pas peur de l'homme, volent la nourriture, peuvent devenir agressifs, et des panneaux nous présentant l'efficacité de leurs dents sur une jambe humaine calment toute envie de les papouiller), et l'on constatera aussi la présence de lézards (appelés "Teiu", on remerciera Jefferson pour le nom, qui précisera d'ailleurs qu'ils sont très bon à manger), et rapaces accompagnant toute la visite.

Les papillons, oiseaux, araignées, coatis et Teius sont omniprésents dans ces parcs.

La visite se poursuit jusqu'à arriver à un ponton qui nous mène face à la Garganta del Diablo, et ne vous inquiétez pas, si vous aviez trop chaud, les cascades environnantes feront effet de brumisateur ( attention aux objets électroniques!). La vue depuis la plateforme est somptueuse, révélant toute la longueur et la puissante de cet ensemble de chutes qui ont fait la renommée d'Iguaçu.

Le côté brésilien n'a pas a rougir

J'ai tout de même préféré le côté Argentin, pour son côté plus impressionnant et surtout pour sa passerelle au dessus de la Garganta del Diablo. Mais le côté brésilien a un côté plus "doux", grâce à ses nombreux points de vue avec du recul, à nouveau, ce sera chacun ses préférences, mais il me semble évident de dire que les deux sont absolument à faire!

De mon côté, j'ai tellement apprécié l'endroit que cela fait une bonne semaine que je me suis installé dans le coin, à l'hostel Manga Rosa, où j'y ai croisé des personnes formidables, merci à Jefferson pour ton côté gros nounours adorable, à Joe pour m'avoir mis des raclées aux échecs et ta zen attitude, à Lucas et Thomas, mes compatriotes. Et puis même, tous les autres étaient vraiment sympas, franchement cette auberge c'était le feu de la Garganta del Diablo!

Ah et puisque l'on se trouve à la frontière Paraguayenne, autant en profiter! Imaginez une ville de bonne taille uniquement constituée de centres commerciaux et de rues bondées de marchands ambulants, tout cela à des prix défiants toute concurrence, on ne va pas se priver d'aller y faire un tour!

Sur le pont de l'amitié, qui sert de frontière entre le Brésil et Le Paraguay, toujours accompagné de Doudou ! 

Mes aventures au Brésil semblent se terminer ici, prochaine étape, l'Argentine, où je devrais d'ici peu attaquer l'autostop et les bivouacs improvisés!

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Publié le 28 novembre 2018
Eux aussi ils ont un obélisque !

Changement de pays, de langue, de monnaie, on repart pour de nouvelles aventures!

Je reprends un bus de nuit en direction de Buenos Aires, où je suis sensé retrouver mon Host ( sur couchsurfing) . Je n'ai aucune idée de ce que je vais faire la bas et je compte bien utiliser mes 20 heures de bus pour travailler sur le sujet! Dommage, dans le bus, pas de wifi (bienvenue en Argentine) et donc une fois arrivé, je dois avouer que j'étais bien perdu sans aucune info ni plan de la ville téléchargé sur mapsme. C'est pas grave, on trouve un resto et on taxe le wifi pour télécharger la carte afin de rejoindre Manu (mon Host) au point de rendez-vous.

Il est sympa, professeur de claquettes, amateur de Swing, et chanteur sous la douche. Un vrai artiste quoi. Mais grâce a lui, je vais pouvoir découvrir la ville avec un local, et les petites infos qui vont bien avec. Au final, je resterai 4 jours la bas au lieu des deux initialement prévu.

Buenos Aires est une ville assez sympa mais très européene, le dépaysement n'est pas excessif. Je me rends de plus en plus compte que je ne suis pas vraiment fan de ces immenses villes, et préfère de loin les petits coins tranquilles bien naturels. Mais bon quitte a être ici, autant en profiter! Manu aura été très présent pour moi lors de mon séjour, aussi bien en journée pour me présenter les différents quartiers de la ville, comme San Telmo, el centro, etc, qu'en soirée où je découvrirai son hobby pour le swing où j'assisterai a quelques représentations. J'assisterai aussi a un concert ciel ouvert de Miss Bolivia, une chanteuse très connue en Argentine opposée au gouvernement, qui a rassemblé énormément de monde dans un des parcs de Buenos Aires.


Quelques lieux phares, la place de Manu, et les bus extrêmement stylés !

Je m'aventurerai aussi dans quelques barillos pour voir l'envers du décor, notamment celui de la Boca, célèbre grâce a Maradona et le Boca Juniors, où l'on se rend compte rapidement que la misère est bien présente si l'on s'écarte des sentiers battus et des "tours" touristiques qui veulent bien vous présenter les endroits a voir dans ces quartiers tout en oubliant souvent de montrer la réalité. Assez cool de faire ça seul, mais complètement stupide aussi, je me ferai voler mon appareil photo la bas, chose qui encore aujourd'hui me désespère. Mais voyons le bon côté des choses, il ne m'est rien arrivé alors que j'entendrai des histoires bien plus tragiques quelques jours après.


La dernière photo prise avec mon appareil photo chéri...

Sur cette amère expérience, je prends le bus l'après midi même en direction de Puerto Madryn, afin d'attaquer une des parties les plus excitantes de mon début de voyage, la Patagonie!!!

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Publié le 30 novembre 2018
Puerto Madryn, mon étape entre Buenos Aires et Ushuaia!

Encore une nuit dans un bus qui m'amène a Puerto Madryn. Même si c'est une des étapes que j'attendais le plus en ce début de voyage, je suis d'humeur mitigée avec cette dernière journée de Buenos Aires et la fatigue qui s'installe un peu. Je sais que je vais voir des choses sublimes ici, mais aussi que je vais y débourser énormément d'argent, la Patagonie étant une des zones les plus chères d'Amerique du Sud, et Puerto Madryn étant une ville ultra touristique avec la péninsule de Valdes a côté.


A mon arrivée dans la ville je ne sais toujours pas où je vais dormir le soir. Un petit groupe de voyageurs rencontrés dans le bus me proposent d'aller voir la finale du championnat de foot argentin en fin d'après-midi dans un bar avec eux. Et puisqu'ils dorment en auberge, je décide de les suivre et de tenter ma chance s'il reste de la place. Bingo! Je reçois en plus une chambre avec lit double au prix du dortoir. Ça commence plutôt pas mal! On s'installe et l'heure du match River/Boca approchant, on va s'installer dans un bar. Match annulé, les supporters de River ayant jeté des pavés sur le bus des joueurs de la Boca, le capitaine de l'équipe hospitalisé et plusieurs autres joueurs blessés par les projectiles. Tant pis, on va se descendre quelques bières sans regarder le match et planifier notre séjour ici.

C'est décidé, le lendemain ce sera location de voiture, et direction Punta Tombo. Et le surlendemain, ça sera la péninsule de Valdes. Ça s'annonce sacrément bien!


Punta Tombo


La Team Kangoo ! Sur la photo de gauche : Ichem,(moi), Maxime, Theresa et Kim

Et c'est parti, on se lève tôt, petit déj' , on file louer une voiture (on aura un Kangoo, sacré dépaysement...) et on enchaine sur 2h30 de route pour descendre vers Punta Tombo, où se trouvent l'une des plus grosses colonies de manchots de Magellan du monde!

Sur le trajet, on ressent un énorme sentiment de liberté et on profite du moment présent, c'est vraiment chouette.


A l'arrivée sur le site, on découvre tous émerveillés notre premier manchot. On l'observe quelques temps (Ichem: ''profitons de chaque pingouin" ) avant de s'aventurer sur le sentier de 3 kms aller-retour qui longe la colonie. Au bout de quelques dizaines de mètres, ce n'est plus un, mais une dizaine de manchots que l'on peut observer, puis une centaine et au final ce seront des milliers de manchots que l'on verra. Totalement ahurissant. Certains dorment, d'autres braillent comme des ânes (littéralement, le son étant vraiment proche de celui de l'âne) et des papas manchots couvent des bébés tout mignons. Franchement c'était top! On dit au revoir a nos nouveaux copains et on reprend la voiture pour remonter sur Puerto Madryn avec un stop prévu sur une plage où l'on pourrait potentiellement voir des phoques.


On est quand même loin de l'image stéréotypée des manchots et pinguoins sur la banquise!

Isla Escondida


J'aurais quand même bien voulu poser ma tente ici...

On s'arrête donc sur la plage qu'on avait repéré sur un plan, et la grosse surprise. C'est immense, et on peut meme y camper! On aurait su on se serait posé une nuit ici, mais les gros sacs sont restés à l'auberge.. Cerise sur le gâteau, toute une colonie de phoque y vit, certains sont allongés sur la plage et font la sieste, d'autres se baignent , et on aura la chance de pouvoir les approcher de très près, tout en restant prudent, ça a quand même une sacrée grande gueule et des petites dents qui vont bien.

On en profite, on prend quelques photos, et retour à l'auberge pour une soirée Asado (les barbecues argentins) avec découverte de la sauce chimichuri et du ferneit cola, un alcool local a base de plantes. Journée au top et gros dodo dans mon super lit deux places ( c'est mon premier du voyage!)


Doudou aussi se fait des amis!

Péninsule de Valdes

Puerto Piramides, le spot a baleines franches.

Réveil encore assez tôt avec la Team Kangoo pour s'attaquer à la péninsule où là encore on s'apprête à en prendre plein les yeux. La péninsule de Valdes est l'un des meilleurs endroits pour voir des baleines franches (17 mètres de long), mais aussi des lynx, des orques, des lions de mer, des phoques, des guanacos et tatous poilus.

La première chose qui m'impressionnera, ce sera la taille de la péninsule, qui fait aux alentours de 100 km de large ! Et vu l'état des routes (du cailloux, encore et toujours), ainsi que les troupeaux de guanacos qui peuvent traverser a tout moment, les durées de trajets sont assez longues pour changer de spots.


Premier arrêt, Loberia Piramides où certains tours proposent de les approcher de très (trop?) près . Je ne suis pas vraiment fan de ce genre de choses, je préfère essayer d'observer les animaux tout en les laissant au maximum tranquille. Les garçons partagent mon avis, et on dépose donc les filles au bateau pour aller voir les baleines, tandis que nous on va se poser sur un belvédère et en profiter pour faire un picnic. A cet endroit on voit les bateaux au loin qui s'approchent des baleines, mais on doit s'écarter du ponton pour manger et remonter de 200 ou 300 mètres, on ne voit aucune baleine, mais la vue est franchement jolie. Et BOUM! D'un coup une baleine sort de l'eau a cent mètres du rivage! A ce moment, ça devient n'importe quoi. On crie la bouche pleine en en foutant partout, on jette notre repas sur le banc et on courre vers le ponton et on voit la baleine à cent mètres maximum. Merveilleux instant, on est que tous les trois et cette baleine nous fait l'honneur de sa présence, quelques coup de nageoires la propulsent au loin, avant de plonger vers les abysses.

C'est un moment privilégié, je n'aurais pas pu espérer mieux comme expérience, entre ce moment chaotique de la transition entre repas et course, puis de la minute magique a contempler cette baleine franche, ce sera un souvenir impérissable.

C'est exactement sur ce ponton que je verrai ma baleine!

L'excitation redescendant peu a peu, et l'excursion des filles touchant à sa fin, il est l'heure de reprendre la route et de découvrir les autres spots. C'est franchement beau et très bien préservé, ça fait plaisir a voir. On visitera plusieurs spots, découvrant a nouveau lions de mer, manchots, phoques et autres. Malheureusement nous ne verrons par d'Orques, mais je ne peux me plaindre, cette journée aura déjà été bien assez fabuleuse.

Après cette expédition, retour à l'auberge, pour un nouvel assado-ferneit, histoire de finir la journée en beauté.

Le soir même, on réfléchis a notre plan d'après, et quand aller a Ushuaia. Au vue de la météo, on doit y être dans deux jours afin d'avoir une fenêtre de deux a trois jours de temps tout juste correct, la pluie étant omniprésente pendant une semaine après. Pari tenu, on a deux jours pour traverser la Patagonie et on va y arriver! Au dodo, demain va être une longue journée!

Rouler sur les chemins de gravier de la péninsule était aussi un exercice enrichissant.

Lendemain matin, Ichem, Maxime et moi faisons nos adieux aux filles qui prennent un chemin différent, et on attaque le stop. En fin d'après midi, on a parcouru 450 km en autostop et on enchaine sur un bus de nuit en direction de Rio Gallegos pour un total d'environ 1400 kms en un jour. On arrive a 8h et on choisis de se prendre une journée pour organiser notre voyage a Ushuaia, journée qui finira surtout sur un mix de bières/ferneit cola mais bien apprécié après avoir passé 24h non stop de transport. On aura pris un jour de retard sur le plan mais ce n'est pas grave, ça a fait du bien.

Et je suis fortement heureux de pouvoir vous dire que je suis actuellement en train d'écrire ces lignes dans le bus pour Ushuaia, a 40 kms de "la fin du monde" et que ça aussi, ça va être fou!



Sur la route 3, arrivée à Ushuaia imminente!
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Publié le 7 décembre 2018
Cette photo se mérite quand même. I ne faut pas calculer ses heures et galères de transport!

Arriver a Uhuaia faisait parti de mes rêves..

Le bout du monde, la ville la plus au Sud du globe, autant vous dire que j'attends beaucoup de cette ville! Je m'attendais a une petite ville portuaire, assez atypique mais sans grand chose a faire de particulier a part quelques attractions touristiques, tout en restant assez isolé. Je me suis vraiment trompé..

Cette ville est une vraie merveille! C'est tout bonnement génial! Je vais essayer de vous faire comprendre ce qu'est cette ville ( il va vous falloir beaucoup d'imagination!)

Imaginez une petite ville typique style station de ski, avec des petits chalets et des maisons colorées. Ajoutez à cela quelques glaciers en arrière plan (jusque là c'est simpa mais c'est pas exceptionnel non plus je vous l'accorde!) Ajoutez maintenant a cela un panorama de l'océan à l'eau immaculée. Des cascades et des petits lacs avec une eau totalement transparente. Enfin, des petits sentiers de campagne comme on en retrouve dans le bourbonnais (soyons chauvins!)

En gros, vous faites un mix de toutes les plus belles choses naturelles, vous les additionnez, et vous avez l'image d'Ushuaia. Et en plus, vous êtes a "la fin du monde".

BOUM!!!!


Oui oui, tout ça dans la même ville...

Cerro del Medio


J'attaque la découverte de cette ville par un petit trek de 2 heures aller ( seulement 5 km mais avec 950 de D+, ça fait les pattes!). Il est juste a côté de l'auberge, je ne peux pas passer a côté. C'est un petit trek vraiment joli, où l'on passe par la forêt, puis l'on arrive assez haut pour ne plus avoir d'arbres et avoir de nombreux monts en face de nous. Juste génial. Et l'arrivée finale donne sur un petit lac puis sur un panorama de la ville! Trop bien!

Cerro del Medio

Laguna Esmeralda


Deuxième jour deuxième trek! Un petit peu d'autostop pour arriver a l'entrée de la randonnée, et c'est parti! Petit sentier au bord d'une rivière, panoramas sur les montagnes, on continue en sous bois, et on arrive enfin au bout du chemin sur un panorama magnifique !


Un peu de stop, quelques barrages de castors , et quelques kilomètres plus loin, on tombe là dessus!

Le parc national de la terre de feu


Rien que le nom, déjà c'est la classe. Et c'est sous un magnifique ciel bleu que je m'apprête à découvrir cet endroit! Je suis hyper excité !

Je fait a nouveau un peu de stop pour y accéder ( c'est décidé je ne ferais plus que du stop, j'arrête les enfantillages avec le bus!) l'entrée coûte 12 euros, ce qui est vraiment accessible. Et c'est parti pour une journée complète de randonnée !!

Le monsieur qui m'as pris en stop me dépose tout au fond du parc, ce qui est génial pour moi, car je n'ai plus qu'à remonter le parc en marchant et en profitant des différents mini-treks présents pour me retrouver a la sortie la où tout le monde passera pour sortir, puis reprendre une voiture en stop. Ergonomique non? Et c'est a cet endroit aussi que j'arrive au bout de la route 3 et ses 3 045 kilomètres que j'aurais parcouru de bout à bout!


Je commence par un premier trek, assez court, où j'atteindrais le point le plus au sud possible par voie terrestre ( on ne peux pas aller plus loin, c'est une réserve protégée). J'en profiterai aussi pour me faire un petit hot dog barbecue du bout du monde avec un panorama génial! Gros délire!

Hot dog du bout du bout du monde!

J'irai ensuite en direction du second trek. Seuls quelques kilomètres les séparent, et la présence de nombreux petits chemins annexes rendent la transition très agréable !

Heureux.

J'attaque le second trek, un peu plus long ( environ 3 heures de marche si je me souviens bien) qui est selon moi le plus beau. Marche en forêt, sous bois, prairies, plages digne des calanques de Cassis, et vue sur le canal de Beagle! Le feu !

Le seul problème est que l'eau est galaciale... Mais on ne peut pas tout avoir !

C'est la fin pour moi à Ushuaia, même si j'aurais pu rester plus longtemps, je crois que je commence a attraper le syndrôme de la bougeote, je veux en voir encore plus! Et quand je vois l'itinéraire de la route 40 avec Calafate, le Fitz roy, et tout le reste, il ne me reste plus qu'à ranger mes affaires, fermer mon sac, et sortir le pouce magique!

DIRECTION LA ROUTE 40!



Ah ces fameuses routes de gravier et le néant a perte de vue... Sacrée Patagonie!
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Publié le 15 décembre 2018
La route 40 en Ford Kuga Titanium je vous en reparle en fin de post, retenez bien !

La route 40 est la plus longue d'Argentine, couvrant une distance d'environ 5000 kilomètres. Elle longue la cordillère des Andes, passe par des lieux immanquables tels que El Calafate , El Chalten, passe par de nombreux parcs nationaux et remonte jusqu'en Bolivie. Mon objectif est clair, traverser cette route 40 en autostop jusqu'à Mendoza , pour ensuite rejoindre le Chili. Si je m'arrête pour visiter certains endroits, et en comptant les détours, cela me fait environ 4000 kms de stop pour rejoindre Mendoza depuis Rio Gallegos. Petit défi intéressant !


El Calafate


El Calafate , capitale nationale des glaciers

Depuis Ushuaia, El Calafate ce n'est pas la porte a côté. Il me faudra 3 jours pour rejoindre la ville, avec une nuit a Rio Grande, et une a Rio Turbio. El Calafate est une ville très mignonne, assez touristique et blindée de magasins de rando ( si seulement j'étais riche, ce serait le paradis, mais bon.. ) mais le principal atout de cette ville est qu'elle abrite le Perito Moreno, un glacier qui mérite le détour !

J'arrive le matin, et profite de la ville. A midi je mange dans une estancia assez spéciale, voir même glauque, avec un menu tout a fait inhabituel.

Au menu: intestin de cheval en sauce, empanadas de lièvre et de mouton, tout ça au milieu des peaux de bêtes !

L'après midi, direction le Perito Moreno! Un des lieux les plus connus de la Patagonie. Situé a 70 kilomètres de El Calafate, le Perito Moreno est un glacier de 30 kilomètres de long par 5 kilomètres de large et termine sa route dans le lac Argentino, lieu où l'on peut aisément le voir.

L'accès est très aisé, et le lieu formidable. C'est très impressionnant, face a nous de dresse un glacier de plus de 70 mètres de hauteur. L'eau du lac est immaculée. D'énormes blocs de glace ( plusieurs tonnes) s'effondrent régulièrement dans l'eau, produisant des bruits similaires a des coups de tonerre. Une sacrée expérience. Après, je trouve que l'on est tout de même assez loin ce qui est dommage, mais certains tours sont possible en bateau pour approcher, et même marcher sur le glacier. Ce sera peut être mon seul regret, ne pas avoir marché sur le glacier, mais je suis arrivé trop tard, et le parc fermait. Et au vue de la difficulté d'accès sans avoir sa propre voiture, puis le prix d'entrée au parc, et s'il fallait encore rajouter a cela le prix de l'excursion ( qui est très excessif d'ailleurs) je n'allais pas y retourner le lendemain. Tant pis, j'en verrai d'autres!

Le soir, je plante la tente dans un camping, et surprise, je retrouve les gars de la Team Kangoo! Ce n'étais pas prévu, alors évidement, on a du aller acheter du fernet, triste vie de voyageur..


Plus on s'approche, plus la glace prend un effet bleuté magnifique. Dommage pour le temps grisâtre..

Après une bonne soirée, je me lève tôt pour reprendre la route, en direction d'El Chalten et le fameux Fitz Roy!


El Chalten

Coucher de soleil sur le Fitz Roy, c'était bien!

A quelques centaines de kilomètres d'El Calafate se trouve la ville d'El Chalten, aire de jeux géante pour tous les amateurs de sport outdoor (randonnée , escalade, alpinisme..) avec un accès direct au parc national depuis le centre ville ( on appellera plus cela "la rue commerçante principale")

Gros point noir de cette ville, c'est ultra, ultra touristique. Que des auberges, bars, et boutiques souvenirs. On a l'impression d'être un billet ambulant, mais ça a l'air de convenir au plus grand nombre. Perso je n'aime pas, c'est pourquoi des le premier jour je prend le sac a dos, je pars sur une grosse randonnée et je sais que je n'y resterais pas le lendemain, ce n'est vraiment pas ma vision des choses. J'accepte indéniablement le fait d'être un touriste et de profiter des lieux, mais là c'était vraiment excessif. Il y avait même des pancartes disant " -20% pour les locaux sur présentation de la carte" dans les supermarchés! Pour moi c'était un peu trop quand même. Bref.

Le sac a dos sur le dos, je me lance sur un sentier de rando de 20 kms aller-retour qui amène au Fitz Roy en passant par de superbes panoramas. J'ai de la chance avec le temps, grand soleil, pas trop chaud ni froid, c'est juste parfait. Et avec les paysages rencontrés, cela restera un très joli souvenir !

Partie en sous bois, panoramas, petits torrents, tout ce que j'aime.

Cuevas de las Manos


Petite visite supplémentaire que j'avais trouvé sur internet, difficile d'accès mais avec ma bonne étoile du stop, rien n'est impossible ! La cuevas de las Manos est un site archéologique datant d'il y a 13 000 ans ou les natifs sud-américains ont étés très créatifs pour trouver des techniques pour peindre leur main sur les murs ( chasser un guanacos , récupérer ses os et les utiliser comme sarbacane a peinture, faut y penser quand même). C'était super intéressant , pas le genre de chose qui va rendre ce voyage totalement exceptionnel, mais un bon moment avec une guide au top du top! ( Elle ne parlais qu'espagnol, et a doublé son temps de visite afin de bien prendre le temps de m'expliquer et de reformuler ses phrases une bonne centaine de fois)

Avec la best guide Argentina! Et sur la photo de ma main, vous remarquerez qu'il y a une main a 6 doigts.. tout va bien

Capilla de marmol


L'un des plus beaux sites depuis le début de mon voyage ! La cathédrale de marbre au Chili. La aussi assez difficile d'accès, j'ai du faire un détour de 700 kilomètres pour l'atteindre ( mais vous allez vite comprendre mon secret pour la route 40 en autostop) .

En gros vous arrivez la bas, petit ponton, lac magnifique, et même quelques montagnes en arrière plan. Assez utopique. Mais LE truc qui fait passer cet endroit d'un lieu magnifique a un lieu ( j'ai pas trouvé d'adjectif pour le coup) , c'est qu'il y a une ''cathedrale de marbre" au milieu du lac. Curieux de voir ce que ça donne? Eh bien allez, on monte sur le bateau et je vous montre ce que ça donne en photo!

Capilla de marmol, assez incontournable..

Ensuite direction Esquel passer une nuit avant de rejoindre les copains a Bariloche. Et je vais dédier la prochaine partie a un homme avec qui j'ai passé 7 jours et roulé plus de 3000 kilomètres!


José Farid

José Farid, l'aventurier décalé.

Drôle de nom pour un drôle de personnage. En remontant d'Ushuaia, grosse galère, je me retrouve a faire du stop avec une fille, un gars nous prend , la drague, elle lui explique gentillement d'arrêter, du coup il nous trouvé une excuse bancale et nous dit qu'il ne peut pas nous emmener plus loin. Ville la plus proche? Une cinquantaine de kilomètres.. (vive la Patagonie) Du coup on repars en stop de l'autre côté ( pas une voiture et la nuit tombait) pour revenir a Rio Grande . Galère pour trouver un hôtel, au final ça s'arrange vers 22h. Bref journée galère. Et c'etait le 3 décembre, exactement un mois après mon départ! Dur dur.

Bref, le lendemain on retente le stop, et la , José Farid entre dans la place. Les présentations faites, il nous explique qu'il peut nous déposer a Rio Gallegos (Belen allait en direction de Buenos Aires) Génial! Mais même mieux, il veut faire la route 40 pour prendre des photos des lieux emblématiques de la Patagonie! Mais c'est sur ma route tout ça !! On en discute un peu, et cela nous a emmené 3000 kilomètres plus loin, 7 jours après !

Un nombre incalculable de situations cocasses, deux méthodes de voyages différentes ( lui en hôtel étoilé, moi a poser ma tente ou je peux, parfois même dans des champs remplis de taureaux..) Lui a 4 appareils photos, une caméra 360 degrés , moi j'ai 13 mégapixels sur mon téléphone! Parfois je n'avais pas accès à la douche et encore moins au petit déj', lui arrivait tout propre avec une banane a la main ou un gâteau a me donner, parce que "il faut bien que tu manges!" tout va bien, l'opposition de style est bien présente. Quand je lui racontais mes nuits, ça le faisait rire ( comme la fois où l'hôtel le moins cher était a 70 euros, et que j'ai tenté de dormir dans une église --> échec cuisant ). Mais au final, je suis sur qu'il m'enviait a certains moment. Un soir je lui dit, "il faut absolument que tu dormes en auberge de jeunesse" , il avouera le lendemain que ça avait été sa meilleure expérience en hôtel.

Autre chose très drôle, il voulait voyager seul, il n'était même pas parti avec sa femme. Au final, on aura tout fait a deux. Compagnon de voyage improvisé, échange inter-générationnel et de culture , confrontation de styles, fous rires et galères, je ne suis pas près de t'oublier José Farid !

Si senior!!!


Et c'est dans une grande accolade que l'on se dira Adieu, l'heure pour moi de retrouver mes amis et de foncer a Bariloche!

Ces fameuses "5 minutes" de sieste, qui se transformaient en 20 minutes de ronflements intenses
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Bariloche


Après une courte nuit a Esquel, je remonte a Bariloche pour rejoindre les copains. Cette étape sera assez courte, rien de franchement dingue a faire, et avec la fatigue j'avoue avoir pris 3 ou 4 jours pour me reposer et en profiter pour faire un peu la fête. Bariloche est une ville très touristique, reconnue pour son chocolat (beurk) et sa bière ( oh oui!). J'ai donc passé le plus clair de mon temps a me balader en ville ou vers le lac, ainsi qu'à découvrir différentes brasseries. Pas de photos, pas beaucoup de choses à raconter, mais se poser fait franchement du bien.

La brasserie Bachmann et leurs supers casquettes! Sans jamais oublier le jeu de cartes!

Ensuite, je repars sur la route. Tandis que certains prennent l'avion direction Mendoza, je fais le choix de partir en stop. Une fille du groupe veut tenter l'expérience avec moi, nous partirons donc a deux pour environ 1500 kms a parcourir en 3 jours maximum. Défi réalisé assez facilement, de jolies rencontres, quelques recettes de cuisine obtenues ( celle du chimichuri et des empanadas de carne!!!), et la magnifique route des 7 lacs traversée. Les distances sont tellement grandes ici que la route évolue toujours. Nous sommes passés par une forêt dense, puis un désert, pour arriver enfin a Mendoza dans les temps (mention spéciale au couple en pleine lune de miel qui nous a pris en stop)! Défi réussi, on a retrouvé les copains a temps, et vous savez quelle est la spécialité de Mendoza? C'est le vin! J'ai hâte!

Parfois, on se retrouve a l'arriere de vans assis sur des tables
La route des 7 lacs

Mendoza


Mendoza, c'est une chouette ville. C'est assez grand, propre, et on s'y sent bien. On trouve une auberge de jeunesse avec piscine, billard et un staff en béton pour un prix dérisoire. PARFAIT!

Dès le deuxième jour, on s'attaque a la route des vins. On prend un bus pour sortir de la ville, on loue des vélos, et on part a l'assaut des Bodegas! C'est une expédition pour les courageux, pour 1,50 vous dégustez 3 verres de vin ( certains sont même très bons!) de 14 Cl... Autant vous dire que la journée est longue, parce qu'il y a beaucoup de Bodegas a faire, et les moments où on reprend le vélo et les gamelles qui vont avec sont épiques. Courage a vous, soyez forts!

Et puis les dégustations au milieu des vignes, ça paye!

Le reste du séjour s'est très bien passé, on a passé pas mal de temps a se balader en ville, profiter des occupants de l'hostel, de la piscine, et participer aux festivités nocturnes. On en profitera aussi pour aller aux thermes, avec un joli panorama sur la montagne, avec une pause asado au déjeuner! La aussi, très bonne journée, et ça fait du bien de se détendre les jambes un peu!

Team Crocodiles !

C'est avec cette journée que mon escale a Mendoza se termine, et qu'il est temps pour moi de découvrir un peu le Chili, avec pour première étape Santiago du Chili, toujours en autostop. Sauf que cette fois-ci on est 6, alors on se divise en trois groupes de deux, et on fait la course! Les premiers arrivés sur la Place des Armes à Santiago ont gagné!


Il est 10 heures du matin? Ok, à vos marques, prêts, parteeeeez!

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Publié le 10 janvier 2019
Victoire!!!

Santiago du Chili

Une victoire qui fait vraiment plaisir, surtout contre des filles en autostop! Eh oui, nos chances de victoires étaient vraiment minces ( oui oui messieurs, vous préférerez toujours la compagnie de deux filles que de deux hommes dans votre voiture/camion, sans parler de l'aspect sécuritaire) . Bref, nous voilas rendus a Santiago du Chili, capitale chilienne. C'est beau! La place des armes, notre point d'arrivée, est vraiment charmante, quelques gros monuments, des statues, et des terrasses où se restaurer ou prendre quelques rafraîchissements. Je ne resterai que quelques jours dans cette ville, mais les balades en centre ville étaient très agréables. Et les quelques soirs a l'Irish bar a manger des chorillanas ( des montagnes de frites pour 4 a 5 personnes recouvertes de fromage et viandes), avec un petit pisco pour accompagner ça, et des copains pour rigoler, c'est quand même pas triste!



Le Terremoto!

Le Terremoto, traduit littéralement par tremblement de terre est une boisson chilienne typique. Ça me fait plaisir d'y vouer un petit paragraphe, j'ai de très bon souvenirs avec ce petit gars. Rien que par son nom, on sait à quoi s'attendre. Une composition très simple. Du pisco ( ou du rhum, cela fonctionne aussi), du vin blanc fermenté, un trait de sirop de grenadine pour la couleur, et un petit bout de sorbet à l'ananas en guise de glaçon, tout ça dans un verre de 50 cl (les verres normaux ça existe pas chez eux...) . Oui, le vin sert de dilluant ici, c'est vous dire le truc... Mais étrangement, c'est bon!



En voyant cette photo, vous voudrez sûrement goûter, et ça sera un plaisir de vous en préparer a mon retour !

Un premier Noël sans famille


Premier Noël sans famille, là je dois avouer que d'un coup je faisais moins le malin. Grosse appréhension, qui se dissipera petit a petit, grâce au groupe de copains avec qui je voyage depuis quelques temps déjà pour certains. On s'organise un secret santa, et on passera le réveillon chez les "cousines" dans leur AirBnB où l'on pourra faire une jolie fête. On rentre à l'hostel, on ouvre nos cadeaux, et au dodo! J'ai enfin mon thermos!!!! Youhou, merci Marie!!!


C'était quand même bien chouette!

Vilain Tonton!


Le 26, ma nièce d'amour a deux ans, le petit appel vidéo fait vraiment du bien et casse un peu le sentiment de culpabilité d'être parti et de ne pas la voir grandir, mais on se rattrapera plus tard, c'est certain! ( Je t'aime fort fort fort !)


Le lendemain, il est temps de partir pour Valparaiso pour passer le nouvel an!


Valparaiso


Valparaiso est un des Top 5 endroits au monde où passer son nouvel an. C'est aussi ici, qu'il y a les plus beaux feux d'artifices d'Amérique du Sud. Il me semble donc évident d'être ici pour fêter la nouvelle année.


Ce n'est pas le genre de ville qui me plaît de premier abord. Des maisons entassées, une pollution omniprésente, mais l'hyper-colorisation de la ville (maisons de toutes les couleurs, ainsi que beaucoup de street-art) adoucit un peu tout ça. Je suis d'ailleurs le seul du groupe a ne pas avoir apprécié la ville, elle a donc forcément des atouts !

Nous aurons passé plusieurs après midis a sillonner les rues, a la conquête de plusieurs cerros parfois très jolis, parfois prenant l'apparence de favelas.




Y a quand même des coins vraiment sympas

Bonne année 2019!


Après un petit repas avec un couple de belges que nous avons rencontrés, il est l'heure d'aller dans la ville admirer le feu d'artifice. On rejoint une autre connaissance sur un balcon-terrasse face a la baie de Valparaiso, et c'est parti pour une bonne demie heure d'émerveillement. Le feu d'artifice a tenu ses promesses! Sur 180 degrés, les feux innondent le ciel, des couleurs partout, a perte de vue, indescriptible, pour le coup, je vous invite vraiment a aller jeter un coup d'œil sur youtube, cela vous donnera un aperçu. La soirée se poursuit un peu, mes amis veulent rentrer et moi continuer. On se sépare donc, et je rencontrerai un groupe de chiliens avec qui je terminerai ma soirée qu'au lever du jour...

Sacré nouvel an!


Désolé, je n'ai pas pris de photo de la soirée, sauf une vue depuis notre terrasse

Une petite journée pour se remettre de la fête, puis une journée a Vina d'El Mar et Concon, pour partir vers le nord, a l'assaut des déserts!

Les dunes de Concon
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Publié le 10 janvier 2019

En stop jusqu'à La Serena


Direction la Serena en stop. Nous sommes 4, on se divise en deux groupes. A nouveau, je me retrouve avec Ichem, et les deux filles sont ensembles. Journée galère pour nous, jusqu'à la rencontre avec David. Ce dernier ne peux pas nous emmener directement a la Serena , mais il y va le lendemain a 6 heures du matin. Si l'on ne trouve personne avant la nuit, il nous autorise a planter la tente chez lui et il nous emmènera le lendemain. Très bien, on échange nos WhatsApp. Après plusieurs heures d'attente, la nuit tombe, et on décide alors d'appeler David. 10 minutes après, il vient nous chercher. On lui explique notre malheur de ne trouver personne, ce a quoi il nous réponds "a tout moment la malchance se transforme en chance ". On ne comprends pas très bien sa phrase ( surtout en espagnol... ) et on répond un "si si" tout pourri qui veut juste dire " ok on est des gringos, on comprend rien a tes sous entendus, mais on est polis "

Au final, il nous emmène dans un camping avec bungalows, et la on se dit que ça va nous coûter cher... Jusqu'au moment où il nous annonce que cela appartient a sa famille, qu'il nous a pris une chambre gratuitement , et qu'il a demandé a Juan-Paolo ( l'homme qui gère le "camping") de nous préparer un petit déjeuner et de nous l'amener dans notre chambre a 5h30 demain matin. Il nous laisse ensuite avec un petit sourire en nous glissant " demain, 6 heures, ne soyez pas en retard ". Alors là David, t'es grandiose ! Chambre privée, douche avec de l'eau chaude en continue, de vrais draps propres, tu n'imagines même pas ce que tu nous offres ... Milles merci!

Le lendemain, comme prévu Juan Paolo vient toquer a notre porte a 5h30, et David viendra nous chercher a 6 heures. Il nous déposera même devant l'hostel des filles qui étaient arrivées la veille, en ayant attendu a peu près 10 minutes en tout et pour tout qu'un camion les prenne et les emmène a la Serena directement... ( heureusement qu'on ne faisait pas la course!!)

On a même eu un joli coucher de soleil en se baladant le long du Pacifique!

La Serena est sans intérêt, simple station balnéaire sans caractère avec une eau du Pacifique gelée, je repars directement le soir accompagné de Charlotte vers Vicuna, afin de randonner un peu!

Vicuna est une petite ville au milieu du désert, c'est donc parfait pour avoir un avant goût de ce que va donner le désert d'Atacama, au nord du Chili. Une petite randonnée sur un jour sur les monts des alentours me permit d'apprécier la zone, et de me donner une envie irrésistible d'aller a Attacama!




Ça dégourdit les jambes, et c'est beau! Première escapade dans le désert Sud-américain !

C'est décidé, je n'attends pas les autres et je prends un bus de nuit pour Calama, où je rejoins les "cousines" et des amis a elles qui sont là bas, et qui ont accepté de m'attendre un jour pour le désert d'Atacama!

C'est moins joli les coucher de soleil sur une gare routière, mais c'est pour la bonne cause!
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Publié le 10 janvier 2019
Promis, on a tiré le meilleur de ce pick-up!

Arrivé a Atacama, mes nouveaux compagnons viennent me récupérer avec ce superbe pick-up UP de location de marque inconnue. Les présentations faites, on s'installe, on teste un peu les enceintes, et direction San Pedro de Atacama pour trois jours assez incroyables.


Vallée de la Lune



D'ici je trouvais ça cool, et quand on rentre dans le parc national, ça devient fou.

La vallée de la lune est une région désertique qui soit disant s'apparente très fortement a des paysages lunaires, balayé par le vent, sans aucune trace de vie, c'est assez troublant. Et d'un coup de "camionetta" on se retrouve a l'intérieur du parc, avec différents spots tout simplement stupéfiants! Dunes, formations rocheuses, mines de sel et coucher de soleil, c'est certainement mon top Chili a coup sûr!

Coup de cœur au Chili

Après une nuit de bivouac, on reprend la route direction la Laguna Miscanti, une lagune a environ 4000 mètres d'altitude, qui fait face a une montagne, ce qui donne un rendu assez cool

Puis on repart vers une piscine naturelle a Peine, où l'on en profitera pour faire un pic nique salutaire.

L'eau était tout de même fraîche!

La petite pause finie, on se dirige vers le désert de sel d'Atacama, assez réputé. Face a cela, je suis mitigé. Je ne sais pas si je trouve ce type de paysage joli ou non, mais je suis certain de trouver ça très bizarre comme vision. Point positif pour l'énorme colonie de flamants roses y ayant élu domicile depuis 130 millions d'années.


Et on repart vers le Nord, afin d'etablir un nouveau bivouac pour la nuit. L'objectif est de se rapprocher des geysers d'El Tatio pour les observer au lever de soleil. Et là on rentre dans ce que j'aime. Installation du bivouac a 4000 mètres (3978 pour être exact), une bière, un petit repas chaud grâce au réchaud, et une nuit en tente par -5°C sous l'un des plus beaux ciels étoilés observable de l'hémisphère sud.

A ce moment on se disait qu'il faisait bien frais quand même, mais ça allait. 2 heures plus tard plus personne de souriait.

A rajouter a cela un réveil a 5 heures du matin pour se lancer dans une course poursuite avec le soleil ( et les véhicules des guides touristiques ) pour arriver au spot avant le lever du Soleil. Une fois arrivé, on se rend compte qu'on a pas assez de liquide sur nous, on cache donc une fille sous un duvet a l'arrière ( ....sérieusement... ) Mais ça passe! Et c'est parti pour en prendre plein les yeux avec le plus beau lever de soleil de ma vie!

Mention spéciale au coffre du pick-up, les maillots de bains congelés toujours accrochés a la grille arrière!

C'est franchement génial non? Mais attendez c'est pas fini. Dans le parc, vous imaginez bien que l'eau est chaude (85-89 degrés) alors bon, pourquoi ne pas aller piquer une tête dans la source thermale du parc a 35 degrès?

Vous n'imaginez pas le bonheur, une nuit glaciale et inconfortable, manque de sommeil, puis un moment magique comme ça..

Cet instant est, je le pense sincèrement, le meilleur depuis le début de mon voyage. Le tout a rendu cette nuitée-matinée inoubliable. Atacama, tu m'as régalé !

C'est après ce moment qu'il est temps de retourner a calama afin de rendre la voiture, et par la même occasion découvrir de nouveaux lieux imprévus, mais tout aussi beaux.

C'est sympa, on a qu'à bruncher ici!

Retour a calama pour une nuit d'hostel afin se reposer avant de reprendre le bus direction la Bolivie! Excitation bonjour!



Au revoir le Chili!
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Publié le 28 janvier 2019

Un coup de tampon et c'est parti pour la Bolivie !

Arrivée a Uyuni. Choc des cultures total. C'est une toute petite ville avec des marchés tous les jours. Des femmes en tenue traditionnelle cuisinent dans la rue et proposent des assiettes de viande (lama, porc, poulet ) et riz pour l'équivalent de 1 euro. Pour moi ce sera du lama, ce qui est une première pour moi, mais tout bonnement succulent. Un jus de fruit? 25 centimes. Ok, il est certain que je vais reprendre en Bolivie les quelques kilos que j'ai du perdre au cours du début de mon voyage. Léa, une Allemande rencontrée dans le bus d'Uyuni nous accompagne maintenant, et va faire le Salar avec nous. On trouve un hostel, et on part a la recherche d'un tour pour le Salar. On obtient un prix de 650 bls par tête pour 3 jours, prix tout a fait respectable pour un groupe de gringos comme nous. Allez c'est parti on part demain! Et puis on va bien se boire une bière pour fêter ça !


Le Salar d'Uyuni


Ici, pas besoin de miroir, il suffit de baisser la tête !

Départ fixé à 10 heures , notre chauffeur arrive à 11h30 ( bienvenue en Bolivie!) Direction le fameux cimetière de train que j'attendais avec impatience. Énorme déception, au final c'est à 3 minutes en voiture, des centaines de touristes et ce cimetière fait aussi office de déchetterie a sac plastiques... Bref c'est très clairement la plus grosse déception de mon voyage, et ça commence mal pour Uyuni. Et en plus, le ciel est couvert.... On reste 20 minutes et on change de coin, direction un petit village a l'entrée du Salar qui propose pas mal de produits d'artisanat. Au final c'est tout simplement un mini marché d'attrape-touristes, qui doit avoir un accord avec les tours opérateurs puisque tous les 4x4 s'arrêtent là bas, vive l'authenticité... A ce moment je suis vraiment désespéré, littéralement. Je m'achète ma bière aux feuilles de coca pour faire passer la pillule, eh bien c'est super bon! Premier truc positif du Salar d'Uyuni, youhou une bière !

On mange un bout ( nourriture et logements sont compris dans notre tour) et on va (enfin) au Salar. C'est vraiment beau. Une étendue blanche a perte de vue, sur plus de 11000 km2, des montagnes a l'horizon, c'est magique. On fait un petit stop pour prendre quelques photos et utiliser les perspectives qui devait durer 20 minutes ( qui en durera 40 au final) avant de changer de spot.

Si vous êtes constipés, j'ai trouvé une solution!

On reprend le 4x4 et on s'enfonce un peu plus dans le Salar. Ici on retrouve un peu d'eau. Une fine couche d'eau de 2 ou 3 centimètres environ qui change totalement cet univers. Maintenant le ciel se mélange a la Terre. Tout se reflète tel un miroir sur le Salar. Les nuages, les montagnes, le soleil, nous, tout retrouve sa copie conforme sur le Salar. C'est juste hallucinant. Une des plus belles choses qu'il m'ait été donné devoir. On restera une bonne heure a prendre quelques photos et a contempler cette merveille naturelle.

Petit passage par un hôtel de sel, agrémenté d'une statue du Paris Dakar (en sel elle aussi) qui est passé plusieurs fois par ici, et direction un nouveau spot pour voir le coucher de soleil sur le Salar. Moment a nouveau exceptionnel, avec des couleurs incroyables..

C'est bon, je suis conquis.


Les deux jours suivants se ressembleront, on s'enfonce dans un désert de sable et de pierres vers le Sud et on va voir des lagunes. C'est franchement super joli, et la balade en 4x4 est sympa et dépaysante, mais je dois avouer que pour le coup des lagunes j'en ai énormément vu les semaines précédentes et que ça a sûrement du m'enlever l'effet "woooow" (promis je fais tout ce que je peux pour ne pas être blasé et de tout apprécier à sa juste valeur). Mais pour le coup, j'en ai vu des plus belles. Petite visite de geysers pour le lever de soleil ( on a raté le lever de soleil, notre conducteur étant totalement bourré de la veille ) . Bref , deux derniers jours en demi teinte mais je ne regrette pas du tout, c'était quand même franchement cool!

Retour a Uyuni, je me sépare de mes compagnons ( sauf de Léa, qui a voulu me suivre), et direction Sucre, tandis que les autres font escale a Potosi

Bon ça reste quand même très très très joli!

Sucre est la co-capitale avec la Paz. C'est une ville vraiment jolie, toute blanche. C'est aussi beaucoup plus riche. Cependant on y voit toujours des enfants de 7 -8 ans travailler dans la rue ( certains sont même beaucoup plus jeunes et font des dessins a la craie sur le sol pour espérer gagner quelques pièces tandis que d'autres cirent des chaussures), c'est la Bolivie, c'est comme ça. Anecdote assez incroyable, le premier soir, dans ma nouvelle auberge, je croise Lucas, le français que j'avais rencontré à Foz d'Iguacu au Brésil! 2 mois et 3 pays plus tard, c'est assez fou de retrouver des copains! Je passerai 4 jours a Sucre, a profiter du marché, des ses jus de fruits frais et a manger les meilleurs burgers au chorizo de la ville ( selon les locaux ) au 7 Lunares.

A ce moment là j'avoue ne pas savoir du tout où aller. Après quelques discussions avec d'autres voyageurs je fais le choix de partir vers Samai-Pata, il y a l'air d'y avoir pas mal de choses a faire la bas, et cela me rapproche de Santa Cruz ( je ne sais pas si je vais y aller) , sans trop m'éloigner non plus de la Paz et autres villes de l'Ouest.


Bon alors, qu'est ce qu'on attend?

Direction Samai-Pata!
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Publié le 14 mars 2019

Arrivée a samaipata de nuit, aux alentours des deux heures du matin, sachant que je devais arriver vers 18 heures officielement. Ok, la ville est déserte, aucune lumière, et je suis a 35 minutes de marche de mon hostel. Ca va le faire. Je prend un premier chemin (il n'y a pas de route ici), et la j'ai le droit a ma petite montée d'adrénaline nocturne : une meute de chiens errants me fonce dessus en aboyant, pour le coup ils sont assez menacants. Ni une ni deux, je fais mine de récupérer des cailloux par terre et de leur jetter dessus, et ils décampent. Ouf. Faut avouer que de nuit, c'est toujours un peu plus impressionnant les animaux avec leurs petits yeux et dents qui ressortent bien avec le flash du telephone. Bref, je reprend ma route et j'arriverai sans encombres a mon hostel. Le lendemain, je passerai ma journée a flâner dans le centre, avec son petit marché et jus de fruits frais ( je suis en train de developer une passion pour le jus de maracuja), puis retour a l'hostel pour planifier un peu mon voyage.

Le lendemain, c'est parti pour El Fuerte, des ruines pré-incas a quelques kilomètres de samaipata. Le lieu est super bien entretenu et est franchement bien expliqué, un bon truc a faire dans le coin, surtout que les paysages aux alentours sont magnifiques.

Doudou a El Fuerte !

En lisant le lonely planet de l'auberge, je vois qu'il y a un refuge animalier a côté, et qu'ils peuvent potentiellement accepter des volontaires. Le lendemain matin je me présente, discute un peu avec Naomie, volontaire depuis 5 ans, et je suis pris. Je commence l'après midi même. Mes missions ? 8 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, a nourrir les animaux deux fois par jour, laver les cages et enclos, donner des informations aux visiteurs, et entretenir le parc en général. Tout cela en echange du logement et nourriture. Ca fait beaucoup dit comme ca, mais quand on voit le travail que cela représente, sachant qu'en plus c'est avec des animaux, on ne peut clairement pas faire moins. La quasi-totalité des animaix présents ont été récupérés blessés (braconnage ou autre) ou proviennent de familles maltraitantes. On y retrouve alors environ 120 animaux : deux chats de montagne (sortes de mini-leopards) des oiseaux (perroquets, aras, coritibas, peruches, toucans), des singes (araignée, capucins, ecureuils, nocturne), des coatis, un sanglier en liberté, un nandu, une biche, des lamas, des chevaux, des tortues en periode de reproduction (ils arrêtent jamais), un faucon, des chouettes, et des animaux de ferme (poules, lapins, oies). Ca en fait du monde !

J'avoue y avoir passé de superbes moments, autant avec l'equipe de volontaires qu'avec les animaux, a jouer tous les soirs pendant une bonne heure avec Duma (un des chats de montagne), et j'ai meme fait un calin a bip-bip le nandu (ca, ca vaut des points ! ). Enfaite tous les animaux étaient mes copains, trop trop bien !

On a même eu le droit à un oeuf d'autruche !

J'ai aussi eu l'occasion de soigner moi meme une aile de toucan cassée et apporter des soins de base a Duma et a quelques chiens malade. Bref, c'était vraiment une expérience incroyable.

Petit hic, la gérante n'apportait aucune importance aux animaux, et souhaitait simplement se faire de l'argent. Juste avant de partir, j'ai compris qu'elle préférerait laisser mourir un animal plutôt que de payer pour lui acheter des médicaments ou appeller le vétérinaire. De plus, les animaux ne sont pas vaccinés contre la rage, je me suis fait mordre et griffer quelques fois, imaginez le danger que cela représente. Inadmissible, inconcevable, je decide de m'en aller, et ne serais pas le seul.

Je garde quand même d'excellents souvenirs avec les volontaires (Noemie, Pya, Val, Davina et Cedric) et animaux qui n'y sont pour rien. Par contre, pour toi Manu, j'espère que les lettres au gouvernement vont fonctionner, que ton refuge va fermer, et que les animaux vont être replacés dans un sanctuaire animalier digne de ce nom ! (oui oui c'etait un petit coup de gueule !)

R.I.P petit Aguila, j'espère que de la où tu es tu as retrouvé l'usage de ton aile.


Du coup fin de ma petite aventure a SamaiPata où j'aurais passé 3 semaines, maintenant, changement de décors total, je pars en direction de la Paz, c'est reparti pour le bus !



Hakuna Matata!

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