Trek dans le massif du Beaufortain

Trek de 7 jours pour faire le tour de ce massif entre Savoie et Haute Savoie sur le GRP « Tour du Beaufortain »
Du 5 au 11 août 2018
7 jours
2
J1

Dénivelé +1126 m /-161

Pour cette première journée nous nous rendons en voiture à Queige dont le parking de l'église constitue le point de départ de notre périple. Le temps d'enfiler les chaussures de rando et d'attacher notre sac et nous voilà partis pour ce tour du massif du Beaufortain sur le GRP éponyme (une aventure riche en fromage) !

Pour savoir comment faire son sac pour un trek en montagne de plusieurs jours, rendez-vous sur cet article que j'ai rédigé sur le sujet.

Comme toujours au début d'un tour la première montée est un peu raide, le temps d'atteindre les hauts chemins. Cette fois-ci n'a pas fait exception à la règle et c'est sur un sentier forestier qui sent bon le sapin (Uh, Uh) et l'épicéa que nous commençons notre ascension.

Promenons-nous dans les bois ... 

Saisissant l'occasion, nous nous arrêtons au chalet des Oseraies pour déjeuner. La table géante nous accueilli à bras ouverts.

Ambiance bûcheron 😀

Nous continuons notre chemin parmi la végétation et nous nous offrons même le luxe d'un petit détour par les Saisies. Sur le topo il était indiqué "lac" mais point de lac nous n'avons trouvé, en lieu et place : une tourbière ! A cette saison le lieu était plutôt asséché.

La suite de la journée nous offre un passage dans les alpages et une belle entrée en matière concernant les fleurs de montagne.

En bas à gauche une fourmilière en épines de pin 

Nous arrivons enfin au refuge du Lachat où un super dîner nous attendait (un des meilleurs du tour). Il n'y a qu'en rando que l'on sait apprécier une tartiflette au mois d'août 😉

J2

Dénivelé + 547 m/-231

Pour notre deuxième journée nous ré-attaquons du sentier de forêt, mais sous la pluie qui ne nous quittera pas de la matinée. C'était l'occasion de tester l'imperméabilité de notre équipement ! La pente est toujours raide, mais le principal dénivelé étant cumulé sur la matinée il fallait bien souffrir un peu pour obtenir la tranquillité des mollets dans l'après-midi.

Les racines dessinent des escaliers 

Une fois la phase forêt passée, c'est l'arrivée sur les alpages du val d' Arly. Nous passons sur le Mont Clocher appelé ainsi en raison de sa forme arrondie et de la croix à son sommet. Après déjeuner nous empruntons le sentier d'alpage en balcon, face au lac de la Girotte et son barrage.

En bas à gauche, lac de la Girotte dans le flou 

La suite de l'itinéraire nous amènera à la croix de pierre en passant au milieu des myrtilliers sauvages.

Le lama, espèce endémique des Alpes 😀

Toujours sur le sentier en balcon nous croisons la route de notre premier névé, plutôt inhabituel vu l'altitude faible à laquelle nous nous situons encore. Au vu du nombre de ses congénères croisés par la suite, il semblerait que ce massif soit particulièrement froid, y compris en été, favorisant ainsi la tenue de ces neiges éternelles. Une fois l'obstacle passé (non sans mal) nous arrivons au col du Joly dans le brouillard, puis au refuge de Roselette terminus de notre étape du jour.

En haut à gauche le Névé, recouvert d'un peu de terre 
J3
J3

Dénivelé + 727 m/-165m

Nous débutons notre troisième journée et malgré les courbatures naissantes notre enthousiasme n'est pas entamé. Le paysage y est pour quelque chose. Nous quittons le refuge sous une légère bruine qui ne se maintiendra pas dans la journée, nous offrant un temps plus clément que la veille.

On dirait l'île de King Kong ... ou la variante 4 du GRP

En prenant la variante 4 nous arrivons rapidement au pied de la montée vers le col du Bonhomme. Mais comme nous aimons bien nous faire du mal, et qu'il n'était pas encore midi nous décidons de monter aux lacs Jovet en prime afin de déjeuner là bas.

L'eau des lacs de montagne est cristalline  

Après déjeuner nous redescendons pour rejoindre le départ de la montée au col. Nos pas nous mènerons à nouveau vers des névés.

Plus nous montons plus la couche devient gazeuse

Arrivés au col, il reste encore un dernier pierrier à traverser avant d'atteindre le refuge.

Le paysage se fait beaucoup plus minéral 
J4

Dénivelé + 911 m/- 830

Avant toute chose, la journée démarre par un panorama grandiose, le plus beau du tour à mon point de vue.

Wahou 
Cette portion étant commune avec le tour du Mont blanc, on peut y croiser des groupes avec des ânes  😉

Le sentier commence par un bon gros dénivelé négatif qui nous mènera au fond de la la combe surplombant les Chapieux. Nous quittons à ce moment le tronçon commun avec le TMB (Tour du mont Blanc) ce qui n'est pas pour nous déplaire car ce dernier est assez fréquenté. La montagne c'est plus ressourçant en comité restreint... Par contre la seule règle valable en montagne c'est que si ça descend et bien ça remonte derrière ! Direction le col des Grands Fonds qui sera le point culminant de notre tour.

Journée avec beaucoup de soleil, pas facile de prendre des photos ... mais bon, avant les photos c'est pour le sport que nous y étions donc je me console.

On repasse sur des névés et des pierriers 

Arrivés au col, la vue donne en contrebas sur la combe de la Neva que nous venons de remonter d'un côté. De l'autre, vue sur le lac de Presset.

Combe de la Neva/ Lac de Presset 

Nous dépassons le lac et descendons vers le refuge de la Balme, au pied de la Pierra Menta.


Un refuge dans un champs de fleur 
J5

Dénivelé + 711 m/- 891 m

La cinquième étape est aussi la plus courte, ce qui nous a permis de rallonger un peu notre itinéraire avec des sentiers bonus (la veille déjà nous avions dû descendre à Balme car le refuge du lac de Presset était complet, rajoutant 450 de dénivelé négatif le soir et 450 en positif ce matin !)

Nous remontons la combe en direction du col de Bresson sous la Pierra Menta.

Et dire qu'il y a des gens qui montent dessus 😀

Nous descendons ensuite un long pierrier, le lac de Roselend en perspective. La piètre qualité des deux photos ci-dessous ne permet malheureusement pas de restituer correctement ce magnifique panorama et le turquoise si intense de l'eau.

Le lac est en réalité d'un turquoise très intense  😥

Une fois arrivés en bas, il ne nous reste plus qu'à remonter au col du Coin bien sûr 😀 Le chemin est plutôt de type alpage et assez peu intéressant. Le final avant le col est carrément raide ! C'est néanmoins dans cette zone que paissent les vaches de race Tarine ou Abondance dont le lait entre dans la fabrication du fameux Beaufort !

bicolore = Abondance, robe unie marron clair =  Tarine

Une fois au col, nos rallongeons un peu la journée en passant par le plan de marmottes et la croix du Berger. Mais cette zone étant assez fréquentée, nous filons au refuge de l'Econdu prendre un repos bien mérité.

C'est la saison des têtards ...

Le refuge propose de nombreux produits locaux et nous ne nous privons pas de tester la bière, le jus de pomme à la serpolette, les jus de fruit myrtille/framboise ou encore la planchette de Beaufort !

J6

Dénivelé + 441m/- 325 m

Nous repartons à la fraîche pour cette avant dernière étape qui nous mènera au bord du lac de saint Guérin et à sa passerelle dite Himalayenne.

Encore une fois, le turquoise de l'eau est difficile à saisir... 

Nous montons ensuite en direction du lac tournant, qui se situe comme son nom l'indique au détour d'une petite épaule. De là part un torrent rapide qui s'abîme le long d'une falaise. Nous le suivons un temps, puis par un habile passage pied/main repassons sur le sentier en balcon à flanc de montagne.

Nous arrivons enfin au dernier refuge de notre tour : celui des Arolles. La terrasse offre une vue panoramique avec le mont blanc en perspective !

J7

Dénivelé + 350 m/- 1739 m

L'étape finale se constitue surtout d'une très looooongue descente comme en atteste la valeur de dénivelé négatif de 1739 m. Mais avant de l'attaquer nous passons par le col de la Bathie et le col des lacs (qui ne porte pas si bien son nom, il y a surtout quelques flaques 😀)

Vue au col de la Bathie 
Les derniers névés et rhododendrons sauvages avant le retour sur Queige