De Tokyo à Kyoto - 1ère partie

Partis au Japon 14 jours en groupe d'amis, ce carnet décrit la première partie de notre voyage : Tokyo et ses alentours dans la région du Kanto.
Du 11 au 25 novembre 2017
15 jours
8
J1

Ayant été fortement influencée par la culture japonaise plus jeune, l'archipel nippon était une destination dont j'ai longtemps rêvée. Réputée chère et difficilement accessible j'avais repoussé ce voyage mais étant maintenant trentenaire et un peu plus argentée, nous avons organisé avec mes proches une superbe aventure au pays du soleil levant.

Je vous livre ci-dessous quelques astuces que je pense utile pour qui souhaite préparer un voyage au Japon. Pour les détails en photos, passez directement au jour 2 😉

Le japon présente deux saisons particulièrement intéressantes : le printemps pour le Hanami, les fameux cerisiers en fleurs, mais également l'automne pour le Momiji Koyo, ou rougeoiement des feuilles d'érables. Nous avons choisi l'automne car cette saison est légèrement moins touristique mais par goût également. Partir la deuxième quinzaine de novembre comme nous l'avons fait permet de s'assurer que même les arbres les plus tardifs ont revêtu leurs parures d'automne.

La croyance populaire voudrait que les vols vers le Japon soient chers. Erreur ! Nous sommes partis par des vols avec une seule escale d'1h30 sur chacun (en Suisse à l'aller et en Allemagne au retour) au départ de Roissy. L'aller/Retour nous a coûté 560 € par personne (oui, oui ...). Alors évidemment, nous avons réservé un an à l'avance et nous avons surveillé les prix régulièrement avec des adresses IP différentes (pour éviter que les sites de réservation ne retiennent les souhaits déjà émis), mais pour ce prix, ça vaut bien un petit effort d'organisation !

Pour plus d'informations sur ce dernier point : IP Tracking



La croyance populaire (toujours elle) voudrait que l'hébergement dans l'archipel soit cher : Vrai et Faux. Nous étions 7 et avons pris un Air bn'b à Tokyo et un autre à Kyoto ce qui nous a coûté 516 €/personne pour les deux semaines. Nous étions dans des quartiers vivants, animés et bien desservis : Ueno pour Tokyo et Gion pour Kyoto. Par contre il est vrai que pour loger dans un hôtel ou en Ryokan (auberge traditionnelle), les prix s'envolent très rapidement.


Nous ne sommes pas passé par une agence de voyage donc nous avons organisé nous même notre itinéraire. A cette fin, je vous recommande l'excellent site Kanpaï qui réponds à la moindre question que vous pourriez vous poser. En complément, nous nous sommes également appuyés sur le site de l'office national du tourisme japonais.

Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère que ce carnet de voyage vous ferra aimer autant le Japon que nous.

J2

Plus ou moins fraîchement arrivés de l'aéroport de Narita, nous avons rejoint notre Air Bn'B dans le quartier de Ueno.

Aperçu du quartier 
Expo de figurines géantes devant l'immeuble Bandai 

Nous avons commencé par le parc Ueno ainsi que son zoo. En effet, après environ une journée passée dans l'avion, nous voulions commencer par une après-midi relaxante avant de s'enfoncer dans l'activité bouillonnante des quartiers plus électriques de la capitale.

Il y a des pandas au zoo de Ueno, et les manchots sont toujours des stars 

A visiter ! Le magasin de goodies Yamashiroya à Ueno 😀


J3

Ce troisième jour a été l'occasion de visiter l'un des lieux de culte les plus important de Tokyo : le temple Senso-Ji dans le quartier d'Asakusa. Proche de la rivière Sumida et de son charmant parc, ce temple est dédié à la déesse Bodhisttava Kannon.

Même pour les non initiés, il est assez aisé de comprendre l'étiquette japonaise dans ce lieu, grâce à de nombreux panneaux d'information traduits en anglais. J'ai tiré ma chance, mais malheureusement j'ai obtenu une mauvaise fortune. Qu'à cela ne tienne, j'ai pû profiter des échoppes de Nakamise-dōri pour m'acheter un charme de chance 😉

Porte Kaminari-mon avec la plus grosse lanterne rouge du Japon 
J'ai tiré une mauvaise fortune ;'( 
Nakamise dori 

Non loin de là le sanctuaire des félins Imado Jinja est à l'origine du fameux maneki-neko, le chat à patte levée qui attire la fortune (financière).

Passion chaton  (oui les japonais adorent écrire des trucs en français)
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Le quartier d'Akihabara aussi appelé "la ville électrique" est un haut lieu du gaming et de la culture manga. Nous avons testé la salle d'arcade de la tour SEGA. Les premiers niveaux sont dédiés aux machines à pinces pour attraper des peluches (je ne sais pas comment mieux les décrire). Les autres niveaux sont des salles d'arcade à proprement parler où j'ai testé le jeu Dissidia ... tout en japonais (et j'ai perdu) ! C'est à ce moment là que je me suis rappelé que le Japon est un pays qui autorise de fumer en intérieur (dans des étages ou espaces dédiés). N'étant pas fumeuse, ça ne manquait pas trop 😉

Tout proche de la gare d' Akihabara nous avons testé un restaurant dont le personnel est sympathique, les assiettes bien servies et les plats délicieux, what else ? Ah oui, tout ça pour moins de 1000 yens. Je recommande l'adresse

1 Chome-10-7 Taitō, Taitō-ku, Tōkyō-to 110-0016, Japon

C'est la fête aux enseignes lumineuses 
Les tours Sega (tout à gauche et tout à droite) 
salle d'arcade et machines à pinces 
J4

Le quartier de Shibuya est probablement celui qui m'attirait le plus avant de partir, et je n'ai pas été déçue. Pour la plupart des gens, il est surtout connu pour le fameux "Shibuya crossing" et, depuis la sortie du film "Hatchi", pour la statue de ce célèbre chien. En ce qui concerne ce carrefour, j'ai finalement trouvé qu'il était plus impressionnant vécu de l'intérieur plutôt que vu de haut.

Sibuya crossing vu de l'intérieur 

Pour avoir une vue de haut sur la Shibuya crossing nous avons testé deux spots en hauteur : Le starbuck (un peu surpeuplé de gens comme nous qui recherchent le meilleur point de vue, mais néanmoins un bon spot) et la passerelle en face de la gare.

Vue du Starbuck et Statue de Hatchi (il y a la queue pour faire un selfie devant ... véridique) 
ballade dans le quartier 
Il faut absolument rentrer dans un supermarché japonais, dépaysement garanti à tous les étages ! 
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Pour ma part, ce qui m'attirait le plus dans ce quartier c'était l’exubérance attendue des looks des jeunes (ou moins jeunes) Tokyoïtes. Là non plus nous n'avons pas été déçus en traversant "Takeshita dōri" l'avenue principale d'Harajuku (sous quartier de Shibuya). L'ambiance de cette rue est très décalée et on se fait vite happer au milieu des boutiques de vêtements déjantés, des façades rose-bonbon, et des vendeurs de sucreries.

Entrée de la Takeshita Dori 
Les japonais ont une passion pour les représentations de plats en plastique devant les restaurants ... ici des crêpes 😀
Magasins d'habillement 😀

Un peu plus loin nous avons rejoint l'avenue d'Omotesando à Harajuku (sous quartier de Shibuya). C'est une sorte de Champs Elysées à la japonaise : larges trottoirs et vitrines décorées pour noël, magasins de goodies, enseignes de luxe ou plus abordables mais toujours branchées. Les ruelles adjacentes telle que la très courue "Cat street" sont une parfaite vitrine de street culture. Nous avons notamment repéré quelques fripperies, même si les prix pour des vêtements vintages sont plus élevés que ce à quoi l'on pourrait s'attendre.

Boutiques sur Omotesando

Si vous voulez ramener des goodies, je vous recommande le Kiddyland sur Omotesando.


J5

Au centre de Tokyo se trouve la quartier de Chiyoda qui abrite le palais Kōkyo, résidence actuelle de l'empereur et de sa famille. Ce palais n'est pas visitable, mais nous avons pu parcourir une partie des jardins qui est accessible librement. Il est également possible de visiter les jardins intérieurs, mais par manque de temps nous n'avons pas pris l'option (il faut faire une réservation sur internet)

Higashi Gyoen "Le jardin de l'est" est accessible via le parc Kitanomaru qui se situe presque à la sortie de la gare de Tokyo. Ce que j'y ait particulièrement apprécié c'est la reconstitution (à la demande de l'empereur, et oui ...) des bois entourant Tokyo qui sont de plus en plus grignotés par la ville. Au centre de la mégalopole, ce jardin donne vraiment l'impression de se retrouver en pleine nature.

Enceinte du palais et pont NijoBashi 
Kitanomaru, un jardin au coeur de la ville  

Nous sommes ensuite passés par la tour de Tokyo, histoire d'avoir un joli point de vue sur la ville.

Vue de et depuis la tour de Tokyo 
Fin de journée vue de la tour  

Pour la soirée direction le Tokyo Dome City qui est un parc d'attraction inclus dans un centre commercial et un stade. Encore une fois je trouve que le concept est très Tokyoïte en cela qu'il mixe divers types de divertissements qu'il m'aurait paru improbable de mélanger... Tokyo est une ville toujours surprenante !

Big O, Super Viking SORABUNE, Thunder Dolphin ... quelques attractions sympas 😉
J6

Afin de souffler un peu nous avons choisi de nous échapper de la ville pour passer une demie- journée sur l'île de pêcheur d'Enoshima. Nous sommes arrivés par la gare et avons emprunté le pont piéton qui permet de rejoindre le chemin faisant le tour de l'île et passant par le temple.

Arrivée sur la presqu'île d' Enoshima via le pont 
Fujisawa, la rue commerçante d'Enoshima 

Enoshima est assez fréquentée, mais plutôt par des Japonais qui vont prier les sept divinités du bonheur au sanctuaire de l'île.

Enoshima Jinja 

Pour ceux qui n'auraient pas pris le JR Pass, je vous recommande de vous procurer le "Kamakura- Enoshima free Pass" qui est un billet forfaitaire permettant de voyager librement sur les lignes permettant de rejoindre ces destinations (Enoden Fushisawa/Kamakura, JR Shinjuku/Enoshima).

L'office de tourisme d'Enoshima est commodément placée à la sortie de la gare 😉

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Après notre matinée à Enoshima, nous nous sommes dirigés vers Kamakura, principalement afin de voir le fameux Daibutsu (Grand Bouddah) du temple Kotoku-in.

Le train qui permet de relier Enoshima à Kamakura longe le littoral offrant une charmante ballade parmi les maisons de bord de mer.

Train de la ligne Enoden reliant Enoshima à Kamakura 
rues de Kamakura 

A Kamakura, nous sommes d'abord passés par la bambouseraie de Hokoku-Ji (situé exactement à l'opposé de la ville par rapport au Daibutsu, c'est à dire tout à l'est).

Passion cercles 
Daibutsu
J7

Habitant en région parisienne, je connais sur le bout des doigts le parc Disneyland Paris (j'avoue avoir eu le pass annuel et connaître "it's a small world after all" par coeur...). Alors on pourrait se demander pourquoi faire un parc Disney au Japon (et perdre une journée de voyage) alors qu'il y en a un en France ? Et bien il se trouve que le parc Disney Sea offre un univers très "nipponisé" du parc d'attraction car il est articulé autour du thème de la mer (comme son nom l'indique) et offre des mondes inexistants dans les autres parcs d'attraction Disney. Ici pas de princesses à froufrou, de châteaux, et même presque pas de Mickey. Donc si on aime Disney, je pense que c'est vraiment une étape à faire car ça change vraiment (et que la reine des neiges a épargné ce parc). La suite en images 😉

J8

Notre séjour dans le Kanto (région de Tokyo) s'est terminé au bout du 8 ème jour de voyage.

Pour conclure sur la première partie de ce voyage, je dirais que j'ai été résolument surprise par la démesure de Tokyo. La ville fourmille et est immense, bien plus que tout ce que je me représentais, et elle paraît encore plus folle quand on se rend compte qu'elle est étendue au sol mais également en hauteur. Le moindre immeuble abrite une galerie commerçante et des grands magasin. Ses habitants sont à l'image de la ville : sophistiqués mais en même temps délurés. Malgré son mouvement incessant la ville est très agréable à vivre et offre de nombreux lieux de verdure pour retrouver un peu de calme.

La suite de l'aventure dans mon autre carnet de voyage dédié à Kyoto et sa région.