Carnet de voyage

Mexique

Dernière étape postée il y a 49 jours
Première étape de la nouvelle version de Agri World Spirit Woman Tour. Avec la situation sanitaire pas d'autre choix que le Mexique pour moi qui refuse d'être testée PCR, alors c'est parti !
Décembre 2020
180 jours
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Publié le 5 mars 2021

Moi qui appréhendait la grande ville de Mexico (j'ai déjà du mal à Lyon) je kiffe la tranquillité

Bon il était tard il n'y avait plus grand monde mais les gens ne me paressent pas pressés et stressés.

Accueil généreux de Gabriel et spontanéité des gens à nous aider quand on leur demande.

Je vais découvrir la ville quelques jours avant de poursuivre dans des contrées plus sauvages.

Merci la vie pour la douceur et l'abondance !

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Après 6 jours d'immersion mexicaine, je reprends enfin mes reflexes de voyageuse humaniste.

Echauffement du pouce et de la confiance en soi, une bonne dose de lâcher prise et c'est parti!

Le plan location de moto n'étant pas possible à Ciudad Valles, je me rabat sur les taxis et bus pour les aller. Avec la situation sanitaire beaucoup moins de monde circule et encore moins vers les sites touristiques, je joue la prudence.

Mon espagnol datant de la terminal ( ça fait 15ans que j'ai pas parlé espagnole), nous ne nous comprenons pas avec le chauffeur qui me dépose au village et non aux cascades du même nom.

MERCIIIIII Je me retrouve aux dessus des cascades dans un petit coin de paradis, SEULE. Premier bain au Mexique, magique .

Pas à pas sur le chemin du retour je fini par me retrouver au pied des cascades à l'heure où tout le monde est parti. Encore merci pour le calme. Du coup pas de taxi, je sors le pouce et suis prise en moins de 10minutes (alors qu'il ne passe qu'une voiture par minute) et mené devant la porte de l'auberge. Au top !

Petit tour au marché, histoire de manger un peu sain. Ici oubliez le bio (des champs immenses à perte de vue, vive la culture intensive) et le régime sans sucre (il en a partout c'est l'horreur).

Après 4 jours à Mexico city à presque courir, prise dans le tumulte de la ville, j'avais besoins de me ressourcer dans la nature et prendre du recul sur ce voyage un peu particulier de par la situation sanitaire et ce qui m'a poussé à le faire.

Je me suis donc offert le confort d'une auberge et des transports publics pour cette semaine. Ca fait du bien mais ça ne me fait pas vibrer, il est temps de réactiver le mode humaniste.

A suivre...

Aujourd'hui ce que je sens c'est que j'ai besoin d'améliorer mon espagnol, histoire d'être un peu plus confiante dans les rencontres et mieux en profiter. Tamara (une portugaise rencontrée en auberge de jeunesse) m'a permis d'entrée en contact avec un "médecin" traditionnel mais je n'ai malheureusement pas tout compris et n'ai pas osé demander à davantage découvrir ses pratiques. Aaah la confiance en soi, elle en prend un coup, chez moi, dès que je ne peux plus communiquer.

Il y a aussi mon clown qui m'appelle. Distribuer un peu de joie pour les fêtes ça peut être sympa et me permettre de dépasser mes peurs et préjugés liés à la rue. En plus mes contacts sur Mexico sont artistes de rue, tient comme par hasard. Serait-il temps d'oser ?

A suivre ... Un jour à la fois.

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Le voyage te pousse à accepter ta vulnérabilité, mesure ta force et fait le bilan à ta place de ton évolution et les prochaines étapes.

Face au désert je n'ai pas réussi à me dépasser et j'ai rejoins le cadre rassurant de la ville sans l'avoir éprouvé.

Faut dire que comme souvent je m'étais lancé un grand défi (aller dans le désert, camper et revenir. Le tout en deux demi journées et en stop, il y avait 100km à parcourir jusqu'au village où se trouvait éventuellement un guide). Enfin disons plutôt un enchainement de défis qui finalement m'épuisent depuis mon arrivée mais je ne voulais pas me l'accorder.

Désert je n'ai pas dis mon dernier mot, je reviendrai plus forte et avec plus de douceur pour avancer sans peur.

Accepter d'être une voyageuse débutante et prendre conscience de l'énergie que requière le quotidien qui ici se transforme en défi :

Parler et comprendre en espagnol en permanence, chercher un endroit pour dormir chaque jour, se déplacer (beaucoup, le pays est vraiment immense), changer presque chaque jour de repère en changeant de lieu, d'environnement et rencontrant de nouvelles personnes, chercher désespérément de la nourriture un peu saine, être en permanence dans le bruit même la nuit (si ce n'est pas les voitures, c'est le trains, les chiens qui aboient, les voisins de chambres qui font la fête, ....), la chaleur la journée et le froid le soir, ne rien avoir prévu à l'avance, évoluer dans le climat sanitaire actuel (je comprends rien quand on me parle avec les masques), ...

Pourquoi ne vas tu pas te détendre sur une plage au calme me direz vous ?Tout simplement parce que c'est au contact des gens que j'apprend, que je grandi et que je me nourri des richesses de la vie.

Maintenant j'ai peut être voulu en faire un peu trop d'un coup. J'oublie que j'ai tout mon temps et qu'appréhender un pays, une culture, ne se fait pas en 10 jours.

Pour couronner le tout, la vie est quand même marrante, je ne croise aucun français et me retrouve à faire des nœuds de cerveaux pour passer de l'espagnol à l'anglais (que je maitrise encore moins que l'espagnol) quand je rencontre des voyageurs.

Voilà pour les nouvelles en ce réveillon de noël. C'est ainsi et j'ai appris, aujourd'hui je m'offre un peu de répit.

Je vous fais quand même un petit résumé des moments chouettes :Couchsurfing dans une super coloc, covoiturage génial avec Carlos, il a plut dans le désert , les étoiles étaient magnifiques malgré les lampadaires, une pensée pour les français en buvant un verre en terrasse mardi soir, j'ai trouvé un costume pour mon clown (en friperie), le stop ça marche super bien même dans le désert, il paraît que mon espagnol c'est amélioré en 1 semaine, les mexicains sont toujours aussi prévenants et aimables, San Luis Potosi est vraiment une belle ville où il fait bon vivre, en bus je traverse des paysages vraiment variés et beaux (quand on fait abstraction de tout le béton ), ...

Retour au présent

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Après le désert, l'Océan pour un nouvel an.

Que de leçons d'humilité et de lâcher prise face à la nature sauvage et humaine depuis que je suis ici.

Un calme tranquille s'installe en moi malgré l'agitation ambiante, mon rythme s'adapte à mes besoins.

Levée tôt pour méditer, ou travailler, sur la plage, petit déjeuné et baignade environ jusqu'à 12h.

Un temps de travail, ou de lecture, commence alors à l'ombre des palmiers.16h repas puis coucher de soleil, la détente s'installe jusqu'à ce que le sommeil me gagne (en général vers 21h ).

J'ai vaincu ma peur de l'océan alors même qu'il m'a refait vivre les joies d'être prise dans un rouleau.

Je découvre ici mon évolution et un monde bien loin de celui que j'ai fréquenté. J'accepte ma sauvagerie et profite du calme offert grâce à mon décallage.

Merci la Vie !

Bonne année à tous !

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Publié le 5 mars 2021

Chacahua une place de choix

Entre lever et coucher de soleil mon cœur balance

Ici reine du mouvement de mes ailes qui se déploient

Entre mer et lagune partout l'eau danse

Dans cet équilibre enfin pouvoir être soi.

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Encore un jour au paradis

Voilà ce que je me dis

Quand le soleil laisse place à la lune

Je sens que je suis une

Entre la terre et le ciel

Je me sens eternelle

Le vent et l'eau

Apaisent et guérissent mes maux

Au coeur des quatre éléments

Il n'y a pas de place pour celui qui ment

Aux autres ou à lui même

Ici vivent seulement ceux qui s'aiment

Pour les autres c'est un enfer

Qui les enferme dans le faire

Chacahua à l'image du monde

La croisé de 2 mondes

Ma place est bien ici

Pour cette étape de transition dans ma vie

Je me souviens de qui je suis

Et me remercie

Diesse Géraldine

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Publié le 7 mai 2021

Dites vous la voyez ? Vous savez cette maison de rêve avec vue sur l'océan, les pieds sur la plage et la terrasse immense avec cuisine ouverte pour se sentir dehors même en cuisinant. Oui oui celle des films et dont on a tous plus ou moins rêvé. Ben voilà c'est là que j'ai atterri hier après avoir découvert un Puerto authentique et lumineux chargé de gens souriants et heureux. Pendant que les hommes préparent une délicieuse salade de légumes bio et locaux avec vinaigrette au balsamique, je fais une sieste dans le hamac sur la terrasse en regardant les vagues. Ben quoi, sieste à 13h normal, surtout quand tu t'es levé à 3h33 pleine d'entrain et que du coup tu as bossé sur tes projets avant le petit déjeuner et la balade en ville. Comment vous dire que des lundis comme ça j'en veux bien tous les jours. Marcher sur la plage au coucher du soleil, échanger sur le monde, l'amour, l'humain, la vie, jouer comme des enfants, faire la princesse et s'offrir des gourmandises françaises (j'ai trouvé de la crème de châtaignes youhou) et enfin pouvoir se blottir dans des bras tendres et complices tout en intégrant toute cette magie. La vie est un cadeau ! Joie, beauté, paix et amour parfois il suffit juste d'oser écouter cette petite voix au fond de soi et foncer!

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Ce matin me revient en mémoire un conte chinois de grande sagesse.

Désespérément à la recherche de graines pour mon petit déjeuner, partie en quête directement au saut du lit j’ai fini par opter pour des biscuits d’avoine dans la première mini-supérette croisée.

Oui mais voilà, comme je n’avais pas de masque, l'hôtesse a refusé de me servir à la caisse. J’ai donc fini par laisser les biscuits et repartir en quête d’un commerce plus ouvert d’esprit (je respect la peur des gens et j’ai proposé de rester à distance ou utiliser mon t-shirt pour couvrir ma bouche et mon nez) sans pour autant vouloir me rabattre sur les biscuits extrêmement sucrés et industriels que l’on trouve partout ici.

Je suis sortie de la supérette avec un peu de colère, de sentiment d’injustice parce que l’on m’a laissé entrer et faire le tour du magasin sans rien me dire jusqu’à la caisse (j’ai un petit côté enfant capricieux encore bien actif).

Poussant ainsi davantage mon chemin, j’ai découvert un magnifique marché local plein de produits frais, secs, artisanaux, … Et j’y ai trouvé des flocons d’avoines comme je les aime. C’est alors que j’ai ri toute seule au retour du marché, repensant à ce conte chinois et remerciant ces dames de ne pas m’avoir servi car ce fut une chance.

J’ai également (ré)appris une leçon intéressante pour la suite de mon voyage, la découverte prend du temps et demande de se perdre pour trouver les trésors cachés derrière les fumées des produits touristiques.

Alors cet été, même si ici c’est la saison des pluies, j’ai décidé de moins bouger, de me trouver un camp de base pour partir explorer les Chiapas et ses trésors. Incroyable pour moi j’envisage de me poser en ville (90 000 habitants pour le Mexique c’est une toute petite ville, pour moi c’est immense).

Avec le retour de ma part aventurière je pense être plus présente ici, alors à bientôt!

Géraldine

Conte chinois d’après Hoài-Nam-Tu

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.

À ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit :

"La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance ?"

Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagné d’une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit impassible :

"Est-ce une chance, ou est-ce une malchance ?"

Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon. Aux condoléances des voisins, l’homme répondit, imperturbable :

"Et si cet accident était une chance pour mon fils ?"

L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays. Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint. Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.