Carnet de voyage

Adin & Babette: #retourautourdumonde

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Dernière étape postée il y a 1555 jours
Voyage en préparation pour un itinéraire en : Amérique du Sud Australie Asie du Sud-Est de Août 2019 à Avril 2020
Août 2019
35 semaines
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Octobre 2018: nos congés sabbatiques sont validés, nous allons pouvoir nous consacrer plus sérieusement à notre projet de voyage.

Nous réalisons que nous allons entrer dans une démarche constructive avec choix des pays à traverser, ébauche d'itinéraires, consultation des guides et des différents sites....

Nous commençons à réfléchir sur les problématiques de santé comme les vaccins, la gestion de la maison et les tracasseries administratives ..sans oublier la partie financement.

Mais, au fait, pourquoi un tel projet?

Nous avons toujours eu un esprit "globe-trotters " et depuis notre rencontre en Australie en 1987, nos nombreux voyages ensembles nous ont apporté que du bonheur. Nous avons aussi eu la chance et le plaisir de partager certains voyages avec nos 3 fils.

Nous restons sur notre faim et notre soif d'aventures est toujours bien présente. Alors, nous avons décidé en passant le cap de la cinquantaine de ressortir de notre zone de confort et de partir autour du monde sans attendre l'âge de la retraite. Il n'y a pas de bons moments pour partir, il y a notre moment.

Nous avons envie de prendre le large, d'aller nous dépayser, de prendre le temps de "prendre le temps", d'apprécier d'autres façons de vivre, d'autres paysages, de découvrir d'autres merveilles, de rencontrer d'autres cultures, d'autres saveurs, de vivre d'autres expériences, de redonner du sens à notre existence et peut être de mieux se connaître soi-même...

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Publié le 4 janvier 2019

Le compte à rebours a commencé, il nous reste 7 mois pour les préparatifs en tout genre...

Guides 
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C'est parti, la date de départ est fixée au 20 août pour un bref séjour à Rio de Janeiro au Brésil avant de poursuivre pour les chutes d'iguazu à la frontière Brésilienne, du Paraguay et de l'Argentine. Puis nous volerons jusqu'à Lima au Pérou et beaucoup plus tard La Paz en Bolivie.

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Publié le 31 juillet 2019

On coche les cases..

Vaccins, fait

Rdv Banque, fait

Assurance, presque fait

Sac à dos pesés et prêts,

Itinéraires affinés, formalités diverses administratives en cours,

Genou opéré en bonne voie de guérison ou presque. Il nous faudra faire quelques réajustements à nos objectifs de trekking ambitieux.

Bref, presque prêts pour l'aventure....







Merci aux collègues d'Adin pour leurs fabuleux cadeaux de départ. Idéal pour voyager...léger, coton facile à laver et à faire sécher, chic et très pratique.

WorldTour 2019 
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Rio de Janeiro 

Les derniers jours avant notre départ furent bien chargés, entourés d'amis et de la famille. Nous pensions que nos sacs à dos étaient prêts pour l'aventure, mais c'était sans compter sur le checking par nos 3 fistons qui affichaient leur sentence commune: ces sacs sont trop lourds, il faut libérer des kilos superflus. Nous sommes donc arrivés à retirer 2 kgs chacun et avons dû accepter de nous libérer de certains petits objets qui ne nous paraissaient pourtant pas superflus. Nous partons donc avec des sacs de 12 et 15 kgs, tente, kit cuisine, matelas et duvets compris (pas si mal...).

Après un voyage sans encombre, nous voilà plongés dans le brouhaha de RIO avec son trafic incessant, ses taxis et motos qui jouent du klaxon. Le dépaysement est rapide. Nous nous installons dans un petit hotel cosy à 2 pas de la plage de Copacabana, au pied de 2 favelas réputées comme étant tranquilles. 20 % des Cariocas (habitants de Rio) vivent dans les nombreuses favelas et beaucoup vivent de petits boulots quotidiens. Rio est une immense ville, bercée par les vagues de l'océan, entourée de collines aux forêts luxuriantes, avec le Christ du corcovado du haut de ses 700 mètres qui domine les favelas, le centre urbain et les nombreuses et superbes baies de sable blanc. Sans oublier le célèbre pain de sucre et son téléphérique..

Nous visitons la ville, à pied, à vélo, en bus et commençons à goûter notre première Caipi qui ne nous a pas déçu. C'est l'hiver, il fait 20 ° mais le temps oscille entre soleil, nuages et averses. Nos connaissances en Portugais sont presque inexistantes mais nous nous débrouillons très bien avec l'Espagnol et l'Anglais. L'insécurité ici n'est pas une légende, il faut rester vigilant et ne pas s'aventurer dans certains quartiers à certains moments.

Après la ville, direction les chutes d'Iguaçu à la frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay.

«How big ?  This big! »  C’est grand comment? comme ça ! 

Les chutes d'Iguazu

Nous voilà arrivés à quelques kilomètres des chutes et nous plantons la tente pour la première fois dans un lieu isolé au milieu de la nature près d'une auberge et d'un lac artificiel utilisé pour la pratique du Wakeboard. L'endroit est animé en journée par les jeunes aisés du coin mais occupé en soirée que par 2 touristes: nous.

Puis, direction les chutes et là....waou waou. Les chutes s'étendent sur 3 kms de large et le spectacle est magique avec plus de 275 chutes qui se jettent dans la rivière en contrebas. Nous passons la journée à contempler les chutes du côté Brésilien et les chutes sont impressionnantes à couper le souffle. Quelle beauté , là, juste en face de nous. Nous prenons bien plus de photos que nécessaire mais le lieu est tellement féerique que nous avons du mal à nous en éloigner. Quelle merveille la planète nous donne la chance d’observer. Et pourtant non loin de là, la forêt Amazonienne brûle et beaucoup osent ne pas s’en préoccuper pour satisfaire d’autres soi-disant enjeux économiques. Visiter les chutes se font en au moins 2 étapes. Lorsque la visite du côté Brésilien a été réalisée, il est important de prévoir au moins une autre journée côté Argentin car ce côté est plus sauvage et plus vaste.

Nous passons donc la frontière et sortons nos calculettes pour nous apprivoiser la monnaie et passer du réal Brésilien au peso Argentin. Ne nous méprenons pas car 1 €= environ 5 réais mais 60 pesos. Et très bientôt nous passerons au sol Péruvien. On se cultive en voyage, on fait des mathématiques ... La ville de Puerto IGUAÇU en Argentine dégage une bonne ambiance et nous nous y sentons bien. L’auberge de jeunesse qui accepte les gens moins jeunes comme nous, est simple, sympa et située à 2 pas du terminal de bus. Pratique.

Nous rencontrons un couple Suisse avec qui nous sympathisons et passons une superbe soirée au resto en écoutant leurs aventures et mésaventures. Ils font le tour du monde et nous prévoyons de nous revoir au Laos en Janvier 2020.

Nous avons dégusté la bière locale bien appréciée compte tenu de la température hivernale (30°).

Le lendemain, nous partons pour la visite des chutes côté Argentin et le spectacle est différent mais tout aussi époustouflant. Nous décidons de faire le grand saut et naviguons au beau milieu des chutes. Nous sommes bien sûr trempés, on nous avait prévenus. Adrénaline garantie..


Iguaçu Cataratas Brazil
Paco Hontas! ..or was it Jeronimo! Fantastic excursion into the falls.
On  n’est pas bien là.... 

Nous nous préparons déjà à notre prochaine destination, nous devrons repartir pour le Brésil pour voler au Pérou, direction Lima et la Cordillera Blanca.

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Publié le 7 septembre 2019

Nous avons quitté définitivement le Brésil et temporairement l’Argentine après une dernière soirée passée en compagnie d’un jeune couple Argentin très sympa. Nos conversations se passaient avec leurs quelques mots de Français et d’Anglais et nous avec notre Espagnol encore au stade de balbutiements . Un vrai cocktail de langues étrangères , et nos rires à tous n’étant pas discrets, un motard Argentin et une Espagnole se sont joints à nous en dégustant des cervezas locales. Que de bons moments!

Puis direction Lima au Pérou. 4 heures de vol plus tard, nous arrivions et ajustions nos montres du fait de ce nouveau décalage horaire: nous voilà à 7 heures de moins qu’en France. Compte-tenu de notre arrivée tardive à l'aéroport (23h), nous prenons un taxi pour accéder à un hôtel situé dans le quartier de Miraflores. Nous pensons qu’il vaut mieux éviter de traîner avec nos sacs à dos à cette heure ci. Le trafic est chargé et il nous faudra quand même une heure de voiture avant d’arriver.

Lima est une immense métropole et n’est pas notre objectif de voyage mais seulement un lieu de passage obligé. On ne s’y attardera pas ...Nous passons de Rio sur la côte Atlantique à Lima au bord du pacifique. Nous sommes surpris et chanceux car le centre de Lima est réservé aux piétons du fait du jour férié et de la fête de Santa Rosa qui rend Lima en pleine effervescence. Le soleil brille , ce qui embellit encore les façades colorées du centre ville. L’ambiance est à la fête, de nombreux stands proposent leurs plats culinaires et nous nous réjouissons à l’idée de les goûter. Notre bref séjour ici dépasse donc largement nos attentes.

Miraflores 

Les banques sont fermées et nous changeons nos euros avec Miguel qui se trouve sur le trottoir et qui crie... change money ? Pas très confiants les premières secondes, nous avons vite compris que notre choix était limité et qu’il fallait faire confiance. Nous négocions un taux intéressant et Miguel s'avère très sympa. Puis direction Huaraz dès le lendemain , ville de la cordillère blanche perchée à plus de 3000 mètres d’altitude.

Lima 
First view of the Cordillera Blanca from the bus 

Huaraz and the Cordillera Blanca

Trekking at 4000m+


Nous sommes arrivés à Huaraz en bus de Lima. Le voyage a été facile, commençant à 200m au dessus du niveau de la mer. Le voyage a duré 9 heures avec une petite pause de 30 minutes pour le déjeuner avant de grimper jusqu'à la cordillera blanca. La route tortueuse à travers les vallées était spectaculaire et lorsque nous atteignions le plateau situé à 4000 m, nous commencions à ressentir les effets de l'altitude. Heureusement, Huaraz se situe à 3071m, mais commence à sérieusement affecter notre capacité respiratoire sans pour autant avoir d'autres effets secondaires. Ce qui a rendu notre démarche un peu plus compliquée lors de notre recherche pour trouver un endroit où dormir. Comme c'était un long week-end, Huaraz était bondé de Péruviens en congés. Nous nous sommes installés dans le premier hotel ayant une chambre disponible. Celle-ci a fait l'affaire mais était basique sans aucun charme. Puis, nous avons visité la ville de nuit, qui nous a semblé animée et conviviale.


Le matin suivant, nous sommes partis à la recherche d'une autre chambre avec succès. Nous avons déposé nos sacs et sommes partis pour une marche de quelques heures en guise d'acclimatation. Nous avons choisi la Laguna Wilaconcha 3750m puisque celle-ci était listée comme relativement facile. Le chemin était facile à suivre mais ADIN a décidé de prendre un raccourci droit dans la pente plutôt que de suivre la piste. J'accepta mais rapidement regretta car le manque d'oxygène nous a rappelé que nous n'étions pas en balade dominicale et nous eûmes soudainement la sensation d'avoir les jambes sciées et il fût difficile d'atteindre le lac. Je n'arrivais plus à parler et difficilement à respirer. Un petit en-cas fût nécessaire avant d'avoir pu continuer sur la route pentue. Nous avons atteint le sommet et la vue en valait la peine. Puis nous sommes redescendus jusqu'au village;

VERS English

We arrived in Huaraz by bus from Lima. It was an easy journey, starting around 200m above sea level. The trip took 9hrs, with a 30min lunch break, just before climbing up to the Cordillera Blanca. The winding road through the valleys was spectacular, and as we reached the plateau at 4000m we started to feel the effects of the altitude. Fortunately Huaraz is at 3071m, which still makes you short of breath but without the extreme side effects. Still it made looking for a place to sleep a little more arduous. As it was a bank holiday weekend the place was packed with Peruvian tourists. We settled for the first place that had a room, which did the job but with no charm. Then went to visit the town by night. Buzzing & friendly atmosphere

Next morning we set out to find a better place, success ! So we left our bags and set off to do a short hike to get acclimatized. We chose Laguna Wilaconcha 3750m as it was listed as easy! The path was easy to follow, so I suggested we take a short cut, rather than following the dirt road. Babette accepted but soon regretted it, we were both finding it hard to get to the lake....Babette couldn’t speak ! and needed an emergency snack before we could continue on the gentle slope of the road. We made it and the view was worth it. Then used the track for the descent.

On the way to Wilaconcha 

Un peu de géographie... La Cordillera Blanca fait partie des plus importantes chaînes de montagne du monde et comprend plus de 50 pics au dessus de 5700 m dont le Huascaran 6768 m, plus haute cime tropicale au monde. Un superbe terrain de jeu pour les trekkeurs et les alpinistes.

C’est pourquoi nous sommes venus dans cette région, les randonnées nous appellent.

Après cette première journée d’acclimatation, nous partons le lendemain en excursion afin de voir le glacier Pastoruni à 5100 m. Le mini bus emprunte une piste défoncée et nous roulons entre 15 et 30 Kms/heure. En route, nous achetons nos premières feuilles de coca et les mâchons. Ce n’est pas très agréable mais nous comptons sur leurs effets contre le mal des montagnes. Proche du glacier, nous finissons à pied les 200 m de dénivelé et à peine une heure plus tard, nous pouvions admirer le géant glacé du haut de ses 5100 m et presque le toucher. Waou, plus haut que le Mont Blanc ! Les touristes, présents, étaient emmitouflés de doudounes, gants, bonnets afin d’affronter les quelques flocons de neige alors que nous étions ..en shorts. Nous étions autant observés que le glacier lui-même. Certes, nous devons admettre que nous n’étions pas vraiment préparés.

Glacier Pastoruni 

Cette escapade à 5100 m nous a rassuré et c’est pourquoi nous décidons de partir pour notre premier trek de 3 jours dès le lendemain. Nous achetons les denrées nécessaires limitées à du thé, des soupes, des pâtes, fruits secs, biscuits et fromages. C’est parti, on nous a confirmé que ce trek était facile et donc qu’il n’était qu’une petite mise en jambe. Nous en concluerons plus tard que nous n’avons pas tous les mêmes repères ici.

Après une première journée de 9 h de marche ponctuée de nombreux stops pour trouver notre chemin dans la pampa marécageuse, (malgré maps.me), nous arrivons à la nuit tombante, épuisés, sur le lieu où il était possible de camper. Là, nous nous frayons un passage parmi les vaches et dégageons péniblement 2 m2 de bouses de vache sèches pour y planter notre tente. Tout autour, les bouses fraîches de la journée se répandaient et il fallait bien regarder où mettre les pieds. Nous avalons une soupe de pâtes et nous glissons dans nos duvets, éreintés. Nous sommes à 4050 m d’altitude et la température est négative. Notre tente est gelée au petit matin et au milieu de nulle part, nous sommes réveillés par le meuglement des vaches. Nous sommes contents d’aller faire pipi au lever du jour, car il n’était pas question d’affronter les vaches et leurs bouses fraîches au milieu de la nuit...

Premier jour du trek 
Dernière ligne droite avant la tombée de la nuit  #Whereisthepath!

Le paysage est superbe et les fermiers rencontrés sont très amicaux. Leur mode de vie est basique et nous sommes impressionnés par la rudesse de la vie qu’ils affrontent. Ils vivent où survivent avec presque rien dans un froid presque permanent. Ils nous saluent d’un Buenos Dias et échangent quelques mots avec nous en Espagnol ou essaient en quechua sans succès.

Le deuxième jour ne sera pas plus facile car nous marchons là encore pendant plus de 8 h, passons un col venté à 4700 m dans un froid glacial avant d’entamer la descente jusqu’au camp n°2 à 4088 m. Nous faisons des pauses afin de pomper l’eau et de la filtrer pour notre consommation. Nous plantons la tente juste avant la nuit et la pluie nous rattrape. Ouf, nous avons juste eu le temps d’avaler notre soupe et avons échappé aux averses qui nous tiendront compagnie dans la nuit. Du coup, il fait moins froid et la tente ne gèlera pas cette nuit là. Nous sommes contents de notre équipement, de la tente, des duvets et aussi, honte à nous..., des petits plaids que nous avons piqués dans l’avion. Certes, ça ne se fait pas mais nous l’avouons, nous les avons fortement appréciés et devrions encore les apprécier davantage dans les prochaines semaines. Nous les donnerons à des personnes dans le besoin lorsque nous quitterons les régions montagneuses. Nous n’avons pas eu chaud mais pas trop froid non plus..

Deuxième jour passage du col 4700 m 

Le 3 ème jour fut plus cool avec des descentes interminables parmi des villages typiques et authentiques. Nous apprécions notre voyage qui semble se dérouler à une autre époque.

Puis quel bonheur de retrouver l’hotel, la douche et des vêtements propres. Quelle sensation de bien être! Mais quel bonheur aussi de partager des moments avec des Péruviens qui n’attendent rien de nous.

Nous sommes ravis de cette mise en jambe. En résumé, la soi- disant facilité de ce trek nous fait nous interroger sur notre projet de trek à venir du Santa Cruz, réputé comme étant plus difficile.

C’est décidé, nous partirons demain....

Troisième jour descente sur Chavin 
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Version ES

Holà los amigos!

Vamos a escribir en Frances y ingles porque tenemos la familia en Inglaterra y muchos amigos en Australia . Esperemos que ustedes aprecias la lectura de nuestro aventuras. Hasta luego!

Version FR

Après notre premier trek, nous avions quelques hésitations à réaliser le trek Santa Cruz dû à la difficulté du 2ème jour (col à franchir à 4700 m, 1000 m de dénivelé positif à cette altitude et 700 m de dénivelé négatif dans la foulée ). Nous optons donc pour le faire en 5 jours au lieu de 4 afin de couper cette 2 ème journée. Nos sacs seront à peine plus lourds avec un jour de nourriture en plus. Nous ne sommes pas des trekkeurs aguerris et nous doutons de nos capacités. Le Beaujolais, ce n’est pas bien haut, nous n’avons plus des jambes de jeunes de 20 ans et ma dernière opération du genou date de fin juin...Quelques raisons qui nous laissent dubitatifs ... Nous consultons la météo et une fenêtre météo de 4 jours est particulièrement favorable alors sans aucune hésitation, nous nous organisons et partons au petit matin.

Le trajet en collectivo de 3 heures pour atteindre Vaqueiria était déjà toute une aventure. La piste caillouteuse serpentait tout le long de la montagne au bord d’immenses précipices ou ravins profonds de centaines de mètres. Le conducteur restait concentré sur son volant et semblait imperméable aux dangers de l'itinéraire qu’il empruntait au quotidien. La routine! Puis nous débarquions au milieu de quelques maisons avec 4 à 5 autres touristes, sacs au dos. Quelques arrieros étaient là avec leurs ânes pour nous proposer de monter nos sacs jusqu’au col. Je ne vais pas me mentir, j'étais très intéressée par l’offre alléchante puis rapidement déclinait leur offre, résignée. Notre motivation pour faire ce trek en autonomie complète était telle que nous ne pouvions que réussir. Une fois parti, de toute évidence, nous n’avions plus trop de choix.

Le premier jour était assez cool et nous avons traversé 3 petits villages ou hameaux sur le chemin bien tracé avant d’atteindre notre premier campement. Nous avons rencontré un couple Allemand avec qui nous avons sympathisé. Puis nous avons organisé notre première nuit qui aura été particulièrement froide. Ce soir, au menu , soupe de pâtes... Je dors couverte de la tête aux pieds dans mon duvet ( bonnet, doudoune..) et le lendemain, nous abordons la partie qui aurait dû être la plus difficile du trek. C’etait sans compter sur l'ingénieuse idée d’Adin de faire une variante le 3ème jour...

La montée au col de 4750 m , fut comme prévue , rude, particulièrement la dernière heure. Le poids de nos sacs et l’altitude nous ont rappelés que nous n'étions pas en ballade dominicale. L’idée de diviser cette journée en 2 étapes n’était finalement pas vraiment réalisable car le seul endroit possible pour installer notre tente aurait été près d’une lagune vers laquelle nous sommes arrivés vers 11h du matin. Trop tôt et trop froid pour y passer la journée. Nous poursuivons donc notre ascension. Nous ne pouvons pas atteindre le col et sommes obligés de faire une pause « lunch » avec fruits secs, noix de cajou et biscuits. Puis on y retourne et là, c’est l’apothéose....on y est ...et le spectacle devant nous est époustouflant. On a l’impression d’avoir passé la ligne d'arrivée d’un marathon et on ne veut surtout pas partir. Tous les pics enneigés sont là devant nous, les glaciers , les lacs turquoises, la vallée au loin et ses « lagunes ». Des paysages de montagnes qui semblent nous ensorceler et nous paralyser. Quelle chance nous avons de pouvoir contempler une telle beauté. Nous pensons à ceux que nous aimons et qui auraient aussi aimés être là. Nous savourons ces moments. Nous méditons. Puis la réalité refait surface, le temps s’écoule et il nous faut gagner le campement 2 à 4100 m. Il nous reste 700 m de dénivelé négatif et nos genoux ont « du pain sur la planche ». Nous abordons la descente sereinement, faisons des pauses et arrivons sans trop d’embuches au campement avant la nuit. Malgré l’altitude, il n’y fera pas trop froid. Le mal des montagnes ne nous aura pas atteint. Chance! On est ravis, tellement ravis, qu’Adin propose de faire le lendemain une variante de 4 à 5 heures pour aller voir la lagune Arhueycocha à 4500 m et le pic Alpamayo d’où l’on peut observer le pic qui est utilisé comme logo pour les films Paramount.

Le 3ème jour commence comme les autres, à 6 h du matin, nous plions bagages et déjeunons avec thé et flocons d’avoine puis nous nous mettons en route. Nous sortons de notre itinéraire pour ce détour à priori, à ne pas manquer. Le chemin est difficile au début puis très agréable. Nous avons presque l’impression de traverser un jardin botanique parsemé de plantes et fleurs multicolores avec comme toile de fond des glaciers qui viennent se déverser dans un lac turquoise. Nous remontons donc à 4500 m pour être de nouveau surpris par la beauté du paysage. Whaou... c'était donc vrai ...ça valait vraiment le détour. Nous assistons à 2 avalanches devant nos yeux et à des débris de glace se répandant en contrebas dans un vacarme style grondement de tonnerre. Là encore, il nous a fallu un moment pour émerger et comprendre qu’il était temps de reprendre les sacs et de redescendre. Nous redescendons donc et suivons de nouveau l’itinéraire principal qui se révélera être très sablonneux, très long et très pénible.. Nous avons traversé une vallée entrecoupée de petits ruisseaux et nous n’en voyions plus la fin. Mon genou s’est inflammé avec ces presque 20 kms de randonnée et j’ai dû utiliser les anti inflammatoires à forte dose pour pouvoir continuer. Chaque pas était devenu pénible et c’est lorsque nous pensions être arrivés au campement 3 que nous avons réalisé qu’il y avait encore 4 longs et interminables kms. Nous continuons sans un mot en essayant de visualiser la fin de cette journée. Je maudissais en sourdine Adin et son idée géniale de variante. Nous arrivons péniblement « clopin / clopant » juste avant la tombée de la nuit. Une soupe et au lit....quelle journée! Nous sommes passés par toutes les émotions.. du whaou à ....quelle galère!

Le lendemain, après une nuit saccadée, nous avons été agréablement surpris par la capacité de notre corps à se refaire une santé. J’ai du mal à respirer toutefois. Nous abordons notre dernière journée de trek dans la bonne humeur puisque ça ne sera que de la descente jusqu’à Cashapampa. Le chemin était très caillouteux et poussiéreux mais longeait un superbe torrent. Arrivés au village, nous sautons dans un collectivo pour retourner à Caraz à notre auberge où nous attendent quelques vêtements propres et une douche ...à peine tiède. Tanpis. Nous sommes fatigués mais fiers d’avoir fait ce trek qui nous faisait rêver.

Après ce séjour en haute montagne, nous avons fait plus de 120 kms entre 3500 et 5100 m et il est temps pour nous de nous reposer. Nous optons pour Tingo Maria, ville aux portes de l’Amazonie afin d’aller chercher un peu de chaleur et certainement quelques moustiques... à suivre.

Huaraz aura été une ville où il fut bon de séjourner entre nos treks. Ville authentique où les péruviens vêtus de leurs costumes locaux et de leurs plus beaux chapeaux se retrouvaient au marché quotidiennement. Une bonne ambiance ... Le Pérou dans toute sa splendeur tel qu’on l’imagine.

Version EN

Trek Santa Cruz

After our first trek, we hesitated to take on the Santa Cruz trek, due to the difficulty of the 2nd day (pass at 4700 m, 1000 m of elevation gain at this altitude and 700 m of negative elevation after the pass). So we opted to do it in 5 days instead of 4 to split this 2nd day. Our bags would be slightly heavier with an extra day of food. We are not seasoned trekkers and have some doubts about our abilities. The Beaujolais is not very high, we no longer have the legs of 20 years olds and my last knee surgery dates from late June ... A few reasons that make us skeptical ... We consult the weather and a window of 4 days is particularly favorable, so without any further hesitation, we organize and leave in the early next morning.

The 3 hour drive to reach Vaqueiria was already an adventure. The stony track snaked along the mountain at the edge of huge precipices with ravines hundreds of meters deep. The driver remained focused on his steering wheel and seemed impervious to the dangers of the route he took on a daily basis. Just Routine! Then we arrived in the middle of some houses with 4 to 5 other tourists, bags on the back. Some Arrieros were there with their donkeys, proposing to us to. carry our bags to the pass. I will not lie, I was very interested in their offer, but it wasn’t all that straight forward. Once we left, obviously, we did not have much choice but to go it alone.


The first day was pretty cool and we crossed 3 small villages / hamlets on the well-marked path before reaching our first camp. We met a German couple with whom we sympathize and swapped itineraries. Then we organize our first night which turned out to be particularly cold. Tonight’s menu, pasta soup ... I sleep covered from head to toe in my hat, down jacket ... and the next day we approach the part that should have been the most difficult of the trek. That was was without counting on the ingenious idea from ​​Adin to take a variant on the 3rd day ...


The climb to the pass of 4750 m, was as expected, rough, but splitting the climb in to two days no-longer appealed, as would be camping too early in the day. the last hour was particularly hard. The weight of our bags and the altitude reminded us that we were not on a Sunday walk. We could not reach the pass in one go, and are forced to take a lunch break with dried fruits, cashews and biscuits. Then we go back to it, then the apotheosis .... there we are ... and the sight in front of us is breathtaking. It seems to have crossed the finish line of a marathon, we do not want to leave. All the snowy peaks are there before us, the glaciers, the turquoise lakes, the valley in the distance and its "lagoons". Mountain landscapes that seem to bewitch us and paralyze us. We are so lucky to be able to contemplate such beauty. We think of those we love who would have liked to be there too. We savor these moments. We meditate. Then the reality catches up with us, time is running and we have to reach the camp 2 at 4100 m. We still have 700 m of negative altitude and our knees have "a lot of work to do". We approach the descent serenely, take breaks and arrive without much trouble, arrive at the camp before the night. Despite the altitude, it will not be too cold. Luckily we have not been affected by altitude sickness, lucky us! We are delighted, so delighted, that Adin proposes to do the next day a variant of 4 to 5 hours to go to see the Arhueycocha lagoon at 4500 m and the peak Alpamayo and from where we can observe the peak that is used as a logo for Paramount films.

The third day begins like the others, at 6 o'clock in the morning, we pack up and have breakfast of tea and oatmeal then we start. We leave our original itinerary for this detour a priori, not to be missed. The path is difficult at first and then very pleasant. We have the impression of crossing a botanical garden dotted with multicolored plants and flowers against the backdrop of glaciers that pour into a turquoise lake. We climb up to 4500 m to be surprised again by the beauty of the landscape. Wow ... so it was true ... it was worth the trip. We see 2 avalanches on the glacier and ice debris spreading down in a roar of thunder. Once again, it took us a moment to emerge and understand that it was time to take our bags and go back down. So off we go again back on the main route which will prove to be very sandy, very long and very painful .. We descend a valley interspersed with small streams, horseflies and the sun beating down on us. It feels like we will never get to the end of this valley. My knee was inflamed after almost 20 km of hiking and I had to use anti-inflammatories in high doses to continue. Each step had become painful and it was when we thought we had arrived at Camp 3 that we realized that there were still 4 long and endless kms. We continue without a word trying to visualize the end of this day. I cursed Adin and his brilliant idea of the​​variant. We arrive painfully "hobbling in" just before dark. Once we had set up camp, Johnathan & Viviane, the German couple we met on the first day, came bye to see how we were doing. After chatting in the moonlight, we finally had our soup and off to bed .... what a day! We went through all the emotions .. from whaou to .. never again.

The next day, after a restless night, we were pleasantly surprised by our body's ability to recover. We start our last day of trek in good mood since it will only be the descent to Cashapampa. It’s quite a steep descent on a very dusty & rocky path, but contrasted but the bubbling torrent we are following. There, we jump into a collectivo to return to Caraz and our hostel where we have some clean clothes and a shower ... barely lukewarm..never mind. We are tired but proud to have completed this trek that we had dreamed about..

During our stay in the mountains, we covered more than 120 km between 3500 and 5100 m and now it is time for us to rest. Huaraz has been a city where it was good to stay between our treks. Authentic city where the Peruvians dressed in their local costumes and their most beautiful hats were at the market daily. A good atmosphere ...

Next stop, we opt for Tingo Maria, a city at the gateway to the Amazon to be warm and certainly pestered by some mosquitoes ... coming soon.

Day 1 
Day 2 
Day 3 
Day 4 
Huaraz 
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Les 2 jours de trajet de Huaraz à Tingo Maria ont été certes un peu longs mais nous avons eu des conducteurs sérieux. Heureusement, compte-tenu de l'état de certaines parties des routes qui sont en fait des pistes à plus de 4000 m d’altitude...

Nous avons coupé le voyage en 2 et avons décidé de dormir dans une petite ville paumée qui s’appelle La Union. Là, nous avons cherché un hôtel en arrivant peu avant la tombée de la nuit. Le premier hôtel que nous avons visité était un boui- boui d’une saleté à peine descriptible. Non merci, nous trouvons un autre hôtel à peu près correct. Notre budget « hôtel » tourne autour de 5 à 9 € par personne et même si ce ne se sont pas des palaces, ça reste honorable. Adin est brassé depuis 2 jours suite à un repas copieux et une boisson locale douteuse, et la trousse « médicaments » se révélera être très utile. Arrivés à Tingo Maria, nous sommes frappés par la chaleur après les températures en zone montagneuse. C’est pourquoi nous sommes là.

Je suis préoccupée en arrivant car j’ai des difficultés respiratoires qui persistent depuis quelques jours que j’attribuais à l’altitude et je réalise que même ici, aux portes de l’Amazonie, c’est la même chose. C’est décidé, je vais voir un médecin qui se révélera être charmant et en moins de 2 heures, la situation est presque réglée avec des anti inflammatoires, une piqûre dans le « popotin » et 2 autres à prévoir prochainement. Rien de grave, seulement une inflammation du thorax dû au changement d’altitude. Nous logeons à la casa Vago, recommandée par Yohann qui est passé par là il y a à peine 2 mois. Ambiance très zen, la casa nous convient.

On mange dans des petits stands de rue, du poisson, du poulet, du riz patates et platanos sans oublier les énormes avocats.

Nous aimons l’ambiance familiale et décontractée de Tingo Maria. Le nord de Tingo Maria est une région de production de cocaine. Prudence!

Le moyen de transport utilisé est le tuk tuk ou moto taxi , on se croirait en Asie...

Nous nous baignons en piscine , en eau sulfureuse et dans les nombreuses cascades parsemées dans la forêt luxuriante. La végétation est dense et tropicale et nous sommes comblés devant le spectacle du vol des papillons immenses , d’un bleu profond intense et étincelant . Ça existe encore! Superbe! Nous ferons le circuit touristique classique avec la visite de la chocolaterie (dégustation comprise) , visite du jardin botanique, ....

Nous ne voyons pas de touristes Européens mais rencontrons un couple de Chiliens, Pablo & Mariapaz, à l’auberge avec qui nous jouons aux cartes. Nous découvrons le jeu de cartes en Espagnol mais gardons les règles Françaises. Ça peut s’avérer utile pour tricher...

Nous passons 4 jours sous un soleil de plomb et nous nous préparons psychologiquement aux futures heures de bus que nous « boufferons ». Pour arriver vers Cusco, nous devons traverser les hauts plateaux du centre et les villes de Huánuco, Huancayo, Ayacucho.. soit environ 32 h de bus sur des routes pas toujours asphaltées. Nous visiterons en route, ce qui nous laisse présager une arrivée à Cusco d’ici une semaine.

Nous passons notre dernière journée entre le marché et l’auberge Casa Vago. Le patron, sympa, nous invite à déjeuner avec Pablo & Mariapaz et nous passons une superbe après midi en leur compagnie en concluant avec des jeux de cartes. Nous préparons les sacs pour notre bus de nuit et quittons Tingo Maria avec regret. Le bus de nuit nous a conduit à Huancayo en 12 heures de trajet sans soucis. Nous espérions prendre un train pour aller à Huancavelica mais nous avons appris que la ligne ferroviaire ne fonctionnait plus. Dommage, le réseau ferroviaire Péruvien ne se limite qu’à quelques tronçons et celui- ci utilisé essentiellement par les locaux, a disparu , faute de moyens. Nous visitons donc Huancayo, ville polluée à plus de 3250 m d’altitude et il nous faut de nouveau nous acclimater. Nous ne sommes que de passage et dès le lendemain , nous partons pour Ayacucho en bus (8h) , berceau du mouvement révolutionnaire du sentier lumineux. Le mouvement ne s’est pas complètement éteint. Un musée explique les faits passés.

Notre journée de bus fut éprouvante. Nous avons traversé des canyons profonds et vallées pendant des heures sur une route ou piste étroite ponctuée d'affaissements. Le sable glissait des parois pour venir se répandre sur la route, les pierres roulaient des côtés jusque sur la route. Fréquemment, lorsqu'on croisait d'autres vehicules, l'un des véhicules devait faire marche arrière sur cette route impossible. Soit tu avais envie de prier pour ne pas tomber en bas du ravin, soit tu serrais les fesses. Je choisis de passer à la taille 36... et de faire confiance en notre chauffeur. Les paysages étaient certes grandioses, mais nous avions hâte de sortir de ce défilé et de voir l'horizon s'ouvrir. Nous avons traversé de nombreux petits villages isolés, perdus au milieu de nulle part. Enfin, après 8 h de trajet, nous arrivions à Ayacucho, ville coloniale magnifique. Nous resterons là un peu avant de poursuivre les 2 jours de bus restants encore plus éprouvants, paraît-il, nous voilà prévenus.!!!

AYACUCHO nous surprend par sa propreté. Le centre, riche, est incroyablement propre et les édifices tout autour comme les restaurants, le sont aussi. Ça change du reste du pays où les déchets recouvrent le sol en permanence. Les Péruviens n'ont aucune éducation ou sensibilisation sur la gestion des déchets. Ils jettent tout par terre, par la fenêtre de bus ou voiture, dans les rivières, devant chez eux.. Difficile de trouver des poubelles en ville. On nous a même dit que lorsqu'un camion poubelle était plein, il allait déverser les déchets à la rivière. Nous espérons que ce ne soit qu'un cas isolé. La belle Ayacucho, elle, est en fête, la musique anime les rues, les différentes promotions scolaires défilent dans la rue, on se croirait aux conscrits...

La nourriture est variée et excellente, on en profite. Une pause dans cette ville est un vrai régal....avant de poursuivre. Je me rends dans une clinique pour ma seconde injection dans le postérieur. Ça me coute 1€ . L’effet est immédiat mais au bout de quelques jours, les difficultés respiratoires reviennent. On verra après la 3ème et dernière dans 8 jours... on décide de couper le reste du voyage jusqu’à Cusco par un trek de 4 jours pour visiter Choquequirau, site inca aussi grandiose que le Machu Picchu mais peu accessible et donc pas destiné au tourisme de masse. Nous affûtons donc de nouveau nos chaussures de marche pour affronter les 6000m de dénivelé (1500 m de dénivelé négatif puis positif aller retour) afin d’atteindre ce cite inca en 4 jours. La route jusqu'à Cachora a été certes tortueuse, mais à notre grande surprise, elle était large , asphaltée et agréable. C'était une succession de cols à plus de 4000m et de descentes vertigineuses. Nous croisons 2 cyclotouristes avec leurs vélos et équipements dans ces montées incessantes et pensons très fort à notre fils Alestair qui a parcouru en solo toutes ces routes il y a 18 mois à peine. Nous mesurons mieux l'exploit réalisé car en plus de bons mollets et de courage, il faut se dépasser et faire preuve d' une grande force mentale.

Nous trouvons un hôtel à Cachora dans un petit coin de paradis face aux montagnes et excentré du centre du village. Nous faisons nos derniers préparatifs avant de partir en trek et le patron nous donne les dernières consignes avant de partir en solo ainsi que des infos sur le site inca... On appelle le site de Choquequirao la petite soeur du Machu Picchu et le gouvernement a pour projet de construire un téléphérique pour le rendre accessible et passer de 10 visiteurs par jour à 500 000 dans un futur proche. Compte tenu des tensions économiques et politiques, les Péruviens doutent de sa réalisation à court terme et c'est tant mieux. Nous espérons profiter de cette chance de pouvoir explorer ce site tout proche de la vallée sacrée.

Version EN

The 2-day trip from Huaraz to Tingo Maria was certainly a bit long but fortunately we had conscientious drivers, given the state of sections of the route that are in fact tracks at over 4000 m altitude ...

We cut the trip in two and decided to sleep in a small town called La Union. There, we looked for a hotel arriving shortly before dark. The first hotel we visited was a dive, dirty and wonkey beds. No thanks! we’ll find another hotel. Our "hotel" budget is around 5 to 9 € per person and even if these are not palaces, they are clean simple and often include a simple breakfast. Adin has been sick for two days following a hearty meal and a dubious local drink, and the "drugs" kit has proved to be very useful. Arriving in Tingo Maria, we are struck by the heat after the temperatures in mountainous area. That's why we decided to come here.

I'm worried when I arrive because I have breathing difficulties, that have persisted for a few days, that I attributed to the altitude and I realize that even here, at the gates of the Amazon, I have the same problem. I decided to see a doctor, who will prove to be charming and in less than 2 hours, the situation is almost settled with anti inflammatories, a sting in the "bum" and 2 others prescribed. Nothing serious, only an inflammation of the thorax due to the change of altitude. We stay at Casa Vago, recommended by Yohann, who has stayed there just 2 months ago. Very Zen atmosphere, the casa suits us.

We eat at small street stalls, fish, chicken, rice and potatoes platanos not to mention the huge avocados.

We love the casual atmosphere of Tingo Maria. The means of transport used is the “tuk tuk”, it's like being in Asia.

We swim in natural pools, sulfurous water, and the many waterfalls scattered in the lush forest. The vegetation is dense and tropical and we are thrilled with the sight of the flight of huge butterflies, deep blue and sparkling. They still exist! We did the classic tourist circuit with the visit of the chocolate factory (tasting included), visit of the botanical garden, ....

We do not see European tourists but meet a couple of Chileans at the hostel with whom we play cards. We discover a card game in Spanish but keep the French rules. It can be useful for cheating ...

We spend 4 days under a blazing sun and we prepare ourselves psychologically for the future bus trips that we will endure. To reach Cusco, we must cross the highlands of the center and the cities of Huánuco, Huancayo, Ayacucho .. about 32 hours of bus on roads which are not always asphalted. We will break the journey, and expect to arrive in Cusco within a week.

We spend our last day between the market and Casa Vago Hostel. Edgar the boss, invites us to lunch with Pablo & MariaPaz and we spend a superb afternoon in their company concluding with card games. We prepare the bags for our night bus and leave Tingo Maria with regret. The night bus drove us to Huancayo in 12 hours without any worries. We were hoping to take a train to Huancavelica but we learned at the deserted station, that the railway line was no longer working. Too bad, the Peruvian railway network is limited to only a few sections and this one used mainly by locals, has disappeared, for lack of means. We visit Huancayo, polluted city at more than 3250 m altitude and we must acclimatize ourselves again. We are only passing through and the next day we leave for Ayacucho by bus (8am), cradle of the revolutionary movement of the light path. The movement has not completely extinguished. A museum explains the past facts, we will try to visit it.

Our bus journey was exhausting. We crossed deep canyons and valleys for hours on a narrow road, which alternated to track punctuated by subsidence and landslides. Sand was sliding down the hillsides to spread on the road, stones rolled on to the road. When passing other vehicles, one of the vehicles had to backtrack on that impossible route. Either you wanted to pray not to fall down the ravine, or you clench your buttocks. I choose the latter and went down to size 36 ... and put my trust in our driver. The landscapes were certainly grandiose, but we were eager to get out of this valley and see the horizon open up. Finally, after 8 hours of travel, we arrived in Ayacucho, beautiful colonial city. We will stay here for a few days before tackling the 2 day bus journey, which looks even more difficult

AYACUCHO surprises us with its cleanliness. The center is rich and incredibly clean. The historical buildings and the restaurants, are too. It makes a change from the rest of the country where the waste covers the ground permanently. Peruvians have no education or awareness about waste management. They throw everything on the ground, out of the bus or car window, in to the rivers, in front of their houses .. Hard to find garbage bins in town. We were even told that when a garbage truck was full, it was going to dump the waste into the river. We hope that this is only an isolated case. The beautiful Ayacucho, is celebrating Sprng, music animates the streets, the various school promotions parade in the street, it's like conscrits ...

The food is varied and excellent, we make the most of it. A break in this city is a real treat .... before continuing on the road. I go to a clinic for my second injection in the bum. It costs me 1 €. The effect is immediate but after a few days, breathing difficulties come back. We will see after the 3rd and last in 8 days ... we decide to cut the rest of the trip to Cusco by a 4-day trek to visit Choquequirau, an Inca site as grandiose as Machu Picchu but not very accessible and therefore not available for mass tourism. So we once again prepare our walking shoes to face the 1500 m of negative then positive elevation to reach this Inca city in 4 days. The road to Cachora was certainly tortuous, but to our surprise, it was wide, paved and pleasant. It was a succession of passes over 4000m and dizzying descents. We saw two cyclists with their bicycles and equipment in these incessant climbs and think of our son Alestair, who traveled solo on all these roads 18 months ago. We can really appreciate the achievement, because in addition to good legs and courage, it is necessary to surpass oneself and to forge a great mental strength.

We find a hotel in Cachora in a small corner of paradise, facing the mountains and away from the center of the village. We make our last preparations before going on a trek and the owners give us the last instructions before going solo, as well as information on the Inca site ... The site of Choquequirao is called the little sister of Machu Picchu and the government has a project to build a cable car to make it accessible and to go from 10 visitors a day, to 500 000 per year, in the near future. Given the economic and political tensions, Peruvians doubt its realization in the short term and from our perspective that's a good thing. If we are fit enough, we hope to take advantage of this opportunity to explore this exceptional site.

Tingo Maria
Spring festival in Ayacucho  
Casa Nostra 
9
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Publié le 8 octobre 2019

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So we took on the Choquequirao trek, having rested for a day, but unable to eat more than a boll of rice, and stocked up on pills for stomach cramps and dodgy bottoms! Breakfast was a cup of aniseed tea each, the local remedy for our predicament. So not exactly a hearty meal to set us off on this mammoth hike. The taxi came at 6am to take us to the gateway for the track.

We arrived at the national park ticket office as it was opening just before 7am, registered and payed our 60 soles/person. Exchanged a few words the keeper then set off into the clouds that covered the track and consequently the initial view point.

First surprise was the milestones indication the distance from Cochuro. Then as we dropped into the valley and bellow the cloud level, the view of the river 1500m bellow! So far the path was large and smooth, but we knew it wouldn’t last. We took a gental pace to save our knees, as we were both carry our packs. The cloud cover was welcome, as there is no shade in the valley, which is perfectly aligned to catch the sun all day. Well what do you expect from Incas ?

We checked were the streams where, in preparation for the long haul up on the way back, to try and limit the weight we carry. It took 3 hours to get to the first hamlet/ encampment. Here we started to meet a few trekkers and donkey trains, in the shade of trees that manage to grow by the stream. Took a break and managed to eat a banana with a couple of biscuits.

The next section down to Santa Playa and the bridge was a steep zig zagging track across rocky terrain. The heat and reverberation off the rocks along with the hot wind now blowing up the valley, made the prospect of jumping in the river our main goal for midday. On the way we cross a few people beginning to climb out of the valley. Most are small groups with a guide and donkeys to carry their kit. All of them agree that this is a very hard trek, but the site is worth it.

Santa Playa is a bit of a ghost site, the buildings are relatively new and well built, but deserted. The donkey trains use the site to rest and leave their usual mess. We find a shady area behind one of the buildings where a few trekkers are having lunch. We swallow a piece of bread and then we dip in the river and after 2 hours break, we are set off for the climb to Santa Rosa. It will take us almost 4 hours in a scorching heat, no shade and a vertiginous slope where each step was an effort, the weight of the bags became impossible. Exhausted, we arrive at the camp, swallow a soup and feeling sick, slump in to our tent. The next morning, we negotiate with arrieros to load one of our bags on a donkey, and it’s a life changer for our second day. We leave at 6 am and after hours of climbing, we reach the camp 30 minutes from the Inca site, tired of course, but still sick and unable to eat a crumb of food. After installing the tent, we set off to visit the Inca site of Choquequirao. The plaza and terraces are impressive and we wonder about the life of the city at the time. But why build such a city here? Choquequirao may have served as a refuge for the Incas fleeing the conquistadors. We spend the rest of the day visiting the site and go down to the camp with Belen a Chilean, Amélie and Joâo a Brazilian German couple. Short evening to exchange with these trekkers and ... bed.

The 3rd day, we leave serenely for the long descent to the river. It is still hot, we are exhausted by the effort and the tourista, but we keep going. After a long break and a swim in the "Rio", we start to climb to get out of this endless canyon. The fatigue is such that I am no longer able to go on. Our arriero, whose mule is carrying our bag, tells us that he has a friend who has a mule and that he should soon catch up with us. When he did I asked him for a ride to the camp of Chiquista for a few soles. I finished the climb on the back of a mule while Adin in an excessive effort finished on foot.

Our third night was short, Adin left at 4am with a headlamp to climb the remaining 1200m to avoid the heat, while I packed the tent. I finally did all the climb on a donkey for hours. Hang on Babette! Given the slope, it was not comfortable but I was very lucky to be able to ride up, otherwise I might still be there .., thanks to Belen, the Chilean with feet full of blistets, had found a mule to go up to the top of the canyon but who offered me her horse and finally finished on foot. Solidarity! A huge thank you to her!

Adin, for his part, had to draw on all his energy and redouble his forces to get to the top. Well done to him, considering our state of health, it was not won in advance. Happy to be out of this canyon, and lucky to have found a small group with a bus that returned directly to Cusco, 5 hours later we arrived in the beautiful colonial city of Cusco to collapse in a hotel.

We conclude that we should never have embarked on this trek, deemed difficult, in our state of health. After consulting a reputable Dr, Adin has salmonella and lost 10 kg, I had an infection and lost 7 kg. Fortunately we had a few to spare thanks to all the feasting with friends before leaving France.

We continue to learn at all ages ... we’ll remember the lesson and review our other planned treks. In the meantime rest !!!!

We’ll visit Cusco and the sacred valley after Machu Picchu.

Vers FR

CHOQUEQUIRAO

Nous nous sommes donc lancés dans la randonnée de Choquequirao, après nous être reposés pendant une journée, mais incapables de manger plus qu'un grain de riz, et avons accumulé les pilules contre les crampes d'estomac. Le petit déjeuner était une tasse de thé d'anis chacun, le remède local dans notre cas. Ce n’était donc pas vraiment un repas copieux pour nous lancer dans cette randonnée gigantesque.

Le taxi est venu à 6h du matin pour nous emmener à la porte d'entrée du trek. Nous sommes arrivés à la billetterie du parc national juste avant l’ouverture de 7 heures du matin. Nous nous sommes enregistrés et avons payé nos 60 soles / personne. Après avoir échangé quelques mots avec le gardien, nous sommes partis dans les nuages ​​qui recouvraient le chemin et le mirador initial.

Puis nous avons commencé à entrevoir la rivière 1500 m plus bas. Le chemin était large et facile, mais nous savions que cela ne durerait pas. Nous avons pris un rythme lent pour aider nos genoux, car nous portions tous deux notre sac à dos. La couverture nuageuse était la bienvenue, car il n'y a pas d'ombre dans la vallée, parfaitement alignée pour capter le soleil toute la journée. Qu'attendez-vous des Incas?

Il a fallu 3 heures pour arriver au premier campement. Nous avons commencé à rencontrer quelques randonneurs et des arrieros et leurs mules, à l’ombre des arbres qui réussissent à pousser ici. Après une longue pause, une banane et quelques biscuits, on a repris la marche.

La section suivante pour atteindre la rivière vers Santa playa était une piste raide en zigzag à travers un terrain rocheux. La chaleur et la réverbération des rochers, ainsi que le vent chaud qui soufflait maintenant dans la vallée, ont fait de la perspective de sauter dans la rivière notre objectif principal pour la mi-journée. Sur le chemin, nous croisons quelques personnes qui commencent à sortir de la vallée. La plupart sont des petits groupes avec un guide et des ânes pour porter leurs équipements. Tous sont exténués et conviennent que la randonnée est très difficile, mais que le site inca en vaut la peine.

Santa Playa est un peu un site fantôme, les bâtiments sont relativement neufs et bien construits, mais déserts. Les arrieros et leurs mules utilisent le site pour se reposer et laisser leur désordre habituel. Nous trouvons une zone ombragée derrière l'un des bâtiments où quelques randonneurs déjeunent. On avale un bout de pain puis nous nous trempons dans la rivière et après 2 heures de pause, nous voilà partis pour l’ascension jusqu’à Santa rosa. Ça nous prendra presque 4 heures dans une chaleur torride, pas un brin d’ombre à l’horizon et une pente vertigineuse où chaque pas alourdi du poids des sacs devenait impossible. Exténués, nous arrivons au campement, avalons péniblement une soupe et malades, sautons dans nos duvets. Le lendemain matin, nous négocions avec des arrieros de monter un de nos sacs et ça nous change la vie de notre deuxième journée. Nous partons à 6 h du matin et après des heures de montée, nous atteignons le campement à 30 mn du site inca, fatigués certes, mais toujours malades et incapables d’ingérer une miette de nourriture. Après avoir installé la tente, nous renfilons les chaussures pour aller visiter le site Inca de Choquequirao. La plaza et les terrasses sont impressionnantes et nous nous interrogeons sur la vie de la cité à l’époque. Mais pourquoi bâtir une telle cité ici? Choquequirao aurait peut- être servi de refuge aux incas qui fuyaient les conquistadors. Nous passons le reste de la journée à visiter le site et redescendons au campement en compagnie de Belen, Chilienne, Amélie et Joâo couple Allemand Brésilien.

Soirée brève à échanger avec ces trekkers et... au lit.

Le 3 éme jour, nous repartons sereinement pour la longue descente jusqu’à la rivière. Il fait toujours aussi chaud, nous sommes vidés par l’effort et la turista , mais on avance. Après une longue pause et une baignade dans le « Rio » , nous commençons à remonter pour sortir de ce canyon interminable. La fatigue est telle que je ne suis plus en mesure d’avancer. Notre arriero dont la mule porte notre sac nous dit qu’il a un ami qui a une mule avec monture et qu’il devrait bientôt nous dépasser. En effet, on lui demande de me transporter jusqu’au campement de chiquistta moyennant quelques soles et c’est sur le dos d’une mule que je finirais la journée pendant qu’Adin dans un effort démesuré finira à pied.

Notre 3 ème nuit fut courte, Adin partit dès 4 h du matin avec la lampe électrique pour gravir les 1200 m restant afin d’éviter la chaleur pendant que je pliais la tente. J’ai finalement fait toute la remontée sur une mûle pendant des heures . Accroches- toi Babette! Vu la pente, ce n’était pas le confort mais j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir remonter ainsi, sinon j’y serai peut être encore.....

Ceci, grâce à Belen, la Chilienne qui ayant les pieds plein d’ampoules avait trouvé une mule pour la remonter jusqu’en haut du canyon mais qui m’a proposé sa monture et qui a finalement terminé à pied. Solidarité! Un immense merci à elle!

Adin, quand à lui, a dû puiser toute son énergie et redoubler de forces pour arriver en haut. Bravo à lui, compte tenu de notre état de santé, ce n’était pas gagné. Contents d’être sortis de ce canyon, et chanceux d’avoir trouvé un petit groupe qui rentrait directement à Cusco, 5 heures plus tard nous arrivions dans la magnifique ville coloniale de Cusco pour nous écrouler dans un hôtel.

Nous en concluons que nous n’aurions jamais dû nous lancer dans ce trek réputé difficile dans l’état de santé dans lequel nous nous trouvions. On apprend à tout âge...on retient la leçon et on revoie notre copie sur d’autres treks prévus. Repos!!!!

Trek to Choquequirao
Trek profile 1500m drop into the canyon 
10

C’est dans la superbe ville coloniale de Cuzco que nous avons découvert après avoir visité 2 cliniques, qu’Adin avait la salmonellose et moi, autres bactéries , ça expliquait donc notre état de santé fragile. Le verdict est tombé , nous avons respectivement perdu 10 et 7 kgs....heureusement que nous avions des réserves grâce aux festivités d’avant - départ.

Cuzco est une ville riche en histoire et envahie par des touristes du monde entier. C’est l'étape obligée avant de visiter le Machu Picchu, site inca renommé aux hypothèses historiques mystérieuses.

Après un peu de repos, nous voilà repartis. L’accident de bus à côté de Cuzco qui est tombé dans le ravin et qui a fait 23 morts nous a refroidit et c’est pourquoi nous décidons de nous rendre au pied du Machu Picchu en train.

Le voyage de plus de 4H en train était superbe avec un service à bord irréprochable avec repas, boissons, oxygène pour les personnes dans le besoin...le grand luxe. Les grandes fenêtres panoramiques du toit nous ont permis de voir des paysages exceptionnels sur l’ensemble du trajet.

Sur les conseils de voyageurs Chiliens, une fois arrivés, nous marchons les 4 kms le long de l’unique voie ferrée pour atteindre une auberge « les jardins de Mandor » perdue au milieu de la forêt. Nous sommes bien accueillis et avons le choix entre camper et rester dans un bungalow. Nous optons pour la dernière solution compte-tenu des prévisions météo incertaines. Nous découvrons les alentours, des cascades, une végétation luxuriante et même un jardin botanique.

Nous rencontrons d’autres campeurs avec qui nous passons la soirée.

Le lendemain, nous partons pour atteindre le Graal, le Machu Picchu.

Après 1h45 de marche, 550 m de dénivelé et presque 2000 marches asymétriques, nous arrivons à l’entrée du site. Une pluie fine nous a accompagné au début puis les nuages se sont mis à valser entre les montagnes et les terrasses du site. Ce qui a donné une atmosphère encore plus magique à ce lieu incroyable. Même si nous avions vu toutes les photos de nos 3 fils passés par là récemment, Machu Picchu est un site Inca démesuré qui semble nous ensorceler et qui nous fige devant tant de contemplation. Nous sommes presque hypnotisés par ce site gigantesque et nous n’avons pas envie de redescendre. Les archéologues travaillent et font encore des découvertes mais ce sont les géologues qui viennent de découvrir pourquoi le site aurait été construit à cet emplacement. Pour des raisons de plaques tectoniques. .. Tous les mystères du site sont loin d'être élucidés.

En fin de journée, nous redescendons à pied les 2000 marches sous une pluie fine et regagnons notre petite auberge et échangeons avec d’autres voyageurs notre ressenti.

Puis, nous repartons le lendemain sur la voie ferrée et marchons les 7 kms restants pour atteindre Hydroelectrica et prendre un collectivo jusqu’aux bains thermaux de Santa Teresa. Précisons que les 10 derniers kms pour atteindre le site du Machu Picchu ne peuvent se faire qu’en train ou à pied car il n’existe pas de route. Beaucoup le font à pied compte-tenu du prix exorbitant du ticket de train pour ces 10 petits Kms.

Nous nous baignons dans ces superbes eaux thermales et continuons notre route en bus (seulement 4 heures) pour atteindre le magnifique village inca et authentique de Ollantaytambo de la vallée sacrée. Après une bonne grimpette pour visiter des ruines Incas de Ollantaytambo, nous visitons les terrasses rondes de Moray et les salines impressionnantes de Maras au milieu de nulle part avant de quitter la région pour notre dernière étape au Pérou : Arequipa.


Ver EN

Cuzco is a city rich in history and invaded by tourists from all over the world. It's a must before visiting Machu Picchu, the renowned Inca site with mysterious historical origins.

After a little rest, we are off again. The bus accident near Cuzco, which fell in a ravine and left 23 dead, so we decide to go to the foot of Machu Picchu by train. The 4 hour trip by train was superb with an irreproachable service on board with meals, drinks, oxygen for people in need ... luxury. The large panoramic windows of the roof allowed us to see exceptional landscapes on the whole journey.

Following the advice of two Chilean travelers, we walk the 4 km along the only railway to reach a hostel "Mandor gardens" lost in the middle of the forest. We are welcomed and have the choice between camping and staying in a bungalow. We opt for the last solution given the uncertain weather forecast. We discover the surroundings, waterfalls, lush vegetation and even a botanical garden. We meet other campers with whom we spend the evening.

The next day, we set out to reach the Grail, Machu Picchu.

After 1h45 of walking, 550m of almost 2000 asymmetrical steps, we arrive at the entrance of the site. A fine rain accompanied us at the beginning then the clouds began to drift between the mountains and the terraces of the site. This gave an even more magical atmosphere to this incredible place. Even if we had seen all the pictures of our 3 sons, who passed by here recently, Machu Picchu is a huge site that seems to bewitch us. We are mesmerized and can spend hours contemplating how this place may have been. We spend 4 hours in this gigantic site and we do not want to leave. Archaeologists are still working and making discoveries, but it is the geologists who have just discovered why the city was built on this site. For reasons of tectonic plates and the availability of materials required to build. .. All the mysteries of the site are far from being elucidated.

At the end of the day, we walk down the 2000 steps under a fine rain and return to our small hostel and exchange with other travelers our impressions from the site.

We leave the next day along the railway and walk the remaining 7 km to reach Hydroelectrica and take a collectivo to the thermal baths of Santa Teresa. Note that the last 10 km to reach the site of Machu Picchu can only be done by train or on foot because there is no road. Many do it on foot considering the exorbitant price of the train ticket for these 10 Kms. We swim in the beautiful thermal waters and continue our bus journey (only 4 hours and a pass at 4313m) to reach the beautiful Inca village and authentic Ollantaytambo in the sacred valley.

We hire a taxi to visit the round terraces of Moray and the impressive saltworks of Maras in the middle of nowhere. Finally to end the day, a good climb to visit the Inca ruins of Ollantaytambo before leaving the region for our last stop in Peru: Arequipa.


Machu Picchu 
Moray Inca agricultural test site
Inca Salt farm 
Cuzco, Machu Picchu, st Teresa, Moray, Maras & Ollantaytambo
11

Après une nuit de bus au départ de Cuzco, nous sommes arrivés dans la belle ville coloniale d’Arequipa au petit matin et avons trouvé un superbe hôtel confortable à 2 pas de la plaza des armes pour environ 25 € avec un buffet bien garni pour le petit déjeuner. Il y a plusieurs terrasses dont une sur le toit qui nous permet d’apprécier la vue sur les volcans El misti 5825 m et Chichani 6075 m. Le centre d’Arequipa est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et ses édifices historiques et ses traditions culinaires font de cette ville une destination appréciée , voire incontournable. Nous avons dégusté d’excellents mets dans de très bons restaurants et avons enfin goûté au cuy (cochon d’Inde). Nous avons retrouvé un appétit féroce et sommes en pleine forme. Nous apprécions l’apéritif local: le pisco sour.

Nous visitons la ville en long et en large sans s’en lasser. Nous optons également pour la visite du couvent de SANTA CATALINA, édifice religieux le plus fascinant du pays. Ce couvent est une véritable citadelle au cœur de la ville, fondé en 1580 par une riche veuve. Il est encore occupé aujourd’hui par une vingtaine de sœurs. C’est un lieu reposant et apaisant.

Nous visitons également un quartier huppé. Nous décidons de ne pas aller trekker dans les canyons environnants pourtant reconnus comme les plus profonds de la planète. Nous sommes en mode vacances. Cependant, les volcans nous attirent et nous décidons d’aller titiller le volcan Chichani (6075 m) . Nous sollicitons un guide et nous montons en 4/4 sur ce volcan jusqu’à presque 5000 m et descendons en VTT les flancs du volcan pendant son sommeil. Nous nous protégeons avec genoullières, coudières, casques, gants....La première partie fut très éprouvante car le terrain était très sableux et l’altitude nous rappelait à l’ordre dès nos premiers efforts. Le chemin ascendant sur plus d’un kilomètre nous a bien essoufflé puis nous avons abordé la descente sereinement sur une piste large caillouteuse, parfois sablonneuse pendant presque 3 heures et sur presque 50 kms.

Le paysage était désertique et aride. La vue était absolument grandiose. Notre guide était un jeune passionné de VTT, ravi de nous accompagner dans ce périple. Ça fait plaisir de switcher de la randonnée pédestre à la rando VTT.

En rentrant, nous passons notre dernière soirée en compagnie de 2 couples Français de nos âges. Soirée apéro où nous goûtons 2 bouteilles de vins locaux. Agréable soirée en leur compagnie avant de préparer nos sacs pour la prochaine destination: punos et les îles Uros, dernier stop au Pérou au bord du lac Titicaca avant d’arriver en Bolivie.

Le lac Titicaca valait vraiment le détour. Premièrement, le voyage d’Arequipa à Puno nous a dévoilé un paysage spectaculaire, d’immenses prairies avec à l’horizon des volcans et des lacs superbes. Le lac titicaca est traversé par les frontières du Pérou et de la Bolivie. Il est le plus grand lac d’Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde à presque 4000 m d’altitude. Sa longueur est de 190 kms et sa largeur de 80 kms. La longueur totale de ses rives est de 1125 kms....un peu plus que la traversée de la France du nord au sud... nous avons l’impression de voir la mer en arrivant. Mais nous ne comptons pas nous y baigner....gla gla gla....,,,,!!!

Nous sommes arrivés à temps pour attraper le dernier bateau à destination de l’île d’Uros. Les îles Uros sont en fait de touts petits îlots construits en roseaux par les populations. Plusieurs mètres de roseaux font que le sol est instable et mouvant.

Les îles sont très touristiques et photogéniques et les populations vivent essentiellement du tourisme.

Lors de notre premier arrêt sur une petite île, on nous a expliqué le fonctionnement de la communauté sur les îles, puis les péruviens ont proposé à la vente quelques souvenirs ou des promenades en bateau. La plupart des touristes visitent les îlots en 1 heure à peine. Nous avions décidé de dormir sur un îlot et c’est Luis qui est venu nous chercher à bord de sa barque motorisée. Il nous montra notre cabane pour la nuit. C'était beaucoup plus confortable que nous l'avions imaginée. Grand lit et fenêtres donnant sur le lac. Le bungalow était confortable, il tanguait lorsque d’autres bateaux approchaient et un petit chauffage d’appoint aurait été le bienvenue. Luis avait aussi une boutique et un petit restaurant. Il n’y avait absolument rien à faire sur l’île limitée à quelques centaines de mètres tout au plus. La visite était rapide. Nous étions venus chercher le calme et la tranquillité, voire l’oisiveté. C’était gagné. Cependant, juste avant la tombée de la nuit, un dernier bateau s'est arrêté et 4 jeunes voyageurs français sont également venus pour y passer la nuit. Nous avons fait connaissance et observé un énorme feu au loin en contemplant le coucher de soleil. Des herbes sèches brûlaient pour assurer la croissance de nouvelles.

Un dîner de truite grillée avec du riz et des pommes de terre a été proposé à 18h30. Nous avons donc décidé de dîner ensemble. Luis s'est assuré que nous avions tout ce dont nous avions besoin avant de partir pêcher pour la nuit.

Ensuite, nous avons commencé les jeux de cartes et opté pour « la dame de pique », qui était un nouveau jeu pour Davy Michael Roxane & Marie. Après un rapide entraînement, le jeu était lancé! Nous avons joué pendant près de deux heures, ce qui signifiait une nuit bien tardive pour nous tous :-) Ambiance assurée et rigolades.

Après une bonne nuit de sommeil à plus de 3800 m et un bon petit-déjeuner servi par Luis, nous avons pris un bateau pour Puno vers 10h et avons choisi de nous asseoir sur le toit pour profiter de la vue sur les marais de roseaux.

Nous avons réservé un bus pour Copacabana, du côté bolivien du lac, ce qui nous a laissé quelques heures pour visiter la ville en ruine de Puno. Nous avons fini par acheter des fruits et des avocats au marché, les derniers avocats Péruviens ... un délice.

Puîs c’est le départ pour la Bolivie. Le bus longe la rive du lac titicaca et quelques heures plus tard nous arrivons à la frontière.

Bolivie, nous voilà!!! nous avons hâte de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture. Nous commençons par ajuster nos montres du fait d’un décalage horaire d’une heure puis ressortons nos calculettes pour nous familiariser avec la nouvelle monnaie: les Bolivianos.

Le passage de la frontière se passe en 2 temps. La douane Péruvienne nous tamponne notre passeport pour valider notre sortie et 200 m plus loin, c’est au tour de la douane Bolivienne de nous valider notre tampon d’entrée. Aucune question! En quelques minutes, nous étions rentrés en Bolivie...

Nous sommes arrivés à Copacabana, premier village Bolivien, au bord du lac titicaca et comme depuis que nous sommes au bord de ce lac, c’est truite au menu du soir. Nous partons le lendemain pour l’isla del sol, à 1h30 de bateau. L’île du soleil doit son nom à la légende qui dit que le fils et la fille du soleil seraient nés ici. Une chose est sûre, nous avons profité des superbes couchers de soleil.

Pour apprécier pleinement l’île, nous avons décidé d’y passer la nuit et nous n’avons pas regretté notre décision. Après une bonne marche de plus d’une heure à plus de 4000m, nous avons trouvé un hôtel superbe sur le chemin des crêtes qui nous a livré une vue absolument magique sur les terrasses voisines et sur le lac titicaca. Moments de méditation avec une respiration saccadée et altérée par cette altitude. Ça pique!!! Mais quelle tranquillité! Seuls quelques ânes et lamas passaient leur chemin suivis des autochtones. Pas de voitures, pas de Klaxons, le rêve avant de filer vers La Paz.

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After a night bus ride from Cuzco, we arrived early in the morning, in the beautiful colonial city of Arequipa and found a superb hotel just steps from the Plaza de Armas for about 25€ with a well stocked buffet for breakfast. There are several terraces, one on the roof that allows us to enjoy the views of the volcano El Misti 5825 m and Chichani 6075 m. The center of Arequipa is a UNESCO World Heritage Site and its historic buildings and culinary traditions make it a popular destination. We enjoyed excellent food in very good restaurants and finally tasted cuy (guinea pig). We have regained a fierce appetite and are back on form and ready to take on some new challenges. We also enjoy the local aperitif: pisco sour.

We visit the city extensively without getting bored. Which includes a visit to the convent of SANTA CATALINA, one of the most fascinating religious building in the country. This convent is a real citadel in the heart of the city, founded in 1580 by a rich widow. It’s still active today with about twenty nuns. It is a relaxing and beautiful place. We also visit a wealthy neighborhood.

We decide not to go trekking in the surrounding canyons, even though they are recognized as the deepest on the planet. The thought of trekking in a boiling dusty canyon reminds us of too many hardships! We are in vacation mode. However, the volcanoes attract us and we decide to go tackle Chichani (6075 m) for a downhill session on MTB. We hire a guide and we ascend by 4x4 this volcano up to almost 5000 m and descend on mountain bikes, the flanks of the volcano while it sleeps. We protect ourselves with knee, elbow pads, helmet, gloves .... The first part was very hard because the terrain was very sandy and the altitude limited our capacity to react. The path then ran upwards for over a kilometer, which made us run out of breath and sent the heart rate to the limit. After that we descend serenely on a wide stony track, with occasional sand pits for almost 3 hours and 50 kms.

The landscape was spectacular arid desert. The view was absolutely breath taking. Our guide was a young mountain bike enthusiast, delighted to accompany us on this journey. It's a pleasure to switch from hiking to mountain biking.

We spend our last evening with 2 French couples of our age. Evening aperitif where we taste 2 bottles of local wine. Excellent evening in their company before preparing our bags for the next destination: Puno and the Uros Islands, last stop in Peru at Lake Titicaca before arriving in Bolivia

Lake Titicaca was definitely worth seeing. Firstly the trip from Arequipa to Puno covers some spectacular landscape, huge prairies with back drop of volcanoes and lakes. Titicaca is crossed by the borders of Peru and Bolivia. It is the largest lake in South America and the highest navigable lake in the world at almost 4000 m altitude. Its length is 190 km and its width is 80 km. The total length of its banks is 1125 km ... a little more than the crossing of France from north to south ... It feels like being by the sea when we arrive. But we do not intend to swim ....

We arrived in time to catch the last boat to Uros, which chugged gently across the lake, with a first stop on a small touristic island. So they could explain about the community and the islands, then sell a few artifacts or extra boat rides. Our captain had already contacted a hostel owner, Louis, who came to pick us up in his boat. A short hop across the main waterway and Louis was showing us our cabin. It was a lot more comfortable than we had imagined. Big beds and windows overlooking the lake. Louis also had a shop and a restaurant, and the island was proclaimed the capital of Uros. As the day came to an end one last boat pulled up for tourists to visit and get their passports stamped by Louis. Four young French travelers also came to stay for the night.

Looking across the lake as the sunset, we could see a huge fire in the distance. They were burning off the dry reads to ensure fresh ones would grow.

Diner of grilled trout with rice and potatoes was proposed for 18:30, so we agreed to dine together as a group. Louis made sure we had everything we needed, extra portions, drinks, before he set off to fish for the night.

Then we started the card games and opted for Queen of Spades, which was new to Davey Michael Roxane & Marie. After a quick practice round the game was on ! We played for nearly two hours, which meant a really late night for all of us :-)

Roxane managed to catch us all out by collecting all the points on one round, meaning we all got 25 penalty points. Everyone enjoyed the slightly viscous nature of giving your worst three cards to your neighbor.

After a reasonable nights sleep, it gets pretty chilly at 3800m, and a lovely view across the lake, it was time for breakfast.

We caught a boat back to Puno around 10am and chose to sit on the roof to enjoy the view across the reed marshes.

We booked a bus for Copacabana, on the Bolivian side of the lake, which left us a couple of hours to visit the scraggy town of Puno. We ended up buying some fruit & avocados in the street market and sitting on the promenade overlooking the lake.

Then we’re off to Bolivia. The bus runs along the shore of Lake Titicaca and a few hours later we arrive at the border, we can’t wait to discover a new country, a new culture. We start by adjusting our watches because of a time difference of one hour and then get out our calculators to familiarize ourselves with the new currency: the Bolivianos.

Crossing of the border happens in two stages. The Peruvian customs stamps our passport to validate our exit and 200 m further, it is the turn of the Bolivian customs to validate our entry stamp. No questions! In a few minutes, we are in Bolivia ...

We arrived at Copacabana, on the shore of Lake Titicaca and since we are at the lake, it is trout on the evening menu. We leave the next day for Isla del Sol, 1h30 boat trip. The island of the sun owes its name to the legend that says that the son and daughter of the sun would be born here. One thing is certain, we enjoyed the beautiful sunsets.

To fully appreciate the island, we decided to spend the night there and we did not regret our decision. After a good walk of more than an hour at 4000m, we found a superb hotel on the ridge that leads to the main viewpoint. Which gave us an absolutely magical view over the neighboring terraces and of lake Titicaca. Despite our breathing difficulties, this is a very relaxing and peaceful place, perfect for meditating. Only a few donkeys and llamas passed by followed by a few locals. No cars, no horns, a welcome respite before going to La Paz.

Arequipa & Chachani Volcano  
Lake Titicaca & the islands
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Après la tranquillité de l’isla del sol, nous sommes arrivés à La Paz en un saut de bus de quelques heures en fin de journée. Quel chaos urbain! La ville, capitale administrative la plus haute du monde avec ses 4000 m est un véritable labyrinthe étagé, ville agrippée aux nuages et entourée au loin d’une centaine de pics de plus de 5000m. Impossible de rester insensible à cette agglomération surréaliste. La ville est traversée par 10 lignes de téléphériques, ce qui permet d’apprécier sa démesure irréelle en un coup d’œil ou presque.

Arrivés au terminal central de bus sous une averse de grêle, nous décidons de prendre un taxi pour la modique somme de 2 €. Le chauffeur nous demande si nous avons une réservation d’hôtel. Quelle question ! Bien sûr que non. Par contre on lui parle d’un hôtel repéré sur notre “lonely planet guide” . Il nous dit connaître un hotel bien et pas cher...et tout proche. Pas de soucis, on ne demande qu’à voir. L’hôtel s’avérera être à la hauteur de nos attentes et nous nous installons donc en plein centre de La Paz. Soirée découverte des rues adjacentes à l’hôtel et du quartier tout proche. Des meetings politiques ont lieu sur la place San Francisco car le 20 octobre, soit dans 5 jours, se passeront les élections présidentielles. La période de pré - élection est très active et il est recommandé de garder ses distances et de ne pas trop bouger le dimanche 20 octobre. Des manifestations ont lieu et Evo MORALES, président depuis 2006 n’est à priori pas apprécié de tous les Boliviens car accusé de corruption. Le niveau de corruption est tel qu’il est fort probable qu’il soit réélu. A suivre...

Nous prenons un tour pédestre guidé en cette première journée à La Paz. Ce tour a été riche en informations sur la ville, le pays et la vie politique actuelle. Nous passons du marché de fruits et légumes au marché des sorcières. Là, pendouillaient des bébés lamas morts, des fœtus de lamas, des crapauds... Intéressant !!.... Nous découvrons le quartier de San Pedro et les alentours tout en nous restaurant de la cuisine locale. Nous réfléchissons à l’organisation des prochains jours...

Jeudi: journée téléphérique ... La Paz, du fait de sa situation géographique est traversé par 10 lignes de téléphérique, ce qui rend cette ville absolument incroyable. Plusieurs autres sont en construction. Confortablement installés, nous avons parcouru la ville pour jouir de vues à 360 degrés, pour seulement quelques euros. Les 10 lignes ont des cabines de couleurs différentes, ce qui permet de facilement se repérer et de ne pas se perdre. Les Boliviens ont été d’une grande amabilité, prêts à nous aider pour nous renseigner et à s’effacer pour que nous puissions photographier la ville, et tout ça avec le sourire. On ne se lassait pas de s’envoyer en l’air bien à l’abri du tumultueux chaos urbain. En dessous, jour de marché sur les hauteurs de La Paz (El Alto). Ce marché est le plus grand marché d’Amérique du Sud, et bien trop grand pour nous qui préférons le marché de VILLEFRANCHE et son confort. Nous n’arpentrons donc pas les rues d’El Alto mais nous les observerons d’en haut dans un calme serein. Superbe et tellement atypique!

Soirée sympa dans un petit restaurant en compagnie d’une Québécoise pour clôturer la journée “ballades vue du ciel”.

Le lendemain, vendredi, fut une journée exceptionnelle. Nous avions depuis fort longtemps envie de descendre la mythique piste de la mort de La PAZ à Coroico en VTT.

C’est fait.... et nous avons survécu comme prévu. Cette piste est une ancienne route qui descend de 4700 m en montagne pour arriver à 1200 m sous les tropiques. Elle n’est presque plus utilisée depuis la construction de la nouvelle route asphaltée. C’est devenu un presque “must” pour les touristes fan de VTT et d’adrénaline. Vététistes que nous sommes, nous n’avons pas hésité.

Le début de notre escapade ne s’est pas déroulé comme nous l’avions imaginé. Accompagnés de guides et de 7 autres touristes, nous sommes partis de La Paz en bus avec VTT sur le toit pour arriver à 4700 m. Là, surprise Bolivienne !!! Nous sommes arrivés sous une tempête de neige, la route était toute blanche, des véhicules étaient coincés de l’autre côté de la route et nous n’étions entourés que de brouillard et de flocons. Il faisait déjà froid dans le bus et chacun commençait à s’observer sans oser rien dire et pensait à voix basse....” on ne va pas partir...”

Ouf! Notre guide prend la décision de descendre en bus les premiers kilomètres car pour le coup notre expédition était devenue vraiment dangereuse. Nous avons donc commencé notre descente VTT à 4300 m au lieu de 4700 m et c’était tant mieux. Habillés comme des cosmonautes ( combinaison non étanche, genouillère, coudière, casque intégral, gants spécial VTT..), nous avons abordé les premiers 15 kms sur une route asphaltée glissante sous une pluie glaçante. Au moins, ce n’était pas enneigé. Trempés jusqu’aux doigts de pied et jusqu’aux bijoux de famille (comme dit Adin) malgré l’équipement , nous avons fait une première pause avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire de commencer la descente sur la piste caillouteuse bordée de précipices jusqu’à 300 m. Puis, Eureka! Soudainement, alors que nous tentions de nous réchauffer avec notre sandwich, la pluie cessa, les nuages se dissipèrent et un bout de ciel bleu pointa son nez.

Le sourire revint sur tous les visages et le jeu pouvait enfin commencer. Les paysages étaient superbes, passant d’un environnement aride à un environnement tropical. La piste serpentait le long des précipices. Nous avons traversé des rivières, roulé sous des cascades, et nos VTT aux suspensions avant et arrière ont été performants. Nous avons fait de nombreuses pauses photos et avons successivement enlevé les différentes couches de doudounes, Kway, pull....

Puis nous sommes arrivés aux portes de Coroico sous un soleil brûlant et avons terminé la journée par un énorme repas et avons plongé dans la piscine du restaurant. Quel contraste! Nous avons eu les 4 saisons en 1 jour, on se serait cru à Londres (clin d’oeil à Brian & Lesley).


Coroico 1750 m

C’est agréable de faire une pause avec l’altitude. Nous décidons de passer le week-end ici le temps des élections présidentielles. Afin de maintenir la sobriété des Boliviens, l’alcool est interdit pendant les 36 h précédant le vote. En théorie. En pratique, la bière est versée dans des tasses de café et les bouteilles de bières sont cachées sous la table...ce qui nous a fait largement sourire. Evo Morales, président depuis 2006, devra attendre le 15 décembre car Carlos MÉSA le talonne de près et il y aura à priori un 2 ème tour car à la vue des premiers résultats,si moins de 10 points d'écart, 2ème tour. Inédit. Le vote est ici obligatoire.

Pendant ce temps, nous profitons de la douceur de Coroico, de son marché coloré et de sa plazza centrale animée par les familles Boliviennes. Nous faisons une randonnée pédestre de presque 6 heures jusqu’aux pozas pour nous y tremper (encore un petit dénivelé de 550 m pour nous maintenir en forme) et apprécions les oiseaux et papillons multicolores. Nous rencontrons d’autres voyageurs Français, Suisse, Américain avec qui nous passons du temps dans une ambiance conviviale et relax.

Il nous faut repartir pour La Paz (3h de bus) pour continuer notre chemin. Mais nous sommes ravis car nous avons RDV le soir avec 2 couples de Français de nos âges rencontrés à Arequipa au Pérou avec qui nous avions passé de bons moments.

Comme prévu, nous retrouvons à La Paz Jeff & Anne, Nadège & Pierre - Louis et passons une excellente soirée en leur compagnie avec un repas bien arrosé de vin Bolivien. Nos chemins se sépareront ensuite et nous espérons nous revoir en France dans le Beaujolais, à Toulouse où à Beauvais en 2020.

La vie politique bouleverse les rues de La Paz et bien d'autres villes. Rebondissement suite à l'élection présidentielle puisqu' au lendemain des premiers résultats, Evo Morales aurait finalement obtenu plus de 10 points (10,05) d'écart et il se proclame président. Roulement de tambours, violentes manifestations, confrontations avec la police, corruption, trucage des votes... tout s'enchaîne et la Bolivie s'enflamme. La communauté internationale s'en mêle, vérifie, contrôle et donnera son avis prochainement. En attendant, c'est le feu et nous faisons route vers le désert Bolivien, calme et éloigné de tous ces problèmes. A suivre...

Nous quittons donc définitivement La Paz pour une ville sans intérêt ,Oruro, à presque 4 h de bus. Notre seul objectif est de prendre l’unique train sur l’unique voie ferrée de Bolivie qui commence ou se termine à Oruro et qui nous fera voyager jusqu’au désert de Uyuni (7 h de train). C’est parti, nous sommes surpris en arrivant à la gare de voir notre train composé de seulement 2 wagons. Nous sommes exités comme des enfants à l’idée de prendre le train. Nous avons une overdose de bus +++. Nous traversons le centre ville d’Oruro avec la voie au beau milieu de la chaussée. Puis nous observons un océan de déchets à proximité de la ville probablement soufflés par le vent. Les paysages Boliviens sont tout aussi envahis de déchets que les paysages Péruviens. Ça nous attriste. Puis nous commençons à traverser des paysages désertiques baignés par un soleil de plomb et un ciel bleu azur.

Nous pouvons rendre visite au conducteur du train dans sa cabine et échanger avec lui. Il est ravi, ça lui rompt la monotonie du trajet car il doit rouler à environ 30 kms/h. Ce train circule 2 fois par semaine. L’arrivée est prévue vers 22 h, ce qui nous laisse le temps d’apprécier un superbe coucher de soleil. Uyuni, nous voilà!...

Nous cherchons un hôtel dans cette petite ville au milieu de nulle part. Puis, nous choisissons une agence avec qui faire l’excursion « touristique » en 4/4 dans le désert pendant les 3 jours suivants. Ça sera notre dernière étape en Bolivie avant d'arriver à San Pedro de Atacama au Chili.

Notre expédition dans le désert commença bien. Notre conducteur Bolivien Luis, était génial. Il était à la fois guide, cuisinier, cinéaste, photographe... un vrai plaisir de partager ces 3 jours avec lui. Aussi, notre groupe était constitué de 3 couples dont un jeune couple Espagnol/Irlandaise, un couple Français de Roanne, la cinquantaine, et nous mêmes. Tout au long du parcours, nous avons fait plus ample connaissance et nous avons eu beaucoup de plaisir à partager ces moments exceptionnels.

Le Salar d’Uyuni.....est un immense désert de sel de plus de 10 000 kms2, le plus vaste du monde et profond d’environ 120 m à 3700 m d’altitude. Le paysage est spectaculaire, à perte de vue s’étend une croûte éclatant de blancheur. Les volcans, tout autour, profitent de l’été pour se refléter en de somptueux effets miroirs lorsque le désert se recouvre d’eau de pluie. Aujourd’hui, le désert est asséché et nous jouons avec les perspectives en sillonnant ce désert de sel toute la journée. Nous rencontrons 2 motards Italiens et 2 couples de cyclotouristes, un Allemand et un autre d’Annecy. Lionel & Laure, la soixantaine passée, parcourent l’Amérique du Sud à vélo et traversent ce désert de sel en toute simplicité. Nous leur donnons le peu que nous possédons (eau et snacks) et sympathisons. Ils nous rappellent le voyage d’Alestair passé par là en 2017 et nous laisse songeurs sur les possibilités de voyage à la retraite......

L’endroit est vraiment magique et démesuré. Gigantesque et photogénique, Il nous a émerveillé et envoûté jusqu’au soir ou plutôt jusqu’au plus profond de la nuit puisque nous avons passé notre première nuit dans un hôtel ...de sel. A notre grand étonnement, l’hôtel était confortable et nous avons dégusté la cuisine de Luis. Le lendemain, nous sommes partis dès 7 h pour le Sud Lipez et avons quitté le Salar d’Uyuni. Le Sud Lipez est un désert sauvage tout aussi magique, entouré de volcans et balayé par les vents. Il est traversé par d’innombrables lagunes aux eaux de couleurs différentes sur lesquelles vivent paisiblement des milliers de flamands roses. Les paysages sont absolument magiques mais cette magie se mérite à presque 5000 m d’altitude. Il fait très beau mais le vent est glacial. Nous traversons toute la journée le Sud Lipez en 4/4 et l’inconfort des pistes ondulées commence à se faire ressentir malgré nos nombreuses pauses. Nous dormons cette fois dans un hôtel sommaire et sans douche et avec toute la poussière avalée et accumulée sur nos vêtements , nous avons déjà hâte d’être au 3 ème jour. Ce dernier fut chargé puisqu’après un lever à 3 h40, nous avons commencé la visite des geysers de « Sol de Manana » au lever du jour. Puis au milieu de nulle part, nous avons profité des eaux thermales à 38 degrés pour nous réchauffer..et peut être nous laver. Le voyage s’est poursuivit jusqu’à la frontière Bolivienne et nous avons quitté la Bolivie avec un pincement au cœur. Nos 2 semaines ici ne nous ont pas permis de tout voir mais que signifie « tout voir.. »,,?

Une nouvelle aventure nous attend au Chili et en Argentine....


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After the tranquility of Isla del Sol, we arrived by bus in La Paz at the end of the day, to urban chaos! The city, the highest administrative capital in the world with its 4000 m is a real hive. Clinging to the mountain slopes and reaching the clouds, surrounded by a hundred peaks of more than 5000m. It’s impossible to remain insensitive to this surreal agglomeration. The city is crossed by 10 lines of cable cars, which float over the red brick buildings with multicoloured roofs, giving a perspective of how unusual this place is.

Arriving at the central bus terminal, we decide to take a taxi for the modest sum of €2. The driver asks us if we have a hotel reservation. What a question ! Of course not. On the other hand we tell him of a hotel spotted on our "lonely planet guide". He tells us he knows a good cheap hotel, nearby. No worries, let’s take a look. On the way there is hail storm that only lasts 10mins but covers the streets in hail stones! apparently for the first time in ten years. The hotel is up to our expectations and we settle in the center of La Paz. We spend the evening discovering the streets adjacent to the hotel and the local neighborhood.

Political meetings are held in San Francisco Square because on October 20, in five days, the presidential elections will take place. The pre - election period is very active and it is recommended to stay away and avoid travelling on Sunday while the voting is happening. Demonstrations are common and Evo MORALES, the president since 2006 is not appreciated by all Bolivians, as he is accused of corruption and radical opinions. The level of corruption is such that he is likely to be re-elected. Next week will tell ...

We take a walking guided tour on our first day in La Paz. Which was very informative about the city, the country and the current political situation. We go from the fruit and vegetable market to the witch market. Where we see, dangling dead baby lamas, foetuses of lamas, toads ...all used for rituals for Pacha-mama (Mother Earth), to ensure health wealth & good luck. Not so lucky for the Lamas !

We visited the San Pedro area and try some of the local market food, while considering how we will spend the next few days in an around La Paz. Mountain-biking down “Death Road” is high on the list, starting at 4700m and descending to 1200m over approx 65km. A couple of agencies have been recommended, so we’ll check out the bikes and what they offer.

Thursday: cable car day ... La Paz, because of its geographical location has opted for cable cars and has10 lines installed, which makes this city absolutely incredible. Several others are under construction. Comfortably installed, we traveled over the city to enjoy 360 degree views, for only a few euros. The 10 lines have cabins of different colours , which makes it easy to find your bearings and not get lost. The Bolivians were very kind, ready to help us with information, and to make space so that we could photograph the city, and all that with a smile. We never tired of being up in the air well away from the tumultuous urban chaos. Below it’s market day on the heights of La Paz (El Alto). This market is the largest market in South America, and far too big for us who prefer the scale of VIllefranche’s market. We do not enter the streets of El Alto, as we have been warned that tourists are not some welcome, so we observe them from above at a safe distance, it really is a spectacular city

We spent the evening in a small but chic restaurant “1700” in the company of a Québecois to close the day "Trek in the sky".

Friday, was a special day. For a long time we have wanted to ride the mythical death road track of La PAZ to Coroico by mountain bike.

We did it! .... and we survived as planned. This track is an old road that descends from 4700 m in the mountains to 1200 m in the tropical forest. It is almost no longer used by trucks & cars, since the construction of the new asphalt road. It has become a "must" for mountain bikers and adrenaline fan tourists. Being MTB fans, we did not hesitate.

The beginning of our trip did not begin as we had imagined. Accompanied by 2 guides and 7 other tourists, we left La Paz by bus with MTBs on the roof to reach the altitude of 4700 m. Bolivian surprise! We arrived in a blizzard, the road was white, vehicles were stuck on the other side of the road and we were surrounded by fog and snow flakes. It was already cold on the bus and everyone was starting to look each other without daring to say anything and thinking ... "we're not going to leave ..."

Phew! Our guide makes the right decision to get off the bus a few kilometers down the mountain, because this time our expedition had become really dangerous. So we started our downhill mountain bike at 4300 m instead of 4700 m. Dressed like cosmonauts (non-waterproof suit, knee pads, elbow pads, full face helmet, mountain bike gloves ...), we approached the first 15 kms on a slippery asphalt road in freezing rain. At least it was not snowing! Soaked to the family jewels ! despite the equipment, we made a first break before getting to the heart of the matter, that is to start the descent on the stony track with precipices up to 300 m. Then, Eureka! Suddenly, while we were trying to warm up while eating our fried egg sandwich, the rain stopped, and some blue sky peeked through the clouds.

The smiles returned to all faces and the game was on. The scenery was superb, moving from an harsh mountainous environment to a tropical forest. The trail snaked along the precipices. We crossed rivers, rode under waterfalls, our DH fully suspended bikes were maybe over spec, but meant we were comfortable and in full control for the 60km. We had many photo breaks and successively removed the different layers of down jackets, rain macs, pullover ....

Then we arrived at the gates of Coroico under a hot sun and ended the day with a huge meal and plunged into the restaurant's pool. What a contrast! We had the 4 seasons in 1 day, it was like weather in London (😘 Brian & Lesley).

Coroico 1750 m

It is nice to take a break from the high altitude. We decide to spend the weekend here the during the presidential elections. In order to maintain the Bolivians sober, alcohol is prohibited during the 36h preceding the vote. In practice, beer is served in coffee cups and beer bottles are hidden under the table ... which has made us smile. Evo Morales, President since 2006, will try to win again. In the mean time, we enjoy the easy pace of Coroico, its colorful market and its central plaza animated by Bolivian families. We are hiking of almost 6 hours to the pozas (natural pools) to wade in the river (a small 550m drop to keep us in form) and appreciate birds and multicolored butterflies. We met a few other travelers, French, Swiss, American with whom we spend some time in a friendly and relaxed atmosphere. We must leave for Le Paz (3h bus) to continue our trip. But we are delighted because we have a rdv with 2 French couples, our age, whom we met in Arequipa in Peru. Caught up with Jeff & Anne, Nadège & Pierre - Louis at the hotel and spent an excellent evening in their company, enjoying typical Bolivian wine & food. Our paths will then separate and we hope to see each other again in France, in the Beaujolais, Toulouse or in Beauvais in 2020. Then we leave Le PAZ for the last time and head for the remote city of Oruro, almost 4h on the bus. Our only goal is to catch the only train on the only railway, which starts or ends in Oruro and who will travel to the Uyuni desert (7hr by train).

We arrive at the station and are surprised to find that our train consists of only 2 wagons. Like the old rural line trains in England. We are like exited children waiting to catch the train, relieved to reduce our bus overdose. We literally cross the city center of Oruro with the track running in the middle of the road. Then we see an ocean of waste near and around the city, probably blowed by the wind, spreading into the valley. Bolivian landscapes are just as polluted by waste as Peruvian landscapes. There is no real understanding about pollution or waste management. Then we start going through desert landscapes bathed by unfiltered sun and a blue azur sky. We can visit the driver of the train in his cabin and chat with him. He is delighted, it breaks the monotony of the journey, because he must drive at about 30 kms / h. This train only runs 2 times a week. Our arrival is planned around 22:00, which leaves us plenty of time to enjoy a beautiful sunset. Uyuni, we are! ... We set out to find a hotel in this small frontier city. The next day we choose an agency with whom the tour " by 4x4 in the desert during the next 3 days.


Our expedition into the desert began well. Our Bolivian driver Luis, was great. He was at the same time driver, guide, cook, filmmaker, photographer ... a real pleasure to share these 3 days with him. Our group consisted of 3 couples including a young Spanish / Irish couple, a French couple from Roanne, in their fifties, and ourselves. During the trip, we got to know each other well and we had a lot of fun sharing these special moments.


The Salar of Uyuni ..... is a huge salt desert of more than 10,000 km2, the largest in the world and about 120m deep at 3700lm above sea level. The landscape is spectacular, as far as the eye can see a brilliant white crust. The volcanoes, all around, take advantage of the summer heat to be reflected in sumptuous mirror effects, transforming them into islands. when the desert is covered with rainwater, this can be even more spectacular. Today, the desert is dry and we play with our cameras and distorting perspectives, while cruising across this desert of salt all day long. We meet 2 Italian bikers and two couples cyclisting, one from Germany and another from Annecy. Lionel & Laure, about sixty years old, roaming South America by bike and crossing this salt desert with ease. We give them the little we have with us (water and snacks) and sympathize. They remind us of Alestair's trip there in 2017 and leave us wondering about the multitude of options that will be possible when we retire....


The place is really magical and disproportionate. Gigantic and photogenic, It amazed and bewitched us, until the evening or rather until the deepest night since we spent our first night in a hotel made of salt. To our amazement, the hotel was comfortable and we enjoyed Luis’s cuisine. The next day, we set off at 7:00am for South Lipez and left the Salar of Uyuni. Southern Lipez is a magical windswept desert wilderness, surrounded by volcanoes. It is crossed by innumerable lagoons with waters of different colors, lived on peacefully by thousands of flamingos. The landscapes are absolutely magical but at almost 5000m above sea level, can only be appreciated by those who can adapt to these extreme conditions. It is very beautiful but the wind is icy cold. We cross the whole South Lipez in a 4WD and the discomfort of the bumpy tracks begins to be felt, despite our many breaks. We sleep this time in a very basic hostel, without showers, with all the dust swallowed and accumulated from the day on our clothes. Fortunately a bottle of wine was served with our meal. Bring on the 3rd day. This one was full on! Out of bed at 3:40am, set off at 4:15, we began the tour of the geysers of "Sol de Manana" at sunrise. Then in the middle of nowhere, we took advantage of the thermal waters at 38 degrees to bath & warm ourselves up ... and maybe rince off some of the dust. The trip continued to the Bolivian border and we left Bolivia with a twinge of heart. Our 2 weeks here did not allow us to see everything but what does it mean to "see everything .."?


A new adventure awaits us in Chile and Argentina ...

La Paz 
Death road bike ride 
Coroico 
La Paz to Uyuni 
Le désert d’Uyuni & Sud Lipez 
Spin in Salar de Uyuni  
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Publié le 23 novembre 2019

Nous avons quitté la Bolivie dans un climat instable puisque Evo Morales aurait de nouveau et de justesse été réélu comme président de la république. Le pays est en ébullition et de nombreuses grandes villes sont bloquées. Après notre séjour dans le désert, nous sommes arrivés au Chili à San Pedro dans le désert d’Atacama. La situation économique et politique est là aussi compliquée et des manifestations pacifiques ont lieu dans l’habituel paisible village de San Pedro. Santiago, capitale plus au Sud, est en état d’urgence et un couvre-feu a été mis en place. A ce jour, la situation nous préoccupe mais nous n’y passerons que dans 3 semaines alors nous suivons les actualités avec un intérêt encore plus grand. En attendant, notre escapade au Chili n’aura duré que quelques jours. Nous nous sommes installés en plein centre du village dans un camping agréable. Nous avons quitté les hauts plateaux et leurs plus de 4000 m pour une altitude plus clémente puisque San Pedro qui se trouve dans le désert d’Atacama se situe à 2500 m à peine. On devrait pouvoir mieux respirer.

Nous troquons nos derniers Bolivianos contre des Pesos chiliens et réajustons nos montres dû à un nouveau décalage horaire. Avec le changement d’heure en France, notre repère temps est quelque peu confus. Le gros village de San Pedro, très touristique, est charmant avec ses rues pittoresques et ses maisons en adobe. Ici, règne une bonne ambiance conviviale et on pourrait facilement y farnienter plus que nécessaire.

On passe du temps avec les 2 couples rencontrés lors de notre expédition 4/4. Puis on s’organise pour louer des VTT pendant 2 jours afin d’être autonome sur les visites des alentours. Nous commençons par aller visiter le site archéologique de « Pucara de Quitor » en empruntant une piste sableuse longeant une rivière à sec. Nous montons jusqu’au Mirador d’où la vue sur San Pedro et le désert est superbe. En soirée, nous nous joignons à un tour orgnisé pour aller observer les étoiles. San Pedro de Atacama est réputé mondialement pour être le meilleur endroit pour contempler le ciel. Un astronome Français nous a expliqué, montré et conté le vie des étoiles, planètes, galaxies et l’histoire de l’astrologie. Tout ça sous forme ludique avec beaucoup d’humour. Nous avons apprécié ce tour même si nous n’avons pas eu le ressenti d’être plus cultivé sur ces sujets en fin de séance. Puis, à 2 h du matin, dans le froid désertique, nous étions contents de rentrer au chaud dans nos duvets.

Le lendemain, nous sommes partis en VTT sur les pistes de la vallée de la lune, une modeste rando de 35 kms par une chaleur torride. Puis nous sommes montés , là encore, jusqu’au mirador pour contempler ces spectaculaires paysages lunaires qui se dessinent jusqu’à l’infini. Mais où sont les arbres? Nous avons traversé tellement de paysages arides jusqu’à présent que nous commençons à être en mal de « verdure ». On se repose ensuite et passons notre dernière soirée en dégustant un « traditionnel pollo con papas fritas».

Puis, le lendemain, un nouveau petit tour de bus (7h) pour quitter le Chili (nous y retournerons dans 3 semaines) afin de partir pou l’Argentine. La frontière fut traversé rapidement côté chilien, beaucoup moins coté argentin. Puis nous avons traversé pendant des heures des montagnes arides et des salines, sur une route asphaltée agréable mais tortueuse. Après des montées de cols à n’en plus finir, nous avons enfin descendus 2500 m de dénivelé pour arriver à notre destination: Purmamarca et la montagne aux 7 couleurs.

Argentine

Avec un pays grand comme 5 fois la France, nous avons choisi un itinéraire qui nous fera visiter le nord de l’Argentine et qui nous permettra de rejoindre ensuite Santiago au Chili, prochaine grande étape puisque ça sera notre porte de sortie de l’Amérique du Sud pour rejoindre nos amis Australiens. L’argentine vient d’élire son nouveau président Alberto Fernandez qui aura une lourde tâche puisque l’argentine traverse une grande crise économique avec une inflation de l’ordre de 50% actuellement et une monnaie qui se déprécie. 1/3 des argentins vivent désormais en dessous du seuil de pauvreté. Nous changeons notre argent pour des pesos argentins.

La région de Humahuaca est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son histoire, sa biodiversité et ses montagnes colorées. Purmamarca est un des premiers petits villages que nous avons visité et ressemble à une carte postale avec ses montagnes colorées et ses maisons de pisé et en bois de cactus. Nous parcourons les alentours à pied et nous contemplons les nuances des couleurs du paysage à différentes heures de la journée. Nous ponctuons nos journées par d’agréables repas argentins dans des petits restaurants animés par des groupes locaux de musiciens indigènes. La nourriture est bonne, basée sur d’énormes morceaux de viandes grillées sur d’immenses BBQ (asado), l’ambiance est à la fête. Tilcara est un autre village du même ordre et les montagnes environnantes sont appelées « palette du peintre » tellement les couleurs sont impressionnantes et nuancées. Nous faisons une randonnée de 4 h jusqu’à une cascade nichée au creux d’un canyon et admirons de gigantesques cactus.

Humahuaca, est un autre village superbe et riche par son histoire. En effet, les indiens ont su repousser les conquistadores Espagnols en habillant tous les cactus des crêtes environnantes d’étoffes quelconques. Les conquistadores ont eu peur de la taille de l’armée que les indigènes semblaient posséder.....quelle ruse....!!!!

Après quelques jours dans cet environnement coloré, nous faisons route vers Salta, grande ville agréable où nous avons l’impression de revenir vers un monde occidentalisé. Des mois que nous n’avons pas vu de centres commerciaux, de cinéma....c’est surprenant et à la fois agréable. Nous profitons d’un jour de pluie pour aller voir « le joker » en anglais sous- titré en espagnol. Puis nous flânons pendant quelques jours dans la ville et rencontrons des Argentins formidables. Nous passons de superbes moments avec des femmes catholiques qui étaient venues de Buenos Aires pour faire un pèlerinage. Nous allons découvrir San Lorenzo et sa superbe forêt surplombant la ville, nous arpentons le marché local et allons profiter de la vue du Cerro San Bernardo avec l’unique téléphérique de la ville.

Puis nous quittons Salta en bus pour la vallée reculée de Cachi, petit village à l’allure Andalouse avec ses murs blancs. Nous explorons les alentours en vélo et commençons à parcourir « la route des vins » car nous commençons tout juste à découvrir la région de l’Argentine connue pour ses vins. Pour l’instant, nous n’apercevons que quelques ceps épars et c’est le cas de le dire...nous restons sur notre soif. Puis nous décidons de continuer notre chemin jusqu’à cafayate (150 kms) en passant par les petits villages de Molinos et Angastaco qui se trouvent sur une piste défoncée. Pas de bus tous les jours et pas de bus du tout entre les 2 villages mentionnés ci-dessus. Nous optons donc pour le stop.

Après presque 2 heures d’attente, 2 tracteurs, 2 motos et quelques rares voitures, nous commencions à douter sérieusement de l’issue de cette tentative. Puis Eurêka, un van s’arrête avec un jeune couple au volant....

Holà, donde va? Fabien & Morgane, bretons, parcourent l’Amérique du Sud depuis 1 an avec leur van équipé et c’était parti pour de superbes moments à leurs côtés.

Nous leur offrons une bière ou 2 en arrivant à Molinos et finalement ils nous proposent de faire route ensemble le lendemain.Nous acceptons avec entrain. La route mythique nationale 40 traverse l’Argentine du nord au sud sur environ 5000 kms et de nombreuses sections sont encore du “ripio” (piste). Nous traversons en leur compagnie la superbe quebrada photogénique de Las Flechas à 30 kms/h avant d’arriver à Cafayate, petite ville magnifique perchée à 1700 m d’altitude et célèbre pour ses vins d’altitude de qualité. Période de vacances au milieu de notre voyage. Nous trouvons un hôtel avec piscine et notre appartement duplex avec balcon (pratique pour boire l’apéro) nous permet d’avoir une vue plongeante sur la piscine et ses décorations diverses de cactus. Le petit déjeuner copieux, La gérante est très sympathique et l’environnement nous invite à nous prélasser. Tout ça pour une modeste somme....nous décidons donc d’y séjourner quelques jours. Nous visitons les bodegas (caves), dégustons les différents vins locaux et les consommons en soirée accompagnés d’asado, papas fritas y ensaladas. Nous passons une excellente soirée avec Fabien & Morgane que nous avons retrouvés. Nous louons des vélos pour sillonner la quebrada de las Conchas sur 50 kms. Les paysages sont dignes des films de l’Ouest Américain et nous surprennent par leur gigantisme. Il fait chaud, le vent ne nous est pas favorable et lors d’une bourrasque de vent, Adin s’écarte de la route pour atterrir sur le ripio.

Gagné! crevaison à 20 kms de cafayate. Nous n’avons pas de kit de réparation, mais Adin se transforme en Mac GYVER et réussit à réparer la chambre à air avec un petit bâtonnet. Whaou! Il me surprend encore....Seulement voilà, la réparation n’aura tenu qu’un petit kilomètre et c’est le retour à la case départ. Finalement, Adin fera du stop et en un clin d’œil il sera vehiculé jusqu’à Cafayate pendant que je pédalerais les kms restants.

Ver EN

We left Bolivia in an unstable political climate as Evo Morales was again re-elected as President of the Republic. The country is split and many large cities are blocked by activists.

After our journey through the desert, we arrived in Chile at San Pedro in the Atacama Desert. The economic and political situation is also complicated and peaceful demonstrations take place in the usually quiet village of San Pedro. Santiago, the capital further south, is in a state of emergency and a curfew has been put in place. The current situation concerns us but it will be 3 weeks before we’re in the capitol. In the meantime we follow the news with an even greater interest. Our current trip to Chile only lasted a few days. We settled in the center of the village in a campsite / hotel with a swimming pool. Atacama is about 2500m above sea level, so we should feel the difference after several weeks at 4000m.

We change our last Bolivianos against Chilean Pesos and readjust our watches due to a new time zone. With the change of time in France, our reference time is somewhat confused. The village of San Pedro is very touristy, but it is charming with its picturesque streets and adobe houses. Here, reigns a good friendly atmosphere and we could easily stay far longer than necessary.

We spend time with the 2 couples we met during our 4WD expedition. Then we rent mountain bikes for 2 days in order to be autonomous for the visits of the surroundings. We start by visiting the archaeological site of "Pucara de Quitor" on a sandy track along a dry river. We climb to the Mirador / view point where San Pedro and the desert are superb. In the evening, we join an organized tour to observe the stars. Atacama is world famous for being the best place to contemplate the night sky. A French astronomer, based here, showed us the life of stars, planets, galaxies and the history of astrology. All this in fun form with a lot of humor. We enjoyed this tour even though we did not feel more cultivated on these subjects at the end of the session. We finished at 2 o'clock in the morning, in the cold desert, we were happy to get back to our down sleeping bags.

The next day, we took the mountain bikes on the tracks of the the moon valley, a modest hike of 35 kms in a blistering hot sun. Then we went up again to another viewpoint to contemplate these spectacular lunar landscapes that strech to the horizon. Where are the trees? We have gone through so many arid landscapes so far that we are starting to miss "vegetation". We then rest by the pool before spending our last evening enjoying a "traditional pollo con papas fritas".

The next day, another small bus ride (7h) to leave Chile (we will return later) for Argentina. The border was quickly crossed Chilean side, much less the case on the Argentine side. Then we went through arid mountains and salt marshes for hours on a pleasant but tortuous asphalt road. After endless mountain passes, we finally descended 2500m to arrive at our destination: Purmamarca and the mountain of 7 colors, a UNESCO World Heritage Site.

Purmamarca is one of the first small villages we visited and looks like a postcard with its colorful mountains and adobe mud houses and cactus wood. We walk around and contemplate the colors of the landscape at different times of the day. We punctuate our days with pleasant Argentine meals in small restaurants entertained by local groups of indigenous musicians. The food is good, based on huge pieces of grilled meats on huge BBQ (asado), the atmosphere is party time.

Tilcara is another similar village and the surrounding mountains are called "palette of the painter" the colors are impressive and nuanced. We hike 4 hours to a waterfall nestled in a canyon and admire the huge cactuses.

Humahuaca, is another superb village with a rich history. The indigenous Indians have been able to repel the Spanish conquistadores by dressing all the cactuses on the surrounding crests with any fabrics they could find. The conquistadores were afraid of the size of the army that the natives seemed to possess .....and stayed away for 10 years! what a trick ....

After a few days in this colorful environment, we drive to Salta, an easy city where we feel like we are returning to a westernized world. It’s been months since we’ve seen shopping malls, cinema .... it's surprising and both enjoyable. We take advantage of a rainy day to see the film "Joker" in English subtitled in Spanish. Then we wander for a few days in the city and meet some great Argentineans. We had a great time with a group of Catholic women who came from Buenos Aires on a pilgrimage. They are hysterical, joking and laughing and generally out for a good time. We discover San Lorenzo and its beautiful forest overlooking the city. We roam the local market and enjoy the view from Cerro San Bernardo with the only cable car in the city.

Then we leave Salta by bus to the remote village of Cachi, a small Andalusian village with white walls. We explore the area by bike and start the "Wine Route" as we are just beginning to discover the region of Argentina known for its wines. For the moment we only see a few scattered vines and for the time being ... we remain thirsty. Then we decide to move on towards Cafayate (150 kms) passing through the small villages of Molinos and Angastaco which are on a stone track, which is also part of the mythical “Route 40” (5000km from south to north). This is not a simple option as buses do not run every day and NO bus at all between the 2 villages mentioned (40km). We opt for hitch hiking. After almost 2 hours of waiting, with only 2 tractors, 2 motorcycles and a few cars, passing by, we began to seriously doubt the outcome of this attempt. Then Eureka, a van stops driven by a young couple ....Hey, donde va? Fabien & Morgane, have traveled South America for 1 year with their self equipped van. We offer them a beer or 2 after arriving in Molinos and they propose to travel together the next day. We accept enthusiastically. We cross the beautiful photogenic Quebrada Las Flechas before arriving at Cafayate, a delightful small town perched at 1700m and famous for its high quality wines.

We hit it off and spent some great moments in their company.

This feels like a holiday period in the middle of our trip. We find a hotel with swimming pool and a duplex apartment with balcony (convenient for drinks) allows us to have a bird's eye view of the pool and its various cactus decorations. The breakfast is good & the manager is very friendly. Everything in the environment invites us to layback and take it easy. All this for a modest sum .... so we decide to stay a few days. We visit the bodegas (wineries), tasting the different local wines, Torrented, Malbec, Cabernet Sauvignon, and consume them in the evening accompanied by asado, papas fritas and salad. We spend an excellent evening with Fabien & Morgane, and may catch up with them in Mendoza.

We rent bicycles to visit the Quebrada de las Conchas along a 50 kms stretch. The landscapes are worthy of American Western films and surprise us with their monumental stature. It's hot, the wind is against us and in a gust of wind, Adin deviates from the road to end up on the rocky gutter...

Pfffff..! A puncture 20 kms from Cafayate. We do not have a repair kit, but Adin turns into Mac GYVER and manages to repair the tube with a small stick. Wow! He surprises me again .... But unfortunately, the repair only lasts for a small kilometer and it is back to square one. Finally, Adin hitchhiked and in the blink of an eye is transported to Cafayate while I pedal the remaining kms


St Pedro de Atacama  CHILI
Purmamarca Argentina


Tilcara & Humahuaca  


Salta to La Quebrada de las Flechas via Route  Nationale 40 
La quebrada de las conchas & Cafayate 

Ver VF

Notre séjour en Argentine, moins exotique que le Pérou et la Bolivie, nous paraît un peu trop tranquille. C’est pourquoi nous décidons d’y rajouter un peu de piquant et de continuer notre voyage en stop. Notre précédente expérience en stop de la semaine dernière nous a motivé pour continuer. Nous quittons donc l’hôtel à Cafayate pour nous rendre à la sortie de la ville pour être bien placé pour notre itinéraire de la journée. Ça commence bien puisqu’un couple rencontré à l’hôtel nous propose de nous déposer afin d’éviter ces 2 kms de marche sous une chaleur déjà bien engagée.

Objectif: Tafi del Vallée à 120 kms par une route montagneuse.

Ce village est situé à 2000 m d’altitude et est connu sous le nom de village Suisse. Il est entouré de forêts avec un lac artificiel et de magnifiques Estancias où chevaux broutent en toute liberté. Après 30 mn d’attente, une première voiture s’arrête pour nous emmener seulement 10 kms plus loin. Bon, c’est parti....mais pas bien loin. Puis un autre Argentin nous prend dans sa voiture épave et traverse la forêt sur une route en lacets descendant les 1500 m de dénivelés tout en douceur. Un petit signe de croix en passant devant la statue de la vierge avant d’amorcer la descente..et tout va bien.

Puis c’est au tour d’un professeur d’histoire de nous véhiculer entre ses 2 collèges éloignés d’une trentaine de kms. Et pour finir, un fou du volant nous emmènera à destination pied au plancher en franchissant un col à 3500 m dans les nuages avant de redescendre sur Tafi del Vallée. Ceci nous a permis des rencontres sympas et des échanges sur nos pays respectifs. À Tafi del Vallée, nous louons des VTT et parcourons les alentours d’abord sur une piste poussiéreuse puis au milieu des chevaux sauvages pendant une bonne trentaine de kms. Une petite visite au parc où sont entassés des menhirs datant d’au moins 2000 ans et nous longeons le lac pour rentrer au village. Puis c’est reparti pour un tour..Le lendemain, nous poursuivons en stop......direction le Sud. Mendoza est à plus de 1000 kms. On passera une grande partie de la journée sur le bord des routes et parcourrons plus de 250 kms avec 4 voitures différentes. Nous traversons des champs de cannes à sucre et des champs de tabac. Puis un camion délabré s’arrête et nous fera parcourir 50 kms à faible allure avant de nous déposer au milieu de la pampa par une chaleur torride.

Hace calor aqui!!!!!!

Heureusement, 2 jeunes aisés Argentins se sont arrêtés avec leur superbe pickup transportant leur moto enduro et nous déposerons au terminal de bus de Catamarca. Comme il n’y a rien entre les villes séparées de presque 100 kms et que la température peut avoisiner les 50 ° dans cette région, nous estimons avoir assez joué et optons pour un bus de nuit lorsque nous atteignons la ville de Catamarca. Le matin suivant, nous arrivions à Mendoza.

Mendoza est connue également pour ses bodegas et c’est à vélo que nous ferons un petit tour dans les vignobles environnants pour y goûter blancs et rouges locaux. Nous avons aussi eu la chance d’assister à de superbes spectacles de flamenco lors de 2 soirées consécutives sur la place d’Espagne. Au programme, danses, chants et de nombreux stands de nourriture espagnole classés en fonction de leurs spécialités régionales. Nous nous régalons avec paella géante, tapas, jambon cru... Puis nous profitons pleinement de nos 2 dernières journées en Argentine. Une journée aux thermes de Cacheuta, à 50 kms de Mendoza. Les thermes sont magnifiques au beau milieu des montagnes et canyons et nous y passerons la journée. Le retour en bus fut long et chaotique puisqu’un seul bus arriva au coucher du soleil et malgré la bonne volonté de chacun, tout le monde ne put pas monter à bord. Les premiers à se hisser dans le bus étaient ceux qui attendaient depuis des heures puis ce fut la bousculade, les engueulades et sauve qui peut. La police fut appelée et le bus partit bondé, avec plus de personnes debout dans le couloir que de personnes assises. Le métro parisien quoi.!!!! Un autre bus devait être envoyé à ceux restés coincés sur place. C’est finalement à 22 h que nous rentrions à notre hôtel.

Les alentours de Mendoza sont aussi célèbres pour des activités autres telle que la descente du Rio Mendoza en rafting. La rivière est classée niveau III, intermédiaire , et nous sommes tentés. C’est parti pour un peu d’adrénaline et beaucoup de » fun ».La couleur de l’eau n’est pas attractive certes mais ça bouillonne assez pour nous faire ressentir de belles sensations. Une superbe expérience. A refaire!

CHILI

C’est avec quelques courbatures que nous prenons le bus le lendemain pour Santiago au Chili (7 h). La magnifique route serpente au pied de la montagne Aconcagua qui culmine à 6900 m avant de redescendre au Chili. Encore un joli col de franchit! Le passage de la frontière fut une formalité et nous nous installions dans une auberge à Santiago avant la nuit pour nos 2 derniers jours en Amérique du Sud. Re-changement de monnaie pour des pesos Chiliens.

Santiago semble s’être apaisé depuis que Sébastien Piñera, président du Chili, accepta de modifier la constitution qui datait encore de l’ère Pinochet. Les manifestations et émeutes lors des derniers conflits sociaux de ces dernières semaines semblent avoir ralenties. Nous restons vigilants....

Nous passons la journée avec Bélen, qui vit à Santiago, rencontrée lors de notre difficile trek au Pérou fin septembre. Vous savez, celle qui m’a « offert » sa mûle lorsque j’agonisais en bas du canyon... Nous lui offrons un excellent déjeuner dans un restaurant « classe » à Santiago. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas dégusté un repas aussi gustatif. Bélen nous propose ensuite de traverser la ville à pied malgré les manifestations prévues. Celles -ci sont désormais pacifiques nous dit-elle..... Pas tant que ça... la foule commence à se rassembler, les personnes arrivent équipées de lance-pierres, masques à gaz, lunettes de protection, bandanas... On est pris dans le tourbillon et on se prend des jets lacrymogènes par la police. Ça pique... Bélen est désolée. On trouve rapidement un échappatoire et marchons 10 kms pour rentrer à l’auberge. Soirée tranquille à l’auberge..On ne bouge plus!!!!


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Our stay in Argentina is less exotic than Peru and Bolivia and seems a little too quiet. That's why we decide to spice up our trip by hitch hiking. Our previous experience last week, motivated us to continue. We leave our cozy hotel in Cafayate to go to the city limits, to be well placed for our route. It start well since a couple encountered at the hotel offers us to drop off and avoid the 2 km walk in the heat. Objective: Tafi del valley 120 km by a mountainous road. This village is located at 2000 m altitude and is known as Swiss village. It is surrounded by forests with an artificial lake and beautiful estancias where horses are under grandeur. After 30 minutes waiting, a first car stops to take us only 10 kms further. Well, we’re off .... but not far away. Then another Argentine takes us in his wreck of a car through the forest on a road snaking down the 1500 m of, fortunately driving very carefully. A small sign of the cross when passing the Virgin’s statue before starting the descent.. makes sure everything is fine. Next it’s a history teacher who picks us up between his 2 colleges, which are about thirty km apart. Then to finish, a crazy driver will take us over the mountain pass at 3500 m in the clouds before dropping down to Tafi del Vallée.

The experience meant we could really meet locals and exchanges on our respective countries. In Tafi del Vallée, we rent bikes and visit the local countryside on a 30km dusty track, in the middle of which we were surrounded by wild horses. A quick visit to the park where the Menhirs dated at least 2000, which have been moved from their original locations, and then we ride by the lake to return to the village.

Next day we repeat the hiking experience, fingers crossed ...... heading South. Mendoza is more than 1000 kms. We will spend a large part of the day on the side of the roads and travel over more than 250 kms with 4 different cars and a ancient wrecker a truck that dropped us in the middle of the PAMPA in a sweltering heat. Halce Calor Aqui !!!!!!

Fortunately, 2 young Argentinians with their superb pickup carrying their enduro motorbike, stop and take us the next 50km at high speed to the Catamarca bus terminal.

As there is nothing between the cities for almost 100 kms and the temperature can be up to 50°C in this region, we feel that we have done enough and opt for a night bus when we reach the city of Catamarca. Which was delayed by 2hours, but the next morning, we arrived in Mendoza.

Mendoza is also known for its bodegas and it is by bike that we tour of the surrounding vineyards to taste local whites and reds. We were able to attend some great flamenco shows during 2 consecutive evenings in the Spanish Square. The program, dances, songs and many Spanish food stalls classified according by their regional specialties. We feast on giant paella, tapas, ham ... Then we take full advantage of our last 2 days in Argentina. A day at the thermal baths of Cacheuta, 50 kms from Mendoza. They are beautiful set in the middle of the mountains and canyons and we spend the day there. The bus back was chaotic as the previous bus was canceled, meaning there were 2 bus loads to try and fit in one. Despite the good will, everyone could not get on board. The first ones to get on the bus were those who had been waiting for hours and then it was a scramble, shouting and each for their own. The police were called and the bus left crowded, with more people standing than people sitting, like The Parisian subway !!!! Another bus was to be sent to those stuck on the spot. We finally arrived at 10pm to our hotel.

The surroundings of Mendoza are also famous for other activities such as rafting down the Rio Mendoza. The river is classified level III, intermediate, and we are tempted by a bit of adrenaline and a lot of "fun". The color of the water is not attractive but it's churning enough to give us a good ride. A superb experience. We’ll do it again!

With a few aches we take the bus the next day for Santiago in Chile (7 pm). The magnificent road winds to the foot of the Aconcagua mountain which rises to 6900 m before descending in to Chile. Another nice pass! The crossing of the border was a formality and we settled in a hostel in Santiago before the night for our last 2 days in South America.

Santiago seems to have calmed down since Sebastian Piñera, president of Chile, agreed to change the constitution that still dates back to the Pinochet era. The demonstrations and riots during the last social conflicts of recent weeks seem to have stopped. We remain vigilant ....


We spent the day with Belen, who lives in Santiago, who we met during our difficult trek in Peru at the end of September. You know, the one who "offered Babette" her mule, when she was agonising down in the canyon ... We offer her an excellent lunch in a "classy" restaurant in Santiago. She then proposes to cross the city on foot despite the planned events. These are peaceful she tells us ..... Not that much ... the crowd begins to gather, people arrive equipped with slingshots, gas masks, goggles, bandanas ... we are caught in the whirlwind and we get tear gas from the police. It stings ... Belen is sorry. We quickly find another road and walk 10km to get back to the hostel. Quiet evening at the hostel.



Going South  Tafi del Vallée to Mendoza
Water sports 
Santiago de Chile 

VF

Clap de fin pour notre première partie de voyage qu’a été l’Amérique du Sud.

14 semaines...

Des plages Brésiliennes de Rio aux sommets enneigés de plus de 6000 m au Pérou, des chutes d’eaux d’Iguazu les plus puissantes en Argentine/Brésil au site inca Machu Picchu le plus mystérieux, du plus grand lac Titicaca au désert d’Atacama le plus aride au Chili, du plus vaste désert de sel le Salar d’Uyuni en Bolivie aux portes de la forêt amazonienne....nous avons été ébahis par tant de beaux paysages Sud-Américains. Nous avons parcouru des miliers de kilomètres en bus, en stop, en train, en voiture, en bateau, en vélo, à pied...et même en mûle . Nous avons fait des treks inoubliables ... du Santa Cruz au Choquequirao... Nous avons fait de fabuleuses rencontres d’un instant, d’un jour ou de toujours. Nous avons concrétisé un rêve qui a renforcé notre point de vue : l’être humain est généreux et notre planète regorge de trésors d’une richesse inestimable. Nous n’avons pas eu le temps de visiter toute l’Amérique du Sud. D’autres pays du Nord de l’Amérique du Sud nous tentent déjà.....Le temps est lui-même la plus grande richesse du monde. Nous partons désormais vers d’autres continents (Australie - Asie) à la recherche d’autres aventures, d’autres rencontres et d’autres horizons qui nous permettront de vous livrer très bientôt d’autres émotions.


EN

Cut ! The end for our first stage of the trip in South America. From Brazil's Rio beaches to snow-capped peaks over 6000m in Peru, from the most powerful waterfalls in Iguazu Argentina & Brazil, to the most mysterious Inca site in Machu Picchu, from the largest lake Titicaca to the wildest desert. Arid of Atacama in Chile, the largest salt desert Salar of Uyuni in Bolivia at the gates of the Amazon rainforest .... we were amazed by so many beautiful South American landscapes. We traveled thousands of kilometers by bus, hitchhiking, train, car, boat, bike, on foot ... and a mule. We had unforgettable treks, from Santa Cruz to Choquequirao ... We had fabulous encounters, some for a moment, a day or always. We realized a dream that reinforced our point of view: human beings one to one are generous and our planet is full of treasures of inestimable wealth. We did not have time to visit all of South America. Other countries in northern South America are already tempting us ... Time in itself is the greatest wealth in the world to us. We are now going to other continents (Australia - Asia) looking for new adventures, new encounters and new horizons that will allow us to share impressions. Up up and away...

On our way 
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Publié le 19 décembre 2019

Sydney...C’est avec beaucoup d’émotions que nous atterrissons enfin à Sydney en ce 26 novembre. Enfin, car notre dernière visite date d’il y a 16 ans et enfin car nous arrivons avec un jour de retard. Notre vol de Santiago fut détourné sur Melbourne alors que nous étions en train d’amorcer la descente sur Sydney. Un violent orage en a décidé autrement et nous sommes dirigés vers Melbourne à environ 1000 kms et à plus d’une heure de vol. Nous tournons en rond autour de l’aéroport avant d’avoir une place sur la piste d’atterrissage puis notre pilote nous annonce qu’il ne sera pas possible de retourner sur Sydney. Tout le monde descend...

Le Boeing 747 se vide de ses 350 passagers et les 3 pauvres salariés de Qantas font de leur mieux pour rediriger tout ce petit monde vers des taxis & hôtels, ou vers d’autres connections. Nous sommes chanceux, car proches du début de l’interminable queue et 2 heures plus tard, nous arrivions dans un hôtel réservé par la compagnie pour repartir le lendemain sur Sydney et arriver avec un grand soleil. Peter vient nous chercher à l’aéroport, c’est le grand luxe d’être attendu de ce côté de la planète.

Nous ne sommes pas venus pour visiter l’Australie, grand comme 16 fois la France. Nous sommes venus voir nos amis Australiens avec qui nous avons tant de souvenirs. Pour la petite histoire, c’est là que Notre histoire a commencé puisque Adin & moi nous sommes rencontrés sur la belle plage de Sunshine Beach...il y a maintenant 32 ans...Nos amis ici présents ont partagé pleinement ces moments de rencontre et nous avons toujours gardé contact malgré la distance de 20000 kms qui nous sépare. Nous sommes revenus plusieurs fois en Australie, seuls, puis avec nos 2 enfants, puis nos 3 enfants. Nos amis sont venus en France plusieurs fois ...puis internet nous a aidé à maintenir nos contacts et à contribuer à renforcer notre longue amitié. Nous redécouvrons Sydney perdu dans un épais brouillard toxique qui est en fait la conséquence des immenses feux qui se propagent à des centaines de kilomètres de là. Incroyable, il y a même des odeurs de brûlé. Des cendres noires se propagent sur les plages et sur l'océan poussées par les vents. Le magnifique ciel bleu se ternit et une enveloppe grisâtre recouvre Sydney. Le soleil devient rouge et l'inquiétude est grandissante ici. L'Australie vit de terribles moments avec ses feux de forêts et de bush. Sydney est presque impacté au quotidien en fonction des vents. Ces feux s'étendent maintenant à l'ouest, au nord et au sud de Sydney sur plus de 1000 km. Réchauffement climatique ou phénomène naturel? Quoi qu'il en soit, tout le monde est concerné et l'état d'urgence est déclaré. Triste! Les pompiers sont dépassés. Nous avons l’immense privilège de loger chez Peter& Kate à Bronte Beach au Sud et chez Sally & Nigel à Manly au nord à 2 pas des plages. Sydney est un port mais aussi une ville découpée par ses innombrables baies et une ambiance détendue y règne avec en toile de fond voiliers et ferries traversant entre le nord et le sud face au « harbour bridge » et face à l’opéra, emblème mondialement connu. Un décor de carte postale. Sydney dégage énergie, glamour, dynamisme et séduit par son charme et sa beauté. Un « must » en Australie. Nos journées se résument à des journées presque ordinaires de vacances au bord de l’océan : baignades, surf, snorkel, visites, ballades à pied et à vélo, restaurants, bonnes bouffes, théâtre, puis bonnes bières et bons vins. Ceci en compagnie de nos amis qui nous chouchoutent et nous dorlotent. On a troqué nos sacs à dos contre le maillot de bain et le paréo. L’été commence à peine et il fait déjà beau et chaud. Nous regardons surfer Oliver & John, les 2 magnifiques adolescents de Sally & Nigel, rencontrons la famille de Sally, rencontrons également Madeleine et ses parents et passons également beaucoup de temps avec Peter & Kate. Sally me persuade de nager d'une plage à l'autre avec 200 autres nageurs. J'accepte mais triche et commence à mi-chemin car nager 2 km aller/retour à 7 h un dimanche matin me fait douter de mes capacités. Une belle expérience et voir les cafés & bars bondés à 8 h du mat d'Australiens venus petit déjeuner après leur sport dominical est vraiment spécial. Et c'est ainsi tous les dimanches. Sydney se prépare aux festivités de Noël et les décorations sont déjà bien installées. Une vie de rêve pendant ces 2 semaines à Sydney. Des retrouvailles en or!!!! Cependant, il nous faut continuer notre chemin

Sydney 

Nous prenons un bus de nuit et quittons SYDNEY pour arriver à Melbourne 12 heures plus tard. Peu après avoir quitté SYDNEY, nous faisons un stop au milieu de nulle part envahi par la fumée et l’air est à peine respirable. Nous ne nous y attarderons pas certes, mais ces feux qui gagnent du terrain sont flippants. Au petit matin, nous nous rendons à Mount Evelyn où nous sommes superbement accueillis par Emilie, Mathias et leur fille Jeanne. Emilie nous fait visiter les environs et nous passons une superbe soirée en leur compagnie avec un dîner Français bien arrosé. Le lendemain matin, je souffle ma bougie d’anniversaire en découvrant ma jolie carte d’anniversaire dessinée par Jeanne avant de poursuivre jusqu’à Mount Martha à 2 heures de train. Puis ce sont les embrassades avec Sonia & Kevin et leurs 2 enfants Levi & Poppy. Poppy a fêté ses 18 ans la veille, passé et réussi son permis de conduire le jour de notre arrivée et la même semaine découvre qu’elle a superbement réussi ses examens et est acceptée à l’université de son choix. Quelle semaine! Nous partageons ces moments de bonheur, fêtons mon anniversaire et célébrons chaque jour nos retrouvailles. Nous visitons les environs et la ville de Melbourne à 1 h30 de Mount Martha. Nous retrouvons Cathy dans son superbe appartement et apprécions la vue plongeante sur la ville du haut de son 12 ème étage. Contrairement à Sydney, la météo est ici capricieuse et varie énormément d’un jour à l’autre. Nous passons de 18° à 40° et vice versa. Kevin & Sonia nous emmènent pour un superbe week-end jusqu’à Port Fairy à plus de 400 kms. Nous empruntons la célèbre route « great océan road » et admirons la côte découpée et sauvage et bien-sûr les « 12 apôtres ». Les paysages sont grandioses, les plages immenses et les vagues impressionnantes. Chaque jour est un jour de fête et nous retrouvons nos kilos perdus en Amérique du Sud avec les BBQ géants, les repas de fruits de mer et les apéros quotidiens. Nous sommes invités dans la famille de Sonia & Kevin et passons de bons moments avec Mélanie et Ava. Nous allons quitté l’Australie prochainement après presque 1 mois de festivités magiques. Nous retrouvons nos sacs à dos et nous nous préparons pour vivre de superbes moments en Asie du Sud Est. La première étape sera de retrouver nos 3 fils, Jason, Yohann et Alestair & Gabrielle au Laos.

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So the flight from Santiago to Sydney went smoothly, with a mild overdose of films, due to the 14 hours in a daylight zone

Sydney ... It's with a lot of emotion that we finally land in Sydney on November 26th. Finally, because our last visit dates from 16 years ago and finally because we arrive a day late. Our flight from Santiago was rerouted on to Melbourne as we started the descent into Sydney. A violent storm being the reason, and we headed for Melbourne about 1000 kms and more than one hour flight. We circle around the airport before having a place on the airstrip and our pilot announces that it will not be possible to return to Sydney. Everyone out..

The Boeing 747 empties its 350 passengers and the 3 poor Qantas employees are doing their best to redirect this whole world to taxis & hotels, or to other connections. We are lucky, being close to the beginning of the endless queue, and 2 hours later, we arrived at a hotel booked by the company to leave the next day on Sydney and arrive to lovely sunshine . Peter picks us up at the airport, it's a real luxury being waited on, this side of the planet.

We did not come to visit Australia, which is 16 times the size of France. We came to see our Australian friends with whom we share so many memories. For the record, this is where our story began, as Adin & I met on the beautiful beach of Sunshine Beach ... 32 years ago ... Our friends here have fully shared these moments of our meeting and we have always kept in touch despite the distance of 20000 kms that separates us. We came back to Australia several times, alone, then with our 2 children, then our 3 children. Our friends came to France several times ... then the internet helped us to maintain our contacts and to strengthen our long friendship. We rediscover Sydney lost in a thick fog that is in fact the consequence of huge fires that spread hundreds of miles away. Incredibly, we can smell burning. Australia is going through terrible times with its forest fires and bush even before summer sets in. Sydney is impacted on certain days depending on the winds. We have the great privilege of staying with Peter & Kate in Bronte Beach in the South and at Sally & Nigel in Manly in the North, 2 steps from the beaches. Sydney is a port but also a city carved by its innumerable bays and a relaxed atmosphere reigns with sailboats and ferries crossing between the north and the south facing the "harbor bridge" and facing the opera, its world famous emblem. . A postcard view. Sydney exudes energy, glamor, dynamism and seduces with its charm and beauty. A must see, in Australia. Our time is composed of almost ordinary days of vacation, by the ocean: swimming, surfing, snorkel, visits, markets, bikes, restaurants, good puffs, good beers and good wines. All in the company of our friends who pamper and spoil us. we swapped our backpacks for swimsuits and the sarongs. Summer is just beginning and it is already sunny and warm.

Ashes are spreading on the beaches and on the ocean pushed by the winds. The beautiful blue sky is tarnished and a gray envelope covers Sydney. The sun is turning red and worry is growing here. Australia lives terrible times with its forest fires and bush. Sydney is almost impacted daily by the winds. These fires now extend west, north and south of Sydney over 1000 km. Global warming or natural phenomenon? Anyway, everyone is concerned and the state of emergency is declared. Sad! We have the great privilege of staying at Peter & Kate in Bronte Beach in the South and at Sally & Nigel in Manly in the North, 2 steps from the beaches. Sydney is a port but also a city carved by its innumerable bays and a relaxed atmosphere reigns with sailboats and ferries crossing between the north and the south facing the "harbor bridge" and facing the opera, world famous emblem. . A postcard decor. Sydney exudes energy, glamor, dynamism and seduces with its charm and beauty. A must in Australia. Our days come down to almost ordinary days of vacation at the edge of the ocean: swimming, surfing, snorkel, visits, walks and bike rides, restaurants, good food, theater, then good beers and fine wines. This in the company of our friends who pamper us and pamper us. We swapped our backpacks against the swimsuit and the sarong. Summer is just beginning and it is already sunny and warm. We watch Surfer Oliver & John, Sally & Nigel's two beautiful boys, meet Sally's family, meet Madeleine and her parents, and spend a lot of time with Peter & Kate. A dream life during these 2 weeks in Sydney. A reunion in gold !!!! However, we must continue our journey

We catch a night bus and leave SYDNEY to arrive in Melbourne 12 hours later. Shortly after leaving SYDNEY, we make a stop in the middle of nowhere covered in smoke and the air is barely breathable. We will not dwell on it, but these fires that are gaining ground are devastating. In the early morning, set off to Mount Evelyn where we are warmly welcomed by Emilie, Mathias and their daughter Jeanne. Emilie takes us to visit the surroundings and we spend a superb evening in their company with a well-watered French dinner. The next morning, I blow out my birthday candle when I discover my pretty birthday card drawn by Jeanne before continuing to Mount Martha, only 2 hours by train. Then it’s time for the hugs with Sonia & Kevin and their 2 children Levi & Poppy. Poppy celebrated her 18th birthday the day before, and passed her driver's license the day of our arrival and the same week discovered that she had passed her exams with excellent results and was accepted at the university of her choice. What a week! We share these moments of happiness, celebrate my birthday and celebrate our reunion every day. We visit the surroundings and the city of Melbourne 1 h 30 from Mount Martha. We find Cathy in her superb apartment and enjoy the view over the city from the 12th floor. Unlike Sydney, the weather here is erratic and varies greatly from day to day. We go from 18 ° to 40 ° and vice versa. Kevin & Sonia take us for a superb weekend to Port Fairy more than 400 km away. We drive along “the great ocean road” and admire the unstable cliffs and wild coast and of course the “(9) apostles”. The landscapes are magnificent, with their immense beaches and the impressive waves. Every day is a day of celebration and we put back on our lost weight in South America, with giant BBQs, seafood meals and daily aperitifs. We are invited by the families of both Sonia & Kevin and have a good time with Mélanie and Ava. We are leaving Australia soon after almost 1 month of magical festivities. We find our backpacks and we prepare for adventures in South East Asia. The first step will be to find our 3 sons, Jason, Alestair and Yohann and Gabrielle in Laos. Christmas here we come !


Melbourne, Mount Martha, Great ocean road, Victoria 
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Publié le 18 janvier 2020

Laos

Nous quittons Melbourne pour arriver 9 heures plus tard à Bangkok. 1 ère étape de nos retrouvailles en famille où nous retrouvons à l’aéroport Jason & Yohann qui atterrissent 15 minutes plus tard après 12 h de vol. Excellent timing. Après ces premiers instants de bonheur partagés, nous nous rendons à l’aéroport des « vols intérieurs » qui se trouve à environ 1 heure de l’aéroport international. Là, commence une longue attente que nous agrémenterons de parties de Coinche. Nous dégustons notre premier « pat thaï ». Puis notre vol Bangkok Nakhon Phanom se déroule sans encombres en à peine 1h30 comme prévu. Il est 17 h. Nous sommes à 20 kms de la frontière du Laos et en arrivant, nous sautons dans un taxi pour éviter toute perte de temps car la frontière ferme vers 19 h. Nous obtenons nos visas Laotiens moyennant 30$ US et après ces formalités administratives, nous prenons un bus pour arriver 1 heure plus tard à la station de bus de Thakhek. Yes , nous sommes au Laos. Nous essayons de négocier le prix du tuck tuck sans succès qui nous emmènera à l’hôtel réservé par Alestair. Quelques minutes plus tard, nous arrivons enfin à notre destination finale et retrouvons Alestair & Gabrielle. Encore des moments de bonheur réciproques, nous sommes comblés. Nous nous sommes retrouvés comme prévu et tout s’est bien enchaîné.

Nous sommes rapidement plongé dans cette culture Laotienne. Le Laos qui compte 7 millions d.habitants est entouré par le Cambodge, la Chine, le Vietnam,la Thaïlande et la Birmanie (aussi appelé Myanmar.). Le Laos semble vulnérable car sous l’emprise politique du Vietnam, l’emprise financière de la chine et l’emprise culturelle de la Thaïlande.

Le rythme de vie est d’une lenteur impressionnante qui déroute tout occidental fraîchement débarqué d’Europe avec son rythme « speed ». Hors circuit touristique majeur comme l’axe « Ventiane /Luang Prabang » , trouver une information juste releve presque de l’exploit. Les mathématiques ne sont pas à priori la tasse de thé des Laotiens car il semble que la table de multiplication n’a jamais été enseignée même aux personnes sensées l’utiliser au quotidien. L’attitude nonchalante des Laotiens nous interpelle...

Grâce à l’organisation et l’anticipation d’Alestair et Gabrielle, nous partons dès le lendemain matin récupérer nos 3 scooters 125cc afin d’effectuer un tour de plus de 450 kms au milieu de paysages karstiques. Dès les premiers kilomètres, le dépaysement nous gagne et nous devons slalomer entre chiens, vaches, chèvres, coqs, enfants, tuk tuk, vélos, scooters...tout en essayant d’éviter quelques profonds nids de poule. Ceci dit, à notre grande surprise, les routes principales sont plutôt bonnes au Laos. Toutefois, les routes secondaires sont encore des pistes. Nous visitons quelques grottes, nous baignons dans leurs eaux pour les plus téméraires d’entre nous, et marchons jusqu’à des cascades, rivières, lagons, ou trous d’eaux qui permettront de beaux sauts ou plongeons. Une visite dans les profondeurs d’une grotte non aménagée nous laissera un souvenir amer puisque nous avons dû remonter avant d’atteindre un lac souterrain après avoir rencontré une énorme araignée au regard désapprobateur et suspicieux. Notre ballade en moto nous permet d’apprécier les paysages qui nous entourent, les rizières à sec ou verdoyantes, les lacs recouvrant la végétation suite aux inondations planifiées par les nombreux barrages construits et financés par les Chinois. Nous enjambons des rivières sur des ponts faits de planches de bois branlantes. Les enfants nous saluent en nous voyant passer en criant « sabaidee » avec leurs larges sourires. Nous passerons notre première nuit dans une guesthouse à Thalang où se rejoignent la plupart des touristes qui font cette boucle à moto. Nous sommes impressionnés par le nombre de Français qui voyagent, que ce soit en Amérique du Sud ou ici, au Laos. Après un bon repas et quelques « Lao beer » et quelques parties de cartes, nous regagnons notre modeste chambre pour un peu de repos. Puis nous repartons avec comme objectif, la visite de la grotte de Konglo. Cette grotte a la particularité d’être traversée par une rivière souterraine sinueuse de plus de 7 kms. Nous embarquons dans des petits canots armés de nos lampes frontales, traversons à pied un tronçon qui nous permettra d’explorer une envoûtante forêt de stalactites et stalagmites, puis embarquons de nouveau pour les 6 kms restants dans ce monde des ténèbres. Il n’y a aucune lumière dans cette immense cathédrale calcaire à part le faisceau inutile de nos lampes. Notre guide et capitaine se fie à sa lampe plus puissante, son instinct et probablement à son karma. Nous finirons notre journée dans un « homestay » dans un village à proximité de la grotte. Pour un prix basique de 50000 kips ( 5€ ) par personne, nuit, petit déjeuner et dîner compris, nous clôturerons la soirée en compagnie de cette famille accueillante. Les enfants contemplent les tours de magie effectués par nos fistons et tentent leur chance avec nos cartes. Nous allons nous coucher dans ces chambres rudimentaires et Alestair a la désagréable surprise de trouver son lit très sale. Je tairais ici les détails et la famille, désolée, a rapidement nettoyé les lieux afin que chacun puisse passer une bonne nuit. Accepter de dormir dans un homestay, donc chez l’habitant, implique d’accepter d’être réveillés par les chants des coqs. Et croyez- moi, le chant du coq au lever du jour n’est qu’une légende. Les coqs chantent lorsqu’ils se réveillent où peut être lorsqu’ils en ont tout simplement envie....c’est à dire au milieu de la nuit. Il suffit qu’un coq lance le « la » pour que le concert avec les petits copains commence. Et ils ne savent pas s’arrêter .....Vous comprendrez que la nuit fût courte et que la douche à base d’un seau d’eau ne nous a pas retardé pour poursuivre notre route au petit matin. De retour à Thakhek, nous privatisons un minivan afin de nous rendre à Vang Vieng en à peine 9 heures de trajet. Nous passerons les fêtes de Noël dans cette petite ville bordant la rivière Nam Song et entourée de falaises semblables aux scènes rurales d’anciennes peintures sur soie. La nourriture, simple et basique dans les campagnes est ici diverse et variée. Nous admirons un superbe et grandiose coucher de soleil en ce 24 décembre et dégustons un excellent repas. Puis nous commençons la journée de Noël en ouvrant nos petits cadeaux respectifs. Nous sommes heureux de partager cette journée (et les autres...) avec nos garçons et Gabrielle. Nous partons après le petit déjeuner pour une journée « tubing » sur la rivière. Nous descendons pendant quelques heures la rivière et les quelques rapides en contemplant les montagnes karstiques qui nous entourent. Bien sûr, tout le monde passe à l’eau...la bataille a commencé ... Belle journée de Noël avec ses 30°, son soleil radieux et son ciel bleu azur. Quelques coups de téléphones à la famille en fin de journée nous permettent de partager Noël par les voies de Whatsapp. Que du bonheur! Le lendemain, nous louons de nouveau des scooters pour explorer les alentours. Nous randonnons sur les pics karstiques afin d’atteindre de superbes points de vue et nous baignons dans des lagons aménagés pour sauter ou plonger. Cette boucle se déroule sur une piste poussiéreuse et porter des masques n’est pas un acte superflu. Nos journées sont ponctuées par des soirées agréables agrémentées de bons dîners et de bonnes parties de cartes. Puis direction Vientiane, la capitale, avec ses maisons coloniales et ses innombrables temples superbes. Alestair et Gabrielle nous abandonnent pour un retour en France pendant que nous prolongeons ces instants de bonheur avec Jason et Yohann. Nous visitons la ville de Vientiane à vélo, et particulièrement les nombreux temples. Les moines sont contents d’interpeller les garçons pour des entretiens en Anglais. Ils souhaitent développer leurs compétences linguistiques et échangent sur de nombreux sujets de société. Beaucoup commencent comme « novices » afin de gagner un peu de mérite qui leur permettra une meilleure vie dans une autre vie. Puis ils basculent pour consacrer leur vie à bouddha ou retournent dans leur vie quotidienne après 1 , 2 ou 3 mois de vie en temple. Nous nous accordons tous un petit massage Laotien avant le grand départ. Notre dernière soirée à Vientiane se déroulera au bord du Mékong dans un restaurant de qualité. Et ce fût au tour de Jason & Yohann de nous laisser pour retourner à leurs occupations respectives. Nous avons été ravis de partager ces 10 jours avec nos garçons et Gabrielle. Cette coupure embellit notre voyage et nous donne du peps et de l’énergie pour continuer. Car en voyage pendant 8 mois, il en faut....Puis la venue de nos amis qui par chance croiseront la route de Jason & Yohann à l’aéroport, nous empêchent d‘avoir des pensées tristes. Nous n’avons pas une seconde pour nous retrouver seuls...

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We leave Melbourne to arrive 9 hours later in Bangkok. 1st phase of our family reunion, where we meet Jason & Yohann at the airport. Their flight landed 15 minutes later than ours, after 12 hours of flying. Excellent timing. After these happy moments we catch the bus to the "domestic airport" which is about 1 hour from the international airport. There begins a long wait’ taken up by playing games of Coinche « French version of bridge » We taste our first “Thai pat”. Then our Bangkok Nakhon Phanom flight went smoothly in just 1h30 as planned. It is 5 p.m. We are 20 km from the border of Laos, on arrival we jump in a taxi to avoid any loss of time because the border closes around 19h. We obtain our Laotian visas for US $30 and $35 for me ! after these administrative formalities, we take a bus to arrive 1 hour later at the Thakhek bus station. Yes, we are in Laos. We are trying to negotiate the price of the tuck tuck without success which will take us to the hotel booked by Alestair. A few minutes later, we finally arrive at our final destination and find Alestair & Gabrielle. More hugs & kisses. We joined up as planned and everything went well.

We are quickly immersed in the Laotian culture. Lao which has 7 million inhabitants is surrounded by Cambodia, China, Vietnam, Thailand and Burma (also called Myanmar.). Laos appears vulnerable because it’s under the political grip of Vietnam, the financial grip of China and the cultural grip of Thailand.

The pace of life is impressively slow, which baffles all Westerners fresh from Europe with its "speedy » pace. Outside the major tourist circuits such as "Ventiane / Luang Prabang" axis, finding the right information is quite a feat. Mathematics is not the Laotian cup of tea because it seems that the multiplication tables have never been taught even to people who are supposed to use them daily. Laotians' nonchalant attitude challenges us ...

Thanks to the organisation and anticipation of Alestair and Gabrielle, we leave the next morning to collect our three 125cc scooters to tour for more than 450 km in the middle of karst/ limestone mountain landscapes. From the very first kilometres, the change of scenery wins us over as we have to slalom between dogs, cows, goats, roosters, children, tuk tuks, bikes, scooters ... while trying to avoid some deep potholes. That said, to our surprise, the roads are pretty good in Laos. However, some parts of the roads are still tracks. We visit some caves, we bathe in their waters for the more adventurous among us, and walk to waterfalls, rivers, lagoons, or water holes. Many of which allow beautiful jumps or dives. Our motorcycle ride allows us to appreciate the landscapes that surround us, the dry or green rice fields, the lakes covering the vegetation following the floods planned by the numerous dams built and financed by the Chinese. We cross rivers on bridges made of loose wooden planks. The children greet us when they see us passing by shouting "sabaidee" with their broad smiles. We will spend our first night in a guesthouse in Thalang where most of the tourists who make this motorcycle loop meet. We are impressed by the number of French people traveling, whether in South America or here in Laos. After a good meal and some "Lao beer" and a few games of cards, we return to our modest room for a little rest. Then we leave with the objective of visiting the Konglo cave. This cave has the particularity of being crossed by a winding underground river of more than 7 km. We embark in small canoes armed with our headlamps, cross a section on foot that will allow us to explore a bewitching forest of stalactites and stalagmites, then embark again for the remaining 6 km in this world of darkness. There is no light in this huge limestone cathedral apart from the useless beam of our lamps. Our guide and captain relies on his more powerful lamp, his instincts and probably his karma. We will end our day in a "homestay" in a village near the cave. For a basic price of 50,000 kips (5 €) per person, bed, breakfast and dinner included, we will end the evening with this welcoming family. The children contemplate the magic tricks performed by our sons and try their luck with our cards. We go to bed in these rudimentary rooms and Alestair has the unpleasant surprise of finding that his bed is very dirty. Which the family, were very sorry about, and quickly cleaned up the place for a good night's sleep. Accepting to sleep in a homestay, implies accepting to be woken by the roosters' songs. And believe me, the song of the rooster at daybreak is just a legend. Cockerels sing when they wake up or just when they just want to ... that is to say in the middle of the night. One cock just has to start "crowing" for the concert with his mates to start. And they don't know how to stop ..... So the night was short and the shower based on a bucket of water did not delay us on our journey in the early morning. Back in Thakhek, we privatised a minivan to get to Vang Vieng in just 9 hours. We’ll spend the Christmas season in this small town bordering the Nam Song River and surrounded by cliffs similar to rural scenes of ancient silk paintings. The food which is simple and basic in the countryside, is diverse and varied. We admire a magnificent sunset on Christmas Eve, and enjoy an excellent meal. Then we start Christmas day by opening our respective small gifts. We are happy to share this day (and the others ...) with our boys and Gabrielle. We leave after breakfast for a day tubbing on the river. We descend for a few hours along the river and the few rapids, contemplating the limestone mountains that surround us. Of course everyone goes into the water ... the battle has started ... A beautiful Christmas day with its 30 °, bright sun and azure sky. A few phone calls to the family at the end of the day allow us to share Christmas through Whatsapp. What a lovely day! The next day, we rent scooters again to explore the surroundings. We hike on the peaks to reach superb viewpoints and swim in lagoons equipped for jumping or diving. This loop takes place on a dusty track and wearing masks is not a superfluous act. Our days are punctuated by pleasant evenings embellished with good dinners and games of cards. Then off to Vientiane, the capital, with its colonial houses and its countless superb temples. Alestair and Gabrielle leave us to return to France, while we prolong these happy moments with Jason and Yohann. We visit the city of Vientiane by bike, and especially the many temples. The monks are happy to question the boys with interviews in English. They wish to develop their linguistic skills and exchange views on many subjects of society. Many monks start out as "novices" in order to gain some merit which will allow them a better life in another life. Then they switch to devote their life to Buddha or return to their daily life after 1, 2 or 3 months of temple life. We all sign up for Laotian massage before the big departure. Our last evening in Vientiane will take place on the banks of the Mekong in a nice restaurant. And it was Jason & Yohann's turn to leave us to return to their respective occupations. We were delighted to share these 10 days with our boys and Gabrielle. This break embellishes our journey and gives us energy to continue. Because traveling for 8 months takes a fair bit of effort... Then the arrival of our friends who luckily cross the path of Jason & Yohann at the airport, prevent us from being sad. We don't have a second to lose.

Christmas 

Nous enchaînons avec d’excellents moments en compagnie de notre copine Bern, surnommée Bernouille et de Cécilia, dit « tchèche la perchée » et de son mari Philippe que nous surnommerons « le fermier ». Après ces retrouvailles, nous visitons rapidement Vientiane et ses temples puis retournons à VangVieng pour de nouveau observer les plus beaux couchers de soleil du Laos. Nous célébrerons le réveillon du nouvel an avec bières, succulents petits plats Laotiens et finirons même sur la piste de danse en regardant s’envoler vers le ciel tous les lumignons allumés et envoyés par les touristes et Laotiens. Une belle façon de terminer l’année entre amis de longue date et une excellente façon d’en commencer une autre... 2020 déjà! .... L’an 2000 nous semble être tellement proche...et pourtant...À chacun de vivre ses rêves, les nôtres sont déjà bien engagés pour cette nouvelle année.

Pas de grasse matinée en ce premier janvier. Nous enchaînons pour un trip en moto et roulons de bon matin en direction d’un lagon à plus de 30 kms de la ville. Nous traversons des superbes paysages photogéniques, et côtoyons les buffles qui se baignent, les vaches et poules qui traversent la route , les chiens qui dorment allongés de tout leur corps au beau milieu de la piste, tout ça dans un décor karstique bordant les rizières. Nous nous arrêtons brièvement dans un petit village, et en ce 1er janvier, les Laotiens se rassemblent en famille pour le célébrer. Une famille nous invite à entrer dans leur maison et nous offre des bières. La musique joue, les Laotiens boivent, mangent, rient et dansent. Nous communiquons avec eux sans parler aucune langue commune avec photos à l'appui pour expliquer notre identité et notre famille. La bière coule à flot et arrive par caisse entière. Nous dansons avec la famille qui rit aux éclats. Puis on nous offre la boisson locale alcoolisée « le Lao whisky », sorte d’alcool de riz. Il est temps pour nous de prendre congé avant de tous finir « bourrés ». Nous repartons sur nos motos en remerciant cette famille avec qui nous avons passé de bons moments. Nous allons nous détendre auprès du lagon perdu au bout d’une piste, nager et farnienter. Puis nous allons dans une guesthouse isolée non loin de là pour y passer la nuit. Les chambres sont rudimentaires mais nous avons une douche. Nous nous y installons juste avant la nuit et allons à l’unique petit restaurant du coin repéré précédemment. Oh oh! Il est fermé et il n’y a rien d’autre aux alentours, nous sommes en pleine campagne. Nous rencontrons la personne en charge de la guesthouse qui nous montre une petite échoppe 500 m plus loin. Elle échange avec la commerçante qui accepte de nous préparer une bonne soupe de nouilles qui se révélera être délicieuse. Nous avons failli jeûner en cette première soirée de l’année 2020. Puis nous regagnons notre hôtel 5 étoiles. Il y a des crottes de souris éparses au sol, les draps sont sales et le cafard qui passait par là n’a pas survécu longtemps. Nous nous adaptons à cet environnement et repartons dès le lever du jour. Nous roulons face au superbe lever de soleil et nous arrêtons pour grimper au point de vue. La grimpette, droite dans la pente se termine en escalade. L’ascension est rude mais l’effort est récompensé par une vue époustouflante sur les montagnes karstiques. Nous redescendons avec prudence et rentrons à Vang Vieng pour aller visiter une grotte avec un début de parcours en chambre à air. Les fesses dans l’eau, nous nous aidons de cordes pour nous hisser dans le premier tronçon de la grotte juste pour le fun. Puis nous finirons la visite à pied avant de récupérer nos sacs à dos pour partir en bus à Luang Prabang, ville coloniale superbe classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous découvrirons la ville tout en dégustant de savoureux repas Laotiens, nous irons à la découverte des temples et grottes à proximité, nous observerons les moines en quête de nourriture au lever du jour et parcourrons les marchés où se mèlent à la vente de fruits, légumes et vêtements quelques rats morts, chauve souris, oiseaux, serpents et scarabées vivants. Luang Prabang est une ville où il fait bon flâner et nous trouvons même le temps de nous prélasser auprès de la piscine sans prétention de notre auberge. Nous continuons notre route pour arriver à Nong Khiaw après 3 heures de bus et séjournons dans l’hôtel de Mr Mang avec vue sur le Mékong. Nous réglons un malentendu avec MR Mang et lui exposons notre projet. Professionnel, beau parleur et bon commercial, il nous propose un compromis à notre plan initial que nous acceptons. Nous refusons un guide puisqu’Alestair et Gab, passés par là récemment nous avaient tracé un itinéraire aventureux et relativement facile à suivre. C’était parti.... Nous louons des VTT et partons rouler à travers la campagne et villages environnants. La piste est faite de montées et descentes qui s’alternent sans cesse. Pour des Vététistes en herbe, la piste restera accessible malgré quelques difficultés comme la traversée de rivières un peu trop larges. Bernouille et Tchèche lavent contre leur gré leurs chaussettes et baskets au passage mais comme il fait très chaud, tout sèche rapidement. Puis nous arrivons dans le petit village de Mister Bunlit où sa famille nous concocte un plat simple mais délicieux. Il nous offre l’apéro Lao. Les enfants du village accourent et sautent sur nos vélos avec notre autorisation. Le village est en ébullition du fait de notre arrivée. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et pourtant nous sommes plongés dans un autre siècle. Après une bonne sieste dans la maison sur pilotis de Mister Bunlit, nous repartons en VTT jusqu’au village voisin à quelques kilomètres pour arriver dans notre homestay pour la nuit. Ce village est peuplé en grande partie par l’ethnie Hmong et le dépaysement est total. Nous nous douchons tant bien que mal au milieu du village avec les enfants Hmong. Nous visitons le village et nous installons dans nos chambres sans confort. Le matelas est en fait une couverture et la chambre est faite en bambou. C’est très basique certes mais notre plat servi en soirée sera là encore très goûteux. Nous nous couchons tôt et serons, une fois n’est pas coutume, réveillés par nos amis les coqs au milieu de la nuit. Peu après le lever du jour, nous déjeunons avec riz frit et omelette puis partons visiter l’école du village en repartant à VTT. Nous roulons dans une brume matinale jusqu’à la rivière et moins d’une heure plus tard nous arrivons sur les berges ou un bateau doit nous rejoindre avec nos gros sacs à dos laissés à l’ hôtel de Nong Khiaw. Ponctuel, le capitaine arrive avec sa barque et nos sacs et charge nos 5 VTT péniblement après nous avoir laissé embarquer. Direction Muang Ngoi Neua à 30 mn en bateau. Nous remontons la rivière et découvrons ce superbe village encastré entre les pics calcaires. Une randonnée et une grimpette jusqu’au point de vue nous livrera encore un magnifique coucher de soleil. On ne s’en lasse pas. Nous redescendons dans la pénombre et utilisons nos frontales afin d’éviter toutes chutes éventuelles. Comme chaque soir, nous tapons quelques parties de cartes avant de regagner notre bungalow pour la nuit. Le lendemain, il nous faut repartir et comme il n’y a pas de route, le bateau est l’unique moyen de transport jusqu’à NongKiaw. Bernouille nous fait une pirouette contrôlée en montant sur la plateforme d’accès au bateau et ne s’en tire qu’avec quelques vêtements mouillés.

De retour à Luang Prabang en minivan, nous nous dirigeons vers un superbe restaurant installé dans un cadre idyllique au milieu d’étangs et de nénuphars. Bernouille, Tchèche et le fermier nous offrent un délicieux repas raffiné que nous apprécions pleinement. Un grand merci pour cette superbe soirée. Puis nous voilà repartis en moto pour explorer la cascade Tat Kuang SI à 30 kms. Nous suivons les conseils d’Alestair afin d’arriver directement en haut des chutes lors d’une belle ballade, et ce, gratuitement. Les chutes aux eaux turquoises sont splendides et très photogéniques et nous nous baignons une fois encore. Nous visitons le marché de nuit d’artisanat afin d’effectuer quelques achats. Puis nous visitons le centre d’information UXO qui ne laisse personne indiffèrent. Ce centre explique et donne des informations sur ce qu’a vécu le Laos pendant la guerre du Vietnam. 270 millions de bombes ont été lâchées sur le Laos entre 1964 et 1973. Il faut noter que 80 millions n’ont pas explosé et nombreux sont les accidents encore à ce jour. Un film avec des témoignages d’enfants amputés ou handicapés montrent l’ampleur du désastre et informe sur les précautions à prendre. Nous ressortons du centre effondrés par tant de gâchis. Puis nous rejoignons Vientiane en avion pour notre dernière journée avant le départ de nos 3 amis. Une dernière petite ballade à vélo au milieu des temples et un au revoir .....et nous retrouvons notre rythme de voyage à 2. Notre séjour en leur compagnie a été superbe...


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We continue to have an excellent time in the company of our friends Bern, nicknamed Bernouille and Cécilia, known as "chètche head in the clouds" and her husband Philippe whom we will nickname "the farmer". After this reunion, we quickly visit Vientiane and its temples then return to VangVieng to again observe the most beautiful sunsets of Laos. We will celebrate New Year's Eve with beers, succulent Laotian dishes and even end up on the dance floor watching all the flying lanterns lit and sent by tourists and Laotians to soar in the sky. A great way to end the year with long-time friends and a great way to start another ... 2020 already... it seems we were in the year 2000 only a little while ago .. everyone ready to live out their dreams...... ours are already well underway.

No sleep on this first day of January. We continue on a motorcycle trip and drive early in the morning towards a lagoon more than 30 km from the city. We cross superb photogenic landscapes, and rub shoulders with buffaloes that bathe, cows and chickens that cross the road, dogs that sleep stretched out with their whole bodies in the middle of the track, all in a mountainous limestone decor bordering the rice fields. We stop briefly in a small village, and on this January 1st, the Laotians gather as a family to celebrate it. A family invites us into their house and offers us beers. Music plays, Laotians drink, eat, laugh and dance. We communicate with them without speaking any common language with supporting photos to explain our identity and our family. The beer flows freely and arrives in a full crate. We dance with the laughing family. Then we are offered the local alcoholic drink "Lao whiskey", a kind of rice alcohol. It is time for us to take our leave before we all end up "drunk". We leave on our motorcycles thanking this family with whom we had a good time. We will relax by the lagoon lost at the end of a track, swim and laze around. Then we go to our reserved guesthouse not far from there to spend the night. The rooms are basic but have a shower. We settle there just before dark and go to the only little restaurant in the area, spotted earlier. Oh oh! It’s closed and there’s nothing else around, we’re in the middle of the countryside. We find the person in charge of the guesthouse who shows us a small shop 500 m further down the track. She exchanges a few words with the shopkeeper who agrees to prepare us a good noodle soup which will prove to be delicious. We almost fasted on this first evening of 2020. Then we return to our 5-star hotel. There are scattered mouse droppings on the floor, the sheets are dirty, and the cockroach that passed by did not survive long. We adapt to this environment and leave at daybreak. We drive accompanied by a superb sunrise and stop to climb to a viewpoint. The climb, straight up, ends in climbing. The ascent is tough but the effort is rewarded with a breathtaking view of the mountains. We descend cautiously and return to Vang Vieng to visit a cave with the start of a journey in an inner tube on a small river with our buttocks in the water, we help each other with ropes to hoist us up the first section of the cave. We finish the tour on foot before picking up our backpacks to go by bus to Luang Prabang. A superb colonial city classified as a UNESCO World Heritage Site. We will discover the city while tasting Laotian meals, we will go on to the discover the nearby temples and caves, and observe the monks in search of food at dawn. We browse the markets where everything is for sale, fruits, vegetables and clothes a few dead rats, bats, birds, snakes and beetles. Luang Prabang is a city where it is good to stroll and we even find time to bask by the unpretentious swimming pool of our hostel. We continue our road trip to arrive at Nong Khiaw after 3 hours on a bus and stay in the hotel of Mr. Mang with view on the Mekong. We settle a small disagreement with Mr Mang and explain our project to him. Professional, with the gift of the gab and good salesperson, he offers us a deal on our initial plan which we accept. We refuse a guide since Alestair and Gab, who had been there recently, had drawn up an adventurous route which was relatively easy to follow. It’s a deal .... We rent mountain bikes and go riding through the countryside and surrounding villages. The track is hilly which for aspiring mountain bikers will remain accessible despite some difficulties such as crossing rivers that are a little too wide. Bernouille and Tchèche unwillingly wash their socks and trainers I in passing, but since it is very hot, this is not a problem. Then we arrive in the small village of Mister Bunlit where his family concocts us a simple but delicious meal. He offers us the Lao aperitif. The children of the village come running and jump on our bikes with our authorization. The village is in turmoil due to our arrival. We have only gone about twenty kilometers and yet we are immersed in another century. After a good nap in the house on stilts of Mister Bunlit, we leave by mountain bike to the neighboring village a few kilometers to arrive in our homestay for the night. This next village is largely populated by the Hmong ethnic group and the immersion in the local environment is total. We shower as best we can in the middle of the village with the Hmong children. We visit the village and settle in our simple rooms, no frills. The mattress is actually a blanket and the bedroom is made of bamboo. It is very basic but our diner in the evening will once again be very tasty. We go to bed early and will be awakened by our cockerel friends in the middle of the night. Shortly after daybreak, we have breakfast with fried rice and an omelet, then set off to visit the village school by bike. We ride in a morning mist to the river and less than an hour later we arrive on the banks where a boat must join us with our large backpacks left at the Nong Khiaw hotel. Punctual as ever the captain arrives with his boat and our bags and carefully loads our 5 mountain bikes after getting us on board. Direction Muang Ngoi Neua 30 minutes by boat. We go up the river and discover this superb village embedded between the limestone peaks. A hike and a climb to the viewpoint will give us another magnificent sunset. We never tire of these. We descend into darkness and use our headlamps to avoid falling on the craggy path. Like every evening, we play a few games of cards before returning to our bungalow for the night. The next day, we have to leave and since there is no road, the boat is the only means of transport to NongKiaw. Bernouille makes a pirouette while going up on the access plank to the boat, which was badly moored and takes a plunge! Fortunately only some wet clothes.

Back in Luang Prabang by minivan, we head to a superb restaurant set in an idyllic setting amidst ponds and water lilies. Bernouille, Tchèche and the farmer buy us a delicious refined meal that we fully appreciate. A big thank you for this superb evening. The next day we set off on a motorbike to explore the Tat Kuang Si waterfall 30 km away. We follow Alestair's advice to get straight to the top of the falls for free. The turquoise waterfalls are splendid and very photogenic and we bathe once again.

Later we visit the craft night market to do some shopping. Then we visit the UXO information center which leaves no one indifferent. This center explains and provides information on what Laos experienced during the Vietnam War. 270 million bombs were dropped on Laos between 1964 and 1973. It should be noted that 80 million have not exploded and many accidents still occur today. A film with testimonies from amputees and disabled children shows the extent of the disaster and informs about the precautions to be taken. We come out of the center oppressed by so much drama. Then we fly to Vientiane for our last day before the departure of our 3 friends. A last little bike ride in the middle of the temples and a goodbye ..... and then we get back to our travel rhythm, just the two of us. Our trip with them was fantastic.

New Year 

Nous repartons, sacs au dos, avec un bus de nuit, direction le Sud: Pakse. Ce bus a la particularité d’avoir des couchettes directement au ras du sol. Il n’y a pas de sièges. C’est extra sauf peut être au niveau de la sécurité. Nous rencontrons d’autres voyageurs, jouons aux cartes puis dormons et 11 h plus tard, nous arrivions à Pakse au lever du jour.

Après un bon petit déjeuner, nous louons un scooter 125cc et partons effectuer une boucle de plusieurs jours sur le plateau des Boloven. Nous traversons des campagnes où les paysans récoltent par tonnes le manioc. Il y a aussi beaucoup de plantations de café. Nous faisons une halte pour acheter quelques bananes à un vieux monsieur sur le bord de la route mais dans l’incompréhension, nous finissons avec un régime entier de bananes au lieu des 4 demandées. On lui en rend la moitié et finalement il nous offre 2 immenses papayes. Au secours, nous sommes en moto, notre sac est chargé à bloc et on ne sait plus où ranger tous ces fruits. Ils feront finalement le bonheur de villageois quelques kilomètres plus loin à qui nous les avons offerts. Puis nous nous arrêtons à Tad Lo pour notre première nuit et première cascade. Le lieu nous enchante et nous y resterons finalement 3 nuits. Grâce à des rencontres et discussions, nous nous dirigeons vers un petit îlot d’à peine 100 mètres carrés qui abrite 6 bungalows dont 2 dans les arbres. L’accès est déjà une aventure avec sa plateforme en bois qu’il faut manœuvrer avec des cordes pour se hisser de l’autre côté de la rive. L’endroit est paisible, le lac qui entoure l’îlot est agréable pour la baignade et il ressort ici un sentiment de quiétude ou zénitude. Nos journées se résument à des baignades et visites de cascades et des discussions diverses avec voyageurs d’un soir ou de longue date. Nous rencontrons Simon & Anna, un couple Allemand avec qui nous battrons les cartes en soirée. Nous admirons aussi les éléphants qui avec plaisir viennent prendre leur bain quotidien en fin de journée. Nous faisons la tournée des nombreuses cascades réparties sur le plateau des Boloven. Puis au retour nous allons au sommet de la colline surplombant la ville de Pakse pour y admirer la vue et le gigantesque bouddha. Nous retrouvons Simon & Anna et partageons le dîner et parties de cartes.

Puis, direction le Sud en 3 h de bus pour atteindre notre dernière étape : les 4ooo îles. Nous venons de passer un mois au Laos sans nous en apercevoir. Le temps s’écoulerait -il autrement ici.? Notre visa expire et nous serons donc dans l’illégalité pendant quelques jours et devront payer l’amende proportionnelle au nombre de jours de retard.

Nous séjournons sur l’île de Don Det au milieu du Mékong. Notre dernière activité au Laos a consisté à se rendre en kayak d'îles en îles pour admirer des chutes d’eaux isolées. Nous avons « kayaké » dans des eaux tumultueuses et les quelques rapides et profonds tourbillons nous ont fait valser en une fraction de seconde. Après avoir retrouvé notre kayak et notre souffle, nous avons pu observer les dauphins du Mékong .

Nous nous sommes bien acclimatés au mode de vie Laotien et sommes prêts à aller découvrir une autre culture: la culture Cambodgienne.


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We leave with our backpacks on a night bus, direction the South: Pakse. This bus has the particularity of having beds rather than seats. It’s great except maybe in terms of security. We meet other travelers, play cards and sleep and 11 hours later we arrive in Pakse at daybreak.

After a good breakfast, we rent a 125cc scooter and go on a multi-day loop on the Boloven plateau. We cross countryside where the farmers harvest cassava by tons. There are also many coffee plantations. We stop to buy a few bananas from an old man by the side of the road but we don't understand and end up with a whole bunch of bananas instead of the 4 requested. We give him back half of it and finally he gives us 2 huge papayas. Help, we are on a motorcycle, our bag is fully loaded and we no longer know where to store all this fruit. They make some villagers happy a few kilometers further down the road, to whom we offered them. Then we stop at Tad Lo for our first night and first waterfall. The place delights us and we will stay for 3 nights. Through meetings and discussions, we head to a small islet of barely 100 square meters which houses 6 bungalows, 2 of which are in the trees. Access is already an adventure, using its wooden raft that you have to maneuver with ropes to hoist yourself over to the other side of the shore. The place is peaceful, the lake which surrounds the islet is pleasant for swimming and there is a feeling of tranquility here. Our days consist of swimming and waterfall visits and various discussions in the evening with long-time travelers. We meet Simon & Anna, a German couple whom we beat at cards in the evening. We also admire the elephants who gladly come to take their daily bath at the end of the day. We tour the many waterfalls spread over the Boloven plateau. Then on the way back we go to the top of the hill overlooking the town of Pakse to admire the view and the gigantic Buddha overlooking the Mekong. We meet Simon & Anna again and share dinner and card games.

Next, head south and in 3 hours by bus reach our last destination in Laos: the 4ooo islands. We have just spent a month in Laos without realizing it. How else could time flow by here? Our visa expires and we will therefore be illegal for a few days and will have to pay the fine proportional to the number of extra days.

Our last activity in Laos is a day kayaking around the islands to see some hidden waterfalls and the Mekong dolphins. Well worth the effort, even though we had a lively time and nearly lost our kayak! Now we’re acclimatized to the Laos way of life, we’re off to discover another culture....


Going south 
4000 islands 
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Publié le 6 février 2020

Nous quittons l’île de DonDet par le bateau de 8 h du matin. Puis 20 mn plus tard, nous arrivons à la gare routière internationale. Celle -ci est en fait un parking désert avec un bureau fermé. Une personne arrive et nous informe que notre minivan partira à 9h30. Ponctuel, notre chauffeur arrive et démarre, fait le plein et nous sommes en route pour la frontière. On the road again!!!! Puis c’est la crevaison en essayant d’éviter d’écraser un veau qui passait par là. En très peu de temps, nous sommes dépannés et nous arrivons à la frontière. Nous payons notre amende dû à notre retard de visa, puis payons notre visa et les frais annexes pour les douaniers corrompus. Le coût réel de 30$ passe à 38$… Nous traversons sans faire de vagues afin de ne pas rater notre prochain bus. Ce dernier arrivera finalement plus de 2 heures plus tard pour nous emmener jusqu’à la première grande ville. La , nous devons changer de bus pour notre destination finale: Kratie. Le Cambodge n’est pas aussi relax que le Laos. Nos chauffeurs conduisent à la « Pérouvienne », la main sur le klaxon , à gauche la plupart du temps et très rapidement. Ils frôlent les scooters ou vélos et les animaux semblent survivre dans leur slalom en traversant la route. Plus loin, nous faisons un petit détour dans un champs car 2 camions ont dû se télescoper dernièrement. Ils sont renversés sur la route avec tout leur chargement de manioc que les enfants ramassent et remettent en sacs. On s’embourbe à notre tour et avec la bonne volonté de chacun, nous redémarrons pour ne plus nous arrêter jusqu’à Kratie. Il fait très chaud, nous trouvons un hôtel avec vue sur le Mékong et nous nous adaptons à notre nouvel environnement. La première étape consiste à changer de l’argent. Nous passons du kip Laotien au riel cambodgien. À notre grande surprise, 2 monnaies sont utilisées ici : le riel et le dolllar US. Le distributeur refuse de nous donner 800 000 riels et fort heureusement car nous apprendrons plus tard que les distributeurs ne donnent que des Dollars US. Et 800 000 dollars n’a pas tout à fait la même valeur que 800 000 riels. Ouf ! On comprend mieux pourquoi la banque nous aurait refuser un tel montant. Pour faire simple, on paie en dollars au Cambodge et on nous rend la monnaie en riels. Il faut s’habituer à jongler.... Le rythme cambodgien est bien différent de celui du Laos. On trouve de tout au marché de Kratie, fruits, légumes, articles et vêtements divers probablement Chinois. Ça crie, ça échange, les cambodgiens sont bruyants. Le Cambodge compte environ 16 millions d’habitants, soit plus de 2 fois plus qu’au Laos. Nous passons du « khop chai » au « orkurn » en langue « khmer » (merci). Sans aucun jugement, les habits des Cambodgiens nous font sourire. Femmes et enfants portent le costume traditionnel qui ressemble de très près à nos pyjamas à l’occidental. C’est coloré avec des motifs divers imprimés. Lors de notre première soirée à Kratie, nous dînons avec un couple de retraités breton qui voyage pendant 3 mois chaque année. Inspirant, non!!!! Nous échangeons des bons tuyaux entre voyageurs d’un soir. Puis, nous louons de nouveau un scooter pour visiter les alentours. Nous longeons le Mékong sur 25 kms et arrivons proche de certains rapides ou un endroit insolite attire notre attention. Le site fait d’immenses paillotes propose des centaines de hamacs ainsi que tapis au sol afin de se prélasser les pieds dans l’eau avec un picnic fait maison ou un repas cuisiné sur place. Les familles s’installent, déjeunent, se baignent avec précaution dans les rapides en se sécurisant par des cordes attachées aux pontons. La musique est à fond et certains se font plaisir avec un karaoké. Observer les familles se divertir dans la bonne humeur est contagieux. Toutefois, nous devons repartir. Nous traversons le Mékong sur un bac pour rentrer de l’autre côté du fleuve. Les petits villages sont plus pauvres de ce côté-ci. Les cambodgiens vivent dans des maisons en bois sur pilotis très similaires. Dans cette région, il y a une petite communauté Musulmane, particulièrement autour de Kampong Cham et temples bouddhistes et mosquées se côtoient tout en harmonie. Nous allons nous promener sur le long pont en bamboo reconstruit chaque année après la saison des pluies. L’endroit est superbe, particulièrement au coucher de soleil. Nous finirons notre soirée dans un restaurant Français et redécouvrons quelques saveurs lointaines presque oubliées. Puis nous partons pour la capitale: Phnom Penh.

Phnom Pen nous paraît être une étape incontournable. Même si se plonger dans une ville rugissante de plus de 2 millions d’habitants n’est pas forcément très attractif, il nous importe de partager l’Histoire du Cambodge et d’être au cœur de son vécu. Installée sur les rives du Mékong, Phnom Penh est une ville développée où riches et pauvres se côtoient au quotidien. Il faut rester vigilant avec ses petites affaires personnelles. Nous découvrons ses berges, son marché de nuit, son marché central et son trafic incessant de voitures , scooters et tuk-tuk. Nous rendons visite à l’institut Français, qui possède une immense bibliothèque bien achalandée. Nous profitons de quelques instants de quiétude au frais sous le climatiseur local tout en avalant quelques lectures Françaises. Nous partons à bicyclette arpenter la ville en ce jour de l’an Chinois. Beaucoup de commerces sont fermés, les familles se réunissent pour des repas familiaux devant leurs portes et le trafic est au ralenti, ce qui est parfait pour mieux circuler à vélo. Puis armés de courage, nous allons visiter le terrible musée S21, musée du génocide Cambodgien. La visite avec audio guides explique et retrace l’histoire de cette prison cachée et le génocide perpétré par les khmers rouges sous le régime de Pol Pot. Phnom Penh a été vidé de toute sa population en à peine 2 jours en ce 17 avril 1975. Presque 3 millions d’habitants ont été envoyés dans les campagnes, trahis par les khmers rouges. Puis la décadence commença avec massacres en masse et tortures. Un quart de la population a été décimé. À la sortie du musée S21, 3 personnes survivantes à cette prison dédicacent leurs livres. Nous sommes émus de les voir ici transmettre leur terrible passé. Nous nous interrogeons sur le ressenti des Cambodgiens de plus de 60 ans aujourd’hui. Ils ne peuvent être que victimes ou bourreaux... Espérons que plus aucun génocide ne se reproduise dans le monde. Utopique? L’avenir nous le dira... Nous finirons notre séjour par un coup d’œil extérieur au Palais Royal où le roi, Norodom Sihamoni séjourne encore aujourd’hui. Le royaume du Cambodge est en effet une monarchie. Puis nous enfourchons de nouveau des vélos et nous frayons un chemin pour aller visiter l’île de la soie au milieu du Mékong à une dizaine de kms. La chaleur est étouffante mais l’île est authentique avec ses pagodes, ses familles de tisserands et ses maisons sur pilotis. Puis nous clôturerons notre séjour à Phnom Penh en dînant avec un couple de jeunes retraités Français en voyage pour 4 mois. Encore des retraités en voyage!!!! Nous passons 3 agréables soirées en leur compagnie. Puis direction le Sud du Cambodge, SihanoukVille et l’île de Koch Rong Saloem.

Après 7 h de bus, nous arrivons à SihanoukVille. On nous avait prévenu: « passez votre chemin, cette ville est inhospitalière. ». On comprendra qu’une fois sur place. Nous traversons une ville qui est un véritable et gigantesque chantier. En arrivant, on a le sentiment que cette ville a été complètement détruite par une catastrophe naturelle et que la ville entière est en reconstruction dans des nuages de poussières. Impressionnant! En fait, ce sont les Chinois qui sont venus investir en masse, avec constructions de casinos dans un plan de défiscalisation favorisant ces investissements. Un autre MACAU? Ou un plan géopolitique Chinois avec un des ports maritimes les plus profonds de l’Asie du SudEst...? Les Cambodgiens sont vénères car plus maître de cette ville qui était si différente il y a seulement 3 ans. On les comprend. Nous sommes chanceux, nous arrivons à sauter dans un bateau juste à temps pour aller directement sur l’île de koh Rong Saloem malgré une cohue désorganisée au port. C’est le week end du nouvel an Chinois et ...il y a beaucoup de Chinois.

Après 30 mn de speed boat, nous arrivons sur la plage de Saracen baie, véritable carte postale avec ses 3 kms de plage de sable blanc, baignée par des eaux turquoises à plus de 30°.Cette île fait partie du golfe de Thaïlande, au sud du Cambodge dans l’océan Indien. Nous sommes émerveillés par la beauté des lieux. Nous allons trouver notre bungalow réservé exceptionnellement sur booking.com compte-tenu du nouvel an Chinois et de l’afflux de touristes Chinois à cette occasion. Complet, c’est la merdouille avec le site qui a mal géré la réservation et le jeune Cambodgien nous dit qu’il est désolé. Le problème est que tous les bungalows sont complets en cette période festive. Beaucoup de jeunes routards doivent dormir sur la plage. Après maintes négociations, il nous trouvera finalement un bungalow basique. Nous y resterons finalement 6 nuits, des vacances en plein voyage.... Les Chinois n’auront pas cette chance puisqu’ils sont appelés à rentrer en Chine au plus vite avec ces problèmes de virus Corona. Le virus est à SihanoukVille et beaucoup portent des masques. D’ailleurs, on nous en offre au port, probablement après m’avoir observé tousser (petite bronchite dû à la clim de Phnom Penh). La chose est prise au sérieux ici du fait des flux de population importants pour le nouvel an. Nous passerons nos journées à lézarder à l’ombre des bars restaurants et nous baignons du lever du jour au coucher de soleil dans des eaux à température constante : 30°. Nous randonnons de plages en plages en traversant la forêt luxuriante d’Est en Ouest. L’île ne fait que 9 kms sur 4 kms. Nous profitons de ces moments de repos pour organiser notre trip au Vietnam, prochain pays à découvrir.

Nous quittons Kho Rong Saloem de bon matin afin de nous rendre à Kampot par le bus de 8 h00. C’est raté, nous sommes obligés de passer 4 heures à Sihanoukville à attendre le prochain bus. Nous en profitons pour photographier cette ville apocalyptique. Le centre et la périphérie sont une déchèterie béante à ciel ouvert couverte de plastiques en tout genre avec des odeurs nauséabondes. Le Cambodge ne semble pas avoir d’infrastructures pour la gestion des déchets et ses sols sont envahis de plastiques du Nord au Sud. Que faire devant tant de pollution? Nous nous sentons tellement démunis. En attendant, nous faisons route vers la petite bourgade de Kampot, réputée pour ses plantations de poivre. Une fois bien installés dans cette petite ville agréable, nous louons de nouveau un scooter pour visiter marais salants et plantations de poivre par des pistes poussiéreuses et parfois ensablées. Nous sommes chaleureusement accueillis dans la plantation bio « Bo Tree » et Chris nous fait visiter et nous explique l’histoire de ce poivre très spécifique de renommée mondiale. Les grands chefs l’utilisent dans leur cuisine et la faible quantité produite ne permet pas une commercialisation massive. La culture du poivre est assez similaire à la vigne, alors bien- sûr, ça nous parle...Tout est fait manuellement, même le tri des grains de plus ou moins de 4 millimètres. Nous testerons différents types de poivres allant du poivre blanc, rouge au poivre noir plus puissant. Un bol de riz accompagne la dégustation et c’est tant mieux. Après ce superbe moment convivial, nous retournons manger de la poussière en scooter puis rentrons à Kampot. Nous visitons la station d’altitude Bokor où nous avons la chance de croiser un calao, immense oiseau tropical et finissons notre séjour à KEP, bourgade réputée pour ses crustacés et particulièrement ses crabes. Le Cambodge ( mis à part les temples d’Angkor que nous avions visités lors d’un précédent séjour il y a quelques années), ne nous a pas fasciné autant que le LAOS. Ce pays communiste se développe rapidement mais brutalement sans aucune considération écologique (destruction massive des forêts, pollution dûe au manque d’éducation et d’infrastructures...). Nous poursuivons notre voyage vers le Vietnam, chargé d’Histoire, et arriverons par le Sud et son delta du Mékong en espérant que le Coronavirus ne nous arrête pas à la frontière.


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the journey started in Don Det, catching the boat at 8am, our van set off at 9:30, then stopped for petrol at the owners home. 4km from the check point our driver braked to avoid a calf and the rear tyre blew out! But not to worry a replacement van came 10mins later. The Laos border crossing looked as though we would get away with a 2$ tax, but then they checked the date.. and we payed the 2x20$ fine. Cambodia was quite simple, pay the agent 38$ get your passport stamped and we were through in 30mins. Then waited in a dusty one donkey hamlet, for one and a half hours for the bus that took green ticket holders!

Then we were on our way to Kratie, Peruvian style, driver on the phone and wrong side of the road, and hand on the horn! Some villages have “no horn” signs, which to my surprise, the driver respects. It just means he doesn’t warn the scooters in front that he’s going to pass within inches of their lives...

Further down the road everything comes to a halt. Two articulated lorries have hit head on and jackknifed across the road. Locals are busy repacking the cassava into sacks. One lorry has burnt out. All traffic has to pass by a ditch on the side, in which our bus gets stuck! All off while the driver maneuvers out of this sticky situation. It’s a clear reminder that roads here are considerably more dangerous than in Laos, essentially due to more traffic and more aggressive driving.

Kratie is a hive of activity when compared to towns in Laos. We walk to the Mekong and feel the tropical heat, fortunately there’s space in the second hotel we try, and it has a room with a view of the river & sunset. Next challenge is to get money.

The ATM refuses all our requests, but then we find out it only delivers US$, so lucky it didn’t accept our request for 800,000 ! We already have dollars, so start looking for some where to exchange before all the shops shut. Quite easy as all the shops accept dollars and give local currency as change.

The Cambodian rhythm is very different from that of Laos. You can find everything at the Kratie market, fruits, vegetables, assorted articles and various clothing, probably Chinese. Voices appear to scream, then exchange, Cambodians are noisy. Cambodia has around 16 million inhabitants, more than twice as many as in Laos. We are moving away from “khop chai”over to “orkurn” in the “Khmer” language (thank you). Some of the clothes of Cambodians make us smile. Women and children wear the traditional costume that closely resembles our western pyjamas with various lively printed patterns. On our first evening at Kratie, we have dinner with a retired couple from Brittany who travel for 3 months each year. Something to consider later!!! We exchange good tips between travellers. The next day we rent a scooter to visit the surroundings. We follow the Mekong for 25 km and arrive near some rapids where an unusual place catches our attention. The site is composed of huge stilted platforms over the river, offering hundreds of hammocks and carpets on the floor. So you can paddle in the water then enjoy a homemade picnic or a meal cooked on site. Families settle in, have lunch, bathe carefully in the rapids, securing themselves with ropes attached to the pontoons. The music is full on and some have fun with karaoke. Watching families have fun is contagious and gets us in mood. However, we must move on. We cross the Mekong on a ferry to reach the other bank of the river. The small villages are poorer on this side. Cambodians live in wooden houses on stilts. The road is a basic dirt track with very ramshackle bridges, even visiting Cambodians check the structure before attempting to cross with their car!

In this region, there is a small Muslim community, particularly around Kampong Cham and Buddhist temples and mosques rub shoulders in harmony. We take a walk on the long bamboo bridge, which is rebuilt every year after the rainy season. The location is superb, especially at sunset. We spend our evening in a French restaurant and rediscover some almost forgotten distant flavours. Ext stop the capital: Phnom Penh.

Phnom Pen seems to us to be an essential step. Even if diving into a roaring city of more than 1.4 million inhabitants is not necessarily very attractive, it is important for us to understand the history of Cambodia and to be at the heart of its experience. Located on the banks of the Mekong, Phnom Penh is a developed city where the rich and the poor rub shoulders on a daily basis. We must remain vigilant with our personal belongings, as we check into our hotel another guest appears and tells the staff he has just had his neck chain snatched by men on a scooter!

We discover the riverside walk ways, the night market, central market and its incessant traffic of cars, scooters and tuk-tuks. We visit the French Institute, which has an impressive, well-stocked library. We take advantage of a few moments of tranquility and the local air conditioner while delving in to some French books. We take a bicycle to explore the city on this Chinese New Year's Day. Many businesses are closed, families gather for traditional meals outside their front doors. The traffic is slow, which is perfect for us as we cycle around. Then armed with courage, we will visit the terrible S21 museum, which documents the Cambodian genocide. The audio guide tour explains and traces the history of this hidden prison and the genocide perpetrated by the Khmer Rouge during the Pol Pot regime. Phnom Penh was emptied of its entire population in just 2 days on April 17, 1975. Almost 3 million people were sent to the countryside, to labour in the rice fields by the Khmer Rouge. Then the genocide began with mass torture followed by execution. A quarter of the population, estimated at 1.7M was decimated in just over four years. At the exit of the S21 museum, 3 survivors of this prison sign their books. We are moved to see them here, committed to transmitting their terrible past. We wonder about the feelings of Cambodians who are over 60 years old today. They can only be victims or executioners ... We can hope the lesson has been learned, and not all countries will stand by while genocide is happening again in the world. Such as the case in Myramar. The future will tell ... We aim to end our stay with a visit to the Royal Palace where the king still lives today. The kingdom of Cambodia is ruled by a monarchy. But our timing is off and the price seems a bit high. So we cycle to « silk island » using bridges and a ferry. It’s only about 15 km from the city center but feels as though we are back in the country side. Wooden stilted houses, farms and dusty temples. Just next door to Diamond island the new playground of the nouveau rich.

After the heat dust and bustle it’s great to shower and jump in the pool in our secluded garden at the hotel. Then we end our stay in Phnom Penh by dinner with a couple of young French retirees traveling for 4 months. Still retired people traveling !!!! We spend 3 pleasant evenings with them. Then direction South Cambodia, SihanoukVille and the island of Koch Rong Saloem. After 7 hours by bus, we arrive at SihanoukVille. We were warned: “Keep away, this city is inhospitable". We will fully understand that once there. We cross a city which is one gigantic building site. Upon arriving, one has the feeling that this city has been completely destroyed by a natural disaster and that the entire city is being rebuilt, shrouded in clouds of dust. Impressive! In fact, it is the Chinese who came to invest en masse, with the construction of casinos in a tax exemption plan favoring these investments. Another MACAU? Cambodians are dubious because they have lost control of this city which was so different only 3 years ago. We are lucky, we manage to jump into a boat just in time to go directly to the island of Koh Rong Saloem, despite a disorganized rush at the port. It's Chinese New Year weekend and ... there are a lot of Chinese.

After 30 minutes in a speed boat, we arrive at Saracen bay, a real postcard setting with its 3 kms of white sand beach, bathed by turquoise waters at 30°C. This island is part of the Gulf of Thailand, in southern Cambodia in the Indian Ocean. We are amazed by the beauty of the place. We arrive to find that our bungalow is not available! We had booked exceptionally on booking.com, given it is the Chinese New Year and the influx of Chinese tourists on this occasion. The shitty site mismanaged the reservation, the young Cambodian tells us that he is sorry. The problem is that all the accommodation is full during this festive period. Many young backpackers have to sleep on the beach. After an arduous negotiation, he will finally find us a basic bungalow. We finally stay there for 6 nights, a vacation in from traveling.... The Chinese will not have this chance since they are called to return home to China as soon as possible because of the Corona virus. The virus is in SihanoukVille and many people are wearing masks. A couple offered us some at the port, probably after watching me cough (small bronchitis due to Phnom Penh air conditioning). This is taken seriously here due to the large population flows for the New Year.

We will spend our days lazing in the shade of the restaurant bars and we bathe from sunrise to sunset in this ideal setting. We use the time to organize our trip to Vietnam, the next country for us to discover

We leave Kho Rong Saloem early in the morning to go to Kampot on the 8:00am bus. We failed, we have to spend 4 hours in Sihanoukville waiting for the next bus. We take this opportunity to photograph this apocalyptic city. The center and periphery are a gaping open recycling pit covered with plastics of all kinds and foul smelling sewers. Cambodia does not seem to have infrastructure for waste management and its soils are over-run with plastic from north to south. What can be done in the face of so much pollution? We feel so helpless.

In the meantime, we are on our way to the small village of Kampot, known for its pepper plantations. Once settled in this pleasant little town, we rent a scooter once again to visit salt marshes and pepper plantations by dusty and sometimes sandy tracks. We are warmly welcomed in the organic plantation "Bo Tree" and Chris shows us around and explains the story of this very specific world famous pepper. The great chefs use it in their cooking and the small quantity produced does not allow for mass marketing. The cultivation of pepper is quite similar to the vine, so of course that feels relevant to us ... Everything is done manually, even the sorting of grains of more or less than 4 millimeters. We will test different types of peppers ranging from white, red pepper to more powerful black pepper. A bowl of rice accompanies the tasting and that's great. After this superb convivial moment, we return to eat dust on a scooter and then return to Kampot. We visit the Bokor altitude station where we are lucky enough to come across a hornbill, a huge tropical bird, and end our stay at KEP, a town renowned for its crustaceans and particularly its crabs. Cambodia (apart from the temples of Angkor which we visited on a previous visit a few years ago), did not impress us as much as LAOS. This communist country is developing quickly but brutally without any ecological consideration (massive destruction of forests, pollution due to lack of education and infrastructure ...). We are continuing our journey to Vietnam, steeped in history, and will arrive via the South and its Mekong Delta, hoping that the Coronavirus lock down does not stop us at the border.


Road safety 
Kratie to Phnom Penh
Koh Rong Sanloem 
Kampot 
Bokor to Kep 
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Contrairement à ce que nous pensions, le passage de la frontière entre Cambodge et Vietnam s’est déroulé à la perfection. Nous sommes entrés par une autre frontière que celle listée sur notre visa acheté préalablement et ça n’ a posé aucun souci. De plus, les contrôles renforcés à la frontière relatifs au Corona virus n’ont consisté qu’en la prise de température, scanner thermique et le remplissage d’un questionnaire médical. Par sécurité, nous portons le masque et je coche que je n’ai pas toussé ces derniers 15 jours car le moindre symptôme peut vite me faire mettre en quarantaine. Ma bronchite est en voie de guérison et c’est tant mieux. Le Vietnam a fermé toutes les écoles en mesure de précaution et suit de très près l’évolution du Corona virus qui s’est développé dernièrement. Toute personne qui est allée en Chine ces 15 derniers jours est interdite d’entrée sur le territoire Vietnamien. Nous rencontrons des voyageurs qui galèrent et qui sont coincés entre 2 pays. Espérons qu’une solution soit trouvée rapidement. Le Vietnam, pays communiste de presque 100 millions d’habitants contraste avec le Cambodge et le Laos. C’est un pays qui revient de loin et qui a su renaître de ses cendres après les différents conflits et bien-sûr après la guerre contre les Américains. Le Vietnam vit dans une espèce d’impatience à vouloir rattraper le temps perdu. Les vélos sont en grande partie remplacés par les scooters, les cyclos-pousse sont fréquemment électriques et la foule est omniprésente. Nous passons notre première soirée à Châu doc et nous familiarisons avec les formules de politesse et la nouvelle monnaie. Nous sommes de nouveau millionnaires en retirant 3 millions de dôngs ( 110 €)... puis nous nous dirigeons dans la région du delta du Mékong à Can Thô. Cette région est aussi le grenier à riz du Vietnam. La propriétaire de notre guesthouse est un personnage qui affiche beaucoup de caractère. Elle nous convainc d’acheter une excursion pour aller visiter le marché flottant et une entreprise familiale de fabrication de nouilles. Nous cédons !! Lever à 4 h30, nous embarquons dès 5h00 dans une petite barque et slalomons sur un bras du Mékong entre les détritus flottants en plastique ou polystyrène. La barque se faufile mais son moteur propulsé par une hélice cale puis stoppe à plusieurs reprises. L’hélice est recouverte et enveloppée de plastiques. Armé d’un long couteau, notre conductrice résignée se débarrasse du plastique enroulé ......et... le rejette à l’eau. Désespérant! Nous arrivons au lever du jour au marché des fruits et légumes. Chaque bateau pend des fruits ou légumes à une perche pour informer les clients des produits en vente. D’autres bateaux arrivent afin de vendre boissons et soupes de pâtes en guise de petit déjeuner. L’ambiance est décontractée. Les échanges se font d’un bateau à l’autre dans une bonne ambiance. Nous poursuivons notre ballade fluviale sur un petit canal recouvert d’une dense végétation après une pause petit déjeuner « soupe de nouillles » à bord de notre barque. Nous visitons une fabrique de nouilles locale et participons à la tâche. De retour à l’hôtel, Miss HA, m’emmène en scooter afin de nous montrer l’arrêt de bus pour notre prochaine destination. Elle se faufile à toute vitesse entre les milliers de scooters, faisant abstraction des stops et feux rouges et circulant à contre sens afin d’arriver plus rapidement. Je serre les fesses, rentre les genoux et même les orteils car sa trajectoire est millimétrée jusqu’au bout de son allée. C’est chaud, très chaud....tout comme la température extérieure. Nous avons également dû utiliser les motos taxi avec nos gros sacs à dos, une expérience intéressante....Nous dégustons quelques spécialités vendues dans des stands de fortune autour d’une place centrale. Puis partons pour Ann Binh, au cœur du delta du Mekong, inondé de multiples arbres fruitiers. La végétation est dense, Ann Binh est un labyrinthe aquatique traversé par d’innombrables arroyos et composé d’allées étroites ombragées qui mènent toutes quelque part mais où.,? Nous nous y égarerons plus d’une fois avec nos bicyclettes. Même maps.me nous est d’aucune utilité. Nous logeons dans un homestay et Khoa nous accueille chaleureusement. Nous dormirons finalement dans la chambre de ses parents car il n’a pas fait la mise à jour avec booking et sa maison est complète. L’endroit est paisible et charmant malgré un python enfermé dans une cage cadenassée. Notre dîner sera un véritable festin préparé par sa femme. Seul bémol, beaucoup de moustiques qui viennent nous embêter. Nous pédalons le long des arroyos en admirant la nature environnante. Après un bref passage à Cai Be, nous partons pour Ho Chi Minh, mégapole bouillonnante de 10 millions d’habitants ...et 8 millions de scooters parait-t-il! Ho Chi Minh s’appelait Saigon avant 1975 mais il semble que les 2 noms soient à ce jour couramment utilisés. Ici, traverser les larges avenues relève de l’exploit et nous sommes contents d’y être parvenus après chaque tentative. La foule, le bruit et la chaleur étouffante nous oppresse. Heureusement nous ne sommes que de passage et à peine 2 jours dans cette ville contrastée entre buildings neufs et vieux quartiers aux allées étroites seront pleinement suffisants. Nous logeons dans le quartier des routards et l’ambiance est à la fête avec les enceintes qui crachent les décibels à nous rendre sourd. Nous découvrons l’empreinte des Français laissée avec quelques influentes bâtisses coloniales. Nous visitons la cathédrale Notre dame, la poste centrale, le marché central, le palais de la réunification, le musée des beaux arts et ses maigres collections et bien sûr le musée des vestiges de la guerre. Ce musée retrace l´histoire de la guerre du Vietnam contre les Américains avec des expos photos difficiles à regarder. Le Vietnam souffre encore aujourd’hui des bombes enterrées non désamorcées et de ce défoliant « agent orange » qui entraîne encore des malformations sur les générations actuelles. Puis nous continuons notre chemin vers le centre du pays avec un stop à Mui Né, au bord de la mer.

Nous visitons les stations balnéaires de Mui Né et Nha Trang afin de fractionner notre itinéraire avant d’arriver à Hoi An. Mui Nè est réputé pour ses plages, son village de pêcheurs aux bateaux tout ronds et pour ses dunes rouges et Nha Trang pour son accès à de nombreuses îles. Ces 2 villes sont assaillies de touristes Russes et Chinois, c’est la destination phare des familles pour une semaine de vacances style la côte d’Azur en été. Comme il n’y a plus de Chinois en voyage (corona virus) , les hôtels sont à moitié vides et sont bradés à des prix défiants toute concurrence. Nous nous permettons donc de surclasser notre niveau d’hébergement . Très appréciable,!. Ces stations balnéaires sont agréables mais nous ne trouvons pas ici l’authenticité du Vietnam avec sa culture et ses traditions. Le virus Corona fait toute l’actualité actuellement. Le Vietnam a prolongé la fermeture des écoles jusqu’au 1er mars et une ville de 10 000 habitants à été mise en quarantaine à seulement 35 kms de la capitale d’Hanoi, notre prochaine étape. Nous espérons passer à travers les mailles du filet et poursuivre l’itinéraire de notre feuille de route. Notre appréhension est de nous retrouver coincés en quarantaine quelque part. A suivre! Nous restons optimistes. Nous quittons la côte en bus de nuit qui en 12 h nous emmènera à a Hoi An, véritable petit bijou classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec sa splendide architecture en bois. On peut y admirer des centaines d’édifices de caractère dont de magnifiques demeures commerciales meublées à l’ancienne et encore habitées par les familles. La ville est éclairée de milliers de lampions et les bateaux sont décorés de lampions colorés qui se reflètent tels un miroir sur les eaux de la rivière qui traverse la ville. Les ponts qui enjambent canaux et rivière sont tout aussi beaux. Vous l’aurez compris, nous sommes séduits par tant de beauté. En période de mousson, Hoi An a un tout autre visage puisque les eaux peuvent monter jusqu’à 2 mètres de haut et chaque année, la ville est inondée. Tous les meubles sont alors montés à l’étage par une trappe et un système de poulie. Et les maisons résistent. Nous arpentons les rues à pied et à vélo. Nous visitons aussi plusieurs galeries photos dont la galerie musée du photographe Français Réhahn Croquevieille, photographe reconnu mondialement. Pour les amateurs de photos sur le Vietnam, aller consulter son site. Sa particularité est de photographier les différentes ethnies peuplant le Vietnam qui seraient au nombre de 54. Nous avons la chance de le rencontrer et de bénéficier de sa disponibilité. Il nous invite dans une demeure adjacente au musée et nous conte de multiples histoires sur les rencontres et aventures occasionnées lors de ses voyages au centre et au nord du Vietnam. Chaque photo a son histoire et chaque photo est une rencontre. C’est un passionné absolument passionnant. Nous le laissons à ses occupations et ressortons fascinés par ces échanges. Le lendemain, journée sportive..... Non seulement Hoi An est superbe mais ses plages et sa campagne environnante sont tout aussi intéressantes. Nous prenons une guide et partons pour une aventure VTT de 50 kms à travers bois et rizières. Nous partageons l’aventure avec Hélena, de nationalité canadienne. Le parcours est sublime, le rythme est donné par Tuyen notre guide sympathique. Nous traversons rizières et saluons les Vietnamiens en pleine besogne. Malgré la chaleur, ils sont couverts de la tête aux pieds afin de se protéger du soleil et de garder une peau claire. Les chemins sont étroits et parfois impraticables. Nous devons traverser pieds nus quelques entraves boueuses et inondées sous le regard des buffles amusés. Le paysage est inondé de centaines de tombes disséminées dans les bois et rizières. Au Vietnam, les ancêtres sont enterrés sur leurs terres et vénérés avant tout autre Dieu, quelque soit la religion. Nous sommes impressionnés par la multitude de tombes. Nous sommes chanceux car il fait beau et pouvons même profiter de la plage. Plus nous montons vers le Nord plus les températures descendent et plus le ciel s’assombrit. Nous passons de 35° à 22° et c’est fort appréciable. Nous traversons quelques averses éparses et redécouvrons la pluie et les nuages grisâtres. Bon, c’est pas l’Angleterre non plus........hein Adin!!!! Nous fêtons l’anniversaire d’Adin avec quelques gâteaux et en cadeau une chemise typique vietnamienne. Adin à la banane.....(voir photo). En ce 21 février journée d’anniversaire , nous partons pour Hué en bus et Adin se voit attribuer le siège 21.... c’est un signe! Quelques heures plus tard, nous arrivons dans cette ville classée elle aussi au patrimoine mondial de l’UNESCO . Hué est réputé pour sa vie culturelle et possède une citadelle unique inspirée par la Cité interdite et de fastueux tombeaux royaux disséminés dans la campagne toute proche. Les empereurs de la dynastie Nguyen étaient attachés à ce lieu unique. Beaucoup d’habitants affirment avoir du sang royal et appartenir à la famille royale. Et pour cause.... Les empereurs avaient des concubines et si Gia Long et Thiet Tri n’ont eu respectivement que 31 et 64 enfants, notre ami l’empereur Minh Mang en aurait eu 142. Ce qui explique que des générations plus tard, nombre d’habitants peuvent clamer leur appartenance à la famille royale. La citadelle est une ville dans la ville. Même si une grande partie des bâtisses ont été bombardées pendant la guerre, celles qui ont échappé aux bombardements nous permettent d’imaginer l’ampleur de la cité et la vie quotidienne qui s’y déroulait. Le site reste impressionnant, tout comme les tombeaux royaux gigantesques éparpillés dans la nature. Nous les visiterons lors d’une belle ballade en moto. Puis, pour la première fois en Asie lors de ce voyage, nous prenons le train de nuit avec couchettes pour nous rendre à Ninh Binh (12 h), départ pour la baie d’Halong terrestre. A peine arrivés, nous sautons sur une moto pour découvrir ce site composé d’une plaine rizicole plantée d’une forêt de pains rocheux et d’innombrables grottes traversées par des rivières. On y découvre de superbes paysages avec pitons calcaires aux formes découpées où temples et pagodes témoignent de l’histoire Vietnamienne. La gigantesque pagode de Bai Dinh, restaurée récemment, est spectaculaire. Nous visitons les grottes de Trang An lors d’une agréable ballade en bateau et montons au point de vue « Hang Mua » pour y admirer la vue absolument splendide. Nous contemplons ... et oublions les 500 marches raides que nous venons de gravir pour y accéder. Nous poursuivons notre ballade à moto à travers les rizières puis quittons cet endroit magique et reposant pour la trépignante ville et capitale d’Hanoi. Le contraste est énorme mais nous nous adaptons vite à notre nouvel environnement. Hanoi nous surprend agréablement car est restée authentiquement Vietnamiennne malgré une histoire imposée de l’extérieur par la force. La Chine et la France ont apporté leur contribution au caractère de la ville et le vieux Hanoï est très animé, mystérieux et charmant. Le quartier des 36 corporations ou 36 métiers est un secteur à l’urbanisme touffu et désorganisé qui contraste avec les avenues rectilignes du reste de la ville. La voie ferrée traverse certains quartiers où toute une ribambelle de cafés restaurants sont installés le long et regarder passer les 7 trains quotidiens sont une animation phare. Attention, côté sécurité, des gardes crient lorsque le train arrive et il faut vite évacuer la voie ferrée qui est à environ 1 mètre des tables et chaises. Sortez vous de devant..et vite....C’est une véritable attraction touristique. La ville a beaucoup à offrir avec ses différents sites et musées à visiter. Nous passerons presque une journée à régler de l’administratif. Nous achetons nos billets de train pour continuer notre chemin vers le Nord, achetons nos visas à l’ambassade du Laos pour retourner au Laos et choisissons notre croisière pour aller visiter la baie d’Halong. Puis, le lendemain nous partons pour la baie non pas d’Halong mais la baie de Lan Ha. Celle-ci est en fait sa petite sœur située dans la baie voisine et l’accès se fait par l’île de Catba. Cette baie a le privilège d’être bien moins touristique car les gros bateaux ne peuvent y accéder. Notre choix se révélera être le bon choix. Nous sommes comblés et avons eu de la chance sur toute la ligne: le temps supposé être médiocre se révélera être grandiose et nous pouvons même nager et nous baigner en ce lieu magique avant de faire une rando kayak à travers les maisons flottantes. La seule chambre avec balcon nous a été attribuée et nos autres 12 compagnons de voyage ont dû se contenter de chambres basiques sur ce bateau classique. Corona virus oblige, la baie est presque déserte et nous n’y croiserons que quelques bateaux luxueux. La nourriture était abondante et excellente et l’ensemble de la prestation a dépassé de loin nos attentes. Contempler le coucher et lever de soleil et dormir en plein cœur de ces immensités nous fait prendre conscience de notre immense bonheur que nous essayons de partager. L’endroit est magique, paisible et grandiose. Sur le pont, nous nous parlons tous en chuchotant de peur d’effrayer ...les poissons peut être. Quel spectacle! Nous regrettons presque de ne pas y avoir séjourné une nuit supplémentaire. Mais le Nord et ses treks nous appellent et nous retournons à Hanoï afin de poursuivre notre chemin. Après une nuit sur le bateau, nous repartirons de nouveau en train de nuit jusqu’à Lao Cai, tout au nord du Vietnam. 3 semaines se sont déjà écoulées depuis notre arrivée au Vietnam.


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Contrary to what we expected, the crossing of the border between Cambodia and Vietnam went perfectly. We entered through a different border than the one listed on our previously purchased visa and encountered no problems. In addition, the reinforced border controls relating to the Corona virus consisted only of taking our temperature and filling out a medical questionnaire. To be on the safe side we wear the face masks and we tick the box that We have not coughed in the past 15 days, because the slightest symptom can quickly put us in quarantine. Babette’s bronchitis is on the mend and should be clear by next week. Vietnam has closed all schools and is closely monitoring the development of the Corona virus which has recently developed new cases around the world. Anyone who has been to China in the past 15 days is prohibited from entering Vietnamese territory. We meet travelers who are struggling and who are stuck between 2 countries. Hopefully a solution will be found soon. Vietnam, a communist country of almost 100 million people, contrasts with Cambodia and Laos. It’s a country that has come a long way and that has risen from the ashes after the various conflicts and of course after the war with the Americans. Vietnam lives in a kind of turmoil rushing ahead to make up for lost time. Bikes are largely replaced by scooters and the crowd is omnipresent. We spend our first evening at Châu doc ​​and familiarize ourselves with the polite manners and the new currency. We are again millionaires by withdrawing 3 million dong (110 €) ... then we head to the region of the Mekong Delta in Can Thô. This region is also the Rice barn of Vietnam. The owner of our guesthouse is a character who displays a lot of character. She convinces us to buy an excursion to visit the floating market and a family-run noodle manufacturing business. We give in !! Get up at 4.30 am, and embark at 5.00 am in a small boat and slalom on a branch of the Mekong between floating plastic and polystyrene litter. The boat dodges the larger clumps but its engine stalls when too much plastic wraps around the propeller and shaft several times. Armed with a knife, our resigned captain gets rid of the coiled plastic ...... and ... throws it back into the water. Hopeless! We arrive at daybreak at the fruit and vegetable market. Each boat hangs fruit or vegetables from a pole to inform customers of the products being sold. Other boats are coming in to sell pasta and soup for breakfast. The atmosphere is relaxed. The exchanges are made from one boat to another in a cheerful atmosphere. We continue our river trip on a small canal covered with dense vegetation, after a "noodle soup" breakfast aboard our boat. Then visit a local noodle factory and participate in the task. Hygiene is not their main concern. Back at the hotel, Miss HA, takes Babette on a scooter to show us the bus stop for our next destination. She squeezes through the thousands of scooters at top speed, ignoring stop signes and red lights and traveling against the traffic to arrive faster. It’s a bum clenching expérience by all accounts. It's hot, very hot .... everywhere. We also had to use taxi motorcycles with our large backpacks, an interesting experience ..... We taste some specialties sold in makeshift stands around a central square. Then leave for Ann Binh, in the heart of the Mekong Delta, covered orchards. The vegetation is dense, Ann Binh is an aquatic labyrinth crossed by countless canals and small channels and composed of narrow shaded paths which all lead somewhere but where.,? We get lost on more than one occasion on our bicycles. Even maps.me is of no use to us. We stay in a homestay and Khoa warmly welcomes us. It explains his place is fully booked! Finally we sleep in his parents' room because he did not update with booking.com. The place is peaceful and charming despite a large python locked in a cage in the courtyard. Our dinner was a real feast prepared by his wife. Only downside, all the mosquitoes who come to annoy us. We pedal along the canals while admiring the surrounding nature.

After a short visit to Cai Be whose floating market has almost ceased to exist, we leave for Ho Chi Minh, a bustling megalopolis of 10 million inhabitants ... and apparently 8 million scooters! Ho Chi Minh was called Saigon before 1975 but it seems that the 2 names are currently in common use. Crossing the wide avenues here is a real achievement and we are glad we made it after each attempt. The crowd, noise and stifling heat overwhelm us. Fortunately we are only passing through and spend barely 2 days in this city which is contrasted between new buildings and old quarters with narrow alleys. We lodge in the backpacker / party district and the atmosphere is festive with speakers which blast out the decibels from each and every bar. We discover the legacy of the French with some colonial buildings which are still in use, and visit Notre Dame Cathedral, whose roof is being successfully replaced. Then the central post office, the central market, the reunification palace, the museum of fine arts and its meager collections and of course the war vestiges museum. This one retraces the history of the Vietnam War against the Americans through photo exhibitions that are hard to view. Vietnam still suffers today from unexploded bombs and the defoliant "Agent Orange" which still causes malformations on present generations. Then we continue our way towards the center of the country with a stop at Mui Né, by the seaside a few hours north.

We visit the seaside resorts of Mui Né and Nha Trang in order to split our itinerary before arriving in Hoi An. Mui Nè is renowned for its beaches, its fishing village with round boats and its red sand dunes and Nha Trang for its access to many islands. These 2 cities are normally beset by Russian and Chinese tourists. It is the flagship destination for families for a week-long holiday in the French Riviera in summer. As there are no more Chinese travelers (corona virus), the hotels are half empty and are sold at unbeatable prices. So we allow ourselves to upgrade our level of accommodation. Lovely! These seaside resorts are nice but not our cup of tea, they are missing the authenticity of Vietnam and its culture and traditions. The Corona virus is all the news right now. Vietnam has extended school closures until March 1 and a city of 10,000 residents has been quarantined just 35 km from the capital of Hanoi, our next stop. We hope to slip through the cracks and continue on the route of our roadmap. Our apprehension is to find ourselves stuck in quarantine zone somewhere. Watch this space but we remain optimistic.

We leave the coast by night bus which in 12 hours will take us to Hoi An, a real gem classified as a UNESCO World Heritage Site with its splendid wooden architecture. You can admire hundreds of characteristic buildings, including magnificent old-fashioned commercial houses still inhabited by families. The city is lit by thousands of lanterns and the boats are also decorated, which are reflected like a mirror on the waters of the river that crosses the city. The bridges spanning the canals and the river are just as beautiful. You can see, we are seduced by this charming town. In monsoon season, Hoi An has a completely different face since the waters can rise by up to 2 meters and every year the city is flooded. All the furniture is then moved upstairs through hatches and pulley systems. The ironwood houses resist. We walk the streets on foot and by bike. We also visited several photo galleries, including the museum gallery of French photographer Réhahn Croquevieille, internationally renowned photographer. For photo enthusiasts on Vietnam, go to his website. His speciality is to photograph the different ethnic groups populating Vietnam which would number 56, and build a museum with their traditional costumes. We are fortunate to meet him and benefit from his availability. He invites us into a house adjacent to the museum and tells us many stories about the encounters and adventures during his travels in central and northern Vietnam. Each photo has its story and each photo is an encounter. He is an absolutely fascinating enthusiast. We leave him to his occupations and come out fascinated by these exchanges. The next day is sporty ..... Not only is Hoi An superb, but its beaches and surrounding countryside are just as interesting. We take a guide and leave for a 50 km mountain bike adventure through woods and rice fields. We share the adventure with Hélena, a Canadian. The ride is sublime, the pace is given by Tuyen our friendly guide. We cross rice fields and greet the Vietnamese in the middle of their jobs. The paths are narrow and sometimes impassable. We have to cross bare foot some muddy and flooded sections under the gaze of the amused buffaloes. The landscape is covered with hundreds of tombs scattered in the woods and rice fields. Our guide explains that the peasants & families can buirrey their dead any where, but cemeteries must be paid for. In Vietnam, the ancestors are buried on their lands and venerated be fore any other God, whatever the religion. We are impressed by the multitude of graves which give us the image of a war from not so long ago.

We are lucky because the weather is good and we can even enjoy the beach. The further north we go, the lower the temperatures, the darker the sky. We go from 35 ° to 22 ° and it is very appreciable. We cross a few scattered showers and rediscover the rain and the grayish clouds. Well, it's not England either!!! We’re celebrating my birthday with a few cakes and a fun Vietnamese shirt as a gift (see photo). It’s February 21st and we are leaving for Hue by bus and I’m assigned seat 21 .... is that's a sign! A few hours later, we arrive in this city, also listed as a UNESCO World Heritage Site. Hue is renowned for its cultural life and has a unique citadel inspired by the Forbidden City and sumptuous royal tombs scattered throughout the nearby countryside. The Nguyen dynasty emperors lived in this unique place. Many locals claim to have royal blood and for good reason ... The emperors had concubines and if Gia Long and Thiet Tri only had 31 and 64 children respectively, the emperor Minh Mang had 142. Which explains that generations later , many inhabitants can claim their membership of the royal family. The citadel is a city within the city. Even if a large part of the buildings were bombed during the war, those which escaped the bombardments or have been restored, allowing us to imagine the extent of the city and the daily life which took place there. The site remains impressive just like the gigantic royal tombs scattered in nature. Which we visit on a nice motorcycle ride. Then, for the first time during this trip in Asia, we take the night train with bunk beds to get to Ninh Binh, 12 noon departure. As soon as we arrive, we jump on a motorbike to discover this site made up of a rice paddies at the base of rocky pinnacles and countless caves crossed by rivers. We discover these superb landscapes interspersed with temples and pagodas bearing witness to Vietnamese history. The gigantic Bai Dinh pagoda, which was recently restored, is spectacular, and possibly the largest Buddhist temple in South East Asia. We visit the Trang An caves on a pleasant boat ride and climb up to the Hang Mua viewpoint to admire the absolutely splendid panoramic view. We contemplate ... and manage to forget the 500 steep steps that we have just climbed to access it. We continue our motorcycle ride through the rice paddies and then leave this magical and relaxing place for the hectic capital, Hanoi. The contrast is enormous, but we quickly adapt to our new environment.

Hanoi pleasantly surprises us because it has remained authentically Vietnamese despite a history imposed from outside by force. China and France have both left their mark on the character of the city. Old Hanoi is very lively, mysterious and charming. The district of 36 corporations or 36 trades is a sector with dense and disorganized urbanism which contrasts with the straight avenues of the rest of the city. The railway crosses certain districts where a whole string of cafes restaurants are installed along the tracks, watching the 7 daily trains pass by is the key attraction. Be careful, for security each bar owner becomes a guard with a whistle when the train arrives ensuring you quickly evacuate the railway which is about 1 meter from the tables and chairs! .... The city has a lot to offer with its various sites and museums to visit. We spend almost a day fixing our paperwork. We buy our train tickets to continue our journey north, buy our visas at the Laos Embassy and choose our cruise to visit Halong Bay Islands.

The next day we leave for Lan Ha Bay. This is actually its little sister of Halong Bay, located in the neighboring bay and accessed via Cat Ba Island. This bay has the privilege of being much less touristy because large boats cannot access it. Our choice will prove to be a good one. We are very fortunate: the weather which is supposed to be mediocre, turns out to be splendid sunshine and we can even swim and bathe in this magical place before going on a kayak tour through the floating houses. The only room with balcony was allocated to us while our other 12 traveling companions had to settle for basic rooms on this simple boat. Due to the Corona virus, the bay is almost deserted and we will only meet a few luxurious boats. The food was plentiful and excellent and the whole service far exceeded our expectations. Contemplating the sunset and sunrise and sleeping in the heart of this beautiful sea & landscape, makes feel extremely fortunate and happy. The place is magical and peaceful. On deck, we all talk to each other in whispers to avoid breaking the spell. We almost regret not having stayed an extra night. But the North and its treks are calling us and we return to Hanoi to continue our journey. After a night on the boat, we will set off again by night train.

Lao Cai here we come, in the very north of Vietnam.

Mékong delta 
Saigon & the south 
Hoi An & Hué 
Ningh Bingh 
Hanoï & Lan Ha Bay 
Old Hanoi 
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Après une nuit saccadée dans le train au départ de Hanoï, nous arrivons de bon matin à Lao Cai à 2 kms de la frontière Chinoise. Nous attendons le lever du jour pour louer une 125 cm3, C’est le parcours du combattant pour arriver à trouver une moto en bon état de marche avec freins et phares. Notre exigence s’explique car nous partons sur les routes montagneuses et nous voulons assurer pleinement notre sécurité. C’est parti pour le village de Bac Hâ à 70 kms, village réputé pour son marché du dimanche où les minorités ethniques descendent des montagnes pour commercer. L’endroit est magnifique et photogénique et il y règne une ambiance agréable et détendue. Les femmes semblent prendre plaisir à vendre ou à acheter des produits dans leurs plus beaux habits. Les jeunes enfants se mêlent joyeusement aux affaires commerciales de leurs mamans, sœurs ou grand-mères. Les tenues vestimentaires sont superbes, colorées et différentes selon l’ethnie à laquelle chacun appartient. Ces ethnies minoritaires au nombre de 54 représenteraient encore aujourd’hui 13% de la population Vietnamienne. Chacune a son histoire propre, que ce soit les Hmong, les Dzao, les Giáy ou les Tày....Le soleil est au RDV et rend le marché encore plus vivant et coloré. Peu d’hommes accompagnent leurs femmes. Nous visitons d’autres villages environnants en montagne et admirons les cultures en terrasse en observant les gens travailler. Puis, nous repartons vers notre point de départ pour sauter dans un bus à destination de Sapa. Nous sommes chanceux, la météo est clémente malgré une brume envoûtant les cimes des montagnes. Sapa est un site exceptionnel, cité perchée à 1650 m d’altitude au cœur d’un magnifique cirque de montagnes sculptées par une multitudes de rizières en terrasse et habitées par les minorités ethniques. Sapa est normalement très touristique mais compte-tenu du virus Corona, la cité tourne au ralenti. Nous découvrons les alentours en moto puis nous nous accordons 2 jours de randonnée dans ces magnifiques espaces verdoyants. Le 1er jour en compagnie de Thierry et Patricia, couple de Corse rencontré préalablement à Bac Hà. Le 2ème, seuls avec notre appli maps.me. Nous nous sommes perdus dans les rizières et nous sommes embourbés, ce qui nous a permis de tester la solidité et l’étanchéité de nos chaussures de marche Gore-tex. Nous avons également eu plaisir à taper la belote 3 soirs consécutifs avec nos amis habitant en Corse. Puis nous avons continué notre route en bus jusqu’à Diên Biên Phû (8 h) , ville entrée violemment et pathétiquement dans l’HISTOIRE lors du conflit France / Vietnam. Cette cuvette a été témoin des souffrances des 2 camps et c’est en mai 1954 que la bataille finale eut lieue. Aujourd’hui, statues, musée, pont et autres sites témoignent de ce passé.

Et voilà, 1 mois déjà !!! Nous quittons le Vietnam et repartons pour le Laos, la partie Nord que nous n’avions pas visitée. Le Vietnam est un pays qui nous en a mis plein les yeux, particulièrement la partie Nord du pays depuis Hoi An. Les personnes rencontrées ont été charmantes. Il est très facile de voyager dans ce pays qui se développe peut être trop rapidement. Même Sapa à son téléphérique depuis peu pour monter au mont Fonsipan à 3200 m. Le Vietnam saura t-il préserver son authenticité???

Nous quittons le Vietnam par les montagnes surplombant Diên Biên Phu et passons la frontière au milieu de nulle part pour poursuivre notre aventure au Laos. Le passage de la frontière se fait tranquillement. La route est sinueuse, étroite et en mauvais état mais notre bus se faufile brillamment entre les énormes nids de poules pour nous emmener à destination: Muang Khua. Encore des heures de bus et c’est loin d’être terminé. Ce village est une étape et nous découvrons les environs à pied avant de continuer jusqu’à Luang Namtha, petite ville non loin de la Chine. On se cogne des heures de bus sur une route montagneuse dans des conditions pas idéales puisqu’il n’y avait plus de sièges disponibles. Je m’assois sur le moteur tout proche du conducteur et essaie d’éviter les coups du levier de vitesse à chaque changement de vitesse. Mes fesses chauffent (chaleur du moteur). Nous sommes contents d’arriver 8 h plus tard. Nous retrouvons la tranquillité du Laos et la nonchalance des Laotiens. Les coqs, eux, commencent leur karaoké dès 3 h du matin. Luang Namtha est connu pour ses treks dans les villages où habitent des minorités ethniques. Nous ne pourrons finalement pas trekker suite à une douleur aiguë mais passagère qu’à ADIN à l’aine. Pas grave! On loue une moto pour découvrir de nombreux villages environnants et traversons, une fois encore, de nombreuses rizières verdoyantes. Une belle journée avec de belles rencontres sous une température de plomb. Nous modifions légèrement notre feuille de route et irons plus rapidement que prévu au nord de la Thaïlande. Le Laos voit ses superbes paysages se transformer avec la construction par les Chinois d’une ligne ferroviaire qui va traverser le pays. Les ouvrages en béton sont titanesques, particulièrement les piliers des futurs ponts. La ligne devrait ouvrir en 2021. Cette ligne sera t’elle bénéfique pour les Laotiens? Les nombreux barrages construits par les Chinois ont permis aux Laotiens d’avoir l’électricité même dans les villages les plus reculés. Par contre, le Mékong est affecté par ces changements et sans parler des problèmes de pêche, le niveau d’eau est très bas et nombre de trajets ne sont plus praticables en bateau. La géographie du pays change ainsi que l’écosystème pour le meilleur ou pour le pire. Allez savoir!!!!!

Nous quittons ce pays fascinant pour nous rendre à Chiang Rai. Le passage de la frontière se fait rapidement et le Corona virus ne nous a toujours pas arrêté. Il n’y a presque personne. Le douanier me demande ma nationalité et rit aux éclats lorsque je lui réponds : Française. .... Je ne saurai jamais pourquoi... Et c’est reparti pour un changement de monnaie et après les dôngs et les kips, nous voilà avec les Bahts Thaïlandais. Dès la frontière franchie, nous retrouvons le confort de la Thailande, avec ses routes à tarmac lisse et propre et sa conduite à gauche et des infrastructures de qualité. Et la bonne nourriture savoureuse Thaïe. Sans parler des sourires de sa population. Nous passerons quelques jours à Chiang Rai afin de visiter la ville et ses temples colorés atypiques ( blanc, noir et bleu) et les villages environnants. Pour ce faire, nous louons de nouveau une 125 cm3. Nous visitons un village qui regroupe 5 ethnies différentes dont les Karen, femmes au long cou. Nous avons des difficultés à adhérer à ce projet « éco tourisme » qui nous apparaît davantage comme une attraction touristique. Nous terminons notre séjour à Chiang Rai en lézardant au bord de la piscine de l’hôtel. Demain, c’est le départ pour la Birmanie, dernière grande étape de notre voyage pour 4 semaines de découvertes qui devraient être passionnantes. A suivre...


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After a bumpy night on the train from Hanoi, we arrive early in Lao Cai. We are waiting for daybreak to rent a 125cc scooter. It’s an obstacle course to find a motorcycle in good working condition with brakes and headlights. We are being picky because we are going on mountainous roads and we want to as safe as possible. We left for the village of Bac Ha 70 km away, a village known for its Sunday market where the ethnic minorities descend from the mountains to trade. The place is beautiful and very photogenic and there is a pleasant and relaxed atmosphere. Women seem to enjoy selling or buying products in their best clothes. Young children mingle happily in the trading spirit of their mothers, sisters or grandmothers. The clothes are beautiful, colorful and different depending on the ethnic group to which they belong. These 54 ethnic minorities still represent 13% of the Vietnamese population today. Each has its own history, whether it is the Hmong, the Dzao, the Giáy or the Tày .... The sun is out, which wasn’t expected, and makes the market even more lively and colorful. Few men accompany their wives. We visit other surrounding mountain villages and admire the terraced crops while watching people work. Then, we head back to our starting point to jump on a bus bound for Sapa. We are lucky, the weather is mild despite a haze haunting the peaks of the mountains. Sapa is an exceptional site, perched at an altitude of 1,650 m in the heart of a magnificent mountain circus carved by a multitude of rice terraces and inhabited by ethnic minorities. Sapa is normally very touristy but given the Corona virus, the city is idling. We discover the surroundings by motorbike then we allow ourselves 2 days of hiking in these magnificent green spaces. The first day in the company of Thierry and Patricia, a couple living in Corsica, we had previously met in Bac Hà. The 2nd, only with our maps.me app. We got lost in the rice fields and we got stuck, which allowed us to test the solidity and waterproofness of our Gore-tex walking shoes. We also enjoyed playing belote (cards) on 3 consecutive evenings with Pat & TH. Then we continued our trip by bus to Diên Biên Phû (8 h), a city that entered violently and pathetically into HISTORY during the France / Vietnam conflict. This basin witnessed the suffering of the two camps and it was in May 1954 that the final battle took place. Today, statues, museum, bridge and other sites bear witness to this past.

It’s been 1 month already !!! We leave Vietnam tomorrow for northern Laos, the part that we have not yet visited. Vietnam has been spectacular in every sense, especially the northern part of the country from Hoi An onwards. The people we met were charming. It is very easy to travel in this rapidly developing country. Which maybe happening too quickly by our standards. Will Vietnam be able to preserve its authenticity ??? Not sure that’s a requirement for the Vietnamese


We leave Vietnam via the mountains overhanging Diên Biên Phu and cross the border in the middle of nowhere to continue our adventure in Laos. The border crossing is quick & easy. The road is winding, narrow and in poor condition but our bus threads its way brilliantly between the huge potholes to take us to our first destination: Muang Khua. A few more hours on a bus! This village is a stopover and we discover the surroundings by foot, to loosen up some rather stiff mussels, before continuing to Luang Namtha, a small town not far from the China border. We bump along in the bus for hours on a mountainous road in less than ideal conditions since there were not enough seats available. Babette sat on the engine next to the driver and tried to avoid the shocks of the gear lever with each gear change. Hot bum being an unfortunate side effect of sitting over the engine . We are glad to arrive 8 hours later. We’re back to the tranquility of Laos and the nonchalance of its inhabitants. Roosters start their karaoke at 3 a.m. Luang Namtha is known for its treks in villages where ethnic minorities live. We will not be able to trek as I have an acute the groin strain, and can’t manage any hiking. No big deal! We rent a motorbike to discover the many surrounding villages. Navigating once again through many green rice fields. A beautiful day with lovely encounters in a hot and sticky atmosphere. We are modifying our plans slightly and will arrive faster than expected in the north of Thailand. Laos superb landscapes are being transformed with the construction of a railway line, by the Chinese, which will cross the country. Concrete structures are massive, particularly the pillars of future bridges. The line should open in 2021. Will this line be beneficial for Laotians? The numerous dams built by the Chinese have enabled Laos to have electricity even in the most remote villages. On the other hand, the Mekong is affected by these changes and not to mention the fishing problems, the water level is very low and many trips are no longer possible by boat. The geography of the country is changing as well as the ecosystem for better or for worse. Who knows!!!!!


We leave this fascinating country to go to Chiang Rai, easily crossing the border, the Corona virus still hasn't stopped us. There is hardly anyone traveling, the customs officer asked Babette for her nationality and laughed loudly when She answered: French. .... We will never know why ...

Now for a another change of currency, after the dongs and the kips, here we are with Thai Bahts. Once over the border, we can already see the higher standard of living in Thailand, with its smooth clean roads (driving on the left). Then tasty Thai food, and the warm welcome and smiles of its people. We spend a few days in Chiang Rai to visit the city and its atypical colorful temples and the surrounding villages by scooter. Only shadow on this horizon was the suspicion that the people in the Kareem Village were trapped, as they are not Thai, and can only leave if the owner signs visiting passes for the city...If we had known this beforehand we would not have gone there.

Our plans for Myanmar are coming together, we’re on the road to Mandalay tomorrow...


Bac Hâ nord du Vietnam 
Sapa &  Diên Biên Phû Market
Nord du Laos to Luang Namtha 
Chiang Rai temples & 5 hill tribes tourist village 
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Nous voici en Birmanie qui nous offre ses merveilles envoûtantes. Notre périple en bus de Chiang Rai à Tachilek (frontière Thaï/Birmane) s’est déroulé sans soucis. Aucune perturbation liée au virus Covid 19 lors du passage de la frontière. Nous avons traîné au marché de Tachilek avant de nous diriger vers l’aéroport et avons été de suite baignés dans une autre culture. Les Birmans ressemblent de près aux indiens d’Inde. Les hommes portent le longyi (grande jupe nouée sur le devant), leur peau est foncée et le bouddhisme est fortement présent.

La Birmanie ne ressemble en rien aux pays dernièrement visités. Nous sommes projetés à une autre époque et faisons connaissance avec le kyat, monnaie nationale. Puis, ça sera une longue attente à l’aéroport car notre vol pour Mandalay aura plus de 2 h de retard. La route qui mène en 15 h de bus à Mandalay est fermée aux étrangers comme bien d’autres secteurs. La république Birmane est plutôt encore une dictature militaire et conflits armés entre la junte militaire et groupes ethniques tels que les rohingias sont affaires courantes. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix a été très critiquée par son attitude lors du génocide en 2017 envers les rohingias. La situation reste tendue et une grande partie du pays n’est pas accessible. Oui, la Birmanie est ouverte aux touristes depuis déjà pas mal d’années mais il nous semble que l’espace est finalement très limité puisque obligés de rester sur un circuit touristique classique. Le voyage, c’est la liberté et ici notre liberté est restreinte. Ce qui ne nous empêche pas de savourer les sites exceptionnels de ce pays. Mandalay nous surprend. Grande ville de plusieurs millions d’habitants, la ville est plongée dans le noir dès le coucher du soleil. Seuls les néons des magasins et restaurants l’animent. Il n’y a pas d’éclairage public et c’est très surprenant en arrivant de nuit. Nous partageons un taxi avec la poignée d’autres touristes arrivant de Thaïlande et prenons possession d’un hôtel simple mais confortable. Puis, dès le lendemain, nous partons découvrir Mandalay à vélo. Cette ville est une ville plate, bruyante et polluée et il faut aller fouiner dans ses petites ruelles l’ambiance Birmane. Mandalay fût la dernière capitale royale Birmane et demeure avec ses 150 monastères la ville symbole de la foi bouddhique. Il suffit de tourner la tête pour apercevoir un temple, une pagode, un stupa ou leur silhouette à l’horizon. Nous visitons le Palais Royal, la colline, les pagodes Mahamuni, sandaluni et les autres ainsi que l’exceptionnel monastère King Mindon’s house. Puis nous visitons à moto en nous faufilant dans le trafic dense des Birmans, les anciennes capitales royales de Sagaing, Inwa et Amarapura situées à quelques kilomètres de la ville. A Amarapura, nous regardons le défilé du millier de moines se rendant à leur cantine pour leur repas quotidien dans le monastère. Il fait 40 ° et même les trajets en moto ne nous apportent pas de fraîcheur. Au retour, nous observons les sculpteurs travailler dans des conditions rudimentaires sans aucune protection pour leur visage ou pour leurs yeux. Les conditions sont encore plus terribles pour les hommes frappant pendant des heures sur des feuilles d’or avec une masse en métal de 3 kgs. Ces feuilles s’affinent sous les coups, sont découpées et vendues ensuite pour pouvoir les déposer sur Bouddha. La méthode de fabrication est ancestrale. Impressionnant!! Les birmans sont accueillants, souriants et sympathiques. Nous dégustons des desserts Birmans ou Indiens et retrouvons des saveurs identiques à notre voyage en Inde d’il y a 30 ans. Ce qui nous procure beaucoup de plaisir. Nous avons finalement passé 3 jours à découvrir cette ville et ses petites ruelles et ses alentours. Un temps finalement nécessaire pour observer de près la vie quotidienne pas facile des Birmans. La pauvreté est très présente. Nous continuons notre route jusqu’à Bagan. Rebondissement: nous sommes inscrits sur le fil d’Ariane, site du gouvernement Français qui nous envoie les dernières infos officielles des pays que nous visitons. Nous ne sommes pas des aventuriers de l’extrême et nous suivons leurs recommendations, particulièrement ici en Birmanie où nombres de zones sont déconseillées. Hier, nous avons reçu un mail relatif au virus covid19 et on nous recommande de quitter la Birmanie au plus tôt du fait des faibles infrastructures médicales . La Birmanie n’a pas déclaré de cas mortels à ce jour et la situation nous semble bien plus facile à gérer ici qu’un retour précipité en Europe avec le confinement total. Nous décidons donc de poursuivre notre voyage et prendrons peut être une autre décision plus tard. Notre décision à ce jour nous semble être la meilleure.Tout ça commence à venir anxiogène.

Après des heures de bus, nous arrivons à Bagan, la cité des temples. Le lieu est unique et magique. Dans un rayon de 40 kms2, nous contemplons avec émotion une partie des 2200 temples ou pagodes aux couleurs changeantes selon l’heure de la journée. Un musée à ciel ouvert que nous parcourons en scooter électrique. Tout est silencieux dans ce paysage inimaginable. Nous allons admirer les levers et couchers de soleil qui rendent le lieu encore plus irréel. Puis de retour à la réalité (covid19), nous décidons d’écourter notre voyage en Birmanie. Nous décidons donc de voyager en avion afin de gagner du temps en évitant les 12 h de bus à chaque trajet. Notre objectif est de regagner la Thaïlande avant qu’elle ferme totalement ses frontières et nous aviserons plus tard pour la suite. L’actualité change chaque jour et nous devons nous adapter à une prise de décision adéquate. Nous ne sommes pas très fiers de devoir emprunter des vols internes (notre pauvre empreinte carbone...) mais en temps de crise exceptionnelle, comportements exceptionnels... Nous volons donc pour le lac Inlé, et découvrons l’intense vie quotidienne des Inthas, habitants des nombreux villages flottants. Nous visitons monastères, jardins flottants, ateliers de conception bijoux en argent, maisons sur pilotis et le célèbre marché coloré de Nam Pan.Nous admirons le ballet des pêcheurs lors de leur numéro d’équilibriste. Une technique de pêche unique et typique du lac Inlé.

Nous découvrons lors d’une balade de 25 kms à vélo les environs du lac Inlé et les nombreuses rizières aux abords du lac. Nous nous permettons d’aller au cœur de celles-ci afin d’observer de plus près et d’essayer de converser avec les nombreuses personnes travaillant sur place. Le propriétaire, avec son excellent Anglais, nous invite à prendre le thé et nous fait partager la centaine de samosas prêts pour la pause déjeuner sur le bord du chemin. Il nous donne des explications sur la culture du riz. Les Birmanes sont souriantes. Cela nous fait penser à l’ambiance vendanges du Beaujolais. On trouve ensuite un bateau qui nous fera traverser le lac d’une rive à l’autre en embarquant nos vélos dans un coin de cette barque légère. Nous avons passé 2 superbes journées en cet endroit paisible et magnifique. Nous aurions aimé rester davantage mais il nous semble plus prudent d’avancer. Nous rejoignons donc Yangon (ou Rangoon) et ses plus de 5 millions d’habitants, ancienne capitale puisque Naypyidaw a été soudainement déclarée capitale en 2005, suite aux conseils des astrologues. Notre visite sera une visite éclair « à la Japonaise » et nous visitons le MUST de Yangon: la pagode Shwedagon. Elle est l’équivalent bouddhiste de la Kaaba à la Mecque. C’est la cité de la foi bouddhiste. Impressionnante, grandiose, gigantesque, extraordinaire, les mots sont faibles. C’est un château d’or...des tonnes d’or, des diamants par milliers...un vrai contraste avec la pauvreté de nombres de Birmans. Ils vénèrent Bouddha à la folie. Haute de 100 m, la pagode dégage une atmosphère fantastique. Les Birmans traversent le pays pour venir apprécier ce lieu enchanteur. Ils y prient, ils s’assoient en famille, bavardent, apportent leur picnic, contemplent. C’est en effet un lieu de contemplation, de méditation. Les enfants courent et jouent sur le parvis. Des tranches de vies, des sourires, des rires, des prières, des mains jointes face aux innombrables bouddhas... dans un décor de rêve. Nous y passerons 2 heures en nocturne pour faire le tour et Adin retournera au lever du soleil. Il y a peu de monde, le covid19 commence à inquiéter le pays. Nous ne prendrons pas le temps de découvrir davantage la ville et volons pour la Thaïlande. Nous ne souhaitons pas être coincés en Birmanie. 9 jours dans ce superbe pays au lieu d’un mois...tant pis.!!!! Nous avons été chanceux. Nous rencontrons nombres de « tourdumondistes » qui commencent à peine leur tour du monde. Ils rentrent pour la plupart car les pays se ferment les uns après les autres et les visas ne sont plus octroyés. De notre côté, notre arrivée à Bangkok se passe comme une lettre à la poste. Il est évident que nous n’allons pas rester à Bangkok. Nous avons décidé de rejoindre mon frère Gérard et ma belle sœur Christine sur l’île de Koh Samui pendant quelques jours. Étape plutôt fort sympathique avant de rentrer se faire « confiner ». Prochaine étape: gérer un retour en France. Il semble que notre vol du 10 avril est annulé. On est à la pêche aux infos et il est compliqué de trouver un avion. Les aéroports sont presque déserts, les avions volent avec une poignée de passagers comme nous en recherche de solutions. À suivre, mais le retour en France semble imminent.

Thaïlande, île de koh Samui, le 24 mars.

Nous avons « eu du nez » ou un 6 ème sens ou alors tout simplement du bon sens. Nous sommes arrivés à Koh Samui vendredi soir et samedi soir, minuit, la Thaïlande fermait complètement ses frontières à tout étranger quelque soit leur provenance. On a été sur le fil du rasoir... on fête nos retrouvailles avec Gérard & Christine aux mojitos. Le serveur met la dose..et avec la fatigue et le stress vécut dernièrement, je fais une sorte d’indigestion aux feuilles de menthe.... La nuit fût longue... Puis nous passons 3 jours à parcourir l’île à moto avec des pauses baignade dans une mer chaude et turquoise. Koh Samui se vide de ses touristes, les bars, certains restaurants, salons de massage et toutes activités de divertissements sont fermés. Nous pensons qu’il est plus sécurisant de quitter l’île au plus tôt car nous craignons un confinement imminent. La Thaïlande a de plus en plus de cas de personnes infectées et nous pensons que le pays sera bientôt totalement confiné. Après maintes recherches, nous réussissons à acheter des billets pour nous tous pour un retour Bangkok/ Paris jeudi 26 mars. On croise les doigts. Et on quitte l’île pour Bangkok...

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Here we are in Myanmar (Burma) to see its marvels. Our journey started by bus from Chiang Rai to Tachilek. Thai & Burmese borders passed with ease. We had time to spare to visit the Tachilek market before we head to the airport. Our first impressions come rushing in, this is definitely a different culture. Burmese look and sound like Indians. Men wear Longyi (large skirt knotted in front), Buddhism is very present. Burma does not look or feel like the countries recently visited in South East Asia, we are propelled back to our early voyages. In the meantime we familiarise with the Kyat, the local currency, and catch a Tuktuk to the airport. Where it will be a long wait as our flight to Mandalay is delayed by over 2 hours. The road that takes 15 hours by bus to get to Mandalay, is closed to foreigners along with other sectors.

The Birman Republic is still a military dictatorship and armed conflict between military junta and ethnic groups such as Rohingias are common. Aung San Suu Kyi, Nobel Peace Prize winner, was criticized due to her attitude concerning the genocide in 2017 of Rohingians. The situation remains tense and a large part of the country is not accessible. Burma has been open to tourists for a number of years but it seems to us that it is very limited since we are obliged to stay on a classic tourist circuit. Our voyage is ultimately about freedom and here freedom is restricted. Fortunately the people and sites we can see are exceptional.


Mandalay surprises us. A big city of several million inhabitants, the city is plunged into darkness as soon as the sunsets. Only the neons of stores and restaurants shed some light. There is very limited public lighting so it’s quite surprising when arriving at night. We share a taxi with the handful of other tourists arriving from Thailand, to get to our simple but comfortable hotel. From the next day, we set out to discover Mandalay by bike. This city is flat, noisy and polluted and you have to search in its small streets &alleys to find the Burmease atmosphere. Mandalay was the last Royal capital of Burma and remains, with its 150 monasteries the symbol of Buddhism. Just turn your head to see a temple, a pagoda, a stupa or their silhouette on the horizon. We visit the Royal Palace, the hill with the Mahamuni pagoda, Sandaluni and the others as well as the exceptional King Mondon's House Monastery. Then we visit by scooter the haphazard circulation of the Burmese, in the old royal capitals of Sagaing, Inwa and Amarapura located a few kilometers from the city.

In Amarapura, we watch the parade of a thousand monks lining up at the canteen for their daily meal in the monastery. It’s 40°C and even motorcycle journeys feel like sitting under a hair dryer. On the way back, we observe the sculptors working in rudimentary conditions without any protection for their face or their eyes. The conditions are just as bad for the goldsmiths who produce the gold leaf by hitting packets of sheaves with 3kg hammers. These are then sold to the devout, who deposit them on Buddha. The manufacturing method is ancestral !! Burmease are welcoming, smilley and friendly. We taste Indian sweets and rediscover identical flavors to our trip to India 30 years ago and my childhood. Good memories. We spent 3 days to discover this city and its surroundings. Just enough time to appreciate how the Burmease live and see that majority have a very frugal existence. We continue our bumpy road to Bagan.

We are registered on the French embassy site Ariane's line, which sends us the latest formal information of the countries we visit. We are not extreme adventurers and choose to follow their recommendations, particularly here in Burma where much of the country areas are closed to foreigners. Yesterday, we received an email concerning COVID19 virus “we recommend that you leave Burma as son as possible, due to the low medical infrastructure”. Burma has not declared any deadly cases so far and the situation seems to be much easier to manage here in SEA. Compared to a precipitated return to Europe with total confinement. We therefore decide to continue our journey and will maybe take another decision later. Our decision to this day seems to be the best. It's starting to become anxiety inducing.

After five hours, we arrive in Bagan, the city of temples. The place is unique and magic. In a radius of 40 km2, we contemplate some of the 2000 temples or pagodes, in their changing colors according to the time of the day. It’s an open-air museum we’re traveling through on an electric scooter. Everything is silent in this fantastic landscape. We admire the sunrise and sunsets that make the place even more unreal. Then we bump back to reality (Covid19), we decide to shorten our trip in Burma and to travel by plane in order to save time by avoiding the 12h of bus for every trip. Our goal is to regain Thailand before it shuts all of its borders, once there we can review our options. The status is changing every day and we must adapt our decision accordingly. We are not very proud about taking internal flights (our terrible carbon footprint ...) but in exceptional crisis, exceptional behaviors ... We are flying to Lake Inle, to discover the intense daily life of inthas, inhabitants of the many floating villages. We visit by boat, monasteries, floating gardens, silver jewelry design, workshops, houses on stilts and the famous colorful Nam Pan market. We admire the fishermen's ballet during their balanced act with the fishing nets. A unique and typical fishing technique of Lake Inle.

During a 25km bike ride of the area of Lake Inle we opte to go into the rice paddies to meet the people working on planting the new crop. The owner, with his excellent English, invites us to take tea and insists on us sharing some of the hundred Samosas ready for lunch break on the edge of the path. He then explains about local rice cultivation. Burmese are very smiley people and often thank us for visiting their country. The atmosphere in the rice paddies reminds us of the grape-picking atmosphere of Beaujolais.

Further down the road we find a boat that will ferry us and our bikes across the lake, it’s quite a small boat. We spent 2 super days in this peaceful and beautiful place. We would have liked to stay more but it seems more reasonable to move on. We reach Yangon (Rangoon) with its 5 million inhabitants, former capital until Naypyidaw was suddenly declared capital in 2005, following the high priests advice to change the attribution. Our visit will be a "Japanese style" visit of the Yangon Highlight: the Shwedagon Pagoda. Which is the Buddhist equivalent of Kaaba in Mecca. This is the city of Buddhist faith. Impressive, grandiose, gigantic, extraordinary, the words are insufficient. It is a golden castle ... tons of gold, diamonds by thousands ... A real contrast with poverty of Burmese people. They venerate Buddha and donate millions to the temple. The 100m stupa in the pagoda releases a fantastic atmosphere. Burmese travel cross the country to come and appreciate this enchanting place. The atmosphere is relaxed and joyous, they sit in family groups, chatting, some bring their Picnic, or just pray & contemplate. It is indeed a place of meditation if you can find a quiet corner. The children run and play on the terraces. Snap shot of lives, smiles, laughter, praying hands together with the innumerable buddhas ... in a surreal decor. We spend 2 hours on the first night, and I decide to return to early the next morning to catch sunrise before we leave for the airport. There are few people about, the COVID19 begins to concern the country. We have decided not take time to discover the city and fly out for Thailand. Only 9 days in this beautiful country instead of a month ... oh well, we were lucky! We meet various of "world travelers " that are just starting their voyage. Most have decided to cancel their plans and head home, as frontiers are closed and visas are impossible to get. Our lucky star is still shining and our arrival in Bangkok couldn’t have been smoother. It is clear that we will not stay in Bangkok, to avoid risky areas. We decided to join my brother in-law and sister in-law on Koh Samui Island for a few days. A relaxing break before returning to France for total lock down. Next step: Try to return to France. It seems that our flight on 10th April is canceled. We are fishing for information and it is complicated to find a company that is flying, has seats and avoids high risk hubs, such as Hongkong, etc. The airports are almost deserted, some planes fly with a handful of passengers or cancel at the last minute.

Thailand is also locking down progressively, bars, massage parlors, shopping centers. We’re convinced a full lockdown is imminent. Thai air has a direct flight still listed for the 26.03 at 700€/p one way! We book them for all of us, and will sort out the old tickets later.


Koh Samui, March 23.

We had flair. We arrived in Koh Samui Friday evening and Saturday evening, midnight, Thailand completely closed its borders to all foreigner where ever their trip originated. We were on the knife edge ... so we celebrate our reunion with Gérard & Christine with the mojitos. The waiter puts a high dose of rum ... and with the tiredness and the stress, Babette knocks them back, but she must be allergic to mint leaves .... whooosh off like a rocket. The night was long ...

The next 3 days are spent traveling the island by motorbike and swimming in a warm turquoise sea. Koh Samui empties of its tourists, the bars, some restaurants, massage parlors and all entertainment activities are closed. We believe it is safer to leave the island as soon as possible and wait for our flight back in Bangkok. Fingers crossed the flight will not be cancelled, then our last challenge will be to get from Paris back to Quincié !

 Mandalay & lac Inlé
Lac Inlé à Koh Samui 
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Presque 1 mois après notre retour.....

Certes, notre retour n'a pas été celui que nous aurions pu imaginer après un long voyage autour du monde. Cependant, nous sommes ravis d'avoir retrouvé notre maison malgré les conditions qui nous entourent. Nous avons quitté Bangkok le jour où le pays tout entier se confinait avec couvre - feu nocturne. Les 400 passagers du vol Bangkok / Paris de la Thaï Airways, essentiellement des Français, semblaient anxieux dans la salle d'embarquement. Le léger retard du vol a certainement contribué à cette petite pression supplémentaire. Chacun retenait son souffle pendant l'annonce en Thaï et en Anglais annonçant ce retard mais aussi l'embarquement imminent. Et pour cause... certains passagers ont dû acheter 3 billets d' avions avant de se les voir annuler juste avant le vol. D'autres ont déboursé des sommes indécentes pour pouvoir rentrer et éviter un confinement en chambre d'hôtel. Nous nous en tirons plutôt bien même si nous avons aussi dû racheter un billet. 12 heures plus tard, nous arrivions à l'aéroport de Paris. Après avoir traversé Paris en RER, nous avons trouvé un Hotel à proximité de la Gare de Lyon et avons eu la chance de trouver dès le lendemain, un TGV pour Macôn, dans une immense gare déserte mais opérationnelle. Notre fils Yohann, a eu l'autorisation de venir récupérer des personnes vulnérables comme ses 2 parents pour nous remmener à notre domicile où Sarah nous attend. Et nous découvrons le confinement Français et ses règles. Compte-tenu de nos nombreux derniers déplacements, nous nous isolons totalement pendant les 14 premiers jours afin d'être certains de ne pas avoir contracté le covid.

Puis nous retrouvons la joie d'aller acheter du pain et de nous promener dans les vignes autour de la maison. Il fait beau, le ciel est d'un bleu digne d'un début d'été, le chant des oiseaux semble encore plus mélodieux dans ce silence qui nous entoure et nous voyons chaque jour se métamorphoser les ceps des vignes passant de bourgeons aux feuilles verdoyantes laissant présager des futures vendanges précoces.

Notre voyage nous semble déjà loin. Nous avons dû anticiper notre retour de 3 semaines mais compte-tenu de cette pandémie, nous nous estimons plutôt chanceux d'avoir pu le réaliser même si un petit sentiment d'amertume plane dans nos têtes. Et encore plus chanceux d'avoir pu rentrer à la maison en bonne santé. Il y a quelques mois encore, nous réfléchissions à l'organisation d'une grande fête pour retrouver d'un seul coup famille, amis et voisins. Nous nous réjouissions à l'idée de vous embrasser ou de vous serrer contre nous pendant ces retrouvailles à la manière de latins que nous sommes, nécessitant un contact physique. Mais le Covid en aura décidé autrement et il nous faudra patienter davantage. Alors, patientons! En attendant, il nous semble important d'apporter une dernière réflexion à ce périple autour du monde.

Le voyage est aujourd'hui d'une facilité époustouflante. Il est tellement plus facile de voyager en 2020 qu'il y a une trentaine d'années. Enfin..., c'était ce que nous croyions avant l'arrivée du virus Corona. Le monde d'Internet avec ses nombreux outils, sites et applications diverses rend la tâche tellement plus facile. <Maps.me> nous géocalise, <booking.com >nous affiche les hôtels avec leur tarification, des sites divers et variés nous informent dans l'instant sur les modes de transports et endroits à visiter... Et nous l'avouons, c'est plutôt agréable! Cependant, nous constatons que nous sommes moins dans la découverte spontanée et les portables et tablettes ne facilitent pas les échanges entre voyageurs comme auparavant.

Nous constatons aussi la fragilité de notre planète. Que le monde est fragile! On le voit bien aujourd'hui avec un minuscule ennemi invisible qui immobilise toute la planète en quelques semaines. Dès fin janvier, nous avons côtoyé le virus Corona au quotidien en Asie et avons slalomé entre les frontières Thaïlandaises, Laotiennes, Cambodgiennes, Vietnamiennes et Birmanes et entre les villes en quarantaine. Mais nous avons aussi pu observer la fragilité de l'Amérique du Sud avec ses feux en Amazonie au Brésil, ses conflits politiques avec tentative de coup d'état au Pérou, avec la corruption galopante et émeutes lors de l' élection présidentielle en Bolivie, avec les émeutes au Chili entre la population et le gouvernement pour comme point de départ, l'augmentation d'un ticket de métro, avec l'inflation de plus de 50 % et la forte dévaluation du peso en Argentine. Puis, ne pouvons- nous pas parler de fragilité lorsque nous observons un pays grand comme au moins 16 fois la France qui brûle sous nos regards impuissants. L'Australie, victime en partie du réchauffement climatique a vu se déverser ses cendres jusqu'à son emblème qu'est l'opéra de Sydney. D'autre part, Nombre de pays souffrent d'un manque d'infrastructures, d'éducation, d'investissements et de volonté politique pour gérer ses déchets. Il en résulte un océan de déchets plastiques qui nous inquiète. Notre planète bleue, si belle soit-elle, est en souffrance. Les populations, elles, nous ont réchauffé le coeur par leur gentillesse, leur bonté, leur sourire, leur bienveillance, leur accueil et parfois leur générosité. Les rencontres et contacts avec les différentes cultures n'ont été que du bonheur. A aucun moment, nous nous sommes sentis en insécurité. Nous avons traversé des paysages grandioses et visité des sites exceptionnels. Notre itinéraire sur plusieurs continents tellement différents nous a séduit.

Les chutes d'Iguazu au Brésil, les hautes montagnes de la cordillèra blanca au Pérou et le Machu Picchu, le désert de sel en Bolivie, le désert d'Atacama au Chili, les montagnes colorées du nord de l'Argentine, les plages de Sydney en Australie de Bronte à Manly, le site des 12 apôtres sur la <great ocean Road>, Luang Prabang et ses reliefs karstiques au Laos, l'île paradisiaque de Koh Rong Saloem au Cambodge, le delta du Mékong, la baie d'Halong ou de Lan Ha et les montagnes du nord du Vietnam, le lac Inlé et le site de Bagan aux milliers de temples en Birmanie et les nombreux temples bouddhistes en Thaïlande ne sont que quelques lieux magiques que nous avons explorés et contemplés.

Passer des hautes montagnes arides des Andes aux rizières d'Asie sans oublier notre escapade Australienne aura été une aventure passionnante. Mais nos plus forts moments restent nos treks au Pérou qui sont sans doute nos plus forts souvenirs. Souvenirs fabuleux lors du trek Santa Cruz où nous avions le sentiment d'avoir 20 ans et de voler sur les sommets à plus de 4000 m d'altitude aux souvenirs terribles du trek de Choquequirao où malades, nos corps fatigués nous ont rappelé notre âge avancé. Aussi, n'oublions surtout pas les rencontres qui ont donné du sens à notre voyage. Rencontre des populations et rencontre de voyageurs. Nous avons aussi adoré revoir nos amis Australiens et avons été comblés par la visite de nos trois fils (et Gabrielle) à Noël et de nos amis fidèles en début d'année au Laos. Un seul regret, peut-être, c'est celui de ne pas avoir pu nous rendre utiles en effectuant une mission de bénévolat comme nous l'avions envisagé. Aussi, nous restons sur notre faim ou sur notre <fin> du fait de notre retour précipité dans ce climat anxiogène. Nous avons déjà retrouvé une sorte de routine et tout notre confort mais il nous tarde vraiment de revoir notre famille Française et Anglaise, nos amis et bien -sûr, Jason et Manon confinés à Paris. Il est temps de se poser, de retravailler, de se souvenir et ....de rêver à d'autres projets, particulièrement en ces jours compliqués. Vivons nos rêves, la vie est brève, alors rendons-là la plus belle possible....

Adin & Babette


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Almost 1 month after our return .....

Admittedly, our return was not what we expected after a long voyage around the world. However, we are delighted to be home, despite the conditions that surround us. We left Bangkok the day the whole country was confined with a night curfew. The 400 passengers on Thai Airways' Bangkok / Paris flight, mainly French, were anxious in the departure lounge. The slight flight delay certainly contributed a little extra pressure. Everyone held their breath during the announcement in Thai and English announcing the delay but also the imminent boarding. Understanderbly ... some passengers had to buy up to 3 plane tickets, due to cancelations just before the flights. Others spent indecent amounts to be able to return and avoid confinement in a hotel room. We did pretty well even if we also had to buy new tickets. 12 hours later, we landed in Paris Charles de Gaules. After crossing Paris by RER, we found a Hotel near the Gare de Lyon and were lucky to find a TGV for Macôn the next day, in a huge deserted but operational terminal station. Our son Yohann, was authorized to come and collect “vulnerable people” like his 2 parents to take us back to our home where Sarah was waiting for us. Where we discover French confinement and its strict rules. Given our many last trips, we isolate ourselves completely for the first 14 days to be sure not to have contracted the covid-19. After which we rediscover the joy of going to buy bread and walking in the vineyards around the house. The weather is beautiful, the sky is blue, worthy of an early summer, the song of the birds seems even more melodious in the silence that surrounds us and every day we see the vineyards changing from buds to open bright green leaves. Announcing the prospect of an early harvest.

Our voyage already seems a distant memory. We had to return 3 weeks earlier than planned, but given this pandemic, we feel rather lucky to have been able to achieve it at all. Even if a slight feeling of regret remains, we feel fortunate to have been able to get home healthy.

A few months ago, we were thinking about organizing a big party with family, friends and neighbors all together. We were looking forward to kissing you or hugging you during this reunion in the traditional Latin way, requiring physical contact. But the Covid has decided otherwise and we will just have to wait. So let's be patient! In the meantime, it seems important to us to bring a final observation of our journey around the world.

Travel today is breathtakingly easy. It is so much easier to travel in 2020 than it was 30 years ago. Well... that was what we believed before the arrival of the Corona virus. The Internet with its many tools, sites and diverse applications makes it so much easier. <Maps.me> locates us, <booking.com> shows us the hotels with their prices, various and varied sites inform us live, about the modes of transport and places to visit ... And we admit it, it's pretty good! However, we note that spontaneous discovery takes a back seat and phones, laptops and tablets do not facilitate exchanges between travelers as before.

We also experienced the fragility of our planet first hand. How vulnerable the world is! It’s evident today with an invisible enemy that immobilizes the whole planet in a matter of weeks. From the end of January, we encountered the impact of Corona virus on a daily basis in Asia and slalomed between the Thai, Laotian, Cambodian, Vietnamese and Burmese borders and avoided the cities in quarantine. But we have also been able to observe the fragility of South America with its fires in the Amazon of Brazil, its political conflicts with attempted coup in Peru, with rampant corruption and riots during the presidential election in Bolivia. Then the riots in Chile between the population and the government, ignited by the increase in a metro ticket. While inflation of more than 50% and the sharp devaluation of the peso in Argentina had everyone on the edge of a cliff. Then the tragedy as we observed a country 16 times the size of France, burning as we look on helpless. Australia, a victim of global warming combined with a lack of vision and management, has seen ashes pour down to its emblem, the Sydney Opera House.

We also witnessed that a number of countries suffer from a lack of infrastructure, education, investment and political will to manage their waste. The resulting pollution of plastic waste is visible everywhere. Our beautiful blue planet is struggling to survive.

We met people in every country that warmed our hearts with their kindness, their smile, their welcome and sometimes their generosity. The interaction and contacts with the different cultures were fantastic. We felt safe everywhere we went. We crossed spectacular landscapes and visited exceptional sites. Our itinerary on several so different continents seduced us.

The Iguazu Falls in Brazil, the high mountains of the Cordillera Blanca in Peru and Machu Picchu, the Salt Desert in Bolivia, the Atacama Desert in Chile, the colorful mountains of northern Argentina, the beaches of Sydney in Australia from Bronte to Manly, the site of the 12 apostles on the “great ocean road”, Luang Prabang and its karst reliefs in Laos, the paradise island of Koh Rong Saloem in Cambodia, the Mekong Delta, the Bay of Halong or Lan Ha and the mountains of northern Vietnam, Inle Lake and the site of Bagan with thousands of temples in Burma and the many Buddhist temples in Thailand are just a few magical places that we have explored and contemplated.

From the high arid mountains of the Andes to the rice fields of Asia without forgetting our Australian getaway, was all an exciting adventure. But our strongest moments remain our treks in Peru which are undoubtedly our most vivid memories. Fabulous sensations during the Santa Cruz trek where we had the feeling of being 20 years old and flying on the summits at more than 4000m to the terrible memories of the trek of Choquequirao where our sick & tired bodies reminded us of our age.

Then there are the encounters that gave meaning to our trip. Meeting of populations, individuals, other travelers. We also loved seeing our Australian friends again and were delighted to meet up with our three sons (and Gabrielle) at Christmas and then friends at the start of the year in Laos. One regret, is that of not being able to make ourselves useful by carrying out a volunteer mission as we had envisaged.

So despite our precipitate return in this anxiety-provoking climate. We have already found a kind of routine and all our creature comforts, but we are really desperate to see our French and English family, Jason and Manon confined in Paris, and our friends.

It is time to ask ourselves to work again, to remember and to dream of other projects, especially in these complicated times.

Let's live our dreams, life can be short, so let's make it fun & beautiful ....

Adin & Babette

quelques photos panoramiques illustrant différents pays 
Au milieu des vignes