Carnet de voyage

Adin & Babette: #retourautourdumonde

7 étapes
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Dernière étape postée il y a 2 jours
Voyage en préparation pour un itinéraire en : Amérique du Sud Australie Asie du Sud-Est de Août 2019 à Avril 2020
Août 2019
35 semaines
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Octobre 2018: nos congés sabbatiques sont validés, nous allons pouvoir nous consacrer plus sérieusement à notre projet de voyage.

Nous réalisons que nous allons entrer dans une démarche constructive avec choix des pays à traverser, ébauche d'itinéraires, consultation des guides et des différents sites....

Nous commençons à réfléchir sur les problématiques de santé comme les vaccins, la gestion de la maison et les tracasseries administratives ..sans oublier la partie financement.

Mais, au fait, pourquoi un tel projet?

Nous avons toujours eu un esprit "globe-trotters " et depuis notre rencontre en Australie en 1987, nos nombreux voyages ensembles nous ont apporté que du bonheur. Nous avons aussi eu la chance et le plaisir de partager certains voyages avec nos 3 fils.

Nous restons sur notre faim et notre soif d'aventures est toujours bien présente. Alors, nous avons décidé en passant le cap de la cinquantaine de ressortir de notre zone de confort et de partir autour du monde sans attendre l'âge de la retraite. Il n'y a pas de bons moments pour partir, il y a notre moment.

Nous avons envie de prendre le large, d'aller nous dépayser, de prendre le temps de "prendre le temps", d'apprécier d'autres façons de vivre, d'autres paysages, de découvrir d'autres merveilles, de rencontrer d'autres cultures, d'autres saveurs, de vivre d'autres expériences, de redonner du sens à notre existence et peut être de mieux se connaître soi-même...

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Publié le 4 janvier 2019

Le compte à rebours a commencé, il nous reste 7 mois pour les préparatifs en tout genre...

Guides 
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C'est parti, la date de départ est fixée au 20 août pour un bref séjour à Rio de Janeiro au Brésil avant de poursuivre pour les chutes d'iguazu à la frontière Brésilienne, du Paraguay et de l'Argentine. Puis nous volerons jusqu'à Lima au Pérou et beaucoup plus tard La Paz en Bolivie.

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Publié le 31 juillet 2019

On coche les cases..

Vaccins, fait

Rdv Banque, fait

Assurance, presque fait

Sac à dos pesés et prêts,

Itinéraires affinés, formalités diverses administratives en cours,

Genou opéré en bonne voie de guérison ou presque. Il nous faudra faire quelques réajustements à nos objectifs de trekking ambitieux.

Bref, presque prêts pour l'aventure....







Merci aux collègues d'Adin pour leurs fabuleux cadeaux de départ. Idéal pour voyager...léger, coton facile à laver et à faire sécher, chic et très pratique.

WorldTour 2019 
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Rio de Janeiro 

Les derniers jours avant notre départ furent bien chargés, entourés d'amis et de la famille. Nous pensions que nos sacs à dos étaient prêts pour l'aventure, mais c'était sans compter sur le checking par nos 3 fistons qui affichaient leur sentence commune: ces sacs sont trop lourds, il faut libérer des kilos superflus. Nous sommes donc arrivés à retirer 2 kgs chacun et avons dû accepter de nous libérer de certains petits objets qui ne nous paraissaient pourtant pas superflus. Nous partons donc avec des sacs de 12 et 15 kgs, tente, kit cuisine, matelas et duvets compris (pas si mal...).

Après un voyage sans encombre, nous voilà plongés dans le brouhaha de RIO avec son trafic incessant, ses taxis et motos qui jouent du klaxon. Le dépaysement est rapide. Nous nous installons dans un petit hotel cosy à 2 pas de la plage de Copacabana, au pied de 2 favelas réputées comme étant tranquilles. 20 % des Cariocas (habitants de Rio) vivent dans les nombreuses favelas et beaucoup vivent de petits boulots quotidiens. Rio est une immense ville, bercée par les vagues de l'océan, entourée de collines aux forêts luxuriantes, avec le Christ du corcovado du haut de ses 700 mètres qui domine les favelas, le centre urbain et les nombreuses et superbes baies de sable blanc. Sans oublier le célèbre pain de sucre et son téléphérique..

Nous visitons la ville, à pied, à vélo, en bus et commençons à goûter notre première Caipi qui ne nous a pas déçu. C'est l'hiver, il fait 20 ° mais le temps oscille entre soleil, nuages et averses. Nos connaissances en Portugais sont presque inexistantes mais nous nous débrouillons très bien avec l'Espagnol et l'Anglais. L'insécurité ici n'est pas une légende, il faut rester vigilant et ne pas s'aventurer dans certains quartiers à certains moments.

Après la ville, direction les chutes d'Iguaçu à la frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay.

«How big ?  This big! »  C’est grand comment? comme ça ! 

Les chutes d'Iguazu

Nous voilà arrivés à quelques kilomètres des chutes et nous plantons la tente pour la première fois dans un lieu isolé au milieu de la nature près d'une auberge et d'un lac artificiel utilisé pour la pratique du Wakeboard. L'endroit est animé en journée par les jeunes aisés du coin mais occupé en soirée que par 2 touristes: nous.

Puis, direction les chutes et là....waou waou. Les chutes s'étendent sur 3 kms de large et le spectacle est magique avec plus de 275 chutes qui se jettent dans la rivière en contrebas. Nous passons la journée à contempler les chutes du côté Brésilien et les chutes sont impressionnantes à couper le souffle. Quelle beauté , là, juste en face de nous. Nous prenons bien plus de photos que nécessaire mais le lieu est tellement féerique que nous avons du mal à nous en éloigner. Quelle merveille la planète nous donne la chance d’observer. Et pourtant non loin de là, la forêt Amazonienne brûle et beaucoup osent ne pas s’en préoccuper pour satisfaire d’autres soi-disant enjeux économiques. Visiter les chutes se font en au moins 2 étapes. Lorsque la visite du côté Brésilien a été réalisée, il est important de prévoir au moins une autre journée côté Argentin car ce côté est plus sauvage et plus vaste.

Nous passons donc la frontière et sortons nos calculettes pour nous apprivoiser la monnaie et passer du réal Brésilien au peso Argentin. Ne nous méprenons pas car 1 €= environ 5 réais mais 60 pesos. Et très bientôt nous passerons au sol Péruvien. On se cultive en voyage, on fait des mathématiques ... La ville de Puerto IGUAÇU en Argentine dégage une bonne ambiance et nous nous y sentons bien. L’auberge de jeunesse qui accepte les gens moins jeunes comme nous, est simple, sympa et située à 2 pas du terminal de bus. Pratique.

Nous rencontrons un couple Suisse avec qui nous sympathisons et passons une superbe soirée au resto en écoutant leurs aventures et mésaventures. Ils font le tour du monde et nous prévoyons de nous revoir au Laos en Janvier 2020.

Nous avons dégusté la bière locale bien appréciée compte tenu de la température hivernale (30°).

Le lendemain, nous partons pour la visite des chutes côté Argentin et le spectacle est différent mais tout aussi époustouflant. Nous décidons de faire le grand saut et naviguons au beau milieu des chutes. Nous sommes bien sûr trempés, on nous avait prévenus. Adrénaline garantie..


Iguaçu Cataratas Brazil
Paco Hontas! ..or was it Jeronimo! Fantastic excursion into the falls.
On  n’est pas bien là.... 

Nous nous préparons déjà à notre prochaine destination, nous devrons repartir pour le Brésil pour voler au Pérou, direction Lima et la Cordillera Blanca.

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Nous avons quitté définitivement le Brésil et temporairement l’Argentine après une dernière soirée passée en compagnie d’un jeune couple Argentin très sympa. Nos conversations se passaient avec leurs quelques mots de Français et d’Anglais et nous avec notre Espagnol encore au stade de balbutiements . Un vrai cocktail de langues étrangères , et nos rires à tous n’étant pas discrets, un motard Argentin et une Espagnole se sont joints à nous en dégustant des cervezas locales. Que de bons moments!

Puis direction Lima au Pérou. 4 heures de vol plus tard, nous arrivions et ajustions nos montres du fait de ce nouveau décalage horaire: nous voilà à 7 heures de moins qu’en France. Compte-tenu de notre arrivée tardive à l'aéroport (23h), nous prenons un taxi pour accéder à un hôtel situé dans le quartier de Miraflores. Nous pensons qu’il vaut mieux éviter de traîner avec nos sacs à dos à cette heure ci. Le trafic est chargé et il nous faudra quand même une heure de voiture avant d’arriver.

Lima est une immense métropole et n’est pas notre objectif de voyage mais seulement un lieu de passage obligé. On ne s’y attardera pas ...Nous passons de Rio sur la côte Atlantique à Lima au bord du pacifique. Nous sommes surpris et chanceux car le centre de Lima est réservé aux piétons du fait du jour férié et de la fête de Santa Rosa qui rend Lima en pleine effervescence. Le soleil brille , ce qui embellit encore les façades colorées du centre ville. L’ambiance est à la fête, de nombreux stands proposent leurs plats culinaires et nous nous réjouissons à l’idée de les goûter. Notre bref séjour ici dépasse donc largement nos attentes.

Miraflores 

Les banques sont fermées et nous changeons nos euros avec Miguel qui se trouve sur le trottoir et qui crie... change money ? Pas très confiants les premières secondes, nous avons vite compris que notre choix était limité et qu’il fallait faire confiance. Nous négocions un taux intéressant et Miguel s'avère très sympa. Puis direction Huaraz dès le lendemain , ville de la cordillère blanche perchée à plus de 3000 mètres d’altitude.

Lima 
First view of the Cordillera Blanca from the bus 

Huaraz and the Cordillera Blanca

Trekking at 4000m+

We arrived in Huaraz by bus from Lima. It was an easy journey, starting around 200m above sea level. The trip took 9hrs, with a 30min lunch break, just before climbing up to the Cordillera Blanca. The winding road through the valleys was spectacular, and as we reached the plateau at 4000m we started to feel the effects of the altitude. Fortunately Huaraz is at 3071m, which still makes you short of breath but without the extreme side effects. Still it made looking for a place to sleep a little more arduous. As it was a bank holiday weekend the place was packed with Peruvian tourists. We settled for the first place that had a room, which did the job but with no charm. Then went to visit the town by night. Buzzing & friendly atmosphere

Next morning we set out to find a better place, success ! So we left our bags and set off to do a short hike to get acclimatized. We chose Laguna Wilaconcha 3750m as it was listed as easy! The path was easy to follow, so I suggested we take a short cut, rather than following the dirt road. Babette accepted but soon regretted it, we were both finding it hard to get to the lake....Babette couldn’t speak ! and needed an emergency snack before we could continue on the gentle slope of the road. We made it and the view was worth it. Then used the track for the descent.

On the way to Wilaconcha 

Un peu de géographie... La Cordillera Blanca fait partie des plus importantes chaînes de montagne du monde et comprend plus de 50 pics au dessus de 5700 m dont le Huascaran 6768 m, plus haute cime tropicale au monde. Un superbe terrain de jeu pour les trekkeurs et les alpinistes.

C’est pourquoi nous sommes venus dans cette région, les randonnées nous appellent.

Après cette première journée d’acclimatation, nous partons le lendemain en excursion afin de voir le glacier Pastoruni à 5100 m. Le mini bus emprunte une piste défoncée et nous roulons entre 15 et 30 Kms/heure. En route, nous achetons nos premières feuilles de coca et les mâchons. Ce n’est pas très agréable mais nous comptons sur leurs effets contre le mal des montagnes. Proche du glacier, nous finissons à pied les 200 m de dénivelé et à peine une heure plus tard, nous pouvions admirer le géant glacé du haut de ses 5100 m et presque le toucher. Waou, plus haut que le Mont Blanc ! Les touristes, présents, étaient emmitouflés de doudounes, gants, bonnets afin d’affronter les quelques flocons de neige alors que nous étions ..en shorts. Nous étions autant observés que le glacier lui-même. Certes, nous devons admettre que nous n’étions pas vraiment préparés.

Glacier Pastoruni 

Cette escapade à 5100 m nous a rassuré et c’est pourquoi nous décidons de partir pour notre premier trek de 3 jours dès le lendemain. Nous achetons les denrées nécessaires limitées à du thé, des soupes, des pâtes, fruits secs, biscuits et fromages. C’est parti, on nous a confirmé que ce trek était facile et donc qu’il n’était qu’une petite mise en jambe. Nous en concluerons plus tard que nous n’avons pas tous les mêmes repères ici.

Après une première journée de 9 h de marche ponctuée de nombreux stops pour trouver notre chemin dans la pampa marécageuse, (malgré maps.me), nous arrivons à la nuit tombante, épuisés, sur le lieu où il était possible de camper. Là, nous nous frayons un passage parmi les vaches et dégageons péniblement 2 m2 de bouses de vache sèches pour y planter notre tente. Tout autour, les bouses fraîches de la journée se répandaient et il fallait bien regarder où mettre les pieds. Nous avalons une soupe de pâtes et nous glissons dans nos duvets, éreintés. Nous sommes à 4050 m d’altitude et la température est négative. Notre tente est gelée au petit matin et au milieu de nulle part, nous sommes réveillés par le meuglement des vaches. Nous sommes contents d’aller faire pipi au lever du jour, car il n’était pas question d’affronter les vaches et leurs bouses fraîches au milieu de la nuit...

Premier jour du trek 
Dernière ligne droite avant la tombée de la nuit  #Whereisthepath!

Le paysage est superbe et les fermiers rencontrés sont très amicaux. Leur mode de vie est basique et nous sommes impressionnés par la rudesse de la vie qu’ils affrontent. Ils vivent où survivent avec presque rien dans un froid presque permanent. Ils nous saluent d’un Buenos Dias et échangent quelques mots avec nous en Espagnol ou essaient en quechua sans succès.

Le deuxième jour ne sera pas plus facile car nous marchons là encore pendant plus de 8 h, passons un col venté à 4700 m dans un froid glacial avant d’entamer la descente jusqu’au camp n°2 à 4088 m. Nous faisons des pauses afin de pomper l’eau et de la filtrer pour notre consommation. Nous plantons la tente juste avant la nuit et la pluie nous rattrape. Ouf, nous avons juste eu le temps d’avaler notre soupe et avons échappé aux averses qui nous tiendront compagnie dans la nuit. Du coup, il fait moins froid et la tente ne gèlera pas cette nuit là. Nous sommes contents de notre équipement, de la tente, des duvets et aussi, honte à nous..., des petits plaids que nous avons piqués dans l’avion. Certes, ça ne se fait pas mais nous l’avouons, nous les avons fortement appréciés et devrions encore les apprécier davantage dans les prochaines semaines. Nous les donnerons à des personnes dans le besoin lorsque nous quitterons les régions montagneuses. Nous n’avons pas eu chaud mais pas trop froid non plus..

Deuxième jour passage du col 4700 m 

Le 3 ème jour fut plus cool avec des descentes interminables parmi des villages typiques et authentiques. Nous apprécions notre voyage qui semble se dérouler à une autre époque.

Puis quel bonheur de retrouver l’hotel, la douche et des vêtements propres. Quelle sensation de bien être! Mais quel bonheur aussi de partager des moments avec des Péruviens qui n’attendent rien de nous.

Nous sommes ravis de cette mise en jambe. En résumé, la soi- disant facilité de ce trek nous fait nous interroger sur notre projet de trek à venir du Santa Cruz, réputé comme étant plus difficile.

C’est décidé, nous partirons demain....

Troisième jour descente sur Chavin 
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Version ES

Holà los amigos!

Vamos a escribir en Frances y ingles porque tenemos la familia en Inglaterra y muchos amigos en Australia . Esperemos que ustedes aprecias la lectura de nuestro aventuras. Hasta luego!

Version FR

Après notre premier trek, nous avions quelques hésitations à réaliser le trek Santa Cruz dû à la difficulté du 2ème jour (col à franchir à 4700 m, 1000 m de dénivelé positif à cette altitude et 700 m de dénivelé négatif dans la foulée ). Nous optons donc pour le faire en 5 jours au lieu de 4 afin de couper cette 2 ème journée. Nos sacs seront à peine plus lourds avec un jour de nourriture en plus. Nous ne sommes pas des trekkeurs aguerris et nous doutons de nos capacités. Le Beaujolais, ce n’est pas bien haut, nous n’avons plus des jambes de jeunes de 20 ans et ma dernière opération du genou date de fin juin...Quelques raisons qui nous laissent dubitatifs ... Nous consultons la météo et une fenêtre météo de 4 jours est particulièrement favorable alors sans aucune hésitation, nous nous organisons et partons au petit matin.

Le trajet en collectivo de 3 heures pour atteindre Vaqueiria était déjà toute une aventure. La piste caillouteuse serpentait tout le long de la montagne au bord d’immenses précipices ou ravins profonds de centaines de mètres. Le conducteur restait concentré sur son volant et semblait imperméable aux dangers de l'itinéraire qu’il empruntait au quotidien. La routine! Puis nous débarquions au milieu de quelques maisons avec 4 à 5 autres touristes, sacs au dos. Quelques arrieros étaient là avec leurs ânes pour nous proposer de monter nos sacs jusqu’au col. Je ne vais pas me mentir, j'étais très intéressée par l’offre alléchante puis rapidement déclinait leur offre, résignée. Notre motivation pour faire ce trek en autonomie complète était telle que nous ne pouvions que réussir. Une fois parti, de toute évidence, nous n’avions plus trop de choix.

Le premier jour était assez cool et nous avons traversé 3 petits villages ou hameaux sur le chemin bien tracé avant d’atteindre notre premier campement. Nous avons rencontré un couple Allemand avec qui nous avons sympathisé. Puis nous avons organisé notre première nuit qui aura été particulièrement froide. Ce soir, au menu , soupe de pâtes... Je dors couverte de la tête aux pieds dans mon duvet ( bonnet, doudoune..) et le lendemain, nous abordons la partie qui aurait dû être la plus difficile du trek. C’etait sans compter sur l'ingénieuse idée d’Adin de faire une variante le 3ème jour...

La montée au col de 4750 m , fut comme prévue , rude, particulièrement la dernière heure. Le poids de nos sacs et l’altitude nous ont rappelés que nous n'étions pas en ballade dominicale. L’idée de diviser cette journée en 2 étapes n’était finalement pas vraiment réalisable car le seul endroit possible pour installer notre tente aurait été près d’une lagune vers laquelle nous sommes arrivés vers 11h du matin. Trop tôt et trop froid pour y passer la journée. Nous poursuivons donc notre ascension. Nous ne pouvons pas atteindre le col et sommes obligés de faire une pause « lunch » avec fruits secs, noix de cajou et biscuits. Puis on y retourne et là, c’est l’apothéose....on y est ...et le spectacle devant nous est époustouflant. On a l’impression d’avoir passé la ligne d'arrivée d’un marathon et on ne veut surtout pas partir. Tous les pics enneigés sont là devant nous, les glaciers , les lacs turquoises, la vallée au loin et ses « lagunes ». Des paysages de montagnes qui semblent nous ensorceler et nous paralyser. Quelle chance nous avons de pouvoir contempler une telle beauté. Nous pensons à ceux que nous aimons et qui auraient aussi aimés être là. Nous savourons ces moments. Nous méditons. Puis la réalité refait surface, le temps s’écoule et il nous faut gagner le campement 2 à 4100 m. Il nous reste 700 m de dénivelé négatif et nos genoux ont « du pain sur la planche ». Nous abordons la descente sereinement, faisons des pauses et arrivons sans trop d’embuches au campement avant la nuit. Malgré l’altitude, il n’y fera pas trop froid. Le mal des montagnes ne nous aura pas atteint. Chance! On est ravis, tellement ravis, qu’Adin propose de faire le lendemain une variante de 4 à 5 heures pour aller voir la lagune Arhueycocha à 4500 m et le pic Alpamayo d’où l’on peut observer le pic qui est utilisé comme logo pour les films Paramount.

Le 3ème jour commence comme les autres, à 6 h du matin, nous plions bagages et déjeunons avec thé et flocons d’avoine puis nous nous mettons en route. Nous sortons de notre itinéraire pour ce détour à priori, à ne pas manquer. Le chemin est difficile au début puis très agréable. Nous avons presque l’impression de traverser un jardin botanique parsemé de plantes et fleurs multicolores avec comme toile de fond des glaciers qui viennent se déverser dans un lac turquoise. Nous remontons donc à 4500 m pour être de nouveau surpris par la beauté du paysage. Whaou... c'était donc vrai ...ça valait vraiment le détour. Nous assistons à 2 avalanches devant nos yeux et à des débris de glace se répandant en contrebas dans un vacarme style grondement de tonnerre. Là encore, il nous a fallu un moment pour émerger et comprendre qu’il était temps de reprendre les sacs et de redescendre. Nous redescendons donc et suivons de nouveau l’itinéraire principal qui se révélera être très sablonneux, très long et très pénible.. Nous avons traversé une vallée entrecoupée de petits ruisseaux et nous n’en voyions plus la fin. Mon genou s’est inflammé avec ces presque 20 kms de randonnée et j’ai dû utiliser les anti inflammatoires à forte dose pour pouvoir continuer. Chaque pas était devenu pénible et c’est lorsque nous pensions être arrivés au campement 3 que nous avons réalisé qu’il y avait encore 4 longs et interminables kms. Nous continuons sans un mot en essayant de visualiser la fin de cette journée. Je maudissais en sourdine Adin et son idée géniale de variante. Nous arrivons péniblement « clopin / clopant » juste avant la tombée de la nuit. Une soupe et au lit....quelle journée! Nous sommes passés par toutes les émotions.. du whaou à ....quelle galère!

Le lendemain, après une nuit saccadée, nous avons été agréablement surpris par la capacité de notre corps à se refaire une santé. J’ai du mal à respirer toutefois. Nous abordons notre dernière journée de trek dans la bonne humeur puisque ça ne sera que de la descente jusqu’à Cashapampa. Le chemin était très caillouteux et poussiéreux mais longeait un superbe torrent. Arrivés au village, nous sautons dans un collectivo pour retourner à Caraz à notre auberge où nous attendent quelques vêtements propres et une douche ...à peine tiède. Tanpis. Nous sommes fatigués mais fiers d’avoir fait ce trek qui nous faisait rêver.

Après ce séjour en haute montagne, nous avons fait plus de 120 kms entre 3500 et 5100 m et il est temps pour nous de nous reposer. Nous optons pour Tingo Maria, ville aux portes de l’Amazonie afin d’aller chercher un peu de chaleur et certainement quelques moustiques... à suivre.

Huaraz aura été une ville où il fut bon de séjourner entre nos treks. Ville authentique où les péruviens vêtus de leurs costumes locaux et de leurs plus beaux chapeaux se retrouvaient au marché quotidiennement. Une bonne ambiance ... Le Pérou dans toute sa splendeur tel qu’on l’imagine.

Version EN

Trek Santa Cruz

After our first trek, we hesitated to take on the Santa Cruz trek, due to the difficulty of the 2nd day (pass at 4700 m, 1000 m of elevation gain at this altitude and 700 m of negative elevation after the pass). So we opted to do it in 5 days instead of 4 to split this 2nd day. Our bags would be slightly heavier with an extra day of food. We are not seasoned trekkers and have some doubts about our abilities. The Beaujolais is not very high, we no longer have the legs of 20 years olds and my last knee surgery dates from late June ... A few reasons that make us skeptical ... We consult the weather and a window of 4 days is particularly favorable, so without any further hesitation, we organize and leave in the early next morning.

The 3 hour drive to reach Vaqueiria was already an adventure. The stony track snaked along the mountain at the edge of huge precipices with ravines hundreds of meters deep. The driver remained focused on his steering wheel and seemed impervious to the dangers of the route he took on a daily basis. Just Routine! Then we arrived in the middle of some houses with 4 to 5 other tourists, bags on the back. Some Arrieros were there with their donkeys, proposing to us to. carry our bags to the pass. I will not lie, I was very interested in their offer, but it wasn’t all that straight forward. Once we left, obviously, we did not have much choice but to go it alone.


The first day was pretty cool and we crossed 3 small villages / hamlets on the well-marked path before reaching our first camp. We met a German couple with whom we sympathize and swapped itineraries. Then we organize our first night which turned out to be particularly cold. Tonight’s menu, pasta soup ... I sleep covered from head to toe in my hat, down jacket ... and the next day we approach the part that should have been the most difficult of the trek. That was was without counting on the ingenious idea from ​​Adin to take a variant on the 3rd day ...


The climb to the pass of 4750 m, was as expected, rough, but splitting the climb in to two days no-longer appealed, as would be camping too early in the day. the last hour was particularly hard. The weight of our bags and the altitude reminded us that we were not on a Sunday walk. We could not reach the pass in one go, and are forced to take a lunch break with dried fruits, cashews and biscuits. Then we go back to it, then the apotheosis .... there we are ... and the sight in front of us is breathtaking. It seems to have crossed the finish line of a marathon, we do not want to leave. All the snowy peaks are there before us, the glaciers, the turquoise lakes, the valley in the distance and its "lagoons". Mountain landscapes that seem to bewitch us and paralyze us. We are so lucky to be able to contemplate such beauty. We think of those we love who would have liked to be there too. We savor these moments. We meditate. Then the reality catches up with us, time is running and we have to reach the camp 2 at 4100 m. We still have 700 m of negative altitude and our knees have "a lot of work to do". We approach the descent serenely, take breaks and arrive without much trouble, arrive at the camp before the night. Despite the altitude, it will not be too cold. Luckily we have not been affected by altitude sickness, lucky us! We are delighted, so delighted, that Adin proposes to do the next day a variant of 4 to 5 hours to go to see the Arhueycocha lagoon at 4500 m and the peak Alpamayo and from where we can observe the peak that is used as a logo for Paramount films.

The third day begins like the others, at 6 o'clock in the morning, we pack up and have breakfast of tea and oatmeal then we start. We leave our original itinerary for this detour a priori, not to be missed. The path is difficult at first and then very pleasant. We have the impression of crossing a botanical garden dotted with multicolored plants and flowers against the backdrop of glaciers that pour into a turquoise lake. We climb up to 4500 m to be surprised again by the beauty of the landscape. Wow ... so it was true ... it was worth the trip. We see 2 avalanches on the glacier and ice debris spreading down in a roar of thunder. Once again, it took us a moment to emerge and understand that it was time to take our bags and go back down. So off we go again back on the main route which will prove to be very sandy, very long and very painful .. We descend a valley interspersed with small streams, horseflies and the sun beating down on us. It feels like we will never get to the end of this valley. My knee was inflamed after almost 20 km of hiking and I had to use anti-inflammatories in high doses to continue. Each step had become painful and it was when we thought we had arrived at Camp 3 that we realized that there were still 4 long and endless kms. We continue without a word trying to visualize the end of this day. I cursed Adin and his brilliant idea of the​​variant. We arrive painfully "hobbling in" just before dark. Once we had set up camp, Johnathan & Viviane, the German couple we met on the first day, came bye to see how we were doing. After chatting in the moonlight, we finally had our soup and off to bed .... what a day! We went through all the emotions .. from whaou to .. never again.

The next day, after a restless night, we were pleasantly surprised by our body's ability to recover. We start our last day of trek in good mood since it will only be the descent to Cashapampa. It’s quite a steep descent on a very dusty & rocky path, but contrasted but the bubbling torrent we are following. There, we jump into a collectivo to return to Caraz and our hostel where we have some clean clothes and a shower ... barely lukewarm..never mind. We are tired but proud to have completed this trek that we had dreamed about..

During our stay in the mountains, we covered more than 120 km between 3500 and 5100 m and now it is time for us to rest. Huaraz has been a city where it was good to stay between our treks. Authentic city where the Peruvians dressed in their local costumes and their most beautiful hats were at the market daily. A good atmosphere ...

Next stop, we opt for Tingo Maria, a city at the gateway to the Amazon to be warm and certainly pestered by some mosquitoes ... coming soon.

Day 1 
Day 2 
Day 3 
Day 4 
Huaraz