Carnet de voyage

Nouvelle-Zélande

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Au pays des Kiwis
Novembre 2019
10 semaines
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Publié le 1er décembre 2019

[narration Eric]

Samedi 23 novembre , nous profitons d’une place coté hublot dans l’avion pour admirer une dernière fois les magnifiques paysages de cette Nouvelle-Calédonie qui nous a accueillis pendant deux mois et dix jours. Nous quittons la Grande Terre avec l'espoir de revoir certaines de nos rencontres, un jour, en France, chez nous, et de pouvoir leur rendre, par la même, la générosité de leur accueil.

Le ciel est clair, la mer sort tous ses bleus, contrastant avec le jaune de la végétation aride. Nous prenons de la hauteur pour un au revoir de toute beauté...

Quelques heures plus tard, c’est le vert des grasses prairies néo zélandaises qui s’offre à nos yeux, alors que nous n’avons pas encore atterri à Auckland.

Le trajet en bus de l’aéroport vers le centre ville nous replonge dans l’atmosphère d’une grande ville, que nous n’avons pas connu depuis notre départ de Paris.

Le centre ville, c’est là qu’habite Joseph que nous avons contacté par le réseau « couchsurfing » et chez qui nous allons passer les deux prochaines nuits. Il nous reçoit donc dans son petit appartement de 50m2 qu’il partage avec un coloc, une couchsurfeuse française en transit et donc nous deux soit 5 personnes ! On se rend tout de suite compte que, en dépit de sa générosité, Joseph est un introverti qui à du mal à partager ses sentiments mais qui nous a quand même préparé une grosse salade pour notre arrivée ! On découvrira plus tard ( sous le lit ) que c’est aussi un fétichiste psychorigide de chocolat 😜 !

Etonnement, la nuit en ville fut bien plus silencieuse que celles que nous avons connues dans la brousse calédonienne !  

Le centre ville, c’est aussi là que par hasard le lendemain matin en allant faire quelques courses nous tombons sur the Santa pride, la parade du père noël qui à mis dans la rue des milliers de personnes impatientes de voir passer les multiples chars du défilé. On se rend compte alors que Auckland c’est un peu beaucoup Chinatown ! ! !

De toute façon nous n’allons pas nous attarder dans le nord parce que nous avons prévu de rejoindre Karen et Jean-Michel sur l’ile du sud avant la fin de leurs vacances. Nous fêtons donc mon changement de décennie en reprenant la route vers le sud, toujours en stop au départ d’Auckland. Après des débuts un peu laborieux, nous décidons de tester l'univers en lui demandant de nous envoyer un automobiliste fan d’auto-stoppeur. Jeanne va même jusqu’à préciser que celui-ci nous amène jusqu’à Hamilton……Et bien devinez ? …….Quelques minutes plus tard un homme s’arrête, et nous "ordonne" de charger nos sacs en précisant qu’il va…….à Hamilton ! Véridique 😇 !

Après deux petites heures de route, notre chauffeur providentiel nous lâche aux portes du Hamilton Gardens, un grand parc dédié aux jardins dans lequel nous prenons une pause déjeuner bucolique avant de reprendre la route vers le sud.

Un peu plus loin sur la route, alors que j’avais à mon tour sollicité l'univers, en lui demandant précisément de trouver quelqu’un qui nous proposerait « aussi » un abris pour la nuit, une dame qui conduit une voiture avec un van s’arrête et, une fois dans sa voiture, nous raconte qu’elle va rassembler des moutons avec son cheval chez un éleveur. Nous pensons avoir trouvé le clone d’Odile, une amie de longue date, mais elle s’appelle Robin'…..Ça nous fait quand même bien rire ! ! !

Nous lui expliquons notre voyage et lui glissons innocemment que « ce soir nous ne savons pas encore où nous allons dormir ». Elle nous répond qu’il n’y aura pas de problème pour que nous plantions notre tente chez le fermier. Voilà ! Nous avons trouvé ! En chemin, elle nous précise même que nous n’aurons pas à planter notre tente et qu’elle va nous laisser la petite cabane dans laquelle elle dort d’habitude. Elle dormira dans son van !

Les nombreux kilomètres que nous parcourons avec elle sont parfois flippant quand, au détour d’une petite route nous voyons débouler une voiture à contre sens sur NOTRE voie de circulation ! ! ! ! Ah non ! ! ici on roule à gauche ! On a un peu du mal à s’y faire au début. Mais le plus difficile pour moi maintenant c’est que tout le monde cause anglais, certes, mais avec un sacré accent kiwi ! Heureusement que ma chérie fait preuve de pédagogie en me répétant souvent ce qui vient d’être dit, mais doucement et sans accent ! Là, je m’en sors mieux ! J’ai quand même bon espoir et commence déjà à me débrouiller tout seul pour demander des trucs simples (en appréhendant les réponses des gens qui ne font aucun effort pour que j’ai une chance de les comprendre 😝 ! ! !)

Nous prenons donc possession pour une nuit de la fameuse cabane au relents de renfermé et de poulailler mais bénéficions d’un bon matelas relativement propre.

Soirée d'anniversaire romantique, et diner gastronomique, dans un hébergement insolite !

Le lendemain matin nous avons même le temps d’aller assister à la tonte des moutons (enfin, quelques uns sur les 2000 du troupeaux) avant que Robin' ne nous dépose au village pour continuer le stop vers National Park, notre objectif du jour.

C’est là qu’un habitant du village qui n’avait visiblement rien de mieux à faire nous propose de nous amener jusqu’à National Park, à environ 25 kms, juste parce que « c’est une belle journée pour faire un peu de route ». Ce Maori d’origine fera même l’effort de parler doucement et sans accent afin que je puisse discuter un peu avec lui 😀

Finalement, après un ultime trajet en camping-car pour les derniers kilomètres, nous arrivons à Whakapapa Village, le point de départ pour notre randonnée de 3 jours autour du Tongariro. Mais ça, c’est une autre histoire !

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Publié le 10 décembre 2019

[narration Eric]

Tout commence au village de Whakapapa, au départ du "Tongariro Northern Circuit", l'une des 10 "Great Walk" du pays, constituée de 4 étapes et 45 kms, que nous avons choisis de boucler en 3 jours. Le volcan Tongariro et son voisin le Ngauruhoe sont connus par les amateurs de Tolkien pour avoir servis de décors pour le film « le seigneur des anneaux ».

Le Ngauruhoe au fond, et son voisin le Tongariro, que nous allons grimper 

Nous allégeons nos sacs à dos de quelques kilos en laissant nos affaires inutiles au « visitor center » et partons sur les traces de Frodon et ses amis ! ! Cette première étape de 3 heures, assez facile, est une bonne mise en jambe pour une reprise de rando. Nous traversons des paysages de landes qui nous rappellent l’écosse jusqu’à l’arrivée au refuge de Mangatepopo où nous plantons notre tente, face au coucher de soleil et au volcan Taranaki qu’un ciel clair nous permet de distinguer à l’horizon.

Le volcan Taranaki au fond à droite. Nous irons sûrement randonner autour avant de quitter le pays !

Après une nuit bien fraiche nous nous levons aux aurores, bien fraiches aussi, pour partir rapidement sur cette étape que nous allons doubler avec la troisième. Nous savons que cette partie du circuit est la plus prisée, puisqu’elle emprunte le renommé « Tongariro Crossing », rando d’une journée, qui permet aux moins aguerris de grimper tout de même les flans du Tongariro. Nous voulons éviter la foule et la seule solution est de partir au plus tard vers 6h30. Mission accomplie !

Le départ à l'aube, froid et paisible... Parfait👌!

C’est un univers volcanique et par moment lunaire que nous traversons lors de cette longue journée ! Succession de paysages, ressemblant tantôt au désert d'Atacama, tantôt aux sommets enneigés des Alpes, tantôt à la surface de la lune mais avec en fil rouge permanent les deux volcans dont les pentes nous projettent sur le Mordor d’où Sauron pourrait bien nous observer.

Après les plages de sable blanc, place à la blancheur de la neige ! 
En haut du Tongariro Crossing ! Le Blue Lake au loin, porte bien son nom 

L’émeraude des lacs que nous croisons semble un peu louche et les fumerolles soufrées qui les entourent nous découragent de tenter la baignade, si les grosses rafales de vent ne nous avaient pas déjà refroidis !

Les Emerald lakes 
Le blue lake vu de près, contraste joliment avec la neige 

Une longue descente dans les roches volcaniques nous amène jusqu’au refuge de Oturere auquel nous pique-niquons avant de repartir pour prolonger la marche jusqu’au refuge suivant. Nous avons bien fait de doubler cette étape ! Il fait grand beau et notre départ très matinal nous laisse bien assez de temps pour rejoindre le bivouac suivant !

La descente du Mordor... 

Nous découvrons à notre arrivée au refuge de Waihohonu un emplacement pour tente dans le sous bois, au bord d’un torrent, qui nous fait le plus grand bien après avoir traversé une partie très désertique et minérale dans l’après midi.

Mais il nous semble que des personnages étranges, peut être sortis de l’imagination de Tolkien, rythment notre randonnée. Mi yéti, mi mangouste, nous arrivons à surprendre un mâle et une femelle qui fuient à notre passage !

Un jour, peut-être, nous vous expliquerons le pourquoi du comment !.. 

L’ultime étape nous replonge dans un univers de landes et de volcans aux cônes enneigés, agrémenté de lacs et de cascades.

Nous terminons notre marche en début d’après midi. Nous avons le temps de refaire nos sacs , redevenus bien lourds, et de tenter le stop pour trouver un spot pour la nuit. On the road again !

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Publié le 16 janvier 2020

[narration Jeanne]

Sous la pression intense de nos innombrables lecteurs, je me motive enfin à mettre la blog à jour ! Il n'est pas toujours facile de trouver le temps, la connexion internet ou bien encore la volonté pour donner des nouvelles... Mais rassurez-vous, nous sommes toujours en vie et le blog ne mourra pas en cours de route non plus 😉 Au passage, un grand merci pour vos nombreux commentaires, auxquels je ne réponds pas mais qui font toujours énormément plaisir ! Chacun d'entre eux est lu, et apprécié à sa juste valeur ☺

Reprenons donc la route ! Après notre rando au Tongariro, nous mettons le cap vers la Sud ! En effet, il nous reste 2 semaines devant nous pour parcourir en stop les quelques 1500kms qui nous séparent encore de Te Anau, où nous sommes attendus dans une ferme que je connais bien, pour y avoir travaillé il y a 6 ans. Mais d'autres retrouvailles nous pressent également dans cette direction : nos amis Karen et Jean-Michel vadrouillent dans l'ile du Sud pour les vacances, et on ne voudrait pas qu'ils repartent sans avoir pu les voir !

Nous réussissons à quitter les alentours du Parc National sans soucis, et après avoir enchainé 3 voitures différentes, nous plantons la tente pour la nuit dans le jardin d'une auberge de jeunesse. Super plan 😎! À nous la douche chaude, la cuisine et les prises électriques. De quoi bien se reposer après 3 jours de randonnée ! Enfin c'était sans compter sur la fréquentation nocturne de la route avoisinante : des camions, des camions, et encore des camions ! Peut-être la pire nuit du voyage, où au moins égale à celle en Nouvelle-Calédonie où l'on était cernés par des meutes de chiens hurlant à tue-tête comme des loups... Bref, j'ai enfin sorti les boules quies.

Le lendemain, nous avons la chance d'être pris sans même 10 secondes d'attente, en première classe et pour un trajet direct jusqu'à notre destination du jour : Wellington, la capitale !

En pleine rédaction  du dernier article de l'étape Nouvelle-Calédonie... On optimise les occasions permettant de "travailler"  !

Là-bas nous avons la chance d'être accueilli par Fabrice, un collègue de la boite pour qui je travaillais avant le voyage 😀 Il habite une maison avec une vue sur mer imprenable, et nous permet de passer 2 nuits bien au calme. Pendant notre journée à Wellington, nous parcourons brièvement la ville et surtout l'incroyable musée Te Papa, puis rentrons sagement pour continuer à rattraper notre retard sur le blog 😉

A gauche : Fab' et son rire contagieux !..     A droite : souvenir du musé.

Nous quittons Fabrice sur le quai du ferry en partance pour l'ile du sud. Par un hasard un peu fou, nous tombons sur Favie, la couchsurfeuse française qui était hébergée dans le même appart' que nous à Auckland. De quoi papotter tout le trajet sans voir le temps passer...

Arrivés à Picton, nous sommes obligés d'attendre un moment avant de récupérer nos sacs, ce qui nous empêche de faire du stop alors que toutes les voitures débarquent😣. Nous tenterons quand même notre chance avec les dernières, sans succès... La pluie, l'arrivée du soir et le tarif attractif du backpacker le plus proche nous convainc de passer la nuit sur Picton. Et cette fois-ci, nous ne planterons pas la tente, mais nous découvrirons les joies du dortoir !

Dortoir de huit personnes, juste 2 places pour nous ! Mon lit, le numéros 3, youpi .

Cette auberge de jeunesse ne nous fait pas regretter l'expérience ! La gérante est un sacré personnage, et l'atmosphère ainsi que la déco sont tout à son image !

L'Atlantis ! Peut-être le décors du prochain film de Tim Burton? 

La pluie cesse enfin le lendemain matin et nous passons la journée entière sur la route afin de rejoindre Christchurch : pourtant à peine 350 kms sur le papier, mais énormément de travaux sur la route et pas mal d'attente à Kaikoura...

A gauche :Départ de Picton. A droite : La chouette allemande et son van pourri qui nous ont sortie de Kaikoura  !

À Christchurch, nous plantons la tente dans le micro bout de terrain de l'auberge la moins chère, et dès le lendemain, repartons sans plus attendre pour retrouver enfin nos copains !

Séquoia au détour d'un parc public où nous avons pique-niqué en route vers les retrouvailles tant attendues !
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Publié le 17 janvier 2020

[narration Jeanne]

C'est au sud-ouest de Christchurch, dans la petite bourgade au doux nom de Geraldine, que nous retrouvons Karen, Jean-Michel, et leur fils Adrien qui les a rejoint. En passagers clandestins, nous embarquons à l'arrière de leur campervan et c'est parti pour l'aventure !!! Enfin nous allons dormir dans la nature, manger dehors et nous doucher dans une rivière. Le luxe tant attendu 🙏

La vie, la vraie ! 
Bon, c'était pas la même température qu'en Calédonie hein ! Mais en mode Cormoran au soleil après, aucun regret ! 
Le soleil se couche et les manouches s'installent ...

La nuit fût fraiche mais on commence à être habitués à dormir tout habillé, bonnet inclus s'il le faut😊. Au matin, un ciel radieux nous permet de profiter d'une pancake party au soleil suivi d'un petit bain glacé pour bien se réveiller !

réveil du cormoran 

Nous prenons la route pour une excursion au lac Tekapo, mais plus on s'approche, plus il pleut ! Malgré le ciel gris, le lac laisse deviner un bleu singulier, qui ne demanderait qu'un peu de soleil pour révéler toute sa beauté ! On se risque quand même 5 minutes à l'extérieur pour photographier les berges en fleur... mais la température glaciale en plus de la pluie nous convainc vite de rebrousser chemin.

 Les lupins de Tekapo valent mieux que les lapins de ton capot ! (bien sûr c'est Eric qui a rajouté ce commentaire absurde.)
"happy campers" under the rain  !
Tellement de chance de se faire transporter, en mode nid douillet qui plus est ! 

Après un point météo, il semble que la Côte Est soit le seul endroit encore épargné par l'humidité. On se laisse donc guider par le soleil, que nous retrouvons à Temuka avec soulagement pour planter la tente !

Apéro le soir, vaisselle  le matin 

Le lendemain nous comparons plusieurs météo pour nous accorder au planning du soleil, qui se fait très rare sur l'ile du sud ces temps-ci ! C'est donc sur le Mont Peel que nous mettons le grappin.

de sacrés arbres , et de sacrées vues ! 
 1000m de dénivelé, retour au pas de course pour la forme !

Le soir, on trouve un free camp à White Cliff, tout près des gorges de la Rakaïa que nous admirerons le lendemain au cours d'une balade d'abord ensoleillée, puis apocalyptique 😅

Mais toujours moins pire que la nuit en tente sous un orage interminable et assourdissant !...... Des trombes d'eau formant une piscine sous la tente auront mis cette dernière à rude épreuve (crash test validé!), et les coups de tonnerres amplifiés par la résonance dans les montagne nous auront définitivement valu une nuit des moins paisible...

Pour se faire pardonner, le soleil promet de pointer son nez à Tekapo ! Ni une ni deux on y retourne, et on en prend plein les yeux !!!!

on en profite pour tout faire sécher avant la prochaine averse ! 
The lake ! 😍
Au bout de la balade, un super chocolat chaud offert par Karen, alors que le temps se gâte ...
trop fan de ces fleurs, dont la majorité ont malheureusement été noyées par le lac suites aux dernières pluies 

Mais le top du top reste à venir, le graal de Jean-Michel, et le but de notre road trip ensemble : Mon Cook 😎 ! To be continued 😉

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[narration Eric]

La cerise sur le gâteau de notre road trip entre amis a été nos deux jours à Mount Cook. Arrivés sous la pluie, le brouillard et une température de gueux, il fallait vraiment avoir confiance en la météo locale pour croire au temps magnifique prévu le lendemain (et uniquement ce jour là) !

En attendant, il faisait froid, gris, humide alors nous optons pour un Backpacker façon chalet en bois pour pouvoir sécher notre tente, faire une lessive et dormir bien au chaud ! Les pluies désastreuses sévissant sur l'ile du Sud ayant fini par couper des routes et même emporter des ponts, il y a pas mal de désistement et donc par chance de la place pour nous !

Cerise sur la cerise, Jean Michel et Karen nous invitent au restau pour notre dernière soirée all together. Quelle vue depuis l’immense baie vitrée !

Restaurant Le Chamois , Mount Cook

Après une courte nuit, le soleil resplendissant promis par la météo nous booste et nous partons dès potron minet pour une pleine journée de randonnée autour du plus haut sommet de la Nouvelle Zélande et de toute l’Océanie.

Le bon côté du mauvais temps de ces derniers jours est que tous les sommets alentours sont fraichement enneigés ! D’autant plus rare qu’ici c’est l’été 😉 !

Un ciel azur et des sommets blancs immaculés... c'était inespéré ! 

La neige toute fraiche étincelle dans l’azur du ciel immaculé et contraste magnifiquement avec le vert de la végétation de la vallée.

Jeanne aux anges grâce aux bâtons de marche offerts par Jean-Michel 

Nous allons même fouler cette neige pour rejoindre un point de vue et rencontrer par hasard le Kea, un perroquet montagnard endémique à la Nouvelle Zélande.

Nous avons aussi le temps de constater de visu les effets du réchauffement climatique en marchant également jusqu’à un glacier. . . qui a pratiquement disparu depuis la dernière visite de Jeanne il y a 6 ans ! ! !

En revanche les asiatiques sont légion et nous avons l’impression désagréable d’être sur une « pédiroute chinoise » lors de cette seconde rando, plus facile (oui, dès que ça monte un peu trop le chinois abdique !) qui nous mène à feu le glacier !

Le glacier (ou ce qu'il en reste...) au fond 

Le gentil hasard nous fait croiser une dernière fois Karen, Jean-Michel et Adrien, de retour de leur sortie kayak et en panne de batterie sur leur van. Une fois le moteur de nouveau en marche, ils nous proposent de partager encore quelques instants ensemble en allant voir un dernier lookout sur le Tasman Lake !

1... 
...2... 
...3 ! Jeanne a activé le mode chinois.

Comme un symbole, ce sont les inconnus du Mont Dore qui nous ont si gentiment accueillis à notre arrivée en Nouvelle-Calédonie, qui nous déposent en amis au bord de cette route où nos chemins vont se séparer...

Rendez-vous est pris , plus tard, en France pour les accueillir en retour de tout ce qu’ils nous ont offert ou permis !

De retour sur le bord de la route, après 7 jours magiques de road trip entre amis 

Les happy campers ont tout juste le temps de disparaitre, qu’une voiture répond à notre pouce tendu pour prolonger l’aventure kiwi ! . .

Bye Bye Mount Cook ! 
Jeanne a réussi son défi... ça vous rappel quelque chose cette photo ?
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Publié le 20 janvier 2020

[narration Eric]

C’est un jeune allemand qui nous avancera d’une cinquantaine de kilomètre le long du lac de Pukaki, en direction de notre free campsite du soir. Nous terminons les 5 derniers kilomètres en marchant, chargés comme des mules et sous un chaud soleil. La journée a été bien intense et nous sommes contents de prendre notre temps pour planter la tente, nous laver « à la roots » , manger un peu et nous coucher dans la lueur rouge orangée du soleil qui décline à l’horizon. Demain : Objectif Queenstown pour retrouver Nico, un ami de Jeanne.

Il faut rouler  3/4 d'heure  le long du lac Pukaki pour atteindre Mont Cook village. Idem au retour, mais on ne s'en lasse pas !
on retente le stop pour les 5 derniers kilomètres, en vain ! On finira à pied... 
On se lave en mode chimpanzé ! 
et mangouste pour Jeanne... 

Queenstown est à 200 kilomètres au sud de notre bivouac et, même en stop, nous pensons y arriver facilement en une journée. On s’octroie donc une petite grasse mat’ avant d’harponner un employé du "Department Of Conservation" qui passait par là et qui accepte de nous déposer sur la route en direction de notre objectif.

Le stop permet toujours des rencontres étonnantes. Notre second conducteur du jour, avec qui nous faisons toute la route jusqu’à Queenstown (!), est un bavard extraverti de première, négociant en bière, (trop) plein d’énergie et qui nous fatigue en parlant autant qu’il nous aide en roulant !

Arrivés à Queenstown nous avons besoin du calme d’un parc paysager pour pique niquer. Jeanne en profite même pour faire une petite sieste réparatrice sur des genoux bienveillants ! En fin de journée nous rejoignons Nico et son amie Sandra et passons une soirée tranquille dans la coloc aux airs d’auberge espagnole.

Jeanne HS après avoir tenu le crachoir pendant 2h avec le conducteur 
Nico...légèrement passionné de vélo ! 

Le lendemain ma pt’ite chérie s’offre une journée « pyjama - ordinateur » comme elle en rêvait tant et j’en profite pour faire une bonne sortie rando « test » vers le Ben Lommon, un sommet surplombant la ville. Montée rapide, descente en courant, cardio au taquet et jambes en vrac. La vie quoi !

Nous terminons quand même la journée par une initiation au pump track (style parcours BMX mais pour VTT) et un super bon restau avec Nico.

Et puis comme nous ne sommes pas loin de Wanaka, Jeanne me propose le jour suivant de refaire avec elle une rando « chiante mais avec une super vue au sommet ! » qu’elle a déjà faite il y a quelques années.

Sandra nous prête gentiment sa voiture pour quelques kilomètres et, une fois sur la bonne route, nous laissons la voiture sur un parking et faisons du stop jusqu’à Wanaka. Arrivés facilement au parking de départ, la première surprise est de constater que celui ci est plein à craquer et que les randonneurs, tels des fourmis, se suivent et se croisent sur le chemin à découvert dans la montagne.

Jeanne me raconte que lorsqu’elle avait fait cette randonnée, il n’y avait personne et le chemin, maintenant caillouteux et large, était à peine tracé dans les pâtures à mouton !

Encore une fois, nous croisons et doublons beaucoup d’asiatiques, mais pas que. . .

La montée n’est pas si « chiante » que ça mais la vue du look out est un peu gâchée par la foule qui s’agglutine et fait la queue pour prendre la même photo que tout le monde. Certains ont même amené leur drone ! !

Bref nous ne nous attardons même pas pour la photo, et reprenons rapidement notre chemin pour passer le sommet, avec encore beaucoup de monde puis continuer sur l’itinéraire de la grande rando. magiquement nous nous retrouvons seuls au monde puisque la quasi totalité des « touristes » fait l’aller retour pour ne pas trop marcher ! ! A partir de là nous croisons en tout et pour tout 6 personnes et terminons en milieu d’après midi ce tour de 23 kms dont le principal intérêt était surtout cette fameuse vue ! !

pause pique-nique, au calme ! ! 
Mount Alpha 1654m
ressuscitée grâce aux bâtons magiques de Jean-Michel...

Ironie du sort, ce sont des asiatiques (mais japonais ceux là) qui nous prennent en stop pour le retour vers Queenstown. Ils ne parlent ni anglais ni français ni nous japonais, mais sont manifestement contents de nous rendre service. Nous retrouvons « notre » voiture au parking et rentrons à la coloc non sans un arrêt coupable au Mc Do du coin ! (Oui je sais !)

Cela fait deux jours que nous sommes à Queenstown et il est déjà temps de partir pour la ferme d’Andy à Te Anau, un peu plus au sud. Le vendredi 13 décembre soit 3 mois après notre départ de France, Nico nous dépose à la sortie de Queenstown, sur la route qui nous conduit à la rencontre du seigneur de Te Anau. . . .

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Publié le 2 février 2020

[narration Eric]

Nous arrivons un Vendredi 13 chez Andy, à la ferme de Te Anau, comme un petit clin d’oeil pour placer notre séjour sous de bons auspices.

Jeanne, heureuse de retrouver en si bon état le panneau qu'elle  a peint quelques années auparavant

L’émotion des retrouvailles, 6 ans plus tard, est palpable pour Jeanne et Andy. Quant à moi, je suis heureux de faire (enfin) connaissance avec son « fermier de Nouvelle-Zélande » !

Le fameux Andy !  Au menu pour notre diner de bienvenue : VIANDE !!!  what else  😜😝
Andy, c'est le genre à faire du pendule avant de vermifuger ses chevaux, porter des chemises à carreaux et dormir avec son chapeau

Nous sommes ravis de prendre possession de notre super container-bedroom, qui sera notre petit nid pour les semaines à venir.

Notre nouveau quartier résidentiel 5 étoiles  😄
ENFIN repeint à la fin de notre séjour...  tout vient à point à qui sait attendre  😉

Rapidement nous nous (re) mettons dans l’ambiance des lieux et, l’un et l’autre, trouvons des tâches en fonction de nos compétences.

Jeanne travaille donc principalement avec les chevaux de la ferme. Certains ont des petits problèmes à régler pour (re)devenir de bons chevaux de trec et d’autres sont à débourrer complètement. Cette mission lui permet de mettre à l’épreuve ses connaissances en matière d’éducation équine et les résultats qu’elle obtient après un travail plus ou moins poussé en fonction des chevaux lui permettent de progresser encore et de confirmer ses compétences.

Bienvenu à l'école des chevaux ! Fini les courses de trot attelé, il est temps d'apprendre à être monté 🤓 (entre autre 😉 )
il n'y a pas d'âge pour apprendre ! Les réformés ne sont parfois pas tout jeune.. en photo, Sam bientôt 8ans, et Big John...15 !

En ce qui me concerne ce sont plutôt les travaux « paysagers » qui m’occupent. Tonte à la débroussailleuse, plantation et paillage de jeunes arbres, élagage ou abattage de vieux arbres, peinture des containers. Et quand je ne suis pas dehors, j’opère en cuisine pour concocter quotidiennement des petits repas que j’espère agréables ! Multipass ! !

On a tous bien transpiré mais on a pas maigri 🤤😬

Ensemble nous encadrons les "treks" à cheval (balades de 1 ou 2 heures) avec des groupes de touristes de toute nationalité pour la plupart débutants !

Rapatriement matinal des chevaux pour le boulot ! 
Pas si simple de les tirer de la sieste du midi pour aller bosser ! 
Et pas facile de les différencier, en plus de retenir tous les noms !! De quoi souvent ne pas attraper le bon 😂
Mais celui là, on ne le confond pas ! Jeanne a retrouvé ALF alias Elf, son ancien Chouchou. Une vrai peluche. 
Elf et le nouveau chouchou : Eragon, qui, avant que Jeanne le travail,bottait ou ruait dès qu'il sentait les jambes sur ses flancs
Gauche:Jeanne taille les sabots,moi je bouche les trous! Droite:Jeanne et Eragon accompagnent Sam qui découvre le circuit du trek 
Big John et Sam en fin de débourrage, valident leurs apprentissages sur leurs premiers treks 

La beauté des paysages environnants et l’envie de leur procurer de bons moments avec les chevaux suffisent à notre plaisir quotidien (ou presque). Au passage Jeanne me donne quelques « leçons » plus ou moins diplomatiques (selon la circonstance 😅! ) de guide de tourisme équestre ! Et cette expérience me conforte dans mon envie de proposer cette activité, plus tard, en France, chez nous !

Jeanne me parle déjà de ma future VAE d'Accompagnateur de Toursime Equestre  😅

Depuis le début de notre périple nous vivons en permanence ensemble. Ce qui aurait pu devenir pesant ou étouffant de temps en temps ne l’est en fait pas du tout et jamais (enfin je pense !). Les petites tensions, de moins en moins fréquentes, se règlent de plus en plus vite à mesure que chacun connait l’autre de mieux en mieux et fait le juste effort nécessaire au bon fonctionnement des rouages.

Le soir nous nous occupons aussi de l’accueil des touristes qui viennent passer une nuit au campground de la ferme. J’en profite pour travailler mon anglais laborieux en discutant avec des étrangers dont l’accent est de toute façon plus facile à comprendre que l’accent kiwi !

Gauche: Andy à la réception(avec de la terre sur le dos jusqu'au chapeau).Droite: moi très concentré pour comprendre Andy(en vain)

Mais nous ne sommes pas les seuls "helpers" à la ferme. Outre les 35 chevaux, la cinquantaine de moutons, le petit troupeau de vaches, les 3 cochons, les deux chiens et le chat, nous avons la chance de côtoyer Tea, une helpeuse danoise, qui sera remplacée quelques semaines plus tard par Virginie, helpeuse française, elle même remplacée par Pauline, helpeuse allemande ! Plus on est de fous plus rit 😊

Que de bonnes rigolades avec Tea. A doite, notre apéro du nouvel an 😎
Molly, une chienne adorable, et Xena, une chatte  "innocente"

Nouvelle-Zélande oblige, nous avons l’occasion de travailler avec les moutons soit en les regroupant à cheval (notre fun ride pour le jour de noël ! ), soit en aidant pour la tonte, quelques jours avant notre départ.

Rin-cé !ça a l'air fastoche quand on regarde les pros,mais c'est ultra cardio!Virginie préfère quand même les moutons aux cochons🤣

Comme je l’espérais nous rentrons aussi les bottes de foin, presque à l’ancienne, tels des petits écureuils qui font leurs provisions pour l’hiver. J’adoooore l’odeur du foin.

Pauline au volant (à droite !) du camion, légèrement stressée 😅

Nous travaillons donc sans trop compter nos heures et les moments de loisir sont assez rares. Nous avons quand même la visite pendant deux jours de Nico et Sandra venus de Queenstown et avec qui nous partageons quelques coups de pêche infructueux, une chouette rando à cheval, une visite de grotte à vers luisants et un super restau bord de mer !

 Nico débarque à la ferme ! (et au final on n'aura pas roulé 😆)
Bon, même avec un leurre en forme de souris, on n'a rien eu, mais on a profité de la vue  !
Quand il y a tempête de vent digne d'un ouragan, le mieux qu'on ai trouvé à faire c'est de se planquer sous terre ! 
soit-disant qu'il fallait des cordes... 
Après le vent la pluie... Alors on teste la gastronomie Kiwi 🙂
L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux,et qui montait en short..aïe!il a moins rigolé après, mais il s'est bien débrouillé!

Nous prendrons aussi deux jours pour une rando overnight du côté de Manapouri, près de Te Anau. Mais ça, c’est l’histoire d’une prochaine publication !

Et puis, bien que nous l’aillons reculé plusieurs fois, arrive le jour du départ. Samedi 25 janvier, après un mois et demi de vie partagée, nous quittons la ferme, sacs sur le dos.

L’émotion du départ est réelle et étreint chacun d’entre nous. Nous allons quitter Andy et nous savons tous trois que nous nous voyons sans doute pour la dernière fois ! Andy fait partie de ces personnes charismatiques qu’il est difficile de quitter sans un pincement au coeur. Mais pour continuer notre aventure, c’est pourtant ce que nous faisons. . . . . "on this wonderfull day "

Une vidéo toute simple pour vous donner un petit aperçu de notre vie à la ferme 🤠
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Publié le 9 février 2020

[narration Eric]

Durant notre séjour chez Andy, un de nos rares moments de temps libre s’est concrétisé par une chouette randonnée de deux jours au départ de Manapouri, près de te Anau. Le jour venu, nous partons de bon matin, sacs aux dos, pour ne pas rater la navette fluviale (ou plutôt le petit rafiot) qui va nous faire traverser sur 200m pour 20 $ chacun (!!) le bras de rivière qui nous sépare du départ de la rando.

Une fois de l’autre côté, l’aventure commence, et nous savons que nous serons d'ailleurs les seuls à rester passer la nuit ici 👍. Nous partons donc, enchantés, dans cette forêt typique de Nouvelle Zélande peuplée de fougères, mousses et arbres moussus ou couverts de lichens.

Le petit chemin que nous suivons s’élève bientôt pour ce qui sera la seule ascension de nos deux jours de marche.

Arrivés au lookout, nous pique-niquons en admirant la vue qui s’offre à nous, jusqu’à ce que deux allemands sans gêne, viennent s’installer entre nous et nos sacs à dos pour profiter de la même vue !.. Bref, nous décampons rapidement pour rejoindre quelques heures plus tard Back Valley Hut où nous allons passer la nuit ( seuls sans allemands!!).

Manifestement nous n’en n’avons pas assez puisque nous laissons les sacs à la hut et continuons, certes plus légers, jusqu’au lake Rakatu pour deux heures de marche supplémentaires aller-retour 🤤.

Il se fait alors un peu tard lorsque nous revenons à la hut et enchainons rapidement bain dans la rivière, attaque de sandflies (petits moucherons de NZ dont les piqures démangent pendant plusieurs jours !), montage de la tente, aménagement du nid, allumage du feu et préparation du repas. Bref, tout ce qu'on aime 😀

Nous mangeons dans un nuage de fumée - que nous préférons à un nuage de sandflies ! - et nous couchons rapidement à l’abris des moustiques, qui leur succèdent en masse une fois le soleil couché. La nuit, on entend les biches brouter autour de la tente, qui n'aura pas cédé aux souris, ouf !

Le lendemain, nous trainons un peu avant de reprendre le petit chemin qui nous amène à Hope Arm Hut. Nous traversons une superbe forêt luxuriante digne de Jurassique Park et nous arrêtons en bordure du lac Manapouri pour un rapide pique-nique.

L'endroit est superbe et désert, mais surpeuplé de sandflies bien sûr ! Alors je rallume un feu et on se couvre comme on peut malgré la chaleur, afin de pouvoir manger à peu près tranquillement...

Nous repartons et serpentons sans aucune difficulté à travers la forêt, toujours changeante, traversons quelques ponts suspendus au dessus de rivières, et longeons le lac de temps en temps sans presque rencontrer âme qui vive.

Arrivés au dock en retard, nous devons sans surprise payer un surcoût pour rejoindre l’autre rive en rafiot, avant de retrouver la voiture qu’Andy nous à prêtée, et rentrer à la ferme après ces deux jours de break dans la forêt des hobbits !

3 minutes comme si vous y étiez  😉

Une semaine plus tard, nous quittons la ferme pour entamer une aventure un peu plus longue : celle de notre longue remontée en stop vers Auckland !

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Publié le 12 février 2020

[narration Jeanne]

Samedi 25 Janvier, nous faisons nos adieux à Andy. Nous quittons la ferme comme nous y sommes venus : en stop. A peine installés sur le bas côté, une voiture s’arrête ! Pas le temps pour le cafard, l’aventure reprend, sans plus attendre, un nouveau départ...

Le trajet sera direct jusqu’à Queenstown, une aubaine. Nous y retrouvons Nico chez lui, et filons ensemble faire quelques courses pour la suite, avant de passer faire un tour à la Megazza ! Aha, pas de doute, le calme de la ferme de Te Anau est loin derrière et nous sommes sans transition bel et bien arrivés à Queenstown, capitale des sports extrêmes !

Mais Queenstown c’est aussi le magnifique lac Wakatipu, le long duquel nous partons nous promener dès le lendemain. Nico nous prête des vélos (non électriques 😅), et l’on s’enfile 50 bornes aller/retour, avec plus d’une côte où j’ai préféré marcher !

Ce lac, en forme de Z, est le plus long du pays (80kms) et le troisième plus grand (291 km2)
Gauche: il grimpe à vélo, redescend en courant, et pousse le mien 😇  Droite: un voilier devant, la chaîne des Remarkables au fond
Gauche : cueillette d'abricots !  Droite : le lac vu du balcon de Nico

Le soir, Nico et Sandra nous conduisent jusqu’à la petite station de ski des Remarkables, à 2300m d’altitude. De là, nous grimpons à pied en haut des crêtes pour admirer un superbe coucher de soleil sur le lac et la vallée de Queenstown.

Evidemment, il y en a un qui n'a pas pu attendre sagement .

Après ce chouette petit week-end « in town », nous laissons quelques affaires chez Nico et repartons avec nos sacs à dos pleins de vivres pour 3 jours de rando. Nous faisons du stop pour nous éloigner en direction de Glenorchy, et nous arrêtons en cours de route pour randonner depuis le circuit du mont Crichton jusqu’à Bob’s Cove.

Cascades sur la boucle du Mont Crichton 
Le Lac Wakatipu au fil de la Twelve Miles track 
Bob's Cove, comme à la mer ! 

Après ces quelques heures de marche (et une petite baignade!), nous reprenons le stop dans l’espoir (assez utopique vu l’heure) d’arriver jusqu’au départ de la great walk nommée Routeburn Track, situé dans un cul de sac perdu 26 kms après Glennorchy. Mais notre hasard préféré s’arrange pour nous envoyer la voiture d’une famille de brésiliens qui tombent à pique : ils roulent pour aller visiter Glenorchy mais sans savoir quoi y faire…ils sont donc ravis de se mettre en mission pour nous conduire jusqu’au départ de la track, malgré les derniers kilomètres non goudronnés qui semblent interminables ! Un sacré coup de bol, car notre voiture semble effectivement la dernière de la journée à emprunter la piste dans ce sens… Aussi, les sujets de conversations ne manquent pas, puisque le père est Français d’origine et le reste de la famille au minimum bilingue. Et comme le monde est petit, ils passent 4 mois par an en France, du côté de Pont Mahé, et possèdent un bateau au port d’Arzal 😄 !

La "scenic road" de Glenorchy 

Nous voilà bientôt repartis à pied sur le début de la Routeburn pour quelques kilomètre, avant de monter le camp dans un décors grandiose !

j'avais déjà eu l'occasion de faire cette marche, mais je ne crois pas qu'on puisse se lasser de ça ! 
ça valait bien les 40$ d'emplacement/pers...ou presque😏.Enfin c’est toujours moins cher que ceux qui payent 130$ le lit en refuge😱

Le jour suivant, en dépit des prévisions météo, il fait grand beau ! Une sacrée chance car nous devons parcourir la quasi totalité de la marche sur cette journée, avec des passages très exposés.

Les chanceux du jour ! 
Droite.... 
... et Gauche. Un panorama trop grand pour rentrer dans mon appareil !
Harris Saddle  
On a voulu faire la pause pique-nique là, mais devinez qui est arrivé ? 2 boshs  😆
On est parti un peu plus loin, et c'était pas plus mal  😉
McKenzie, le lac émeraude et sa forêt verdoyante 

Nous marchons donc 23kms sous le soleil jusqu’à un campsite gratuit, car il n’appartient pas à la Routeburn Track mais à la Greenstone, que nous empruntons alors sur 20mins de détour. Sacré bon plan quand on sait que le second campsite officiel prévu sur la Routeburn est aussi cher que le premier, et toujours complet ! Ici, nous somme seuls qui plus est…enfin jusqu’à l’arrivée d’un autre randonneur, alors que je termine ma toilette frigorifiante toute nue dans un ruisseau de 10cm de profondeur 😂.

« Hi, how are you » qu’il me dit, « very confortable » que je lui réponds ! Bon, à sa décharge le ruisseau est au milieu du chemin…

Une fois au camp, on se rend compte qu’il est français et en papotant, qu’il connaît Nico ! Classique j’ai envie de dire, mais ce qui est fort c’est que Nico nous avait aussi parlé de lui, car il cherche un moyen d’apprendre à faire du cheval pour réaliser le défi fou d’une chevauchée en solitaire à travers la Mongolie. Il a déjà fait beaucoup de voyages et aura bien animé notre diner avec ses innombrables anecdotes….

Y'a pas de fumée sans feu, et y'a plein de sandflies sans fumée ! 

Au réveil, il pleut des cordes, et nous décidons de rester dans nos sacs de couchage en bénissant notre bonne étoile de nous avoir offert une si belle journée de ciel bleu la veille. Il ne nous reste que 5kms pour terminer la randonnée et rejoindre directement une route très passante pour faire du stop alors « no rush ». On s’offre une grasse mat’ et un petit dèj au lit, en plaignant tous les randonneurs qui partent aujourd’hui, pour ne rien voir des panoramas et finir trempés…

Vive la pluie 😀  Et surtout la tente grand luxe qui nous permet même de cuisiner à l'abri 👌

Nous ne le savons pas encore à ce moment là, mais le pire pour eux est à venir ! 3 jours plus tard, la région subira une montée des eaux phénoménale et un glissement de terrain complètement improbable sur le refuge à 20minutes du campement, détruisant toute une partie du chemin au passage….

En ce qui nous concerne, on profite d’une accalmie peu avant midi pour démonter la tente, et on parcourt rapidement les derniers kilomètres à l’abri dans la forêt. La Routeburn track traverse une chaine montagneuse et son point d’arrivée nous propulse alors à 250kms de route de Queenstown. La partie de stop commence sans trop de difficulté mais la suite sera longue, avec 1 heure d’attente sous le déluge à Te Aneau, suivi d’une autre heure sous le vent à Mosburn, avant de finalement débarquer chez Nico 6h plus tard ! Pas de trajet direct cette fois, mais au moins on a fini par arriver ! Et on ne peut pas trop se plaindre quand on sait que toutes ces routes seront bientôt coupées à cause des dégâts à venir, voir carrément détruite pour la route qui dessert l’arrivée de la Routeburn !

Le lendemain sera notre dernière journée à Queenstown, durant laquelle on se repose un peu, avant de bosser sur le blog, planifier la suite du voyage, et se réapprovisionner pour les jours à venir. A nous la côte Ouest !

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Publié le 19 février 2020

[narration Éric]

Nous quittons définitivement Queenstown le 31 Janvier avec comme premier objectif de rejoindre le départ de la Copland Track, une randonnée sur la côte ouest que nous avons très envie de parcourir car elle donne accès à une source d'eau chaude. Nous pensons pouvoir couvrir sans soucis les quelques 250 kms du trajet en une journée de stop et partons donc confiants de chez Nico, nos maisons sur le dos !

Trois voitures et sept heures plus tard, loin de notre objectif, nous choisissons de planter notre tente pour la nuit au Campsite de Cameron Flat quelques part au Nord Ouest de Wanaka. Nous commençons à penser que, côté Stop, la côte Ouest de la NZ ressemble fort à la côte Est de la NC, où Stop et patience vont de paire !

Le lac de Wanaka, après 3 voitures...et 1h de route seulement de Queenstown !
Pas grand chose à tracer sur la carte  du coup, mais on aura quand même passé la frontière du pays des sandflies ! Sortez couverts
Le campsite de Cameron Flat, entre Wanaka et Haast 

Nous reprenons notre quête au matin. Cette fois il nous suffira d’une voiture pour arriver jusqu'au départ de la walk . . . . et découvrir un panneau indiquant que la Track vient juste d'être fermée pour cause de fortes pluies attendues dans les prochains jours ! ! ! Nous partageons notre déception avec un couple de Texans qui arrive quelques minutes plus tard avec le même objectif que nous. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, ils nous proposent de nous avancer sur la route de cette fameuse côte ouest !

Pas de rando au bout de la route finalement, mais pleins de jolis stop tout du long ! Ce n'est pas la destination qui compte...

Le paysage est très beau; grandes forêts humides, rivières, bord de mer, et, à part les voitures de touristes, très peu de monde. Les prévisions météo annoncent effectivement de grosses pluies pour les jours à venir, alors nous décidons de rejoindre au plus vite le nord de l’ile du sud pour profiter d’un temps plus clément. Nos texans nous laissent à Ross pour une nuit sous tente à côté de l’Empire Historic Hostel, établissement très pittoresque du coin !

L'hôtel faisait buffet à volonté...comme nous en fait 😄

Au réveil, la pluie est bien au rendez vous et après une longue attente (heureusement à l’abris pour ma petite chérie) et une première courte étape, deux allemandes s ‘arrêtent. Elles vont jusqu’à Nelson, BINGO ! Nous allons pouvoir faire environ 300 Kms avec elles. Quelques heures, voitures et kilomètres à pieds plus tard, nous arrivons enfin au Backpacker « White Eléphant » à Motueka. Une belle demeure de style Victorien, des bungalows dans le jardin arboré, et la possibilité pour nous de planter notre tente. Fin de journée. Il fait beau et chaud (enfin !) malgrés le nuage de fumée en provenance d’Australie qui voile le ciel.

De la pluie au soleil..En 3 jours de stop nous sommes montés dans 9 voitures dont la dernière était conduite par un Bouthanais ! 

Nous en profitons comme toujours pour faire un point com' et préparer la rando de 3 jours que nous envisageons autour de Mount Arthur.

Le lendemain, comme d’habitude, nous choisissons le stop pour faire les quelques 35 kms qui nous séparent de « flora car parc », le départ des randonnées de Mount Arthur.

Après un peu de marche pour sortir de la ville et pas mal d’attente, notre premier conducteur nous dépose quelque part à mi-chemin de notre objectif du jour. Soit ! Nous devons traverser un petit pont qui enjambe une rivière émeraude aux berges accueillantes. Il est plus de midi, il fait beau et chaud, alors nous optons pour un pique nique et un bon bain rafraichissant !

un bon stop durant le stop ! 

Après la pause et une longue attente en bord de route, nous battons notre record de plus courte distance parcourue en stop, soit environ 600 mètres ! Finalement un conducteur français super sympa nous charge et nous amène - mille mercis à lui- jusqu’au départ de la rando, au bout d’une gravel road de 10 kms en montée ! Il nous tire une bonne épine du pied car vu l’heure tardive (environ 18h) nous n’aurions sans doute trouvé aucune voiture pour cette destination « cul de sac » !

Le départ est à plus de 900 mètres d’altitude, alors il fait soudainement froid et nous partons sans tarder pour rejoindre rapidement « Flora hut », notre campement du soir. Nous plantons notre tente à l’écart de la hut, en hauteur, afin d’être au calme et en immersion dans cette belle nature forestière !

On mange peut-être la même chose tous les soirs, mais jamais au même endroit 😉
Mais le menu pourrait peut-être varier un peu si on tombait sur le bon piaf ! 

Le lendemain nous partons tranquillement pour une étape de 14 kms jusqu’à « Salisbury hut » .

En chemin le temps se gâte et le déluge s’abat quelques minutes après notre arrivée à l’étape ! Good Timing ! Il est 16 h et jusqu’au lendemain 14h ce sera pluie, vent, et brouillard ! Alors nous nous adaptons ! Heureusement le refuge est vide (youpi !) et dispose d’un poêle avec du bois sec à volonté (Youpiiiiiiiii !). Nous dormons donc au pied du poêle et restons cloitrés dans le refuge pour le plus grand bonheur de Jeanne qui attendait cela depuis longtemps ! ! La « cositude » du gîte tranche avec les conditions météo exécrables que l’on admire pourtant à travers la grande baie vitrée.

ça nous rappel le bon vieux temps à Férel ! 
Enfin les montagnes réapparaissent, il est temps de sortir ! 

En début d’après midi la météo devient plus clémente et les premières éclaircies accompagnent nos pas en direction de Mount Arthur. La rando est super jolie avec des paysages changeants, entre jungle équatorienne et sommets écossais, et des vrais chemins de baroudeurs ! Autant dire que l’on ne croise presque personne et encore moins de chinois !

Partis assez tard de « Salisbury hut » nous terminons cette journée de rando en début de soirée après avoir pointé au sommet de Mount Arthur à 1785m d’altitude. Il fait assez froid à cause du vent fort. Nous décidons de ne pas monter notre tente et de dormir dans le kiosque d’accueil de « Flora car parc », le parking de départ des randonnées. Il fait froid cette nuit là et nous dormons tout habillés dans nos sacs de couchage recouverts d’une couverture de survie !

ça caille, mais la vu est  belle, on a l'impression de dormir dans les arbres ! 
Le soir c'était déjà dur, le matin encore pire  😂

Le petit déj réconforte et réchauffe un peu et nous partons vers 8h pour les 10 kms de descente sur la gravel road bien raide que nous avons évité de monter à pied il y a deux jours. Nous reprenons le stop deux heures plus tard sur la route principale pour Motueka et arrivons vers midi au « White éléphant » pour nous reposer un peu... et préparer déjà la prochaine aventure, avec Sarah et Sam qui devraient nous rejoindre aujourd’hui !

De retour en bas des montagnes, il fait chaud, les cigales chantent, on dirait le suuuuud  ...
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Publié le 22 février 2020

[narration Éric]

C’est en fin de journée à l’auberge de jeunesse du White Elephant, que Sarah et Sam, un couple d’amis de Nico venus de France pour lui rendre visite, nous rejoignent pour faire connaissance qui autour d’un repas partagé. Le lendemain, nous partons ensemble pour une aventure de 3 jours sur la great walk Abel Tasman. En l’occurence, nous avons choisi de faire deux jours de kayaks et un jour de randonnée à pied 😀

Au matin, une navette privée nous amène à Marahau, chez le loueur de kayak à quelques 20 kms. Les consignes et démonstrations sont interminables et nous partons enfin en mer à midi !

Cette première étape doit nous mener jusqu’au campsite d’Anchorage bay. Nous flânons au soleil lors de notre premier pique-nique, sur Fisherman island.

Terre en vue ! Fisherman Island et sa plage déserte nous semblent parfaites pour notre première escale-pique-nique 

L’après midi s’annonce très ensoleillée mais le vent qui se lève agite la mer, des creux se forment et les vagues donnent à cette navigation des airs de manège de fête foraine qui « ravissent » ma pt’ite chérie !

La couleur de la mer oscille entre jade et émeraude et la côte que nous longeons plus ou moins nous offre de beaux paysages de forets, de petites criques et gros rochers sur lesquels se prélassent parfois les phoques du coin.

À vue de "nez" c'est plutôt joli ! 

Nous terminons cette première étape à Anchorage bay où la foule des campeurs nous refroidit un peu ! Après une nuit presque calme nous reprenons les kayaks et trouvons rapidement une rivière à remonter, qui nous change un peu de l’ambiance maritime. nous nous sentons un peu comme des explorateurs qui remontent cette rivière pour la première fois ! Bon ! ce n’est pas vraiment le cas et nous retrouvons rapidement des congénères aux Cleopatra pools dans lesquelles nous prenons quand même un plaisir enfantin à nous baquer !

baignade aux Cleopatra Pools 

Un peu plus tard une petite plage inoccupée de Onetahuti Bay nous recueille pour notre pique nique du midi.

Échouage général en mode éléphant de mer 

Nous déposons ensuite nos kayaks sur la plage principale afin qu’ils soient rapatriés par le loueur.

Derniers coups de rames, à l 'abordage de Onetahuti Beach

Nous continuons à pied pour passer Awaroa Bay à marée basse et rejoindre Waiharakeke bay où nous plantons nos tentes après un bain purifiant dans le ruisseau bien frais du coin.

Le temps est clair et la pleine lune nous offre un joli spectacle sur la plage toute proche en allumant son faisceau puissant sur les eaux noires de la mer de Tasman.

Une dernière petite balade de 5 kms nous attend le dernier jour et nous prenons notre temps pour lever le camp. A Totaranui Bay notre bateau taxi nous récupère et nous rejoignons Marahau, le point de départ, un peu plus vite qu’en kayak !

Totaranui Bay, destination finale ! 
Retour en bateau-taxi...jusqu'au bout ! Quand il n'y a plus d'eau, le bateau est tracté sur roues  😅

Afin de ne pas re-payer une navette, et comme nous avons un peu de temps, nous optons pour notre mode de déplacement favoris pour rejoindre l’auberge de jeunesse. Comme nous sommes 4 nous faisons deux équipes de 2, mais ne poussons pas trop l’aventure et restons en couples. Rapidement, une voiture de sport, rouge et décapotable nous embarque pour un retour fun à Motueka !

Le pétard... AVANT le départ  😎😆

Sarah et Sam nous rejoignent quelques minutes plus tard au white éléphant. Demain ils reprennent leur périple vers le sud et nous, remontons toujours plus au nord. On se croirait dans une chanson de Michel Fugain !

Nous nous disons au revoir lors d’un petit déjeuner pancake. Mieux qu’un « un beau roman » ce fut une belle histoire !

On est pagaïes mais on est content ! 
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[narration Éric]

Notre Ferry pour rejoindre l’ile du nord est réservé pour le mardi, et nous avons donc toute cette journée du lundi pour nous rapprocher - en stop - de l'embarcadère, et nous rendre plus précisément à Blenheim, afin de rencontrer Julia, contacté via Couchsurfing, qui accepte de nous héberger pour ce soir.

Julia était prof de français avant d'être à la retraite, et se fait donc un plaisir de nous recevoir dans son petit cottage façon vieille Angleterre avec jardin fleuri et arboré, et petite rivière en bord de propriété.

Il y a tous les âges sur Couchsurfing ! À la retraite, Julia est ravie de recevoir des voyageurs et de pratiquer son français 😊

Après un bon repas, une bonne nuit et un bon petit déjeuner, Julia prolonge même le plaisir jusqu’à nous convoyer jusqu’à Picton, embarcadère du ferry. Les au revoir sont chaleureux et nous mesurons à quel point elle a été contente de nous recevoir !

Cap sur l'Ile du Nord ! Et une fois sorti du fjord, la houle va bien nous remuer 🤢

La traversée est un peu mouvementée et, en ce qui me concerne, la gerbe n’est pas loin ! Nous arrivons à Wellington en fin d’après-midi, courons jusqu’à la gare et sautons in extremis dans le train de banlieue pour Porirua, où Fabrice (le même qu’à l’aller mais deux mois plus tard) nous accueille avec gentillesse.

Mercredi sera une journée off qui fait du bien, dans la maison vue sur mer chez Fab, avant de repartir pour notre prochain objectif rando : le Taranaki, volcan de l’ile du nord culminant à 2500 m d’altitude !

Nous avons la journée pour parcourir les 320 kms de ce trajet. Le départ de Wellington est un peu poussif mais finalement nous sommes pris en charge par un conducteur qui nous amène 25 kms plus loin que sa destination afin de nous laisser sur un bon spot pour la suite 😇. Ce sera ensuite cette jeune maman avec sa petite fille de quelques mois qui nous conduira pendant 1h, durant laquelle il faudra que je fasse de mon mieux pour éviter que bébé pleure...

Pause pique-nique et s’est reparti ! Enfin presque car là, l’attente dure et dure encore. Je décide alors de contacter ma grand mère ( dans l’au delà ) pour lui demander de nous aider un pt’it coup ! Et bien aussi incroyable que cela puisse paraitre, une voiture s’arrête alors que je viens juste de terminer ma demande😳! !

C’est ce monsieur qui ressemble drôlement à "Gros Fifi" (qui n'est pas gros), et qui insiste par la suite pour nous montrer son lieu de travail...en l’occurence une prison dans laquelle il est gardien ! Nous échangeons sur le sujet fort intéressant, puis il nous propose d’aller boire un coup chez lui. L’heure avance mais nous acceptons quand même son invitation... car après tout c'est grand-mère qui l'envoie. La boisson est rafraîchissante et notre bon samaritain nous dépose un peu plus tard à un endroit stratégique pour la suite de notre périple.

Un Néo-Zélandais typique: pêcheur, chasseur et bricoleur. Il avait un cerf dépecé suspendu à un crochet...glauque mais sympa!

Encore pas mal d’attente avant qu'un jeune tchèque ne s'arrête. Il vient lui même de terminer un an de stop depuis la république Tchèque à travers l'Asie, pour finir en Nouvelle-Zélande... Il nous avance un peu avant que l'énorme pick-up noir aux vitres teintés d’un Zimbabwéen néozélandais (bien Bling-Bling!) ne nous prenne , nous ravitaille en chocolat et nous conduise encore, au terme d’un petit détour pour lui, jusqu’au camping dans lequel nous allons dormir ce soir. Objectif atteint donc - en un temps record d'après la gérante du camping- grâce à 5 voitures et 5 personnages des plus différents !

Le camping « Volca No View » laisse présager de la météo plutôt capricieuse et des chances que l’on a de voir le sommet du volcan 😅... Qu'importe car nous n’avons pas prévu de réaliser l’ascension, mais de plutôt partir sur deux jours de rando au pied de la montagne. Puis finalement la proposition sympa d'un couple d'Allemands ( si, si !) de nous amener jusqu’au départ des randos et de faire le sommet avec eux fini de convaincre Jeanne de tenter l’ascension réputée « physique » (et longue🤤).

Nous nous levons donc très tôt le lendemain, les conditions météo pour le sommet sont optimum, et nous commençons la marche vers 7h15 avec nos amis de circonstance. La montée est d’emblée assez raide sur un chemin large.

Pour le sommet ,c'est tout droit ! C'est pas compliqué...juste un peu raide 😉

Rapidement nous distançons nos allemands en nous donnant rendez vous au sommet, car l'aller-retour peut prendre entre 8 et 12h et nous devons enchainer avec la rando que nous avions prévu à la base...autant dire que nous marchons bon rythme 😁 ! Puis le large chemin devient petit chemin, puis marches en bois assez raides, puis pierrier ultra instable et glissant, puis gros rochers physiquement exigeants. Bref, 4h plus tard nous admirons enfin, sous un ciel bleu limpide, la vue spectaculaire à 360° que nous offre le sommet du Taranaki !

La p'tite chérie qui vient de vaincre le pierrier de l'enfer (et son vertige)et reprend son souffle avant d'attaquer le plus dur !
Après le pierrier, les rochers !  
Puis, oh surprise ! La neige dans le cratère 🤗
Une vue au "top" ! 

Nous prenons notre temps et pique-niquons près du sommet. Nos copains du jour arrivent enfin, une bonne heure après nous. Malheureusement ils ne sont pas encore au sommet et nous aurons beau les attendre nous ne les reverrons pas pour les remercier pour leur aide.

Au loin, la mer de Tasman  
Impossible de se rendre compte de la pente en photo...ni du rouli permanent des pierres ! 

La descente est aussi très exigeante, notamment dans le pierrier, et alors qu'il ne reste plus que 30 min avant le parking, nous bifurquons pour repartir de plus belle et enchainer sur 10 kms à flanc de montagne et rejoindre Holly hut , notre refuge du soir.

Le sentier,plutôt technique,est bien moins fréquenté que le sommet.Et la végétation nous rappelle beaucoup la Nouvelle-Calédonie! 

Nous sommes seuls, cette fois encore, au refuge. Nous décidons alors de ne pas monter notre tente et de profiter de bons matelas bien épais ! Nous nous lavons assez rapidement à l’eau froide, comme toujours en rando, et profitons d’un bon repas de Saint Valentin avec notre grand classique « Noodles-carotte-brocoli » et un dessert de fête « eau chaude , malteesers » ! Il en faut….vraiment peu pour être heureux….vraiment très peu pour être heureux….Il faut se satisfaire du nécessaire !

Le refuge en bois craque une bonne partie de la nuit, me procurant un sommeil en pointillé, et nous partons tôt le lendemain matin, après un petit déj au coin du feu, pour les 18 derniers kilomètres de notre rando. Nous montons des marches interminables, descendons des marches innombrables, et passons des sommets à la végétation rase, aux forets luxuriantes et denses.

Aujourd'hui le mont Taranaki joue avec les nuages...
...et ça lui va bien ! 
Les escaliers de racines sont magnifiques, et chaque tronc au sol donne naissance a de nombreux arbres ! Une forêt sublime 👌

Nous pique-niquons dans un torrent, après avoir dégusté un « apéro chips » à 5 mètres de hauteur sur la grosse branche horizontale d’un très gros arbre (merci ma pt’ite chérie pour cette bonne idée !).

pique-nique sur un tronc d'arbre, dans un torrent... puis sieste pour moi et photos de cascades pour Jeanne, chacun son truc !

Et puis quelques heures plus tard, après les beaux torrents bleus, les chouettes ponts suspendus, au détour du petit chemin et sans crier gare, nous émergeons soudainement de la forêt profonde et chaotique, pour déboucher sans transition sur la route bitumée qui marque la fin de notre périple……Ou presque parce que nous devons encore rejoindre notre camping, quelques 10kms plus loin sur la route ! Deux randonneuses attendent sur le petit parking une navette payante (et pas donnée!) dont elles ne connaissent pas trop les horaires... Nous tendons juste notre pouce : la première voiture qui passe s’arrête et nous embarquons sous leurs regards un peu médusé 😆

Retour au Volca No View (qui portera très bien son nom dès le lendemain 🌧 !) où nous avions planqué nos affaires inutiles (et lourdes). Nous avons fait 38 kms en deux jours avec beaucoup de dénivelé. Un peu crevés, une soirée simple mais efficace nous attend: douche, tente, repas, dodo ! Et demain, objectif Reporoa 😎

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Publié le 17 mars 2020

[narration Éric]

Le Volca No View (j’aime bien ce nom !) est un camping à la ferme, donc un peu perdu en campagne. Le matin, les voitures qui passent empruntent la route pour aller vers le Taranaki mais personne ne roule dans l’autre sens. On décide alors de tenter notre chance auprès des autres campeurs, et Jeanne dégotte un couple de trentenaires hollandais très sympas. Les beaux paysages défilent et le trajet parait couler au rythme de la conversation.

La mer, que l'on voyait depuis le sommet du Taranaki, sans soupçonner ces immenses plages de sable noir... Magnifique ! 

Nous ferons 200kms ensemble, avec une pause où on leur offre un café, avant de se séparer à Te Kuiti. Super, nous sommes environ à mi-chemin de notre objectif du jour, nommé Reperoa. On s’autorise donc une bonne pause avec un bon pique-nique : sandwich thon-carotte, comme tous les jours ! Puis on tend le pouce et après quelques minutes un 4x4 s’arrête. Le conducteur est un Neo-Zélandais typique : chasseur, pêcheur, avec une voiture dégueulasse. Jeanne me force à monter à l’avant… J’étais à l’aise pour converser avec les hollandais, mais là, je sais d’avance que je ne vais rien comprendre 😑 !

C’est le cas mais Jeanne est derrière moi et répète de temps à autre ce qu’il raconte, dans un anglais plus lent et sans l’accent kiwi… Cependant je ne suis quand même pas sûr de bien comprendre, car beaucoup de choses me semblent bizarre ! Déjà Il à l’air vieux… il est d’ailleurs grand-père depuis un moment….mais en fait il a mon âge ! ! ! Et il vient d’avoir un bébé 😳 avec une cousine de sa défunte femme, avec qui il a eu son autre fille…de l’âge de Jeanne. Etrange ! Cette première fille a donc 5 enfants, tout comme la mère de Jeanne au même âge. Sauf qu’eux ils auront une tante très jeune ! Bref, ça m’embrouille tout ça, j’aurais bien fait la sieste derrière mais il veut me montrer des photos de sanglier…😅

Il nous conduit jusqu’à Taupo, dont le lac d’une superficie de plus de 600km2 est en fait un super-volcan. Nous voilà donc arrivés dans une région géo-thermale qui regorge de sources chaude et autres bizarreries du genre. Jeanne, frustrée de ne pas avoir eu droit à son bain chaud au bout de la Copland track - puisque nous n’avions pas pu faire la rando - avait bien envie de prendre sa revanche ! Elle propose donc de faire un saut aux hot pools naturelles qui sont à la sortie de la ville… On traverse un parc avec nos sacs, pour arriver au bord d’une large rivière très froide. Une cascade d’eau chaude en plusieurs étages vient s’y jeter, formant de jolis petits bassins naturels, idéal pour prendre un bain à bonne température. Mais le trop plein de touristes refroidit mes ardeurs !!! Jeanne, qui n’en a cure, prend sa place au milieu de la foule 😏… Evidemment venir en plein Dimanche après-midi n’est sans doute pas l’idéal ! Mais c’était l’occasion où jamais (et c’était gratuit…).

Nous avons encore un peu de route à faire et reprenons le stop à la sortie du parc. Un couple aisé de Sud Africains nous avance jusqu’à l’embranchement de la route pour Reperoa. Leur 4x4 est aussi propre qu’une voiture de location, et ils nous recommandent d’être très prudents avec le stop, en insistant sur un conseil de grand connaisseurs qu’on regrette de ne pas avoir eu avant : quand un conducteur s’arête, surtout, ne montez pas si ce n’est pas une belle voiture 🧐 ! Merci les gars, on y pensera !

La prochaine et dernière voiture qui s’arrête pour nous est justement une vieille berline déglinguée avec vitres teintées, conduite par un indien. On fait quoi??????!!! 😆

Le chauffeur est très sympa et rêve un jour dans sa vie de venir voir Paris. il fait un petit détour pour nous emmener jusqu’à Reperoa, et grâce à cela on arrive à se procurer un peu de nourriture in extremis avant la fermeture de l’épicerie du coin ! Maintenant, il n’y a plus qu’à trouver le Memorial Hall du village pour notre rendez-vous avec Grant, qui nous accueille pour une nuit de Couch Surfing 😎 !

A peine 10 minutes plus tard notre hôte arrive et nous amène directement à une hot pool toute proche et plus confidentielle. Bonne surprise ! L’eau est vraiment chaude et il n’y a presque personne !

Le trou d'eau,naturel et pétillant,a été aménagé artificiellement,mais le sol est resté en sable..absolument brulant par endroit! 

Grant est Maori est c’est pour ça que Jeanne l’a repéré sur Couchusrfing. À quelques jours de quitter le pays et après 3 mois d’immersion, il nous semblait bien dommage ne pas avoir eu l’occasion d’en savoir plus sur son peuple d’origine, et Grant est justement professeur de culture Maori ! Il nous parle d’abord du rapport de son peuple à la terre alors que nous nous baignons, puis il nous amène déposer nos affaires à la maison dans laquelle nous passerons la nuit, qui se situe à coté d’une salle de culte Maori. Il nous donne un millier d'explications sur les sculptures de grimaces qui ornent la porte d’entrée et là j’avoue, il nous a perdu 🤪 ! Quant à la maison… wahoo, pittoresque ! Il s’agit en fait d’une vieille cabane en bois sans eau ni électricité. Les bonnes surprises du couch surfing 😉! Au moins, c’est authentique, et en plus on aura de l’intimité. Puis ça nous rappelle un peu la chalet……en beaucoup plus moche😅.

Lui loge dans une autre maison située sur un camping, pour lequel il est jardinier paysagiste sur son temps libre. Sachant qu’il enseigne aussi la musique en plus de la culture Maori, on ne comprend pas très bien comment il trouve le temps de tout faire en même temps que d’accueillir beaucoup de couchsurfeurs ! Car nous sommes les 234ème et 235 ème dans son livre d’or 😄!

Nous faisons réchauffer nos pizzas tant bien que mal - car il n’a pas de four! - et la conversation va bon train. Nous abordons d’autres sujets sur la culture de son peuple et profitons même d’une initiation à l’alphabet Maori. Enfin nous pouvons prononcer correctement les noms des différents villages que nous traversons ! Mieux vaut tard que jamais…

L’heure tourne, nous sommes "Gne Gne" (fatigués, en Maori) ; enchainer une journée de stop et une soirée de couchsurfing est extrêmement énergivore car l’échange est permanent… Enfin nous rentrons nous coucher dans cette vieille cabane où a vécu sa mère. Je crois bien qu’elle y est morte aussi ! !

Nous prenons notre temps le lendemain matin (pour avancer sur le blog bien sûr!) et nous quittons la bicoque en début d’après midi.

Rassurez-vous , on était bien, mais on fera mieux pour notre futur chez nous !

Quelques kilomètres plus loin notre premier véhicule du jour nous arrête à une taverne en bord de route dans laquelle on s’offre un fish and chips en échange d’une prise de courant pour recharger nos appareils, organiser nos derniers jours en Nouvelle-Zélande, et nos premiers jours au Costa Rica !

Kerozen creek n’est pas très loin alors nous y faisons un petit détour pour profiter de ses hot pools naturelles. La rivière est vraiment brulante et après 2 kms de marche avec nos sacs chargés à blocs ce n’est pas franchement une récompense de se baigner ! ça fini plutôt de nous achever 😆 ! Cela reste une expérience vraiment étonnante, mais certainement plus appréciable en hiver…

A gauche, photo en mode instagram VS la réalité, à droite  😉
Allez ! Au bain Marie....😜 Heureusement on a pu trouvé un coin tranquille 

Deux stops plus tard nous nous retrouvons au free campsite du lac Okaro, où nous passons une nuit calme et reposante.

Perfect spot ! La vie comme on l'aime... 

Le lendemain nous quittons le campsite avec la dernière voiture et arrivons à Rotorua, une ville qui sent l’oeuf pourri à cause du souffre dégagé par son activité volcanique.

Bain bouillonnant de boue ou fumerolles de souffre, les abords du lac de Rotorua écartent rapidement toute idée de baignade !

Nous ne savons pas trop où nous allons dormir le soir et Jeanne contacte une ferme équestre des environs pour leur demander si l’on peut poser notre tente dans leur propriété pour une nuit, en échange d’un coup de main.

Nous attendons un peu la réponse en trainant à la bibliothèque de la ville et finalement la propriétaire de la ferme vient nous chercher en même temps que d’autres personnes. Nous sommes 7 dans son 4X4 rempli de bordel de cheval et de bagages de tout le monde… heureusement elle n’avait pas pris les chiens !

Lucy nous accueille donc gentiment et nous invite même à manger le soir avec tout son petit monde, soit 6 helpeuses qui font tourner son entreprise de balades à cheval.

Rapidement, on ne se sent pas à l’aise au milieu de ces 8 filles qui parlent (enfin, certaines plus que d’autres) anglais, vite, et ne se préoccupent pas trop de nous. Nous ne regrettons pas d’avoir tenu à planter la tente au lieu d'accepter l’invitation à dormir dans le salon... Au réveil, on réalise que Lucy n’a pas besoin d’aide et ses helpeuses semblent même un peu au chômage technique. Jeanne regarde un peu la façon dont se font les choses ici, mais compte tenu du peu d’intérêt pour nous de rester là, nous nous échappons rapidement, mais poliment, pour reprendre notre route 😇 !

N’ayant pas du tout de programme, nous faisons confiance à notre première conductrice qui nous dépose au Redwood parc, près de Rotorua après nous avoir dit que nous avions « illuminé sa journée ! » (sic).

Nous laissons cette fois nos gros sacs à dos au visitor center et partons pour une rando pique nique au milieu des grands séquoias du parc.

Malheureusement notre chemin quitte rapidement ces arbres majestueux et, à cause d’une carte défaillante et d’un manque d’attention, nous finissons par boucler la balade, qualifiée de « pire rando de Nouvelle Zélande » par une pt’ite chérie dont le jugement a peut-être été altéré passagèrement par une grosse faim et des menstrues en approche (et la certitude qu'elle aurait fait mieux si elle avait géré la carte !......Mouai !) !

Finalement, il n’est que 13h, Jeanne a mangé son sandwich (ouf!), et nous décidons de reprendre rapidement le stop pour aller dormir aux Mc Laren Falls ce soir, à 1h de route…en théorie 😁.

7 voitures et 3h et demie plus tard (record battu de moindre efficacité😅 !) nous arrivons au campsite grace à un dernier conducteur, qui décide de nous conduire là-bas alors qu’il rentre du travail et que c’est à l’opposé total de sa route !

Le site est très beau, petite rivière tranquille bordée de collines et blindée de canards. Les agneaux broutent en liberté et nous profitons autant que possible de l’endroit le lendemain, avec une balade fort appréciée cette fois par Jeanne, qui rêve d’être réincarnée un jour en canard pour habiter ce parc...

On se baigne aux falls en début d’aprèm, avant de s'engager pour notre dernière étape à destination d’ Auckland.

Lézarder au soleil.... 

Nous battons ce jour là le record de moyen de transport le plus original puisqu’un motard nous véhicule l’un après l’autre sur environ 2 kms avec nos sacs au dos et sans casque pour rejoindre la route principale !

Le stop en mode Maori ! Ou le haka-stop  😉

Puis 2 voitures nous suffisent pour les quelques 250 kms de la journée…

Il a fait demi-tour pour nous,il avait des tatoos de toile d'araignée sur les mains,un cobra sur le bras...louche? mais on y va ! 
Beaucoup de gens n'ont pas compris la blague et nous ont demandé si on allait en Californie... Au moins, ça faisait le tri  😝

Arrivés chez Joseph (notre couchsurfeur d’il y a 3 mois !), nous partageons un repas ensemble et savourons le lendemain notre dernière journée en Nouvelle-Zélande…par une tonne de pancakes le matin, une bonne plâtrée de pâtes bolo à midi, une grosse lessive et une énième tournée de messages pour préparer notre arrivée au Costa Rica !

Ah oui y'avait aussi un fondant au chocolat  😍😇  On sait jamais, des fois que l'avion se crash...

Et le soir, nous faisons nos adieux à Joseph et au pays, avant de prendre notre vol pour San Jose via Vancouver puis Mexico ! Pero... Es una otra historia ! !

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Publié le 19 mars 2020

[narration Jeanne]

Avec quelques photos cette fois !

- Nous avons divisé notre séjour d’une manière très équilibrée : la moitié du temps nomade, l’autre moitié sédentaire ! Soit 3 semaines de road trip pour descendre, 1 mois et demi à la ferme et 3 semaines encore pour remonter. Il y a souvent eu des températures hivernales en plein été (voir de la neige!), et nous avons toujours adapté notre itinéraire à la météo. Si vous êtes attirés par cette destination, prévoyez beaucoup de temps car on ne roule pas vite et les routes sont très souvent en travaux. Il faut aussi du temps pour attendre le soleil 😇

- Le stop est un moyen fun de se déplacer, cela permet de rencontrer des personnes de tout horizons car la Nouvelle-Zélande est une destination très internationale ! C’est aussi super économique puisque gratuit, alors que le train n’est pas vraiment une option et le bus très cher.

- Du coup, entre le stop, le woofing, le camping et le couchsurfing, malgré des prix plutôt équivalents à ceux de la France, on a réussi à bien préserver notre budget, et on s’en sort pour un tout petit peu plus de 2000 euros au total, soit 1000 euros par personne pour 3 mois pile 💪 !

- Le pays compte toujours plus de moutons que d’habitants, mais les vaches gagnent de plus en plus de terrain… Et parfois à la place des vaches ou des moutons, ce sont des champs remplis de wapitis, et ça, ça fait drôle !

- Il y avait aussi des oiseaux nommés Tui mais qu’on appelait les R2D2, car ils faisaient exactement le même bruit 😯😂 !!

- la plupart des petites villes fonctionnent encore sur le modèle d’écoles non mixtes, les filles dans l’une, les garçons dans l’autre ! Et bien sûr, en uniforme digne des années 1920.

Des prés à vache remplis de wapitis , et des uniformes glamours de la maternelle au lycée !

- les Neo-Zelandais - aussi appelés « kiwi » - on un accent assez fort et changent notamment tous les sons « è » en « i ». Par exemple ils diront « tin » pour « ten ». Il faut s’y faire ! Sauf qu’ils parlent aussi souvent très vite…

- Au restaurant, il est courant de ne pas bénéficier du service à table. Donc une fois votre choix fait, vous devez aller à la caisse pour commander vos plats et boissons, que vous payez aussitôt. Vous quittez le comptoir avec vos boissons (pas du tout pratique selon le nombre de personnes à table VS le nombre de personne qui a bien voulu aller passer la commande😏), et un numéro de table ou un buzzer. Si vous avez un numéro de table quelqu’un fera l’effort de vous apporter les plats, mais ne vous demandera pas pour autant si au passage, vous aimeriez recommander à boire par exemple… Et si vous avez un buzzer, il vous faudra encore vous lever quand celui-ci va vibrer, pour aller chercher les plats qui vous attendent.On ne comprend pas bien l’intérêt du concept : certes il permet peut-être d’économiser un serveur mais on consomme tellement moins par flemme de se lever (surtout au moment du dessert!) et aussi parce qu’on a déjà eu l’addition une première fois au tout début😝 ! ça calme en général !

- En quittant le supermarché, après la ligne de caisses, dans le hall d’entrée et de sortie, il y a souvent un tas de produits en étalage. Je me suis toujours demandé si c’était une incitation au vol 😅 !!! jusqu’à ce que je comprenne que c’était une incitation à la consommation, car ça marche dans l’autre sens : tu peux prendre des produits avant même d’avoir atteint les rayons. Encore une idée étrange !

- Mais c’est un pays de gentils, donc le vol, ça ne les préoccupe pas. Pas plus que les agressions. Du coup, dans le bus, le chauffeur ne conduit pas dans un sas, et même la caisse n’est pas protégée. Et puis les gens lancent « thank you driver ! » quand ils descendent, c’est trop mignon 😇

- Nombre d’entre eux pratiquent la chasse et la pêche, portent des chaussettes en laine toute l’année, souvent avec la panoplie « bottes+short ». J’adore ! Ici le style tout le monde s’en fout et il n’est pas rare d’aller au supermarché pieds nus. Aussi le rapport à la chasse est très différent d’en France. Ici il n’y a pas d’accidents de chasse, et il est normal et naturel de chasser. C’est même quelque chose de fortement encouragé afin de réguler les cerfs ou les chèvres par exemple.

- Tout animal sauvage non natif est d’ailleurs considéré comme nuisible : de la souris, en passant par l’opossum et jusqu’au cerf. Tout doit disparaitre 😆 ! En dehors des oiseaux natifs (dont le fameux kiwi), tous les animaux ont été introduits par l’homme - sans autre prédateur que ce dernier - et ont alors décimé progressivement les populations d’oiseaux endémiques, ou mis à mal la régénération des forêts primaires. Les bords de chemins sont donc parsemés de pièges pour attraper les petits rongeurs, et du poison est disséminé pour tuer les plus gros… Le concept est appliqué jusqu’aux sapins originaires de Canada, qui pullulent jusqu’à s’introduire dans les forets pour prendre la place des feuillus. Là encore, du poison est utilisé, sous forme d’injection de round up directement dans l’arbre quand il est en forêt, ou sous forme d’épandage de pesticides quand ils colonisent en masse les pâturages à flanc de montagne .

A gauche :un Kiwi, un vrai ! A droite : un piège typique, et un prédateur recherché! Ici même les hérissons ne sont pas désirés...

- On vous a souvent cités des noms de ville assez bizarroïde, puisque pour la plupart des lieux les noms sont en maori. On ne savait jamais comment les prononcer quand on faisait du stop et ça n’était pas pratique… Mais certains nous faisaient bien rire, comme Takaka ou Kakapo (oui il ne nous en faut pas beaucoup)

- D’ailleurs, on ne s’est pas lassé de ça 🤭 (désolé pour les enfants !)

- On a aussi adoré le calendrier des jeunes agriculteurs de Reperoa, bien plus fun qu'un calendrier de pompier !

- Et pour finir sur une note un peu plus BCBG, une petite collection de boîtes aux lettres parmi tant d'autres 😉 !