Carnet de voyage

Costa Rica

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Dernière étape postée il y a 829 jours
Royaume de biodiversité
Du 22 février au 30 avril 2020
68 jours
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[narration Jeanne]

Samedi 22 février, après 11h de vol, nous atterrissons d’abord à Vancouver, au Canada. Il fait grand beau et les sommets enneigés que nous survolons en avion nous plaisent beaucoup ! Dehors il fait froid mais comme le temps est sec c’est tout à fait supportable. Finalement, on serait bien resté là, mais un autre avion nous attend, pour le Costa Rica ! « On reviendra dans 1 mois et demi ! » se rassure-t-on. Si on avait su qu’on resterait coincé au Costa Rica, je ne sais pas si nous aurions repris l’avion…

Mais chaque chose en son temps et un problème à la fois ! Notre vol Interjet pour le Costa Rica requiert un changement d’avion à Mexico, et c’est déjà là que ça se gâte. On atterrit avec du retard, et l’aéroport de Mexico est à l’image de sa ville : immense et chaotique. On ne trouve pas où se rendre pour les vols en connexions, et en demandant de l’aide on apprend par hasard que nous devons d’abord récupérer nos bagages, car il n’y a pas de zone de transit. Nous avons alors juste un peu plus d’une heure pour récupérer nos sacs, sortir de la zone voyageurs, trouver le comptoir d’enregistrement, faire la queue pour ré-enregistrer les sacs, encore la queue pour le check-in afin de rentrer à nouveau dans la zone voyageurs, et espérer se pointer à temps au hall d’embarquement. C’est déjà pas simple de base, mais quand on ne trouve qu’un sac sur deux, qu’on ne voit trace sur aucun écran de l’existence de notre prochain vol, qu’au point info la personne ne parle pas anglais au point de pas comprendre le mot « flight », et qu’avec tout ça, l’heure tourne bien plus vite que prévu, c’est aussi très stressant !!

On finit par arriver tant bien que mal à San José, au Costa Rica, mais pas le sac d’Eric 😨. Nous faisons la déclaration au comptoir des bagages manquant, puis on essaie de retirer de la monnaie locale...en vain. Le distributeur n’aime pas notre carte ! Ça va être compliqué pour payer notre taxi ! Et le reste… Sur la route, le taxi s’arrête plusieurs fois mais les distributeurs de billets nous font tous le même coup, jusqu’à ce qu’on trouve enfin une enseigne différente. Ouf ! le hic c’est que dans la précipitation on s’est trompé dans le nombre de zéro 😆

La chambre - très cheap - que j’ai réservée nous plait bien, tout en bois avec un balcon, une grande piscine et 4 chevaux juste à côtés !

Chouette le concept baies vitrées...sauf dans une salle de bain avec toilettes 😆 Ne pas allumer le soir pour éviter de s'exhiber !

Mais le Karma s’acharne encore un peu, entre la galère pour trouver à manger, une boom organisée toute la journée à la piscine, relayée par un DJ voisin le soir venu, et surtout notre ligne téléphonique bloquée par Free Mobile avec un hors forfait de dingue complètement imprévu, alors qu’on a justement grand besoin de notre téléphone pour retrouver le sac 🤬 ! Car bien sûr, malgré le code d’étiquette du bagage, personne ne sait nous dire où il est 🙄… Bref, on a quand même un lit et comme on n’en a pas vu depuis plus de 40h, c’est déjà ça !..

La piscine, dont on ne profitera pas. 

Mais en dehors de ces 2 nuits d’hôtel, nous n’avons pas de plan car aucunes de nos innombrables demandes de woofing n’a finalement abouti. À la base nous pensions surtout randonner, en parcourant le Camino de Costa Rica, une marche qui rallie les 2 côtes en 15 jours. Mais au vu de la qualité des chemins, du manque de balisage, de l’obligation de louer un guide sur certaines portions, de la longueur des étapes, et de la chaleur extrême, on fini par abandonner cette idée. J’avais alors bon espoir de négocier un échange de service avec l’hôtel pour commencer, mais quand nous apprenons que les 4 chevaux (dont 2 poulains) passent leur vie entière au box, avec une sortie tous les 15 jours dans la rue pour s’acheter une glace (et seulement pour les "chanceux" en âge d'être monté!), on change vite d’avis !

Personne ne sait où est notre sac et en plus c’est celui qui contient la tente et le réchaud. Notre survie est en jeu 😬😅 ! Le stress et la fatigue couplés à la chaleur, ne nous mettent pas dans les meilleurs dispositions... Nous sommes aussi un peu déçus face à notre premier aperçu du Costa Rica : quid du slogan « pura vida » ? TOUTES les maisons sont barricadées derrières des grilles infranchissables, aucune fenêtre n’est laissée sans barreaux, les chevaux vivent comme des prisonniers… et les avocats sont très chers, comme le reste 😱 (joli jeu de mot me dit Éric😂). Moi qui pensais faire une cure, c’est raté !

Petit choc d'ambiance après le pays des Hobbits !  

Mais LE MIRACLE se produit quand Markus, un autrichien installé sur la côte Pacifique, nous recontacte pour nous demander si nous sommes toujours dispo, car il a finalement besoin de volontaires en urgence !

Nous prenons donc sans hésiter - mais non sans galèrer - un car pour Quepos, sur la côte Pacifique. Arrivés à bon port, la chaleur nous saisit de façon écrasante à la sortie du bus : nous sommes au bord de la mer, il n’y a pas un nuage dans le ciel, et pourtant, l’air est extrêmement pesant et chargé d’humidité 🥵. Markus nous récupère et nous emmène dans sa jungle, où il a un petit business de balade à cheval, chambre et table d’hôte.

Notre nouveau chez nous est aussi original que chouette ! Une grande tente avec salle de bain en dur, et un ventilateur, ouf ! Nous sommes très contents d’y prendre nos quartiers🤗.

Welcome home ! 

Mais ce n’est pas tout… il y a aussi LA piscine ! Très rarement fréquentée par les clients, on s’y adonne quotidiennement, le jour comme la nuit 😎

La piscine de rêve, de jour... 
... comme de nuit ! 
Surtout en mode VIP !  Il n'y a plus qu'à se laisser bercer par les bulles, le chant des oiseaux, et le bruit des insectes... 😇

Et lorsque l’eau n’y est plus assez rafraîchissante, il suffit de marcher un peu à travers la jungle pour profiter de la cascade, toujours à température idéale….et où on peut faire tomber le maillot 😜

Une piscine naturelle si parfaite qu'elle semble avoir été creusée par l'homme. Jungle, jacuzzis au choix...on ne s'en lasse pas! 

Markus possède une grande propriété dont 40h de jungle privée. Quel luxe dans un pays aussi touristique que le Costa Rica, où chaque entrée de réserve coûte très cher, de pouvoir jouir librement et en toute tranquillité d’un tel petit coin de paradis…

Chaque soir une lumière incroyable sublime le décors alentour, pendant que le concerto des insectes s’intensifie de plus belle...

En échange, nous travaillons bénévolement chaque matin. On commence à 6h, il fait déjà jour, et chaud mais c’est supportable. À partir de 9h, on a l’impression d’être en plein après-midi !! Nous sommes en saison sèche, le soleil tape vraiment fort mais l’humidité est toujours présente…surtout sur nous ! On dégouline en permanence, même sans bouger. Depuis ma première baignade, mes cheveux ne sècheront jamais. Et comme je me baigne tous les jours, mon crâne reste alors humide pendant 2 semaines ! Pas très agréable mais heureusement il n’a ni moisi ni ramolli 😄 Difficile de comprendre comment les gens supportent la saison humide, qui dure les 3/4 de l’année 😳… Nous aurons l’occasion de voir la pluie une fois, et avant même de la voir, on l’entend. Elle tombe avec une telle intensité qu’on peut l’entendre approcher dans un lourd fracas, avant qu’elle ne finisse par s’abattre au-dessus de nos tête. Et là, il ne faut pas trainer ! Les gouttes sont si épaisses, si nombreuses et si rapides, qu’en quelques secondes tout est détrempé, comme après un déluge de plusieurs heures. Et quand la pluie cesse, on se croit littéralement dans un hamam à ciel ouvert. Bluffant ! Markus n’a plus de livre chez lui, car aucun n’a survécu à l’omniprésence de l’humidité…

Tout ceci est d’autant moins agréable pour Eric, qui transpire déjà beaucoup par nature, mais qui ne possède désormais q’un seul combo short/caleçon/chaussettes. Il ne prend plus la peine de porter son unique t-shirt, mais essaye de laver le reste chaque après midi, sans quoi son short ressemble vite à du carton une fois sec 😅 … Il se promène alors en serviette et pied nu, tel un égyptien. On a bien essayé de lui trouver des rechanges, il n’y a pas de short au supermarché, et les tongues ne se font nulle part au-dessus du 43 !

Alors la première semaine, on passe nos après-midi à enquêter sur le sac (et sur notre hors forfait !), à s’énerver au téléphone, téléphone qui ne capte rien, numéros qui n’aboutissent pas, interlocuteurs inutiles, et assurances de l’arnaque. Mais au bout du compte 5 jours plus tard, le sac débarque presque sans crier gare. Hourra ! On va enfin pouvoir se relaxer… et Éric se changer !

Avant le sac 😩 / Après le sac 😃

Côté travail je ne m’occupe pas directement des balades à cheval, et c’est un grand soulagement ! Leona, une helpeuse présente depuis 2 mois, est déjà sur cette tâche et cela m’arrange vraiment. En effet, j’ai l’occasion de faire serre-fil à cheval dès le lendemain de notre arrivée, et j’en ressors sincèrement dégoutée. Tout d’abord les clients sont bien trop lourds pour les chevaux et il y a beaucoup de dénivelé sur le circuit. En plus les selles sont si mal adaptées aux dos des chevaux qu’elle sont carrément blessantes, et les 3 chevaux de Markus sont par ailleurs en dessous de leurs poids de forme. Aussi, comme il faut faire monter 5 américaines ce jour là, Markus loue 4 chevaux au voisin, tous maigres comme des clous et complètement éteints. Personne ne se pose de question, les clients trouvent les chevaux du voisin jolis et moi je ne vois rien d’autre que des sacs d’os qui ont perdu leur âme, des chevaux qui ont rendus les armes… Je suis déjà mal mais en plus je suis censée monter Brownie, une jument qui appartient à Markus mais qu’il ne peut pas donner aux client car elle mord. Ça, ça ne me dérange pas, mais Brownie est également très maigre, et ne me semble pas à l’aise dans les descentes, sans doute à cause de la selle (une cata). Je passe donc la majeur partie de la balade en marchant à côté de Brownie, et en regardant les grosses fesses des filles devant moi, qui se font transporter tant bien que mal par leurs poneys, aussi rachitiques que dépressifs.

Rapatriement des chevaux du voisin au "goulag", où ils séjournent dans une pâture aussi morne et désolée que leur esprit...

Je dois admettre qu’après cette première expérience je n’ai même pas envie de rester un jour de plus chez Markus. Mais ça se passe plutôt bien pour Eric, en dehors du fait qu'il se fait mordre la jambe par un des chien 🙄😇 Il travaille dans la jungle ou l'atelier, en collaboration avec des employés locaux, à coup de langage des signes agrémentés de quelques mots d’espagnol. Il est vite impressionné par leur résistance à la chaleur et leur endurance à l’effort dans de telles conditions...surtout en jean et bottes de caoutchouc 😯 !

Puis on est pas si mal ici pour attendre le sac… et de toute manière on n’a nulle part d’autre ou aller.

Mais surtout, ne vaudrait-il pas mieux tenter d’aider ces chevaux plutôt que fuir la situation en fermant les yeux ?

Par chance Markus est très ouvert et sincèrement motivé pour se différencier de son voisin et offrir de bonnes conditions de vie et de travail à ses chevaux. Il manque simplement de connaissances, d’expérience et de bons conseils. Me voilà donc en mission ! Je ne peux malheureusement rien faire en ce qui concerne les chevaux du voisin, mais heureusement, Markus ne les loue pas à chaque fois. Par contre, pour ses chevaux, nous reverrons ensemble tout ce qui est possible : nutrition, gestion des repas, conditions d’hébergement, soins, adaptation du matériel et éducation. Tout est passé en revue, amélioré et noté dans un rapport. Même chose concernant ses balades, dont les préparatifs et départs me paraissent cruellement manquer d’organisation, donc de sécurité et de professionnalisme.

Plein de bonnes intentions,Markus a récemment investi dans des installations pour préserver ses chevaux de la pluie et de la boue 
Voici Brownie ! Aussi maigre que mal aimable, il n'est pas un volontaire qu'elle n'ai point mordu😇 Pour ma part ce fut le biceps 😅

Je suis ravie d’avoir rencontré une jument aussi agressive que Brownie (sûrement mon coté maso). Le fait qu’elle était si maigre a tout de suite influencé mon approche dans un sens (caresses et bonbons😏), puis après m’être faite secouée par le bras, j’ai changé de stratégie et, une fois de plus, nous avons pu constater l’efficacité des jeux Parelli. Le changement a été radical dès la première séance, qu’elle a passée les oreilles en avant plus que ma propre jument 😄 ! Et après quelques jours, même le sanglage ne lui donnait plus l’idée de mordre 🙏

Brownie m'a énormément appris, jusqu'à pouvoir communiquer efficacement avec une canne à pêche en guise de stick 😆
 Gauche:venir et rester près du nouveau "mounting block" nécessite une mise en confiance pour Kenya.Droite: Schubert le "chouchou"

Schubert est l’adolescent du trio. J’avais grand besoin de tomber sur un petit phénomène comme lui car je ne m’étais encore jamais pris un coup de sabot😁. Et j’en avais besoin pour apprendre ma leçon… On m’avait prévenue «on ne peux pas le bouger », mais j’avais imaginé une réaction défensive et non offensive ! Un coup de sabot dans l’estomac m’aura prouvé qu’il ne suffit pas toujours de s’écarter😅... Monsieur était aussi très fainéant une fois monté, mais quelques séances suffiront à la rendre aussi léger à pied que sous la selle.

Kenya, elle, m’a prouvé que même en mesurant moins d’1m50, en ayant passé 15 ans, malgré une ferrure pourrave et une selle qui repose directement sur la colonne, porter 100kg au galop dans une côte, ça ne pose pas de problème. Pas une molette tendineuse, pas un soupçon de mal au dos. Toujours partante, allante mais calme, certains chevaux sont d’une bonté de caractère et d’une facilité d’entretien déconcertante… Encore une preuve que les chevaux qu'on n' "autorise pas" à aller mal s'en sortent souvent mieux que les plus choyés !

À Gauche : Eric réconcilié avec le chien mordeur. À droite : Les chevaux sont traditionnellement montés sans mors  au Costa Rica

Voilà pour la partie cheval 😅 De son côté, Eric bricole bien mais se retrouve seul la deuxième semaine, car l’équipe des travailleurs est temporairement mise à pied suite à un vol de 2500 dollars dans les chambres d’hôte , au cours d’une soirée où des clients très sympas célébraient leurs mariage près de la piscine. Sombre histoire ! Eric s’improvise dès lors "laveur de piscine-paysagiste en chef", et c'est bien comme ça 😉

Jardin, piscine... massage ? Ramon est à votre service !
Petit souvenir du mariage, après lequel e couple nous a invité chez eux à Vancouver ! 

Heureusement on s’entend super bien avec Markus et Leona, et les « servantes » continuent de travailler 😉

Chaque matin, un festin ! Mais il a fallu s'habituer à travailler de 6 à 8 le ventre vide, puis manger des oeufs dès le matin 😉

Après 2 semaines passées à l’Hacienda Mil Bellezas, nous avons terminé nos missions et l’appel de l’aventure se fait sentir. Cela tombe à pic puisque Markus doit accueillir une nouvelle helpeuse. Nous laissons donc notre tente de luxe, notre piscine de rêve et notre jungle privée derrière nous. On ne sait pas si on gagnera au change ! En tout cas on en aura profité comme il se doit. C’était comme à l’hôtel mais en mieux : gratuit et avec des activités ! Nous qui pensions originellement traverser le pays à pied, ne regrettons pas d’avoir changé d’idée 😌

 Dernière soirée...
...et dernier bain! Mon petit plaisir : m'allonger sur les marches, oreilles sous l'eau, regard sur la lune... Trop relaxant 🤤😴😍
Cette cuisine remplie d'animaux😆😅Encore un pays très"cool"ou chacun peut cuisiner et vendre des repas sans craindre l'inspection! 
Toutes les bonnes choses ont une fin ! Dernier breakfast avant de prendre la route...on a mis le paquet 🤪😁 ! 
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Publié le 13 avril 2020

[narration Éric]

Sans Uber, taxi, ni personne pour nous amener au premier arrêt de bus à 6 kms, c’est donc à pied, sous un chaud et lourd soleil, et sur une piste de cailloux blancs, que l’aventure redémarre ce lundi 9 mars, comme un énième nouveau départ dans notre voyage 🤗 !

Malgré notre entrain nous avons quand même le secret espoir de trouver une solution en cours de route pour ne pas avoir à marcher jusqu’au bus, sous cette chaleur et avec notre maison sur le dos 😅.

C’est ainsi que l’on fait preuve de beaucoup de persuasion, lorsque, après un petit kilomètre parcouru, nous tendons notre pouce au passage inespéré d’une voiture. Le conducteur qui s’arrête nous fait alors comprendre qu’il veut bien nous amener jusqu’à la route, mais que ce sera payant ! Comme on s’y attendait, il s’improvise taxi... Au Costa Rica, l'autostop fonctionne rarement gratuitement - ce que l'on comprend - et ce qui est l'une des différentes raisons pour lesquelles nous nous déplacerons majoritairement en bus dans ce pays.

Nous atteignons rapidement l'aubette sur la route principale, et après avoir payé la course (environ 2€ ça va ! ) nous attendons avec espoir le prochain bus, sans connaitre les horaires.

Après seulement quelques minutes d’attente, nous voilà définitivement en route vers de nouveaux horizons !

Notre premier objectif est de rejoindre la petite ville touristique de Jacó, sur la côte pacifique à un peu plus d'une heure au nord de Quepos. Nous prévoyons d'y passer la nuit pour être, tôt le lendemain, au rendez-vous avec un couple de Canadiens qui gèrent un centre de balade à cheval et qui ont accepté de nous rencontrer.

Nous avons donc réservé un hôtel pas cher à Jacó, que nous rejoignons dès notre arrivée en début d’après midi. La plage est à environ 100m et nous passons un long moment dans les vagues et l’eau (TROP) chaude de l’océan pacifique, avant qu’un très beau coucher de soleil ne marque la fin de la récré.

Bien que la température de l'eau ne nous ai pas rafraichi, ça faisait du bien de voir la mer et jouer à fond dans les vagues ! 

Quelques courses, un bon repas en compagnie de Marie et Pierre François (deux français en vadrouille) et nous rejoignons notre chambre pour une nuit……compliquée. En effet, nous sommes logés juste au dessus du seul magasin de la ville ouvert 24/24 …..en musique ! ! Notre nuit est donc rythmée par les boum boum et les voitures peu discrètes qui s’arrêtent pour acheter de l’alcool😠 !

Au matin, nous devons partir trop tôt pour bénéficier du petit déjeuner de l’hôtel et marchons quelques centaines de mètres vers un arrêt de bus que nous supposons être le bon pour rejoindre le rendez-vous du jour. Les informations concernant les horaires, les arrêts et les différentes lignes sont trèèèèès compliquées à trouver ici ! Même les conseils des locaux sont parfois peu fiables 😏 Le bus, c'est presqu'autant de suspens que le stop finalement 😆

Nous devons retrouver Lucie et Rod à quelques kms à l’extérieur de Jacó. Jeanne avait pris contact avec eux pour proposer notre aide, mais rien de concret, alors nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre lorsqu’ils viennent nous chercher à l’endroit prévu.

Ils sont, de prime abord, très sympathiques, mais au fur et à mesure de la matinée, Jeanne, qui avait repéré l’endroit sur internet lors des ses recherches pour aider les chevaux de chez Markus, se rend compte que la propriétaire est peut-être un peu "too much" quant au bien être de ses chevaux 🤨! On passe carrément d’un extrême à l’autre 😅 Le moindre poil de travers est un problème pour cette dame, qui semble fort se complaire dans le fait de toujours trouver quelque chose à soigner... peut -être y a-t-il quelque chose à soigner aussi de son côté 🧐😇 Je travaille quant à moi avec Rod à quelques travaux d’entretien. Au cours du déjeuner, aucune proposition de rester avec eux quelques jours n’arrive (et tant mieux!). Puis, vu la chaleur écrasante, nous préférons carrément renoncer à l’après-midi balade à cheval, et profiter d’une course de Rod pour retourner à Jacó.

Retour à la case départ ! L'occasion de faire connaissance avec les iguanes de la rue, que nous avions loupé la veille 😄

Il fait décidément très chaud, nous n’avions pas prévu de revenir dans cette ville et, après avoir tenté l’auberge de jeunesse du coin complètement hors de prix, nous rejoignons notre hôtel bruyant pour voir si l’on peut négocier une chambre moins « exposée » que la veille 🙏. La seule restante est plus chère, sans fenêtre, mais pas au dessus du magasin et avec climatisation. Bingo ! On profite sans attendre d'une sieste au frais pour toute l'après-midi 👍 !

Nous décidons alors que nous partirons le lendemain pour la côte Caraïbe. Mais ça c’est demain !

En attendant, nous croisons par hasard nos copains de la veille qui sont en galère parce que, malgré une organisation très méticuleuse de leur voyage de 6 mois, ils ont oublié leur carte bleue en France (!) et attendent avec anxiété la livraison de celle ci à l’hôtel !

Contrairement à nous, ils ont planifié tout leur voyage, réservé des vols, des hôtels, des voitures, des visites, des activités, dans tous les pays qu’ils vont traverser (et il y en a un paquet !!). Nous auront donc une pensée émue pour eux lorsque que, quelques jours plus tard, la pandémie de Covid 19 chamboulera certainement toute leur belle organisation 😥 !

Mais ce soir, leur carte enfin livrée, c’est encore l’insouciance et l’excitation de leur début de voyage qui animent notre dernier repas en commun...

Après avoir tenté tant bien que mal de comprendre à quel endroit nous devons prendre le bus demain pour San José, nous profitons d’une dernière nuit bien fraiche à 16° grâce à une régulation de clim en panne 🥶 !!! L’occasion pour Jeanne de se rappeler comment cela fait d’avoir froid (et pour moi de me sentir enfin sec!) . Nous ratons le deuxième petit dej de l’hôtel pour nous retrouver à 7h au bon endroit (Alleluia !) afin de prendre le bon bus pour San Jose.

Là bas, nous changeons de bus pour rejoindre Puerto Viejo sur la côte Atlantique du pays, où nous attend Huguette, la Québécoise gérante de la Finca Valéria, chambres d’hôtes dans des cabanes perchées 😀 . J’avais eu le contact de Valérie, la propriétaire, une amie de Zvonka (clin d’oeil) une collègue de travail. Malheureusement, Valérie est actuellement en France mais accepte de nous laisser entre les mains d’Huguette qui dès le premier contact téléphonique était très enthousiaste à l'idée de nous recevoir.

La route est longue pour rejoindre Puerto Viejo. Nous traversons des montagnes par des routes encombrées de centaines de gros camion style USA aux moteurs hyper bruyants. C’est hallucinant, nous croisons ou doublons bien plus de camions que de voitures ! "Pura vida" ?

Enfin ! Une fois à Puerto Viejo, l’ambiance Jamaïque de la petite ville touristique nous détend un peu, puis complètement lorsque nous retrouvons Huguette, fidèle au rendez vous.

Nous arrivons ensemble à Finca Valéria quelques minutes plus tard, et prenons connaissance des lieux en mode visite guidée. Deux cabanes perchées dans les arbres font office de chambres d’hôtes alors qu' Huguette occupe une petite maison très pittoresque, dans laquelle elle accueille les clients autour de sa table d’hôte.

Ce soir nous avons la chance de dormir dans une des cabanes inoccupée !

Nuit en cabane offerte par Huguette à la Finca Valeria 

Huguette est très bonne cuisinière et nous partageons un bon repas avant de rejoindre notre nid, là-haut.

La nuit est très agréable jusqu’à 4h du matin environ, quand un bruit inqualifiable et incroyable nous réveille en sursaut. On a l’impression qu’une armée de morts vivants affamés arrivent en titubant et fond le siège de la cabane ! Il fait nuit et la sensation est vraiment impressionnante ! ! Bon, non en fait, on nous confirmera au petit déjeuner, que ce sont des singes hurleurs qui habitent dans la canopée. Très communs par ici ! Je ne vous conseille tout de même pas cette sonnerie de réveil 😉 !

Enregistrement sonore depuis le téléphone...en vrai, c'était BEAUCOUP plus fort !! Le son semblait même se déplacer dans l'air 😳

Nous resterons 2 jours seulement chez Huguette, parce qu’après plusieurs rebondissements, nous sommes finalement attendus à partir de Vendredi soir à quelques kilomètres de là, chez Terry, au domaine de Kindred Spirit pour une semaine de woofing 🥳 ! Durant ces deux journées à Finca Valéria, nous travaillons surtout à nettoyer les installations. Balayage des feuilles sur les toits et dans les gouttières pour moi, ménage des chambres, des sanitaires et de la maison principale pour la pt’ite chérie qui n’apprécie pas tant son costume de conchita, bizarre... C’est le premier woofing qu’elle effectue à ne pas s’occuper de chevaux, pensez donc 😂 ! !

Balayer... Astiquer... 
Toute une basse-court à la maison !
On voit aussi un couple de KeelBilled Toucan et des singes cappuccins qui essaient de piller le bananier du jardin!(photos du web)
Et enfin la découverte de l'araignée la plus commune des environs : la Golden orb-weaver ! Dédicasse à nos mamans 😉

Le soir, nous mangeons avec les hôtes français (et sympas!) de la Finca avant de passer la nuit sous notre tente cette fois (ce sera surement la seule occasion de la monter au Costa Rica) au milieu d’une ambiance sonore « volatile et simiesque » !

Huguette gère la cuisine, nous faisons le service, et partageons tous ensemble un diner francophone des plus agréables ! 

Après une deuxième journée chez Huguette, nous prenons congés et sommes conduits en ville par un couple de clients pour retrouver ceux qui nous ont pistonnés pour la semaine à Kindred Spirit 🤗 . Nous avons rendez-vous dans un chouette petit restau. Nous sommes Vendredi 13 mars... Cela fait 6 mois pile que nous sommes en voyage, et trouvons la symbolique de cette date idéale pour entamer une nouvelle page de notre aventure……Et quelle nouvelle page ! ! !

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Publié le 6 mai 2020

[narration Jeanne]

Au restaurant, nous retrouvons un couple de français dont nous avons fait la connaissance en Nouvelle-Zélande, à la fin de notre séjour chez Andy. A la base, nous n’aurions pas dû nous y croiser, mais comme nous avions décidé de rester quelques jours de plus pour aider, l’Univers a sûrement voulu nous récompenser… Ainsi nous sommes encore à la ferme quand Ambre, qui a elle même passé un mois chez Andy juste avant nous, vient rendre visite à ce dernier, accompagné de Jo, son amoureux qui a traversé toute l’ile du Nord à pied pendant ce temps-là… On passe alors à peine une heure ensemble mais on sympathise sur le champ, et on se promet de se retrouver au moins une heure de plus au Costa Rica, puisqu’ils y seront en même temps que nous !

De fil en aiguille le rendez-vous prévu autour d’un verre se transforme en week-end, puis en semaine : Ambre, qui vient de terminer sa formation de d’Equi-yoga à Kindred Spirit, à finalement réussi à négocier pour que nous y venions comme elle et Jo en tant que volontaires ! Quelle aubaine !

Nous arrivons donc de nuit dans le domaine de Terry, une fois le restau terminé. Nous sommes logés dans la maison des volontaires, pourvue de 2 chambres, une salle de bain et un salon-cuisine complètement ouvert sur l’extérieur. Même quand on est dedans, on est dehors ! Bâtie à flanc de colline, la maison se révèle être un parfait observatoire sur la nature environnante et tous les animaux des arbres 🤗.

Nous partageons la maison avec Ambre et Jo mais aussi Ketty (grosse tique), Toby (le boss) et le jeune Mitsu, futur maitre yogi...

Des chats très, trèèès actifs.... 

Le deal nous convient à merveille : nous travaillons en autonomie, 2 à 3h par jour (sauf bien sûr pour Eric qui ne s’arrête pas) en échange du logement. Les courses restent à nos frais, ce qui n’est pas pour nous déplaire, car cela nous permet pour une fois de pouvoir manger ce qui nous plaît ET quand ça nous plait ☺️ ! Côté budget, tout va bien car en dépit des prix assez élevés, la nourriture sera en fait notre seule et unique dépense pendant toute la durée de notre séjour…qui sera finalement bien plus long qu’une semaine !!

La récompense de l'embauche matinale à 6h30  : ces 3 petites paires d'oreilles toujours pointées vers nous quand on arrive !
Premières tâches quotidiennes : nourrir et libérer les chevaux, faire les box et couper leurs feuilles de banane pour le soir  !
Ensuite place à la variété : gouttières contre la pénurie d'eau, parrage, ananasseraie, clôture, etc... On ne s'ennuie pas !

En effet le Costa Rica, dans les même temps que la France, ferme ses frontières et place le pays sous confinement en réponse à la pandémie du Covid-19. Restaurants et boutiques ferment, ainsi que les plages et tous les parcs nationaux. C’est la fin du tourisme, puisque plus personne n’est autorisé à entrer dans le pays. Coup dur pour Terry qui voit toutes ses sessions de formation annulées, ainsi que la venue des prochains volontaires ! Ambre et Jo voient aussi leur visite du Costa Rica et leur voyage à Cuba tomber à l’eau… Et nous, qui n’avions pas de plan, on est content de rester plus longtemps 😇 ! Nous allons pouvoir aider Terry, en participant à sa cagnotte et en faisant un maximum de tâches, mais surtout, nous allons ENFIN pouvoir nous initier sérieusement au yoga !!

Matin et soir, nous marchons donc jusqu’à l’endroit MAGIQUE dédié à cette pratique. On y médite (enfin moi j’essaie… mais c’est déjà ça!) face à la jungle, aussi mystérieuse qu’impénétrable, comme face à un autre monde. Celui du sauvage, intact, hostile, et fascinant.

Le monde d'en face... 

Entre lui et nous, on assite le matin à la valse de papillons en tous genres, avant que le balais des lucioles prennent le relais le soir… Différents colibris viennent butiner les fleurs qui bordent la terrasse, pendant que des toucans ou des singes font s’agiter les branches des arbres. Oui oui, « magique » ! Je n’avais pas exagéré.

J'avais bien tenté une fois le yoga à Muzillac, mais en plein hiver dans le gymnase municipal, ça n'avait vraiment rien à voir !!!

Nous sommes chaque jour remplis de gratitude pour être « coincés » dans un tel endroit, et en bonne compagnie. En ces temps si difficiles pour certains, nous nous sentons doublement privilégiés !

Récolte de racines dans les prés pour les soirées "galettes de malanga" !
Repas du Dimanche en commun : plat&boisson par Terry et sa fille Lexi, dessert par Ambre, Jo ou Eric(moi je fais les compliments!)
Ambre à l'oeuvre, chapeau l'artiste ! 

Les journées sont fréquemment animées par le passage d’un nouvel animal : paresseux, agouti, écureuil, toucan-aracari, arra vert, singe hurleur, dinde sauvage, grand serpent, gros scorpion, fourmi géante, araignée sauteuse, etc… Impossible de tout citer, et encore moins de tous les prendre en photo !

Mini extrait de la biodiversité environnante... 

Le matin, pas besoin de réveil, les animaux s’en charge : vers 4 ou 5h il y a les cris des singes hurleurs, ensuite les colonies de perroquets, suivies tour à tour d’une multitude d’oiseaux, chacun à son créneau ! j’ai bien essayé de compter une fois, je n’ai pas réussi, mais au moins ça m’a rendormie… A cela s’ajoute souvent un petit combat de chat derrière la porte, présageant quelques boyaux ou une tête de souris en offrande dans la maison.

Parfois il y a les 2, et en bonus la queue ! admirez comme ils ont soigné la présentation...

Et bien sûr quand vient enfin l’heure de se lever, tout le monde se tait 😆 ! Mais notre préféré reste le fameux pauraque, dont nous avions déjà fait la connaissance chez Markus, et qui chante comme une alarme presque toute la nuit.

Pour le souvenir, video trouvée sur youtube avec le chant de ce petit "relou de la nuit",  jamais vu mais beaucoup entendu !

Avec toute cette vie sauvage et la nature qui nous entoure, finalement ça ne change pas grand chose pour nous de ne pas pouvoir faire les parcs ! On en aura quand même visité un à notre arrivée dans le coin. Joli mais on aura vu plus de touristes que d’animaux 😅 !

Petite sortie au parc de Manzanillo, juste avant les mesures de confinement.

Moins d'animaux que chez Terry mais la mer en plus, j'avoue. Cependant si on y tient, il n'y a qu'à descendre la rue 😁 ! Bon, encore faut-il se motiver pour marcher 2kms quand il fait si chaud... Nous ne regrettons pas d’avoir fait l’effort sur notre premier jour « off », puisque les plages ont été interdites juste après !

La mer Caraïbe, juste en bas de la rue ! 

Par la suite on y fera tout de même secrètement un petit tour à la tombée de la nuit, après une mission « courses à cheval », puisque les voitures n’ont plus le droit de rouler le samedi !

Les hommes à pieds, les femmes à cheval, en route pour le "Super Negro"  (oui, c'est le nom du supermarché !!!)
Et une petite glace avant de rentrer... 
...suivi d'un petit détour par la plage, car c'est trop tentant ! On rentrera à la frontale... 

Il est donc temps de vous parler des chevaux ! Mais rassurez-vous, je ne m'étalerai qu'en photos 😉 Il y en a 8 et ils sont tous très beau !

Max est celui avec qui j’aurai l’occasion de travailler, souvent lors de séances commentées, et de donner des cours à Jo qui apprend à monter, ainsi qu'à Eric qui veut se perfectionner 😊

Il y aura aussi des cours théoriques « horsenality & humanality » et « Jardinnage & sol vivant ». Devinez qui étaient les profs 😉

Côté jardinage d’ailleurs, Eric s’en est donné à coeur joie avec la réalisation complète de tout un jardin ! Merci à Jo pour les coups de main 😅 Il y en a qui en ont sué pendant que je les photographiais !...

Vite fait bien fait ! Et tout en matériaux de récup' 👏👍👌

Sur la période de pâques, les règles de confinement se durcissent et l’avion de rapatriement français prend son envol... Cela fait déjà une dizaine de jour que nous aurions dû quitté le pays et rejoindre Vancouver. Mais bien sûr notre vol a été annulé et de toute manière les frontières canadienne ont fermé.

Dans ce contexte, nous pensons ne pouvoir aller nulle part ailleurs qu’en France, car même les pays frontaliers du Costa Rica ne laissent plus personne passer ! Alors Rentrer en France pour être confinés en appartement, ou rester au grand air chez Terry, pour nous le choix est vite fait 😏. Et puis on ne perd pas espoir de pouvoir un jour continuer le voyage… En attendant j’apprends à vivre au présent. Mais ça ne dure pas longtemps ! En me renseignant sur les mesure de confinement auprès du site de l’ambassade française au Costa Rica, j’apprends par hasard que les Etats-Unis n’ont en fait pas vraiment fermé leurs frontière comme les autres : elles semblent effectivement ouvertes pour les français qui ne viennent pas de France 😯 !

Ni une ni deux, je me lance dans une série de google interminable pour vérifier l’information, et trouver un plan d’attaque : visa, logement, transports et quarantaine, tout se met en place assez rapidement au milieu de mes 150 onglets de pages internet ouvertes. Mais il reste encore à trouver COMMENT sortir du pays !

Ambre et Jo, qui essaient de rentrer en France pour le mois de Mai, essuient annulation sur annulation. Et aucune compagnie aérienne ne leur rend leur argent 😰 ! Déjà qu'on a peu d'espoir de se faire un jour rembourser notre retour annulé 😤... ce n'est pas le moment d'en rajouter ! Pour enfoncer le clou, le Costa Rica annonce la prolongation de la fermeture de ses frontières, au moins jusqu’au 15 Mai 😬…

Alors je réfléchi fort et bingo 🤯, il suffit de s’incruster dans un vol rapatriement américain ! Par chance, comme il y a bien plus d’américains que de Français sur le territoire, l’ambassade des Etats-Unis au Costa Rica en organise encore et en prévoit justement un dernier la semaine prochaine ! En plus il n’y a rien à négocier car les billets sont en vente publique, donc pas besoin d’être américain pour en acheter 😃 ! On saute tous les 4 sur l’occasion, et il ne reste plus qu’à trouver un moyen de rejoindre l’aéroport pour nous tous - et des billets USA-France pour Ambre et Jo. Pas si simple, et pas peu cher, mais tout fini par se caler 🙏 !

Il nous reste alors 5 jours pour rendre un maximum de services à Terry et profiter à fond… On se rendra donc une dernière fois à la plage en bas de la rue, histoire de dire au revoir…et de se faire alpaguer par les flics ! Mais bon, « Pura Vida » ils ont été cool 😎

On a bien fait de se motiver, car police ou pas, ça valait le coup ! (PS : le hamster-lapin c'est un "agouti") 

Nous concluons dignement l’aventure Kindred Spirit autour d’un feu de camp, du film « sans attache* », d’une séance de yoga à cheval et d’un tirage de carte 🥰 .

(*Bande annonce du film 👉 ICI . Disponible en location jusqu’au 15mai !)

Merci Terry pour nous avoir accueillis !
Merci Ambre pour nous avoir pistonnés, et merci Jo de nous avoir tant fait rigoler !!
le Totem  version Costa Rica 😉

Mieux vaut tard que jamais, je me suis lancée en cuisine ce soir là ! Avec la recette "cookies aux flocons d'avoine" de mon papa, je me suis naturellement dit que si lui y arrivait, je ne pouvais pas rater 🤓.

6 semaines se sont écoulées depuis notre arrivée, pendant lesquelles nous avons vécu -confinés!- et travaillé avec un couple que nous ne connaissions pas ! Bien sûr il y a eu des haut, des bas, mais nous avons surtout bien rigolé ! Nous n’avons aucun regret d’être finalement restés si longtemps, mais nous nous sentons désormais profondément appelés par de nouveaux horizons...

Alors lundi 26 Avril, 5h du mat, nous montons tous les 4 à bord du taxi (ce qui permet en outre de partager les 240 euros de frais 🙄😇 ) et nous quittons la Jungle et le bord de mer sous la pluie… Nous évitons le pire grâce à une pause pipi juste avant la route de montagne, sinueuse, dépourvue de bas-coté, et surfréquentée de camions : mauvais endroit pour une crevaison 😅 ! Par chance Éric remarque en revenant vers le véhicule qu’un pneu est à plat, et on peut encore le changer facilement tant qu'on est là !!

Comme quoi ce n'est pas parce qu'on dégotte un taxi et qu'on parti à l'heure qu'on est sûr d'avoir son avion ...

Décidément le Costa Ricata nous aura régalé jusqu’au bout en rebondissement !.. Nous atteignons l’aéroport en espérant que la suite sera simple et fluide, ce qui n’est pas gagné par les temps qui courent. Les Etats-Unis autorisent officiellement l’entrée de toute personne sans symptôme qui ne vient ni de Chine, ni d’Iran ni d’Europe, mais la décision finale reste en pratique entre les mains du service d’immigration, auquel nous auront à faire à notre arrivée à Houston. Alors on se couvre avec 2 masques chacun, on crée un scénario simple, on efface les conversations qui pourraient leur mettre la puce à l’oreille, et modifie temporairement notre billet de retour pour leur faire croire qu’on va très vite rentrer chez nous 😇. Puis on croise les doigts pour être admis sur le territoire malgré l’avertissement général level 4 « Do NOT travel »🤞! Qui ne tente rien... n’a rien 😉

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Publié le 6 mai 2020

J’ai l’intention de faire un petit montage vidéo de notre séjour à Kindred Spirit. Mais comme cela prend beaucoup de temps, je vous mets le très joli clip réalisé par Lexi en attendant !

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Publié le 7 mai 2020

[narration Jeanne]

  • On a découvert dans ce pays des machines à laver comme on en n’avait jamais vu ! Mode d’emploi : d’abord allumer le robinet pour remplir la cuve. Patienter assez longtemps pour bien remplir sinon tout va tremper dans du jus de chaussettes. Couper le robinet puis mettre la machine à tourner. Vaquez à vos occupations pendant la demi-heure qui suit… Revenir quand c’est fini pour purger la cuve, et recommencer car comme l’eau est froide et que ça ne tourne presque pas, il vaut mieux s’y reprendre à plusieurs fois ! Quand vous en avez marre et que l’eau n’est plus aussi sale en fin de cycle, purger la cuve une bonne fois pour toute puis sélectionner quelques sous-vêtements ou un t-shirt que vous pouvez déposer dans le panier d’essorage, à côté de la cuve. Ça fonctionne un peu comme une essoreuse à salade, mais en électrique ! Alors bien sûr plus vous chargez moins ça marche… Une fois que vous avez tout essoré, vous aurez donc passé plus de la moitié du temps devant votre machine à laver 👏! Au moins les habits sentent enfin le propre, mais n’espérez tout de même pas les avoir détachés 😝 Et surtout, calculez bien le moment où vous lavez car sinon rien ne risque de sécher, tout va moisir et il n’y aura plus qu’a recommencer 🤣
  • Chez Markus j’ai trouvé un bébé scorpion dans ma serviette ! j’ai eu de la chance de ne pas me faire piquer, car les bébés ne dosent pas trop leur venin 😨
  • Le pays se targue de slogans écologiques et autres publicités vertes, et on ne compte plus le nombre d’éco-lodges, mais cela ne signifie en rien que le pays est plus propre que les autres ! Tout ceci est juste à destination des touristes. La vérité c’est que dans la plupart des endroits il n’y a même pas de ramassage des déchets. Résultat, quand les gens n’ont pas de voiture, soient au mieux ils brûlent tout, soit au pire ils balancent tout dans la rivière !… Au supermarché, alors que je mettais soigneusement toutes mes courses dans mon sac à dos, la caissière a insisté sur ses sacs plastique gratuits et en libre disposition, au cas où je n’avais pas vu hein !.. Et quand on voit le nombre de camions sur les routes, on se dit que leur objectif zéro carbone en 2050 sera surement atteint..... grâce à la pénurie de pétrole 😏
  • Le Costa Rica est aussi connu pour ne pas avoir d’armée. Mais ce n’est pas parce que tout le monde il est gentil hein! Quand on voit l’inefficacité TOTALE de la police (rien ne se passe en cas de vol par exemple), on comprend que payer une armée serait peut-être juste un vrai gaspillage d’argent 🙄 …
  • Un soir, soir notre lit s’est mis à trembler ! On lisait tranquillement donc ça n’était pas nous… mais un tremblement de terre 😱😆 !
  • Quand on veut prendre le bus, c’est un vrai casse tête pour trouver des infos banales type horaire, lignes ou localisation des arrêts, aussi bien auprès des locaux que sur internet (comme quasi aucune compagnie n’a de site). De toute manière la plupart du temps on ne sait même pas quelle compagnie chercher... Et quand on trouve un arrêt, on n’est généralement pas beaucoup plus avancé : ceux-ci n’ont pas de nom, n’indique aucun numéro de bus, encore moins une direction ou des horaires ! Par contre quand on a pris des bus type car pour de longs trajets, on a eu le droit à un ticket avec numéro de siège ! Le sens des priorités n’est clairement pas le même pour tout le monde 😅
  • On a aussi eu beaucoup de mal à se fournir en petits gâteaux ! c’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup… Il fait une chaleur à crever mais tu sais pas pourquoi ils ne vendent quasiment que des biscuits tout secs, quand tu les vois tu as encore plus soif 🤤!! On dirait des biscuits pour perroquet. Rare sont ceux qui sont agrémentés de chocolat, et cela n’est pas toujours un plus ! On est tombé sur des cookies périmés depuis 2018 vraiment dégueux, et des espèces de « Tuc » (donc salés) au chocolat…surprenant 🤨 !! Ici leur truc c’est plutôt les gâteaux d’apéro, le rayon est immense et les paquets parfois géants !
  • Les WC publics sont très souvent payants, même dans une galerie marchande par exemple. C’est toujours 200 Colonnes - soit 30 centimes- et parfois en piteux état ! Avec de la chance le papier toilette est en libre service, sinon vous vous verrez remettre un petit tas de quelques feuilles de papier toilette en échange du paiement. Ce qui peut être trop ou pas assez selon votre intention, donc je n’ai vraiment pas trouvé le système judicieux car je pense qu’il y a au final beaucoup de gaspillage ! Dans tous les cas, c’est-à- dire utilisé ou non, il ne faudra pas le jeter dans les toilettes, mais dans la poubelle à coté. Oui oui, la corbeille sans couvercle, juste là 💩 !!
  • A cause de l’humidité ambiante et surtout des insectes, impossible d’avoir une clôture avec des piquets vraiment durable. L’astuce consiste alors à planter des petits arbres assez proches les uns des autres et de les utiliser directement comme piquets. On a trouvé ça très chouette 👍 !
  • Avec la fermeture des plages, un jaguar a été observé au bord de l’eau pas loin de chez nous 😳 ! J’imagine qu’à la réouverture des parcs, les premiers visiteurs vont se régaler car les animaux doivent bien prendre leurs aises pendant la trêve !
  • Mais la saison sèche touche bientôt à sa fin, et pendant la saison des pluies, l’humidité est telle qu’il n’est pas rare d’attraper des champignons entre les orteils…ou ailleurs ! Il est alors recommandé de mettre quelques goutes d’huile essentielle dans sa culotte pour éviter ça 🤭😇