Carnet de voyage

Le relais du sourire

58 étapes
75 commentaires
Après un an de préparation, les 2 P'tits Potes s'envolent pour l'Asie.
Du 27 mai au 22 août 2017
88 jours
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27
mai

Il y a un an, en juin 2016, alors que nous étions en train d’effectuer un stage à la Maison de l’Amérique latine à Lyon, une folle idée (parmi tant d’autres) nous vient à l’esprit : « Et si nous nous lancions dans un projet humanitaire l’année prochaine ? Même mieux ! Et si nous créions notre propre projet ? »

Aussitôt dit, aussitôt fait…enfin…pas tout à fait ! Il nous faut avant tout trouver un nom, une date, des sous (optionnellement), investir nos proches, des associations, nous-même… et faire marcher notre ciboulot pour bâtir un projet qui tient la route.

1 an ! 1 an d’emails à gogo, de coups de téléphone, de brunchs à Lyon, de repas à Morancé, de rencontres, de bonnes nouvelles mais aussi de mauvaises nouvelles, 1 an d’organisation, de tris de dossiers, d’écritures, de relectures, de photos, de montages vidéo bref 1 an pour créer l’association « 2 P’tits Potes » et le relais du sourire.

Les 2 P'tits Potes 

Le relais du sourire, qu’est-ce que c’est ? Nous pourrions être méchants et vous dire d’aller voir notre super site web, notre page Facebook et vous engueuler parce que ça n’a pas encore été fait mais comme nous sommes 2 supers personnes (oui, on s’aime), nous allons résumer rapidement (pour les initiés, vous pouvez sauter les 3 prochains paragraphes) !

Nous allons traverser 5 pays, faire des milliers de kilomètres pour partir à la rencontre des enfants de 3 centres. 2 orphelinats en Mongolie et au Viêt Nam et un hôpital d’enfant en France. Sur place dans les orphelinats, nous aurons 2 fois un mois pour aider, découvrir les cultures, les enfants, jouer, donner, recevoir et organiser une réflexion autour d’un thème, d’une émotion qui nous fascine ; LA JOIE, LE RIRE.

À notre retour, nous nous rendrons dans un hôpital pour rencontrer les enfants, leur faire part de nos expériences et les impliquer directement dans ce projet (qui sera principalement vidéo) puis nous organiserons une rencontre en France avec tous nos proches pour un visionnage exclusif de notre reportage (il y aura peut-être même des petits gâteaux).

Grâce à vous et votre générosité nous aurons même le plaisir de contribuer financièrement à un projet, une rénovation dans chacun des 3 centres (à définir avec les orphelinats et l’hôpital, nous vous tiendrons informés).

Bref, beaucoup de belles choses et beaucoup d’enthousiasme de notre côté ! Nous espérons qu’il en sera tout autant pour vous et vous voulons vous voir nombreux sur le blog et sur les réseaux ! N’hésitez pas à commenter (« lâcher des coms » version D’jeuns !) et…QUE L’AVENTURE COMMENCE !

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28
mai

4 h du matin samedi 27 mai, BIP BIP ! BIP BIP ! On a à peine ouverts les yeux qu’on a déjà les fesses dans la voiture, nos sacs dans le coffre, chérie FM à fond et les parents Peyrard frais comme s’il était 9 h du matin.

Une fois les idées en place, la fameuse question qu’il est trop tard de se poser nous vient en tête... « Mais qu’est-ce qu’on a bien pu oublier ? » Résultat de la réflexion ? Antoine se baignera tout nu et Justine ne se nettoiera pas les oreilles.

Notre premier vol décolle direction Bruxelles à 7 h 30. C’est le vrai départ !

Nous arrivons à Moscou après un second vol en début d’après-midi. Ici nous avons perdu 10 degrés comparé à la France mais il fait plutôt beau ! Tous deux connaissant déjà Moscou sous la neige, c’est une grande première en été et c’est complètement différent bien que la beauté des bâtiments reste identique. Ici, tout est à l’image de Vladimir Poutine : grand, osé, imposant.

Arrivés à l’hôtel après 30 minutes de marche avec nos gros sacs… Nous apprenons que 2 hôtels ont le même nom et que nos lits nous attendent bien… mais dans l’hôtel à l’autre bout de la ville…OH NOOOOO !

Grands sportifs que nous sommes, nous repartons de plus belle et arrivons 1 h plus tard dans notre hôtel… le bon cette fois-ci ! 2 lits, une petite cuisine, une petite salle de bain, le BONHEUR !

Nous mangeons notre premier repas de la journée à 18 h (en fait on ne vous a pas dit…mais c’est un voyage fitness que nous faisons !) et passons la fin d’après-midi avec Matej, un pote slovaque d’Antoine puis Elina, une pote russe d’Antoine aussi (quelle popularité ce Antoine) qui nous emmène faire un tour de la ville en voiture. Elle conduit comme MarioKart, pense que la femme est inférieure à l’homme et vénère Poutine. Une vraie russe comme on les aime !

Matej & Ellina, nos guides moscovites

Le soir, nous ne rentrons pas trop tard, bien fatigués de notre première journée de voyage. Nous nous endormons donc tôt, avec les « belles paroles » de Elina en tête… et en pensant aux 4 jours de Transsibérien qui nous attendent !

30
mai

La douche et les courses sont faites pour 4 jours, nous partons en courant (car un peu en retard) direction la gare pour prendre le fameux, le grand, le beau Transsibérien ! Celui qui est l’objet de merveilleuses histoires, celui dont tout le monde rêve… du moins… avant de l’avoir pris !

Vous voici embarqués avec nous pour 89 heures de train et ça… ça ne s’oublie pas !

Bienvenus !  

Nous découvrons dimanche midi notre petite maison des prochains jours…maison…il faut le dire vite ! Ca ressemble plutôt à une cellule de prison de 7 mètres carrés dans laquelle nous vivrons avec 2 autres personnes. Dans le train, il n’y a pas de cuisine mais tout de même un point d’eau chaude (grand luxe !) et pas de douche mais des toilettes et un lavabo.

Notre cellule 

Nous divaguons dans le train la première heure en espérant faire des découvertes fun et la seule chose que nous découvrons, si ce n’est le wagon bar hors de prix, c’est l’évacuation des toilettes… sur les rails !! Eh oui ! La chasse d’eau est une trappe qui s’ouvre donnant vue sur les rails en dessous du train ! Hyper cool nan ?

A part ça euh…on n’a toujours pas trouvé comment ouvrir le robinet dans les toilettes et on ne sait toujours pas à quelle heure on arrive le jeudi…

Car oui, la plus grande réflexion qu’on ait eue durant ces 89 h, celle qui a dû prendre 50 heures environ a été la question du décalage horaire. 5h de décalage entre Moscou (point de départ) et Oulan-Oudé (point d’arrivée) mais impossible de savoir comment ce décalage est géré par les gares. Et comme on a pris une compagnie plus que locale… personne… mais vraiment PERSONNE ne parle anglais ! Moment de solitude…

Nous avons finalement compris au fil des jours que toutes les gares de Russie restaient sur le fuseau horaire de Moscou. Quand il est 1 h à Irkoutsk par exemple il est 21 h dans la gare de la ville. Les Russes aiment la facilité n’est-ce pas ?

Finalement, il n’a pas fallu longtemps pour que nous nous créions un petit rythme de croisière et un super emploi du temps. Nos activités principales ? Dormir, manger des plats déshydratés, lire et surtout... essayer de communiquer avec la grosse dizaine de colocataires russes avec qui nous avons eu l’immense plaisir de cohabiter ! De hommes, des femmes, des gros, des maigres (surtout des gros), des fans de Poutine, des fans de Poutine (surtout des fans de Poutine), des alcooliques, des sobres (surtout des alcooliques), des adultes, des enfants.

Aaaah les plats déshydratés... 

Parmi ces colocataires, nous avons élit le best du best, le grand gagnant du concours : un russe d’environ 65 ans, qui s’enfilait des verres d’alcool à 40 % toutes les heures, qui chassait l’ours dans ses heures perdues et qui aimait, plus que tout au monde Poutine, Joe Dassin et surtout, sa petite-fille ! Parce que oui, les russes sont de grandes bêtes au cœur tendre et nous avons été surpris par leur gentillesse et leur générosité !

Notre pote ! 

Nous, ce qu’on aimait par-dessus tout dans ce trajet… c’étaient les pauses ! Il y en a eu 60 de 2 minutes qui nous rendaient très tristes car nous n’avions pas le temps de descendre et 5 ou 6 pauses de 15 à 50 minutes et celles-ci… nous mettaient en joie ! Nous descendions du train en furie et allions nous dégourdir les jambes dans les villes ! De l’air, de l’espace !

Les pauses ! 

Car avant même la douche ou de la bonne bouffe, nous manquions avant tout d’espace ! Nous vous laissons imaginer Antoine dans son lit en hauteur de 1m60 de longueur. Il s’est d’ailleurs trouvé une vocation de contorsionniste et va intégrer la troupe d’un cirque russe très prochainement !

Une fois une position confortable trouvée, il ne fallait plus bouger au risque d’assommer quelqu’un avec son coude ou ses jambes ! C’est à ce moment que nous entamions de belles conversations et débats souvent tournés sur l’art de ne rien faire… (art que nous connaissons peu) « Mais finalement… ne rien faire consiste à faire quelque chose nan ? Et quand tu ne penses à rien, tu penses bien au fait de ne penser à rien et donc… tu penses à quelque chose nan ? » (hop 20 lecteurs en moins sur le blog).

Bref, ce trajet a été une véritable expérience qui au final, est passé très vite ! Nous avons rencontré des personnes géniales, pu nous reposer et peaufiner nos projets tout en traversant la Sibérie !

Les paysages du train 

Nous sommes arrivés à Oulan-Oudé jeudi en fin de matinée et nous vous raconterons notre périple sibérien dans le prochain article !

Nous pensons bien à vous tous (on a eu le temps !), et vous faisons de gros bisous !

2
juin

Content d’avoir fini le transsibérien mais maintenant… il faut trouver l’hôtel et passer les barrières de chauffeurs de taxi qui proposent de t’emmener. Nous trouvons une carte de la ville et après une grande réflexion sur l’orientation de la carte nous décidons de nous lancer. Mais après 30 min de marche l’hôtel reste introuvable ! Nous demandons notre chemin mais les Russes et l’anglais… ça fait 12 ! On rentre finalement dans un hôtel de luxe, tout transpirants et une dame nous explique que l’hôtel est à l’autre bout de la ville ! On avait une chance sur 2… On rebrousse chemin et nous trouvons l’hôtel après beaucoup (trop) de marche ! L’hôtel est en fait à 5 min de la gare… Les 2 P’tits Potes auraient-ils des problèmes d’orientation ?

L’hôtel Odon est très sympa ! Nous avons une belle chambre avec de vrais lits et une salle de bain avec une douche ! LE GRAND LUXE !

Ayant accumulés de l’énergie pendant 4 jours, nous partons assez rapidement visiter la ville. C’est très sympa et les bâtiments sont modernes contrairement à la mentalité qui est restée bloquée au temps de l’Union soviétique ! Une tête de Lénine gigantesque trône encore sur la place principale.

Aperçu de Oulan Oude 
Notre "pote"  Lénine

Le soir, on mange tôt car on n’a pas mangé le midi (5ème jour de régime ;)) dans une cafétéria locale. On fait des tests culinaires et c’est plutôt bon mais bien huileux ! Et les desserts sont pleins de crème… Mmmmmh ! (oubliez l’histoire du régime finalement…).

Après ce « bon » repas, nos lits nous attendent pour une vraie nuit de sommeil ! Antoine tient enfin dans son lit, il est très heureux ! Justine n’a plus de gros Russe qui mange sa soupe de pâte à 6 h du matin dans le lit du dessous… elle est très heureuse !

Et nous fûmes (à défaut de fumer) très heureux jusqu’au lendemain (2 juin) 9 h 30 quand une dame est venue nous appeler pour le petit déjeuner ! C’est trop tooooot ! (3 h du mat heure française) On ne veut pas se lever !!

On aurait eu tort de ne pas se lever car le petit déj était super bon et nous motive pour aller visiter le temple Datsan Rinpoche Bagsha sur les hauteurs de la ville.

Nous y allons à pieds et wow... Grande claque en arrivant ! Lieu inspirant sérénité et bien être, petit musique bouddhiste en fond, des moines et des gens qui prient et une petite dame qui invite Justine à s’asseoir à côté d’elle, lui prend le bras et commence à lui raconter plein de trucs… en russe ! Elle lui a répondu par de grands sourires… Seul moyen de communication universel !

2 P'tits Moines 

Nous avons visité le lieu et observé tous les rituels bouddhistes. Premier vrai choc des cultures !

Nous continuons notre balade dans les forêts alentours pour avoir une vue d’ensemble de la ville et du temple puis nous nous rendons dans la périphérie de la ville, là où les chiens errent et le goudron n’existe plus. On va jusqu’à un vieux tremplin de ski (on suppose) qui est bien délabré mais toujours debout. Ici, ils aiment bien conserver ce qui ne sert plus à rien…Les vieilles voitures, les vieux frigos, toutes sortes de choses qu’ils laissent moisir sur les voies publiques !

Le soir, après une petite pause à l’hôtel, nous repartons en ville pour manger et là… ça a été une belle partie de rigolade pour choisir ce que nous allions manger ! 15 min sur les menus pour tenter de traduire 2/3 mots et on prend finalement au hasard ! On verra bien ce qui arrivera ! On se retrouve avec un plat, une sorte de beignet russe et un dessert. Ça va, on s’est bien débrouillés… même si on recommande un plat de pâtes pour combler nos estomacs de gourmands !

Samedi 3 juin, toc toc toc ! 9 h cette fois-ci pour nous prévenir que le petit déjeuner est servi ! Antoine leur ouvre toujours la porte vêtu de son plus beau caleçon (c’est pour ça que les réceptionnistes viennent de plus en plus tôt !) pendant que Justine se retourne dans son lit en ronchonnant (oui le réveil n’est pas toujours facile).

Ecriture des premières cartes postales après le p’tit déj et bataille avec l’internet pour poster nos articles. L’amadouement de la borne wifi n’a servi à rien… les articles attendront !

On passe ensuite une heure à la poste… Aaaah la poste… c’est de partout pareil apparemment… mais n’est-ce pas une preuve d’amour envers nos KissBankers et nos proches ?! Nous parvenons encore une fois à vaincre la barrière de la langue ! Les vrais touristes ! Mais nous arrivons à faire partir nos cartes (en espérant qu’elles arrivent à bon port !).

Petite courses pour les 19 h de Trans-mongolien et c’est reparti pour un tour ! On the road again direction… Ulan Bataar, capitale de la Mongolie !

3
juin

19h de trajet cette fois-ci… Ahaha c’est du pipi de chat pour nous après les 89h du transsibérien ! En plus, nous sommes dans un wagon qui a l’air dédié aux touristes et nous retrouvons donc avec 2 Français, une Norvégienne, une Hollandaise, un Allemand et une Autrichienne. On n’est même pas encore partis que ça papote déjà ! Le trajet va passer très vite !

Avec ce train, nous avons troqué la gentillesse des hôtesses russes pour des contrôleurs chinois pas drôle DU TOUT et aimables comme des portes de prison (et encore, même elles, sont plus aimables). Mais nous avons surtout troqué un train avec fenêtre contre un train avec fenêtres… QUI S’OUVRENT ! Bon bol d’air frais et avec en prime… une vue à couper le souffle ! Les grands gosses sont de sortie ! Et vas-y que je sors ma tête, et vas-y que je crie très fort, et vas-y même que je fais sécher mes vêtements mouillés !

Mais nous nous calmons vite quand nous arrivons à la frontière. Une armée de contrôleurs russes entrent dans le train et retournent les compartiments à la recherche d’objets suspicieux. Rien à déclarer, on nous tamponne nos passeports et mangeons notre dîner tranquille en attendant la douane mongole. 2h après, train toujours à l’arrêt, la douane mongole entre et… ils font encore plus peur que les 2 douaniers russes ! Ils embarquent nos passeports dans une mallette secrète (ça fait très film d’ailleurs) et nous revoilà à attendre… 1h après, nous retrouvons tous nos passeports ! Il y en a qui collectionnent les cartes pokémon… nous ce sont les tampons (de passeport bien sûr) ! Et un de plus à la collection !

Une fois la douane passée, le train repart avec un wagon-bar qu’ils viennent d’accrocher, le wagon-bar mongol ! On s’empresse d’aller le visiter et boire un coup avec nos nouveaux copains ! On apprend à ce moment-là qu’en Mongolie, les gares ne sont pas à l’heure de Moscou et que nous arrivons à 6h du mat et non pas à 11h comme on le pensait ! La bonne nouvelle c’est qu’on va arriver tôt à Oulan-Bator, la moins bonne… c’est qu’on va dormir que 4h cette nuit ! Au dodo !

le wagon-bar et les premiers paysages mongols  

5h du mat le samedi, notre ami contrôleur vient nous réveiller avec des gémissements bizarres accompagnés du doux son d’une clé sur la porte. Quelle douceur et quel tact ! On A-DORE !

Juste le temps de nous faire une beauté (qui se résume à mettre un jean et un shirt propre...) et nous voilà parachutés dans la capitale mongole avec tous nos nouveaux copains pour écrire une nouvelle page de l’aventure 2 P’tits Potes !

3
juin

Nous avons un premier aperçu de Oulan-Bator (capitale de la Mongolie) en rejoignant notre auberge à pied. Sur la carte elle paraissait très proche de la gare mais ça… c’était sur la carte ! Nous avons marché une bonne heure avec nos kilos sur le dos et accompagnés de Calvin et Nadja (Allemand et Autrichienne) qui partaient dans la même direction que nous.

L’arrivée à l’auberge est un petit moment de joie intense ! Surtout que c’est super mignon et typique. Le petit déjeuner nous attend de même que nos beaux lits qui nous appellent déjà pour la sieste à 8h du mat. Mais vous ne nous connaissez pas ! Aussitôt arrivés et déjà repartis pour visiter Oulan-Bator (UB prononcé à l’anglaise pour les intimes).

Et autant vous dire… qu’on ne s’attendait pas à ça ! C’est une immense ville ultra moderne qui a éclot il y a moins de 5 ans. Voitures hybrides, buildings flambants neufs, centres commerciaux à gogo et mongols super fashions… la capitale ne représente pas du tout le pays ayant la plus faible densité du monde (1 hab/km²).

Le palais du gouvernement est impressionnant de même que la statue de Gengis Khan qui trône devant. Le dépaysement n’est pas celui auquel on s’attendait mais tous les temples (souvent bâtis en hauteur) nous rappellent que nous sommes à l’autre bout du monde !

Le palais présidentiel 
UB 

Il fallait bien cette petite visite de la ville pour nous achever et mériter un bon repas (sandwich au fromage…) et une petite sieste !! Et bonne nouvelle pour les geeks que nous sommes et pour vous aussi… l’internet en Mongolie, ça marche du feu de dieu ! On va donc pouvoir tenir notre blog comme promis !

En fin d’après-midi nous retrouvons nos potes du Trans-mongolien pour visiter un peu et surtout pour boire un coup et manger ! On fait quelques expériences culinaires assez fun et comprenons vite qu’en Mongolie le régime sera composé de viande et de pain ! (opération +10kg en marche ! à Ouh le beau jeu de mot en cette période de législatives !). Bref c’est une très bonne soirée surtout que Marion et Fred, les 2 français, sont complètements barrés… et bizarrement… on s’entend bien !

L'équipe du Trans-mongolien  

Nous rentrons vers minuit et demi et clôturons notre première semaine de voyage. Demain, Connor, le coordinateur de l’orphelinat, vient nous chercher à 10 h. On est prêts pour le 1er volontariat !!!

On espère que vous aussi vous êtes prêts à nous suivre (même si on fait beaucoup de blagues pas très drôles…).

N’oubliez pas de vous abonner pour recevoir un email à chaque post et bonne journée à tous !

Des gros bisous !

4
juin

Connor vient comme prévu nous chercher à l’auberge. C’est un grand British de 23 ans qui, il y a 3 ans, a tout plaqué pour venir se consacrer aux enfants et la coordination de l’orphelinat. Physiquement, il ressemble beaucoup à Antoine et il a l’air sympa à première vue !

Nous marchons un bon moment avec nos p’tites maisons sur le dos et arrivons dans un appartement appartenant à Lotus dans lequel vivent 16 jeunes handicapés. L’accueil est plutôt chaleureux même si on se demande un peu ce qu’on fait là… On comprend rapidement que l’école d’anglais des enfants de l’orphelinat est juste en dessous et que nous attendons « la sortie des classes ». Et quand nous arrivons au minibus… un raz-de-marée de p’tits loups nous attend déjà ! Prénom, âge, nationalité, poids, mensuration (surtout celles d’Antoine, blague drôle) nous sommes passés au peigne fin !

Nos premières impressions sont bonnes et la majorité des enfants parle ou se débrouille en anglais ! Il sera donc plus facile de communiquer !

Après 30 minutes de minibus, nous empruntons un chemin en terre au milieu des yourtes et autres habitations rurales. Oulan-Bator parait déjà si loin…

L’orphelinat se trouve sur ce chemin et c’est immense ! 4 bâtiments en dur, des yourtes, un terrain de basket, des chevaux, une vue à couper le souffle et des enfants… Connor nous fait visiter et nous installe dans notre petite yourte… nous voilà dans notre chez nous pour 1 mois !

Le centre 
l'entrée, notre yourte, les bâtiments 

Pas d’eau chaude, pas de draps, les toilettes à 500 mètres de la yourte, une toute petite ampoule pour nous éclairer, le confort est moindre mais au moins… l’expérience est locale !!

Nous mangeons au réfectoire avec Mae une volontaire australienne présente depuis 2 mois. Elle nous explique plein de choses et on comprend vite qu’il va falloir un petit temps d’adaptation !

Beaucoup d’enfants viennent faire notre connaissance ! Ils sont tous trop mignons ! L’après-midi passe très vite… surtout que le repas du soir est servi à partir de 18h (ils mangent comme les poules)! Nous mangeons et traînons avec les enfants. Ils sont tous surexcités et courent encore de partout à 22h30 mais ça parait normal ! Nous, au contraire, on est bien fatigués et ne tardons pas à aller nous coucher avec une question en tête : qu’est-ce qui nous attend demain ?

Et préparez-vous… les anecdotes n’ont pas fini d’affluer les prochains jours !

De gros bisous à tous !

5
juin

Dès notre levé le premier jour, nous nous rendons compte que le rythme mongol est bien différent du rythme français ! En effet, à 9h30, tout le monde dort encore. Nous prenons notre petit-déjeuner dehors face à une vue magnifique en nous demandant à quelle heure ils se lèvent. Mais nous verrons au fil des jours… qu’il n’y a pas d’heure !

Pas d’heure pour se coucher, pas d’heure pour manger, pas d’heure pour se doucher et par conséquent… pas d’heure pour se lever !

Les seuls enfants qui sont un peu cadrés sont ceux de la Baby House (2 à 10 ans) qui sont accompagnés par une éducatrice et certaines des filles de 16/17 ans et ceux de la Mickey House.

La Mickey House est une chambre mixte avec des enfants (10 à 12 ans) qui vivent, la plupart du temps, au rythme de la Baby House. Ils sont donc assez cadré sur les temps des repas et du couché.

Les 4 autres « Houses » se débrouillent toute seule et au début… ça fait un peu bizarre ! Une House est une chambre (avec coin cuisine et salle de bain) composée de 5 à 10 enfants en fonction du sexe, de l’âge et des personnalités.

- La Boys House est la chambre des garçons de 12 à 17 ans.

- La Dream House est la chambre des filles de 12 à 17 ans qui ne se prennent pas la tête et n’aime pas trop le maquillage.

- La Lady House est un peu similaire à la Dream House. Elles sont peut-être juste un peu plus coquettes mais nous n’avons pas pesé les grammes de maquillage qu’elles mettent ni calculé le temps passé dans la douche donc nous n’en savons rien !

- La Glammer House est la « Maison Glamour ». Comme son nom l’indique, elle rassemble les filles les plus fashion (et qui s’aiment). Ce sont aussi les plus grandes et donc, celles qui ont besoin de plus de calme pour étudier.

Une House 

Ca fait donc une grosse trentaine d’enfants qui vivent au rythme qu’ils veulent ! Imaginez-vous donc à 14 ans avec vos 20 meilleurs potes dans un centre de plusieurs hectares avec accès à une cuisine bien remplie, un terrain de basket, une bibliothèque, des instruments, etc. Ça peut en faire rêver plus d’un (ou apeurer aussi)…

Mais vous savez quoi ? Le centre fonctionne très bien ! Pas de surpoids ou d’anorexie, pas d’enfants mal élevés, pas d’histoire entre eux et que des Monsieur et Madame débrouille qui savent faire beaucoup de choses pour leur âge… mais… on ne garantit tout de même pas que ce soit la meilleure méthode d’éducation !

De notre côté, il a fallu se mettre dans ce rythme, pas évident pour des volontaires… puisque nous n’avions aucun modèle sur lequel se cadrer ! Nous avons donc improvisé !

Ici, le principal est d’être calmes et lents le matin, calmes et un tout petit peu plus actifs en début d’après-midi puis hyperactifs de 17h à minuit ! Etrange comme rythme mais très intéressant ! Et même si on ne dirait pas, il y a toujours quelque chose à faire dans un centre comme ça : aider la cuisinière, jouer avec les enfants, donner des cours de langue (anglais, français, espagnol), monter notre projet, etc. Bref, on ne s’ennuie pas et les enfants sont de sacrés petits phénomènes !

Le prochain article leur sera d’ailleurs consacré !

10
juin

Chose promise, chose due, voilà un article consacré uniquement aux enfants ! Vous savez, ceux qui rythment nos journées, ceux qui nous fatiguent et donnent beaucoup d’amour, ceux qui nous énervent parfois et nous font rire tout le temps, ceux pour qui nous sommes ici en ce moment (hop p’tite rime ni vue ni connue).

Commençons par le commencement, les prénoms…

C’est la première chose à retenir si tu veux avoir de la crédibilité face aux enfants et tisser des liens avec eux… ET BAH LES AMIS… LES 2 PTITS POTES NE VONT PAS TISSER BEAUCOUP DE LIENS !!

Gantseteg, Sainbayar, Munkhtenger, Enkhtsetseg, Ganerdene et on en passe des plus longs et moins prononçables… C’est un vrai casse-tête surtout qu’ils sont 49, qu’ils ont tous la même tête (pour nous Européens) et qu’en plus, ils sont très joueurs et blagueurs et adorent échanger leurs prénoms… On a cru qu’on n’y arriverait jamais… Mais les 2 P’tits Potes n’ont peur de rien et sont maintenant des vrais professionnels !

Après les prénoms et leur caractère très joueur nous avons été frappés par leur violence (c’est le cas de le dire). Qu’on soit fille ou garçon, qu’on ait 5 ou 17 ans, ici, ils se mettent des torgnoles à longueur de journée, se font tomber, se tirent les cheveux, se lancent des pavés (c’est vrai) et tout ça… non pas pour se bagarrer, non non… « Juste pour jouer » comme ils disent si bien !

Vous imaginez donc que pour les 2 P’tits Potes qui n’écraseraient pas une fourmi en fin de vie… ça a été assez difficile d’accepter ça ! Mais on s’y fait, on se dit que c’est dans la culture et on essaye de prier en silence pour que le gros pavé ou la barre de fer jeté « pour le fun » n’atterrissent pas dans la figure de quelqu’un.

Mais ceci n’est qu’une facette de nos p’tits bouts ! L’autre facette fait apparaître des enfants extrêmement débrouillards (ils ont réparé un ordi l’autre jour), très intéressés par le monde et les langues (la plupart d’entre eux parlent couramment mongol, anglais et ont souvent des bases dans 2 ou 3 autres langues) et très affectueux. Ils sont toujours là pour rendre service, pour faire des blagues ou pour papoter. Quand on ne donne pas de cours ou ne faisons pas d’activités, notre yourte est devenue le lieu communautaire pour certains d’entre eux ! On rentre et on sort comme dans un moulin, sans frapper, sans demander la permission ! On y joue aux cartes, on y écoute de la musique et surtout… on y rigole beaucoup !! C’est parfois fatiguant de ne pas avoir de temps pour soi mais ça risque de nous manquer une fois partis… Donc on en profite !

On profite aussi de cette motivation des enfants et de ce pays magnifique pour faire des randonnées dans les alentours du centre. Les enfants en raffolent et nous demandent toujours quand sera la prochaine balade… alors que nous ne sommes même pas encore partis pour la première ! Tout le monde monte super bien (à partir de 7 ans), petits comme grands et c’est toujours un plaisir d’admirer les vues une fois arrivée en haut des montagnes !

A part ça, ils adorent jouer au basket (pour le plus grand plaisir d’Antoine), ils aiment beaucoup se moquer de nous quand on tente de parler mongol, cette langue absolument impossible à prononcer pour un français et ils sont tellement gentils et attachants, qu’on ne les oubliera pas de si peu !

On ne vous oublie pas non plus d’ailleurs et on vous embrasse tous (et surtout nos 2 papas à qui on souhaite une très bonne fête… de même qu’à tous les papas qui nous lisent !)

C’est beau hein ?

De gros bisous !

11
juin

Vous en savez maintenant beaucoup sur les p’tits loups, mais qu’en est-il des volontaires ?

A Lotus, le volontaire évolue dans un milieu bien différent de celui des enfants ! Pas de bâtiment en dur pour nous mais de belles petites yourtes au fond du terrain, 3 prises pour 5, une bouilloire dont le fil est trop petit pour atteindre la prise, des fuites quand il pleut (heureusement qu’il ne pleut jamais) pas d’accès à l’eau, si ce n’est au fond du jardin aussi et pas d’eau chaude !

La douche est donc très rapidement devenue un sujet principal de conversation entre volontaire car il faut être un véritable professionnel pour ceci. Voici les 11 commandements d’une douche mongole :

1- Entre 18h et 9h du matin tu attendras

2- Ta serviette, ton savon et ta bouilloire tu prépareras

3- Au bureau d’administration tu te rendras (oui, la douche se trouve bien là-bas)

4- 2 bouilloires à demi-pleines tu chaufferas

5- Dans la baignoire tu te rendras

6- De l’eau froide tu ajouteras (à tes bouilloires)

7- Les bouilloires tu utiliseras

8- Les bras ça te musclera

9- Avec ta serviette tu te sècheras

10- Les pieds nus par terre tu éviteras

11- Expédition terminée, content et tout propre tu seras !

On vous laisse nous imaginer pour ça… mais aussi le matin en train de monter des pyramides de chaises… pour que la bouilloire atteigne la prise et que nous puissions nous faire un thé !

Heureusement que nous n’avons que notre thé à préparer et que l’extraordinaire cuisinière cuisine pour nous. Il y a toujours en grande quantité et c’est très bon (même si les fruits et légumes ne poussent pas en Mongolie et manquent un peu) ! Mais elle fait avec les moyens du bord et elle s’en sort à merveille ! Chapeau bas pour cette femme qui est au centre du lundi au vendredi et travaille de 5h30 à 22h30 sans répit et pour 60 personnes chaque jour !!

La cuisinière 

Revenons à nos moutons… ou plutôt, à nos volontaires ! Les arrivées et les départs de volontaires sont assez fréquents, surtout en été ! Les volontaires s’enchaînent, tous avec des durées de séjour et des projets différents. Enseignement des langues, sports, musique, aide à la cuisine, manutention vous trouverez tout type de projets !

Lors de notre volontariat nous avons eu la chance de partager l’expérience avec 7 autres volontaires et nous avons cohabité avec Janine (prononciation à l’anglaise s’il vous plait) et Ritchie, 2 Néo-zélandais ultra cool ! Les autres volontaires étaient tous géniaux et l’esprit volontaire nous donnent à tous un point commun ; l’envie de partage, ce qui rend les échanges encore plus intéressants !

Les volontaires  

En espérant que vous continuez à nous suivre et encore merci pour tous vos commentaires qui nous touchent beaucoup et nous donnent encore plus de force !!

De grosses bises à tous

13
juin

À Lotus, les weekends n’existent pas ! Comme les yourtes des volontaires sont en plein milieu du centre, nous avons de la visite à partir du moment où nous ouvrons la porte vers 8h30 jusqu’au soir 22h ! Pour avoir un peu de répit il faut donc, soit monter en haut d’une montagne en élaborant un stratagème pour que personne ne te voit (un peu difficile), soit s’enfermer dans le bureau pour prendre une looongue douche (impossible quand tu dépends de 2 bouilloires…) ou alors…partir se balader l’espace de 2 jours. Nous avons choisi la 3ème option en pensant prendre 4 jours (puis plus rien) au milieu de notre volontariat.

Nous partons en furie vers 17h pour un bus de nuit à 19h à l’autre bout de la ville ! Ouf, notre taxi driver est un pilote et nous arrivons avec 30 minutes d’avance. Maintenant bataille de la communication pour arriver à se faire comprendre et quand enfin on y arrive, on apprend qu’il n’y a plus de place dans le bus pour se rendre à Tsetserleg, ville dans laquelle nous voulions nous rendre…19h, nous voilà donc à la périphérie de la capitale, sans logement pour la nuit et nos plans qui tombe à l’eau pour le weekend !

Hop ! On met en marche nos cerveaux (chose rare mais qui arrive) et on s’organise un nouveau petit trip, assis sur les bancs de la station de bus !

Au programme, nuit à UB (Oulan Bator pour les novices) puis visite du Parc National de Gorkhi Terelj pour 2 jours (Et nous gardons nos deux autres jours de break pour la fin du volontariat).

Lendemain, frais comme jamais après un petit déj de compet et une bonne nuit de sommeil, nous partons à la recherche d’un bus en direction du parc national (on nous a proposé de venir nous chercher pour 75 dollars mais ça nous paraît beaucoup pour 2h30 de trajet…) ! Sauf qu’on ne le sait pas encore mais un long parcours du combattant nous attend !

Personne n’est capable de nous renseigner pour les bus et personne ne parle anglais (pas même à l’office du tourisme) ! Voilà voilà…petit moment de solitude jusqu’à ce qu’enfin les salariés d’une entreprise nous aident et nous indique l’arrêt du bus en nous disant qu’il y en a un à 10h. Il est 9h, parfait !

Mais ce fameux bus de 10h n’est jamais passé…nous avons donc attendu en nous disant « il va arriver »… sauf qu’à 12h, après 3h assis sur notre banc, toujours aucun signe du bus…On commence à perdre patience (on vous jure qu’on n’a pas perdu patience avant ! On s’est d’ailleurs découvert ce talent-là !) et envisageons une autre solution…mais là…qui arrive ? Telle la papamobile au milieu de son cortège, telle l’aiguille apparaissant au milieu du tas de foin… LE BUS, LE XO:4 ! Il est là ! Nous entrons dedans en faisant une danse de la joie !

3h de trajet après au milieu de paysage à couper le souffle, le bus nous dépose au milieu du parc national où Bert, notre hôte de la nuit vient nous chercher. C’est un Néerlandais venu s’installer là il y a 25 ans. Il a construit sa yourte au milieu de nulle-part et en loue quelques-unes pour les touristes.

Bert et notre yourte 

Petit havre de paix pour la nuit ! Nous posons nos sacs dans notre yourte, acceptons le petit encas que sa femme nous offre gentiment (comprenant du fromage fait maison par Bert, hum !!) puis partons à la conquête des montagnes alentours pour dépenser toute l’énergie que nous avons accumulée lors de notre attente les fesses posées sur notre banc à UB.

On grimpe une colline qui nous fait de l'œil depuis qu’on est arrivés mais c’est une colline blagueuse puisqu’elle est vallonnée et très escarpée... on galère un peu mais la vue à l'arrivée est une belle récompense ! C’est magnifique... photo et pause gouter obligatoire !

En redescend pile pour le repas du soir : un délicieux ragout qu’on a le plaisir de partager avec un groupe de 5 potes hollandais. Ils ont la 50aine et sont en vacances pour quelques semaines. Ils sont géniaux, on passe une super soirée !

Lendemain, nous partons en jeep avec Bert et nos nouveaux amis hollandais faire un tour dans les steppes. C’est vaste et... vide mais on est en Mongolie donc c'est beau !

Nos Dutch friends 

Nous quittons ensuite nos amis (qui partent en charrette) et nous baladons toute l'aprem au bord des rivières et dans ces vastes étendues pleines de buffles, de chevaux et de bouses (ce n’est pas très glamour mais c'est vrai). D'ailleurs tu y fais attention au début puis... les km passent, tu t'enmongolifies et au final tu marches dedans d'un pas lourd et déterminé !

Nous avons ensuite retrouvé la femme de Bert et avons fait une chasse à l'argent pour qu'elle puisse nous rendre la monnaie de notre nuit… Mais au milieu de nulle part... c’est toujours plus compliqué. C'est dans le village voisin qu'un gentil commerçant a pu lui faire du change puis nous avons pris un mini bus direction la périphérie de Gachuurt (village de l'orphelinat). Le mini bus est plein et on est coincés entre nos sacs et les fenêtres, mais peu importe, on a passé un super week-end ! On marche ensuite plusieurs kms dans l'espoir de trouver un bus qui puisse encore nous rapprocher de l'orphelinat mais la chance nous sourit puisque nous croisons Didi, la fondatrice de l'orphelinat sur la route ! À croire que marcher dans des bouses nous a porté chance... Elle nous ramène à bon port et aussitôt les portes du van ouvertes... les enfants accourent pour nous accueillir et nous porter nos sacs ! Ce break a fait beaucoup de bien mais nous sommes contents de retrouver toutes ces p’tites bouilles! Un grand merci à vous, vous êtes nombreux à nous lire et nous avons déjà dépassé les 1 000 vues ! On va essayer de continuer à vous faire voyager un maximum (tant que les connexions nous le permettent). Gros bisous à tous

16
juin

Une fois de retour, les activités ont repris de plus belle ! Et entre les idées des volontaires, des enfants, notre projet et les animations des employés, le centre ne manque pas d’activité !

Tout d’abord parlons sport ! Les enfants adorent les sports collectifs et d’extérieur. Nous avons donc mis en place diverses compétitions ! Basket, foot, volley, le centre se transforme le temps d’une après-midi ou deux en véritable terrain multisports ! Tout le monde joue, petits comme grands, filles comme garçons et ce sont vraiment de bons moments !

Les compétitions sportives 

Un peu plus sérieux mais toujours aussi agréable, de nombreux cours sont proposés aux enfants en fonction des « talents » des volontaires ! Pendant notre séjour, les cours disponibles étaient des cours de violon et de piano organisés par Jenny, cours de boxe mis en place par Ritchie, cours de cuisine par Susan, et cours de français, anglais, espagnol par les 2 P’tits Potes avec quelques pauses basket ! Les enfants sont très très intéressés et c’est vraiment un plaisir de travailler avec eux ! Et souvent… ils en redemandent !

Cours de cuisine et Dooble ! 

Notre projet a donc été plutôt facile à mettre en place ! Nous avons eu des conversations très intéressantes sur le rire avec les enfants (même si le nombre capable de bien répondre en anglais était assez réduit…). Et nous avons aussi réussi à faire de beaux shootings photos sur le rire spontané (mais on ne vous donnera pas tout de suite notre recette pour les faire rire !!).

Après des journées bien rythmées, Connor essaie de prévoir au moins une veillée par semaine ! Nous avons donc fait une soirée déguisée avec défilé des meilleurs costumes mais aussi une soirée feu de camps que le centre organise à chaque début d’été pour fêter le retour des beaux jours. C’était un très bon moment mais une fois encore, des européens bondiraient en voyant les enfants jouer autour du feu, se lancer des braises dessus et se frapper avec les bûches de bois juste pour rire ! Et le pire, c’est que ça les fait vraiment marrer ! (mais pas d’inquiétude, on ne leur a pas jetés des bûches enflammées dessus pour les faire rire pour notre projet).

Soirée feu de camps 

Pour notre dernière soirée, nous avons organisé une soirée Casino ! Justine en avait déjà fait une en Bolivie qui avait marché du tonnerre donc elle a renouvelé l’idée ici ! Mais cette fois-ci, ce n’étaient pas 16 enfants qu’il y avait mais bien 50 et la seule pluie de l’année (c’était vraiment la seule pluie de l‘année) a coupé le courant et l’eau courante ! Nous avons donc dû improviser quelques trucs en dernière minute et avons été obligé de terminer quand les salles sont devenus trop sombres ! Les enfants ont adoré, les volontaires se sont éclatés à leurs stands et le courant et l’eau ne sont revenus que le lendemain matin ! Et heureusement car nous nous étions couchés sale et le ventre vide (Koh Lanta made in Mongolia).

Soirée casino 
17
juin

Pour amener de nouveaux fonds à l’orphelinat, Didi, la fondatrice australienne du centre, a monté un petit café végétarien à Oulan-Bator. Le problème ? C’est que Didi est très relax (elle fait certainement un peu trop de yoga), les Mongols sont plus que relax (eux c’est naturel) et du coup, ça fait un an que le café attend son ouverture ! Susan, une volontaire malaisienne a donc axé son projet sur l’ouverture de ce café.

Mais elle ne savait pas dans quoi elle se lançait… salle poussiéreuse, pas de menu (allez faire des plats végétariens dans un pays ou les légumes n’existent pas…), pas de prix, pas d’employé, pas d’horaires, bref, elle doit tout faire toute seule et ce n’est pas mince affaire… Nous avons donc quitté notre petite marmaille pour un après-midi avec 5 filles de l’orphelinat pour aller l’aider à nettoyer le café. Antoine s’est occupé de la façade extérieure et de tout ce que personne ne peut atteindre, pendant que Justine et les filles s’occupaient de l’intérieur du café et de toutes les parties atteignables par la plupart des personnes mesurant une taille « normale ».

Le nettoyage fait, nous laissons Susan avec un beau café tout propre mais encore beaucoup de pain sur la planche ! Ouverture 3 jours après normalement… affaire à suivre !

La façade... 
21
juin

Après 3 semaines à l’orphelinat, il est déjà temps pour nous de dire au revoir… Nous profitons de notre dernière journée pour terminer notre projet avec les enfants mongols, jouer un maximum avec eux et faire une dernière lessive.

L’histoire de la dernière lessive peut vous paraître inutile mais pourtant, elle nous a pris environ 2/3 de notre dernière journée ! En effet, comme dis dans l’article précédent, ça faisait un an que la Mongolie attendait une grosse pluie et elle est arrivée la veille de notre départ ! Tous les Mongols ont accueilli cette pluie avec le plus grand des plaisirs (Connor aussi, il faut le comprendre un Britannique qui ne voit pas de pluie pendant un an, ça finit par lui manquer !), nous… un peu moins ! Surtout que le lendemain, jour de notre départ, la pluie s’est calmée mais a décidé de faire des apparitions subites pendant la journée ! Nous avons donc passé la journée à sortir notre linge et le rentrer dans l’espoir de partir avec des vêtements secs !

La fameuse lessive... 

Information inutile terminée, revenons à notre départ ! Nos habits humides dans le sac, nous avons fait un dernier tour de centre pour dire au revoir aux employés puis aux volontaires et aux enfants qui nous ont offert une grande feuille pleine de petits mots d’amour. Ça a été dur pour ceux avec lesquels nous avons le plus accroché ! Ulaanaa, Bagi, Ganerdene, Solongo, difficile pour ces jeunes de voir venir et partir des personnes qui se dédient à eux pour repartir ensuite… Mais de notre côté aussi le petit pincement au cœur était présent ! Surtout en fermant les portes du minibus nous emmenant à Oulan-Bator et en les voyant tous s’accrocher à nos fenêtres pour un dernier bisou ou un dernier Tchek ! Nos colocs kiwi Janine et Ritchie vont beaucoup nous manquer aussi !

Le départ et le cadeau 

Nous regardons le centre s’éloigner derrière nous avec un côté de nous triste de quitter tous ces gens merveilleux et l’autre côté impatient de découvrir un peu la Mongolie puis le volontariat au Viêt Nam !

On espère que vous êtes impatients de découvrir avec nous ces merveilleux pays ! À très très vite !

23
juin

À peine partis du centre et nous sommes déjà en route pour 8h de bus direction Tsetserleg, une petite ville au milieu de la Mongolie. Ici le réseau de bus n’est pas très développé et comment dire que le confort est…minimal ! Mais quel fou rire en voyant Antoine rentrer dans ce bus ! Prenez une Barbie, un bus Playmobile et essayez de faire rentrer la Barbie dans le bus Playmobile… maintenant imaginez que Antoine est la Barbie (cool comme image nan ?) et que le bus Playmobile est notre bus… voilà.

Mise à part ça le trajet s’est bien passé, on était les seuls étrangers du bus et on a fait une pause repas au milieu de nulle-part à minuit mais c’était très local et fun !

Arrivés à 3h du mat, nous avons rejoint notre guesthouse et terminé notre nuit dans une yourte (c’est devenu normal !).

Le lendemain nous avons été très efficaces puisqu’en une heure nous avons décidé du programme des prochains jours, fait nos sacs et rejoint le chauffeur qui nous accompagnera ! Départ pour 2 jours chez des nomades pour vivre une expérience 100 % locale !

Après 20 minutes sur une route caillouteuse, nous arrivons à destination…. dans un champ ! Original comme point de chute ! Dans ce champ, il y a 2 yourtes et des vaches. Une femme nous accueille et nous invite à rentrer. Pas d’anglais, pas d’interprète, il va falloir se débrouiller autrement ! Heureusement sa fille, Hulan de 15 ans a quelques bases en anglais et nous comprenons qu’elles vivent ici avec le petit bébé, BalanGrac qui nous lance de grands sourires depuis le début et le papa Shijeree qui est guide touristique. Ce sont toutes les informations que nous arriverons à obtenir. Nous avons ensuite assisté à la vie de cette famille qui nous a gentiment offert du lait et un repas (à 16h).

Ici, les gens vivent avec le strict minimum ! 2 lits, 2 meubles, 2 casseroles, pas de toilettes, pas d’eau, quelques vêtements et une cheminée qui sert aussi de bouilloire et de cuisinière ! Mais ils ne sont pas pauvres ! C’est un choix de vie et leurs sourires suffisent à exprimer leur bonheur !

Après quelques heures, le papa arrive sur son cheval et nous embarque avec lui pour quelques heures dans les steppes ! Et c’est reparti pour de bons fous rires tous les 2 sur nos chevaux… qui sont bien particuliers ! Celui de Justine, têtu comme une mule, n’en fait qu’à sa tête et s’arrête toutes les 5 minutes pour brouter, celui d’Antoine, obéit au doigt et à l’œil mais à des petits problèmes intestinaux et lâche des gaz à longueur de temps… La question est maintenant… est-ce que, comme avec les chiens, on dit que le cheval ressemble à son maître ?

On passe deux ou trois heures dans ces grandes plaines, au pas, au trot et même au galop et on ne le savait pas… mais c’est sportif le cheval !!! Quel bon moment ! On s’y croirait vraiment et on se permet même de donner des p'tits noms à nos chevaux : Napoléon et Johnny.

Nous arrivons chez nos hôtes du soir en début de soirée. On descend de nos chevaux complètement fracassés et ça fait beaucoup rire tout le monde ! Ce soir, nous dormons chez un couple de nomade. Ils sont très accueillants et nous offrent notre 2ème dîner de la journée ! Nous les aidons ensuite à regrouper le bétail pour la nuit puis nous couchons, les mains qui sentent encore le cheval et avec nos habits de la journée ! Ici ce n’est vraiment pas un problème et les nomades se lavent une fois par semaine dans la rivière du coin. Ils ne comprennent d’ailleurs pas pourquoi on se lave autant chez nous !

il fait un tout petit peu froid... 

Le confort de ce soir est plutôt rudimentaire et nous dormons avec nos 2 nomades dans la yourte ! Ils nous offrent gentiment leur lit qui mesure 1m20 sur 1m80 et n’a pas de matelas ! On s’ensaucissonne dans nos duvets, on se met en position Blanche-Neige et c’est parti pour une nuit assez inopinée !

7h le lendemain, nos amis sont déjà debout depuis bien longtemps et ont déjà sorti le bétail et trait les vaches ! On va chercher l’eau à la rivière puis on assiste au ménage de la yourte et à la préparation de tous leurs aliments à base de lait !

Antoine cuisine 

En Mongolie, le lait est l’aliment principal ! Lait de vache, lait de yack et lait de chèvre, ils le transforment, le laissent fermenter, le cuisinent etc. C’est vraiment la base de leur alimentation avec la viande de mouton et de yack.

Le papa de la famille initial vient prendre le thé (ce qu’il appelle « thé » est un bol de lait de yack) puis nous repartons de plus belle sur Johnny et Napoléon pour une autre journée de cheval ! Ils n’ont pas changé depuis hier et ils sont toujours aussi péteur et bouffeur mais on les aime comme ils sont !

Sur le chemin, nous nous arrêterons dans 3 yourtes différentes, dans lesquels on nous offrira le thé au lait et des petits gâteaux. C’est dans la culture ici. Quand tu as besoin d’une pause et que tu vois une yourte au loin, tu gares ton cheval, tu entres dans la yourte sans frapper et tu t’assoies sur un lit pour partager un moment avec les propriétaires de la yourte ! C’est très très étrange pour nous Européens, mais tout à fait normal pour eux ! Que de personnes chaleureuses et accueillantes…C’est inexplicable et il faut le vivre pour y croire !

Après tous ces arrêts, nous arrivons en fin d’après-midi chez Shijeree et retrouvons toute sa petite famille. Nous repassons un moment avec eux et repartons avec plein de belles images en tête, un petit cadeau chacun de la part de Hulan et un sacré mal de jambes !

Sacrée expérience que nous n’oublierons pas de si peu !

24
juin

De retour à Tsetserleg, nous sommes censés prendre un bus pour une autre destination 2 heures après notre retour ! Mais nous nous posons 5 minutes et faisons le point sur la situation : plus de batterie dans aucun de nos appareils, un bus qui arrive assez tard dans un village qu’on ne connait pas, pas d’hôtel réservé, pas d’eau… Est-ce qu’on part ? Ou est-ce qu’on fait une autre nuit à Tsetserleg sans être sûrs de pouvoir partir le lendemain matin ?…

Finalement on joue la prudence et décidons de tenter un départ le lendemain même si aucun bus ne part en direction de ce coin de paradis perdu !

On trouve un petit hôtel pour 5 euros chacun avec une douche chaude (un luxe ici) et deux beaux lits qui nous attendent ! En plus, la petite dame qui le tient n’a pas l’air d’avoir beaucoup de client et est très très contente de nous avoir dans son « palace » (Son sourire remonte plus haut que ses oreilles !) !

Le lendemain, on est motivé comme jamais, on pose nos gros sacs dans un local, on achète de quoi grignoter, on réserve des tickets de bus pour notre retour (ça c’est notre côté organisé) puis on part sur la place du supermarché où de nombreux chauffeurs attendent des passagers !

ALERTE ALERTE, 2 BLANCS ARRIVENT ! QU’ON LEUR SAUTE DESSUS ET QU’ON NE LES LÂCHES PLUS !

On a eu le choix du roi et comme on s’était renseigné sur les prix, nous avons pu éviter tous les escrocs et choisir notre chauffeur ! Bon… il se trouve qu’il ne part qu’à 11 h mais pas de panique ! Nous partons visiter le temple de Tsetserleg en l’attendant (et en priant pour qu’il revienne).

TSetserleg, son temple et sa grosse cloche 

11h Bip biiip ! Coup de klaxon et notre petit chauffeur qui sort la tête par la fenêtre pour nous montrer qu’il est là ! PARFAIT !

Nous montons dans sa voiture, il nous explique plein de trucs qu’on ne comprend pas mais ça à l’air génial en tout cas ! On comprend finalement ce qu’il voulait nous dire quand on s’arrête devant l’hôpital de la ville pour récupérer un homme plâtré, un vieux monsieur, un enfant et une jeune dame. Faites maintenant le calcul… oui oui, nous sommes bien 7 (dont les deux gros blancs que nous sommes) dans une voiture 5 places et partis pour 2h30 de trajet !

Ah qu'est-ce qu'on est serrés !  

Ça c’est l’aventure ! Lac de Terkhiin Tsagaan et ville de Tariat, ne bougez pas… on arrive !!

28
juin

Nous arrivons vers 13h à Tariat, un minuscule village au milieu de la Mongolie. Nous nous décompressons de la voiture après avoir été collé à de gentils mongols pendant 2h30 ! Ça créé des liens les trajets ici !

En quelques pas nous quittons déjà le village pour entrer dans une réserve naturelle ! C’est déjà magnifique et nous prenons le temps de pique-niquer au bord de la rivière. Nous partons ensuite plein d’énergie (et plein tout court) à la conquête du volcan Khorgo ! Les roches volcaniques sur lesquelles nous marchons nous laissent penser que nous sommes arrivés sur la Lune mais les quelques voitures qui passent nous ramènent vite à la réalité en nous klaxonnant et nous proposant de nous emmener ! On comprend vite que très peu de personne font ce chemin à pieds !

Le spot pique-nique, le champ de pierres et un nouveau style

Mais nous sommes des durs et après une belle marche autour du volcan, nous entamons l’ascension ! Des marches et encore des marches… des cailloux et encore des cailloux puis… au bout… un magnifique cratère et une vue imprenable sur la flore mongol et le lac Terkhiin Tsagaan, notre prochaine destination (ce ne sont pas des beugs de claviers, ils donnent juste des noms bizarres à leurs lieux ici...).

Le volcan Khogol 

On redescend après une belle pause au sommet et recommençons notre marche jusqu’au lac. Les arbres tentent de pousser dans les roches volcaniques et de longues fissures séparent le sol, ce qui rend le paysage très particulier ! Nous marchons 2 grosses heures, toujours sans logement pour la nuit… ce qui aurait pu en inquiéter plus d’un n’a pas du tout perturbé les 2 P’tits Potes qui ont même pris le temps de contempler la vue sur le lac avant d’entamer leur recherche de logement !

Vue sur le lac 

A 19h, nous avons commencé notre « chasse à la yourte » et ça n’a même pas été drôle puisqu’à la première yourte à laquelle nous avons frappé (ici on ne frappe pas mais c’est impossible pour nous, Européens, d’entrer comme ça), on nous a offert un logement ! Et pour un prix imbattable ! Yourte avec vue sur le lac et repas compris, 7 euros chacun ! C’est encore une famille de nomades qui nous accueille. Grâce au fils qui parle un peu anglais, nous comprenons que l’été, ils vivent du tourisme en installant 4 yourtes qu’ils louent aux touristes qui viennent. L’hiver, ils vivent de l’élevage de leurs buffles et de leurs vaches. Encore une fois, nous tombons sur des gens adorables et attentionnés (on devrait plutôt préciser quand ça n’est pas le cas) et passons un très bon moment autour du repas.

Notre yourte 

A la tombée de la nuit, nous faisons un feu dans notre yourte… GROSSE ERREUR ! Il fait bon dehors et le feu n’était pas nécessaire… mais alors pas DU TOUT ! On a l’impression de s’être transformé en rôti et que l’heure de la cuisson a sonné… Heureusement nous avons eu le temps d’ouvrir la porte de notre four et de nous enfuir en caquetant (ou juste d’ouvrir la porte de la yourte pour laisser passer un peu de fraîcheur en fait…) !

Le lendemain, nous ouvrons la porte de la yourte non pas pour nous enfuir cette fois-ci, mais juste pour admirer la vue incroyable sur le lac ! Notre chauffeur de taxi nous attend à Tariat à 14h, nous ne tardons pas trop, n’ayant aucune idée du temps de marche pour retourner dans le village !

Et nous avons bien fait puisque le chemin du retour a été semé d’embûches ! Encore et encore des cailloux qui roulent sous nos pieds puis des marécages que Justine a survolé mais dont les chaussettes d’Antoine se rappellent encore, ensuite, une montagne qui s’est mise en travers de notre chemin (si si, on vous jure !) puis une rivière ! Heureusement que nous avons de grandes jambes (surtout Justine), des petites cacahuètes donneuses de force et pas peur de mouiller nos chaussures !! Nous faisons face à tous les obstacles (la traversée de rivière restant définitivement la plus fun) et Google Maps nous annonce que nous arriverons une heure avant notre départ ! Quel timing ! Nous atteignons Tariat après une dernière looooongue traversée de steppe mongols mais ça sera la toute dernière de Mongolie… on en profite donc un max !!

Traversée de rivière 
On va y arriver !  
les dernières steppes

A 14h, notre fidèle chauffeur de taxi pointe le bout de son nez alors que nous sommes en train de déguster notre délicieux pique-nique composé de cacahuète, de Pringles et de biscuits au chocolat (vive l’abondance de produits dans le supermarché !). Le trajet se fera cette fois-ci à 4… C’est tout ?! Et où sont les 3 autres personnes qui vont se coller à nous pour le trajet ? Mais après 2 jours de marche et une nuit en yourte, il valait mieux ne pas trop remplir cette voiture pour la santé et le bien-être de tous (si vous avez suivi, vous savez que la vie nomade et l’hygiène comme on la connaît… ça fait 10) !

Notre timing parfait a continué jusqu’au bout puisque nous sommes arrivés à Tsetserleg juste une heure avant notre bus de nuit nous ramenant à Oulan-Bator ! Mais il aurait peut-être mieux valut le rater celui-ci… Pas de problème technique, pas de problème de place non plus (Antoine la contorsionniste a encore fait des exploits) mais un sérieux problème de musique ! 8h avec la musique traditionnelle mongole à fond les ballons (qui a inventé cette expression ?!), un pro du karaoké dans les sièges de derrière et les clips tous plus kitchs les uns que les autres en face !! Mais qu’avons-nous fait pour mériter ça ?

Petite nuit donc et une arrivée bien appréciée à 3h du matin, heure à laquelle nous nous sommes fait prendre d’assaut par des chauffeurs de taxi puis prendre pour des andouilles par notre chauffeur en personne ! Heureusement que Justine est assez impressionnante physiquement et qu’il n’a pas bronché quand nous sommes sortis de la voiture sans payer le surplus demandé !

Aventure qui termine sur les chapeaux de roues (on collectionne les expressions à la con dans cet article) mais qui sera encore une fois, inoubliable !

25
juin

Le voyage sac à dos a repris et voilà que l’on prend du retard dans les articles… mais on va se rattraper et ne rien oublier, on vous le promet !!

En parlant de ne rien oublier, nous vous offrons ce jour, un article sur ceux que nous visitons au moins une fois par jour (si moins, veuillez consulter un médecin), ceux qui nous libèrent, qui nous font rire ou nous gêne parfois, celui qui vous sacre roi ou reine l’espace d’un instant (qui a eu l’idée d’appeler ça un trône d’ailleurs ?), ceux qui sont parfois trop petits mais jamais trop grands… mesdames et messieurs, voilà un article exclusif sur les WC MONGOLS !

Ça peut paraître inutile ou déplacé comme article mais ceux qui ont visité la Mongolie ou la visiteront, accorderont une importance majeure à ces informations ! Explication :

Comme vous l’avez compris, les Mongols sont pour la plupart, des nomades ou d’anciens nomades. Après chaque transhumance ils reconstruisent leur yourte et réinstallent leur bétail mais s’il y a bien une chose qui leur passe au-dessus de la tête, ce sont les toilettes ! Pourquoi se faire chier (ooooouh le jeu de mot !) à construire des WC alors qu’on peut faire ses besoins dans la nature ?

Il n’y a donc pas de toilettes en Mongolie (à part dans les grandes villes bien sûr). On a d’ailleurs pu assister à plusieurs « baissée de pantalon » au beau milieu des steppes mongoles. Homme, femme, enfants, ici comme les chats et les chiens, on fait ses commissions quand l’envie nous prend. La seule condition est de se trouver dans une plaine… Mais comme la Mongolie est composée à 90% de plaine, c’est plutôt facile !

Maintenant, imaginez…des petits européens qui ont l’habitude de poser leurs fesses sur une cuvette bien lustrée, qui appuient sur un bouton et éliminent les mauvaises odeurs et les mauvaises visions en un rien de temps (même si parfois ça persiste)…imaginez-les avec une envie pressante, au milieu d’un champ ou il n’y a pas un arbre, un rocher ou un dénivelé pour se cacher ?! Et comme il est hors de question de faire ça en public, chaque besoin est donc un vrai parcours du combattant, une véritable expédition, un véritable pèlerinage… Comprenez-vous l’importance de cet article maintenant ? (ceux qui veulent d’ailleurs rejoindre le groupe des « constipés anonymes » suite à leur voyage en Mongolie, vous êtes les bienvenus).

Voilà...Bon courage !  

Mais nous exagérons un peu, il y a tout de même une solution… Avec l’évolution de la pudeur, et de l’intimité, les nomades ont construit sur leur chemin, quelques minuscules cabanes de bois. Il n’est donc pas rare de voir une toute petite cabane au milieu de nulle-part. Les nomades qui se sont sédentarisés ont aussi opté pour cette option et ont donc tous leur cabane au fond du jardin ! Ce sont donc les toilettes les plus communs ici (après les toilettes naturelles). Et nous pouvons vous assurer… que ce n’est pas un plaisir (encore moins que faire ça devant 6 Mongols et un troupeau de buffles au milieu d’une plaine) !

C’est un trou avec 2 planches de bois pour poser ses pieds et…voilà… 2 conseils donc, se boucher le nez et surtout, surtout…. NE PAS REGARDER CE QU’IL SE PASSE AU FOND DE CE FAMEUX TROU !

Bizarrement les photos de cabanes manquent à l'appelle, nous avons juste celles de nos "hôtels" qui sont déjà très évoluées!   

Bref, nous n’irons pas plus dans les détails pour préserver la bonne santé morale de chacun et que notre blog reste accessible à tous... Nous terminons aussi cet article maintenant, tout de suite, illico presto parce que nous avons plein d’autres choses à vous raconter (même si ce post reste le plus indispensable et informatif du blog, il est vrai) et nous vous dirigeons vers la chanson de Laurent Gerra pour terminer cette lecture en musique et en poésie et avec une description parfaite de ce lieu !

Ma cabane au fond du jardin 

De gros bisous à tous !

26
juin

Parenthèse « pipi, caca prout terminée », revenons sur du plus sérieux ! Où en étions-nous ? Toutes ces bêtises nous ont fait perdre le fil !

Ah oui, retour de notre super périple en Arkhangai et petite journée à Oulan-Bator avant de quitter définitivement ce pays plein de surprises. Nous en profitons pour nous reposer, écrire plein de cartes postales et profiter de Susan, la volontaire qui s’occupe du café Lotus et avec qui nous nous entendons très bien !

Petite parenthèse concernant le Café Lotus…ça avance à la mongolian style…c’est-à-dire que le café à finalement ouvert. Un menu et des pâtisseries ont été imaginés mais sans serveuse formée et sans responsable…Peut-on aller bien loin ?! C’est dommage car le potentiel est énorme ! Susan fera de son mieux le temps de son volontariat et après…c’est le mystère !

Susan vit en Australie mais est originaire de Kuala Lumpur et, comble du hasard, elle y sera quand nous ferons notre escale en Malaisie ! Nous espérons fortement pouvoir la revoir là-bas !! Nous déjeunons ensemble puis mangeons un bout ensemble puis dégustons une glace (c’était notre journée « gros tas ») et prenons un bus pour l’aéroport en fin de journée.

Restaurant coréen avant la Corée 

Nous décollons vers 23h en direction de la Corée du Sud. Nous voyons l’immense Mongolie rapetisser derrière nous. Il ne reste maintenant plus que les beaux souvenirs et les belles leçons de vie que ce pays nous a donnés. En plus des toilettes, nous n’oublierons pas la générosité des Mongols, l’affection des enfants de Lotus et notre vie au centre et ces immenses plaines parcourues à pied ou à cheval. Ces plaines à la fois vides et chargées de l’histoire de Gengis Khan grand conquérant mongol et figure du pays. Un pays qui ne ressemble à aucun autre et qui vaut la peine d’être visité !

juste pour le plaisir 

Le 2ème chapitre de notre expédition se clôture, nous espérons que vous avez hâte de tourner la page pour découvrir les prochains chapitres !

27
juin

Antoine, qui s’est occupé de prendre tous les billets d’avion annonce à Justine que l’escale à Séoul n’est pas de 4h mais de 14h ! Super surprise… Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pendant 14h ?! Mais tout est planifié ! Nous allons sortir de l’aéroport et visiter Séoul sur une journée !! Et encore mieux, une guide personnelle nous attend à notre arrivée à l’aéroport à 3h du matin (avec les croissants) !! Cette guide est Laurianne, une amie française d’Antoine, en stage là-bas pour quelques mois, qui parle Coréen et connaît Séoul comme sa poche !

La journée s’annonce très bien sauf qu’il est 3h du matin, que nous n’avons pas pu dormir dans l’avion puisqu’ils ont eu la bonne idée de nous servir un p’tit repas à minuit et que notre prochain avion est… à 18h le soir !! Mais rien ne nous arrête et rien n’arrête Laurianne qui n’a pas dormi non plus et qui est surmotivée pour nous faire découvrir un maximum sa ville !

6h (le temps de sortir de l’aéroport et rejoindre la ville en métro), nous voilà au beau milieu de Séoul ! C’est parti pour la visite guidée des plus beaux endroits de la capitale Coréenne !

Nous nous rendons tout d’abord dans un grand temple de la ville, le temple Jogyesa. C’est un petit havre de paix au beau milieu de la ville et les gens viennent prier, faire des offrandes ou juste se reposer. Comme vous pouvez l’imaginer, il n’y a pas grand monde qui se repose à 7h du matin mais certains prient déjà !

le temple Jogyesa 

Nous avons petit déjeuné pour prendre des forces et sommes repartis de plus belle ! Prochain monument madame la guide ? Le palais Deoksugung (à prononcer à l’asiatique bien évidemment). C’est un ancien palais royal très impressionnant ! Nous nous asseyons (quelle erreur quand la fatigue t’assomme !!) pour attendre la relève de la garde. Laurianne est déçue, ils n’ont apparemment pas fait le show comme d’habitude… Ils ont certainement dû être impressionnés par notre charisme !

Les portes sont un peu petites 
Le palais Deoksugung 

Nous continuons la balade, et passons par la petite rivière qui traverse la ville et dont les bords ont été aménagés. C’est super joli et très vert ! Nous sommes très agréablement surpris par la végétation de Séoul ! Nous qui imaginions une ville telle que Tokyo avec d’immenses buildings et des télés géantes de partout ! Belle surprise !

La petite rivière 

Laurianne nous emmène ensuite dans une sorte de salon à thés très typique. Nous sommes qu’avec des locaux, assis par terre sur des coussins, chaussures posées sur le palier ! Et le thé est délicieux ! Moment détente indispensable !

le salon de thé 

Changement d’ambiance pour le repas, dans un petit resto seulement fréquenté par des locaux. On est tous serrés dans une salle, ça crie, ça mange bruyamment, ça court mais au moins, on est bien baignés dans la culture ! Mais le moment où on est encore plus baignés dans la culture, c’est quand on réussi à prendre ce « je ne sais quoi » avec les baguettes, qu’on a enfin réussi à le porter à sa bouche et que tout d’un coup...AAAAHHH !! BORDEL DE M**** CA PIQUE, PUTAIN CON CHIOTTE… DONNEZ-MOI DE L’EAU !!

Bref, c’est un ch’tout p’tit peu épicé la cuisine coréenne… Mais à en voir Laurianne, on constate qu’on s’y habitue à un moment donné (pas aujourd’hui en tout cas) et qu’on réussit même à manier les baguettes comme une star au bout de quelques semaines !

Sur ces paroles pleines d’espoirs, nous commençons la digestion et finissons notre journée au parc Tapgol, au milieu des papis coréens qui jouent, lisent et nous regardent. Ils sont tous vautrés sur le sol, leurs chaussures à côté d’eux et on décide de faire pareil, fatigués comme après une nuit blanche dans l’avion et un marathon en ville !

Après une belle journée (la plus longue de notre vie temporellement parlant), nous quittons notre superbe guide que nous remercions encore pour cette excursion inattendue et reprenons le métro direction l’aéroport. Nous nous endormons comme jamais personne ne s’est endormi dans le métro (triple menton et tout ce qui va avec) et nous prenons notre avion direction le Viêt Nam à 19h !

Le périple continue ! Here we go!

27
juin

Petite parenthèse avant de continuer… D’après les statistiques disponibles sur notre blog, vous avez été près de 200 à lire l’article sur les WC mongols en moins de 24h ! C’est le 2ème article le plus « cliqué » après notre article de début de trip ! Nous vous remercions donc de nous suivre si assidument et… pour l’intérêt que vous portez pour les WC mongols !

Du coup, on ne pensait pas faire un tel carton et nous avons décidé, juste pour vous, nos petits lecteurs adorés, d’écrire un article sur les toilettes de tous les prochains pays dans lesquels nous nous rendrons ! C’est promis !

Chose promise, chose due… LES TOILETTES A SEOUL !

Et après la Mongolie… nous pouvons vous dire que nous sommes passés du tout au tout ! Il y a des toilettes non payantes dans toute la ville et elles sont toutes plus propres les unes que les autres ! Porte et murs, verrou, papier, chasse d’eau, bref du all inclusive !! Il y a même un petit magnétophone, non pas pour s’enregistrer, mais pour mettre de la musique en cas de grosse commission !! Incroyable ! La France devrait s’en inspirer (et la Mongolie aussi mais ça serait peut-être trop en demander…).

Les toilettes coréennes !  (vous admirerez 2 personnes en train de faire la sieste dans les toilettes)

Voilà vous savez tout !

Nous vous embrassons et remercions encore et encore les personnes qui nous suivent et qui commentent (par message public comme perso). C’est toujours un plaisir d’avoir de vos nouvelles et des retours (qu’ils soient bon ou mauvais…personne n’est parfait à Sauf cette rime)

28
juin

A peine les portes de l’aéroport passées, nous nous prenons une grosse claque ! Chaleur suffocante, humidité incroyable, végétation abondante, bienvenue au Viêt Nam, pays tropical ! Les chauffeurs de taxi nous sautent dessus mais nous parvenons à passer cette muraille et trouver un mini bus 3 fois moins cher ! Nous nous liquéfions sur place mais heureusement, la clim est là pour nous empêcher de mourir maintenant !

Nous arrivons au centre de Hanoï vers minuit et rejoignons notre auberge de jeunesse.

Le lendemain, après une vraie nuit de sommeil (enfin !) nous arpentons les rues de Hanoï, capitale du Viêt Nam. Là aussi le contraste avec Oulan-Bator est impressionnant ! Les gens vivent sur les trottoirs de la ville. Ils y font leur vaisselles, vendent des fruits, cuisinent, jouent aux cartes etc. Les rues sont très sales, très bruyantes et l’effervescence y est constante. Mais quelle ambiance chaleureuse qui caractérise si bien les pays tropicaux ! On se sent déjà comme chez nous (à quelques détails près) et comme des stars aussi puisque, à peine arrivés au premier monument de la ville, une armée de personnes est venue nous voir pour nous demander des photos. On a enchaîné les selfies et photos de groupe telles de vraies célébrités (On s’est même demandé un instant si on n’était pas secrètement connus en Asie…). Après une bonne quinzaine de minute, nos gardes du corps ont scindé la foule en 2 pour nous laisser passer et continuer notre visite (sinon, on a aussi la version avec l’hélico qui vient nous chercher si vous préférez ?).

Hanoï, ses rues et nos fans 

Ces mésaventures passées, nous avons continué notre chemin.

La ville est bâtie autour de plusieurs petits lacs et étendues d’eau d’où le nom Hanoï (ville entre les fleuves en vietnamien). Le lac principal marque la séparation entre deux parties de la ville bien distincte :

- La partie nord qui concentre le vieux quartier, les bâtisses prêtes à s’effondrer, le bouillon humain constant, les petits magasins de souvenirs, les boui-bouis pas chers.

- La partie sud, quartier colonial français constitué de hauts buildings, des édifices coloniaux et des magasins de luxes. Le bouillon humain y est étonnamment moins intense bien que toujours présent !

Toute notre première journée, nous avons donc arpenté les rues du vieux quartier et commencé à découvrir la culture et la nourriture locale !

Quelle plaisir de manger des fruits tropicaux cueillis quelques heures avant ou de boire un jus naturel pour seulement 3 euros pour 2 ! Ça change de la Mongolie où rien ne poussait et où le taux d’humidité était à 0 toute l’année !

Nous n’avons que quelques jours avant d’entamer notre deuxième volontariat donc pas le temps de niaiser ! Demain nous quitterons déjà Hanoï pour nous enfoncer un peu dans les terres.

29
juin

Aujourd’hui, nous partons en excursion à 70 km au sud-ouest de Hanoï pour découvrir la pagode des parfums, un lieu spirituel emblématique du Viêt Nam.

Après 2 heures de bus « tapecul » (et « tape tête » pour Antoine) au milieu des rizières et des cultures, nous arrivons au bord de la rivière du Yen où des petites barques nous attendent. Chaque petite barque est dirigée par une rameuse, que des femmes pour ce travail effectué par des hommes dans la plupart des pays ! Pendant 1h notre rameuse a combattu vents et marées pour nous emmener jusqu’au pied de la Montagne des Parfums (pour de vrai, la rivière était calme comme Bouddha mais c’était pour donner plus d’importance à ces femmes à qui on ne fait pas assez attention !). Arrivés en bas de la montagne, nous avons mangé dans un petit bouiboui local puis nous avons entamé la graaaaande ascension de la montagne des parfums… On avait le choix entre le téléphérique de 10 minutes ou la marche de 45 minutes et nous, tels de grands sportifs, nous avons choisi la marche… POURQUOI ON A FAIT CA ???!! Avec l’humidité et les 40 °c, on a l’impression de fondre au fil des marches… Il y a plein de petits commerçants sur le trajet qui nous sautent dessus un par un pour nous vendre de l’eau ou pour rigoler en voyant nos têtes… On en conclue que peu de fous montent à pied… Sauf nous !

Dur dur la montée 

Une fois arrivés en haut on est plutôt fiers ! Petit challenge personnel relevé ! On vient de perdre 6 L d’eau chacun, mais la grotte au sommet (Huong Tich, de son doux nom) en vaut la peine. C’est immense et ça ressemble à une grande bouche de dragon.

La grotte 

On redescend après un peu de répit et de « fraîcheur » dans la grotte. Téléphérique ou marche ? Après la montée, la descente va être du pipi de chat ! Nous optons donc pour la marche ! Trop facile !

Nous visitons ensuite la pagode des parfums. La religion bouddhiste est fascinante de même que leurs temples, leurs moines et leurs traditions ! On nous a même prévu notre première grosse radée (aah la saison des pluies) juste après notre visite et juste avant de reprendre nos petites barques !! Ce qui veut dire… qu’on n’a même pas été mouillés !! S’ils ne sont pas parfaits ces Bouddhistes ?!

La belle pagode des parfums 

C’est donc un peu rafraîchis que nous avons pris les baraques pour le retour. Et notre rameuse s’est même arrêtée dans un « champ » de nénufars pour qu’on se fasse des parapluies naturels ! Nous, on a préféré s’en faire des chapeaux et des masques de super grenouilles, mais l’intention y était !!

Nous avons rejoint Hanoï en fin d’après-midi après une belle journée !

Demain, direction la fameuse Baie d’Halong, l’une des 7 merveilles du monde naturel !!

Voilà voilà... 
1
juil

La Baie d’Halong est pour le Viêt Nam ce qu’est la tour Eiffel pour la France. LE spot touristique, l’endroit à ne pas louper et aussi la première chose qui vient en tête quand on dit « Viêt Nam ».

Après s’être sentis plus que locaux en Mongolie, nous jouons donc les vrais touristes pour nos premiers jours vietnamiens et décidons d’embarquer deux jours à bord d’un bateau pour visiter la fameuse Baie.

4h30 de trajet depuis Hanoï et de nombreux bus allant dans la même direction que nous... Nous n’allons pas être seuls ! Et en effet, ça grouille de monde sur le quai ! Des arrivées, des départs, des guides qui cherchent leurs touristes, des vendeurs qui cherchent eux aussi leurs touristes et nous, les touristes !

Nous embarquons finalement dans un petit bateau à moteur faisant le bruit d’un airbus A380 et polluant tout autant que lui, vêtus de nos plus beaux gilets de sauvetage. Après 2 minutes de trajet, nous voilà arrivés dans notre nouveau chez nous pour 2 jours. Nous sommes 18 sur le bateau et principalement des jeunes… on sent qu’on va bien rigoler (bien qu’on rigole aussi avec les vieux hein !)

Le bateau est de taille moyenne, les chambres et salles de bain en bas, la salle de séjour au 1er étage et la terrasse sur le toit. C’est super sympa !

Notre premier repas est servi. Tradition vietnamienne oblige, une multitude de plats arrivent sur la table : poisson, tofu, légumes, piment, sauce et bien évidemment, une quantité de riz astronomique ! C’est très bon !

Pour digérer le tout, nous nous rendons sur le toit pour admirer la vue et faire plus ample connaissance avec nos 16 nouveaux colocataires. 2 Espagnols, 1 Colombien, 1 Hollandaise, 3 Anglais, 4 Vietnamiens, 1 Indienne, 1 Américaine, 1 Irlandais et 2 Suisses. Encore un beau mélange de culture et que des personnes extras !

Fini la papote, notre guide nous invite à descendre du bateau pour aller visiter une immense grotte creusée par l’eau et découverte par des Français lors de la période coloniale. C’est en effet très très impressionnant ! Ca ressemble à une immense cathédrale naturelle dont les piliers seraient des stalagmites et stalactites (merci la correction automatique Word) !

Après la visite, nous reprenons le bateau et comme nous n’avons pas assez mangé ce midi (faux) et fait beaucoup beaucoup d’efforts physiques (au moins 20 minutes debout !), un beau plateau de fruit et des verres de vin nous attendent pour nous occuper jusqu’à la prochaine escale.

Nous ressortons du bateau pour visiter un des 1 600 îlots de la Baie mais celui-ci est un peu différent des autres puisque c’est le seul qui possède une grande plage de sable blanc ! Une plage de sable blanc au milieu de la Baie d’Halong ? Serait-ce le paradis ?! Et bien PAS DU TOUT ! La plage est envahie par les touristes (pire que la côte d’Azur !) et l’eau est très sale… Une brasse et hop ! Te voilà en possession d’un splendide paquet de chips, d’un nouveau sac plastique et d’une vieille chaussette ! Ça donne envie n’est-ce pas ? Et ajoutez à cela une température d’eau avoisinant les 38°C (d’ailleurs on ne sait toujours pas d’où vient cette chaleur… Chaleur naturelle ou pipi des touristes ?!). On reste peu de temps sur la plage et préférons monter (ENCORE DES MARCHES !!) au point de vue, tout en haut du rocher. Il y a du monde mais la vue est à couper le souffle ! On comprend pourquoi la baie attire tant de monde…

18h30, la nuit tombe sur le Viêt Nam (il fait nuit très tôt ici) et notre dîner nous est servi (parce que oui, ici, on met les pieds sous la table comme des rois) C’est encore délicieux ! Puis nous avons 1 heure de bière à volonté… Une heure TOP CHRONO ! Vite vite buvons le plus possible pour rentabiliser le fût ! Justine en profite bien (avec modération bien évidemment) et Antoine n’a même pas le droit à une boisson non alcoolisée gratuite ! Ici, tu bois de l’alcool comme un viking, ou rien ! Non mais !

La bière a fait suite à des activités pour le moins… Inopinées… mais tellement vietnamiennes ! La pêche (à 23h, normal !) et le karaoké ! Aucun poisson de péché, que des fausses notes au karaoké… mais quelle soirée !!

Le lendemain, réveil 6h30 pour un maxi p’tit déj ! Il faut de la force pour aller pagayer dans la baie ! On est avec tous nos copains et certains ne pagaient pas trop droit… serait-ce des restes de la soirée d’hier ? Mais pour nous, tout va bien et on pagaie comme des chefs ! On a hésité à faire un p’tit crochet par la France pour venir se faire payer le café chez certains d’entre vous (ou pour vous offrir des TANI, Trouvailles Aquatiques Non Identifiées) mais on a préféré rester au même niveau que les autres (ça aurait pu les impressionner) et surtout, ne pas enlever à Halong tous ses détritus qui lui donnent un petit truc en plus…

Retour au bateau pour apprendre à faire des rouleaux de printemps. C’est tout une technique mais plutôt facile ! Et qui dit cuisiner… dit manger ensuite ! 11h du mat’, le repas du midi est servi avec les fameux rouleaux de printemps (c’est nous qu’on a fait) et plein d’autres bonnes choses. On profite encore un peu de la baie avec la vue sur le toit dont on ne se lasse pas puis on arrive à quai vers 12h.

Très belle expérience bien que nous ayons été dessus par la saleté du lieu. Nous conseillons tout de même à tous ceux qui passent par le Viêt Nam, de venir jeter un œil parce que les paysages valent vraiment le détour et que sale ou propre, avec ou sans touriste, nuageuse ou ensoleillée, elle reste la fameuse, la grande, la majestueuse BAIE D’HALONG !

Maintenant, fini la rigolade, place à notre 2ème volontariat et au boulot !!

2
juil

Départ de Hanoï pour entamer notre descente vers le sud ! Nous sommes attendus le lundi 3 juillet à Hué, une ville du centre du Viêt Nam pour entamer la 2ème grosse partie de notre projet dans un nouveau centre d’enfants.

Pour entamer cette descente, nous avons choisi le moyen de transport le plus local (et le moins cher)… Le bus de nuit ! Sur les photos du flyer, ce bus paraît grand confort avec des sièges-lits à étage (même nous on ne savait pas que ça existait !).

Arrivés au point de rendez-vous, première constatation, c’est bien avec des locaux que nous voyagerons ! Nous montons dans le bus et là… nous réalisons que le bus est taillé pour ces mêmes locaux… c’est-à-dire que les sièges lits sont d’environ 1m65 et refermés au niveau des pieds (pieds qui ne doivent pas dépasser la taille 36). Pour Justine c’était donc tout juste mais ça allait… maintenant passons au cas Antoine… Antoine qui explose les standards vietnamiens de plusieurs dizaines de centimètres… imaginez-le dans ce nouveau bus… encore plus petit que tout ceux qu’on a fait depuis maintenant… pour 12h de route !! Fou rire garanti !! Et quel spectacle tout le long du voyage pour Justine, bien confortablement installée dans son petit siège !

Les images et les vidéos parlent d’elles-mêmes…

Les sièges sont de la même taille, on vous le promet !
Sans commentaire 

Nous sommes tout de même arrivés à bon port le lundi matin à 7h30 après une excellente nuit dans notre bus Playmobile (n’est-ce pas Barbie ?!). Bon… il a fallu appeler les pompiers vietnamiens pour venir désincarcérer Antoine mais rien de bien majeur !

Un Smoothie et un petit déjeuner délicieux nous ont fait reprendre du poil de la bête et nous ont donné de l’énergie à revendre pour notre arrivée à la Maison des Affections.

3
juil

Le taxi nous emmène dans l’endroit qui va devenir notre maison pendant un mois. Il s’éloigne peu à peu de la ville. Nous prenons une longue route toute droite entre la rivière des parfums et les habitations puis nous tournons sur un chemin qui fut un jour goudronné (mais c'était il y a bien longtemps). Après quelques centaines de mètres au milieu des bananiers et autres arbres tropicaux, nous voici arrivés à destination ! Nous n’avons même pas franchi le pas de la porte que nous sommes déjà amoureux de cet endroit ! Pour une fois, ce n’est pas la végétation qui a poussé en fonction des bâtiments mais les bâtiments qui ont « poussés » en fonction des pamplemoussiers, des bananiers et de la petite traversée d’eau au milieu du centre. C’est magnifique, très paisible (les chansons d’IZ n’y sont pas pour rien (Interprète de « Somewhere over the Rainbow »).

Notre nouveau petit chez nous 

Jean, le propriétaire du lieu, nous accueille comme des rois ! Il nous fait visiter tout le centre, nous présente les enfants, les volontaires et Thuy, sa femme, encore plus propriétaire des lieux que lui (explication prochainement).

Nous nous installons dans notre petite chambre au dos de la petite maison que l’on appelle ici « l’école ». C’est petit mais parfait pour nous (on est petit nous aussi !). Il y a un lit, une armoire pour mettre ses affaires (WOW !!) des WC à moins de 3 mètres (WOW !!) et une douche avec de l’eau chaude (WOW !!). Bref, le grand luxe après la Mongolie !

L'école et la porte de notre chambre 

L’installation terminée, place aux explications ! Jean, qui est une véritable encyclopédie vivante et absolument captivante (on vous jure il ne nous a pas payé pour dire ça !) nous raconte l’histoire du centre, son changement de vie, sa vie au Viêt Nam. Vous connaissez les histoires de Père Castor ? Et bah c’est encore mieux !!

L’heure du repas sonne déjà ! Mais, mais ?! Comment se fait-ce ? Super-Jean aurait-il des pouvoirs magiques qui font avancer le temps ? Pas du tout, c’est simplement qu’ici… ils mangent à 11h ! Nous prenons donc place dans la grande cours avec les enfants pour manger notre premier repas en compagnie de tous nos nouveaux p’tits loups !

Les ptits loups 

D’ailleurs, parlons de ceux pour qui nous sommes ici quand même ! Ils sont très timides à première vue… mais tous tellement mignons et serviables !! Même pas le temps de tendre ses baguettes qu’on a déjà du riz et du poisson plein nos bols ! Le repas est très bon et 100 % viet… un p’tit dessert n’aurait d’ailleurs pas été de trop pour les 2 p’tits gourmands que nous sommes mais nous allons nous habituer !

6h après (au début il faut bien ce temps pour manger un bol de riz avec des baguettes) une question se pose : Qu’allons-nous faire cet aprem ? En voyant nos petits yeux et connaissant la fameuse histoire du bus Playmobile, Jean et Thuy ont pris pitié de nous et eu la gentillesse de nous accorder notre demi-journée. Au programme, sieste (comme de bons Viets) puis repérage et appropriation des lieux ! Mais aussi du repos car demain… notre première journée de travail commence !!

D’ailleurs, on a plein de choses à vous raconter et plein de retard à rattraper aussi (15 jours...)… Mais on va mettre les bouchées doubles pour pouvoir vous faire votre lecture de plage en ce mois de juillet ensoleillé !

18
juil

Maintenant que vous nous savez bien installés, vous devez avoir plein de questions concernant l’endroit dans lequel nous nous trouvons ! Et comme de bon P’tits Potes, nous allons y répondre avant même d’avoir reçu les questions !

C’est au milieu des pamplemoussiers et bananiers, à 15 minutes de Hué, que Jean et Thuy ont décidé de construire la Maison des Affections (La MDA pour les intimes) il y a 11 ans. Cette grande maison accueille 54 enfants de 2 à 17 ans. Contrairement à la Mongolie, ces derniers ne sont pas tous orphelins. Problèmes financiers, problèmes de santé, violences sont aussi les causes de leur arrivée à la Maison des Affections il y a plus ou moins longtemps. Ils sont encadrés par des mères nourricières et par Thuy (que beaucoup considèrent comme leur seconde maman). Certains passeront toute leur enfance ici, d’autres rejoindront leurs parents si leur situation familiale s’améliore.

Pendant l’année, les enfants vont à l’école du village (elle aussi construite par Jean et Thuy). Ils ont cours toutes la journée (une chance car beaucoup d’écoles vietnamiennes proposent des cours en demi-journée, faute de place). Mais en ce moment, ce sont les vacances d’été et comme Thuy veut la réussite de ses p’tits bouts, pas question de les laisser traîner toute la journée ! Elle a donc mis en place des cours d’été. Math, français, anglais mais aussi Viet vodao (art martial vietnamien) pour les petits comme pour les grands ! Ces cours ont lieu dans la fameuse petite maison dans laquelle nous avons notre chambre. Et quand ils ne sont pas en cours, les enfants jouent dans le centre, font des activités, aident à la cuisine, au ménage. Bref, ici, on ne s’ennuie pas !

Le Viet vodao, la Maison des affections et les enfants 

Pour retrouver un peu de calme, il suffit d’emprunter le petit chemin qui mène à un endroit bien différent à la Maison des Affections mais pourtant très lié à celle-ci : le Tam Tinh Vien Homestay. C’est un gîte que Jean et Thuy ont construit pour accueillir les touristes et dont tous les bénéfices sont reversés pour les enfants. Il y a 4 petites maisons pouvant accueillir entre 2 et 8 personnes à peine distinguables au milieu de cette abondante végétation et une pagode centrale dans laquelle, les touristes mangent, se retrouvent, captent le wi-fi et écoutent Monsieur Jean, tous plus émerveillés les uns que les autres. Les services sont excellents et nous conseillons à tout ceux qui viennent dans le coin, de venir séjourner ici (pour dire ça non plus, Jean et Thuy ne nous ont pas payés, on vous le jure !).

la pagode centrale 

Voilà en ce qui concerne le centre dans lequel nous vivons. Sinon, Jean et Thuy ont aussi construit une école de 500 élèves et un petit village de réinsertion des Sampaniers (minorité vivant de la pêche et des ressources de l’eau) dont les maisons ont été construites en majorité par des volontaires.

Oui oui, vous pouvez le dire, nos 2 hôtes sont un peu des super-héros (même s’ils ne l’avoueront jamais) et un de nos prochains articles leur sera sûrement dédié !

5
juil

Comme vous l’avez compris, les fondateurs et propriétaires de ces lieux sont Jean et Thuy, un couple Franco-vietnamien qui a décidé de ne rien faire comme les autres. Leurs passés, leur rencontre, leurs actions, chaque étape de leur vie est une véritable histoire qui donnent envie, à chaque fin de page, d’en apprendre un peu plus !!

Nous allons essayer de résumer leurs vies bien chargées (non pas parce qu’ils sont vieux mais plutôt parce qu’ils sont hyperactifs !) en un article !

Jean est ingénieur en France quand il décide de partir faire une mission humanitaire au Viêt Nam (c’était il y a longtemps). Cette mission, il la réalise auprès d’enfants à Hué. Tout se passe pour le mieux jusqu’aux pluies incessantes qui s’abattent sur le Viêt Nam et créent d’immenses inondations. Le voilà au beau milieu d’un scénario chaotique, entre les pleurs, les cris et les noyés. Mais plutôt que d’assister impuissant à ces scènes, Jean commence à aider et sauver les locaux. Le déclic vient peut-être de ce moment (nous ne connaissons quand même pas toute sa vie) mais une chose est sûre : il ne quittera plus le Viêt Nam et y posera ses valises pour y vivre.

Jean et Adèle, sa fille 

Quelques années plus tard (2004 ou 2005), il rencontre une femme, Thuy dont il avait déjà croisé le chemin à Hué lors des inondations. Ils décident rapidement d’allier leurs passions, leurs intérêts et de prendre le même chemin, main dans la main, pour le meilleur comme le pire.

Thuy est vietnamienne, elle vient de la famille impériale Nguyen de Hué (mais chuuuut il ne faut pas le dire, elle n’aime pas s’en vanter !). Elle apprend le français très tôt et se consacre rapidement au tourisme et surtout… à l’humanitaire. Elle rencontre Jean dans ce cadre-là et c’est avec lui qu’elle commence ses actions auprès des sampaniers (les fameux pêcheurs de la région).

Thuy et des enfants de la Maison 

Plein d’ambition, ils avancent pas à pas. Leur engagement et leur travail payent puisqu’au fils des années, de plus en plus de familles et d’enfants bénéficient de leur aide ! Aujourd’hui, c’est plus de 160 familles de sampaniers et 500 enfants que Jean et Thuy ont sous leurs ailes. Des ailes qui n’ont pas de capacité d’accueil maximum puisque la générosité du couple n’a pas de limite !

Thuy a d’ailleurs embauché bon nombre des membres de sa famille pour leur certifier un emploi stable et les aider. Elle ne vit clairement pas pour elle mais pour les autres et pour son combat contre la pauvreté.

Du haut de ses 1m50, elle dirige ses actions d’une main de maître et… ELLE A LA GRANDE CLASSE !! Tout le monde la connaît, l’écoute et la respecte dans le village. En même temps quand elle parle… même les mouches arrêtent de voler ! Et quand elle n’est pas contente (ici aussi les enfants font des bêtises), ça ne fait rire personne !! Elle a beau parler en vietnamien, sans élever la voix… même nous, on a envie de pleurer ou de disparaître de la salle !!

Mais comme une maman qui gronde ses enfants, un moment d’énervement laisse toujours place à 3 fois plus de moments de rire, de joie et d’affection (nous ne sommes pas à la Maison des Affections pour rien !!). Les villageois et les enfants l’adorent, et nous aussi !

Jean l’aime très fort aussi et nous aimons Jean (quel monde de bisounours…). Il connaît tout et partage toujours ses anecdotes ! On se sent souvent très cons à côté de lui mais sa modestie et son humour à deux balles nous permettent de relativiser (p’tite pensée pour nos chers papas pour l’humour à 2 balles). Son boulot principal ici ? La gestion des gîtes, des employés et l’accueil des touristes...et quel accueil !! Quand on voit la passion qu’il y met… on comprend le nombre d’étoiles que le gîte a sur TripAdvisor !!

la voilà au milieu de tous ses petits protégés 

Bref, tout ça pour vous dire de ne pas vous faire de souci, nous sommes entre de très bonnes mains ici (maman Thuy et papa Jean veillent sur nous). Chaque jour est une claque dans la figure, une nouvelle leçon de vie et nous ne sommes pas encore partis mais nous savons déjà que toute cette générosité et cette modestie nous manqueront.

6
juil

Ici, contrairement à la Mongolie, ce sont les rois de l’organisation et dès le premier jour nous avons reçu l’emploi du temps qui allait rythmer nos journées pendant un mois !

Nous travaillons tous les deux 5h par jour du lundi au samedi. Et après avoir été chauffeurs de transsibérien (oui oui ! …), animateur, guide randonnée, nomade, jockey et on en passe… nous voilà professeurs de langues ! Et ça ne rigole pas !

Tous les jours, Justine anime les cours de français pendant qu’Antoine assure les cours d’anglais à l’étage. Nous avons chacun 8 classes différentes (soit une cinquantaine d’élèves chacun) qui s’alternent un jour sur deux.

Les enfants sont classés par groupe d’âge et les niveaux sont très variés : De A1 à C1 (ce qui signifie, pour les incultes non littéraires qu’il y a des nuls comme des très forts) et de 6 à 24 ans.

N’étant prof que dans nos heures perdues habituellement, il a fallu se créer de véritables programmes de cours pour assurer le bon apprentissage de nos élèves et on ne dirait pas… mais le travail de préparation c’est sacrément long (nous sommes de vrais profs… nous râlons déjà ! P’tite boutade pour tous nos proches profs ou futurs profs à qui ont fait des bisous) !

Une fois les cours préparés, nous entrons en scène… et c’est le cas de la dire !! Mime, autodérision, humour etc. en cours, on donne de notre personne et les élèves ont l’air d’apprécier ! Nous n’oublions pas qu’ils sont en vacances et qu’apprendre c’est bien, mais apprendre en s’amusant, c’est encore mieux !!

Les profs en action 

Concernant les sujets, tout y passe ! Le corps humain, les animaux, les couleurs pour les plus petits, le débat, la politique, l’analyse… pour les plus grands. Bon c’est vrai que pour nous, c’est quand même plus sympa avec les grands qui peuvent débattre, jouer avec les mots et qui écoutent attentivement mais l’avantage des petits… c’est qu’ils nous rappellent pourquoi nous n’avons pas choisi la voie de l’éducation ! Entre 6 et 10 ans, ils s’en fichent royalement des langues et viennent en cours pour lire, jouer avec leurs stylos et lancer des boulettes de papiers. Mais comme dirait Thuy, au moins ils entendent un peu d’autres langues et ceux qui s’y intéresseront vraiment plus tard, auront de bonnes bases !

Vous avez maintenant assez d’information pour nous imaginer à l’œuvre ! En tout cas, nous… on s’éclate ! Enseigner est une belle manière de partager et de faire connaître sa culture et en plus… on en apprend chaque jour sur nos langues de travail grâce aux questions ou recherches parfois étonnantes des élèves !

De grosses bises à tous, n’oubliez pas la crème solaire si vous nous lisez de votre transat ou n’oubliez pas de fermer la porte du bureau pour ceux qui n’ont pas la chance d’être en vacances (d’ailleurs vous pouvez aussi mettre de la crème solaire si vous en avez envie) !

8
juil

Journée ensoleillée en France, vous êtes au bord de l’eau ou dans votre chaise de bureau et vous pensez à nous (comme souvent). Vous regardez l’heure, faites le calcul du décalage horaire dans vos têtes et vous vous demandez « mais qu’est-ce qu’ils sont bien en train de faire à cette heure-ci ? »

Voici un article juste pour vous ! Pour pouvoir nous suivre comme de véritables petits espions et penser à nous encore plus intensément (on pense à vous aussi hein ! La réciprocité est là).

Ici, la journée commence à 5h du matin ! Oui, oui, nous n’avons pas fait d’erreur dans le chiffre… c’est bien un 5 ! Pas de réveil, pas d’impératif particulier, aucune obligation de se lever si tôt mais les Vietnamiens vivent avec le soleil ! Pleins de bonne volonté nous avons essayé de nous mettre dans le rythme… Mais nous… à 5h du matin… on est plus bridés que le Viêt Nam entier et nos corps ne répondent à aucun mouvement… Les levés seront donc à 6h pour nous… et c’est déjà pas mal !!

Nous nous rendons ensuite à la Maison des Affections pour prendre notre petit déjeuner (dans le plus grand des calme, Justine n’étant VRAIMENT pas du matin). Nous sommes toujours les derniers mais nos bols nous attendent toujours ! D’ailleurs… que contient ce fameux bol ?

La réponse ? Absolument rien d’européen et d’alléchant à 6h du matin ! Des nouilles ou du riz, un bouillon de légume et parfois un peu de canard ou de poisson ! Mmmmmh quel bonheur ! Au début ce n’était pas très fun mais on s’habitue à tout (et ce n’est pas une expression !). Maintenant on accourrait presque à l’idée de se faire un p’tit canard à 6h du mat !

Nous avons ensuite une heure entre le p’tit déj et le début des cours. On en profite souvent pour peaufiner nos cours ou simplement se remettre de nos nouilles un peu trop épicées !

8h : Professeur Antoine et professeure Justine entrent en action, leurs cahiers et feutres Veleda sous le bras. Ils sont près à martyriser tout le centre avec leurs cours pas drôles et ennuyants… mais ils aiment ça ! Ahahahah (rire de méchant).

Ils tortureront leurs élèves jusqu’à 10h45, heure de fin de la matinée.

Dans un esprit tout à fait logique et mathématique, si le p’tit déj est à 5h du matin… vous imaginez bien que le repas du midi est servi tôt. 11h ! Pendant que les jeunes français sont en train de tomber dans leur bol de céréale après une nuit de 16h, nous, les Viets, on mange notre repas du midi ! Tout le monde se rejoint dans la cours de la MDA. Les enfants, Thuy, les volontaires, nous mangeons tous ensemble (nous nous attarderons sur le moment du repas un peu plus tard) !

Ensuite vient le moment le plus important de la journée à l’heure où le soleil tape fort sur le pays. Le moment auquel aucun vrai Viet ne résiste, qu’on soit au travail, à l’école ou en vacances… LE MOMENT DE LA SIESTE ! Ici c’est sacré et chacun dort entre 30 min et 2h chaque jour. Nous, pendant ce temps, on en profite pour trier nos photos, écrire des articles, ou partir visiter les alentours entre volontaires. Et on a le temps car les cours reprennent seulement à 14h.

Pendant certains dorment...
Nous...on visite !   

De 14h à 16h45, nous réendossons (c’est cool à écrire comme mot ça !) notre rôle de prof puis à 17h nous posons notre casquette de prof pour la casquette de « pote ».

Souvent, nous nous remettons un peu de nos émotions et de la chaleur des salles de classe puis nous allons jouer avec les enfants ou discuter avec Jean et Thuy en attendant le repas. Repas qui est servi à 18h sauf 3 fois par semaine quand les enfants ont cours de Viet vodao (art martial) entre 17h30 et 19h.

P'tite baignade avec les enfants 

A 19h30 maximum, nous sommes donc libres comme l’air et nous pouvons organiser nos soirées comme nous l’entendons ! Et on peut vous assurer… qu’on ne s’ennuie pas !! Nous restons parfois au centre pour jouer avec les enfants et traîner mais la plupart du temps, nous partons en ville, Antoine, Malika (la volontaire avec qui on forme un trio infernal…) et Justine et nous rejoignons… Rose Bonheur et ses amies.

Rose Bonheur est une jeune Vietnamienne de notre âge, que Justine connaît depuis plus de 10 ans. Elles se sont rencontrées en France grâce aux voisins de Justine qui l’ont parrainée quand elle était petite. Rose vivait dans un orphelinat et a eu la chance d’avoir des parrains extras qui lui ont permis de venir en France déjà 2 fois ! Elles s’étaient promis qu’elles se reverraient un jour au Viêt Nam… c’est chose faite !!

Nous passons donc beaucoup de soirées avec elle et ses copines de l’orphelinat ! Bowling, karaoké, casino, patin, parc d’attraction, balades on a fait toutes les activités possibles et imaginables de la ville et qu’est-ce qu’on rigole ! Elles sont toutes aussi timbrées que nous 3 et ça donne un résultat plutôt rigolo (ou apeurant vu de l’extérieur). En tout cas… Nous nous sentons complètement locaux maintenant ! Et l’avantage des soirées avec Rose… c’est qu’elles finissent à 22h maximum car les filles ont un couvre-feu à l’orphelinat (et oui, même à plus de 20 ans !).

Nous rentrons alors au centre… ou prolongeons la soirée tous les 3. Nous ne sommes jamais couchés avant minuit… le Viêt Nam nous donne vraiment une pêche d’enfer et nos 6h de sommeil nous suffisent ! On ne pourra pas dire que nous n’avons pas profité du Viêt Nam et de sa culture !

Les soirées à thème à Rose 
6
juil

Comme chaque être humain normal, les Vietnamiens se nourrissent chaque jour (oui, on aime les introductions sans intérêt). Du coup… nous aussi on mange tous les jours et, comme en France, la journée est rythmée par 3 repas… Mais c’est bien la seule similarité qu’il y a avec notre cher pays !

La journée commence avec le petit-déjeuner. Pas besoin d’en faire des tartines puisque vous savez déjà comment se passe ce douloureux moment grâce à l’article précédent et que… de toute façon… les tartines, ça n’existe pas ici !

Viens ensuite le midi (à 11h… vive la logique). Nous mangeons tous ensemble dans la cours et tout le monde se réparti sur 5 tables rondes de 8 personnes environ. Sur la table, des petits bols, des baguettes et tout le repas lui aussi réparti en plein de petits bols ; petits légumes, poisson, tofu, gingembre, sauce, bouillon, sauce. Et au centre de la table… LE grand plat, celui qui contient cet aliment si petit par sa taille et pourtant si grand en Asie, si basique et pourtant si apprécié, le beau, l’exceptionnel, le fantastique RIZ !!

A table !! 

Et ce n’est pas un cliché ! Le riz est, ici, la base de l’alimentation matin, midi et soir. Et s’il n’y a pas de riz pendant une journée… c’est que vous avez quitté le Viêt Nam sans vous en rendre compte ! D’ailleurs ici, l’expression « plus on est de fous, plus on rit » est remplacée par « plus on est de fous, moins y’a de riz » … et c’est bien vrai !

Mais les Viets sont bien plus intelligents que vous ne le pensez et ce n’est pas du tout pas par manque de moyen ou par fainéantise que les repas sont comme ça. ATTENTION… moment CULTURE (ça arrive de temps en temps)!

Il a été prouvé que pour un équilibre parfait des organes, le corps a besoin de 60 % de riz et les 40 % autres, partagés entre l’acide, le sucré, le salé, l’amer et le piquant. Le riz est si important car il est entre les aliments Yin et les aliments Yang. C’est donc le plat majeur. Tous les autres petits bols contiennent un peu de chaque saveur, un peu de Yin et un peu de Yang. C’est incroyable… ça fonctionne tout le temps, et on a jamais faim (enfin… pas trop souvent). Le repas se termine par un fruit ! Et le repas du soir (vers 18h) est similaire.

Moment culture terminé (on y va petit à petit, on ne voudrait pas trop brusquer nos cerveaux).

Sinon, niveau bizarrerie culinaire, nous sommes plutôt bien lotis au centre et nous ne mangeons pas trop de choses étranges. Ou alors… on ne le sait pas ! L’astuce ? Ne surtout pas demander ce qui se trouve dans le bol !

Pour le moment, la seule chose que nous n’avons pas pu avaler a été les œufs avariés… rien qu’en les voyant on aurait pu revomir notre repas sur la table… donc on s’est dit que ça n’était pas une bonne idée !

Ils mangent aussi du chien et du chat mais apparemment ce n’est que pour se le péter ou impressionner les Occidentaux ! D’après maître Jean, ils n’aiment pas vraiment ça ! Mais ça fait quand même bizarre quand tu lis ton menu, l’eau à la bouche et que tu tombes sur « Dog ». D’un coup, tu imagines la petit Pépête, caniche de ta voisine ou Lassi, le Golden de tes cousins dans une grande casserole… C’est un coupe-faim RA-DI-CAL !

bon app' 

Ils aiment aussi le serpent ! Mais il faut être riche pour se faire ce petit plaisir et comme on ne joue pas à la loterie ici… ça risque d’être compromis pour nous ! Mais on pense… qu’on ne s’en portera pas plus mal !

On espère que vous ne nous lisez pas en mangeant et si c’est le cas… on pense que vous n’avez plus faim maintenant ! En tout cas, mangez du fromage et du chocolat pour nous parce que la cure de désintox est quand même difficile de temps en temps !

26
juil

Nous voilà à la Maison des Affections depuis 1 mois ! Et comme vous l’avez compris nous vivons maintenant comme de véritables locaux enfin… pas tout à fait ! Un Viet n’est pas un vrai Viet s’il ne se déplace pas… EN SCOOTER !! Et hop ! Pas besoin d’en dire plus… nous venons de perdre la moitié de notre audience (nos proches)… tous évanouis sur leur sièges rien qu’à l’idée de lire la suite de l’article. Et vous avez raison car ça va décoller (comme un scooter sur une route vietnamienne) !

Avant notre départ, les voisins de Justine qui connaissent le Viêt Nam comme leur poche, nous avaient fortement conseillé de louer un scooter une fois sur place. Ayant déjà vu des photos de la circulation en Asie, nous avons tout de suite mis cette information au fond d’un placard en disant : On s’en fout, nous… on prendra le vélo ! Idée qui a persistée à Hanoï quand nous avons vu les centaines de scooters qui défilent et se croisent au millimètre.

Mais pour nous, le changement… fut à Hué (contrairement à François qui croyait que le changement c’était maintenant). En effet, la Maison des Affections se trouve dans un petit village à 7km de la ville de Hué. Pour s’y rendre, c’est tout plat et largement faisable en vélo mais nous avions oublié un facteur… le facteur météo ! 2 coups de pédale et tu es déjà liquéfié sur ton vélo, le joue rouge comme des feux de signalisation et le T-shirt trempé. Nous avons donc remis en question la probable possibilité de se procurer un scooter.

le fameux vélo 

C’est finalement Sylvain, un volontaire sur le départ, qui nous a convaincu. Il nous a proposé de poursuivre la location de son scooter (à 2,50 euros par jour, un prix défiant toute concurrence) et de nous donner un petit cours ! Sur ces mots, nous voilà dans notre petite rue à faire nos premiers mètres sur notre nouvelle monture (ça change de Johnny et Napoléon, nos montures mongoles). Et à part un mur qui a failli se jeter sur Antoine et quelques trous qui se sont glissés sous nos roues… on s’en sort plutôt pas mal pour des débuts !

3 jours plus tard, nous sommes sur la route non pas avec notre scoot… mais sur notre vélo pour retrouver Sylvain et le loueur de scooter. Et là… c’est un grand moment qui s’apprête à se dérouler… Imaginez Antoine en grenouille sur un vélo trop petit et Justine, accrochée sur le porte-bagage pour 40 minutes de trajet !! On a fait rire plus d’un Vietnamien… on peut vous l’assurer (et les jambes de Antoine et les fesses de Justine s’en rappellent encore)!

Vient le moment de la location… et pour ceci, rien de plus facile ! Tu arrives, tu dis combien de temps tu veux le scoot, tu payes et tu pars avec ta petite bécane. Passeport ? Permis ? MAIS POUR QUOI FAIRE VOYONS ?!

Justine est la première à se lancer dans la circulation vietnamienne, escortée par Antoine en vélo derrière. MAMAAAAAAN JE VAIS MOURIR !!!

Mais en fait, nous nous rendons très rapidement compte que les Viets ne dépassent jamais les 40 km/h et surtout, qu’il y a une vraie logique dans leur conduite ! Regarde devant toi et tout ira bien ! Antoine prend ensuite la main, escorté par Justine en vélo, et nous rentrons à la maison, en vie et plutôt rassuré par l’utilisation de ce moyen de transport.

Le lendemain, nous passons à l’étape 2… utiliser le scooter… à 2 ! Et c’est Antoine qui se lance en premier. Justine et son poids « plume » derrière ne lui ont pas posé de problème, du pipi de chat ! Par contre… le contraire a été un peu plus compliqué (malgré le poids plume d’Antoine)… mais nous sommes rapidement devenus de vrais pros après quelques démarrages un peu zigzagants (ça aussi c’est un mot hyper fun à écrire !).

Nous voilà comme de vrais Viets ! Avec notre scooter, nos casques qui ne servent pas à grand-chose et notre petit klaxon pour prévenir de notre arrivée (mais certainement pas pour râler car un Viet ne râle jamais au volant!!).

L’étape 3, fut à l’arrivée de Malika, une volontaire avec qui nous avons très rapidement sympathisé et voulu faire des sorties. Problème… comment sortir en ville à 3 quand on a qu’un scoot ? Figurez-vous qu’ici la question ne se pose pas, un scooter c’est comme une voiture, c’est fait pour 4 personnes ! Et aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà à 3 sur le scooter, Antoine et Malika en tant que tranches de pain et Justine en tant que tranche de jambon (ou de tomate pour les vegansà mais elle préfère l’idée d’être un petit cochon plutôt qu’une grosse tomate. Et ça marche !! Bon… Malika a vite loué un scooter parce que le confort n’est pas maximum mais comme quoi… tout est possible au Viêt Nam !!

LE sandwich !  

Maintenant l’étape 4… monter à 4 sur le scoot et faire un salto…

Ahahah nous sommes vraiment des petits rigolos ! (oui, on s’auto fait rire) mais ne mourrez pas maintenant (si ce n’est pas déjà fait), ce n’est pas vrai !

Pour finir ce bel article, nous dédions ces quelques lignes à nos papas et nos mamans pour leur dire que nous restons très prudents, et de ne pas s’inquiéter car l’étape scooter est terminée dans 2 jours ! Il faut vraiment tester l’expérience pour y croire mais la circulation se fait vraiment bien ici même si… après les centaines de kilomètres parcourus pendant ce mois… nous ne sommes plus « entiers »… mais finalement… la véritable question est : avons-nous déjà été entiers un jour ?

De gros bisous à vous tous !

Photo prise à 80 km/h sur l'autoroute 
9
juil

Comme nous travaillons 6 jours sur 7, nous profitons de notre dimanche pour nous reposer… nan on rigole ! Le P’tit Pote est une espèce qui ne se repose JAMAIS !

8h00 du matin, nous sommes déjà sur la route direction « nulle-part » pour visiter un peu ! Ça, c’est l’avantage du scooter… pas besoin de définir à l’avance l’itinéraire, il suffit de suivre les jolis paysages ! Nos 2 points de chutes sont simplement le petit pont japonais et la mer ! C’est tout ! La route est magique, nous sommes entre les rizières, les locaux et les buffles, sur de toutes petites routes droites sans personne (et encore moins des touristes !).

Notre première destination, le petit pont, est très mignon. C’est un des seuls ponts couverts du Viêt Nam et il fait très frais dessous. Les Viets l’utilisent donc pour leurs nombreuses siestes de la journée. Derrière le pont… le marché ! Plutôt calme, mais une chose est sûre… on fait rire les marchands ! A ce moment-là, 2 solutions : se sentir gênés et partir en courant ou « s’autodériser » et rigoler avec eux. Nous avons choisi la 2ème option et rigolé (on ne sait toujours pas pourquoi, mais ça avait l’air drôle)!

Le petit pont et le marché 

Une fois toutes les horreurs du marché passées (vous savez, le fameux endroit boucherie où on casse le cou du canard encore vivant pour le faire rentrer dans votre sac plastique… mmmh), nous avons repris la route sur notre belle Harley ! Le chemin est toujours un régal tant pour nos yeux que pour notre postérieur. Nous repérons un petit village au milieu de nulle part (au milieu de la lagune de Phu An pardon…) et décidons de nous y rendre, quel bon feeling ! C’est au milieu des cultures de poissons, les maisons sont sur pilotis en bambou, le dépaysement est total et il n’y a personne ! Nous sommes subjugués par la beauté du paysage et… et… il n’y a pas de mot…

La lagune et les cultures de poissons 

Heureusement, nos estomacs sont là pour nous faire revenir à la réalité… ON A FAIM !!! Nous mangeons dans un resto sur pilotis au milieu des locaux qui nous font un accueil chaleureux puis nous partons voir la mer ! Les plages sont assez sales ici car les Viets n’ont absolument aucune conscience environnementale. Ils ont d’autres chats à fouetter (hop, encore une expression bizarre). Mais c’est tout de même un p’tit coin de paradis !

Le beau resto 

Première plage de notre voyage, nous profitons un peu de l’eau chaude, du sable fin et des smoothies de l’hôtel juste à côté. Nous y sommes aux heures les plus chaudes de la journée et il n’y a pas un chat (Normal nous diriez-vous… ils sont en train de se faire fouetter).

Nous rentrons en fin de journée après une sacrée journée, fatigués mais heureux et parés pour une nouvelle semaine avec nos p’tits monstres !

La plage 
9
juil

Qui dit volontariat dit volontaires ! Et comme en Mongolie, nous partageons donc notre expérience avec ces personnes que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam mais avec qui, un lien privilégié se créer très rapidement.

Ici, les volontaires défilent moins qu’en Mongolie et les personnes venues en solo sont très rares. Jean et Thuy accueillent majoritairement des jeunes d’écoles françaises ou des scouts qui viennent souvent pour de gros chantiers.

Depuis notre arrivée il y a un mois, nous avons rencontré 2 David, très vite repartis, ayant chacun perdu un de leurs grands-parents à quelques jours d’intervalles (il fallait le faire) puis un groupe de l’ECE (Ecole d’ingénieur parisienne) venu pour refaire la cour de l’école.

Un des David et les étudiants de l'ECE avec les enfants

Maintenant, nous sommes avec Malika, venue en solo et qui donne des cours avec nous et un groupe de 6 scouts venus pour développer un jardin médicinal !

Les Scouts et Malika 

Chaque histoire, chaque projet est hyper intéressant ! Nous sommes tous là pour la même chose est l’entente est parfaite ! Ça aussi, c’est un des petits plaisirs du volontariat !

Article court mais important car c’est avec une bonne équipe de l’on réalise de belles choses.

Et même si nous ne pouvons pas encore dire que nous avons accompli de belles choses, nous pensons être une belle équipe et ça… c’est déjà un bon début !

14
juil

Et oui, qui dit volontariat dit aussi enfants qui courent de partout, qui crient plus fort qu’un stade entier, qui te grimpent dessus comme si tu étais un arbre et surtout… qui te donnent de l’amour comme si tu étais de leur famille.

Mais contrairement à la Mongolie, les enfants étaient très timides à notre arrivée. Ça nous a fait bizarre, nous qui avions l’habitude de ne pas pouvoir faire 3 mètres sans qu’un petit pot de colle ne vienne s’accrocher à notre jambe ou notre bras.

En même temps, nous sommes arrivés avec un statut qui n’était pas à notre avantage… celui de prof de langue ! Et ça… ça n’aide pas !

Ici, l’anglais et le français sont directement reliés à l’école et la majorité d’entre eux ne voit pas l’aspect communicationnel de ces langues. Il a donc fallu quelques semaines pour qu’ils comprennent que nous étions profs mais que nous étions avant tout Justine et Antoine, leur 2 P’tits Potes !

2 P’tits Potes qui se retrouvent encore une fois face à un problème majeur… LES PRENOMS ! Sur une échelle de 0 à « complexe » on est à + 1 000 !! Ici, les enfants ont un prénom toujours composé d’au moins 2 mots mais on les appelle plus souvent par le dernier nom. Par exemple Nhu Y devient Y ou Hoai Thu’ong devient Thu’ong et quand c’est trop compliqué ou qu’il y a déjà trop d’enfant ayant le même prénom, on donne un surnom qui n’a rien à voir avec le prénom de base ! Par exemple Nhu Y est aussi Y et Moon… Du coup on pensait au début que c’était trois personnes différentes qui se ressemblaient beaucoup… Ce moment de solitude intense quand tu comprends que c’est la même personne… Voilà voilà…

Et quand tu as enfin compris le système, que tu commences à connaître quelques prénoms, une chose te fait défaut. Une chose de très dur à changer et qui fait beaucoup rire les enfants… L’ACCENT ! Un même mot avec des accents différents va avoir des significations différentes. Par exemple cà, cá, ca voudra dire poisson, aubergine ou chant. Il se peut donc que quand on appelle un enfant, on le traite d’aubergine… et c’est un exemple parmi tant d’autre !

A part ça, les enfants sont très obéissants et respectueux les uns envers les autres. Ils sont comme de vrais frères et sœurs et certains d’entre eux ont lié des amitiés extrêmement fortes. Thuy leur inculque tous les jours les valeurs du respect et de la tolérance et ça se sent… même s’ils restent des enfants qui aiment faire des bêtises !

Nous avons mis longtemps à gagner leur confiance mais une fois la confiance installée, elle est difficilement déracinable ! Nous faisons maintenant partie de la famille et comme toujours… le départ va être difficile !

De gros bisous à tous, on essaye de rattraper notre retard dans les articles mais notre vie trépidante ne nous en laisse pas beaucoup le temps !

On pense bien à vous et profitez de vos vacances (pour ceux qui en ont) !!

15
juil

Ce samedi, les enfants vont presque tous à la pagode et ne viendront pas en cours. Petits astucieux que nous sommes, nous avons réorganisé nos emplois du temps pour pouvoir avoir un weekend entier !

Et pour ce weekend, c’est en direction de Hoi An que nous allons avec Malika (la volontaire) et Rose Bonheur (la copine viet de Justine). Nous prenons nos petits scooters pour 4 heures sur la route mandarine, une route bien connue au Viêt Nam pour sa dangerosité et son taux de mortalité… (combien de crises cardiaques de votre côté ?). Bien évidemment, c’est une boutade ! Cette route est bien connue pour sa beauté et son col des nuages et non pas pour son danger (ahah nous sommes de petits comiques).

La fameuse route mandarine 

Et la route est en effet très belle, entre mer et montagne, c’est plutôt dépaysant ! Nous arrivons à notre hôtel en fin de matinée et y retrouvons Justine et Maxime, un couple de voyageur français que Rose avait rencontré la veille à son orphelinat. Ils sont super cools et nous allons passer le weekend avec eux.

Après une petite sieste (le scoot, ce n’est pas de tout repos), nous partons manger un bout et visiter la ville. Pas de chance, il y a un typhon au-dessus du Viêt Nam… ll pleut donc des trombes d’eau ! Mais on s’en fout, on sort les ponchos et c’est parti !

Notre chambre 

Cette petite ville est très touristique mais magnifique ! Il y a des lanternes de partout et des petits canaux qui passent dans toute la ville. C’est féérique… même sous la pluie ! Nous parcourons la ville tranquillement et une lubie touristique nous prend soudainement… Et si on achetait tous un haut Banane ?! Ne nous demandez pas d’où vient cette idée, on en a aucune idée… mais nous ne ferons pas machine arrière, nous ne partirons pas sans notre haut banane !!!

A la fin de la journée, le challenge est réussi ! Nous sommes tous vêtus de nos plus belles bananes, pour le plaisir des autres touristes et commerçant qui nous regardent passer.

Hoi An et le début de la folie babane 

La nuit tombe, les lanternes de couleurs s’éclairent et la ville prend un tout autre charme ! C’est encore plus beau que de jour ! Nous mangeons un bout au marché nocturne et allons boire un coup… mais la famille banane est très fatiguée et ne fera pas long feux !

Team Banana 

Le lendemain, le typhon se fait encore plus ressentir ! Il pleut sans s’arrêter et ça donne envie de se mettre devant un film avec un chocolat chaud !! Nous traînons donc dans notre chambre de luxe avant d’affronter la pluie pour le petit déjeuner ! Mais ce temps inspire la famille banane qui est étrangement très en forme et a fait le plein de bonne humeur pendant la nuit !

Mouillés pour mouillés, nous décidons de partir en direction… de la plage ! Personne à l’horizon, transat pas payant, eau chaude, restaurant privatisé, que des avantages pour une famille banane comblée !!

La plage 

Maintenant qu’on a bien rigolé… il va falloir rentrer à Hué car le devoir professionnel nous appelle… et sous cette pluie… ça s’annonce encore une fois comique ! Heureusement, la pluie se calme juste pour notre départ !

Bien qu’un peu humide, les 4 h de route se passent plutôt bien. Pilote Antoine et pilote Rose gèrent le trajet à merveille ! Nous rentrons mouillés, fatigués mais bien content de ce petit weekend pluvieux mais heureux !

Retour humide 
19
juil

Grâce à la collecte de fonds en ligne que nous avions fait avant de partir, nous sommes partis riches (mais ça, c'était avant) et plein de projets en tête !

Mais cette richesse et ces liasses de billets nous pesaient tant que nous en avons laissé une partie en Mongolie, somme dépensée dans diverses choses et sur du long terme à l'orphelinat.

Nous avons continué notre chemin, semant quelques billets au fils des jours. Mais une fois arrivés au Viêt Nam, le poids de cette richesse devînt insupportable ! Nos proches ont été trop généreux, NOUS SOMMES TROP RICHES... que pouvons-nous faire de cet argent ? Le manger ? Pas terrible à ce qui paraît...Le jeter... bof…e revendre ? Complètement idiot comme idée...

La meilleure solution ? En faire profiter les enfants !

Et Thuy n'était pas à cours d'idée quand nous lui avons exposé tout ça… LES ENFANTS ONT BESOIN DE CHAUSSURES!!

BINGO !! Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà sur notre scooter accompagnés de Thuy en personne (vous la connaissez maintenant), Anh (une jeune qui vient souvent pour voir les enfants) Thoang et Sissi (2 filles du centre) pour aller acheter 50 paires de chaussures !

On a jamais mis autant de temps et d'argent dans un magasin... même en 20 ans d'existence nous n'avons pas acheté autant de paires de chaussures... mais quel plaisir de dépenser pour la bonne cause !

Chaque paire est choisie en fonction de la pointure et des goûts des enfants et pour ça... maman Thuy est incroyablement efficace !

Shopping !  

Nous, on part à la chasse aux pointures demandée et ensuite... on fait approuver par Thuy. Et là... 2 options : soit tu te prends un gros SAO dans la figure qui signifie "c'est moche"... donc tu reprends tes recherches pour quelque chose de plus kitch (les Asiat' aiment le kitch!!) soit ça passe le contrôle beauté et tu peux mettre sur le comptoir, pas peu fier d'avoir trouvé du 1er coup !

1h30 après, toutes les paires sont sur le comptoir ! On paye, on emballe puis vient la partie la plus fun... transporter tout ça sur le scooter !! Heureusement qu'après 1 mois, nous sommes plus Viet que jamais ! Les 3 scooters se suivent, sacs pendants sur les côtés, quelqu'un dans les bras ou sur la tête. De loin, on pourrait croire à un braquage de magasin de chaussures ou à des accros du shopping qui ont eu la fièvre acheteuse !!

Chargés comme après les courses de Noêl !  

Arrivés au centre, c'est Noël avant l'heure ! Toutes les paires sont alignées sur le sol pendant au moins une heure. Chaque enfant les regarde AVEC LES YEUX, PAS AVEC LES MAINS, en se demandant quelle paire lui sera destinée.

Puis vient la remise des chaussures ! C'est un très bon moment !

Tous les enfants viennent nous voir un par un en nous montrant leurs pieds et en nous remerciant. Quant à nous... on ne s'est jamais autant extasiés devant des pieds! OH CES BELLES CHAUSSUUURES !

Les sourires sur les visages parlent d'eux-mêmes, et nous, on est super contents !

Une chose est sûre... ce volontariat... c'est vraiment le pied !

On vous laisse profiter de vos vacances sur cette blague vraiment trop facile (mais il fallait qu'on la cale quelque part...).

Que les juilletistes retournent au boulot et que les aoûtiens envahissent les plages !

De gros bisous !

22
juil

En France comme au Viêt Nam, le jeudi et le vendredi font toujours lieu à une réflexion très intense : mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire ce week-end ?

Et l’avantage d’être dans un pays inconnu, c’est que des centaines d’options s’offrent à toi… puisque tu ne connais rien du pays !!

En ce dimanche grisonnant mais chaud, nous avons décidé de nous rendre dans un parc national au sud de Hué. Nous partons donc avec Malika vers 8h sur nos belles Harley. Il y a environ 2h de trajet entre montagnes et routes pas très intéressantes.

Vers 10h nous arrivons à notre point de chute ! A partir d’ici, il faut soit grimper à pieds (journée de marche) soit payer et monter en bus pour pouvoir se balader sur les hauteurs et voir les fameuses 5 cascades ! Nous optons pour la 2ème solution et prenons un minibus dont nous partageons les frais avec un Français et un groupe de 5 Canadiens. Comme d’habitude, nous tombons sur des gens très sympa et nous décidons de faire la balade ensemble !

La route et l'arrivé en haut 

Le bus grimpe, grimpe et nous comprenons vite pourquoi la route est fermée aux scooters ! Arrivés au sommet, MAIS ? MAIS ? Qu’est-ce que cette nouvelle sensation sur notre peau ? Nos poils se lèvent, on a des petits frissons, que se passe-t-il ?? On nous apprend que ce phénomène étrange s’appelle « le froid » ! ET OUI ! ICI, IL FAIT FROID (environ 15°C) et on avait pas du tout prévu ça !!

On commence notre marche avec une vue imprenable sur… rien, car nous sommes dans les nuages mais en tout cas, ça a l’air super beau !

Nous faisons ensuite notre pause déjeuner dans le seul et unique restaurant du parc. Nous sommes seuls, personne ne parle anglais et ils n’ont pas l’air habitué à voir du monde ici (surtout des blancs) ! La commande des plats est un grand moment mais nous parvenons à manger à notre faim !

Nous reprenons ensuite la route pour les cascades, il fait très humide, quelques radées nous tombent sur la tête mais rien de bien effrayant pour les vikings que nous sommes !! Finalement la chose qui nous effraiera le plus… ce sont les sangsues qui se sont invitées à la balade…

Et on peut résumer cet épisode par : AAAAAAHHHHH !! Ca colle, ça colle, je n’arrive pas à m’en défaire, aidez-moi, mais lâche moi, dégage, AAHHHH !!

Et ce, pour le plus grand bonheur des autres qui regardent la personne attaquée avec une question en tête : combien de temps va-t-elle mettre pour se débarrasser de cette sangsue ? Nous voudrions d’ailleurs remettre la palme de l’agitation et de la peur à Malika qui nous a vendu du rêve sur tout le chemin !

Mise à part ce petit aléa naturel, nous avons vu les cascades et alterné entre l’accrobranche, la via ferrata et la randonnée pour nous y rendre ! C’était génial ! Le chemin n’était pas du tout indiqué, ce qui a donné lieu à des situations de réflexion intense au sein du groupe, mais heureusement nous n’avons pas eu besoin de manger les sangsues pour survivre et toujours retrouvé notre chemin !

Les vikings combattant les sangsues et la team de choc 

Vers 16h, notre chauffeur nous a redescendus à la chaleur vietnamienne et à nos scoots parce que ce n’est pas tout, mais on a de la route et demain… il y en a qui travaillent !

Encore une belle excursion et plein de nouvelles petites anecdotes à raconter !

Nous avons dépassé les 2 000 vues sur notre blog donc un grand merci à tous ceux qui nous suivent assidûment et ceux qui viennent juste jeter un œil de temps en temps !

Des bisous à tous !

24
juil

Assez inattendu mais pourtant bien réel, la cousine de Justine, Lorine, et sa copine, Elodie, ont pris un week-end pour rendre visite aux 2 P’tits Potes. On est d’ailleurs assez déçu que vous n’ayez pas fait de même… France - Viêt Nam, c’est largement faisable sur un petit week-end de 3 jours…

Pour de vrai, elles ne nous aiment pas tant que ça (et ne sont pas aussi riches)… Elles étaient simplement au Viêt Nam pour leurs vacances et nous nous sommes dit : pourquoi ne pas faire en sorte de croiser nos chemins ?!

Aussitôt dit, aussitôt fait, les voilà qui débarquent pour 2 jours ! Nous prenons donc notre lundi pour les accueillir et passer la journée avec elles.

Et pour bien les mettre dans le bain, rien de mieux qu’une traversée de la ville en scooter avec les gros sacs et les souvenirs ! C’est le cadeau de bienvenue et… quel cadeau quand on n’a pas encore testé le scoot au Viêt Nam mais qu’on a déjà vu comment les Viets conduisaient…

Mais nous sommes des pilotes d’exception maintenant et le baptême se passe à merveille. Une fois arrivés au gîte, nous les laissons se remettre de leur longue nuit de trajet dans le petit havre de paix de Jean et Thuy.

Après le repos, la visite ! Et pour cet aprem, nous avons concocté un programme d’enfer ! Pas de bol (blague RIZible quand on est en Asie), il y a un typhon qui s’est installé sur le Viêt Nam pour 2 jours… Catherine Laborde pourrait vous expliquer qu’un typhon engendre de très fortes pluies incessantes et quelques belles rafales de vent…

Mais rien ne nous arrête et nous partons faire un tour de Hué avec nos K-way (de étincelants). Nous mangeons un bout dans un petit boui boui pour 3 euros à 4 (ce n’est pas aujourd’hui qu’on va s’endetter) !

Nous partons ensuite dans la lagune que nous vous avons déjà fait découvrir il y a peu (cf article « Le dimanche, c’est aventure) et que nous avions adorée. Et comme vous pouvez l’imaginer… nous ne sommes pas 4 sur notre petit scooter (même si nous sommes toutes les 4 BELLES et SVELTES --> 3 filles, 1 garçon, le féminin l’emporte).

Malika a eu la gentillesse de nous prêter le sien ! Nous arpentons dons les routes vietnamiennes comme des pros, Lorine et Elodie sur un scoot et les 2 P’tits Potes sur l’autre. Nous allons tellement vite que nous passons entre les gouttes et nous profitons de la beauté des paysages !

C’est toujours aussi magnifique et la chance est avec nous puisqu’il ne pleut pas dans la lagune !! Nous buvons un petit coup dans le restaurant en bambou sur pilotis puis rentrons en fin d’après-midi.

Le soir, petit tour au marché nocturne après le repas pris avec les enfants (pas de souci pour les filles… à peine arrivées qu’elles étaient déjà bien intégrées par les cuisinières comme par les enfants !).

Le lendemain, il pleut, il pleut bergèèèèèreuh ! Et là… c’est le VRAI typhon ! Celui qui ne te laisse même pas le temps de rentrer tes blancs moutons, celui qui inonde une ville entière, celui qui te laisse clouer au lit quand tu n’as pas d’impératif ! Lorine et Elodie en ont donc profité pour se poser un peu pendant que nous… nous donnions nos cours de la matinée (quel courage ces 2 P’tits Potes !).

10h30, cours terminés, il pleut toujours autant… impossible de faire quoique ce soit… notre activité canoë proposée la veille tombe à l’eau, et c’est le cas de le dire !

Nous ferons rien jusqu’au départ vers 12h. C’est encore une sacrée épopée puisqu’il pleut toujours et que la ville est en partie inondée… on hésite à faire l’activité canoë en centre-ville mais on ne voudrait pas que les filles loupent leur bus ! On arrive finalement à l’arrêt, bien mouillés mais à l’heure pour le bus ! On les abandonne ici après un beau moment passé ensemble.

Car peu importe la météo, peu importe le nombre de jours, c’est un véritable bonheur de voir des proches dans des endroits si anodins ! Si le hasard fait bien les choses et que vous avez des opportunités de retrouvailles comme celle-ci en voyage ou même en France, saisissez-les ! Ce sont des moments partagés très forts qui vous rappelle que rien ne vaut plus que votre famille et vos proches !

Cette dernière phrase fait peut-être tâche au milieu de cet article plein de blagues fines et recherchées (tout nous) mais c’est pourtant ce qu’il faut retenir !!

On vous embrasse tous et nous pensons beaucoup à vous !

24
juil

Tous les ans, fin juillet, Thuy organise un weekend à la plage avec tous les loulous de la maison. Elle les emmène dans un petit coin de paradis perdu pour fêter la fin de l’année et passer un bon moment. Et nous avons de la chance puisque, cette année, ces 2 jours tombent sur nos derniers jours au centre !

Nous voilà donc en plein cœur de l’organisation de cet évènement, très attendu par tout le monde !

Et quelle organisation puisque 2 jours avant le départ, Thuy a annoncé la composition de 5 équipes qui s’affronteront sur des petits jeux et un concours de danse durant le week-end.

Nous voilà plus motivés que jamais pour gagner et mettre une ambiance de feu !!

Une fois nos équipes repérées, il faut inventer des danses, créer une unité d’équipe et des costumes ! Beaucoup comptent sur les plus grands pour avoir des idées de chorégraphies qui feraient danser un stade entier mais les équipes 4 et 5 n’ont vraiment pas de chance puisque leur « plus grands »… ce sont les 2 P’tits Potes… et les 2 P’tits Potes n’ont vraiment, mais alors vraiment AUCUN talent de chorégraphe (on peut même dire qu’ils dansent comme des manches) !!

On s’en sort finalement grâce aux idées des enfants et nos talents d’improvisation feront le reste le jour J !

En parlant du jour J, le voilà qui arrive à grand pas !


Jeudi 27 juillet, 13h,

Tout le monde est plus en forme que jamais et paré pour le weekend !! 4 mini-bus se suivent direction Hoa Sen, un endroit paradisiaque mais inconnu des touristes, à 1h30 de Hué. Dans les bus, l’ambiance est à la fête et chaque équipe est prête à tout donner pour gagner et passer un bon moment !

Le départ 

Arrivés sur place… WOOOOOOW ! Nous restons scotchés face à la beauté du lieu. Pas de description longue et poétique (comme nous savons si bien les faire), les photos parlent d’elles-mêmes !

Petit coin de paradis 

Une fois la jauge d’émotion redescendue, nous passons aux choses sérieuses… Armée de sa corne, Thuy lance la première compétition, LE TIRE A LA CORDE ! Quelle ambiance ! Le suspense est à son comble… sauf quand Antoine se met à tirer sur la corde avec son unique bras autorisé (et heureusement sinon il aurait envoyé toute l’équipe adverse à l’autre bout de la plage) !

Nous sommes coupés par la pluie mais nous poursuivons avec une épreuve de dessin. Toutes les équipes sont concentrées pour faire la plus belle œuvre et transmettre le message qu’elles souhaitent ! Mais l’exposition sera pour plus tard, il est l’heure du moment tant attendu, l’heure du rafraîchissement (non, nous ne parlons pas de bière)…

4…3...2…1… TOUS A L’EAAAAAU !! 50 petits poissons courent jusqu’à la mer (+ 7 beaux dauphins (les Scouts et Malika) + 2 grosses baleines (pas besoin de vous dire qui c’est…)) ! L’eau est chaude, les petits comme les grands s'éclatent, c’est un vrai bonheur !

18h30, le soleil commence à se coucher et la lumière de fin de journée nous laisse sans voix (non non, les cris pendant le tire à la corde ne sont pas du tout la cause de ces problèmes de gorge…).

MAIS ! Nous avons perdu nos voix mais pas notre beauté étincelante (oui, ici tout le monde est beau et tout le monde est gentil) ! Un shooting photo géant s’instaure donc avant le délicieux repas servi dans le petit abri en bambou.

Et la soirée ne fait que commencer !! Une fois le feu de camp allumé, la compétition reprend le dessus et tout le monde réveille l’artiste qui est en lui ! Danse, chant, comédie, les groupes s’enchaînent. C’est ambiance boîte de nuit sur la plage avec des petites vedettes en pleine forme. On peut vous dire que l’ambiance est à son maximum !

Nous finissons la soirée avec les plus grands, à jouer aux cartes, chanter, papoter. Coucher vers 3h du matin pour les plus résistants !


Vendredi 28 juillet, 7h du matin

TOUT LE MONDE DEBOUT !!! Il fait déjà chaud… il faut donc faire le yoga matinal avant que le soleil n’ait raison de nous ! C’est donc les pieds dans l’eau que nous essayons d’aller toucher ces derniers qui paraissent bien plus bas que d’habitude (on ne comprend pas… on est pourtant vachement souple d’habitude !).

Une fois bien étirés, l’heure de la première épreuve sonne. Il faut remplir des bouteilles avec de l’eau de mer récupérée… avec la bouche ! Le goût de l’eau salé est très agréable en bouche à 8h du mat, on pense que chaque être humain devrait boire un verre d’eau de mer le matin, c’est très plaisant !

Puis une petite baignade s’impose avant un petit déjeuner copieux pour prendre des forces pour les autres épreuves de la journée (et oui, ça ressemble à ça Koh Lanta).

Au programme, course en sac et présentation des œuvres de la veille. C’est encore un excellent moment de rire, de partage et de réflexion. Et maintenant que nous parlons vietnamien couramment, l’explication orale des œuvres faites par les équipes fut une évidence pour nous ! Plus sérieusement (oui, ça nous arrive), nous remercions les merveilleuses élèves de français de Justine pour la traduction… Elèves tout aussi merveilleuses que leur prof soit dit en passant (partie du blog écrite par Antoine, Justine n'est pas du tout du genre à se jeter des fleurs --> Elle se jette carrément des bouquets !).

La journée se termine plus calmement, entre repas, baignades et repos. Nous quittons les lieux en fin d’après-midi. L’équipe 3 (équipe de Malika et une des scouts) repart grande gagnante mais au fond de nous, nous sommes tous gagnants, très fiers de nos équipes et enchantés par cette parenthèse magique ! Pendant 2 jours, le temps s’est arrêté, les liens se sont renforcés et les sourires n'ont pas cessé de briller !

Encore un weekend que nous ne sommes pas prêt d'oublier. Le nom "Relai du Sourire" colle parfaitement à notre projet !

On voudrait ne jamais rentrer après des moments comme celui-ci, mais tout bon moment doit se finir (pour rester un bon moment justement!) et fin août...fini les vacances pour vous... Les P'tits Potes reviennent !!

29
juil

Après ces 2 jours fantastiques à la plage, le retour à la réalité a été assez violent… et oui, nous partons déjà dimanche. Plus que 2 jours pour profiter encore des enfants, visiter Hué et donner nos derniers cours !

Et qui ne se rappelle pas de ses derniers jours de cours ?? Ceux que l’on passe à tanner le prof pour convertir le cours en salon de thé et de jeux ?! Et bah nous… nous avons devancé nos élèves et nous avons prévu le coup ! Chips, bonbons, gâteaux et même croissants et pains choc de la boulangerie française pour nos classes les plus sympas ! Le tout, rythmé par des jeux, de la musique et des intrusions dans les cours l’un de l’autre !! Bref, nos derniers cours ont simplement été un prétexte pour se rassembler une dernière fois et bien rigoler (pour changer) !

Les meilleurs des élèves ! 
A chacun son petit cadeau de fin de cours ! 

Cette expérience d’enseignement a été très enrichissante pour nous. Se confronter à différents publics, une culture inconnue, animer un cours, le rendre intéressant, savoir se montrer à la fois cool mais respecté, drôle mais crédible… Tant de choses qui s’improvisent mais qui s’apprennent et se travaillent beaucoup aussi ! Même si aucun de nous n’y a trouvé une vocation, nous avons pris un plaisir immense à partager nos savoirs tout en apprenant beaucoup de nos élèves aussi !

A peine terminé qu’on a déjà envie de recommencer !!

C'est quoi ce monde où les profs sont moins sérieux que les élèves ? 
30
juil

Fini les cours… J-1 maintenant…

Nous avons donc tout notre dimanche pour profiter encore des enfants et faire les dernières visites que nous voulions à Hué. Le problème quand tu es local, c’est que tu ne visites jamais ta propre région… ce fut la même chose pour nous !! Nous avons attendu le dernier jour pour faire les classiques de Hué (qui ne sont pourtant pas bien loin de la Maison !!!). Rapide tour à la pagode céleste puis visite de la cité interdite de Hué avec une guide qui donne envie de se jeter du toit de la cité… Mais si on oublie la guide, la cité est absolument magnifique et grandiose ! (Pour une explication culturelle, veuillez-vous référer à notre ami Wikipédia, certainement plus compétant et compréhensible que la guide ou que nous-même…)

La cité interdite 

Bon… la culture ce n’est pas pour nous, qu’en est-il du physique ?

La dernière activité que nous voulons absolument faire avant notre départ : du canoé sur la rivière des parfums !! Ni une ni deux, nous empruntons un canoé à Jean et Thuy et partons avec Malika parcourir cette magnifique rivière ! Nous ramons, ramons, ramons mais plus nous avançons, plus notre canoé se remplit d’eau !! Nous savions que nous étions de grosses baleines mais quand même pas au point de couler un canoé !! Nous continuons dans l’espoir que l’eau s’évacue comme par magie… l’espoir fait vivre mais l’eau fait couler… nous retiendrons que la seconde partie de cette phrase…

Nous voilà donc tous les 3 à nager A COTE du canoé en essayant de la ramener à bon port… et pour la petite information, NON nous n’étions pas trop gros, le canoé était simplement fissuré !

Du coup si on récapitule : culture pas pour nous, sport pas pour nous… C’est triste quand même…

Mais heureusement qu’il nous reste la partie sociale ! Celle qui demande un peu de culture mais pas trop, un peu de condition physique mais pas trop non plus. Celle qui nous demande juste d’être nous-même, les 2 P’tits Potes !

L’heure des aurevoirs sonne donc… nous offrons une grande mosaïque de photo à Jean et Thuy pour les remercier de leur accueil formidable et passons nos derniers instants avec les enfants. Certaines de nos élèves qui ne vivent pas sur le centre font même le déplacement pour venir nous faire un dernier bisou ! Ça nous touche beaucoup !

La mosaïque offerte à Thuy et Jean 

Les premiers aurevoirs passés, nous faisons nos valises et passons nos derniers moments avec notre acolyte Malika ! Ca va faire bizarre de voyager de nouveau à 2 après trois semaines passées à vadrouiller en trio !

5h00 du matin le lendemain. AAAAH c’est trop duuuur ! On veut rester làààà… Après avoir nettoyé notre chambre et bouclé nos sacs à dos (la tête dans le c**) nous sommes allés faire un dernier tour à la Maison des Affections car certains des enfants nous avaient promis qu’ils se lèveraient. Thuy n’est pas venue nous faire un bisou (on apprendra après qu’elle n’aime pas les au revoirs et elle a bien raison !) mais les enfants sont là ! Debout, la tête dans le c** eux aussi !

C’est le cœur serré et les larmes au bord des yeux que nous leur faisons un dernier câlin, un dernier bisou en leur promettant de revenir un jour. Une promesse que nous espérons tenir mais qui, on le sait, dépendra de beaucoup facteurs de nos petites vies de ministres !

Photo prise au départ. A croire que le téléphone aussi avait la tête dans le c**! 

Une chose est sûre, nous savons que la Maison des Affections est notre maison maintenant et que dans 6 mois, dans un an ou dans 10 ans… nous y serons toujours les bienvenus!

31
juil

Pas encore remis de nos émotions et déjà dans l’avion pour de nouvelles aventures ! Direction le sud du Viêt Nam cette fois-ci pour visiter Ho Chi Minh Ville (anciennement appelé Saigon), 2ème plus grande ville du pays.

A première vue, la ville paraît immense ! Et notre hôtel doit être bien petit puisque nous ne le voyons pas à l’adresse indiquée… Après avoir déambulé dans les rues nous le trouvons finalement grâce à de gentils Vietnamiens venus nous aider.

Pas le temps de niaiser, nous voilà déjà dans la ville pour... manger. Ici, nous mangeons toujours dans les petits boui-bouis sur les bords de route. L’accueil y est toujours chaleureux, la nourriture bonne et généreuse et les prix IMBATTABLES (1 € par personne).

Bien rassasiés, nous partons explorer la ville. C’est très très grand, plutôt moderne et pas très chaleureux… Il n’y a aucune petite ruelle sympa pour se balader, ni de petit parc pour se poser… ce ne sont que d’immenses axes routiers avec des scooters, des bruits de klaxon et des passages piétons qui porteraient mieux le nom de « passage suicide ».

Ho Chi Minh ville 

Nous sommes un peu déboussolés après notre mois de zénitude totale chez Jean et Thuy et décidons de partir en quête de verdure et de calme au jardin botanique de la ville.

Une fois arrivés nous sommes soulagés ! Soulagés car nous ne sommes pas morts sur l’un de ces passages suicides mais aussi soulagés de ne plus entendre de bruits et de voir des arbres et des fleurs (Sacrebleu ! On dirait 2 vieux qui parlent !) !

Nous nous ressourçons et faisons un tour du jardin et du zoo. Il ne vaut pas le parc de la Tête d’Or mais ce n’est pas trop mal non plus !

Le jardin botanique 

Nous rentrons à l’hôtel après une belle journée de visite et lessivés comme après un marathon !

Le lendemain, départ assez tôt. Notre mission ? Trouver un scooter à louer pour partir faire le Delta du Mékong (sud du Viêt Nam). Mais la tâche s’avère plus difficile que ce qu’on pensait. Il y a des loueurs de scooter à la pelle mais aucun ne veut nous laisser partir pour faire le Mékong (à 3 heures de route). On pense qu’ils ont déjà eu quelques problèmes avec des touristes et qu’ils n’ont plus confiance.

On trouve finalement une dame qui nous en loue un à un prix raisonnable. Bon… on doit vous avouer qu’on a un peu menti sur notre destination… mais chuuut, il ne faut pas le dire !

10h, les 2 P’tits Potes sont en route pour de nouvelles aventures !! Direction le Mékong, notre dernière excursion vietnamienne.

1
août

Nous voilà donc sur notre scoot’ partis pour de nouvelles aventures dans le Mékong ! Ça nous rappelle les virées dans la ville à Hué… On est nostalgique…


Plus la route avance, mieux on comprend pourquoi les loueurs de scooters sont si stricts avec les touristes !

1) La route est grande, il y a beaucoup de monde et ça demande beaucoup de concentration,

2) Leurs scooters ne sont vraiment pas des scoot’ de compèt… Après une heure de trajet, nous sommes sur le bord de la route en train de faire changer la chaîne qui nous a lâchement laissé tomber. Heureusement le p’tit jeune mécanicien qui nous aide est super sympa et fait du bon boulot !


C’est avec un beau scooter flambant neuf (à quelques choses près…) et un peu plus pauvre qu’il y a une heure, que nous reprenons la route en priant tous les dieux existants pour que notre petite bécane nous emmène jusqu’au bout….

Sur tout le chemin, nous la traitâmes comme notre enfant, nous lui donnâmes tout le carburant dont elle eut besoin, nous lui susurrâmes des mots doux à l’oreille… Et elle nous guida jusqu’à My Tho sans nous faire la moindre frayeur !

De vrais viets !  

Bon par contre… notre bécane ne nous a pas emmenée dans la plus sympathique des villes… il n’y a pas grand-chose ici. La ville est construite autour de très grands axes. On fait quand même un petit tour pour nous remettre de nos émotions et pour laisser un peu de répit à nos petites fesses qui encaissent tous les coups depuis ce matin !

On mange en plein milieu d’un carrefour (on parle bien évidemment d’un carrefour de voitures, les hypermarchés ça n’existe pas encore ici) bercés par le doux bruit des klaxons et la douce odeur des pots d’échappement ! On adore !

Le ventre plein, nous nous remettons en selle direction Ben Tre, une autre ville du delta, celle dans laquelle nous poserons nos sacs pour la nuit.

Oh la belle petite chambre sans fenêtre et bien humide. On part explorer la ville de peur de moisir si on reste ici trop longtemps dans cette chambre ! Et on fait bien car Ben Tre est plutôt sympa ! Il y a un petit marché très très local, un petit parc assez vert dans lequel les Viets se retrouvent en fin de journée pour faire du sport ou juste papoter et surtout, il n’y a aucun touriste ! Nous ne comprenons pas trop d’ailleurs car le delta du Mékong est une destination phare au Viêt Nam ! Mais on aime être immergé au milieu des locaux, manger avec eux, voir leur regards se poser sur nous, les voir taper leur pote à côté et lui dire « discrètement » : REGARDE ! IL Y A DES BLANCS !

Ben Tre 

Nous ne pourrons jamais être de vrais Viets (pas assez bridés pour ça…, sauf peut-être Justine) mais vivre comme eux est déjà une bonne chose !

J2 dans le prochain article !

2
août

Aujourd’hui, on quitte les villes pour s’attaquer au vrai Delta ! On veut encore plus de petits chemins, de cocotiers, de petits canaux !!

Et il suffisait de demander ! Nous sommes maintenant en route pour l’ouest du delta sur des petits chemins de terre au milieu des cocotiers !

En chemin, nous nous arrêtons pour faire une visite assez spéciale, une visite qu’on ne fait pas souvent dans sa vie (ou alors il faut consulter rapidement…) et à laquelle on ne pense pas… Une fabrique de briques !

Et oui, ici, c’est encore le principal moyen de construction et les briques sont encore faites de manière artisanale (Vous ne trouvez pas qu’on dirait Jamy de « C’est pas sorcier » qui parle ?).

Bref, c’est plutôt impressionnant et nous nous découvrons soudainement une passion cachée, enfouie au plus profond de nous depuis tant d’années… la passion des briques !

Après cette visite, chaque mur de brique croisé sur notre passage, nous fait de l’œil, chaque carriole remplie de briques, nous interroge, et chaque brique un peu différente de la précédente, nous extasie (en parlant d'ectasy, nous vous promettons que nous n’avons pris aucune substance illicite avant l’écriture de cet article !).

Des briques et encore des briques !

Après la fabrique de briques, nous cherchons la fabrique de bonbons de coco que nous avions repéré sur un plan. On ne la trouvera jamais mais peu importe, le lieu est absolument magnifique et chaque petit chemin pris réserve une belle surprise !

On passe de village en village et tous les kilomètres nous avons le droit à de grands coucous et de grands « HELLOOOO ! ». On mange dans un grand hangar dans lequel c’est certainement la première fois qu’ils voient des blancs ! Ils nous regardent intrigués et essayent de nous vendre toute leur petite épicerie avec humour. On mange très bien et la mamie qui a cuisiné pour nous est aux anges quand on lui fait comprendre que c’est très bon ! De quoi nous mettre le sourire pour la fin de la journée !!

On rejoint ensuite notre homestay du soir, tranquillement. Tous les chemins plus fous et plus petits les uns que les autres. On adore !!

Des locaux... 
...et des paysages 

Notre homestay se trouve sur une sorte de presque-île. Ca ressemble un peu à chez Jean et Thuy (on veut y retourneeeer !!). C’est très beau ! Bien qu’il n’y ait toujours pas de touristes (ou très très peu), ils connaissent les blancs ici et ils sont assez fort pour les faire payer comme des blancs ! Nous achetons donc un sandwich à la mamie du coin deux fois plus chers que le Viet qui arrive après nous ! Mais on n’y peut rien et ici, c’est comme ça et ce n’est absolument pas caché !

Demain encore une grosse journée qui nous attend ! Le Mékong c’est vraiment trop bien !

3
août

7h30, départ pour 4h d’excursion avec le frère du proprio du gîte ! On part avec lui en bateau parcourir les p'tits et grands canaux du delta. Ici de nombreux Viets vivent sur l’eau. Ils vivent principalement de la pêche et des ressources du monde aquatique. Leur mode de vie est fascinant !

Sur le chemin nous nous arrêtons d’abord dans une petite maison dans laquelle ils produisent du miel royal. Ils sont très fiers de nous montrer leurs abeilles et nous faire goûter leur miel qui, on doit se l’avouer, est délicieux !!

la ruche 

Nous repartons sur notre private boat (on vous jure, on n’a pas gagné à la loterie vietnamienne !!) et notre super pilote !! Il n’a pas beaucoup de dents, il ne parle pas notre langue, la communication est assez restreinte mais ça ne nous empêche pas de beaucoup rigoler !

Il nous emmène ensuite visiter une fabrique artisanal de bonbons mais on est presque déçus……… Nous… On voulait des briques !! C’est tout de même très intéressant de les voir faire ! Bonbons de coco et riz soufflé, le tout à la main avec les méthodes artisanales. Et en plus… c’est très bon (meilleur que les briques).

fabrique de bonbons 

Manger c’est bien, mais il faudrait nous hydrater un peu ! Et hop, même pas besoin de le dire, notre pilote a prévu de nous emmener dans une barque/bar à fruits ! C’est comme un marchand de fruits, mais dans une barque ! Le concept est super et notre noix de coco est DE-LI-CIEUSE !!

le "bar" à fruits 

Bien rassasiés, nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Notre pilote sans dent nous invite à monter dans une barque pour visiter les petits canaux impraticable en gros bateau. C’est encore une fois magnifique et avec nos chapeaux de Viets et nos yeux d’Asiat’ nous nous sentons comme à la maison !! Faites attention… on risquerait de ne pas revenir !!

2 P'tits Viets sur le Mékong 

Nous reprenons ensuite notre bateau pour rejoindre le gîte et comme nous sommes maintenant de vrais locaux… C’est nous qui prenons les commandes !! POUSSEZ-VOUS DE DEVAAAAAAANT !!! Nan, pour de vrai, nous n’avons embouti que 3 bateaux, fait un petit bisou qu’à une seule rive et coulé que 2 fois (couler 2 fois… tient tient… drôle de concept).

Vous l’aurez compris, nous sommes bel et bien rentrés vivants de cette mythique expérience que nous pourrions recommander à tous ceux qui décident de visiter le Mékong !

POUSSEZ-VOOOOUS ! 

Et cette matinée nous a donnée de l’énergie à revendre ! Nous partons donc en vélo pour l’après-midi de l’autre côté de la presqu'île. La petite ville dans laquelle nous atterrissons s’appelle Vinh Long. Elle n’a rien d’exceptionnel mais nous profitons de nos vélos pour aller explorer les petites ruelles bien cachées, celles que les touristes empruntent rarement. Et nous ne sommes pas déçus ! Nous voilà au beau milieu de la vie des habitants. La pauvreté est bien présente mais les sourires sont sur tous les visages en nous voyant passer et les « Helloooo » reprennent de plus belle ! Nous mangeons d’ailleurs perdus au milieu de ces ruelles dans un grand hangar. Au vue de leurs regards intrigués et surpris, nous pensons que c’est la première fois qu’ils voient des blancs s’asseoir à leur table. D’ailleurs, une fois nos assiettes servies, ils se sont tous installés à la table d’à côté, chaises en direction de notre table, pour nous regarder manger ! C’était assez gênant comme moment mais tellement drôle et inattendu !

Les femmes fixent beaucoup Justine. Elles tentent de lui dire quelque chose à la fin du repas mais on ne parle pas encore assez bien le viet pour comprendre. C’est finalement une très vieille dame qui arrivera à notre secours avec une traduction assez bancal mais très compréhensible : « They want to say you look like beautiful ». Du coup elle en profite pour se la péter un peu et dire en toute modestie « je sais, je sais » (comme à son habitude quoi).

Nous avons ensuite repris nos petits vélos après un moment génialissime partagé avec les locaux… encore un (à quand le moment pourri ? Vous allez vraiment commencer à croire que notre voyage est bien…).

Nous rentrons au gîte en fin de journée pour aller voir le couché de soleil sur le bout de la presqu’île et nous coucher pas trop tard car demain, une belle journée de route nous attend !!

Notre gîte 
4
août

Dernier jour dans le Mékong… Aujourd’hui, rien de prévu, pas d’impératif. Il faut simplement que nous soyons à l’aéroport le soir pour prendre notre avion. Nous déjeunons donc tranquille. Ici le p’tit déj est plutôt un « grand » déj ! Fruits, pain, omelette, petite confiserie, thé etc. On ressort pleins comme après un repas de Noël !

Nous partons ensuite avec notre scoot direction Saigon (en espérant que les pneus résistent aux 2 baleines après un repas de fête). Mais pour que ce soit plus fun (parce que nous sommes des personnes funs), nous empruntons des chemins dans des petits villages plutôt que des grands axes (Google Maps est notre 3ème P’tit Pote). Et on n’est pas déçus !! Les chemins sont très petits, bien boueux, le scoot s’embourbe de temps en temps et en plus… il pleut de grosses gouttes toutes les 10 minutes ! ON EST DE VRAIS LOCAUX ! ON A-DORE !!

Il nous faut aussi traverser 3 rivières durant notre trajet.

Scooter dans une barque ? Impossible !

A la nage avec le scoot sur le dos ? Possible mais on a la flemme…

En fait, c’est bien plus facile que ça !! Des petits ferries ont été installés pour que les habitants puissent se déplacer, il nous suffit de rouler jusque dans le ferry, d’attendre la traversée et de rouler à l’extérieur de ferry ! Trop simple !

En sortant du 3ème ferry, après avoir pris de nombreux petits chemins, dit au moins 140 fois « Hello », regardé Google Maps au moins 99 fois et mis nos K-Way en urgence au moins 20 fois, nous retrouvons la civilisation et des routes plus praticables.

Nous mangeons pour la dernière fois dans un petit hangar, chez des habitants intrigués et attendons que le déluge s’arrête pour repartir…

…Il pleut…

…Il pleut encore…

…On a quand même un vol ce soir…

…Mouillés pour mouillés… LET’S GO !!

Nous reprenons la route sous le déluge et arrivons à Saigon quelques heures après. On dirait que notre scooter a fait la guerre, que nous avons trempé nos K-Ways dans des flaques de boues et que nous avons pris notre bain dans cette même flaque…Comment on va pouvoir faire croire au loueur de scoot que nous ne sommes pas allés dans le Mékong…

Ce n’est pas grave, on verra bien !

En nous voyant arriver, il rigole en nous montrant l’état du scoot (et notre état) mais comme nous avons ramené sa bécane vivante, il ne nous dit rien !

Nous, on fonce à l’hôtel récupérer nos gros sacs et partons à l’aéroport pour attraper notre vol en direction de Kuala Lumpur !

Et oui, le Viêt Nam c’est déjà fini... mais quel fin ! Nous avons vraiment adoré le Mékong, cet endroit si naturel, si beau et si accueillant !

Nous espérons que vous avez voyagé avec nous aussi et nous vous faisons de grosses bises !

5
août

Nous sommes sûrs que vous l’attendez tous de pieds fermes, que chaque jour vous espérez que l’article publié sera le bon, le plus indispensable, le plus informatif (et le plus gênant pour nous)… le fameux article sur les WCs !

Parlons peu mais bien du trône au Viêt Nam… Nous avions peur de tomber sur des WCs normaux, de ne rien avoir à vous dire de passionnant à ce sujet mais rassurez-vous… CE N’EST PAS LE CAS !!

A première vue, il n’y a rien de plus normal que des toilettes vietnamiennes. Même si ça paraît plus rustre qu’en Europe, il y a tout de même 4 murs, une porte, un trône et une chasse d’eau (ou parfois un seau d’eau quand le système de chasse ne fonctionne pas).

Mais il manque tout de même un indispensable pour nous, petits Européens qui faisons très attention à notre arrière train… Vous savez, celui qui se déroule plus vite que son ombre, celui qui se termine toujours trop vite, celui qui enclenche une crise cardiaque quand il est vide mais qu’il est déjà trop tard, celui qui est sujet de longs débats sur la quantité de feuille à prendre…

Vous l’aurez donc compris, ici… IL N’Y A PAS DE PAPIER TOILETTE !!

Au début, c’est la crise cardiaque assurée ! Personne pour venir à votre rescousse... seul… face à la porte, vous vous demandez bien comment les Viets s’essuient (et vous commencez même à vous demander s’ils s’essuient… BEEEURK !). Mais vous respirez (pas trop fort pour éviter l’évanouissement), reprenez vos esprits et commencez à chercher une solution. Et ici, la solution est tout simplement accrochée au mur !

Cette solution s’appelle la douchette.

La douchette est comme une toute petite douche (d’où son nom « douchette ») que tu enclenches avec la paume de main et qui lance un jet. Si tu appuies doucement, tout se passe bien… Si tu appuies fort, le jet devient extrêmementpuissant et tu as l’impression d’avoir un Karcher en main, prêt à décaper toute la terrasse de ta maison… Il faut donc contrôler si tu ne veux pas de mauvaise surprise…

Mais le gros problème, c’est que chaque douchette est différente et tu as beau y mettre toute la volonté du monde, tu te retrouves une fois sur deux avec les fesses bien propres… mais trempées !!

Nous pensons donc que les Vietnamiens gèrent la douchette comme des pros pour éviter ça et surtout… éviter la remontée de pantalon sur un popotin tout mouillé !! Parce qu’on peut vous assurer que ce n’est pas du tout agréable… Surtout quand tu as cours à la Maison de Affections après et que tu vas devoir écrire au tableau dos à tes élèves………

Mais mis à part ces quelques désagréments, et après un mois d’utilisation, nous devons avouer que c’est quand même bien plus hygiénique que le PQ qui, comme diraient les Viets « étale plus qu’il nettoie ».

Tant de poésie !! Mais au moins… vous savez tout maintenant !

Mais pour ne pas conclure sur cette magnifique phrase philosophique (qui doit vous laisser perplexe), nous vous offrons l’opportunité, le plaisir, la chance d’admirer les plus beaux (mais pas les plus propres) toilettes que nous ayons croisés sur notre chemin depuis le début du trip !

C’est beau n’est-ce pas ? 

Pour les intéressés, vous trouverez ce lieu au beau milieu d’une lagune dans l’est de Viêt Nam. Nous vous laissons nous contacter pour toute information supplémentaire.

Encore merci à tous de nous suivre et profitez de nos bêtises car ça touche bientôt à sa fin…

Mille bises !

5
août

Après ces 3 jours incroyables dans le Mékong et un départ sur les chapeaux de roues, notre avion à destination de Kuala Lumpur décolle. Nous quittons un pays dont la chaleur est écrasante et les pluies omniprésentes mais nous quittons avant tout un pays dont les habitants sont incroyablement gentils, souriants, les paysages à couper le souffle et notre expérience de volontariat indescriptible.

Nous avons été accueillis comme des rois, avons enseigné comme des profs, joué comme des enfants, fait les marioles comme des clowns, visité comme des touristes, nous sommes sortis comme des jeunes, bref, nous avons agi le mieux possible… comme de bons volontaires ! Nous quittons maintenant ce pays avec nostalgie (on aurait pu choisir Cherie Fm mais on a préféré nostalgie…).

On le savait ! On aurait dû s’accrocher aux portiques d’embarquement et se mettre à crier en pleurant « JE NE VEUX PAS PARTIIIIIIR » comme les enfants le font après le goûter d’anniversaire d’un copain. On aurait dû demander à Jean et Thuy un CDI de prof à la Maison des Affections. On aurait dû rester dans le Mékong à élever des poissons dans notre petite barque et les faire griller à la tombée de la nuit. On aurait dû, mais quelque chose nous a poussés à poursuivre notre chemin !

Comme vous l’aurez compris, le Viêt Nam ne nous a pas laissé indifférent et nous remercions toutes les personnes qui ont écrit ce chapitre avec nous ! Encore merci et à très vite, c'est promis !


Petit concentré de notre mois vietnamien 
6
août

Arrivés à Kuala Lumpur au milieu de la nuit, nous prenons un taxi qui nous emmène jusqu’à notre hôtel. Arrivés à l’hôtel c’est la surprise ! Mais c’est quoi cet hôtel de luxe ?!! Hyper moderne, personnel en costume, spa et piscine à l’étage. C’est le choc après les petites chambres de fortune que nous avions au Viêt Nam (on n’a toujours pas gagné à la loterie, on vous le promet) mais pas le temps d’admirer, il est 4 h du matin et on est achevé !!

Le lendemain, le p’tit déj est à la hauteur de l’hôtel… énooooorme !! Il y a tout ce qu’il faut pour rendre une personne heureuse (ou très grosse)… On mange donc pour 4 puis on regrette au moment de devoir se lever de nos chaises… mais on éliminera pendant notre visite de Kuala Lumpur (KL pour les intimes).

Et pour visiter KL, nous avons la chance de retrouver Susan, notre petite maman volontaire de Mongolie !! Elle habite en Australie mais pour les vacances, elle retourne dans son pays d’origine, la Malaisie. Nous l’avons donc retrouvée dans la ville (après une bonne heure à se courir après) et quel plaisir de la revoir !!!!

Nous papotons, visitons, nous arrêtons de temps en temps pour boire un coup et prendre un petit coup de clim’ parce qu’ici… IL FAIT ULTRA CHAUD !

Susan !  

Kuala Lumpur est une ville très moderne, assez neuve et c’est immense ! C’est plutôt agréable à visiter car trois religions cohabitent (musulmans, catholiques, boudhistes) et les monuments et l’architecture varient beaucoup d’un endroit à l’autre.

 Petite visite de KL

Le soir, nous quittons Susan et nous rendons aux tours Petronas, qui furent durant quelques années les plus hautes tours du monde ! Ce sont les tours jumelles de Malaisie et en effet… c’est assez impressionnant. Une fois dessous, même Antoine paraît nain (c’est pour dire !).

Les tours Petronas 

Le lendemain nous allons à la périphérie de la ville pour visiter d'immenses grottes qui sont maintenant des lieux de cultes et de visite. C'est plutôt impressionnant et nous sommes contents parce qu'il y a plein de marches !!! Ça faisait si longtemps que nous n'avions pas monté plein de marches !

Les grottes et Boudha 

Le midi, nous retournons en centre-ville et mangeons avec les locaux dans une grande cantine. Nous constatons que la cuisine malaisienne ressemble à la cuisine asiatique. C’est très bon et si on enlève l’huile, c’est assez sain !

En fin d’après-midi, avant notre avion, Susan nous propose d’aller nous reposer et nous doucher chez ses parents qui habitent dans la périphérie de KL. Nous acceptons bien évidemment l’invitation.

Ses parents habitent dans une petite maison à 15 minutes du centre-ville en voiture. Ce sont des gens adorables qui nous accueillent comme des rois. Thé et petits biscuits fait maison sont de la partie. On discute un moment avec eux (en anglais car ici tout le monde parle malaisien et anglais). Le temps passe beaucoup trop vite ! Il est déjà l’heure des aux revoirs…

C’est un peu dur de quitter Susan car nous savons que les prochaines retrouvailles ne sont pas pour tout de suite ! Mais on ne sait jamais ce que la vie nous réserve !!

Le départ... 

Super moment en Malaisie ! Ça donne envie de découvrir un peu plus le pays, il faudra revenir !!

Mais en attendant, allons voir ce qu’il se passe en Inde !

6
août

En plus de l’hôtel 12 étoiles, du petit-déjeuner de princesse (ce nom nous colle à la peau, vous ne trouvez pas ?), de notre guide personnelle pour la visite de Kuala Lumpur et de l’immersion chez de vrais locaux qui ont été aux petits soins, nous pensions que le summum de l’hospitalité avait été atteint !!

Et bah non !! En Malaisie, il y a toujours une petite surprise qui t’attend quelque part et ce… jusqu’à l’entrée dans l’avion !

Arrivés au passage de l'immigration à l’aéroport, une file d’attente incroyable se trouve devant nous. Nous intégrons donc la file des « personnes normales » et Antoine, qui a fait un stage à l’ONU et qui a gardé sa carte (le p’tit malin) tente de passer par la file diplomatique. Et ça a marché ! Petit sentiment de fierté ! Bon… il a dû attendre Justine qui est une personne sans aucune importance diplomatique (on le précise au cas où sa classe et sa prestance vous ferait dire le contraire).

Nous commençons ensuite notre périple pour trouver notre porte d’embarquement. Et dans un aéroport grand comme celui de KL… Il faut être prêt physiquement et sortir les chaussures de rando ! Mais, tout à coup, notre périple à peine commencé, une petite voiture électrique passe devant nous. Nous lui demandons si nous sommes bien en direction de notre porte. Il ne s’est pas contenté d’acquiescer ! Non, non, il nous a fait embarquer dans sa petite voiture et nous a emmené jusqu’à notre porte (s’il avait pu rentrer dans l’avion, on est sûr qu’il l’aurait fait !). On se sent un peu gênés en croisant toutes les personnes s’y rendant à pied ! Mais c’est ça d’être célèbres !!

Notre vol étant dans 2h, nous nous posons dans la salle d’embarquement. Tiens… c’est bien calme ici ? Nous levons la tête et constatons que nous avons la salle d’embarquement pour nous tous seuls ! Nous commençons vraiment à nous demander pourquoi tant de privilèges mais ça nous fait beaucoup rigoler et on en profite !

Notre salle d'embarquement privatisée 

Même aux toilettes (c’est la petite analyse malaisienne), tout est beau et propre et c’est un petit jet automatique qui te nettoie le postérieur proprement et avec le jet à puissance parfaite !

Nous rentrons donc dans l’avion le pantalon parfaitement sec (chose rare après 1 mois au Viêt Nam) et plutôt très agréablement surpris par notre séjour dans la capitale malaisienne !

La petite surprise de fin (ou de faim) sera le délicieux sandwich servi à quelques privilégiés dans l’avion… dont nous !! On vous jure, on avait rien demandé !!

Bref, on ne va pas se remettre de la Malaisie… Et n’oubliez pas… si vous voulez vivre comme une star un jour… vous savez maintenant où aller !!

Bon, fini les bonnes manières et le « luxe », allons voir ce qu’il se passe en Inde !

7
août

Nous n’avons pas encore posé un pied dehors que nous sommes déjà dans le bain indien rien qu’en voyant l’armée de chauffeurs de taxi nous attendant sur le pas de porte… On ne veut pas y aller !!! Nous prenons donc un taxi prépayé (après quelques galères de distributeur d’argent…).

Dans la voiture (toute pourrie) nous analysons notre chauffeur. C’est un petit monsieur plutôt marqué par la vie et qui n’a pas trop l’air de savoir où il va… Après avoir demandé à quelques passants et fait 2/3 demi-tours nous arrivons ! Enfin… arriver est un grand mot puisque nous sommes maintenant en face d’une immense grille fermée, dans une rue toute petite et délabrée…Le chauffeur crie un bon coup pour réveiller le gardien. C’est très sale et il n’y a pas du tout d’hôtel par ici… les 2/3 Indiens qu’on vient de réveiller nous regardent avec un regard sombre (en même on peut les comprendre… il est 2h du mat…). Ils nous font monter dans un ascenseur qui ressemble plus à une cage qu’à un ascenseur et une question nous vient en tête : « MAIS QU’EST-CE QU’ON FAIT LA ??? »

Une fois en haut nous frappons à une porte qui ne s’avère pas être la bonne puisque l’Indien endormi nous indique la porte de son voisin. Et chez le voisin, c’est apparemment un hôtel ! Bon… ça ressemble plus à un squat qu’à un hôtel mais nous avons une chambre et un lit, le principal pour dormir quelques heures !!

Le lendemain, remis de nos émotions, nous déjeunons en ne sachant toujours pas trop quoi penser de ce lieu étrange, puis nous décidons de changer d’hôtel pour nous rapprocher un peu du centre-ville ! L’accueil y est tout aussi étrange, la chambre tout aussi pourrie mais ça nous rassure… On se dit que ce sont les standards de l’Inde et qu’il va falloir s’habituer !!

Après ces quelques mésaventures, nous décidons de partir visiter la ville et nous ne savions pas… mais c’est à ce moment-là que les VRAIES MESAVENTURES ALLAIENT COMMENCER !

Mesdames et messieurs, bienvenue en Inde ! Accrochez-vous, ça va être fatiguant !

La ville est immense, il faut se balader en taxi ou touk-touk pour ne pas perdre trop de temps et donc… avoir à faire à des Indiens… Les indiens adorent négocier, marchander, arnaquer. Ils adorent te suivre en te montrant un porte-clés pas très beau pour te demander de l’acheter… et ils sont très persévérants !!

Les Indiens adorent klaxonner aussi ! Il y a un bruit constant de klaxon dans la ville. Mais quand on dit « constant », ce n’est pas de l’exagération ! C’est vraiment vraiment TOUT LE TEMPS quel que soit l’heure, le lieu ou la raison !

Quelques clichés volés...mais c'est dur de prendre des photos dans ce genre de pays ! 

Nous tentons donc d’évoluer tant bien que mal dans cette ville ou rien n’est facile ! Même trouver un endroit pour manger devient une véritable expédition ! Il y a en effet des marchands de rues de partout et les Indiens ne mangent que dans ce genre d’endroit, sur le pouce mais apparemment, les petits estomacs d’Européens ne supportent pas ce genre de cuisine…Dommage, nous qui adorons manger au milieu des locaux, il va falloir se contenter des restos touristiques ! Mais encore faut-il trouver un resto touristique parce que touristes = blancs mais les blancs ici… ça ne court pas les rues !! Nous sommes les seuls ! Pourtant nous les avons cherchés, nous sommes allés dans les ruelles des hôtels, nous y avons mis toute notre volonté mais impossible ! PAS UN BLANC A L’HORIZON !

Nous mangeons finalement dans un restaurant indien pour Indiens riches… ça ne nous enchantent pas mais on préfère jouer la sécurité !

Dehors, il pleut des trombes d’eau ! Ici les gouttes mouillent beaucoup plus que dans n’importe quel autre pays ! Pour vous dire, elles ont même traversé le poncho de Justine (et ce n’est pas une blague…). Nous sommes trempés, nos chaussures sont remplies d’eau, AAAAAHHHH LES JOIES DE L’INDE !!!

Il pleut... 

Lessivés par tant de différence, tant de pauvreté, tant de pluie, tant de bruit, nous rentrons assez tôt à l’hôtel pour nous reposer et être parés pour une nouvelle journée !

Le lendemain, nous passons la matinée à l’hôtel, tranquille ! On papote, on déjeune et on n’a pas trop envie de ressortir…

Mais nous ne sommes pas là pour enfiler des perles ! Nous nous motivons et partons visiter encore la ville ! On se fait quelques monuments historiques et passons beaucoup de temps sous les porches de ces monuments en attendant que les pluies diluviennes cessent ! AAAAHH L’INDE…

A l’heure du repas, nous recommençons notre parcours du combattant mais finissons par trouver un truc qui nous paraît très local mais « assez » propre ou plutôt… moins sale que les autres.

Cet aprem, comme il pleut toujours beaucoup nous décidons d’aller faire du shopping ! Mais pas n’importe quel shopping !! Nous voulons acheter des tenues traditionnelles indiennes. Vous pouvez vous demander pourquoi un tel délire ?!

Figurez-vous que c’est plus une nécessité qu’un délire !! Ici, dès que nous sommes dans la rue, nous sommes l’attraction de la journée ! Tout le monde nous regardent avec insistance, se retournent sur notre passage, tapent son copain pas du tout discrètement pour qu’il nous regarde passer etc.

Nous nous sommes donc dit qu’en habits traditionnels, nous passerions plus incognito !

Nous voilà donc au milieu des étals de tissu, au milieu des marchands près à décrocher la lune pour que tu leur achètes un chiffon ! Nous trouvons un petit vendeur très sympa et commençons les essayages… Beau moment de fou rire ! Entre les horreurs qu’il nous sort, les habits trop petits pour Antoine, les tuniques ultra kitchs c’est un vrai moment de rigolade ! On ressort cependant avec nos tenues et on est content !

Les essayages 

Fatigués par cette journée encore très éprouvante, nous décidons de partir à l’aéroport un peu plus tôt que prévu. Nous sommes trempés, fatigués mais nous trouvons de quoi nous occuper et encore rigoler de notre situation (nous avons de magnifiques clichés de nos pieds ayant moisis dans nos chaussures mouillées toute la journée mais pour la bonne santé mentale de chacun, nous vous épargnerons ces photos. Nous pouvons cependant les envoyer par mail à tout intéressé).

C’était l’annonce glamour du jour !

Pour finir sur une touche plus sympa, nous avons finalement décollé pour New Delhi en fin de soirée !

9
août

C’est un peu un hasard, mais toutes nos arrivées dans les villes indiennes se sont faites de nuit. Il est 1h du mat et nous sommes de nouveau à la recherche d’un taxi qui ne nous arnaquera pas. Facile ! Ici, ils ont le concept de taxi prépayé. Tu payes avant de partir comme ça, pas d’arnaque ! Sauf que ça aurait été beaucoup trop beau ! Arrivés à notre hôtel, le chauffeur nous demande 100 roupies en plus ! Son excuse ? Nous avons mis nos sacs dans son coffre ! Mais bien sûr ! Heureusement qu’Antoine en impose et que nous avons pu partir sans payer et sans trop écouter les menaces mais bon… un Indien menaçant, ça fait un peu peur quand même…

Par chance, le personnel de l’hôtel était très très sympa et nous a un peu défendu. La chambre est plutôt pas mal (sans fenêtre), on se couche exténués ! L’INDE VA NOUS TUER !!

Mercredi 9 août

Le matin, nous tentons d’organiser le programme de notre dernière semaine de voyage autour d’un petit-déjeuner, encore une fois, digne d’un repas de fête ! Nous changeons tout notre programme initial (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) et décidons de rester sur New Delhi 3 jours et de terminer le périple avec le beau Taj Mahal !

Décision de dernière minute, nous devons donc changer d’hôtel, celui-ci étant plein la nuit prochaine. Nous prenons un touk touk pour aller en plein centre-ville dans une auberge appelée Smyle Inn (à croire que le nom de cette auberge était fait pour nous). Notre chauffeur est sympa mais on se méfie… Ouf, il nous pose à l’auberge sans rien nous demander de plus !

Toujours pas de fenêtre dans notre chambre !! AAAAH ce pays va nous rendre marteau (si ce n'est déjà fait...)!!

Sans commentaire...

La faim nous fait reprendre nos esprits et nous allons manger dans un bon petit resto népalais en face de l’auberge puis nous partons visiter la ville. C’est vraiment sympa d’être en plein centre, même si la pauvreté est encore plus choquante qu’en périphérie… Ici les gens vivent dans la rue. Les enfants sont très souvent tous nus et en piteux état. Ils s’accrochent à toi en demandant de la nourriture. Leurs regards sont vides et toi… tu te sens impuissant. Leurs mères ne sont guère mieux… marquées par la vie alors qu’elles n’ont que 18 ou 19 ans, souvent brulées ou malades. Il y a aussi des chats et des chiens de partout. Vivants, entre la vie et la mort ou carrément morts, en train de se décomposer sur le trottoir au milieu des déchets et des excréments. En effet, des WCs naturels sont organisés sur quelques bouts de trottoir pour tous ces sans-abris. Imaginez l’odeur quand vous passez devant… Vous avez l’impression d’attraper une maladie juste en respirant…

Bref, ce n’est vraiment pas fun mais c’est malheureusement la triste réalité de l’Inde. Nous savions que ce pays serait différent. Mais à ce point ?!! Il vaut le voir pour le croire…

Nous arpentons les rues, en regardant bien où nous mettons nos pieds et nous rendons compte que la ville est organisée comme une cible. Et plus nous nous rapprochons du centre, plus la ville est riche. Et c’est incroyable ! Le milieu de la cible est un concentré de personnes plus riches les unes que les autres. Les boutiques de grandes marques délimitent la zone. Le contraste est choquant ! Mais nous profitons de ce moment de calme et du concert de l’armée pour nous reposer un peu avant de retourner dans le bouillon humain…

Nous passons un bon moment à écouter l’orchestre, au beau milieu des Indiens (nous sommes encore les seuls blancs…)

Les journées sont éprouvantes ici et nous ne faisons pas long feu le soir, mais c'est bien de se confronter à une réalité que nous ne connaissons pas...

30
août

Jeudi 10 août

En Inde, nous n’arrivons pas à partir en excursion pour la journée ! Parcourir la ville demande de tels efforts que nous nous contentons de faire des excursions à la demi-journée ! Ce matin, nous partons en excursion virtuelle, à la recherche d’un hôtel AVEC FENÊTRE pour les 2 prochaines nuits ! L'Internet nous propose à manger et à boire… les Indiens n’ont vraiment pas les mêmes standards que nous concernant les hôtels et pourtant… nous ne sommes pas difficiles (après des nuits en yourte, en tente, sur des paillasses etc.).

On trouve finalement à 2 pas d’ici ! Et surprise, dans notre chambre… IL Y A UNE FENÊTRE !!! Elle est grande, elle est belle, elle s’ouvre ! Bon… Elle n’a jamais été nettoyée depuis son installation il y a 10 ans mais elle est là et on l’aime déjà (entre les briques et les fenêtres… on aura eu des passions bizarres pendant ce trip) !

On se pose un peu (face à cette fenêtre bien évidemment) puis nous allons en direction du grand fort de Delhi, le Red Fort. Pas de bol, il est fermé car ils préparent la fête d’indépendance du pays (le 15 août) et tout est sous haute sécurité. On profite d’ailleurs de la présence des militaires pour sortir nos appareils et faire quelques clichés ! Les militaires sont adorables. Ils nous interpellent et nous laissent prendre quelques photos du fort (normalement fermé) ! Quel privilège !

Ici, nous sommes aussi des stars ! Plein d’Indiens nous demandent des photos. On joue le jeu surtout qu’avec nos tenues traditionnelles… ON A LA CLASSE !

On se balade dans le quartier, encore très pauvre mais on commence à s’y habituer…

Et ce soir pour la première fois du trip, nous commandons un repas qui nous arrive directement dans la chambre… on a un peu honte… mais on commence à ressentir la fatigue des 3 mois de voyage et surtout… on veut profiter de notre belle fenêtre !!

11
août

Vendredi 11 août

Justine vient de passer la meilleure des nuits ! Elle était tellement en forme qu’elle s’est organisée un petit marathon chambre – trône pendant toute la nuit ! Bref, vous l’aurez compris, la tourista s’est invitée à Delhi (elle voulait profiter de la fenêtre elle aussi…) !!

Justine passe la matinée couchée pendant qu’Antoine tente de trouver de la nourriture européenne (et donc normalement saine pour nos petits estomacs)… ça sera finalement Subway ! C’est pas trop ça mais ça va mieux ! On tente donc une sortie en fin de matinée... Mauvaise idée !!! Retour à l’hôtel immédiat ! Antoine part donc se balader seul dans la ville ! Pendant ce temps Justine organise une grosse fête avec ses potes Indiens gît sur le lit comme une baleine échouée sur un rocher !

C’est la première petite maladie depuis le début du trip, on s’en sort plutôt bien !!

Samedi 12 août

Cadeau ! Devinez qui a fait le fameux marathon cette nuit ?! C’est Antooooine ! Justine va un peu mieux et a passé le relais à son P’tit Pote ! L’avantage c’est que… même malade, on arrive à rire de notre situation… Nous avons 4h de route direction Agra donc ça ne s’annonce VRAIMENT pas drôle mais on rigole quand même (peut-être de désespoir, qui sait ?). Nous rejoignons notre chauffeur vers 11 h. Il est très sympa, il a une super bouille et se marre tout le temps ! Le trajet se passe plutôt très bien et sans aucun incident majeur.

Nous arrivons à Agra vers 16h pour la dernière étape du voyage… et quelle étape !!!

Désolé, il n'y aura pas de photo pour cet article...on pense que vous comprenez pourquoi !

12
août

Dans la voiture en direction d’Agra (ville du Taj Mahal), notre chauffeur nous avait dit que nous retrouverions un guide gratuit (ou plutôt… déjà compris dans le forfait voiture) à notre arrivée. C’est donc ce qu’il s’est passé et nous avons rencontré Sam, un Indien très très sympa et parlant français. Il nous a d’abord emmenés au fort d’Agra, le plus grand fort de l’Inde. C’est beau, grand et nous apercevons pour la première fois le Taj Mahal ! Wow ! Même de loin il en impose !

Nous partons ensuite à la rencontre des artisans qui travaillent le marbre, les pierres précieuses et l’incrustation des pierres dans le marbre. Ils sont installés ici depuis la construction du Taj et font ces métiers de père en fils. Le seul problème… c’est qu’ils sont accompagnés de vendeurs et c’est connu… les Indiens sont de très très bon vendeurs !! Ils présentent avec passion, te demandent comment tu vas ainsi que toute ta famille et ils baissent les prix POUR TOI, JUSTE POUR TOI, RIEN QUE POUR TOI ! Bref, il faut lutter pour ne pas repartir avec toute leur galerie dans le sac mais nous avons résisté et n’avons acheté que du thé ! Et on peut vous assurer, que c’est une grande satisfaction personnelle !

Point de vue santé, Antoine n'est pas encore en forme olympique, mais il a tenu ! Il est plus blanc qu’un verre de Smecta, il ne tient plus debout mais il a tenu jusqu’à la fin de la visite ! Pas de repas ce soir, ça sera dodo dans notre four sans fenêtre et sans clim. Le thermostat doit être réglé au moins à 50°c en mode grill, c’est bien... on va bien cuire !

13
août

4h le lendemain, DEBOUT LA DEDANS C’EST L’HEURE D’ALLER VOIR LE TAJ MAHAL !

On est bien frais (le comble pour 2 personnes ayant dormi dans un four) ! Notre chauffeur et notre guide nous attendent devant notre auberge. C’est parti !!

Entre les 2 portes d’entrée, le Taj paraît très proche et plus nous nous approchons, plus il s’éloigne, il nous échappe ! Faut-il courir pour le rattraper ?!! Nan nan c’est simplement l’illusion d’optique qui est incroyablement réussie !

Devant nous, cet immense tombeau de marbre blanc. Tout est propre, tout est démesuré, tout scintille de mille feux. Les personnes qui nous entourent sont majoritairement des Indiens, tous touristes, tous riches. C’est majestueux, incroyablement beau mais le contraste avec dehors est sans appel ! Ici les enfants des rues côtoient les enfants princes, la terre et les cailloux côtoient le marbre blanc, la misère des bidonvilles côtoie l’immensité du Taj.

Nous essayons de mettre ça dans un petit coin de nos têtes pour profiter pleinement du lieu. Nous y restons 2h. 2h à profiter du silence, de la sécurité, de la beauté des bâtiments, 2h à poser pour des photos avec les personnes qui nous demandent et qui font presque la queue pour avoir leur cliché avec nous (et oui, le métier de star ne s’arrête jamais !).

Levé de soleil sur le Taj 
Métier de stars 

Nous petit-déjeunons ensuite dans un restaurant. Nous disons au revoir à notre guide qui, sans surprise, nous demande son salaire (ça aurait été trop beau…), on lui explique que nous n’avons pas été prévenu et que si nous avions su, nous n’aurions pas pris de guide (porte-monnaie d’étudiant oblige). Il est très sympa et nous nous arrangeons à l’amiable avec lui, même si le système indien nous reste un peu en travers de la gorge…

Antoine n’est pas encore dans une forme atomique… Justine prend donc son petit déjeuner en face de la Belle au Bois Dormant (oui oui, il dormait exactement comme elle sur les banquettes du resto !).

Avant le resto, au pied du Taj, la Belle au bois Dormant, se fait une p'tite sieste 

Nous rentrons ensuite nous reposer un moment pour nous remettre de nos émotions, de notre maxi déj et de notre courte nuit. Il fait de plus en plus chaud dans ce pays, on demande une chambre climatisé de peur de mourir dans ce sauna !

L’après-midi nous allons au Baby Taj comme l’appelle les locaux. C’est un monument en marbre blanc, très ressemblant au Taj Mahal mais version miniature. C’est très mignon et l’ambiance y est sereine et relaxante. Nous allons nous asseoir au milieu des Indiens sous un dôme pour regarder des jeunes se baigner dans le Gange.

Le Gange est le principal fleuve de l’Inde et le plus emblématique. Il est sacré, symbole de pureté, mais c’est aussi un des fleuves les plus pollués du monde. Des tonnes de déchets et de cadavres humains (1500 environ) y sont jetés chaque jour pendant que, quelques kilomètres plus loin, les Indiens s’y baignent, s’y lavent et consomment son eau.

Nous regardons donc ces baigneurs de l’extrême en nous demandant s’ils connaissent tous ces faits…

Le Baby Taj et un enfant 
Les baigneurs du Gange  

En parlant du Gange, nous le traversons (à la nage bien évidemment) pour nous rendre sur les fondations du Taj Mahal noir, un tombeau que l’empereur voulait construire pour sa propre mort. Il n’aura finalement pas le temps de le construire et sera placé aux côtés de sa femme dans le Taj Mahal blanc. Mais la vue depuis les fondations est incroyable ! Le Taj est encore plus beau vu d’ici. Nous restons un bon moment dans ce parc, toujours avec nos P’tits Potes indiens nous prenant en photos en long, en large et en travers.

Sur les fondations du Taj noir 
Encore les stars... 

Nous regardons ensuite le couché de soleil d’un autre point de vue, dans un parc. Seul problème, ce parc ferme AU couché de soleil… Nous voilà donc enfermé dans le parc, avec un très vieux monsieur pas content DU TOUT, qui nous chasse avec son bâton de berger (ou plutôt sa canne). Tout rentre dans l’ordre, quand il comprend que nous ne sommes pas des criminels ! Il nous ouvre les grilles du parc cet nous sortons sains et saufs avec le droit, en prime, à un petit sourire ! Encore une situation à laquelle on ne s’attendait pas du tout !

Nous mangeons notre dernier dîner de l’aventure. Et oui, demain c’est le grand départ… mais avant de partir… nous voulons retourner faire un petit coucou au Taj Mahal !

Explication dans le dernier article du blog… Profitez ! Votre lecture hebdomadaire sera bien terminée…

Des bisous à tous

Des indiennes faisant la cueillette 
Le couché de soleil sur le Taj   
14
août

14 août, dernier jour du périple… nous nous levons avec l’envie de profiter à fond tout en ayant déjà un brin de nostalgie au fond de nous…

4h de route jusqu’à New Delhi nous attendent aujourd’hui... mais avant, nous voulons retourner sur les fondations du Taj Mahal noir, notre endroit préféré à Agra et de loin la plus belle vue sur le vrai Taj Mahal !

On nous reconnaît à l’entrée (en même temps… on ne passe pas inaperçu…) et nous nous asseyons dans l’herbe, le regard figé sur cette merveille du monde.

La tête ailleurs, nous faisons le bilan de ces 2 mois et demi d’aventure.

Du riz à revendre, du lait de yack, des bananes cueillies sur les arbres, des cocos, du pain pas cuit, des smoothies…

…Des yourtes, des paillasses, des lits sans matelas, une tente, des hôtels pas très chaleureux, un hôtel de luxe…

…Des trains interminables, des avions à n’en plus finir, des halls d’aéroports vides ou bondés, des bus PlayMobil®, des scooters, des chevaux, de la marche…

…Des Russes fans de Poutine, de rustres Mongols au grand cœur, des Viets au sens de l’accueil infaillible, des Indiens arnaqueurs, des volontaires extras, des enfants indescriptibles, des voyageurs passionnants, 2 guides de compet’…

…Des temples (beaucoup de temples), des églises, des WCs surprenants, des steppes, un volcan, de nombreuses villes, des rizières, une forêt, le Mékong,

…Des vaches, des buffles, des chameaux, des singes, des fourmis rouges, des sangsues...

…Des photos, des vidéos, des délires, des fous rire, des sourires, des rires, de l’amour, de la joie, de l’émotion, un projet, 2 P’tits Potes !

Il faudrait des pages et des pages pour tout énumérer, il faudrait des heures et des heures pour tout se remémorer, il va falloir des années voir des siècles pour tout oublier !

2 P'tits Potes de partout en Asie 

Nous quittons les lieux en direction de la capitale indienne, puis en direction de l’aéroport.

Justine a son avion en direction de la France à 5h du matin. Antoine, lui, continue un peu et va au Népal pour une semaine avant de prendre le chemin du retour.

C’est un sentiment bizarre qui nous traverse ! De la nostalgie des moments passés auprès des enfants, avec les volontaires, au milieu de paysages à couper le souffle, nostalgie de cette vie de nomades, de P’tits Baroudeurs qui ne se soucient jamais de l’heure… mais nous ressentons aussi et surtout un sentiment de joie… joie d’avoir accompli avec brio ce beau projet (oui, on se la pète, d’avoir rencontré des personnes extraordinaires, de bientôt retrouver nos proches, nos amis, de bientôt pouvoir conter notre périple à vive voix…

Après une très courte nuit, les 2 P’tits Potes se disent au revoir à la porte d'embarquement. Ils sont fatigués mais tellement fiers ! Fiers d’avoir cohabité sans se taper dessus, fiers d’avoir fait la paire, fiers d’avoir réalisé ce qu’ils voulaient, fiers d’avoir tenu le budget estimé au début du trip, fiers d’avoir fait rire des centaines d’enfants, fiers d’avoir enseignés les langues, d’avoir échangé, partagé, fiers d’avoir parcouru des milliers de kilomètres dans 6 pays différents sans se perdre (ou pas trop)… Bref, les 2 P’tits Potes sont en général modestes mais aujourd’hui, ils sont fiers !

Petit condensé de 3 mois d'aventure 

Quant à vous, famille, amis, amis d’amis ou simples voyageurs virtuels, nous espérons que vous avez pris plaisir à nous suivre, que vous avez voyagé avec nous depuis votre chaise de bureau, votre canapé ou votre transat’ et nous vous remercions pour vos retours et vos commentaires constructifs pour certains, plein d’humour pour d’autres !

Le voyage se termine mais les 2 P’tits Potes n’ont pas fini de faire parler d’eux ! Ils ne comptent pas s’arrêter là et ont encore plein de beaux moments à vous faire partager ! Restez connectés !

La fin d’une belle aventure mais l'histoire est loin d’être terminée !

Bonne rentrée à tous et n'oubliez pas de faire ce que vous aimez avant tout !!