Carnet de voyage

Océanie

Dernière étape postée il y a 39 jours
Sur ce blog, vous pourrez suivre les aventures autour du monde de notre petite famille.
Du 17 janvier au 22 mai 2018
125 jours
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Publié le 13 septembre 2019

Je ne sais même pas par quels mots commencer pour vous faire partager ce coup de coeur... Si je vous dis qu'on n'a pas envie d'en partir, ça vous éclaire ?

Nous avions mis cet archipel au programme pour couper la route de Los Angeles vers Sydney en se disant que ça serait une étape sympa. Et ça a été beaucoup (beaucoup) plus que sympa ! Ces presque deux semaines se terminent et nous sommes déjà nostalgiques. Heureusement que nous continuons vers d'autres magnifiques destinations !

L'archipel d'Hawaï est composé de multiples îles mais nous sommes restés sur l'île d'Oahu, la principale où se trouve Honolulu, car les vols inter-îles étaient trop chers. Et en 2 semaines, nous sommes finalement ravis de n'avoir pas changé d'île car nous n'aurions pas pu tout voir.

L'île d'Oahu a une topographie bien particulière. La météo, les vagues changent selon les côtes et selon les saisons. Pour nous, en "hiver" les vagues étaient énormes et très puissantes des côtés ouest, nord et sud tandis qu'à l'est la mer était calme. A l'ouest, au nord et au sud nous avons eu du soleil quasiment tous les jours tandis que chaque excursion dans l'est était accompagnée de nuages et de vent. Et selon une locale, c'est fréquemment ainsi durant l'hiver. Ceci a été particulièrement flagrant lorsque après avoir randonné sous le soleil sur la pointe sud-est, nous sommes remontés en voiture pour aller sur une plage à l'est. A peine sur la côte est nous étions dans les nuages.

Autre particularité importante, on ne peut pas faire le tour entier de l'île en voiture, impossible de rejoindre le nord par l'ouest. Nous logions à l'ouest et avons été un peu dépité en nous apercevant de cela. Les plages du nord ne sont qu'à une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau mais il faut 1h30 pour y aller (en repassant par Pearl Harbor et les potentiels bouchons qui vont avec). De plus, la côte ouest est plutôt mal réputée car de nombreux sdf vivent dans leur tente sur certaines de ses plages et autrefois il y avait des groupes organisés dans le vol. Et pourtant... si c'était à refaire nous retournerions dans le même logement.

Nous étions dans la résidence Makaha Valley Tower dans un appartement au 7ème étage avec une vue incroyable sur l'océan et les montagnes.


Et une piscine qui a fait le bonheur d'Arthur !

Nous n'avons eu aucun problème de sécurité, nous étions plus près de la nature que cela n'aurait été possible sur les autres côtes, les locaux (surfeurs bien sûr) étaient très gentils et le prix était plus bas que sur les autres endroits de l'île. Alors certes la côte nord était loin mais étant donné la taille des vagues comparé à la taille de notre petit homme, nous n'y sommes allés de toute façon que deux fois.

Il me serait difficile de retracer notre itinéraire chronologique, j'ai tellement déconnecté que tout flotte dans ma tête dans une bulle de bons moments. Je vais donc vous présenter notre séjour géographiquement.

Dès l'aéroport de Los Angeles déjà, l'impatience nous gagnait. Voir le panneau lumineux indiquant Honolulu m'a personnellement beaucoup émue.

Pour une fois je ne faisais pas que regarder le panneau en rêvant, nous allions monter dans l'avion !

En approchant d'Hawaii, la vue depuis l'hublot était "breathtaking" (j'adore cette expression qui illustre tellement bien!). D'abord l'océan à perte de vue, avec ces divers tons de bleus qui nous émerveilleront quotidiennement, puis quelques îles puis Oahu, Pearl Harbor, Honolulu...


Côte ouest

Commençons par "notre" côte.

Tout au nord, il y a une pointe appelée Ka'ena Point vers laquelle on peut randonner en longeant l'océan d'un côté et les montagnes de l'autre. Les roches dans l'eau sont d'un noir profond qui rappelle que l'île s'est créée par éruption volcanique. Le côté lave durcie est flagrant. Tout au bout niche une colonie d'albatros que l'on peut admirer sans déranger puisque leur territoire est protégé par des cordes à ne pas dépasser. Nous y étions à la saison de couve, du coup nous en avons vu beaucoup et ils sont très impressionnants. Mais la plus grande surprise a été repérée par Arthur qui du haut de mes épaules nous a dit "il y a un dauphin qui saute dans l'eau". Il s'est avéré que le dauphin était en fait une baleine qui s'amusait à quelques mètres au large. Nous étions émerveillés. C'était vraiment une super sortie, sans trop de monde mais heureusement que le temps était parfois couvert car lorsque le soleil sortait il faisait vraiment très chaud (en même temps on est à Hawaii me direz-vous !).

L'accès peut aussi se faire par la côte nord.

A la fin de la route qui longe la côte ouest, se trouve une très jolie plage, Yokohama Bay, encerclée par les montagnes et les vagues. Superbe mais pour la baignade d'Arthur il fallait se contenter du bord car les vagues étaient beaucoup plus grandes que lui !

Juste avant se trouve la plage de Makau, quasi déserte quand nous y étions.

En face se situe une caverne qui selon la légende abrite un homme requin. Le requin passerait par des tunnels secrets pour ressortir dans la grotte sous forme humaine afin d'attirer ses proies dans son repaire et les dévorer.


Les autres plages de cette côte sont très près de la route à 4 voies ce qui gâche un peu le plaisir. Ben est parfois allé Bodyboarder sur la plage de Makaha juste en bas de chez nous et il semble que les vagues y soient top pour tous les amateurs de planches qui glissent !

Et enfin, au sud (de la côte ouest toujours) se trouvent les Ko'Olina Lagoons, des lagons créés artificiellement pour permettre une baignade plus calme. C'était un endroit génial pour Arthur, il pouvait s'y baigner sans risque et il s'y est beaucoup amusé. C'est un vrai petit poisson maintenant, il s'éclate dans l'eau (et nous on doit redoubler de vigilance car il n'a peur de rien...). Il y fera ses premières glissades en Bodyboard. L'aménagement est très joli, il ne fait pas artificiel (sauf peut-être le lagon 1 qui est cerné d'hôtels grand luxe).

Côte nord

Une côte idéale pour les amoureux des grosses vagues. C'est vraiment impressionnant, elles sont immenses, elles sont puissantes et elles sont parfaites. Elles sont vraiment différentes des vagues des côtes françaises. C'est un régal de les regarder. Nous avons fait plusieurs arrêts sur diverses plages (Bonzai Pipe Line, Wameïa, Sunset Beach, Laniakea Bay...) dont voici quelques photos :

Mais le plus beau souvenir sera notre petit bout d'après-midi sur Haleïwa Beach, je vous laisse découvrir en images pourquoi :

Une belle rencontre et une plage avec des toutes petites vagues parfaites pour les petits formats !

Côte est

La côte où il ne fait pas beau (pour nous)... et pourtant qu'elle est belle ! C'est d'ailleurs ici qu'habite Obama. Nous l'avons d'abord découverte par Lanikai beach, une plage très réputée et à raison. L'eau y est d'un bleu turquoise impressionnant. La plage en elle-même est bof, beaucoup de monde, peu de sable (mais d'un blanc pur), des maisons... mais il suffit de regarder vers le large pour oublier tout ça

Plus au nord se trouvent bien sûr plein d'autres plages dont voici quelques photos :

Enfin nous avons découvert Waimanalo Bay que nous avons adoré :

A la pointe sud-est, se trouve une petite randonnée vraiment très agréable (même si très chaude aussi) avec de magnifiques points de vue sur l'océan, les baleines et les côtes. Elle s'appelle Makapu'u lighthouse trail.

Côte sud

C'est sur cette côte que se situe Honolulu, une grande ville typique américaine ainsi que la célèbre plage de Waikiki qui est dans la ville.

Tous les mardi, jeudi et samedi au coucher du soleil, un spectacle de Hula gratuit est organisé sur la plage. Nous en avons profité, c'était chouette.

Tout près se trouve Diamond Head, un cratère d'un ancien volcan sur lequel on peut faire une jolie balade avec des vues à couper le souffle sur le littoral et Honolulu.

Et enfin nous sommes allés à Pearl Harbor, sur les lieux de l'attaque du 7 décembre 1941. Tout comme le mémorial du 11 septembre à New York, c'est un lieu plein d'émotions et très riche en informations. Ils sont forts les américains pour faire vivre le passé ! Le point fort de la visite est le mémorial de l'USS Arizona bâti sur l'épave du navire dans lequel reposent les soldats noyés lors de l'attaque du bateau. C'est vraiment très émouvant, on peut un peu imaginer ce qu'ont du vivre ces marins ce jour-là.

Quelques musées présentent des témoignages, des documents d'époque, des reconstitutions, un documentaire... L'entrée est gratuite ainsi que la visite du memorial. Pour 7$, on peut avoir un audio guide en français (vraiment très intéressant).Dans la baie se trouvent aussi l'USS Missouri (coulé le 7 décembre puis remis à flot et lieu de signature de l'armistice avec le Japon) et le sous marin Bowfin. Les deux sont visitables et payants, mais le sous marin est interdit aux enfants de moins de 4 ans. Nous comptions en visiter un chacun mais le temps nous a manqué...

Sur ce notre séjour à Hawaii est terminé, nous voici maintenant à Sydney après un looong vol ! See you soon !

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Publié le 13 septembre 2019

Petite étape en Australie, à Sydney plus précisément.

Arrivés à l'aéroport, nous avons galéré pour atteindre notre logement à Double Bay. Le taxi nous facturait $100, et les uber ne voulaient pas nous prendre sans siège auto... Nous avons attendu presque 1h30 avant qu'un chauffeur accepte de nous porter. Finalement, nous aurions mieux faire de choisir les transports en commun, nous les avons pris au retour et ça se fait très facilement.

Dans notre logement, il y avait un guide touristique de la France. Par curiosité j'en ai lu quelques bribes, et un conseil... ne croyez pas tout ce qui est écrit dans un guide...

Selon celui-ci (qui date du début des années 2000) :

- la France est un beau pays mais ce serait mieux sans les français

- il est impossible d'acheter un haut de maillot de bain en France

- à la rubrique nourriture, ils disent que les restaurants français sont chers et conseillent donc d'aller manger un couscous. Rien sur la blanquette, les moules frites, le cassoulet, les quiches etc.

- les français estiment que tout le monde devrait parler français et ne font du coup pas d'effort. Je sais bien qu'on n'est pas doués en langue étrangère mais perso je n'ai jamais pensé que tout le monde devait parler français. Et le pire c'est que c'est un anglophone qui écrit cela...

Bref, nous allons maintenant lire les guides avec circonspection !

Au programme de ces quelques jours :

Visite de la ville, très agréable et entourée d'eau. Nous avons arpenté les rues de divers quartiers, vu l'opéra, le plus vieil observatoire d'Australie, le Botanic garden (où 3 mariages étaient célébrés), Parlement House, le Harbour Bridge, le Queen Victoria Building, le quartier de Darling Harbour...

Mais nous avons aussi trouvé une boulangerie française qui nous a régalés, joué avec des petits australiens qu'Arthur avait repéré car ils avaient de gros camions en jouet, pris le temps de rester au logement puisqu'il y avait plein de jouets pour Arthur, ri à l'aire de jeux d'à côté, kiffé de prendre le bateau pour aller au centre ville avec vue sur l'opéra à l'arrivée, été ébahis de la violence des vagues...

Arthur s'est beaucoup amusé dans cette ville, d'abord dans le Botanic Garden à courir après les oiseaux, à se perdre dans le labyrinthe de fleurs des champs, à se cacher derrière les arbres, à pêcher dans l'étang... puis dans le quartier de Darling Harbour où une grande pataugeoire/fontaine est installée pour le bonheur des plus petits.

La visite de la ville nous a pris 2 jours et le jour suivant nous sommes allés voir les plages en longeant la côte de Watson bay puis de Bondi Beach à Bronte Beach. Nous n'avons malheureusement pas eu le temps d'aller jusqu'à Manly Beach. La côte est vraiment très jolie et la promenade dégage de magnifiques points de vue en hauteur.

Watson bay
Superbe piscine non ?
De Bondi Beach à Bronte Beach

Ce fut donc un séjour court mais qui nous a beaucoup plu. Je crois qu'il faudra qu'on retourne en Australie dans quelques temps et pour plus longtemps. Cette année, le temps est consacré à la Nouvelle Zélande vers laquelle nous nous envolons aujourd'hui. Direction Christchurch !

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Notre arrivée en Nouvelle-Zélande se fait sous le signe de la joie et de l'incrédulité : nous sommes à l'autre bout de la Terre, dans un pays qui me fait rêver depuis très longtemps et dans lequel je ne pensais pas pouvoir aller un jour ! En plus, j'ai une mission : Ben est attiré par ces îles mais sans plus, c'est donc à moi de jouer pour lui faire adorer !

Nous avons atterri le 6 février dans la nuit à Christchurch où nous sommes restés quelques jours en attendant que notre camping car soit disponible.

Christchurch

Après une première nuit à l'hôtel, nous avons loué une chambre chez l'habitant. Habitants (Lidiane et Antonio) qui se sont révélés être brésiliens et parlant très peu anglais puisqu'ils ne sont ici que depuis 3 mois. Nous avons échangé en espagnol/anglais et... portuñol comme ils disent ! C'était chouette. Chez eux, logeaient aussi un autre couple de brésiliens (Isabelle et André) dont l'objectif est d'aller vivre au Québec et qui étaient donc ravis de s'entraîner à parler français. Nous y avons passé quelques jours super, ils sont tous vraiment gentils, nous avons pu parler voyage, Brésil (à défaut d'y être allés 😉), conditions d'émigration... C'était génial !

Nous devions attendre 5 jours à Christchurch ce qui est beaucoup car cette ville ayant été détruite par un tremblement de terre en 2011 il n'y a plus grand chose à y voir. Nous avons donc pris notre temps.

Nous avons d'abord visité le Canterbury museum, un musée gratuit qui retrace l'histoire Néo-zélandaise, les expéditions antarctiques (car Christchurch est le point de départ d'un certain nombre d'expéditions vers le pôle), la faune et la flore du pays... Et comme en Nouvelle-Zélande, les enfants ne sont jamais oubliés, il y avait même une section pour les enfants qu'Arthur a adoré. Ce fut un après-midi très chouette !

Le musée vu de l'extérieur
Reconstitution d'une maison dont les murs étaient recouverts de coquillages. Le couple est devenu très célèbre grâce à cela.

Le musée est situé dans le jardin botanique de Christchurch dans lequel nous nous sommes promenés accompagnés de canards le long d'une rivière, de belles pelouses et de grands arbres. Et à la grande joie d'Arthur, le chemin nous a mené sur une super aire de jeux, de celles dont les néo-zélandais ont le secret, avec en prime immense pataugeoire gratuite.

On a aussi fait un petit tour dans la ville et été à une aire de jeux (encore et rassurez-vous c'est loin d'être là dernière !) conseillée par des familles tourdumondistes qui était incroyable : tobbogans, pentes d'escalade, trampolines, filets, jeux d'eau... La Nouvelle-Zélande prend vraiment soin des enfants !

Et enfin en solo je suis allée voir le Bridle Path, le chemin que les premiers pionniers empruntaient pour passer le col après des mois de voyage en mer et que j'avais souvent emprunté avec les héroïnes de certains de mes romans !

De là haut, la vue sur la baie de Lyttleton était fabuleuse, une mer de différents bleus dentelée par la péninsule de Banks. De l'autre côté, on aperçoit l'océan.


Le jour J, Ben est allé chez notre loueur de camping car (Wenderkreizen) et à ce moment là seulement (pas de coup de fil avant, rien du tout) ils lui ont annoncé que notre camping-car était en panne et qu'il serait "peut-être" prêt le lendemain. Pas d'excuses (c'était probablement trop demander) et pas de sympathie non plus ! Sachant que nous l'avons réservé depuis 10 mois, que c'est cher et qu'il est écrit dans le contrat "si votre camping-car n'est pas disponible nous vous en proposerons un autre"... A notre charge de trouver un hôtel (au dernier moment, en haute saison) et tant pis si ça ne nous permet pas d'aller là où nous avions prévu. Nous voulions aller sur la péninsule de Banks, admirer les paysages et faire une croisière pour voir les dauphins d'hector, une espèce très rare. Malheureusement il n'y avait plus d'hôtel disponible sur la péninsule, nous avons donc du faire l'aller-retour dans la journée. Il pleuvait et ventait alors les paysages étaient cachés dans les nuages et la croisière a été annulée.

Voici tout de même un petit aperçu d'Akaroa, une ville très française puisqu'elle a d'abord été achetée aux Maoris par des français. Pour la petite histoire, les colons sont repartis demander de l'argent et des hommes au roi Louis Philippe pour coloniser/acheter l'île du Sud (les anglais n'étant encore que sur l'île du Nord). Celui-ci a mis 4 ans à se décider et à leur arrivée, les colons français ont vu le drapeau anglais flotter au dessus du village. Apprenant l'arrivée des français, nos chers voisins s'étaient précipités quelques jours auparavant pour déclarer la péninsule anglaise. Malgré tout, après ce long voyage les français sont restés et Akaroa présente toujours de nombreux signes de la présence française : un drapeau français à l'entrée, une boulangerie française (à $5 la baguette quand même !), des deux-chevaux, des noms de rue ou de magasins en français...

Le lendemain matin, nous appelons Wendekreisen qui nous dit que le camping car sera prêt à 12h. Nous y allons pour qu'ils nous disent que finalement, il ne sera pas disponible avant 17h. On sait qu'on a 1 mois 1/2 pour visiter la Nouvelle-Zélande mais en vrai 6 semaines pour voir tout ce qu'on veut voir c'est court, alors au bout de 6 jours "coincés" à Christchurch, on commence à s'impatienter !

Mais mettons ce paragraphe de côté, maintenant nous l'avons ce camping-car et nous pouvons parcourir les terres néo-zélandaises !

De Tekapo à Mont Cook en passant parPukaki

Après 2h30 de route (et un arrêt sur une aire de jeux !), nous passons la première nuit dans un camping gratuit près du lac Opuha, un endroit très calme et joli. Des danois, navrés de notre mésaventure nous ont offert de partager leur repas (notre camping car n'ayant été livré que tard, la nuit tombait et nos sacs n'étaient même pas encore défaits alors on était loin de pouvoir cuisiner). Ça commence bien 😊


Ajouter photos aire de jeux avec tracteur

Le lendemain direction le lac Tekapo après un déjeuner au bord de l'eau :

Nous parcourons la randonnée "Mount John Observatory", une boucle de 3h30 qui longe d'abord le lac pour finir par le surplomber. C'est vraiment très beau, le lac à des couleurs magnifiques.

Notre petit randonneur semble ravi de reprendre la marche, il cherche des lapins, ramasse des pommes de pin pour les écureuils, cherche l'endroit parfait pour faire un bon goûter, lance des cailloux dans l'eau...

Les campings près du lac Tekapo étant tous payants, nous décidons d'aller passer la nuit sur les berges du lac Pukaki que nous trouvons magnifique. Le Mont Cook lui sert d'écrin.

Puis direction le Mont Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande, aussi appelé "Aoraki" qui veut dire "perceur de nuages" en maori. Nous faisons la balade "Hooker Valley Track", 3h30, quasiment sans dénivelé. Le chemin déambule au creux de la vallée cernée de montagnes et de glaciers, traverse trois ponts suspendus au dessus de la rivière et l'arrivée se fait au bord d'un lac glaciaire avec vue sur le glacier Hooker et le Mont Cook. Le glacier et le lac sont beaucoup moins impressionnants que ceux de Torres del Paine mais la marche est vraiment belle.

Arthur s'y amuse beaucoup en cherchant des lapins, en léchant les gros glaçons du lac et comme la marche est facile il peut gambader sans problème.

4 ou 5 personnes se sont jetés à l'eau pour aller toucher les gros glaçons et... nous n'étions pas du nombre ! Désolée, pas de photo choc à vous montrer 😉

Après une nuit dans un autre camping gratuit, près du lac wardell cette fois, et une matinée à construire des casernes de pompiers en pommes de pin, nous prenons la route d'Oamaru sur la côte est.


Côte Sud-est

En chemin, petit arrêt aux Éléphants Rock, une formation géologique qui donne l'impression (avec un peu d'imagination) qu'un troupeau d'éléphants se promène dans l'herbe. Cette curiosité est située dans un enclos à moutons et à proximité d'un troupeau de vaches ce qui a bien plus intéressé notre petit baroudeur. Ça et grimper sur les rochers. Mais pour être honnête, ce qui lui a le plus plu, c'est l'abreuvoir des moutons qui lui faisait penser à la marmite des Trois petits cochons. #pourquoionvoyageàlautreboutdumondedéjà?# 😂


Nous campons pour la nuit au bord d'une plage, un spot adoré par Arthur et par nous ! Nous y passons de supers moments, on y trouve des coquillages, des étoiles de mer, des poissons... Quand la marée est basse, il y a plein de petites retenues d'eau foisonnantes de vie. C'est passionnant pour les petits et les grands !

Nous visitons ensuite Oamaru, une ville typée Steampunk avec un joli (mais petit) quartier victorien parsemé de jolies boutiques d'époque, et où vit une colonie de manchots bleus. Ces animaux sont dans l'eau toute la journée pour pêcher et une fois la nuit tombée ils sortent pour aller dans leurs nids. Nous étions confortablement installés face à la mer, à admirer 2 otaries plonger, marcher, taper dans leurs palmes... Quand tout à coup les manchots étaient là. J'ai trouvé ça impressionnant, un instant il n'y avait rien, la vague d'après ils y étaient tous. Une telle synchronisation m'a laissée bouche bée !

Le musée Steampunk / aire de jeux Steampunk
Le quartier et les boutiques victoriens
Pas de photos des manchots, ils sont passés tellement vite que je n'ai pas perdu de temps à sortir le téléphone.

J'ai appris récemment que dans l'hémisphère sud ne vivent que des manchots et non des pingouins. Et également que les pingouins peuvent voler eux. Le mot anglais étant "pengouin" pour les deux majoritairement, nous ne savions pas faire la distinction. Donc toutes les fois d'avant où je vous ai dit qu'on avait vu des pingouins, j'ai menti ! C'était des manchots 😉

Et en prime nous n'avons plus besoin de remplir le camping-car...


C'était somme toute une journée sympa mais ce n'est pas un arrêt incontournable selon nous.

Nous longeons ensuite la côte est jusqu'à Dunedin. En chemin nous nous arrêtons à :

- Moeraki Boulders

Des rochers à la sphère parfaite créés il y a des millions d'années sur le même principe que les perles dans les huîtres. Plus impressionnant sur les photos artistiques qu'en vrai, surtout que nous y étions sous la pluie mais chouette tout de même.


- Katiki Point

Pour y voir des otaries à fourrure et des pingouins.


- Shag Point

Toujours pour les otaries et les pingouins dans un cadre magnifique.

Dunedin et la péninsule d'Otago

A Dunedin, ville de fondation écossaise nous avons vu des hommes en kilt et entendu des cornemuses (je crois que nous avons eu la chance d'y passer le bon jour car ils étaient tous rassemblés au même endroit). Petit arrêt à la gare vraiment très jolie.

La péninsule d'Otago est fabuleuse. Elle nous a consolé d'avoir raté la péninsule de Banks. Le premier arrêt s'est fait à Sandfly bay, une magnifique plage sauvage bordée de dunes où la descente nous a rappelé la dune du Pyla (la montée aussi malheureusement 😉). Nous y avons vu des lions de mer et en particulier une maman avec des deux bébés en train de faire la sieste. Des pingouins aux yeux jaunes vivent sur cette plage et sortent de l'eau en fin d'après-midi pour nourrir leurs petits restés au nid. Mais s'ils voient des êtres humains ils ont peur et risquent de rester dans l'eau ce qui ferait mourir de faim les bébés... Du coup nous nous sommes bien gardés de les attendre.

Nous avons ensuite arpenté la route panoramique.

Les Catlins

Nous voici maintenant dans le sud de l'île du Sud et la température commence à fraichir, le vent venu tout droit de l'Antarctique est omniprésent mais ça fait du bien de respirer cet air frais et pur. Nous sommes dans la région des Catlins, qui recouvre une grande forêt primitive et une superbe côte. Au programme :

- Nugget Point, une toute petite promenade qui mène jusqu'à un phare perché sur un bras de terre. En contrebas des rochers forment les pépites. Très agréable, calme et apaisant.

- Florence Hill Lookout : juste un arrêt photo sur la route, point de vue panoramique sur une jolie plage en demi cercle.

- Mc Lean Falls : les chutes en elles-même sont belles mais pas des plus impressionnantes. Par contre on a adoré la marche dans la forêt des Catlins, une forêt ancienne, humide, de mousses et de fougères.

Depuis la lecture d'une aventure de Peppa Pig, Arthur est passionné par la recherche d'empreinte d'animaux (et de caca aussi car après tout c'est utile pour le repérage !), alors il s'en donne à coeur joie. Il repère déjà à merveille les crottes de lapin, de moutons ainsi que les terriers et les empreintes de mouettes. Et dans un autre registre, nous en sommes à la question "c'est quoi être mort?". Moins facile à expliquer !

- Curio Bay : LE moment d'extase de tout le monde car dans cette baie nagent des dauphins ! Ce sont des dauphins d'Hector, les plus petits et les plus rares au monde. Ils sont vraiment tout près du sable et Ben a même eu le courage d'aller nager avec eux (je dis le courage car il n'avait pas de combi, l'eau est à 17°C et il faut froid dehors!). Il a été grandement récompensé puisqu'ils se sont approchés de lui !

- Slope Point : le point le plus au sud de l'île du Sud, rien d'autre que l'océan entre l'Antarctique et nous. Et bien ça nous a plus ému qu'à Ushuaia ! Ici pas de ville, pas de gens qui en profitent pour faire payer le moindre brin d'herbe, c'est une grande étendue battue par le vent surmontant des falaises et l'eau.

Et pourtant on n'est qu'à mi-chemin entre l'équateur et le pôle sud !
Pour contrer les vents, les bergers avaient planté des arbres...
Tout là-bas... l'Antarctique !

Nous apprécions beaucoup la liberté qu'offre le camping car et nous commençons à trouver notre rythme. Une petite lessive chaque jour (pas plus que ce qui peut passer en séchage dans le camping car), trouver des aires de service, transformer le lit en table et vive versa (moment qu'adore Arthur), faire les courses...

Fin des Catlins, et direction Fiorland ! On a un peu de WiFi ça y est ! A bientôt pour le prochain épisode !

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Première nuit dans les Fiorland et premier camping payant, pas d'autre choix dans cette zone très touristique. Ou du moins on ne l'a pas trouvé ! C'était chouette de pouvoir prendre une douche brûlante sans avoir peur de vider le réservoir et de pouvoir pivoter sans se cogner aux parois. Mis à part cela, on préfère les campings gratuits qui offrent beaucoup plus de liberté (pas d'horaires de départ, pas d'emplacement au cordeau...). Toutefois, le camping gratuit est de plus en plus mal vu par les habitants à cause d'idiots qui laissent leurs déchets et leurs excréments (!) un peu partout. Quelle belle façon de remercier les locaux ! Du coup, le nombre de campings gratuits diminue (lors de notre passage à Queenstown deux campings gratuits venaient d'être fermés) et les zones de freedom camping sont drastiquement réglementées. Le risque est que d'ici quelques années, ça devienne comme au Canada dans le parc de Banff où on est obligés de payer chaque nuit. Et vu le prix d'une location de camping-car, ça fait mal... D'ailleurs, peut-être que si les agences de location de van baissaient un peu leurs prix, on pourrait se permettre de payer des campings. Mais passons au plus intéressant :

Fiorland

Pour cette première journée, direction Milford Sound, un grand fjord. Pour éviter de faire le trajet d'une seule traite, nous choisissons la croisière de 17h15 et nous nous arrêtons à plusieurs points de vue en cours de route. Nous faisons aussi une petite promenade près du lac Gunn au milieu d'une forêt sortie tout droit d'un monde fantastique.

On the road !
Lake Gunn

L'arrivée au Milford est impressionnante. Première fois que je vois un fjord, Ben en a déjà vu en Norvège mais ça lui plaît toujours autant. Nous naviguons jusqu'à l'océan sur une eau très bleue, croisons des otaries et de belles cascades tout en étant constamment entourés par de majestueuses montagnes les pieds dans l'eau. La mer semble s'être faufilée comme elle le pouvait entre ces géants de pierre.

Comme souvent, impossible avec des photos de retranscrire l'immensité et la majesté du lieu, mais l'idée que certaines choses ne soient pas "emprisonnables" sur écran ou sur papier glacé me plaît.

Avant de quitter cette région, nous grimpons à l'assaut du Key Summit (3h AR, pentu) qui surplombe la vallée.

Prochaine étape : Queenstown à 50km à vol d'oiseau, à 250km par la route ! Queenstown est LA ville des sports : beaucoup de chemins pour les VTT, jetboat, saut à l'élastique... Ne voulant rien faire de tout ça et ayant entendu que c'était une ville très touristique, nous poursuivons rapidement le long des rives du lac jusqu'à Glenorchy. La route est jolie, le lac est cerné de montagnes. Mais d'après tous les commentaires qu'on avait lu, on s'attendait à être plus impressionnés.

En chemin vers la côte ouest, petit arrêt sur les berges du lac Wanaka pour voir une curiosité de la région, un arbre dans le lac :

Côte ouest

Nous passons par la côte ouest mais sans nous arrêter à sa principale attraction : les glaciers Fox et Franz-Joseph. Il faut faire des choix et comme il semble qu'on ne peut pas les approcher, on s'est dit qu'on garderait plutôt le Perito Moreno en mémoire. A la place, nous nous arrêtons pour couper cette longue route à :

- lac Matheson : balade de 2h autour du lac qui reflète par temps calme les monts Cook et Tasman. Pas de chance pour nous, les seuls nuages de tout le ciel étaient sur ces deux sommets et une légère brise ridait l'eau du lac. C'était malgré tout très joli mais j'imagine qu'avec toutes les conditions réunies c'est splendide.

Avant la balade, les sommets étaient découverts

Durant cette balade, nous avons aussi bien joué avec :

- Un cache-cache géant : une méthode qui a souvent fait ses preuves pour faire avancer Arthur lorsqu'il rechigne. L'un de nous part se cacher plus en avant sur le chemin et les deux autres partent à sa recherche

- Des spectacles imaginés par Arthur avec des tours de magie (qui pour lui correspondent à faire des "tours" sur lui-même 😊), un clown (maman 😏), des lapins, des otaries et des "nours" (ours) qui coûtaient 10 "heures" l'entrée. Il voulait nous refaire le spectacle tous les 5 mètres environ et c'est là que le cache-cache devenait très utile !

- La recherche de cascades qu'Arthur adore. Heureusement il y en a beaucoup ici !

Et le midi pendant que papa préparait à manger, Arthur et moi avons joué à lancer des bouts de bois depuis un pont puis à aller vite voir de l'autre côté le courant les emporter.


- Gillepsie beach : une plage de galets vendue comme un plage de "bout du monde" mais dont on aurait honnêtement pu se passer.

On a toutefois passé un super moment à construire les maisons des 3 petits cochons pour rejouer indéfiniment l'histoire qu'Arthur affectionne tout particulièrement. Avec des petits cailloux en guise de loup et de petits cochons, une moule en guise de marmite, du bois en guise de charpente, des galets en guise de murs et des algues en guise de toit, nous nous sommes improvisés comédiens. A chaque fois que le loup décide de grimper à la cheminée, Arthur se retient de sourire, il se trémousse et sa joie explose quand le loup tombe dans la marmite. Et nous on est heureux de le voir comme ça. Merci à mamie et papi pour ce livre-audio cadeau de Noël, qu'il récite parfois par coeur par petits bouts "la maison s'écroula avec fracas", "oh la la rien ne se passa", "les trois petits cochons bien décidés à quitter leur maison"...

- Tunnel Terrace Track : un chemin forestier caché par lequel on entre et on sort par des tunnels de terre. Associé à cela, de longs bouts de bois fin que nous avons transformé en épées de chevaliers !

La météo sur la côte ouest et nord s'annonçant à la pluie durant toute la semaine, nous changeons nos plans et quittons l'ouest pour aller vers Kaikoura à l'est. En chemin, nous croisons une caserne de pompiers dans laquelle les pompiers font un exercice. Les pompiers étant LA grande passion d'Arthur nous nous arrêtons pour son plus grand bonheur. Il en parlera pendant des jours. Et puis les pompiers voulaient donner un casque à Arthur mais ça "n'allait pas passer dans la valise".


Kaikoura

Et quelle belle idée ! Merci la pluie. Cette ville n'était pas dans notre itinéraire car suite à un tremblement de terre les deux principales routes y menant ont été complément coupées. Du coup, le trajet que nous devrons emprunter pour en partir et qui dure normalement 2h prend 5h30 avec la déviation. Mais l'appel des dauphins a été le plus fort et la chance a été avec nous puisque la route a été réouverte le lendemain de notre arrivée après des mois de fermeture ! Nous avons donc pu en partir par la voie royale et sans faire aucun détour.

Kaikoura est un véritable aquarium pour mammifères marins. La raison ? Sous l'eau se trouve un immense canyon où prolifèrent des poissons, des algues... Du coup, pour les dauphins, baleines, orques et consoeurs c'est comme qui dirait buffet à volonté ! Nous avions envie d'aller nager avec les dauphins mais en dernière minute, tout était complet. Nous avons donc pris l'option observation qui se déroule sur le même bateau que ceux qui plongent en se disant que si vraiment la nage nous donnait envie on resterait quelques jours de plus à Kaikoura en attendant que des places se libèrent.

C'était magique, je ne vois pas d'autres mots... Nous naviguions depuis une quarantaine de minutes quand nous avons commencé à voir des sauts au loin. Dans le bateau, des cris d'émerveillement ont retenti et pourtant on était loin d'avoir tout vu. Le bateau s'est finalement arrêté au milieu d'un banc de dauphins. Ils étaient partout, devant, derrière, sur le côté et même... dessous ! Ils sautaient, faisaient des pirouettes, jouaient avec le bateau, sprintaient... seuls, à deux, à trois, à quatre, ils étaient d'une simultanéité époustouflante, d'une grâce à couper le souffle et tellement nombreux. C'était vraiment émouvant de les voir tous ensemble dans cette immensité, libres, joueurs, joyeux, gracieux, beaux...

Au final, nous n'avons pas regretté de ne pas avoir plongé puisque les dauphins s'en allaient à chaque fois que les plongeurs arrivaient dans l'eau. Du coup, nous on profitait de voir les dauphins sauter ou faire des pointes de vitesse alors que depuis l'eau les nageurs ne voyaient rien. A la dernière plongée, ils ont quand même eu quelques minutes avec eux et ont dit que c'était magique.

Le retour en bateau est très (très très) agité. Le bateau va vite et les vagues sont plutôt hautes. A bord une dizaine de personnes sont assises un seau à la main (je vous laisse imaginer pourquoi...). Arthur se révèle avoir le pied marin : bien qu'un peu effrayé et s'accrochant à moi comme un petit koala durant un petit quart d'heure, il assure toute la traversée sans problème. A plusieurs reprises, il a dit "capitaine, il faut ralentir", mais "il écoute rien ce capitaine". Ces péripéties étaient loin d'être prévues et l'arrivée est tout de même un soulagement, y compris pour nous.

Le soir, nous dormons dans un camping gratuit au nord de Kaikoura bercés par le doux bruit des vagues. Nous n'avions jamais dormi si près de la mer, c'est un régal.

Le lendemain, direction Kaikoura Peninsula Walkway, un sentier qui comme son nom l'indique fait le tour de la péninsule. Une très belle promenade de 3h environ avant de reprendre la route. Le sentier prend d'abord de la hauteur donnant des vues magnifiques sur les baies et les montagnes puis descend le long d'une plage de rochers où nous rencontrons une colonie d'otaries. Kaikoura vaut vraiment le détour.

J'ai failli oublier de préciser que depuis quelques temps nous randonnons en chanson. Arthur adore ça, il les retient vite et souvent nous déclenchons "accidentellement" le juke-box. Exemple : l'un de nous dit "ils sont beaux ses sapins" et voilà Arthur qui chante "mon beau sapin, roi des forêts". Et comme il adore faire des blagues, ça peut aussi donner "mon beau papa, roi des tortues" et variantes ! Il nous fait bien rire et il adore ça.

L'étape suivante devait être le parc d'Abel Tasman mais la météo étant toujours à la pluie là-bas, nous décidons avec regret de ne pas y aller.

Cela sonne donc le glas de notre visite de l'île du Sud. Nous réservons le ferry pour le lendemain. Mais... une dernière surprise nous attend. Alors que nous nous dirigeons vers notre camping, une vue imprenable s'offre à nous : les Malborough Sounds. Le camping est au bord de l'eau, face à des collines boisées qui plongent dans l'eau. Nous regrettons tout à coup d'avoir déjà réservé le ferry et de ne pas pouvoir découvrir un peu plus ce paysage. Cependant, le temps commence à nous être compté et l'île du Nord nous attend. Et finalement, lors de la traversée en ferry (magnifique !), nous avons un superbe aperçu de ces fjords puisque le trajet sinue à travers eux.

Nous voici maintenant sur l'île du Nord, alors la suite dans le prochain article !

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Publié le 13 septembre 2019

Après cette magnifique traversée en ferry, nous voici arrivés à Wellington, la capitale où le camping du soir nous accueille avec un magnifique coucher de soleil :

Nous ne nous y arrêtons que pour une chose (les villes ne nous tentent pas en ce moment) : le musée Te Papa considéré comme LE musée de Nouvelle-Zélande, immense et gratuit. A travers ses étages sont retracés :

- l'histoire et le mode de vie Maoris comprenant en particulier un marae (maison de vie commune pour les réunions politiques, religieuses, sociales) grandeur nature, une maison d'habitation, un immense bateau ressemblant à une longue barque étroite et longue...

- l'arrivée des blancs (les Pakehas), leurs conditions de traversée et de vie, des photos, des témoignages...

- la faune et la flore néo-zélandaises avec notamment le cadavre d'un calamar géant, des animaux reconstitués...

- la bataille de Gallipoli (1ere guerre mondiale) au cours de laquelle beaucoup de néo-zélandais sont morts, en suivant le récit de 3 soldats, 1 médecin et 1 infirmière. Statues géantes et étonnamment réalistes, maquettes de tranchées, reconstitution grandeur nature d'un abri, de tunnels, possibilité de s'essayer à coder un message en morse, lettres de soldats...

- l'histoire sismique du pays avec simulation d'un tremblement de terre (on entre dans une maison qui bouge), nombreuses expériences, mécanismes, schémas... Je me disais que si j'avais pu montrer tout ça à mes élèves ils auraient compris le phénomène des plaques tectoniques 10 fois plus vite !

- sensibilisation à l'environnement

- dinosaures, fossiles...

Et j'en oublie sûrement... Le tout est très interactif, ludique, instructif. C'est incroyable de trouver un musée de cette qualité gratuitement. Et puis, comme toujours en Nouvelle-Zélande les enfants ne sont pas oubliés. A chaque étage, deux salles leur sont consacrées avec des jeux en rapport avec le thème du coin, des expériences accessibles, amusantes, instructives. Cela nous a permis à tous les 3 de passer une super journée. Arthur a arpenté toutes les salles de jeu tandis que Ben et moi allions à tour de rôle nous balader dans le musée. Depuis, il ne cesse de nous demander quand est ce qu'on retourne au "museau".

Statue géante et très réaliste de l'un des soldats. A ces pieds les fleurs rouges sont des messages écrits par les visiteurs.

Quelques vues de Wellington avant de repartir vers le nord :

Volcans et géothermie

Étape suivante : la région des volcans du centre de l'île du Nord. Premier arrêt au parc de Tongariro pour la randonnée Tongariro Alpine Crossing, classée à l'Unesco pour son patrimoine géologique ET historique car c'était un lieu sacré pour les maoris.

Nous avions décidé de faire cette rando à tour de rôle. Malheureusement pour moi, ma journée était sous une pluie ininterrompue, je n'y suis donc pas allée.

Ben a beaucoup apprécié en revanche. La randonnée passe entre deux volcans (qui selon une légende maorie se seraient battus pour l'amour de la belle montagne d'à côté), près d'un cratère rouge, d'un lac vert et de deux lacs bleus, dans des paysages très volcaniques.

Pendant ce temps, Arthur et moi étions au camping où il a pu faire une bonne sieste. Et puis surtout il y avait une caserne de pompiers tout près ce qui l'a ravit plus que tout. Cette passion des pompiers ne s'éteint décidément pas ! Nous jouons aussi à lancer des cailloux dans la rivière, à fabriquer des bonhommes sur la rive et en nous promenant nous voyons 3 énormes lièvres s'enfuir.

C'est aussi ici que nous apprenons que ma mutation pour la gironde est acceptée et que le retour se fera donc sous d'autres cieux !

Le lendemain, c'est sous une pluie diluvienne que nous prenons la direction du lac Taupo et que nous passons l'après-midi au... Mac do ! Initialement l'objectif était de boire un café au sec pendant qu'Arthur se degourdissait les jambes aux jeux. Mais il a rencontré deux petits copains belges (Alizée et Adrien) et comme jouer avec des enfants qui parlent la même langue que lui c'est un luxe qui n'a pas de prix, le café s'est éternisé. Alors que quelques jours avant, dans les jeux du ferry, je m'étais inquiétée car je l'avais trouvé extrêmement timide envers d'autres enfants, cette après midi là m'a rassurée !

Le lendemain, soleil revenu, nous prenons la direction de Wai-O-Tapu un parc géothermal incroyable :

- un lac à la couleur verte étonnante (tellement flashy qu'on ne la croirait pas naturelle)

- des mares de boue en train de bouillir

- des cratères creusés par l'acidité de l'eau, aux parois colorées

- la "champagne pool", appelée ainsi car des milliers de minuscules bulles s'y forment. L'eau est bleu-vert foncée, fumante, la pierre est rouge. Sacrés contrastes sacrément beaux !

- la "Palette de l'artiste", une grande étendue d'eau pleine de couleurs différentes. Les couleurs sont dues à la présence de telle ou telle molécule : bleue - Chloride, jaune/vert pâles - acide et sulfate, orange - arsenic et Antimony (?), jaune/vert - sulphures et arsenic, gris - carbonne. Le tout est étonnant et magnifique. Nous étions subjugués !

- et plein d'autres beautés naturelles que je ne saurais trop décrire

Rotorua

Visite d'un village Maori au temps de la christianisation dans la ville au bord du lac.

Rotorua étant une terre très volcanique, dans les jardins de certaines maisons, il y a carrément des trous d'où sort de la vapeur brûlante. Un peu flippant !

En fin d'après-midi, nous tentons le Mitai maori tour qui présente les danses maories, leur mode de vie et le Hangi. Le Hangi est une technique de cuisson des aliments dans un trou sous terre, une sorte de four enterré. La visite commence donc par le repas (à 16h30 !) et la désignation de notre chef qui nous représentera lors de notre rencontre avec la tribu.

Nous descendons ensuite près d'une mare dans laquelle on croirait qu'un pot de peinture bleue a été versé.

Et on longe une rivière quand apparaissent des maoris entonnant un chant traditionnel.

Après leur passage, nous traversons un village reconstitué

pour arriver devant la tribu. Nous avons alors droit à la cérémonie de rencontre, de présentation, au chant de bienvenue (qui fait plus peur qu'autre chose) puis la tribu nous présente plusieurs danses (dont le Haka 😊). Cette synchronisation lorsqu'ils dansent et chantent était très émouvante, les sons sont très limités : leurs voix, une guitare, et leurs mains. C'est épuré, beau et captivant.

Coromandel

Nous poursuivons vers le nord et la péninsule de Coromandel qui est un véritable joyau. Le littoral est découpé, l'eau est très bleue et quelques petites merveilles s'y trouvent.

Premier arrêt picnic à la plage de Maihi :

Puis nous allons creuser notre piscine d'eau chaude à Hot Water. Pour mieux comprendre ce phénomène, regardez la photo ci-dessous, elle vaut mille mots.

L'eau jaillit donc sur cette plage à environ 60°C si on est juste au dessus. 60°C c'est un peu trop chaud pour s'y prélasser, il faut donc creuser légèrement à côté (très légèrement puisqu'à environ 1m l'eau est froide). La plage très célèbre et donc très fréquentée ressemble alors à un champ de bataille rempli de tranchées !

Mais l'ambiance est bon enfant, certains boivent même un verre de vin dans leur trou. Nous trouvons l'endroit parfait et après avoir creusé puis agrandi notre trou, nous profitons ! C'est vraiment très agréable.

Cathedral Cove

Deux plages séparées par une falaise dans laquelle une grande arche s'est creusé. L'un des lieux emblématiques de la Nouvelle-Zélande et c'est effectivement très impressionnant.

Le sentier pour y aller offre de très belles vues variées, traverse une forêt et passe près de deux petites criques jolies, beaucoup moins fréquentées mais moins pratiques en famille.

Baie des îles

Direction la péninsule au nord d'Auckland par une journée très pluvieuse. Nous voulions aller dans une grotte pleine de vers luisants mais elle est inondée, un village Maori encore marqué par sa résistance envers les anglais (tunnels...) n'est pas accessible non plus. Nous continuons donc notre route jusqu'a un camping et nous finissons l'après-midi en faisant des crêpes 😊. Heureusement les jours suivants sont plus cléments et nous faisons :

- Waitangi Track, au départ des Haruru Falls (10 km AR, 4h) qui passe à travers la mangrove pour arriver sur le lieu de signature du traité de Waitangi, traité dans lequel les maoris ont cédé la souveraineté de leurs terres.

Arthur s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas regarder son dos et s'éclate à essayer...

- Saint Paul's Rock, une courte mais raide balade (environ 1h AR) qui nous mène tout en haut de ce rocher :

Et nous offre une splendide vue à 360° sur les baies alentours

Le déjeuner se fait lui aussi dans un cadre enchanteur :

- Cape Reinga, lieu sacré pour les maoris situé tout au nord de l'île du Nord. Selon leur légende, c'est de là que les âmes partent pour rejoindre Hawaiki, leur île (mythique) d'origine.

C'est ici aussi que se heurtent la mer de Tasman et l'océan pacifique dans un joyeux mélange de vagues.

Une jolie légende maorie raconte que la mer de Tasman est une mer mâle appelée "Te Moana Tapokopoko a Tawhaki", tandis que l'océan pacifique est la mer femelle appelée "Te Tai o Whitirela". Ici est leur point de rencontre, et les vagues symbolisent la naissance de la vie née de leur union.

Tout prêt il y a des dunes de sables géantes sur lesquelles on peut faire du sandboard, mais la pluie nous en a empêchés...

- Waipoua Forest, dans cette forêt se cachent de majestueux Kauris, des arbres impressionnants par leur taille et leur circonférence.

Premier arrêt près de "Tane Mahuta", le seigneur de la forêt et l'un des plus anciens arbres au monde, il a environ 2000 ans et mesure plus de 50m de haut ! Dans la cosmologie Maorie, il a une place primordiale puisqu'il est le fils de Ranginui, le ciel et de Papatuanuku, la Terre. C'est lui qui les a séparés pour créer la lumière, l'espace et l'air et ainsi permettre à la vie d'apparaître. Les créatures vivantes sont donc toutes les enfants de Tane. C'est dire l'importance de cet arbre... Lors de la promenade, il apparaît au détour d'un virage et sa "colossitude" nous laisse bouche bée.

Difficile à rendre en photo...

Dans cette forêt se trouvent aussi les Four Sisters

Et Te Matua Ngahere, le père de la forêt, encore plus ancien que Tane mais moins haut (environ 30m).

Après une nuit dans un camping hors du commun ressemblant à un musée improbable, nous redescendons vers Auckland. Lors d'une balade dans une forêt nous rencontrons une famille polonaise avec qui nous passons le reste de la soirée autour d'un verre de vin néo-zélandais tandis que les enfants s'amusent.

Le lendemain, je vais visiter le village historique de Howick, un musée en plein air qui reconstitue un village néo-zélandais du milieu du XXeme siècle. Les maisons sont authentiques, elles ont en fait été déplacées de divers endroits de la région pour être rassemblées ici. Des bénévoles en costumes jouent la vie à cette époque : le maréchal-ferrant, les soldats, les fermiers, la maîtresse d'école, les enfants, le meunier, le charbonnier, le facteur, le tenancier, le propriétaire de l'unique magasin... Des activités sont organisées tout au long de la journée (qui était ce jour-ci en l'honneur de la Saint-Patrick) : jeux traditionnels, contes irlandais narrés sur la pelouse, démonstration de coupe du bois à l'ancienne, cornemuse... Et le mieux du mieux (enfin de mon point de vue...) c'était de pouvoir aller en classe. Durant 30 minutes, je me suis transformée en élève du 19ème, j'ai adoré !

Tribunal
Lessive
Bagage maximum autorisé par famille lors de la traversée Europe Nouvelle Zélande
Habitat temporaire avant d'avoir construit un cottage
Construite par les maoris pour les blancs en guise d'habitat provisoire
École des femmes
Poste

Pendant ce temps, Arthur et Ben ont joué au playground d'à-côté et fait la sieste.

Et enfin pour notre dernier jour en Nouvelle-Zélande, nous avons rejoint une super famille française, elle aussi en tour du monde (www.lecapfagi.com) avec qui nous avons passé une délicieuse après midi dans Auckland. Arthur s'est aussi beaucoup amusé avec les enfants Charles et Alice, et la séparation a été éprouvante.

Avant de terminer cet article, quelques photos prises tout au long du séjour en roulant ou de nos emplacements de camping, le plus souvent gratuits. Certains endroits étaient incroyables, d'autres justes pratiques mais c'était toujours très facile de trouver (sauf à Auckland où c'était une sacrée galère). Ceci nous a procuré une sacrée liberté d'itinéraire que nous avons pu moduler selon le temps, la météo... Bref, le camping-car en Nouvelle-Zélande on adhère.

Et voici que sonne le glas de notre aventure Néo-zélandaise, nous volons maintenant vers des cieux plus français : la Polynésie !

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Publié le 13 septembre 2019

Partis le 20 mars d'Auckland, nous arrivons à Papeete le 19 mars...Et ce n'est que le début de la magie Polynésienne ! 😀

Pour cette première nuit, nous logeons chez une adorable marquisienne qui nous initie rapidement à la vie locale : les "ma chérie" à toutes les personnes qu'elle croise, les bises tous les 4 mètres, la gentillesse et les fleurs dans les cheveux. Arthur l'a d'ailleurs surnommée la "dame avec les fleurs dans les cheveux". Chez elle, nous goûtons des confitures de mangue ou de banane et des bananes de son jardin.

Avant de prendre l'avion pour Huahine nous faisons un tour au marché de Papeete afin que Ben puisse s'acheter un harpon et une combinaison. Nous allons manger du poisson !

Nous sommes restés 3 semaines sur les deux îles reliées par un pont qui forment Huahine. Huahine est considéré comme l'île de la femme puisque lorsqu'on regarde ses collines on peut distinguer une femme enceinte allongée.

Il manque les genoux à gauche de la photo mais là on voit bien le visage, la poitrine et le début du ventre.

Le tour de Huahine est vite fait mais c'est une île qui vaut le détour, elle est encore très sauvage et son lagon est superbe. Il n'y a que quelques plages de sable :

- sur Huahine Iti, la petite île, tout au sud entre le relais Mahana et le marae

- près de Fare la ville principale sur Huahine Nui (seule ville d'ailleurs où il y a un supermarché)

- à l’hotel Royal Huahine où l'on peut accéder par leur navette (payante) ou en voiture par un chemin cahoteux (mais c'est gratuit !). La plage est publique, et la piscine est accessible si l'on consomme.

Nous n'en avons pas vu d'autres mais il est tout de même possible de se baigner dans le lagon un peu partout même si c'est moins pratique et agréable.

L'une des principales attractions de l'île est l'excursion en bateau à la journée qui fait le tour des îles et s'arrête :

- à une perleraie en plein milieu du lagon (avec explication du processus de fabrication des perles)

- voir des anguilles sacrées aux yeux bleus. Elles sont énormes et aveugles c'est impressionnant.

- déjeuner sur un motu sur lequel on peut se prendre pour Robinson et où on apprend à tresser des paniers ou des couronnes en feuilles de cocotier, à danser et à nouer un paréo à la mode polynésienne.

Mais le must de la journée reste quand même les vues (de l'île, du lagon, de l'océan). C'est très joli.

Nous sommes aussi allés à la maison de la vanille où nous en avons appris un peu plus sur sa culture (plutôt difficile et délicate). Et qui nous a permis ensuite de faire de délicieuses crêpes aromatisées à la poudre de vanille.

Le reste des journées s'est écoulé très tranquillement entre plages, poissons, chasse sous marine pour Ben... Heureusement que nous devions travailler sur mon affectation à la rentrée et sur la suite du voyage. Ça nous a pris beaucoup de temps et c'est du coup tombé au bon moment. On nous avait prévenu et effectivement : 3 semaines à Huahine c'est long si on n'a rien d'autre à faire. Pour nous, ça a été plutôt un bon timing, Arthur a pu faire de longues siestes, des activités manuelles comme de la peinture (plutôt compliqué à faire en temps normal) et passer avec fierté l'étape de la propreté, on est contents !

Nous avons aussi rencontré des familles françaises et passé ainsi de bonnes journées ou soirées.

D'abord la G. Family, en voyage pour un peu plus de 2 mois. Arthur a eu des discussions passionnantes avec leur petite Nina (sur les bébés, les papas et les mamans entre autre...).

Ensuite avec Jeanne, Mathieu, Victor et Joachim avec qui nous avons partagé journée plage, soirée pizza, et de multiples discussions tandis que les enfants s'amusaient comme des fous.

Je laisse maintenant les photos parler pour moi, j'en ai vraiment pris beaucoup ! Et nous on file à Moorea !

Vue depuis notre logement
Baignade en bas de notre logement
Travail sur mon affectation
Discussion avec Nina
Une murène
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Publié le 13 septembre 2019

Ia Orana !

Nous voici sur la deuxième île de notre périple Polynésien. Nous restons ici 3 semaines également, ce qui nous laisse le temps de bien découvrir Moorea.

L'île de Moorea ressemble à un coeur et est appelée "l'île soeur de Tahiti", du fait de sa proximité. En effet, Tahiti Moorea se relie très facilement en ferry en environ 30 minutes. Du coup, le lendemain de notre arrivée à Moorea, nous profitons d'aller à Papeete pour acheter une carte de réduction (la carte famille, disponible seulement sur place) qui nous permettra de faire la suite du voyage polynésien à tarif plus réduit. Quitte à être dans une "grande" ville, nous cherchons aussi un coiffeur pour Arthur et surtout nous trouvons la première librairie française en 8 mois. 😊 Un bonheur, même si les livres sont presque deux fois plus chers ici qu'en France. Mais ça fait du bien de renouveler la collection d'Arthur, moi j'ai une liseuse alors j'ai été raisonnable je n'ai rien pris 😣

En tout cas ce deuxième passage à Papeete nous confirme que la ville n'est pas à la hauteur de ce nom qui nous fait tant rêver depuis la métropole. Voyez par vous même :

Retour à Kahekaro, une pension tenue par Michel et Katie, les hôtes parmi les plus gentils qu'on ait jamais eu et avec qui on a passé d'excellents moments.

Dans le lagon devant le bungalow se trouvent une partie sableuse peu profonde, puis une zone très profonde (qui est une zone de repos des cétacés) et enfin un autre banc de sable. Dans ce dernier, l'eau est translucide et les poissons s'y bousculent. Je n'ai jamais vu autant de poissons au mètre carré, j'avais l'impression d'être sur la place du village de cez monsieurs à l'heure de pointe. C'est la même chose pour Ben ce qui est (reconnaissons-le) un plus grand gage de vérité puisqu'il a parcouru plus de fonds marins que moi. Un jour alors que nous nous y baignions, deux raies pastenagues sont passées tout près de nous, c'était magique.

Il y a aussi une passe tout près (un endroit où la barrière de corail s'interrompt ce qui en fait le point de passage entre le lagon et le large pour les poissons, les requins, les raies, les dauphins... ). Et en parlant de dauphins... Nous les voyons quasiment tous les jours depuis notre terrasse (ou depuis les kayaks) dans la partie profonde. Une fois j'ai même du m'arrêter pour en laisser passer trois, et nous avons eu droit à de jolis flips.

Quelques petits ailerons se profilent aussi parfois au bord de notre plage, mais ce sont des requins pointes noires et ils sont inoffensifs (ils piquent parfois les poissons que Ben vient de pêcher mais la chair humaine n'a pas l'air d'être à leur goût 😉). Finalement, le plus dangereux en Polynesie, c'est le poisson pierre qui se cache dans le sable ou les pierres et pique si on lui marche dessus, ce qui nous oblige à porter des chaussures pendant la baignade (car ils sont très difficiles à voir). Mais trêve de bavardage, voici les photos de Kahekaro et du lagon.

Le bungalow est devant de superbes crêtes dentelées

Niveau emplacement, la pension est assez loin des endroits touristiques (entre 20 et 30 minutes de route) ce qui est à la fois un inconvénient et un avantage. En effet lorsque l'on voit l'animation des plages touristiques (bateau, scooter des mers, hélicoptère...), on est bien contents de la tranquillité dont on jouit ici.

Il n'y a pas tant de plages que ça à Moorea mais elles sont belles. Nous sommes allés à :

- Temae, plage publique, eau très claire et turquoise, vue sur l'île de Tahiti. Interdiction de pêcher ou de jeter l'ancre dans le lagon ce qui fait que les coraux sont préservés et en conséquence les fonds sont colorés, et plein de poissons. Pas de bateaux ou de scooter ici, mais des avions qui décollent ou atterrissent car l'aéroport est à côté. Ceci dit c'est plutôt impressionnant de voir les avions de si près.

Vue en hauteur du Sofitel tout au bout de la plage de Temae
Vue sur le lagon de Temae

- la plage de l'ancien club med, pas beaucoup de sable pour étendre sa serviette mais une pelouse aménagée au dessus, une eau claire, de jolis bleus mais beaucoup de bateaux et compagnie le week-end.

- la plage de Mareto que nous n'avons vue que 10 minutes avant une averse donc difficile d'avoir un avis objectif. L'eau y était encore une fois claire et turquoise, et une vaste pelouse ombragée de cocotiers s'étend derrière. Toutefois il y avait des bateaux amarrés vraiment près ce qui était plutôt déplaisant.

- la plage des Tipaniers, accessible par l'hôtel du même nom et au large de laquelle on peut voir des raies et des requins. Mais l'eau était froide ! (Bon OK on arrête de se plaindre 😉).

Il y aussi quelques randonnées à faire sur Moorea mais elles ne sont pas toutes balisées ce qui les rend parfois difficiles a trouver. Le problème pour la randonnée ici c'est la chaleur. Nous n'avons pas envie qu'Arthur attrape une insolation. Du coup nous en avons fait une pendant qu'il était à la garderie (il y a passé quelques jours histoire d'être un peu avec des jeunes de son âge 😄), et effectivement nous avons eu très chaud. La vue d'en haut, à 360° valait toutefois le coup d'oeil.

Une passe

Un autre jour, plutôt pluvieux nous sommes allés jusqu'à la table de Maatea avec Arthur qui en a profité pour sauter gaiement dans les flaques de boue puis pour dormir sur maman. Nous sommes passés au milieu d'une forêt tropicale, de vergers de papayers, de pamplemoussiers, d'orangers... pour arriver jusqu'à un col cerné de montagnes aux bords dentelés. C'était chouette mais le ciel nuageux nous a un peu gâché la vue.

Sinon, pour avoir une belle vue sur les deux baies de Moorea, il suffit d'aller jusqu'au "Belvédère" en voiture.

Baie d'Opunohu à gauche, baie de Cook à droite

En ce qui concerne Arthur, je crois qu'il se plaît beaucoup en Polynésie notamment car les autres enfants parlent français mais aussi car en s'arrêtant 3 semaines sur chaque île, il a pu prendre plus le temps de jouer, de faire la sieste... Nous avons eu à Moorea plusieurs jours de pluie qui l'ont aussi ravi car il pouvait rester au bungalow et profiter de ses jouets.

Voici d'ailleurs l'un de ses jeux favoris :

Avec lequel il a beaucoup développé son imagination ! Les noix étaient tour à tour des sous marins, Mickey et Minnie, une famille noix de coco, des pyjamasques... un jeu tout en un très économique.

C'est aussi à Moorea qu'Arthur a fêté ses 3 ans, après les avoir longtemps attendu ! Nous avions acheté ses cadeaux en Nouvelle-Zélande pour être sûr de trouver ce qu'on voulait et le jour où nous faisions les bagages avant de rendre le camping car il a aperçu la malette de legos de pompiers dans mon sac. On l'a laissé regardé mais pas ouvrir. Du coup, au cours des 5 semaines qui ont suivi il nous a régulièrement répété que le jour de son anniversaire il pourrait ouvrir sa malette. On a été épaté de sa patience. Le jour J quand je lui ai souhaité un joyeux anniversaire il s'est tourné vers Ben l'air interrogateur puis il a sauté en l'air en criant "oui oui c'est mon anniversaire", très rapidement suivi d'un "je peux ouvrir ma malette" ? Et sa joie en l'ouvrant a été à la hauteur de l'attente.

De plus, faute d'avoir trouvé un gâteau tout prêt, nous nous sommes lancés dans une décoration faite maison. Le résultat est loin (loin loin) d'être parfait mais on l'a fait ensemble et c'était un moment inoubliable. Alors finalement je suis bien contente de ne pas avoir trouvé de pâtisserie, ces souvenirs seront bien plus précieux. Et puis cette séance s'est aussi transformée (à mon insu) en séance d'apprentissage où Arthur trouvant que je ne faisais pas bien la lettre A en pâte à sucre, est allé me chercher le A de son puzzle en bois (pour me montrer comment il fallait faire). Du coup, je lui ai demandé chaque lettre de son prénom et maintenant il sait qu'il y a un A, deux R et un H.

C'est ainsi que se termine Moorea, demain nous serons dans l'avion pour Rangiroa, dans l'archipel des Tuamotus. Nana !

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Publié le 13 septembre 2019

Après deux iles hautes dans l'archipel des îles de la société, nous partons sur un atoll de l'archipel des Tuamotus : Rangiroa.

En chemin, nous survolons plusieurs très beaux atolls.

Rangiroa est une bande de terre étroite qui est bordée par l'océan d'un côté et par un gigantesque lagon de l'autre (deuxième plus grand lagon du monde après celui de la Nouvelle Calédonie). La vue depuis les airs est déjà époustouflante, on se sent d'ores et déjà tout petits au milieu de l'océan pacifique. Nous survolons aussi notre pension, située sur un motu (îlot) séparé de Rangiroa par la passe d'Avatoru. Nous passons ces 5 jours chez Punua et Moana, au coeur d'une famille typiquement et fièrement polynésienne. Punua est d'ailleurs une célébrité locale puisqu'il a traversé l'océan pacifique jusqu'à Shangai en pirogue traditionnelle, la même que celles que les premiers polynésiens avaient utilisées lors de leur migration vers la Polynésie (celles que l'on voit dans Vaiana par exemple), Et ce en utilisant uniquement les étoiles pour se guider... Sa pirogue est maintenant exposée au musée de Shangai.

La pension est dans le "lagon vert", le cadre est magnifique. Notre bungalow a presque les pieds dans l'eau.

Devant la pension, nous avons d'ailleurs pu nager avec deux requins dormeurs, impressionnants par leur taille mais totalement inoffensifs car ils n'ont pas de dents !

Vue depuis le bungalow
Le lagon vert devant la pension
Durant le trajet en bateau jusqu'à la pension

Mais le plus agréable dans cette pension restera quand même pour nous les rencontres avec les autres pensionnaires, et en particulier avec Anthony et Anne, des kinés expatriés à Tahiti avec qui ont passé de très bons moments.

C'est aussi sur ce motu que se trouve le vignoble de Rangiroa.

Rangiroa est connu mondialement pour ces plongées, notamment car on peut y nager avec les dauphins. Malheureusement pour Ben (et Anthony et Anne !), ils n'auront pas été au rendez-vous ce coup-ci. Il semblerait que la pleine lune n'aide pas puisque durant cette phase les poissons vont pondre hors du lagon et ne reviennent qu'à la fin de cette période lunaire. Mais les plongées étaient quand même chouette apparemment (barracudas, requins...)

Pour découvrir un peu le lagon, nous sommes allés en excursion jusqu'au lagon bleu, un lagon dans le lagon qui comme son nom l'indique est très très bleu ! C'est vraiment très beau.

Il y avait là-bas beaucoup de requins pointes noires, avec lesquels on a pu nager ou barboter puisqu'ils peuvent se déplacer dans très peu d'eau. Arthur était extatique à chaque fois qu'il en voyait un.

J'ai aussi aperçu un requin citron en snorkeling : je ne savais pas si j'étais excitée ou effrayée...

Un autre jour, nous avons loué des vélos pour parcourir l'île jusqu'à la passe de Tiputa. A certains endroits la bande de terre est tellement étroite qu'on voit le lagon d'un côté, l'océan de l'autre. C'était une chouette balade mais l'île ne nous a pas émerveillés, la route est bordée d'habitations quasiment tout le long et il n'y a qu'un seul endroit à peu près accessible pour la baignade.

Passe de Tiputa

Un matin, nous avons également fait une sortie bateau avec la famille de la pension afin d'aller chasser des poissons.

A la fin de ces quelques jours, nous nous envolons vers un autre atoll des Tuamotus : Fakarava. La suite bientôt !

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Publié le 13 septembre 2019

Dernière étape dans les Tuamotus et pas des moindres... Fakarava nous a ensorcelés par sa beauté, son côté sauvage et la gentillesse de ses habitants. Malheureusement, le téléphone qui nous sert d'appareil photo nous a lâché, emportant avec lui nos photos. Pour illustrer mes propos, je n'aurai donc que les quelques photos que j'ai réussi à sauver. En espérant les récupérer toutes bientôt.

Fakarava est un atoll long de 65 km environ dont une grande partie est sauvage. Son lagon est encerclé de terres ou d'une barrière de corail, il y a seulement deux passes qui font la jonction entre l'océan et le lagon. Le village est situé au nord de l'île, ainsi que l'aéroport. Le village se situait à l'origine sur un motu plus au nord, mais la présence d'un très grand nombre de nonos (des moustiques minuscules et féroces) due à la finesse du sable a convaincu les habitants de se délocaliser.

Nous logions dans une super pension appelée KoriKori tenue par des gens très gentils. Il y a une petite plage et un ponton aménagé depuis lequel on a pu voir de magnifiques couchers de soleil. Le soir, des requins dormeurs et pointes noires nageaient sous nos pieds.

Fakarava est célèbre pour ses plongées au cours desquelles il est notamment fréquent de voir des murs de requins. Ben a testé et n'a pas vu le mur mais par contre il a croisé beaucoup de requins.

Pour découvrir un peu toute l'île, nous avons choisi de faire une excursion aux "sables roses" situés tout au sud de Fakarava. Ce fut probablement l'une des meilleures excursions que nous ayons fait en Polynésie. Après 1h30 de bateau, nous sommes arrivés à Tetamanu, le tout premier village de l'île, maintenant quasi désert : seules 5 familles y vivent encore.

On trouve ici un sentiment de fin du monde : pas de route, pas de magasins, les habitants sont ravitaillés par bateau. On y trouve également deux pensions qui doivent être top pour qui veut s'isoler au calme et au paradis. Il y a aussi une église, construite en corail qui célèbre la messe le dimanche ou les mariages (pour tous ceux qui le souhaitent même s'ils ne sont pas du village). Elle est superbe.

Nous avons ensuite déjeuné d'un repas pêché et préparé par l'équipage : langoustes, thon cru au lait de coco, brochettes d'espadon, perroquets (les poissons hein...) au barbecue, ailes de poulet (je ne suis pas sûre qu'elles aient été pêchées elles...🤔) et riz. En dessert, de délicieux pamplemousses nous ont été servis sur la plage.

Nous avons aussi fait plusieurs snorkeling (dont deux en se laissant porter par le très fort courant de la passe, c'était impressionnant) au cours desquels nous avons vu des requins, des raies léopards, des poissons flûtes, d'énormes napoléons et multiples autres poissons.

Pour finir, nous sommes arrivés sur un petit motu dont le sable était d'une jolie couleur aux nuances roses orangées. Pas aussi rose que nous le pensions mais le site est très joli avec un fort air de Robinson.

Le bonus de cette excursion c'était la présence d'autres enfants avec qui Arthur a pu s'amuser (même si les filles faisaient un peu bande à part au début).

Un autre jour, nous avons enfourché nos vélos pour aller à la plage dite du "pk 9", une plage sauvage tout au nord de l'île. En chemin, nous avons fait un arrêt près d'un arbre qui a la particularité de pousser dans un vieux phare. Après quelques jeux sur la plage côté océan, nous poursuivons la route qui s'avère longue (26 km AR) et chaude !

Sur le retour, nous mangeons et Arthur et moi profitons de la plage de l'hôtel Havaiki Lodge tandis que Ben va plonger.

Le dernier jour, tandis que Ben va pêcher, Arthur et moi allons jouer côté océan pour chercher du corail et des "oeufs de tortue" qui sont en fait des cailloux. Arthur s'amuse à recréer l'éclosion des oeufs puis il amène vite les bébés tortues dans la mer avant que "les oiseaux ne les mangent". C'était une super matinée sauf pour mon téléphone qui a apparemment eu trop chaud....

Nous voici maintenant en direction de Maupiti, l'île dont on nous a tant vanté les charmes...

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Publié le 13 septembre 2019

L'île de Maupiti nous ayant été chaudement recommandée, nous ne pouvions pas la rater. Et pourtant trouver un vol pour y aller au dernier moment n'est pas des plus évident. L'aéroport est sur un motu et la piste d'atterrissage n'est pas assez longue pour accueillir de grands avions. Seuls les ATR 42 (avions de 48 places) peuvent y atterrir ce qui limite le nombre de billets disponibles. Nous avons donc fait notre itinéraire en fonction des dates disponibles pour Maupiti.

Nous avons choisi un logement (pension Espace Beach) situé sur la seule plage de l'île car c'est toujours plus sympa pour Arthur (pour nous aussi remarque !). Nous étions en demi pension, ce qui est quasi obligatoire sur ce genre de petites îles, peu souvent ravitaillées et avec peu de "magasins". Nous avons été un peu déçus de la qualité des repas et du logement au vu du prix mais de toute façon il n'y avait pas beaucoup d'autres choix possibles. Le cadre était toutefois remarquable, une belle plage de sable blanc face à un motu sur lequel nous pouvions aller en traversant tout le lagon à pied. C'est aussi ici que nous avons fait connaissance avec les réveils polynésiens : les coqs ! On se demande comment on a fait pour les éviter jusque là et en même temps on est ravis de ne pas les avoir connus plus tôt. Ils se mettent à chanter vers 3 ou 4h du matin et ne s'arrêtent plus, un chante, un autre lui répond et ainsi de suite jusqu'à ce que le premier recommence et c'est reparti. Apparemment ils chantent pour marquer leur territoire qui est défini par la portée de leur voix. Alors temps qu'ils entendent un autre coq ça veut dire que ce dernier empiète sur leur territoire et pour le défendre ils chantent. Comme ils sont très nombreux ici, autant dire que c'est sans fin et très énervant ! Les coqs couplés aux moustiques, présents jour comme nuit, rendent le paradis un peu moins paradisiaque.

L'une des belles choses de cette pension fut encore une fois les rencontres : tout d'abord François, Gwen et Prune qui vivent à Tahiti. Prune et Arthur qui ont le même âge se sont bien amusés ensemble tandis que nous parents avons bien discuté de notre côté ! Leur départ deux jours avant nous a laissé un vide mais heureusement nous avons passé deux jours avec eux à Tahiti avant de partir.

Nous avons aussi passé de bons moments avec Fabienne, Laurence, Luc et Gilles qui étaient de passage en Polynésie pour leurs vacances et qui étaient très gentils. Les rencontres font vraiment le charme des pensions !

Au cours de ces quelques jours à Maupiti, nous avons fait une excursion en bateau pour :

- nager avec des raies manta dans leur "station de lavage" (un endroit où elles viennent pour que les poissons les nettoient). Elles sont immenses et majestueuses, c'est impressionnant.

- se promener dans un jardin de corail au milieu de jolis poissons

- déguster un repas préparé dans un four polynésien, un four creusé dans la terre et recouvert de feuilles de bananier : du uru (ou fruit de l'arbre à pain, un féculent dont le goût et la texture sont un peu entre la pomme de terre et la patate douce), du fafaru (poisson cru fermenté avec du lait de coco fermenté, qui dégage une belle odeur de pourri), des bénitiers au curry (un délice), du poe (un dessert succulent), du poisson cru ... Le tout sur un joli motu bordé d'une plage de sable blanc.

Un autre jour, nous avons fait le tour de l'île à vélo.


Le reste du temps nous avons profité de la plage ou (surtout) fui la pluie !


Finalement, nous n'avons pas été pleinement conquis par Maupiti, et notre île préférée de l'archipel de la société restera Huahine. Et maintenant direction Tahaa, l'île de la vanille.

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Publié le 13 septembre 2019

Dernière étape de notre périple polynésien : Tahaa, l'île de la vanille. L'avion atterrit à Raiatea, l'île voisine puis c'est en bateau que nous rejoignons notre pension Hibiscus. Première surprise agréable, le bungalow est le plus confortable que nous ayons eu en pension, pour le tarif le plus bas. Il est situé au milieu d'arbres fruitiers. Seuls hics : les moustiques et les coqs (encore et toujours !). Deuxième surprise, le premier soir, nous mangeons de la soupe de potiron et après des semaines de poisson /riz quasi exclusif, c'est l'extase pour nos papilles ! Le bonheur n'est parfois pas compliqué.

Pour se baigner par contre ce n'est pas l'idéal, il n y a pas de plage, seulement un ponton et l'eau est très agitée. Mais sur Tahaa, il n'y a de toute façon pas de plage et le ponton est vraiment très agréable. Nous y passons de très bons moments en chantant des chansons dont nous modifions les paroles ou l'air pour la plus grande joie d'Arthur. Bien sûr, nous jouons aussi aux pompiers, un jeu incontournable avec Arthur.

La météo n'est toujours pas au beau fixe alors c'est très tranquillement que nous visitons l'île. Nous faisons le tour en voiture, c'est mignon, sauvage mais le lagon n'est pas aussi beau que sur les autres îles (peut-être seulement à cause du temps ?). D'autant plus après avoir survolé le lagon de Bora Bora qui avait des couleurs et des nuances de bleus sublimes.

Tahaa étant l'île de la vanille, un arrêt s'impose dans une vanilleraie où une dame nous explique le processus de fécondation de la vanille (qui se fait manuellement à l'aide d'un cure dent fleur après fleur), la durée de vie des plants de vanille, la pousse (le plant de vanille est une sorte de liane qui s'enroule autour des arbres), le séchage des gousses etc. C'était intéressant mais pas toujours très clair et parfois contradictoire avec les explications que nous avions eu à Huahine. Alors on ne sait plus que croire.

Deuxième arrêt dans une ferme perlière en plein travail. C'était passionnant de voir toutes les étapes de fabrication. Les "bébés" huîtres sont d'abord attachés sur une corde sur laquelle elles resteront deux ans en étant lavées tous les 4 mois. Au bout de ces deux ans, on leur insère un petit nucléus (petite boule jaune faite en coquillage du Mississipi) et un greffon (bout d'une autre huître sacrifiée) en les ouvrant très légèrement pour ne pas les tuer. La première perle sera prête 18 mois plus tard ; une huître produit des perles trois fois dans sa vie. A chaque nouvelle greffe, le nucléus inséré est plus gros (de la taille de la perle précédemment fabriquée par l'huître en fait). Les grosses perles résultent donc de la dernière greffe. Et enfin, une perle est considérée parfaite si elle est bien ronde et les prix varient donc en fonction de sa forme et de sa couleur.

Nous finissons par boucler le tour de l'île avant de nous arrêter sur une bande de sable pour se baigner tandis qu'Arthur fait la sieste. Mais la trop grande présence de moustiques nous fait partir bien vite. Nous finirons la journée face à l'île de Bora sous un magnifique coucher de soleil.

Plant de vanille
Les noix de coco servent à maintenir l'humidité
Insertion du nucléus
Le chapelet de bébés huitres

C'est ainsi que s'achève ce petit (grand) tour de Polynésie. On a tellement pris l'avion inter îles qu'Arthur s'amuse souvent à dire "attachez vos ceintures mauruuru" (ce qui veut dire merci en polynésien).

Après deux jours à Tahiti chez Prune, nous nous envolerons vers les Philippines. Nana !