Carnet de voyage

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Sur ce blog, vous pourrez suivre les aventures autour du monde de notre petite famille.
17 juillet 2017 au 17 juillet 2018
366 jours
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Publié le 6 juin 2017

Dans un mois maintenant (que le temps passe vite !), nous décollons. La tristesse des séparations commence déjà à se faire sentir et nous profitons de chaque moment libre pour voir les proches et préparer le voyage, parce que mine de rien, il en reste des choses à faire ! Il n'y a qu'à regarder notre "To do list" aimantée sur le frigo (voir photo). Le travail semble bien superflu face à tout ça, et pourtant ce n'est pas encore terminé.

L'excitation et l'attente du départ sont eux-aussi de plus en plus forts et c'est donc plein d'émotions contradictoires que nous avançons. Si seulement voyage à long terme ne rimait pas avec être loin des proches 😦 , tout serait parfait !

Nous avons acheté les sacs à dos en étant optimistes. A savoir que nous avons pris des contenances plutôt petites pour un an de voyage à trois (70 l pour Ben, 50l pour Aurèle), surtout que l'un d'entre nous ne portera rien... Mais je ne citerai pas de nom... Et si vous pensez qu'un enfant voyage léger, détrompez-vous. Pensez aux couches, aux jouets, aux habits qui on ne sait comment se salissent plus vite, au doudou (en multiples exemplaires, précaution oblige !) ... et vous en conclurez vite qu'il voyage MOINS léger qu'un adulte.

Mais bon pas d'inquiétude, nous pouvons rapporter les sacs au magasin et les échanger contre des plus grands si besoin est. Ce que nous allons toutefois essayer d'éviter parce que n'oublions pas qu'il va falloir les porter ces sacs ! Remarque, le vendeur de chez Décat (pour ne pas les citer) a eu une idée lumineuse : les choses lourdes vont dans le sac de Ben et les légères dans le sac d'Aurèle (je vous laisse deviner qui est en train d'écrire... 😉 ).

Pour le moment, le clic-clac du bureau est la zone de rassemblement des affaires que nous emportons. Bien-sûr tout est loin d'y être, et peut-être que certaines des choses que vous voyez sur la photo ne pourront finalement pas être emmenées faute de place.

Du côté des choses faites ou en cours : nous avons réservé nos hébergements et nos transports jusqu'à fin août puisque les vacances scolaires nous contraignent à réserver à l'avance, les vaccins sont presque finis, les cartons ont commencé leur périple vers Marmande, les boulots sont au courant de notre départ, la crèche aussi et les divers achats de matériel, tenues, accessoires... sont en cours. Et bien-sûr, le blog est enfin créé !

Nous essaierons de donner des nouvelles le plus régulièrement possible, principalement en fonction de notre accès internet. N'hésitez pas à commenter, ça nous fera plaisir de vous lire en étant loin ! Let's go !

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Publié le 18 juillet 2017


Ça y est nous sommes partis ! Après le difficile passage des aurevoirs, nous avons pris l'avion à Toulouse lundi à 8h30 et nous sommes arrivés à New York 15 h plus tard après quelques péripéties notamment entendre le "last call for passengers to London Heathrow" alors que nous nous n'étions pas encore passés au contrôle des passeports, mes empreintes digitales qui posaient problème à l'entrée aux us, une poussette et des sacs dans un métro qui n'a pas d'ascenseur...

Le trajet a été long et plutôt fatiguant (comme tout vol long courrier je crois... A moins de voyager en première peut être 😉) mais Arthur a gardé sa bonne humeur tout le long du voyage ce qui nous a fait garder le sourire !


Infos pratiques : nous logions dans un Airbnb à Manhattan. Je voulais mettre le lien mais l'annonce est désactivée. Mais pour résumer, loger à Manhattan c'est pratique pour se déplacer assez rapidement dans toute la ville mais c'est cher (un peu moins de 200€ la nuit) et bruyant. Donc tout dépend de ce que vous avez prévu, si vous pensez partir toute la journée en balade ou rentrer pour une sieste par exemple. Brooklyn nous a semblé quand même très loin, avec pas mal de changements de métro et des rames pas très fréquentes.


Jour 1 : mardi 18 juillet


Décalage horaire oblige, nous nous sommes réveillés à 4h et vers 5h30 nous avons décidé d'entamer la journée (après tout nous sommes dans la ville qui ne dort jamais !) ce qui nous a permis de commencer avec une relative fraîcheur. Moi qui avait en tête les photos de New York sous la neige, je ne pensais pas que les étés y étaient si chauds... Je me suis aperçue que nous étions à la même latitude que le sud de l'Italie (si si vérifiez !) alors. .. ceci explique cela !


Nous avons fait une balade guidée de 2h dans Central Park, c'était joli mais nous pensions trouver plus de grandes pelouses sur lesquelles se prélasser. De ce que nous avons vu, nous suivions des chemins pavés et il y avait des barrières en bois qui empêchaient de passer sous les arbres. Mais nous sommes loin d'avoir vu tout le parc alors peut être sommes nous passés à côté.

Anecdote intéressante : le parc est entièrement artificiel (tout y a été planté par l'homme). Il a été créé à l'époque des migrations massives d'irlandais, d'italiens et d'allemands. Les riches d'alors ayant peur d'être envahis par ces nouveaux arrivants, ils ont préféré avoir de la verdure en voisinage.


En tout cas, c'était agréable d'être au calme après l'agitation de cette grande ville (dont nous profitons même la nuit...) et Arthur en a profité pour faire une petite sieste dans sa poussette.


Nous poursuivons tout à l'heure par le mémorial du 11 septembre et demain croisière autour de Manhattan et statue de la liberté ! Nous avons acheté le New York pass ce qui nous permet d'avoir accès à plein d'activités en faisant beaucoup d'économies (notamment pour la croisière que nous n'aurions probablement pas fait sans cela).


Alors à plus tard, nous repartons à l'assaut du métro new yorkais que nous allons finir par maîtriser ! Entre les rames qui ne s'arrêtent pas aux mêmes arrêts selon l'heure (de pointe ou non), le fait de devoir savoir si tu vas vers le nord, le sud, l'est ou l'ouest (histoire de prendre le métro dans le bon sens) etc. c'est sacrément compliqué ! Mais on en viendra à bout !




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Publié le 30 juillet 2017

Le voyage continue, nous sommes maintenant à Washington. Il est donc temps de faire le débrief sur Manhattan. Nous nous sommes habitués à la chaleur, au décalage horaire, au bruit, au métro... mais aussi à une ville très jolie et surtout très intéressante. Les débuts ont été un peu rudes, se remettre du décalage horaire avec un enfant dans une ville comme New York n'était peut-être pas le plus judicieux (personnellement je rêvais alors d'une île paradisiaque) mais c'est le cas pour tous ceux qui vont à New York j'imagine (et qui en plus n'ont pas autant de temps pour profiter). En prime, Arthur a apporté la roséole dans ses valises depuis la France ce qui nous a permis de découvrir la médecine New Yorkaise et ses tarifs... (1 point pour la France !)

Tout ça nous a permis de nous mettre direct au "slow travel" (à savoir voyager en prenant le temps) que nous avions comme leitmotiv de ce tour du monde principalement pour épargner à Arthur des journées épuisantes mais aussi pour nous, pour ne pas courir tout le temps, apprécier chaque moment et prendre le temps tout simplement d'être ensemble, ailleurs, sans contrainte professionnelle. Et premier bilan, on adore ! On a l'impression de vivre un peu à New York, on prend le temps de jouer dans les parcs, de s'accouder à une balustrade face à l'Hudson, d'errer sans but direct dans les quartiers. Et quand la visite chez le pédiatre nous prend toute une matinée on n'est pas désolés de tout ce qu'on a raté. Alors c'est sûr il a aussi fallu qu'on se fasse une raison : on ne verra pas tout (pas tout New York, mais pas tous les Etats-Unis ni le monde non plus). Et c'est frustrant au début de se dire "on est tout près de telle ou telle chose, quel dommage de ne pas la voir", mais on s'est rendus compte que de toute façon on ne verrait pas tout même en voyageant à vitesse grand V alors on a fait notre l'adage "choisir c'est renoncer"!

Tout ça pour dire que le programme de ces 10 derniers jours a été tranquille : Central Park, Top of the Rock, croisière autour de Manhattan, muséum d'histoire naturelle, Brooklyn Children Museum, West Village (et l'appartement de Friends ! ), musée de Madame Tussauds, Times Square, Union Square, Madison Square Park (à côté du Flatiron Building, l'immeuble en forme de fer à repasser), Grand Central Terminal, mémorial du 11/09, Coney Island et Luna Park, Ellis Island et la statue de la liberté, Empire State Building (ainsi que Madison Square garden et Yankee Stadium pour Ben et New York Public Library pour moi, mais comme ils fermaient exceptionnellement plus tôt, je n'ai vu que le hall d'entrée 😦 ). Nous avons eu très chaud dans l'ensemble (jusqu'a 37°C) et nous avons béni la climatisation omniprésente ici. Voici un petit aperçu :

Top of the Rock :

New York vu depuis Top of the Rock


Très belle bue à 360° de plusieurs niveaux. Je repensais à la guide de Central park le matin même qui nous disait qu'une suite en haut d'un building (celui de Trump il me semble) coûte plusieurs million de dollars... Hors de prix mais quand même la vue ! On a été pris en photo à la manière de Friends (oui je sais que ce ne sont pas eux les originaux mais je préfère 😉 ) comme perchés sur une poutre dans les airs mais la photo coûtant très cher, elle est restée là bas. Ah oui et je me suis faite réprimandée car je tenais Arthur sur mes épaules, c'est vrai que du coup j'aurai pu aisément le jeter par dessus bord !

Dans les jours à venir, nous irons à l'Empire State Building, on pourra comparer les vues.



Museum d'Histoire Naturelle :

Muséum d'Histoire Naturelle 

Un musée passionnant et immense, en 2h nous avons du voir à peine 1/4 de la totalité. Les animaux sont vibrants de réalité, le plus impressionnant pour moi étant la baleine grandeur nature et le squelette reconstitué d'un dinosaure géant (trouvé en 2014 en Argentine et dont l'espèce était jusque là inconnue). J'ai du faire un panorama pour le prendre en photo entièrement ! Il y a aussi Lucy dans ce musée (vous savez notre ancêtre qui finalement ne l'est pas....), une célébrité à nos yeux après l'avoir tellement étudiée à l'école. Au final, on se dit que les archéologues sont vraiment super forts pour avoir réussi à recréer une forme humaine à partir de ces tous petits bouts d'os (pas de photo en guise de preuve, le musée allait fermer donc on a fait très vite). Sinon, il y a d'innombrables salles sur diverses civilisations (d'Amérique du Sud et du Nord, du Pacifique, d'Amazonie...) dont certaines existent encore avec des modes de vie tellement à l'opposé du nôtre que c'est fascinant. Il y a aussi un planétarium que nous aurions fait avec plaisir mais nous n'avons pas eu le temps d'y aller.

Le dinosaure géant 
La baleine 

West Village :

Notre quartier coup de coeur, avec un petit air de Notthing Hill, de très jolies maisons, dans un quartier calme et arboré.

Et dans ce quartier, vous trouverez l'immeuble de Friends et celui de Carry Bradshaw (enfin nous celui-ci on ne l'a pas trouvé, on n'avait pas noté l'adresse...)

L'appartement de Friends (Friends est tourné en studio à LA mais la vue extérieure est cet immeuble) 


Flatiron Building ;

Grand Central Terminal ;

Vue de l'extèrieur 

La gare par laquelle transitent le plus de trains chaque jour dans le monde entier. Entièrement financée par la famille Van der Bilt.

Coney Island et Luna Park :


Ellis Island et la Statue de la liberté :

La Statue de la liberté (mais avais-je vraiment besoin de le préciser?), offerte par la France aux Etats-Unis 

Petite anecdote : les (Bartholdi, Eiffel...) qui ont offert la statue de la liberté l'ont fait pour signifier à Napoléon III (notre dirigeant de l'époque) que malgré notre révolution la liberté était plus grande aux US qu'en France. En effet, ils reprochaient le fait que la France soit encore dirigée par un monarque. Et la Statue regarde vers l'Europe comme pour surveiller les "vieux Etats".


Ellis Island, l'île par laquelle tout immigré devait faire halte avant d'entrer dans les US 

Très jolie île avec une magnifique vue sur Manhattan, ce qui devait être frustrant pour les immigrés coincés sur l'île en attendant une décision de l'Etat américain. En effet, lorsqu'ils arrivaient ils devaient répondre à certaines questions concernant leur moralité, leurs idées, leurs projets, leurs relations sur place.... Il fallait aussi pour certains prouver qu'ils n'étaient pas idiots ! Par exemple, ceux qui regardaient ébahis l'immense salle d'accueil pouvaient être taxés d'imbécilité d'avoir la bouche ouverte et les yeux dans le vague ! Ils devaient alors subir une série de tests pour prouver leur intelligence. Certains ne rentraient jamais aux US. Par exemple, un garçon de 12 ans a été refusé car il devait travailler avec son frère dans le charbon. Les autorités ont estimé que ce n'était pas une vie pour un enfant et ils l'ont donc renvoyé en Italie disant qu'il y aurait une vie meilleure. Sachant qu'il avait tout quitté pour migrer, on peut se poser la question... D'ailleurs, j'ai fait le test et je n'aurai pas été acceptée. Pour cause : immoralité car je vis avec mon petit ami sans être mariée (et ils ne savent pas que j'ai un enfant illégitime !). Et les femmes seules n'étaient pas acceptées non plus. D'autres restaient sur Ellis Island pendant des semaines le temps que les autorités statuent sur leur compte. Du coup, toute une vie était organisée : des dortoirs, une cantine, des médecins, des jeux....

Goûter des champions / Salle principale / vue sur Manhattan
Vue sur Manhattan depuis le bateau du retour

Empire State Building :



Nous y sommes allés de nuit pour que la vue soit différente de celle de Top of the rocks et effectivement c'était magnifique.

Par contre on a trouvé le tarif pour monter très excessif (70$ pour aller au 86ème étage, 94$ pour le 102ème !) Heureusement qu'on avait le New York Pass !

Et il y avait beaucoup de monde (c'est étonnant non ? 😉), ce qui gâchait un peu la vue !



Manhattan by night  
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Publié le 6 août 2017

Deuxième et troisième étapes de notre voyage : Washington et Boston.


Washington :


Notre maison à Washington

Nous logions à Alexandria, une petite ville tout près de Washington. Nous avons beaucoup aimé le quartier : les maisons ont un petit air de Notting Hill et la station de métro vraiment toute proche relie directement au mall de Washington.

Et en plus il y avait une piscine !

Washington est une ville qui nous a beaucoup plu. Beaucoup plus calme que New York (du moins le Mall et ses alentours puisqu'on n'a vu que ça).

La bibliothèque du congrès / le Capitole


La maison blanche / le long du Mall


Des poissons et des canards, le paradis pour Arthur




Le memorial de Lincoln


Le memorial de Washington


Lincoln



Memorial de la seconde guerre mondiale


Depuis Washington, nous sommes allés une journée près de Lancaster en Pennsylvanie là où vit une très grande communauté d'Amish.

Pour les situer, c'est un peuple qui s'est séparé du protestantisme car ils trouvaient que les règles de la bible n'étaient pas assez bien appliquées (si j'ai bien tout suivi). Ils prônent un retour aux vraies valeurs et à cette fin ils sont contre toute modernité. Ils se déplacent donc en buggy tiré par des chevaux, ils n'ont pas de téléphone (absolument interdit dans la maison sous peine d'excommunication, mais il y en a généralement un dans la rue pour les urgences), pas de télé, d'ordinateur, de machine à laver... seules exceptions : le tracteur car ce sont principalement des fermiers et le frigo qui fonctionne au gaz.

Ils portent tous le même genre de vêtements : principalement noirs, amples et aux coupes identiques. Ceci notamment pour éviter les jalousies ou l'envie dans le groupe. Je ne les ai pas pris en photos car il paraît qu'ils sont contre les photos (même entre eux) mais si vous voulez voir on en trouve facilement sur internet.

En tout cas c'était impressionnant de doubler des buggys sur une nationale, de voir des gens habillés à l'ancienne et d'approcher un peu leur mode de vie. D'ailleurs pour cela nous avons visité une ancienne ferme amish, comme cela on ne les dérange pas dans leur vie privée c'est mieux ! Et de toute façon je ne pense pas qu'ils voudraient ! Toutefois, leur vie reste quand même un mystère, difficile de se mettre à leur place.

Ils sont malgré tout moins isolés que ce que nous pensions puisqu'ils ne vivent pas en huis clos, ils vont en ville, leurs fermes sont éparpillées un peu partout dans la campagne, et ils travaillent avec des non-amish. On a vu des pompiers amish et ils travaillent aussi beaucoup dans des entreprises de construction.

De plus, l'un des principes fondamentaux des amish c'est le choix de se faire baptiser ou non. Le baptême intervient donc vers 18/20 ans et si un jeune refuse il peut aller vivre ailleurs sans toutefois être excommunié. Toutefois, une personne qui a choisi d'être baptisée ne peut plus partir ou elle sera excommuniée.

Le bat blesse cependant en ce qui concerne l'éducation puisqu'ils vont dans des écoles exclusivement amish, les cours sont dispensés par une maîtresse amish (pas mariée bien sûr et dont le niveau d'études ne peut pas avoir dépassé la 4eme puisqu'ils n'ont pas le droit d'aller plus loin) et certaines matières comme les sciences ne sont pas enseignées car contraires aux croyances amish.

Je m'arrête là, j'aurai encore plein de choses à raconter car le sujet me passionne mais je vais finir par vous perdre 😉

Un exemple de cuisine amish / une chambre


Une ferme Amish (absolument identique vue de l'extérieur qu'une ferme lambda si ce n'est la présence d'un buggy et de chevaux)


Devant un supermarché


Des vêtements amish

Boston :


Après un vol retardé de... 8h (!!) pour cause d'orage, nous sommes arrivés à Boston (ou plus précisément Braintree où nous logeons) fatigués mais impatients de découvrir cette région.


Nous avons tout d'abord découvert Plymouth appelé "le berceau de l'Amérique" bien que nous ne comprenions pas pourquoi puisque la première colonie anglaise était déjà installée à Jamestown et que la toute première colonie européenne installée sur le sol des États-Unis actuels (en Floride pour etre exact) était espagnole. Donc si quelqu'un a l'explication, nous serions ravis de l'entendre parce que j'ai beau lire article sur article je ne trouve pas l'explication.

Pour comprendre un peu mieux ce qu'était la vie à cette époque, nous avons visité la Plimoth plantation, une espèce de musée géant en plein air qui présente notamment une reconstitution d'un village indien et du village des Pilgrims*, c'était passionnant !


Le village indien est présenté par des Wampanoag, des descendants de la tribu qui était voisine des colons au 17ème siècle. Ils ont joué un grand rôle dans l'histoire des Pilgrims puisque d'autres colons qui n'avaient pas été aidés par les indiens sont morts de faim. D'ailleurs une colonie a carrément disparu et à l'heure actuelle on ne sait toujours pas ce qu'ils sont devenus ! (C'est sur l'île de Ranaoke pour ceux que ça intéresse). Bref, les indiens nous présentent leur façon de vivre et sont très accessibles. C'était passionnant !




* Pèlerins en français, nom donné aux colons qui étaient sur le Mayflower**

** bateau qui fit la traversée de l'Angleterre jusqu'à Plymouth en 1620

Le village Pilgrim quant à lui est reconstitué comme en 1627 et des guides/acteurs habillés en costume d'époque se promènent dans le village en faisant mine d'être les vrais colons. Ils jardinent, boivent un verre dans leur maison et surtout répondent à toutes les questions qu'on leur pose. Ils sont incollables sur leur époque, par contre ils ne savent rien de ce qu'il s'est passé après 1627... C'est très drôle, on dirait un voyage dans le temps. Pour endormir Arthur je m'étais assise à côté de 3 guides et elles ont continué leur discussion en chuchotant donc je suppose quelles parlaient de choses qu'un colon de 1627 ne pouvait pas connaître 😁

Ce mode de fonctionnement est vraiment très instructif tout en étant ludique. On a par exemple appris que les maisons étaient louées par une compagnie, comme ça les colons n'avaient pas à les construire. Que certains colons ne payaient pas la traversée mais qu'après ils devaient travailler pendant 7 ans pour rembourser. Que le vie était très difficile, au cours de la première année beaucoup de Pilgrims sont morts de faim ou de maladie. C'est d'ailleurs ainsi qu'on en vient aux origines de Thanksgiving : pour fêter leurs premières récoltes, les colons ont fait un grand repas auquel ils ont invité les indiens Wampanoag en remerciement de leur aide. Ce repas est par la suite devenu un symbole.



Vue d'ensemble



Les guides

Le jour suivant nous sommes allés à Cape Cod, une presqu'île très connue près de Boston.

Pour être honnête, ce fut la déception de ce séjour. La moindre plage étant payante, impossible d'approcher la mer gratuitement ce qui réduit les possibilités lorsqu'on est sur une presqu'île. Et comme je trouve ça honteux de faire payer l'accès à un océan qui logiquement est public, nous avons attendu 17h que les barrières soient levées. Alors on peut dire que nous n'avons fait qu'entreapercevoir les paysages. Peut être en y allant hors saison est-il possible de ne pas être incités à payer tout le temps.

Voici toutefois quelques photos


Le canal de Cape Cod


Et enfin nous sommes allés à Boston !

Cette ville est très agréable, vivante, calme et jolie. On a suivi le freedom trail, un chemin de briques rouges qui traverse la ville en suivant les lieux symboliques de la guerre d'indépendance américaine et qui par la même occasion donne un bon aperçu de Boston en général.

Nous avons vu Harvard aussi, un joli campus de briques rouges quadrillé de pelouses impeccables.


Lieu du massacre de Boston, première bataille importante de la guerre d'indépendance


Dans Boston


L'USS Constitution, le plus vieux navire de guerre américain encore en service (une fois par an en vrai)


Un navire de guerre américain datant de 1942 et qui a survécu à deux attaques d'avions kamikazes


Harvard
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Après un vol Boston-Toronto-Calgary durant lequel Arthur a dit à l’hôtesse de l’air « c’est ma maman, tu vas pas me piquer ma maman quand même »,  nous avons atterri à Calgary, la ville canadienne du rodéo et des Cow boys ! Mais après avoir visité 3 grandes villes nous avions envie de nature et de calme donc nous sommes partis directement vers les parcs nationaux des rocheuses Canadiennes à bord de notre logement pour les 17 prochains jours : notre camping car.


Étape 1 : le parc national de Banff

Nous arrivons d’abord à Banff un joli village de montagne (qui s’avère toutefois être le plus grand à des kilomètres et des kilomètres à la ronde !) et plus précisément au camping de Mont Tunnel Village 2 où nous passons les 4 prochaines nuits. Le camping est en pleine montagne et c'est ravissant ! Seuls les emplacements sont un peu décevants : très près les uns des autres et en partie sur du bitume.



Petit dej au camping / vue depuis notre emplacement


Regardez notre machine à laver : le sac vert pendu à droite

De Banff, nous avons fait plusieurs randonnées et nous sommes contents du rythme trouvé avec Arthur. Il fait une bonne sieste dans le porte bébé, et une fois réveillé il marche d’un bon pas. Nous sommes émerveillés de son endurance , on trouve que pour son âge il marche bien et longtemps. Sa marche est tout de même ponctuée de multiples arrêts pour attraper un bout de bois, « pêcher un gros poisson », jeter des cailloux dans la rivière, sauter à pieds joints, observer les insectes, essayer d’attraper les écureuils, les spermophiles, les marmottes, les oiseaux, manger les baies des ours (auxquelles on a  personnellement trouvé un très fort goût de savon mais que lui adore), ramasser des pommes de pins, toucher les « papins » (sapins), courir, gambader et poser 10 000 questions à base de « c’est quoi ça ? ». Ce qui est génial c’est quand il dort pendant le début de la randonnée et qu’à son réveil il dit «  waouh c’est beau ça ». Bref la montagne ça le gagne et ça nous gagne ! Même si pour lui on n’est pas à la montagne car la montagne c’est ce truc pointu qu’on voit dans les livres et qu’il voit autour de nous. Mais il ne comprend pas qu’on y est dessus. Alors parfois on a droit à « c’est pas la montagne ça maman, c’est la forêt » (avec les variantes rivière, lac…).

Il y a quand même un moment durant la rando où il nous dit qu’il est fatigué alors il refait un passage dans le porte bébé.



Sur papa ou sur maman !

Donc voici un petit aperçu de nos balades :

Lac Johnson

Petite balade de seulement 3km sans dénivelé. Parfait pour tester ce qui nous était possible de faire avec Arthur. Bilan : on peut faire plus 😉




Les couleurs du lac étaient plus bleues mais ça ne donne pas le même effet sur le téléphone.

Ensuite nous nous sommes arrêtés pour le goûter à Cascade Ponds, un très joli étang mais un peu trop proche de la transcanadienne. On ne la voit pas mais on l’entend. Près de cet étang, nous avons vu plein de marmottes, très peu farouches et ça a plus autant aux grands qu’au petit. Nous avons ainsi appris que leur cri s’apparente énormément à un sifflement (et à ce propos connaissez-vous le cri de l’écureuil ? Je ne sais même pas comment le décrire…).



Lacs Vermillon et lac Minnewanka

Les lacs Vermillon sont tout près de Banff (et de la transcanadienne une fois de plus). Ils regroupent la plus grande diversité d’oiseaux de ces parcs (même si nous n’en avons pas vu !). Ce sont de jolis lacs mais on ne peut pas se promener autour, très rarement s’en approcher, du coup nous ne sommes pas restés longtemps.


Le lac Minnewanka est le plus grand lac du parc de Banff mais il n’est qu’en partie naturel. Trois barrages y ont été construits pour faire de l’hydroelectricité malgré les protestations des défenseurs de l’environnement. Il est toutefois magnifique, d’une belle couleur turquoise et cerné de montagnes. Les ours  doivent aussi l’apprécier car de nombreux sentiers au départ de ce lac sont fermés à cause d’une trop grande présence d’ours et tout au long des sentiers ouverts il y a des avertissements, des explications sur la conduite à tenir en cas de rencontre ou comment faire pour ne pas en rencontrer. Nous avons du investir dans un gaz poivré, très efficace contre un ours agressif. Ça ne le blesse pas mais ça lui pique les yeux ce qui nous laisse le temps de partir (enfin en théorie ). Mais rassurez vous, la plupart du temps ils ne cherchent pas la bagarre sauf s’ils ont peur ou s’ils voient en nous une proie (donc il ne faut pas courir, il faut rester face à lui et lui parler calmement dans le premier cas et être agressif voire le taper dans le deuxième cas pour lui montrer qui est le patron ! Facile non ?!) Source : les guides du parc et non une grande expérience de notre part ;)



Arthur mange les baies des ours


En finissant la promenade, nous avons croisé un troupeau de chèvres sauvages. Arthur était ravi et ne voulait plus partir.


Canyon Johnston

L’une de nos balades préférées. On suit la rivière qui se transforme en petit canyon et on croise deux cascades.


Escalade et dodo





Le jour suivant nous avons changé de camping pour aller à Lake Louise à une trentaine de kilomètres de Banff. Nous pensions que le camping serait plus dans la nature et c’était le cas. Le seul hic ? La ligne de chemin de fer qui passe en bordure du camping, avec des trains toute la nuit et qui… klaxonnent !! Pour le coup on regrettait le camping de Banff.

De Lake Louise, nous sommes allés… au lac Louise ! C’est soi-disant l’un des plus beaux lacs du coin. Alors certes il est beau, grand, entouré de montagnes et d’arbres et aux eaux turquoises mais il est trop célèbre donc trop fréquenté. Difficile de se sentir en pleine montagne ici. De plus, il y a un immense hôtel de luxe sur les berges qui a notre avis défigure le paysage, même s’il est très ancien  (il remonte à la découverte du lac).


Du coup, nous avons décidé de faire une rando qui part du lac Louise mais qui s’en éloigne en grimpant dans la montagne pour atteindre le lac Mirror puis le lac Agnès. Nous avons adoré ce sentier, qui serpente dans la forêt avec de temps en temps quelques très jolis points de vue sur le lac Louise (et d’en haut on ne voit ni le monde, ni l’hôtel).

Nous passons devant le lac mirror qui comme son nom l’indique reflète les montagnes alentours.

Ensuite une très jolie cascade se trouve sur notre route avec une vue plongeante sur la vallée.

Et enfin nous atteignons le lac Agnès, beaucoup moins fréquenté forcément, calme et beau. Nous y faisons un « bon goûter » assis sur des rochers près de l’eau.


Lac Mirror, lac Agnès et la cascade


Vue sur le lac mirror (à droite) et le lac louise


Au lac Agnès

Avant d’entamer la descente, on décide de pousser un peu plus loin jusqu’à un sommet qui permet de voir toute la vallée.




 Le jour suivant, il pleuvait c’était donc l’occasion idéale pour un journée off. Arthur a fait une grande sieste près d’une rivière (mais dans le camping-car quand même…) et de l’ancienne gare de Lake Louise construite en rondins et à côté de laquelle se trouve un train du 19eme siècle.




Nous avons également fait une excursion dans le parc de Yoho (Yoho qui est l’équivalent de notre expression Waouh, ce serait le premier mot prononcé par la première personne à avoir vu ces montagnes et c’est pourquoi le parc a été baptisé ainsi) en allant voir le lac émeraude. Il y a une balade très sympa à faire autour du lac, facile car sans dénivelé et qui traverse deux types de forêts, un marais et un couloir d’avalanche tout en logeant non stop le lac.


Couloir d'avalanche


Le lac et le marais



Après Lake Louise, nous prenons la route qui mène à Jasper. Nous prévoyons de la faire en 4 jours car cette route appelée Promenade des glaciers est considérée comme l’une des plus belles du monde. Elle serpente à travers les montagnes et les glaciers, le long d’une rivière et de nombreux lacs. Et elle ne nous a pas déçus. Au bout de seulement quelques kilomètres, un ours traverse devant nous ! Nous le revoyons également le soir (lui ou l’un de ses compères du moins) en train de manger des baies le long de la route.

Durant ces 4 jours, nous avons dormi dans deux campings différents : lacs Waterfowl et Wilcox. Les deux étaient en pleine nature, près de la rivière pour le premier, et avec de grands emplacements verts. Un régal !


Camping Lac Waterfowl


Camping Wilcox

Plusieurs choses à voir le long de cette promenade : (et probablement bien d’autres que nous n’avons pas eu le temps d’explorer)

Lac Bow

Le lac Bow et la randonnée qui en part ont été un coup de cœur. Le lac est d’un magnifique bleu, encadré de montagnes et la rive sur laquelle nous marchons est parsemée de fleurs de toutes les couleurs.




Mais le plus impressionnant est lorsque arrivés en haut d’un col nous apercevons une vallée aux airs lunaires, sillonnée de nombreux cours d’eau couronnés d’une grande cascade.







Le glacier d’Athabasca

Ce glacier est visible depuis la route mais on peut s’y arrêter pour grimper au plus près. Tout au long du chemin des pancartes indiquent le niveau du glacier en telle ou telle année, et la vitesse de sa diminution est effrayante ! Ils estiment que d’ici 100 ans il n’y aura plus du tout de glacier.





Il y a un autre glacier qui s’appelle «Columbia Icefield » plus en retrait mais il n’est accessible qu’en visite guidée car on peut très facilement tomber dans une crevasse...

Col Wilcox

Cette rando est dans notre top 3. Son sommet est à 2400m d’altitude ce qui permet de sortir de la zone de forêt et d’arriver dans la zone alpine avec des paysages incroyables et des vues à couper le souffle.







Et nous avons eu la chance de croiser des mouflons d’Amérique !



Sur la route vers Jasper, nous nous sommes arrêtés aux chutes Sunwapta.


Nous voulions aussi aller voir les chutes Athabasca mais la sieste d’Arthur a duré trop longtemps !

JASPER

Petit coup de cœur pour cette ville de montagne. Notre camping est aussi très bien, les voisins sur le côté sont près mais derrière ce n’est que forêt à perte de vue ! Et des Wapitis le traversent fréquemment. Nous n’en avons pas vu dans le camping  (seulement au bord de la route ) ce qui en soi n’est peut-être pas plus mal lorsqu’on voit les photos de voitures attaquées par un Wapiti…

De là, nous avons vu :

Le lac Annette

Petit lac formé par la fonte d’un glacier, avec une jolie plage de sable et une aire de jeux. Bref c’était une journée pour Arthur (nous avons passé la matinée à l’aire de jeux du camping) et il a adoré !



Un bout de bois en forme de bateau, des cailloux, des bâtons et c’est parti pour l’après-midi !

Le lac Medicine

Ce lac n’existe qu’en été. En effet, il alimente tout un réseau de canaux souterrains (qui rejaillissent entre autre au lac Annette) et il n’y a qu’en été que son volume d’entrée d’eau est supérieur à son volume de sortie formant ainsi un lac avec le surplus d’eau. Déjà lorsque nous y sommes passés le niveau était très bas et nous ne sommes que mi-août.



C’est une zone d’habitat des caribous et nous avons appris qu’ils étaient en voie d’extinction. De plusieurs milliers au début du 20ème siècle, ils ne sont plus que 150 environ maintenant (dans cette région). L’une des principales causes avancées est la présence de route et de pistes de ski qui permettent aux loups de monter très haut dans la montagne (ce qu’ils ne peuvent pas faire dans de la neige haute et non tassée). De ce fait, les caribous qui sont l’espèce qui vit le plus haut en montagne l’hiver et qui du coup était protégée des prédateurs peut maintenant être atteinte par les loups.

Lac Maligne

Très grand lac, cerné de montagnes. Nous avons fait la randonnée de Bald Hills (11 km AR, plutôt escarpée) qui monte au dessus de la zone forestière et permet d’avoir un magnifique point de vue sur le lac et les montagnes alentours. Le sommet en lui-même est parsemé de fleurs, de petits sapins, de mousse…




Vue sur le lac Maligne


Et attention drame ! Nous avons perdu Doudou en chemin… papa est vite reparti le chercher et heureusement il a croisé de gentils parisiens qui l’avaient ramassé. Arthur était plus que soulagé ! Ce qui ne la pas empêché de le refaire tomber le lendemain, et cette fois nous l’avons retrouvé assis sur un banc ! Je soupçonne Doudou de vouloir rester au Canada…

Lac Pyramide

 Même configuration que pour le lac Annette, une plage, de l’eau, du sable et des heures de jeux pour Arthur !



Une femelle Wapiti


Canyon Maligne

Dernier jour dans les Rocheuses et déjà nous sentons la nostalgie du départ. Il nous reste de merveilleuses choses à voir mais le Canada restera un coup de cœur c’est certain ! Vivre dans de grandes étendues comme celles-ci, loin du bruit et du stress des grandes villes, entouré d’animaux, de lacs, de rivières… c’était le bonheur !

Pour ce dernier jour donc nous allons au Canyon Maligne qui s’est formé à l’ère glaciaire.








Et voici la fin de nos aventures dans les Rocheuses que nous avons clairement adorée !! L'expérience Camping car (ou "pingping car" en langage Arthur) était merveilleuse aussi. Ça nous a permis d'être au plus près de la nature tout le temps, de pouvoir s'arrêter manger au bord d'une rivière, près d'un lac, de se garer pour la sieste près d'une forêt... Le lit n'était pas de tout confort et le chauffage fonctionnait une fois sur deux mais à part ça c'était parfait !

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Publié le 30 août 2017

Passage rapide à Vancouver où Kelly, une amie nous a retrouvé. Nous n'avons pas vraiment eu le temps de découvrir la ville mais ce que nous avons vu nous a beaucoup plu. La proximité de l'océan et des montagnes est vraiment chouette.

Premier jour : Stanley Park

Très beau parc, avec une vue superbe sur l'océan et la ville

Vue sur North Vancouver


North Vancouver


Vur sur Stanley Park


Vue sur Vancouver depuis Stanley Park


Vue sur Vancouver depuis Stanley Park


Plage dans Stanley Park


Vue sur West Vancouver depuis Stanley Park

Deuxième jour : promenade à vélo le long de la côte ouest de Vancouver

Skyline


Promenade à vélo



Kitsilano beach

Dernier jour : nous sommes allés dans les montagnes voisines, à Squamish que plusieurs personnes nous avaient conseillé.

Finalement nous avons été un peu déçus, la randonnée n'était pas très agréable, difficile, toujours dans la forêt et avec tellement d'obstacles qu'il était difficile de relever la tête pour regarder le paysage. Heureusement la vue d'en haut sur le fjord était magnifique quoique floutée par la brume.



La montée



Vue sur le fjord


Vue sur le fjord

Maintenant départ pour les grands parcs de l'ouest américain !

Et bonne rentrée à tous !

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Publié le 6 septembre 2017

Pour ce début de notre périple dans l'ouest américain, nous avons atterri à Las Vegas où la chaleur nous a écrasée à peine sortis de l'aéroport. Après les températures très agréables de Vancouver, c'était un peu rude.

Mais heureusement nous avions loué une voiture que nous avons récupérée pour filer directement vers le parc national de Zion.


Zion


Arrivés près du parc le soir, nous profitons de la piscine du motel très agréable avec cette chaleur. Et puis une baignade sous les étoiles sans avoir froid c'est assez rare pour être apprécié ! On se rend aussi compte qu'on a changé d'heure entre Las Vegas et Zion ! C'est la première fois qu'on traverse un fuseau horaire en voiture et ça perturbe nos téléphones.  Nous n'avons pas tous la même heure...

 

Dès le lendemain, nous prenons la direction de Zion. Et là c'est l'éblouissement ! Les roches vont du rouge à l'orange, des buissons les parsèment de différents tons de verts et le relief est incroyable. Nous sommes ébahis ! Zion n'étant pas un parc très visité nous ne nous attendions pas à tant de beauté.

Encore courbatus par la randonnée à Squamish (enfin surtout moi, la descente très raide en portant Arthur a achevé mes jambes !), nous choisissons de faire une petite balade qui suit la rivière Virgin dans un canyon. Une navette gratuite nous emmène au point de départ en logeant de magnifiques paysages. La balade en elle-même est top, jolie, très facile et accessible en poussette ce qui permet à Arthur de dormir tranquillement. A l'arrivée une plage de galets permet de prolonger la sieste à l'ombre d'un arbre tandis que Kelly et moi nous asseyons sur un rocher les pieds dans l'eau. Ben quant à lui prolonge la promenade en suivant le lit de la rivière.







Un très grand papillon jaune



Sur le chemin du retour, nous croisons un petit bambi et sa maman. Arthur est ravi (et nous aussi à vrai dire !)

Nous finissons la journée en prenant la route vers Bryce Canyon qui traverse Zion. Et encore une fois c'est magnifique.



Bryce Canyon


Bryce Canyon est célèbre pour ses Hoodoos, sorte de tour de pierre entièrement naturelle. C'est un phénomène géologique combinant la pluie, le gel... que j'ai eu un peu de mal à comprendre mais en tout cas c'est impressionnant. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes.



Les Hoodoos sont les pics que vous voyez



L'amphithéâtre




Lake Powell


Direction le lac Powell pour 3 jours de pause à barboter dans l'eau.

Premier arrêt à la plage de Lone Rock, recommandée par la dame de l'office de tourisme. Et on se demande pourquoi...



Vu face au lac c'est effectivement sympa, l'eau est bordée d'une falaise.

Mais la vue face à la plage est consternante. Celle-ci est bondée d'engins motorisés en tout genre : camping-car, moto, voiture, quad, jet ski, bateau... On se croirait sur le parking d'Auchan !

C'est une conception de la plage mais ce n'est pas la nôtre.



Du coup, nous n'y restons pas longtemps et on termine la journée à la piscine de l'hôtel beaucoup plus tranquille !


Le lendemain, nous allons voir le Horseshoe Bend, une méandre impressionnant du Colorado.

Le reste du temps est consacré à la sieste, à la piscine et aux réservations pour la suite du voyage (c'est un paradoxe mais on n'a jamais le temps de le faire !).


Le jour suivant, nous visitons le barrage de Glen Canyon qui est à l'origine de la création du Lac Powell et de la ville de Page. Celle-ci a été construite pour loger les ouvriers qui bâtissaient le pont et elle se trouve sur une terre qui appartenait aux indiens Navajos. Du coup cette parcelle de terre a été échangée contre une parcelle au Nouveau Mexique.



Après une sieste de notre petit homme, nous décidons de tenter une autre plage du lac : Antelope Point.

Et grand bien nous en a fait ! C'est un endroit parfait ! L'eau est bordée de rochers (donc pas de véhicules !), il n'y a quasiment personne et on pourrait croire que l'endroit a été aménagé tant il est pratique : un endroit où Arthur a pied, un rocher duquel on peut sauter dans l'eau, des endroits pour s'asseoir, s'allonger et une très jolie vue !




Et avec un magnifique coucher de soleil !


Nous avons tellement aimé que nous y retournons le lendemain avant de prendre la route vers Monument Valley (et de changer encore de fuseau horaire).

D'ailleurs c'est de là que j'écris en ce moment, je vous laisse une petite photo de ma vue.



Nous sommes en territoire indien... la suite au prochain épisode !


Ps: bonne rentrée à tout le monde ! Et c'est dit sans ironie !

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Publié le 11 septembre 2017


Monument Valley, Grand Canyon et la route 66


Monument Valley

Ce parc, situé dans la réserve indienne des Navajos est une pure merveille. La terre est ocre et semble s'étendre à l'infini tant le relief est plat. Et puis, par endroits, comme posés là par inadvertance des monticules de roches apparaissent. Les noms de ces monticules, attribués par les indiens sont très amusants : le roi sur son trône, les 3 soeurs, la poule assise, le chapeau mexicain...

Pour découvrir tout ça la voiture est de mise puisque le parcours fait une trentaine de kilomètres et qu'il fait très chaud.


Pour les amateurs de Forrest Gump : c'est ici qu'il a fait demi tour !


Mexican Hat


A droite : les 3 soeurs







Alors que nous avions peur de ne pas trouver où dormir, nous avons atterri dans les deux meilleurs logements de ce road trip. Un peu chers toutefois car dans ce coin c'est difficile de faire autrement.

Le premier était une maison solaire, construite par des indiens. La maison (sans cuisine) était très bien décorée, lumineuse (voire trop pour une nuit de pleine lune avec des fenêtres sans rideaux), grande, récente (ouverte depuis janvier 2017) et très confortable (jamais vu un lit aussi grand!). Mais le mieux restait l'extérieur : un jardin avec balançoire, terrasse, barbecue et une vue sur Monument Valley à couper le souffle.


Depuis la terrasse... / et de nuit

En plus, Skye le propriétaire est très gentil. Il propose aussi des tours guidés de Monument Valley ce qui doit être très intéressant mais qui coûte 60$ par personne pour 2h30.

Si ça vous intéresse, vous pouvez trouver ce logement sur Airbnb à ce lien :

http://abnb.me/EVmg/PMWDIAp4kG

Le deuxième logement était au coeur du parc. C'était une cabine en bois à l'hôtel The View. Très confortable et avec une jolie vue aussi, mais plus chère et ça reste un hôtel donc il y a le côté humain en moins.

Voici le lien :

http://monumentvalleyview.com

Et la vue :



Grand Canyon

Nous n'avons pas eu de chance le jour où nous étions à Grand Canyon. C'était un jour maussade, brumeux, avec quelques épisodes pluvieux du coup on ne voyait pas très bien. L'horizon était parfois bouché et les couleurs étaient très afadies. On a quand même été plutôt impressionnés par la taille du canyon.



Niveau logement ici, on a fait le grand écart avec Monument Valley. On a dormi dans deux motels : travelodge et Canyon motel à Williams. Les nuits sont bon marché (du moins pour le coin !) et les lits plutôt confortables. Le Travelodge propose un petit dej gratuit mais c'est pas top. Au Canyon motel, en s'y prenant à l'avance on peut dormir dans des wagons de trains d'autrefois. Ça a l'air sympa mais je ne connais pas les prix.

Par contre, Williams nous semble un bon point de chute pour visiter le Grand Canyon. C'est la ville la plus proche de South Rim (la partie la plus visitée du Grand Canyon) et les logements sont vraiment meilleur marché que ceux dans le parc.


La route 66

Williams étant sur la route 66, nous profitons du trajet jusqu'à Las Vegas pour longer cette route mythique. Pour la petite histoire, ce fut la première route entièrement goudronnée à traverser les États-Unis. Elle a été complètement terminée en 1938. Avant cela, il fallait emprunter des bouts de route, des pistes, des prairies... pour rallier l'est à l'ouest. Avec le (grand) risque de croiser des indiens pas très gentils !

Ce fut notamment l'expérience d'une jeune fille de 14 ans, Olive Oatman. En 1850, partie de l'Illinois avec ses parents et ses 6 frères et soeurs pour aller en Californie, ils sont attaqués par des indiens. Ceux-ci massacrent toute la famille sauf elle et sa soeur de 7 ans qu'ils prennent comme esclaves. Au bout d'un an, elles sont rachetées par la tribu des mohaves qui les adopte. Sa soeur meurt quelques temps après de famine. Olive quand à elle retournera avec les "White" en 1855 et retrouvera son frère qui avait survécu à l'attaque des indiens. Elle fait ensuite une tournée dans les états unis pour raconter son expérience mais son discours change au fil des ans. Elle parle d'abord des Mohaves avec affection, puis finit par les traiter de sauvages disant qu'elle était prisonnière. Donc difficile de démêler le vrai du faux. Je vous laisse la googleliser si ça vous intéresse car il y a plusieurs théories, différents témoignages...

Pour en revenir à mes moutons, la route 66 a donc été une révolution sachant que sinon le chemin le plus sûr était de contourner le Cap Horn en bateau. Je vous laisse imaginer la durée du voyage !

Malheureusement, dans les années 50 le président Truman décide de créer des Interstates (l'équivalent de nos autoroutes) trouvant que c'était encore trop long de traverser le pays. De ce fait, la route 66 tombe à l'abandon. C'est grâce à une association de sauvegarde que l'état accorde à cette route le statut de "route historique " et que celle-ci renaît.

Nous l'avons suivie de Williams jusqu'à Oatman (du nom d'Olive !) en passant par Seligman (très colorée et typique), Peach Springs (sans grand intérêt et avec des gens pas très accueillants), Huckberry et Kingman.

Seligman (4 premières photos) / Huckberry

Oatman (10 habitants!) est particulière, on se croirait dans un western ! Les maisons sont en bois et d'époque et la rue est occupée par des... ânes ! Ceux-ci sont les descendants des ânes qui aidaient les mineurs à la grande époque d'Oatman. Quand la mine a fermé, les mineurs sont partis en laissant leurs ânes et ils se sont adaptés à la vie sauvage.

Il semble aussi qu'on peut y voir des reconstitutions de Western mais nous n'avons pas eu cette chance.

Oatman

Nous dormions à Kingman au Red Roof Inn, lits sympas, bon prix mais petit dej très très limité !

Maintenant nous sommes en route pour Las Vegas !


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Publié le 20 septembre 2017

Las Vegas, Death Valley et Yosemite


Las Vegas

Nous attaquons cette troisième étape par Las Vegas. Cette ville qui ne nous attirait pas plus que ça a été une très bonne surprise ! Nous prévoyions de juste nous poser à l'hôtel car les hôtels sont vraiment très bon marché ici et sont géniaux en plus !

Nous sommes descendus au Désert Paradise Inn Resort, un hôtel plutôt familial qui propose des appartements de 80m2 avec deux chambres et deux salles de bain. Il n'est pas sur le strip (l'artère où se trouvent les principaux hôtels et casinos) ce qui nous convient bien car c'est plus calme et silencieux.

Nous pensions à la base que Las Vegas n'était pas pour les enfants, et il est vrai qu'il y a beaucoup plus de choses à faire uniquement entre adultes : spectacles, casinos, boîtes de nuit... Mais finalement il y a aussi des activités pour les enfants. De plus, l'entrée des casinos n'est pas interdite aux mineurs, ils n'ont juste pas le droit de s'arrêter près des jeux. Du coup, ça permet de voir les casinos de l'intérieur,et pour certains ça vaut le détour. En plus, Ben a gagné 40 $ à la machine à sous de Games of Thrones ! C'est la richesse !

Se promener le long du strip à la nuit tombée est aussi fascinant : les grands hôtels sont tout illuminés et se font concurrence de spectacles d'extérieur :


- le Bellagio propose un jeux de sons et lumière avec ses fontaines. Très joli avec l'hôtel en fond.



Le Bellagio

- le Mirage propose à 20h et 21h la reconstitution de l'éruption d'un volcan (pas de photo, Arthur a eu peur alors on sets éloignés)


- le Circus Circus propose des numéros de cirque (1 par heure durant 5 minutes), sympa mais sans plus. Le Circus Circus est un peu loin alors à moins d'être sur place ça ne vaut pas le coup d'y aller pour 5 minutes de spectacle.


- au Flamingo, il y a un jardin exotique avec poissons, flamants roses, canards, oiseaux...


Il y a aussi un jardin d'hiver au Bellagio avec des pingouins mais nous n'y sommes pas allés. Et également un aquarium au Silverton.


Tout ça est en plus gratuit.


Nous nous sommes aussi promenés dans certains hôtels comme :


- le Venetian qui reproduit Venise



- le Caesar Palace, en pleine Rome Antique



- Paris (que nous n'avons vu que de l'extérieur)



Et bien d'autres que nous n'avons pas visité : New York New York avec l'Empire State, le Chrysler Building et une grande montagne russe, le Mandalay Bay avec un aquarium qui contient des requins (mais payant), le Flamingo...


Nous sommes aussi allés dans le downtown de Las Vegas, à Freemont Street la toute première rue de Las Vegas qui est maintenant couverte d'un dôme sur lequel sont projetés des photos, images...

Et à cette occasion, nous avons mangé en face d'un restaurant qui t'offre le repas quand tu pèses plus de 350 livres, dans lequel tu passes une blouse blanche de malade d'hôpital pendant que tu manges, dont une affiche dit que " l'alcool est bon pour la santé" et à la fin si l'assiette n'est pas terminée tu reçois... Une fessée ! Donnée avec une pelle en bois par une serveuse si c'est un homme, un serveur si cette une femme...

Mais Las Vegas c'est aussi la ville du mariage rapide ! Pour preuve les multiples chapelles que l'on a croisées (et non nous ne nous sommes pas mariés !) :



La chapelle de Ross et Rachel dans Friends


Bref, Las Vegas c'est la ville du jeu et de la démesure. Intéressante mais je n'ose imaginer les gaspillages d'eau, d'électricité et compagnie dans une ville comme celle-ci...


Death Valley


Nos avis sont partagés sur la Vallée de la mort. Ben a été impressionné, moi je me suis plutôt sentie oppressée par l'aridité et l'inhospitalité du paysage. Donc en résumé, c'est le point le plus bas, le plus chaud et le plus sec de l'Amérique du Nord et son nom vient du fait que parmi les premiers voyageurs à avoir voulu la traverser certains sont morts et d'autres ont du manger leurs ânes pour survivre (sympa comme anecdote non 😉). Tout se fait en voiture (il faut avoir terminé les randonnées avant 10h du matin si vraiment on tient à marcher) et du coup c'était un peu long pour Arthur.



Bad Water



La.palette de l'artiste


Zabriskie point


Dante's view


Les dunes de sable

Et nous avons croisé des coyotes :


Yosemite


Beaucoup de route pour rejoindre Yosemite depuis Death Valley et c'est très compliqué de trouver un logement pas trop cher au dernier moment ! Il faut oublier la partie vers Mammoth Lake qui est à l'est du parc de Yosemite car cette partie en plus d'être près de Yosemite est touristique en elle-même car au milieu des montagnes et près de lacs. Mais si un jour vous avez l'occasion d'y aller, peut être qu'en réservant à l'avance c'est plus abordable. Et il paraît que la route qui va de Mammoth à Yosemite est magnifique (la tioga road). Mais attention elle n'est ouverte qu'en été.

Du coup, nous avons loué un Airbnb près d'Oakhurst qui est à l'ouest du parc. Comptez alors 1h30 à 2h de voiture pour atteindre les différents points d'intérêt du parc.

Sinon on peut aussi bien sur se loger dans le parc en camping ou lodge. Les lodges sont chers mais beaux et bien placés. Quand au camping, il vaut mieux être équipé contre le froid pour la nuit.

Étant un peu loin, notre visite à Yosemite a été concentrée en une seule journée. Une journée intensive et intense ! Yosemite ressemble beaucoup aux parcs de Jasper et Banff au Canada et du coup on a adoré ! On a fait une belle randonnée pour aller voir les Vernal Fall, ça nous a fait du bien de chausser à nouveau les baskets !



Vernal Fall


Nevada Fall



El Capitan

Demain nous prenons la route de San Francisco !

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Publié le 3 octobre 2017

Nous avons adoré San Francisco ! Tout d'abord car nous logions dans un Airbnb tout près de l'océan et du golden gate park (https://abnb.me/EVmg/aPWuM8JFVG), et voir l'océan de sa chambre ça n'a pas de prix ! En plus, nous sommes arrivés à San Francisco en logeant la côte ce qui donne vraiment un joli aperçu de cette ville.

Nous sommes restés une semaine à San Francisco mais nous avons visité sans courir, en entreposant des journées plage et parc. Du coup, on n'a pas tout vu mais ce n'est pas grave car on a adoré ces jours là.


- Alors bien sûr on a vu la plage à Océan Beach :



Par contre impossible de se baigner, l'eau est froide et les courants très dangereux.


- Au Golden gate park qui est immense, plus que Central Park et qui est vraiment très agréable !


- Nous nous sommes promenés dans les rues dont certaines sont très pentues et nous avons croisé des cables-car, ces fameux ancêtres du tramway qui sont tractés grâce à un câble enterré dans la route. Certaines rues sont tellement abruptes qu'il n'y avait pas d'autres solutions. Une autre particularité de transport intéressante se trouve sur la ligne F qui ne circule qu'avec des anciens tramway venant de différentes villes US : Boston, Washington... Les rames sont très élégantes, de couleurs et de designs variés.

Il n'y a pas beaucoup de buildings dans cette ville mais un nombre incroyable de maisons victoriennes ce qui rend la ville colorée, aérée et à taille humaine. (Même si nous avons raté Alamo square où se trouvent les trois maisons victoriennes symboles de la ville : les "Old Painted Ladies").




Des cables-car


Quelques unes des rames de la ligne F / l'intérieur d'une rame


Des exemples de l'architecture

- Bien entendu nous sommes allés au Pier 39 admirer la colonie d'otaries qui a élu domicile ici. C'est passionnant ! Elles sont affalées sur les pontons et passent leur temps à se chamailler. Elles ont beaucoup de place mais elles s'allongent les unes sur les autres alors celles de dessous crient, pour aller dans l'eau elles escaladent les copines... Ça fait un boucan qui ne s'arrête jamais ! On a bien rigolé ! J'ai une vidéo mais je ne peux pas la publier sur le blog, ça ne passe pas.. alors vous n'aurez droit qu'à la photo et votre imagination devra faire le reste (sauf ceux qui ont vu la vidéo sur Facebook !)


On ne peut pas dire qu'elles manquent de place...

- On en a aussi profité pour longer les quais et notamment Fisherman Wharf qui rassemble un mini port et plein de restaurants. Nous y avons mangé la spécialité locale : le Clamshowder, une soupe de coquillages servie dans une grosse miche de pain (avec du pain à la saveur de chez nous, quel bonheur !)

Le Clamshowder

Il y a aussi une jetée tout près qui donne une belle vue sur l'océan, la baie et San Francisco.



- Du haut des collines de Twin peaks, on a admiré la ville :


- Et en un petit coup de bateau, nous sommes allés visiter Alcatraz, la célèbre prison. Célèbre pour avoir détenu Al Capone entre autres mais aussi car soi-disant personne ne s'en est jamais échappé... Et là on doute car 3 hommes s'en sont enfuis et n'ont jamais été retrouvés. La légende veut qu'ils se soient noyés en rejoignant San Francisco à la nage mais aucun corps (sur les 3!) n'a jamais été retrouvé. Pour les connaisseurs c'est d'ailleurs l'histoire (vraie) que raconte le film "L'évadé d'Alcatraz".

Il est vrai toutefois que la même année, deux autres prisonniers ont essayé de traverser à la nage (avec des gants gonflés d'air dans les poches pour plus de flottaison) : un a fait demi tour, l'autre a été retrouvé accroché à un rocher en bas du Golden Gate bridge. Il était tellement épuisé qu'il ne pouvait même plus se hisser hors de l'eau. Alors la traversée semble effectivement difficile (eau froide, de forts courants) mais tous les autres qui ont essayé ont tous été retrouvés, morts ou vivants... Bref, ça entretient la légende et ça donne du grain à moudre !

La visite de la prison donne froid dans le dos, les cellules sont minuscules et pas très hospitalières. La vue sur San Francisco par contre est à couper le souffle !




La vue...

- Et enfin, on ne pouvait pas rater l'incontournable Golden gate bridge !



Nous avons quitté San Francisco avec regrets, heureusement que ce n'était pas la fin de l'aventure !

Nous avons alors rejoins Los Angeles en passant par quelques portions de la route qui longe la côte, la Highway one. Seulement quelques portions car l'effondrement d'un pont d'un côté et un affaissement de terrain de l'autre ont coupé l'accès à une grande partie de la route. C'est dommage car nous avons eu des vues spectaculaires sur le peu de route qu'on a fait alors j'imagine à quel point ça aurait été chouette de la faire en entier ! Le long de cette route nous avons vu des baleines (de loin mais quand même !) et des éléphants de mer. C'est vraiment à faire, c'est beau et c'est d'un calme !




Cherchez la baleine ! Ou plutôt son évent...


Les éléphants de mer

C'est la fin du road trip Ouest Américain, nous sommes maintenant au Chili !

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Publié le 13 octobre 2017

Nous sommes arrivés au Chili par Santiago après quelques péripéties dues à des grèves aériennes. A la base le vol Los Angeles - Santiago était déjà long avec un changement en pleine nuit mais là ils nous proposaient un vol avec deux escales, dont une qui nous faisait passer la moitié de la nuit et de la journée suivante dans un aéroport et dont l'arrivée à Santiago se faisait à 3h du matin. Bref on ne voyait pas trop comment gérer ça avec Arthur. Du coup, Ben a téléphoné pour protester et on a eu un Los Angeles - Houston - Santiago, avec une nuit dans l'avion. Top même si Arthur n'a dormi qu'une heure environ et nous encore moins...

Arrivés à Santiago, nous pensions qu'il n'y avait pas de décalage horaire ou seulement 1 ou 2h. Résultat : il y en a 4 ! Ainsi durant les 3 premières nuits, Arthur se réveillait à minuit et ne voulait plus dormir... Il nous disait "c'est pas la nuit !". Bref, une entrée au Chili plutôt fatigante !

Plusieurs personnes nous ayant déconseillé Santiago et comme nous n'avions pas envie de rester en ville, nous avons repris un avion pour le désert d'Atacama 2 jours plus tard.

Voici donc juste quelques photos de Santiago, une ville qui effectivement ne nous a pas emballés :



Nous nous envolons (après 4h de retard!) donc vers Calama, l'aéroport le plus près de San Pedro de Atacama où nous logeons.

L'arrivée à la nuit tombée a compliqué les choses car le logement Airbnb que nous avions pris n'a pas d'adresse ! Nous sommes donc arrivés au bout des explications dans une route de campagne avec quelques maisons par ci par là. Mais laquelle était la nôtre ?! Il était déjà 22h mais on a quand même téléphoné à la propriétaire qui bien sûr ne parlait qu'espagnol. J'ai donc du remettre mes méninges "espagnols" en marche et on a fini par trouver. La maison est éloignée de la route, il y a des lamas, des moutons, des chevaux et notre logement est très typique. Si ça intéresse quelqu'un voici le lien :

https://abnb.me/EVmg/QqGEGVWwdH


Mais nous ne le recommandons pas vraiment. La propriétaire est très gentille et on vit vraiment la vie locale mais la présence des animaux implique une très forte odeur et des mouches tout le temps. Et l'intérieur n'était pas super propre.


Pour en revenir à l'Atacama, c'est une région vraiment très belle, impressionnante par son aridité, son immensité, ses lagunes, ses montagnes de toutes les couleurs, ses volcans... On avait peur d'y avoir trop chaud et finalement on n'y ressent pas la température pareil. Une fois le thermomètre annonçait 41°C et on avait juste chaud. En plus, il y a une forte amplitude thermique donc il ne fait pas chaud très longtemps et les nuits sont fraîches.

Seule contrainte que nous nous sommes mise c'est l'altitude. Nous n'avons pas dépassé 3500m par peur du mal des montagnes pour Arthur. Peut-être à tort car d'autres l'ont fait sans problème mais il y avait tellement d'autres choses à voir qu'on s'en est contenté. Au programme de ces jours :


Termas de puritama


Des sources d'eau chaude, de plusieurs bassins au coeur d'un ravin à 3500 m d'altitude. Arthur a tellement aimé qu'on y est allé deux fois. L'eau est à 32/33°C, il y a des cascades (dont l'une a avalé le tractopelle d'Arthur... ) et de la verdure. C'était très sympa.


Pukara de quitor et Valle de la Muerte


Une marche de 1h30 qui nous mène le long de ruines et jusqu'à une vue magnifique sur la Valle de la Muerte.


Les ruines


Valle de la Muerte

Valle de la Luna

Les paysages sont tellement particuliers qu'on se croirait vraiment sur une autre planète ! Il y a des dunes de sables, des roches craquelées multicolores, une caverne de sel...

Une route permet de voir différents points d'intérêts (dont une accessible seulement en 4x4) et on peut faire quelques promenades à pied. Nous y sommes allés pour le coucher du soleil car c'était soi-disant plus joli mais du coup on s'est retrouvé en même temps que tous les bus tours. Et une fois le soleil couché, on n'a pas compris en quoi c'était plus beau... bref c'était quand même chouette mais un conseil si vous avez une voiture, allez-y plus tôt !



Laguna Cejar

Des lagunes en plein désert, dont une dans laquelle on peut se baigner. L'eau y est tellement salée qu'on flotte tout seul. Impossible de nager comme il faut, les jambes remontent à l'air libre ! Une super expérience !



Observation des étoiles

L'Atacama est un lieu privilégié pour observer les étoiles. Il n'y a pas de pollution lumineuse, rarement des nuages et de grands espaces. Nous avons fait une sortie avec l'organisme Space que nous recommandons fortement !

A 21h, nous partons dans le désert jusqu'à la maison d'Alain Maury, un astronome français qui s'est installé dans l'Atacama afin de pouvoir autofinancer ses recherches astronomiques. Sur place, 11 télescopes (dont 9 sont fabriqués par Alain) et un ciel incroyable ! La voie lactée, et plus d'étoiles que je ne crois en avoir jamais vu ! Qui ne sont pas que des étoiles d'ailleurs mais aussi des planètes, des géantes rouges, des galaxies, des nébuleuses... Alain commence par nous apprendre des tas de choses intéressantes, de manière très ludique. On se marre et on apprend, c'est génial ! Ensuite place à l'observation au télescope de plusieurs objets célestes : Saturne avec ses anneaux, des étoiles doubles, une géante rouge, un bout de voie lactée, un cimetière et une maternité d'étoiles...

La soirée se conclut autour d'un chocolat chaud qui fait du bien (comme je disais précédemment il fait froid la nuit) et par de nouvelles explications. Là on apprend à quel point voyage dans le temps et voyage dans l'espace sont liés. Au meilleur de nos capacités, un astronome peut regarder une étoile à 13 milliards d'années lumière. Ce qui veut dire que ce qu'il observe est ce qu'il s'est passé il y a 13 milliards d'années, à peu près à la création de l'univers !

Autre chose très intéressante : selon lui les astronomes sont certains qu'il existe plusieurs vies extraterrestres dans certaines des nombreuses exoplanetes. En effet celles-ci réunissent toutes les conditions propices à la vie. Néanmoins ils ne savent pas s'il y a juste une vie microbienne ou s'il existe des civilisations plus avancées que la nôtre auquel cas peut-être ces civilisations pourraient un jour venir nous voir. (!)

Et pour se sentir encore plus petit face à l'univers, sachez que la Terre n'est pas visible à l'oeil nu à plus d'une heure d'année lumière...

Bref c'était passionnant, on s'est tous les deux sentis une vocation d'astronome 😀

Pas de photo bien évidement, la nuit c'est difficile...


Ojos del salar, Laguna Chaxa et Laguna Tebenquiche


Les "yeux du Salar" sont deux lagunes toutes rondes et toutes bleues au milieu du salar.



La Laguna Chaxa est une lagune avec arrière plan sur les Andes où l'on trouve de nombreux flamants roses. Un petit chemin conduit également pendant vingt minutes au milieu du salar et lorsqu'il n'y a personne, comme c'était le cas pour nous, le silence total, la lumière si forte, accentuée par la blancheur quasi immaculée du sol et le panorama vous font véritablement ressentir ce qu'est le désert. Ajouté à cela le vol des flamands au desus de nos têtes, le moment était très intense.



La Laguna Tebenquiche est magnifique, ses eaux sont de divers tons de bleus, verts et blancs et reflètent les Andes.



Geysers del Tatio

Ben a fait ces geysers tout seul car le tour n'acceptait pas les enfants de moins de 6 ans à cause de l'altitude (4320m) et on ne se sentait pas d'y aller en voiture.

Son résumé : il fallait se lever de bonne heure et il faisait froid la haut (-8°C). L'arrivée est assez quelconque mais lorsqu'on s'approche on aperçoit des trousse béante dans le sol, certains font plus d'un mètre de diamètre et à l'intérieur l'eau bout à 85°C, ça fait "bloupbloupbloup" et ça jaillit à plus d'un mètre de haut. Certains sont cycliques, d'autres sont imprévisibles. Ça fait surtout des grandes colonnes de fumée qui montent à plus de 10 m de haut.



Sur la route du retour, il a vu : Le volcan Putana avec ses fumerolles et son cratère qu'il a observés à la jumelle.

Un lac à plus de 4000 m avec des canards, des oies, des poules d'eau.


Un autre lac avec des flamants roses.

Beaucoup de vigognes qui sont comme des lamas mais sauvages.


Des lapins (Vizcachas) qui vivent à plus de 4000m.

Dans la vallée de Quatin, de gros cactus style candélabre qui font plusieurs mètres de haut.

Plus tard, nous avons passé la soirée avec une famille française qui fait le tour de l'Amérique depuis plus de 2 ans avec son camping-car. C'était un super moment ! Si ça vous intéresse de les suivre, leur nom c'est : Autour de l'orange bleue.



Lagunas escondidas de Baltinache

Attention ça se mérite, il faut faire une quinzaine de km en dehors de la ville et enchaîner avec 45 km de piste, on se serait cru sur le Paris Dakar avec notre petite 208 !

7 lagunes dans un désert de sel aux couleurs et la clarté incroyables. C'était de toute beauté ! On a eu la "chance" d'avoir quelques nuages ce jour-là (le seul dans tout le séjour dans l'Atacama) et leur reflet dans l'eau était incroyable. En plus, il était là aussi possible de se baigner.



Un jour de pause, Arthur s'est fait des copains Chiliens. Comme il l'a dit 10 fois depuis : "on s'est bien amusé !"



Nous voilà maintenant dans l'avion qui nous mène à Santiago et demain nous en prenons un autre pour puerto Montt. La température risque de changer et les paysages aussi !

En tout cas c'est beaucoup plus agréable de prendre l'avion au Chili qu'aux États-Unis. Niveau sécurité, on pose les sacs, on passe sous le portique et c'est fini. L'eau n'est pas regardée comme une arme mortelle, les goûters d'Arthur peuvent aller dans son ventre plutôt que dans la poubelle et... les agents sont sympas et souriants ! Bon, je comprends la psychose des américains, ils ont de bonnes raisons d'être vigilants mais en tant que passager lambda non désireux de faire sauter l'avion (si si on vous jure !) c'est agréable de ne pas être traité en criminel ! L'autre jour j'ai quand même du choisir entre jeter la compote d'Arthur à la poubelle ou laisser l'agent me faire la fouille au corps... J'ai choisi la fouille... même si je n'ai pas compris le lien avec la compote !

Sur ce, bonne journée à tous et à bientôt !

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Publié le 28 octobre 2017

Nous continuons la découverte du Chili par la région des lacs autour de Puerto Varas et Pucón.


Puerto Varas, Ensenada et alentours

Arrivés par Puerto Montt, nous avons loué une voiture pour parcourir à notre aise et à notre rythme. Nous arrivons à Puerto Varas par un beau soleil et un ciel sans nuages, le lac Llanquihue est d'un bleu étincelant et le volcan au cône blanc de neige s'y reflète. Magnifique paysage mais nous ne prenons pas de photos, nous logeons à Ensenada 40 km plus loin et nous avons hâte d'arriver. Ce fut une grave erreur puisque nous n'avons plus jamais eu ce temps découvert et n'avons donc pas de photo du volcan Osorno complètement dégagé. Bref...

Le logement à Ensenada était superbe, un chalet en bois, entièrement alimenté en énergie par des panneaux photovoltaiques et chauffé par un poêle à bois. Ajouté à ça, une literie très confortable, un trampoline, un jacuzzi extérieur (chauffé au bois et en supplément) et une hôte adorable ! Si ça vous tente, vous le trouverez sur internet à "Cabaňas Aňulen del Bosque".

La région est très verte, d'un vert plus vif et plus clair qu'en France. Il y a beaucoup de lacs (forcément...), des volcans et l'océan n'est jamais bien loin. Ça ressemble pas mal à la Suisse du fait des paysages et d'une forte influence allemande dans l'architecture. Personnellement, après l'aridité du désert ça me fait du bien de retrouver toute cette végétation et toute cette eau.

Plusieurs choses à faire dans le coin :

- Lago todos los Santos

Un lac découvert un 1er novembre, le jour de la Toussaint (ou fête de todos los Santos en espagnol), d'où le nom du lac. Nous y arrivons par temps couvert, du coup l'eau n'a pas la couleur turquoise annoncée dans les guides. Les volcans qui le bordent sont dans les nuages, nous ne sommes pas vraiment conquis. Nous faisons tout de même un tour en bateau, très agréable.



- Los Saltos de Petrohue

Petrohue est une grande rivière tumultueuse aux eaux de différents tons de bleus. Au niveau des Saltos, l'eau chute parmi la roche volcanique noire avec une puissance époustouflante. C'est impressionnant et magnifique. On adore !



- Puerto Varas

Petite ville nichée au bord du lac Llanquihue, mignonnette. On y est surtout allés pour faire du shopping en prévision de notre descente en Patagonie (à savoir des chaussures et un pantalon qui tiennent chaud et au sec).



- Cochamo et alentours

Cochamo est un petit village qui se situe au début d'un fjord que l'on peut longer en voiture sur des routes plus ou moins bitumées. C'est une région peu peuplée, à moins de compter les moutons, vaches et cochons sur terre, les saumons (dans des élevages) et les moules dans l'eau... 😊 Nous n'avons pas pu vraiment apprécier ce coin, car il pleuvait sans discontinuer. Du coup, pas de photos...


- Le volcan Osorno

Faute de le voir en entier sans nuages, nous sommes montés plus près de son sommet qui est tout enneigé. De là haut, il y a une belle vue sur le lac Llanquihue et d'autres volcans. Et Arthur a adoré jouer avec la neige!



Pucón et alentours

L'arrivée à Pucón fut plutôt stressante. A 20h,  garés devant la maison que nous avons loué personne ne répond ni au téléphone, ni à l'interphone, ni aux coups de klaxon... Le voisin nous dit qu'ils sont partis en vacances. Après de longues minutes, quelqu'un répond enfin au téléphone pour nous dire de passer par Whatsapp mais ensuite elle ne répond plus aux appels. Il faut lui envoyer un message... En résumé, elle nous a oublié... Heureusement, son ex mari (un français de Tonneins !) prend les choses en main à distance. Notre maison n'est pas prête mais il nous en propose une autre plus grande au même prix (encore heureux...). Tout est bien qui finit bien, la maison est effectivement grande, le jardin est immense et il y a même un petit bois. Le lit principal n'est pas très confortable mais il y a plein de jouets pour Arthur. Le prix qui était déjà très bon pour la maison d'origine est du coup imbattable pour une maison de cette taille là.

Le lendemain, retour au shopping à Pucón cette fois. Parce qu'on galère pour trouver des chaussures pour Arthur. On n'est plus sûrs de sa pointure, puisque ses chaussures ont déjà 4 mois. On demande donc à la vendeuse si elle peut mesurer ses pieds. Elle regarde les pieds d'Arthur et sans même se baisser dit "veinte cuatro". Pas de bol, il met actuellement du 25... On lui dit, alors elle dit "si veinte cinco". Bref, on choisit des chaussures, elle ne les a pas à la bonne pointure. On se rabat sur une autre paire par défaut et là on ne comprend plus rien. Le 25 est 10 fois trop grand, le 24 on dirait aussi. On essaie le 23 (en se disant que peut-être ça ne taille pas pareil au Chili) et la vendeuse nous dit que c'est ça qu'il lui faut. Mais Arthur nous dit qu'elles sont trop petites. On réessaie le 24, ça nous semble un peu grand mais c'est peut-être mieux. La vendeuse nous dit que c'est mieux le 24... Quand on dit qu'il y a une grande marge entre ses orteils et le bout de la chaussure elle dit qu'il faut 23... Bon je vous passe tous les rebondissements. Au final il a des chaussures en 24 (sa première réponse était donc la bonne!) mais on n'est pas certains d'avoir fait le meilleur choix... On ne pensait pas qu'une des premières choses qu'il nous manquerait de France serait le mesure pieds des magasins de chaussures ! 😂 Tatie Jeanine si tu nous lis et que tu as des conseils on est preneurs !

Après ce long paragraphe sur... des chaussures (!) passons aux choses sérieuses : le tourisme !


- le volcan Villarica

Ben s'est lancé à l'ascension (interdite aix moins de 12 ans) de ce volcan enneigé mais encore actif. Je lui laisse la plume :

Rdv à 6h30 chez aguaventura, une agence créée par des français, tenue par des français et avec des guides ... Chiliens mais qui parlent très bien ... anglais. Bref un check à la météo c'est OK, je prépare mon sac et en voiture. Arrivée au pied des pistes, pas de télésiège il faudra grimper un plus aujourd'hui. En tout l'ascension fait 1650 mètres, nous partons de +1200 pour arriver au cratère à +2847, il ne fait pas froid, pas de vent non plus mais quelques nuages. On voit le sommet, c'est bon on se lance. Très vite il fait chaud, le rythme est bon et je fais la connaissance de 2 couples de français. Ensuite ça se corse, on distance quelques personnes et le groupe se scinde en 2. On sort les piolets et c'est parti pour les choses sérieuses : la neige alors un peu molle se durcit et j'ai l'impression de grimper un escalier qui n'en finit pas. Plusieurs pauses dont une à +2000 où notre guide nous montre les vestiges d'un télésiège détruit par l'éruption de 1971. Pour rappel la dernière éruption a eu lieu en 2015. Et c'est reparti, les genoux souffrent nous n'avons pas randonné sérieusement depuis presque 1 mois. Au bout d'un moment nous approchons d'une arête et un bruit sourd parvient à mes oreilles, le volcan ??? Non en fait c'est le vent et lorsque nous passons de l'autre coté de l'arête c'est la claque !! D'après le guide le vent souffle à 80km/h et nous fouette le visage, il est glacial mais il reste encore 500 mètres d'ascension peut être. Bientôt nous traversons des murs de glace et avec ce vent je perds quelque fois l'équilibre. Je franchirai quelques marches à genoux. En tout cas ça va beaucoup mieux, j'ai tellement mal au visage avec ce vent que j'oublie que mes jambes peinent à me porter. Le sommet se rapproche, je peux sentir la fumée. Et puis ça y est, on y est, victoire !!! Beaucoup d'émotions à l'arrivée après un effort tel que celui la. Compte tenu du fait que je n'avais jamais fait ce genre de chose et que je n'ai pas vraiment fait de sport depuis un mois, c'est une grande satisfaction. Malheureusement nous ne verrons pas l'intérieur du cratère car il y a trop de vent et ça serait dangereux de s'approcher. Le ciel est totalement bleu et la vue est magnifique mais pas le temps de s'éterniser il faut redescendre. Nous avons mis 5h pour monter, il nous en faudra à peine 1 pour redescendre. Nous descendons quelques mettres en contrebas pour nous abriter et nous équiper car la descente se fera en luge c'est quand même beaucoup plus fun !!! Un bon gros casse croûte plus tard, et plus d'une heure après nous, le second groupe est redescendu on peut rentrer à l'agence pour prendre l'apero.



- Pucón et sa campagne

C'est le printemps ici, du coup les arbres sont en fleurs et c'est très joli. Pucón est aussi situé près d'un lac qui nous a moins plu que celui de Llanquihue car il est plus encastré. Le village est sympa, quadrillé de rues perpendiculaires et de jolies maisons, certaines en bois.


- Los Pozones

Il y a plein de sources d'eau chaude dans la région. Les plus réputées sont celles de Geometricas mais comme elles sont un peu loin de Pucón et plutôt chères, nous sommes allés à celles de Pozones. Nous avons été agréablement surpris, il y a 5 bassins aux eaux de différentes températures (certains tellement chauds que c'était difficile d'y entrer!) qui longent un large torrent. Nous étions presque seuls (nous avons croisé en tout 5 personnes...), c'était un très bon moment.


- Parc national Huerquehue

Les guides le qualifient de plus beau parc de la région mais nous avons été déçus. Il faut dire que la neige bloquant une partie du sentier on n'a pas tout vu et peut-être que le mieux était à la fin... Dans notre cas, la randonnée a duré 7h dont une grande partie dans la neige et la boue, ce qui rendait le sentier très très glissant. C'était épuisant physiquement et nerveusement par peur de tomber et comme nous étions toujours sous le couvert des arbres nous ne voyions pas grand chose, hormis deux très belles cascades tout de même ! Nous avions comme objectif d'arriver au Lago Cerro, "muy lindo" d'après des gens que l'on croisait et qui ne nous a finalement pas emballés. C'est la faute au Canada ça ! Après ses magnifiques lacs turquoises entourés de montagnes enneigées, on est devenus très exigeants en matière de lacs de montagne ! Chères amies québécoises de Calgary qu'est ce qu'on a aimé votre pays !

Voici tout de même quelques photos, on n'est pas montés pour rien 😉


Ojos et Lago de Caburgua

Los Ojos de Caburgua est un coin très charmant, un bassin d'eau translucide dans lequel coulent 4 cascades. Le site est entouré d'arbres, d'un ruisseau et d'une grande pelouse, c'est très agréable.


Le lac de Caburgua par contre est assez quelconque même si encore une fois nous l'avons vu par temps couvert ce qui ne faisait peut-etre pas ressortir toutes ces couleurs.


Au final, cette région bien que mignonne n'est selon nous pas incontournable. On se dit qu'on aurait pu consacrer moins de temps à cet endroit. Il y a peu de randonnées accessibles pour des petits marcheurs ce qui ne nous a pas permis de découvrir vraiment la nature, la météo n'est pas très clémente (vu comme c'est vert je pense que la pluie doit être souvent présente) et finalement ça ressemble un peu à chez nous.

Nous poursuivons maintenant notre découverte du Chili en descendant plus au sud jusqu'à Punta Arenas et Puerto Natales en Patagonie. La vue depuis l'avion est sympa :



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Publié le 18 novembre 2017

De Torres del Paine à la péninsule Valdes en passant par Punta Arenas, Ushuaia et le le Perito Moreno


Punta Arenas

Notre itinéraire en Patagonie a débuté par Punta Arenas qui nous a accueilli sous des trombes d'eau. De cette ville, nous n'avons donc pas vu grand chose mais tout de même se trouver face au détroit de Magellan c'est quelque chose !


Pour se mettre dans la peau de ces hommes qui en faisant le tour du monde en bateau ont découvert ce détroit, nous avons visité le musée Nao Victoria de Magallanes. Ce musée en plein air présente des reconstitutions de bateaux dont le plus célèbre est celui de Magellan. Et le moins que l'on puisse dire c'est que ce n'était pas de tout confort de naviguer ! Les hommes dormaient dans des hamacs suspendus dans l'entrepont, sans lumière et dans une humidité permanente. Faire la visite un jour de pluie nous a permis de bien nous rendre compte de ce dernier point. Le bateau prenant l'eau, 2 marins (à tour de rôle) devaient écoper continuellement. Bref, il fallait être sacrément courageux pour entreprendre un tel voyage, surtout en ne sachant pas ce que le trajet leur réservait. Heureusement qu'ils ne s'étaient pas trompés et que la Terre est vraiment ronde ! (A ce propos, si vous doutez de la rotondité de la Terre, allez faire un tour sur le site de flat earth society, vous y trouverez des copains ! C'est une société qui regroupe des gens persuadés que la Terre est en réalité plate et que tout le reste n'est que complot...).


Nous voulions aussi aller voir les pingouins sur l'île de Magdalena mais avec cette magnifique météo toutes les sorties étaient annulées. Et... je ne voudrais pas vous spolier la fin de l'histoire mais on les a vus quand même 😀

Du coup, nous avons surtout profité de l'hospitalité, de la gentillesse et du super petit dej de nos hôtes Airbnb : Zenobia et Pedro (https://www.facebook.com/profile.php?id=100011804442276, réservation possible sur booking et Airbnb).


Puerto Natales et Torres del Paine

Énorme coup de coeur pour cette étape. Puerto Natales est une jolie petite ville cernée de montagnes au bord d'un bras de l'océan pacifique. Nos hôtes étaient très serviables et discutaient beaucoup ce qui ne gâchait rien. On est arrivés pendant une coupure générale d'eau qui a duré 2 jours, c'était une expérience !


Vues depuis Puerto Natales

Mais l'intérêt principal reste le parc Torres del Paine qui se situe à 1h30/2h de Puerto Natales. Pour être logé plus près, la seule solution est de loger dans le parc. Ça a l'air magnifique mais c'est cher !

Le pass d'accès au parc dure 3 jours et coûte 30€ par personne.

Le premier jour (le jour de mon anniversaire 😊) nous avons sillonné en voiture la partie sud. Une route magnifique bordée de lacs surplombés de montagnes déchiquetées et aux sommets enneigés. Nous l'avons suivie jusqu'au lac et au glacier Grey qui nous ont ravis. Le lac est d'un joli bleu et de multiples bouts de glacier y flottent. Ces "icebergs" ont des formes étonnantes et sont d'une pureté éclatante allant du blanc au bleu glacier (!). Nous en avons vu certains s'effondrer et c'était un spectacle incroyable. Au loin, nous apercevions le glacier qui semblait impressionnant. Il était possible de s'en approcher en bateau mais comme nous allons ensuite au Perito Moreno, on a choisi d'économiser sur cette sortie.


En bord de route
Le lac Grey et le glacier tout au fond

Le deuxième jour nous sommes partis à l'assaut des Torres (des pics dans la montagne qui ont donné le nom au parc) en suivant la randonnée de Base de las Torres.

La route qui y mène est magnifique, les Torres se devinent au loin pleines de promesses.



Les voilà !

En route et en marchant, nous croisons des Guanacos, sorte de lama sauvage, des lièvres énormes, de magnifiques oies de Patagonie qui se promènent tout le temps en couple, une moufette, d'innombrables oiseaux (pivert...)...


C'était la plus longue randonnée que nous ayons jamais faite, 18 km AR, 9h de marche, 1h de pause et beaucoup beaucoup de dénivelé ! Le sentier monte, monte puis... redescend tout en bas ! Et rebelote à 2 ou 3 reprises. Du coup le dénivelé annoncé à plus 700 m environ était bien plus important. Sur la fin, la montée se fait dans les pierres d'un torrent sur une pente très... pentue. Ça glisse, c'est difficile et Arthur est condamné à rester dans le porte bébé ce qui n'est pas très rigolo pour lui.

Mais heureusement le trajet est joli et varié tout le long, on souffre mais on admire. Et le spectacle à l'arrivée nous récompense de ces efforts (qui sont pourtant loin d'être finis, le retour étant autant, voire plus difficile que l'aller, Aie les genoux !). Il est apparemment très rare de voir les Torres dégagées, le ciel étant souvent nuageux. On fait donc partie des chanceux !

Nous arrivons au logement à minuit passé, accueillis par Nancy et Alvaro qui inquiets nous attendaient.


Base de las Torres

Le troisième jour, on y va doucement. Nous sillonnons à nouveau la route du parc via l'entrée sud mais cette fois nous bifurquons avant le lac grey. La route est belle également mais tout de même moins que celle du premier jour. Nous longeons d'autres lacs, d'autres montagnes, et de jolies cascades.


C'est par bus que nous quittons Puerto Natales  (et le Chili) pour nous rendre à El Calafate en Argentine. Première fois que nous traversons une frontière par voie de terre (hors Europe bien sûr), c'était un peu long. Le Chili a accepté de nous laisser sortir en 10 minutes mais l'Argentine a mis 45 minutes à nous accepter 😉


El Calafate et le Perito Moreno

El Calafate est une petite bourgade sur les rives du Lago Argentino, mignonne mais dont le principal intérêt est sa proximité avec le Perito Moreno. Ben rêvait d'y aller depuis qu'il l'avait vu dans Pékin Express et effectivement ça valait le détour. Le glacier est immense, on peut s'en approcher et voir les blocs de glace tomber dans l'eau dans un grondement semblable au tonnerre. On pourrait croire que c'est un signe du réchauffement climatique mais en fait le Perito Moreno est un glacier qui croît de 2m par jour, d'où les chutes. Que dire de plus ? C'est beau, c'est bleu, immense et impressionnant. On adore !


Le Lago Argentino depuis El Calafate

Nous avions en plus un super hôte qui nous a fait découvrir le boeuf argentin et le maté, dans une petite maison avec vue sur le lac ! (https://abnb.me/EVmg/ZNC4yDe49H)


Ushuaia

Un avion (presque raté) plus tard, nous voici à Ushuaia, le lieu le plus "austral"... du monde ? Et non, seulement de l'Argentine... Tout naïfs que nous étions, nous nous sommes fiés les yeux fermés à leur surnom de "ville du bout du monde" (à combiner avec le train du bout du monde, l'ascenseur du bout du monde... ils surfent sur la vague du bout du monde !). Mais quelques Chiliens rencontrés au cours du voyage se sont chargés depuis de rétablir la vérité. A savoir que le plus au sud de l'Amérique c'est le Chili ! Si, si regardez sur une carte... En fait, Ushuaia est la ville la plus au sud dans le sens où pour être considérée comme une ville, une localité doit compter au moins 20 000 habitants. En suivant cette définition, il n'y a donc effectivement pas d'autres villes plus au sud. Mais si on cherche le lieu habité le plus au sud, alors on se trouve au Chili sur l'île de Navarino.

En bref, moi qui imaginait Ushuaia faisant face à l'océan, balayée par des vents venus d'Antartique, je me trompais lourdement (ce serait plutôt le cap Horn pour le coup j'imagine) et ainsi l'arrivée dans cette ville "du bout du monde" n'a pas eu l'effet "Waouh on est au bout du monde" attendu (même si dans un autre registre, trouver un bout à une Terre ronde c'est un sacré défi!). On s'est aperçus aussi qu'Ushuaia est à peu près à la même latitude que Dublin (en inversé bien sûr), alors qu'on croyait être beaucoup plus près du pôle.

Toutefois, on nous avait dit que la ville n'était pas belle, mais nous elle nous a bien plu. La vue sur le canal de Beagle est vraiment sympa.


D'Ushuaia, nous avons fait une petite croisière sur le canal de Beagle pour aller voir des lions de mer, des cormorans, des pingouins et le fameux phare des éclaireurs. La promenade était très sympa et surtout c'est la première fois qu'on voyait des pingouins en liberté, c'était magique ! Il n'y en avait pas beaucoup car c'est la saison où ils couvent mais tout de même.. Les cormorans leur ressemblent beaucoup de loin, mais on les distingue vite au fait que eux savent voler.


Autre jour, autre activité : visite de la Terre de feu. Le nom m'évoquait une terre aride et sauvage, mais son nom ne vient en fait pas des caractéristiques de son paysage. Lorsque les conquistadors arrivèrent à Ushuaia, ils virent la fumée des nombreux feux de camp allumés par les natifs un peu partout dans les montagnes et appelèrent alors cet endroit "Tierra del fuego". Pas d'environnement extrême du coup, et finalement, on a trouvé la Terre de feu plutôt commune, mignonne mais sans surprise. Il y a toutefois plusieurs promenades sympas à faire, faciles et variées. Nous sommes arrivés au bout de la route 3 qui commence en Alaska !


Des castors ont été introduits par l'homme et font maintenant des ravages dans les forêts. Ci-dessous une hutte de castors et une forêt ravagée par leur passage.


Pour des informations pratiques : les options pour se rendre à la Terre de feu sont plutôt onéreuses. Nous avons pris un bus qui coûtait 25€ par personne pour 45 minutes de trajet environ (horaires disponibles à l'office de tourisme, dans notre cas 1 par heure de 8h à 17h pour l'aller, et 1 toutes les deux heures pour le retour de 13h à 19h). La location de voiture revient plus cher et les taxis/remis aussi. Certains font du stop et il paraît que ça fonctionne bien.


Pour terminer notre découverte de la Patagonie, nous poursuivons notre route jusqu'à

Puerto Madryn et la péninsuleValdes, célèbre pour sa nombreuse faune marine. Et nous n'avons pas été déçus.

Tout d'abord, nous avons vu de très près une baleine et son baleineau. A croire qu'ils venaient exprès près du bateau. Ils étaient majestueux, immenses, beaux, tranquilles. Selon Arthur :  "on dirait des hippopotames". Premières baleines pour nous 3, on est très émus.


Le bébé (baleine s'entend...) a sauté une fois mais je ne tenais pas l'appareil photo... 😐

Ensuite, nous avons pu observer d'innombrables lions de mer, éléphants de mer et de nouveau des pingouins de Magallanes.

Pour ce qui est des lions et éléphants de mer, on les a beaucoup mieux vus sur le Pier 39 de San Francisco et sur Océan Road en Californie (oui oui on fait les difficiles !). Ici ils sont loin et moins nombreux.

Par contre, le paysage est magnifique, ils ont l'air royalement installés. C'est un bonheur de les voir dans un milieu tel que celui la.


Voir les pingouins de Magallanes (qui sont à priori des manchots en français. Ici ils ne distinguent pas les pingouins des manchots) était encore une fois incroyable. Plus incroyable même qu'à Ushuaia puisqu'ils étaient tout près. On les a vus dans leurs nids, en train de se nettoyer les plumes, étendus sur la plage, dans l'eau... C'était magique. Seul regret : selon le guide, les petits sont en train de naître cette semaine mais nous n'avons vu aucune naissance, ni aucun bébé.


Par contre, on a raté les orques. Mais sachant qu'ils viennent près des plages pour manger les bébés lions et éléphants de mer (voire même des baleineau), je ne suis pas sûre que j'avais envie de voir ce spectacle.

La péninsule Valdes est vraiment un coin magnifique, sur sa côte mais aussi dans les terres où nous avons pu voir des Guanacos, des maras, un Ňandu... d'ailleurs pour savoir à quoi s'attendre niveau présence d'animaux, il y a ce site qui est très bien fait : http://peninsulavaldes.org.ar/informe-diario/

Toutefois, c'est une visite chère (70€ de transport par personne, 20€ d'entrée au parc par personne aussi et 70€ le bateau pour voir les baleines) ce qui gâche un peu le plaisir, on a un peu l'impression d'être des vaches à lait... On a rencontré des français qui voyagent avec leur camping-car et je pense que c'est une très bonne solution. Ils ont pu dormir à Puerto Piramide (la petite ville d'où part le bateau pour les baleines, située dans le parc de la péninsule Valdes) sans y payer les logements hors de prix, ils étaient dans le parc donc l'entrée n'est a payer qu'une seule fois et pendant la nuit ils ont été bercés par le chant des baleines ! Leur fils a vu un orque et aux dires de toute la famille ils avaient plein de baleines au pied de la falaise où ils se garaient pour la nuit.

L'Argentine de manière générale nous paraît être un pays onéreux. Mais il paraît que ça va mieux dans le Nord et nous allons le vérifier bientôt. Demain départ pour Buenos Aires en 20h de bus puis direction la Pampa, près de San Antonio de Areco.

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Publié le 1er décembre 2017

Après avoir vu les baleines de la péninsule Valdez, nous avons pris un bus de nuit pour rallier Buenos Aires. 20h de trajet dans des sièges vraiment très confortables, par contre les employés d'Andesmar avaient l'air de croire qu'ils transportaient du bétail, ce qui était vraiment désagréable comme vous pouvez l'imaginer.


San Antonio de Areco

Arrivés à Buenos Aires, nous avons immédiatement pris un autre bus (2h cette fois-ci) pour rallier la ville de San Antonio de Areco, dans la pampa. Lorsque nous avions dit aux Argentins croisés en cours de route que nous voulions aller dans la pampa près de San Antonio de Areco, tous unanimement nous ont demandé "pourquoi"? Selon eux, il n'y a rien à y voir et à y faire et ils nous conseillaient plutôt des plages à proximité de BA. Mais justement nous voulions aller dans la pampa pour faire RIEN ! Des vacances en vacances quoi, sans rien à planifier, avec du temps libre à volonté pour Arthur, du temps pour être ensemble simplement... Et puis nous avons regardé les plages qu'ils nous recommandaient et toutes avaient l'air bordées de grands immeubles, ultra urbanisées... ce qui ne nous attirait pas. Nous avons donc continué dans notre idée et ... grand bien nous en a pris ! Nous voulions loger dans une estancia pour être vraiment en pleine campagne, entourés de chevaux et dans une maison pleine de charme et de cachet. Après de nombreuses heures de recherche (les estancias qui logent ne sont pas légions, certaines sont très chères et beaucoup étaient déjà complètes), nous avons trouvé El Raucho eco guest house (https://www.rauchoecoguesthouse.com.ar/copia-de-home mais aussi sur Airbnb, booking, TripAdvisor...). Ce n'est plus une estancia puisqu'on n'y travaille plus mais ça en fut une. La maison date de 1870 et a été retapée par Mercedes (la maison appartenait à son père) et Mattéo, son mari Italien et c'est une merveille ! Une photo sera plus parlante que des mots :


Elle est de plus très écologique puisque l'électricité et l'eau chaude sont fournies par des panneaux solaires et il y a une pompe à eau qui fonctionne grace au vent. Pour y arriver, il faut prendre un chemin de terre pendant 10km ce qui nous amène vraiment en plein milieu d'une nature immense et belle.


Au programme de ces quelques jours (trop courts !), de la lecture, le grand air, un feu de cheminée, des petits plats (cuisinés par Mattéo) délicieux, un barbecue argentin, une promenade à cheval (pendant laquelle Arthur a dit 7 ou 8 fois "c'est trop bien"), des jeux, la tranquillité... Et le must dans tout ça, c'est l'ambiance et les gens qu'on y a rencontré. Mercedes et Mattéo pour commencer sont adorables mais les autres guests également. Nous avons passé d'excellents moments avec un couple et une famille Argentins, ainsi qu'avec une famille Argentino-Bresilienne-Mexicaine qui vit au Canada (si si !) : Lo, Marcelo et Derek qui sont eux aussi en train de faire le tour du monde et qu'on espère bien revoir ! L'espagnol et l'anglais se mélangeaient dans une incroyable bonne humeur, c'était des moments inoubliables. Arthur a beaucoup joué avec Derek qui a 3 ans et ça faisait vraiment plaisir de le voir jouer avec un autre enfant. Il a tellement apprécié que depuis dès qu'il voit un autre enfant il tente d'entrer en contact.


Bref vous l'aurez deviné, le départ a été difficile. On y serait bien restés plus longtemps ! On envie les Porteños qui peuvent aller y passer un week-end quand ils veulent !


Chutes d'Iguazu

Départ vers un tout autre décor : les chutes d'Iguazu situées tout au nord de l'Argentine a la croisée des frontières avec le Brésil et le Paraguay. On savait que c'était des grandes chutes mais quel choc en les voyant ! Elles sont vraiment immenses et puissantes. Tellement étendues qu'on ne peut pas voir l'ensemble des chutes d'un seul coup d'oeil (sauf depuis les airs). Nous avons commencé par les visiter du côté Argentin qui permet de s'en approcher de près. Il y a 3 sentiers à suivre (et un petit train!) pour voir les chutes d'en haut, d'en bas... Le tout au milieu de la jungle ce qui rend la promenade très agréable. Nous avons pu voir tout un tas d'animaux : des coatis, des papillons énormes, une espèce de cochon dont je ne connais pas le nom français, un toucan, des iguanes... Les vues sur les cascades sont chouettes surtout quand on s'y approche de tellement près qu'on en sort trempés. La puissance de la chute vue de près est bluffante. Au cours de cette journée, nous avons rencontré une autre famille française qui voyage avec son camping car pour 2ans et avec deux enfants : les Melmelboo (https://www.melmelboo-voyage.fr) qui donnent en plus plein de conseils sur leur blog pour aller vers le zéro dechet. Le soir, de retour à Iguazu nous sommes allés avec eux rencontrer une troisième famille : un ptit pneu plus loin (https://unptitpneuplusloin.wordpress.com) qui termine son voyage bientôt après 1 an 1/2 sur les routes de l'Amérique en camping car.

Encore une fois Arthur a pu bien s'amuser avec d'autres enfants, et de notre côté on a pu bien discuter.


Le summum de la visite était face à la Garganta del diablo. Une gorge dans laquelle plein de cascades se déversent avec une telle puissance qu'on ne voit pas le fond. Il y a une brume constante. C'est impressionnant !


Le lendemain nous avons visité le côté brésilien que nous avons encore plus aimé. Nous sommes plus loin des chutes et du coup on les voit mieux, on a un meilleur aperçu de leur grandeur. Et la fin du sentier nous permet d'approcher de la Garganta del diablo (de l'autre côté du coup) et c'est une sacrée expérience. On en ressort comme d'une douche tellement on passe près des cascades, on a l'impression de vivre les chutes !


Niveau logement (https://abnb.me/EVmg/IGQjYKBMvI) nous étions dans un appartement très bon marché, près du bus pour aller vers les chutes et Erik, le propriétaire étant chauffeur de taxi est venu nous chercher et nous ramener à l'aéroport et nous a donné plein d'explications sur les chutes, les transports... ce qui était très utile car on a eu du mal à trouver des infos sur internet. Donc si un jour vous allez là bas, depuis Puerto Iguazu il y a un bus qui va aux chutes côté Argentin en 1h30 environ pour 150 pesos AR (enfin en 2017, vu l'inflation en Argentine ça va probablement augmenter) et un bus qui va du côté Brésilien en 1h30/2h selon le temps à la frontière pour 80 pesos AR. Les deux peuvent se prendre à la gare de bus. Pour passer la frontière Argentino-Bresilienne il est nécessaire de s'arrêter des deux côtés en précisant à la frontière brésilienne qu'on ne dormira pas au Brésil.

Sur les conseils d'Érik, nous sommes également allés au Parque de los aves mais nous avons été déçus pensant trouver un parc avec des oiseaux en liberté, ce n'était en fait qu'un zoo. Il y a de beaux spécimens mais le fait qu'ils soient enfermés gâche un peu la visite.


Buenos Aires

Nous terminons l'Argentine par la découverte de sa capitale. Ne voulant pas passer trop de temps en ville nous n'avions prévu que 2 jours et on a trouvé que c'était suffisant pour voir ce qui nous intéressait. Bien sûr nous avons probablement raté plein de choses et en particulier nous n'avons pas dansé le tango jusqu'au bout de la nuit. Un petit quelque chose nous en empêchait... La ville est mignonne, très européenne avec de grands avenues, des bâtiments style haussmanien mais aussi très colorée avec le caminito du quartier de la Boca, typique dans le quartier de San Telmo et pleine de parcs et d'arbres aux fleurs violettes. Ce ne sera pas une révélation (sauf pour la librairie El Ateneo située dans un ancien théâtre, la plus belle que j'ai jamais vue) mais c'était une visite agréable. Niveau logement, pas de conseils à donner, nous étions dans un appart hôtel sympa mais plutôt cher pour ce que c'était. Nous étions dans le quartier de Recoleta, un joli quartier bourgeois pas très loin des principales attractions de la ville. Peut-être toutefois que le quartier de Retiro aurait été plus près mais je ne connais pas sa réputation.


Et voilà c'est la fin de l'Argentine et de l'Amérique du Sud. Nous nous envolons maintenant pour le Mexique !

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Publié le 9 décembre 2017

Après avoir arpenté l'Amérique du Sud, nous avons décidé de faire une pause au Mexique. Presque deux semaines sans changer d'endroit, avec des plages à proximité et une piscine dans la résidence. Cela nous a permis de ralentir un peu le rythme et ainsi de souffler niveau préparation/réservation/comparaison/recherche de logements, transports, visites, courses... Prendre aussi plus de temps pour juste être ensemble, pour qu'Arthur puisse jouer sans contrainte, dormir à volonté... Et ça fait du bien !

Nous avons loué un super Airbnb à Akumal, sur la Riviera Maya entre Tulum et Playa del Carmen (https://abnb.me/EVmg/rTRGBRZhKI). Pour 30€ par nuit, nous avions un logement confortable, pratique, joli, dans la nature, au calme et avec deux piscines. Seul hic : pas de rideaux ou de volets à toutes les fenêtres et ici le soleil se lève (et se couche) tôt !

L'arrivée à Cancun a été hard. Nous avons commencé par une nuit dans l'aéroport de Buenos Aires (blanche pour nous, très bonne pour Arthur) car l'enregistrement de notre avion était à 4h du matin et l'aéroport est loin du centre ville. Ça nous a en plus permis d'économiser une nuit d'hôtel. Nous n'avons pas été déçus de notre choix car la "nuit" est très vite passée entre le long trajet en bus pour arriver à l'aéroport, la recherche d'une place pour dormir et un bon livre. Ensuite nous avons enchaîné avec deux vols et une escale à Lima. Arrivés à l'aéroport de Cancun, nous nous rejouissions de n'avoir plus qu'1heure 30 de route jusqu'à notre logement mais c'était sans compter la (mauvaise) surprise qui nous attendait chez Alamo, le loueur de voiture. La voiture était réservée depuis plus de 2 mois à 13€ pour 14 jours. Super tarif... Sauf que le loueur nous annonce qu'il faut ajouter les assurances. Jusque là normal, ça a été le cas dans quasi tous les pays mais ce qui change ici c'est le prix... De 13€, la location passait à ... 650 € !!! Après discussion, on se dit que ce n'est pas possible et on annule la resa (sans frais heureusement). La propriétaire du Airbnb louait également des voitures (pour 250 $), nous décidons donc de louer avec elle. Mais encore fallait-il trouver comment arriver jusqu'à chez elle. Il était 19h (21h heure Argentine et donc heure ressentie pour nous), après 1 nuit blanche, des d'heures d'avion et un personnel pas très sympathique à l'arrivée, l'idée de retourner à l'aéroport, trouver puis attendre un bus qui nous amènerait jusqu'à Playa del Carmen, trouver un taxi jusqu'au logement... Ça m'a achevée. Heureusement qu'Arthur me disait "ça va bien se passer maman" 😉 Bref, nous avons finalement loué la voiture chez Alamo pour 1 jour le temps d'aller jusqu'au logement et le lendemain Ben est allé la rapporter.

L'accueil de Dana nous a tout de suite réconfortés, elle nous a donné quelques provisions pour le repas du soir et un super descriptif de la région sans lequel nous ne savons pas comment nous aurions fait ! Car nous pensions pouvoir aller indifféremment sur n'importe quelle plage du littoral de la Riviera Maya alors qu'elles sont presque toutes privées. A dire vrai, nous n'avons trouvé une plage publique qu'à Tulum Nord (mais il paraît qu'il y en a aussi à Playa del Carmen où nous ne sommes pas allés). Entre celles qui ne sont accessibles qu'à condition de manger au restaurant sur la plage, celles qui sont "publiques" mais avec un parking payant obligatoire, celles dont l'entrée est payante, celles qui sont des réserves et demandent une donation... Difficile de s'y retrouver. Il y a en plus pas mal d'arnaques par ici : rendu de monnaie, billets déchirés, trafic des pompes à essence, faire croire que prendre un guide payant est obligatoire pour aller voir les tortues d'Akumal (à décliner en "prendre un gilet de sauvetage, du matériel de snorkeling...)... On se fait constamment interpeler, avec le sourire et des "holà amigos", mais après tout ça, difficile de croire que c'est dans un but autre que nous soutirer de l'argent... Malheureusement cela nous aura peut-être empêché de faire de belles rencontres.

C'était assez effrayant au début et très déplaisant, on a l'impression de n'être que des pompes à fric. Ce qu'on est probablement pour certains... Bref, les conseils de Dana nous ont été très utiles et nous ont beaucoup rassurés.

On s'est dit que les plages nous réconcilieraient avec cette région du Mexique et finalement... Pas tout à fait ! On s'attendait à des plages paradisiaques aux eaux turquoises et à quelques exceptions près, on a trouvé des plages bordées d'hôtels, des eaux bleues mais pas turquoises, et beaucoup de monde. Par contre, je dois reconnaître que le sable était particulièrement blanc et fin, un régal pour les yeux et pour les pieds ! Alors c'était une parenthèse sympa, qu'on a finalement appréciée mais ce ne sera pas un coup de coeur et ce n'était pas à la hauteur de ce que l'on croyait. Il faut dire aussi qu'on s'est cantonnés à la côte entre Playa et Tulum car on ne voulait pas faire beaucoup de route, peut-être faut-il pousser un peu plus pour découvrir les merveilles du Yucatan.

Ou peut-être qu'on n'a pas commencé notre découverte du Mexique par le bon bout.

Voici les photos en vrac des diverses plages où nous sommes allés : Chamico, Tulum Nord (Santa Fe) et Sud, Akumal Bay, Xpu-ha, Xcacel beach (notre préférée, pas d'hôtel, des palmiers, la jungle et une cenote)...


Avec tout de même de supers siestes sur la plage...

Nous sommes aussi allés voir les ruines mayas de Coba où se situe la plus haute pyramide du Yucatan. C'était génial !


Un petit Maya

L'anneau que l'on peut voir sur la 3ème photo servait à jouer à la pelote. Deux équipes s'affrontaient, l'objectif étant d'être la première à faire passer la pelote dans l''anneau. Pour cela, ils ne pouvaient toucher la balle qu'avec les genoux, le torse et les coudes. Pas facile facile... On estime aujourd'hui que les parties devaient durer plusieurs jours. A la fin l'une des deux équipes était décapitée en sacrifice... l'équipe gagnante ! C'était un honneur d'être sacrifié car la croyance voulait qu'un homme sacrifié se réincarne en un être supérieur.

Les pyramides de pierre sont complètement pleines à l'intérieur, et il peut y avoir une habitation tout en haut. Pour construire la plus haute pyramide de Coba ils ont mis environ 350 ans. Les logements en pierre étaient réservés à la classe supérieure, tandis que la classe inférieure vivait dans les huttes telles qu'on peut en voir sur la première photo.

Nous avons pu grimper tout en haut de la pyramide mais l'un après l'autre et sans Arthur après que le guide nous ait parlé des morts qu'il y a tous les ans lors de cette ascension. Rassurant non !? Il semble d'ailleurs que l'ascension ne soit plus possible très longtemps. En tout cas, ça en valait la peine, la vue d'en haut est spectaculaire, on domine les environs et durant la montée des marches, on peut aisément s'imaginer être un Maya. 😉

Ce fut une belle journée en immersion dans le passé qui m'a donné envie d'en savoir plus sur ce peuple.


Ben a également fait une plongée dans une cenote (qui s'appelle "Dos Ojos") et il a beaucoup aimé. Il a eu l'impression de visiter le gouffre de Padirac mais sous l'eau 😊


C'est sur cette note que nous finissons le Mexique pour nous envoler vers le Costa Rica où nous retrouverons ma famille 😊!


J'avais oublié de parler de notre voisin à la piscine...
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Publié le 7 janvier 2018

Nous revoila après une étape de plus d'un mois au Costa Rica. C'est dans ce pays que mes parents puis mon frère et sa chérie sont venus. Nous leur avions confié l'itinéraire à faire pour que leurs vacances soient le plus conformes possibles à leurs souhaits et nous avons principalement découvert le sud et l'ouest du pays.


Quelques infos pratiques pour commencer (si vous n'avez pas prévu de voyager au Costa Rica, vous pouvez passer 😉) :

Échaudés par notre expérience de location de voiture au Mexique, nous avons changé nos réservations au Costa Rica au dernier moment (puisqu'encore une fois il fallait ajouter des assurances). Tout en sachant qu'il est plus que nécessaire d'avoir un 4x4 ou un SUV ici, nous avons fait plusieurs devis pour finir par louer avec une agence tenue par des français (De Bourbon rent a car). Malgré le fait que la location du siège auto nous a coûté plus cher que l'achat d'un siège neuf (on en trouve des vraiment pas chers ici), on a été contents de la prestation (qui était en plus la moins chère proposée). D'autres devis bien plus chers justifiaient leur prix par l'inclusion d'un gps, soi-disant incontournable au Costa Rica. Nous avons eu du mal à trouver l'info avant d'y être alors je transmets ici : si un jour vous allez au Costa Rica, économisez vous la location d'un gps. La majorité des habitations, des lieux à visiter n'ont pas d'adresse et les hôtes Airbnb envoient généralement un lien Google maps ou waze. De plus, ces deux applis permettent d'avoir des infos sur le trafic, les routes fermées... ce qui est vraiment très utile ici. Au final, il est beaucoup plus rentable et efficace d'acheter une "mobicarte" pour le téléphone et de se diriger ainsi. Nous avons eu une très bonne couverture réseau dans le pays (avec Kolbi).

Flo, Ophélie et mes parents ont aussi parfois testé le bus, sans aucun problème pour Flo et Ophélie, avec un énorme retard qui a failli leur faire rater l'avion pour mes parents. Les billets s'achètent seulement sur place, ne sont pas très chers, et le réseau couvre une bonne partie du pays. Toutefois, je ne sais pas s'il est possible et facile de se passer complètement de voiture.

Comme dans tous les pays où on est passés, il est plus avantageux de retirer de la monnaie locale au distributeur plutôt que d'aller dans un bureau de change (même ceux qui ne prennent pas de commission).

Avant notre départ, on nous avait conseillé de prendre des dollars pour payer sur place. Nous ne l'avions pas fait et c'est une bonne chose car la conversion colones / dollars se fait au désavantage du dollar. Dit autrement, ça coûte moins cher de payer en colones. Mais il est possible de payer en dollars quasiment partout.

On a acheté la carte de réduction ToutCostaRica mais on ne l'a pas rentabilisée. Je pense qu'elle est intéressante quand on fait beaucoup d'activités payantes hors entrées des parcs (tyrolienne, bateau, visite de finca...). Donc bien vérifier avant de la prendre si leurs activités correspondent à ce que vous avez prévu. Elle offre des réductions aussi sur les hôtels mais Airbnb nous revenait moins cher même en comptant la réduction.


Le voyage :

Suite à l'annulation de notre vol Cancun-San José le 12 décembre, nous avons pris un vol le 11 décembre et décidé de ne rien dire à mes parents pour leur faire une surprise (à la base ils étaient censés arriver 1h avant nous). Eux, de leur côté, ont décidé de nous faire la surprise de nous attendre dans la zone internationale (dans laquelle nous n'avions du coup pas le droit d'entrer). Résultat, nous avons attendu 2h chacun de notre côté... Heureusement qu'une employée de l'aéroport a accepté de partir à leur recherche munie d'une photo d'eux, les a trouvé et nous les a amenés 😊.

Après ces péripéties, nous avons pris le chemin de Parrita, une ville près du parc de Manuel Antonio.

Le logement était incroyable, une villa littéralement sur la plage, une plage immense et déserte, bordée par des cocotiers. (Villa Natalia à Parrita sur Airbnb). Miguel qui s'occupait de la maison nous a fait goûter des pipas (les noix de coco à boire) et des noix de coco qu'il est allé ramasser en grimpant pieds nus avec sa machette tout en haut du cocotier. Impressionnant !

De là, nous avons visité le parc de Manuel Antonio, l'un des plus célèbres du Costa Rica (15$ par personne). Nous y avons vu de magnifiques plages, de jolis points de vue en hauteur, des paresseux, des oiseaux, des capucins (dont un adorable qui a essayé de nous voler notre pique-nique), des singes hurleurs, un raton laveur, des coatis, un agouti, des crabes bleus et rouges... Une balade bien sympa, tranquille mais assez fréquentée (surtout en week-end comme l'ont testé Flo et Ophélie qui y sont allés à leur tour quelques jours plus tard).


Jumelles indispensables pour notre petit aventurier...

Et nous avons fini la journée sur la plage de Quepos.

Le voyage se poursuit à Playa del Coco sur la côte pacifique, où nous avons passé quelques jours à la plage.

Avec une belle cabane pour la sieste d'Arthur

En chemin, nous nous étions arrêtés sur le pont des crocodiles du Rio Tarcoles où comme son nom l'indique nous avons vus des crocodiles, énormes !

En 2014, un Nicaraguayen saoul a décidé d'aller nager dans ce fleuve. En moins de 30 secondes, il avait disparu tiré dans l'eau par plusieurs crocodiles. Quelques jours après, son crâne a été retrouvé mais rien d'autre...

L'étape suivante nous amène au parc du volcan Rincon de la Vieja à travers une balade super sympa autour de flaques de boue bouillonnantes et d'émanations de soufre dans un paysage volcanique.

Nous y avons rencontré un arbre étonnant : le ficus constrictor. Il "naît" au sommet d'un autre arbre puis il s'enroule autour de lui pour descendre jusqu'à la terre et s'enraciner. Une fois enraciné, il étouffe le premier arbre et le tue. Et c'est pourquoi l'intérieur d'un ficus est creux (voir photo d'Arthur avec son papi).

Depuis l'entrée Las Paillas, il y a deux sentiers accessibles pour le même prix (15$ par personne). Nous n'avons pas eu le temps de faire les deux, je vous conseille donc d'y arriver le matin pour pouvoir profiter.


Nous poursuivons avec La Fortuna, dans le centre Nord du pays près du volcan Arenal.

Nous logions dans un petit appartement sympa, très bien placé (https://www.airbnb.com/rooms/19205718?guests=1&adults=1&s=41&user_id=17746878&ref_device_id=3bce7ab9b3b1d973).

De là, nous sommes allés dans des sources d'eau chaude (gratuites, situées sur la route qui va de La Fortuna à la randonnée 1968) qui se sont terminées par une sacrée pluie tropicale. Nous avons visité une finca de café et de chocolat dans laquelle nous avons dégusté un chocolat chaud délicieux aux graines de cacao tout juste pilées, et appris plein de choses sur la culture du café et du cacao, sur les herbes médicinales et sur la vie des Ticos. Nous avons fait la randonnée 1968 autour du volcan Arenal qui tient son nom de la date de début de la dernière éruption (qui a duré de 1968 à 2010) dans une belle végétation tropicale. Et nous avons vu la cascade de La Fortuna, la grosse déception du voyage : chère (15$ par personne) et pas spécialement jolie ni spectaculaire.


Le lac Arenal, vu sur la route

Maintenant, nous filons vers San José pour récupérer Flo et Ophélie et aller tous ensemble sur la péninsule d'Osa près du parc du Corcovado.

Et là, l'aventure commence ! N'ayant qu'une voiture, nous nous scindons en 2 groupes. Flo et Ophélie prennent le bus jusqu'à Sierpe puis le ferry jusqu'à Bahia Drake (qui offre de magnifiques vues de la mangrove puis de l'océan) tandis que nous y allons en voiture. La route est en terre et en pierre, et nous traversons pas moins de 8 rivières. Notre vitesse moyenne est de 30km/h. C'est long, ça secoue mais qu'est ce que c'est beau !

Notre logement est situé à 30 minutes en voiture de Bahia Drake. Nous y allons de nuit, à 7 dans la voiture. Lors du passage de deux rivières, papa et Flo descendent pour vérifier la profondeur de l'eau et chacun d'entre nous se demande s'il y a des crocodiles...Enfin, nous arrivons au logement, une cabane en bois située dans un complexe d'une trentaine de logements dans la jungle près de la plage. La cabane est gérée par Jonny, un hôte jeune et adorable qui débute doucement et à qui on souhaite le succès (https://abnb.me/EVmg/BjbmQNk0uJ). Dans les arbres, se trouvent des singes, des aras rouges, des oiseaux... Au sol des crapauds, des grenouilles... Au cours de ces quelques jours, nous avons alterné plages et ballades. Ben, papa, Flo et Ophélie sont allés dans le parc du Corcovado (en bateau, par le biais de Jonny) et y ont vu des singes araignées, des capucins, des singes hurleurs, des singes "titi", des aras rouges, des toucans, des tapirs, des lézards Jésus Christ (qui courent tellement vite qu'ils réussissent à marcher sur l'eau), des pavons et plein d'autres oiseaux. Ce parc est faisable uniquement avec un guide et depuis Bahia Drake, il est accessible uniquement par bateau. Pour y accéder par la route, il faut loger à Puerto Jimenez.

C'est la fin de cet article, mais le séjour au Costa Rica n'est pas terminé, je vous raconterai la suite prochainement !

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Publié le 15 janvier 2018

Après avoir retraversé la péninsule d'Osa, nous prenons la direction d'Uvita où se trouve le parc Marino Ballena.

Ce parc tient son nom de la présence de baleines dans ses eaux deux mois par an mais surtout de sa côte qui forme une remarquable queue de baleine vu du ciel.

C'est à 5 que nous nous y rendons, mes parents étant repartis le matin vers San José. Après avoir déjeuné dans un "Soda", un restaurant bon marché et qui propose principalement des casados, le plat typique ici : du riz, des haricots rouges, des platanos (grosses bananes) frites, salade, et une viande au choix (poulet, porc, boeuf), nous partons à l'assaut de ce parc marin (environ 5€). De premier abord, je ne suis pas ravie, les places à l'ombre sont envahies par pléthore de gens qui ont déménagé leur maison sur place. Mais heureusement en continuant le long de la plage, il y a un peu moins de monde. Pour nous, pas de baleine, ce n'était pas la saison mais nous avons fait du snorkeling le long de la queue dessinée par la côte et nous avons vu une multitude de poisson (ainsi qu'une tortue pour Ben) dans seulement quelques centimètres d'eau. Arthur s'est éclaté dans les vagues et a fait sa sieste dans une cabane fabriquée par son papa (ce qui est vite devenu une coutume pour les siestes sur la plage), il a lui aussi adoré sa journée.

Les jours suivants, nous sommes retournés près du parc de Manuel Antonio pour que Flo et Ophélie puissent le visiter à leur tour. Nous y étions en week-end, et il y avait vraiment beaucoup plus de monde qu'à notre précédent passage. Nous avons eu la "chance" de découvrir notre voiture fracturée un matin et certaines de nos affaires manquantes dont le sac à dos de jouets d'Arthur avec quelques uns des cadeaux de Noël reçus à peine 5 jours auparavant. Nous sommes un peu dégoûtés !

En remontant vers le Nord, nous avons fait une petite croisière sur le Rio Tarcoles pour voir des crocodiles, des oiseaux et la mangrove.

Nous nous dirigeons maintenant vers Monteverde, le froid et la pluie mais aussi de très beaux paysages. La différence de climat à quelques kilomètres près est impressionnante. Nous sortons de la voiture en short, tee-shirt et frigorifiés !

Durant ces quelques jours, Flo et Ophélie sont allés visiter la réserve de Curi Cancha où ils ont eu la chance de voir un Quetzal ! Ben et eux ont aussi visité une plantation de café : "le café de Monteverde".


Retour vers San José puisque Flo et Ophélie repartent bientôt. En chemin, nous nous promenons jusqu'aux chutes de Los Chorros, que nous apprécions beaucoup.


Initialement nous avions prévu d'aller visiter les cascades de la Paz, mais le tarif prohibitif ainsi que la présence d'animaux enfermés (dans des cages très petites semble t-il) nous en a dissuadé. En plus, nous avons pu voir la plus impressionnante des cascades gratuitement depuis la route et avec un meilleur point de vue !

Après avoir laissé Flo et Ophélie à l'aéroport, nous prenons la direction de la côte pacifique près de Tamarindo. Nous arrivons dans un coin isolé, dans une maison avec un grand jardin dans lequel se promènent des singes hurleurs, des iguanes, des salamandres, des oiseaux... En plus, nous sommes à deux pas d'une plage très peu fréquentée. Au programme de ces 10 jours, plages, sieste pour Arthur et préparation de la suite du voyage pour nous. Il était plus que nécessaire qu'on s'y remette !


Un jour, sur la plage de Tamarindo nous avons pu admirer des centaines de pélicans en nageant au milieu de millions de sardines qui nous "grignotaient les bouts de pieds" comme disait Arthur. C'était magique, on avait l'impression d'être invités à un banquet de pélicans. D'ailleurs, petite anecdote à ce propos : les pélicans sont appelés la "brigade aérienne" du Costa Rica. Il n'y a pas d'armée ici (l'argent est investi dans l'éducation, l'environnement...) et les troupes de pélicans volant en formation serrée ressemblent à s'y méprendre à une formation aérienne d'avions militaires.

Et enfin, pour conclure sur ce beau pays, je crois que ce qui nous aura le plus marqué est la beauté des couchers de soleil. Je ne sais pas s'il y a une explication météorologique ou autre mais c'est quelque chose !

Après 6 mois de voyage, ce pays sonne la fin de notre passage en Amérique. En bilan de cette partie hispanophone, nous sommes heureux de voir qu'Arthur a totalement intégré le principe d'une langue différente. Lorsque l'on croise des gens il leur dit "holà", il remercie par un "gracias". Encore tout à l'heure au restaurant, il a voulu aller demander des glaçons au serveur. Il s'est approché en lui disant "holà" ! Mais le serveur ne l'a pas entendu...

Bon maintenant il va falloir repasser à l'anglais. J'espère qu'il se rappelle encore du "hello" et du "thank you" !


Nous nous envolons maintenant vers le Pacifique et plus précisément vers Hawaii !

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